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Tunisie | Pour une refondation du «projet démocrate progressiste»

Le porte-parole du Parti républicain (Al-Joumhouri), Wissem Sghaier, a déclaré que le processus de refondation «projet démocrate progressiste» vise à faire revivre les valeurs et la philosophie qui ont fait la renommée du Parti démocrate progressiste (PDP), notamment en œuvrant à rassembler les forces démocratiques et progressistes, tout en affirmant clairement sa ligne, sa position et son orientation, ainsi qu’en s’ouvrant et en jouant un rôle de premier plan dans le rassemblement des énergies autour d’une ligne culturelle et politique clairement définie.

M. Sghaier a ajouté, lors de son passage à l’émission «Houna Tounes» sur la radio Diwan FM, jeudi 19 février 2026, que le parti Al-Joumhouri avait choisi le slogan «Nous résistons, construisons et rénovons» sur la base du principe de clarté de la vision et du positionnement, expliquant que la résistance civile pacifique est l’un des éléments constitutifs de la culture du PDP.

Rappelons que le PDP avait été fondé en 1983. Légalisé en 1988, il avait conduit l’opposition démocratique en Tunisie contre le régime de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, avant de fusionner au sein d’Al Joumhouri en 2012. Son fondateur et ancien président, Ahmed Néjib Chebbi purge actuellement une lourde peine de prison dans le cadre du procès dit de «complot contre la sûreté de l’Etat», en même temps que son frère Issam Chebbi, qui lui avait succédé à la tête d’Al-Joumhouri.  

Wissem Sghaier a, par ailleurs souligné, que le processus de refondation du «projet démocratique progressiste» nécessite des moyens et des mécanismes innovants qui lui permettent de se positionner sur la scène politique, en s’appuyant sur un nouveau projet, compte tenu des différences de contexte entre la génération d’avant la révolution de 2011 et celles d’aujourd’hui, telles que les générations «Z» et «Alpha».

Le port-parole d’Al-Joumhouri a conclu en soulignant que les valeurs et la philosophie du PDP constitueront la base de l’élaboration d’un programme d’avenir qui renouvellera le paysage politique et soutiendra la transition générationnelle, tout en préservant les symboles historiques considérés comme des références inspirantes.

Il convient de noter que le Conseil national du Parti républicain a approuvé le lancement immédiat du processus de «refondation du projet démocratique progressiste», qualifiant la situation actuelle en Tunisie d’«impasse totale» résultant de choix politiques qui ont ramené le pays à l’autocratie et entravé le processus de transition démocratique, ce qui nécessite l’union des forces vives pour relever les défis actuels.

Il reste cependant à savoir si, du fond de leur prison, les frères Nejib et Issam Chebbi, dont ce projet de refondation tire sa légitimité historique et politique, en ont été informés et y ont donné leur accord avant son annonce aux médias.

I. B.

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Le Parti des Travailleurs dénonce la «répression fasciste en Tunisie»

Le Parti des Travailleurs a déploré, dans un communiqué publié jeudi 19 février 2026, l’aggravation de la crise en Tunisie dans tous les domaines et à tous les niveaux : politique, économique, financier, social, culturel, éducatif, moral et environnemental, rapporte Diwan FM.

Selon ce parti de gauche, le président de la République, Kais Saïed, n’a trouvé d’autre moyen de faire face à la crise que de «renforcer sa  répression fasciste à l’encontre de ses opposants et détracteurs, des manifestants qui protestent contre son régime, d’exclure les partis politiques de la vie publique et d’encercler l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) par tous les moyens (procès des syndicalistes, suspension de la collecte des cotisations…), en accélérant les processus d’exploitation et de paupérisation de la population, en détruisant le pouvoir d’achat des citoyens et les services publics qui leur sont dispensés, en aggravant la dépendance du pays, en compromettant davantage sa souveraineté, et en concluant des accords humiliants et dégradants, tout en recourant aux mêmes choix profondément ancrés dans la dépendance, l’exploitation et la tyrannie».

Le Parti des travailleurs a appelé le peuple tunisien et ses forces progressistes à «organiser la lutte contre le système de dépendance, d’exploitation et d’oppression, et à s’opposer quotidiennement aux politiques qui aggravent le chômage, la cherté de la vie et la pauvreté, détériorent la situation matérielle et morale des travailleurs, des pauvres et des classes moyennes, alimentent la violence et la criminalité au sein de la société et portent atteinte à l’UGTT en l’écartant des négociations sociales et en l’étranglant financièrement afin de la marginaliser et de la neutraliser complètement.»

Le parti conduit par Hamma Hammami a également appelé le peuple tunisien à «s’opposer à la violation des libertés, à la fabrication de procès, à l’emprisonnement des opposants et des militants, à la domestication de la justice et des médias, et à l’adoption de la terreur, du discours de haine et de la division comme mode de gouvernement.»

Le parti a réaffirmé son engagement dans la lutte globale contre ce qu’il a qualifié de «système putschiste» et contre «la corruption systématique du mode de gouvernement», renouvelant son soutien de principe aux luttes démocratiques, sociales et nationales de l’ensemble du peuple, selon le texte du communiqué.

