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Tunisie | Le patronat dénonce la «diabolisation» des hommes d’affaires

Le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), Samir Majoul, a dénoncé la poursuite des campagnes de «diabolisation» des hommes d’affaires et des chefs d’entreprise, appelant à une révolution législative globale pour réviser la loi sur l’investissement et créer un climat des affaires stimulant qui sauvera l’économie nationale de la récession où elle se morfond depuis 2011.

Ces avertissements ont été formulés dans le cadre d’un diagnostic de la situation économique actuelle réalisé par la Commission de la planification stratégique et du développement durable de l’Assemblée des représentants du peuple, qui s’est réunie jeudi 19 février 2026, et qui a souligné le besoin urgent du pays d’un environnement d’investissement garantissant la pérennité des entreprises existantes et l’amélioration de leur compétitivité afin qu’elles lancent de nouveaux projets créateurs de richesses.

Les représentants de l’organisation patronale ont demandé qu’il soit mis un terme définitif à la bureaucratie et qu’une politique fiscale encourageante soit adoptée, parallèlement à une révision rapide du code des changes afin de l’aligner sur les normes internationales en vigueur dans les pays concurrents, et à la mise à disposition des financements nécessaires aux jeunes entrepreneurs et aux petites et moyennes entreprises.

D’autre part, l’Utica a révélé l’existence d’opportunités mondiales réelles pour attirer les investissements étrangers à la recherche de nouvelles destinations, opportunités qui restent conditionnées au développement des infrastructures, au soutien des industries intelligentes et des énergies renouvelables, ainsi qu’à la révision des accords commerciaux déséquilibrés qui ont nui au tissu économique tunisien.

I. B.

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Hichem Elloumi appelle à une refonte du climat des affaires

Hichem Elloumi, vice-président de l’UTICA, est intervenu lors du séminaire « Climat des affaires : nouveaux outils d’analyse et priorités d’action ». Lequel est organisé par l’Institut tunisien de compétitivité et d’études quantitatives (ITCEQ). Au cœur de la session « Dialogue institutionnel et perspectives de réforme ». Devant les acteurs publics et privés, des experts et partenaires nationaux/internationaux, il a appelé à une refonte stratégique.

Le climat des affaires est « un pilier du développement économique », impactant directement la compétitivité des entreprises, l’attractivité des investissements, la création d’emplois et la croissance durable, a martelé Hichem Elloumi. Face aux mutations mondiales (énergie, numérique, économie), il faut clarifier les lois, stabiliser l’économie, assainir l’administration et garantir la sécurité juridique.

Baisse des investissements et potentiels inexploités

Malgré une chute récente des investissements – signe de capacités sous-utilisées –, Hichem Elloumi réclame des réformes concrètes pour restaurer la confiance des investisseurs nationaux et étrangers; et ce, via une attractivité réglementaire renforcée.

Défis structurels majeurs

Les défis sont de taille et M. Elloumi les égrène :

  • Instabilité législative/fiscale freinant les décisions d’investissement;
  • Loi sur l’investissement à réviser pour plus de compétitivité;
  • Procédures administratives complexes et délais excessifs;
  • Accès au financement ardu pour les PME;
  • Charge fiscale disproportionnée vs capacité productive;
  • Retards : sukuks, facturation électronique, système des changes obsolète;
  • Lenteur PPP et réformes marchés publics;
  • Expansion du secteur informel et concurrence déloyale.

Il salue néanmoins la résilience du privé tunisien à travers l’innovation, les exportations, la valeur ajoutée et les emplois créés en contexte instable.

Six priorités immédiates

Pour relever ces défis, il faut mettre en oeuvre des mesures prioritaires. A savoir :

  • La stabilité législative et fiscale;
  • La simplification/numérisation administrative;
  • Le financement et garanties pour PME;
  • La révision cadres légaux pro-compétitivité;
  • L’intégration graduelle du secteur informel;
  • Le dialogue public-privé basé sur données objectives.

Ainsi, l’amélioration du climat des affaires n’est « pas un simple indicateur, mais un choix stratégique » pour relancer la confiance, les investissements et la croissance durable, insiste Hichem Elloumi. Avec un capital humain qualifié, une position géostratégique et une industrie diversifiée, la Tunisie doit convertir ses atouts en opportunités 2026-2030 via des réformes profondes.

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