I. B.

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Tunisie | Le patronat dénonce la «diabolisation» des hommes d’affaires

Le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), Samir Majoul, a dénoncé la poursuite des campagnes de «diabolisation» des hommes d’affaires et des chefs d’entreprise, appelant à une révolution législative globale pour réviser la loi sur l’investissement et créer un climat des affaires stimulant qui sauvera l’économie nationale de la récession où elle se morfond depuis 2011.

Ces avertissements ont été formulés dans le cadre d’un diagnostic de la situation économique actuelle réalisé par la Commission de la planification stratégique et du développement durable de l’Assemblée des représentants du peuple, qui s’est réunie jeudi 19 février 2026, et qui a souligné le besoin urgent du pays d’un environnement d’investissement garantissant la pérennité des entreprises existantes et l’amélioration de leur compétitivité afin qu’elles lancent de nouveaux projets créateurs de richesses.

Les représentants de l’organisation patronale ont demandé qu’il soit mis un terme définitif à la bureaucratie et qu’une politique fiscale encourageante soit adoptée, parallèlement à une révision rapide du code des changes afin de l’aligner sur les normes internationales en vigueur dans les pays concurrents, et à la mise à disposition des financements nécessaires aux jeunes entrepreneurs et aux petites et moyennes entreprises.

D’autre part, l’Utica a révélé l’existence d’opportunités mondiales réelles pour attirer les investissements étrangers à la recherche de nouvelles destinations, opportunités qui restent conditionnées au développement des infrastructures, au soutien des industries intelligentes et des énergies renouvelables, ainsi qu’à la révision des accords commerciaux déséquilibrés qui ont nui au tissu économique tunisien.

I. B.

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Al-Joumhouri dénonce la criminalisation des militants écologistes de Gabès

Le Parti républicain (Al-Joumhouri) a dénoncé les peines de prison prononcées à l’encontre d’un certain nombre de leaders du mouvement écologiste dans le gouvernorat de Gabès, y voyant une tentative flagrante d’utiliser les institutions judiciaires pour réprimer les manifestations pacifiques revendiquant le droit à un environnement sain et à un développement équitable sans discrimination.

Les tribunaux ont condamné 12 militants, dont Khayreddine Debaya, à 1 an de prison, et un autre militant à 8 mois de prison, pour avoir participé à un sit-in pacifique devant l’administration régionale du Groupe chimique tunisien (GCT) en 2020.

Dans un communiqué rendu public jeudi 19 février 2026, le Parti républicain a indiqué que ces condamnations ont été prononcées malgré l’absence de convocation ou d’information préalable des accusés, ce qui constitue une grave atteinte à la liberté d’expression et de manifestation.

Dans ce contexte, «le moment choisi pour engager ces poursuites et rendre ces jugements coïncide avec la reprise du mouvement de protestation dans la ville de Gabès, ce qui révèle un contraste flagrant entre les promesses électorales et le soutien aux revendications du mouvement «Stop pollution» et les pratiques effectives qui se sont transformées en un choix politique fondé sur l’intimidation», souligne le communiqué.

Le Parti républicain a appelé les autorités judiciaires et exécutives à mettre immédiatement fin aux poursuites contre les militants et à lever les sanctions à leur encontre, soulignant que la résolution de la crise environnementale nécessite l’ouverture d’enquêtes sérieuses sur les sources de pollution, la mise en cause des responsables effectifs des atteintes à la santé publique et l’adoption de politiques publiques urgentes garantissant la justice environnementale pour les habitants de la région.

I. B.

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Hommage | Leïla Shahid, mémoire de la terre de Palestine

Avec la mort de Leïla Shahid, survenue mercredi 18 février 2026, la Palestine perd l’une de ses plus grandes voix. La France ** perd une amie fidèle. Le monde perd une conscience.

Hala Abou Hassira *

C’est avec une douleur immense et une profonde émotion que la Mission de Palestine en France a appris la disparition de Leïla Shahid, à l’âge de soixante-seize ans.

Leïla Shahid n’était pas seulement une diplomate d’exception. Elle fut, durant plus de trois décennies, le visage, la voix et l’âme de la Palestine en Europe. Première femme ambassadrice de la Palestine, elle a incarné avec une dignité sans faille, une intelligence lumineuse et un courage inépuisable la cause d’un peuple qui n’a jamais cessé de réclamer justice.

Une vie au service de la Palestine

Née le 13 juillet 1949 à Beyrouth, dans une famille dont le nom se confond avec l’histoire même du mouvement national palestinien, Leïla Shahid portait en elle la mémoire d’une terre et la promesse d’un combat. Petite-nièce de grandes figures de Jérusalem, fille de Munib et Sirine Husseini Shahid, elle grandit dans l’exil libanais avec la Palestine au cœur, comme un héritage et comme un horizon.

La guerre de juin 1967 décida de sa vie. L’étudiante brillante de l’Université américaine de Beyrouth, formée à l’anthropologie et à la sociologie, choisit d’embrasser le combat de son peuple, par la pensée, par la parole et par la diplomatie. Dans les camps de réfugiés du Sud-Liban, elle fit ses premières armes politiques : auprès des familles dépossédées, au cœur de la détresse, là où s’enracine la résilience de ceux qui n’ont rien mais qui ne cèdent pas.

En septembre 1982, aux côtés de l’écrivain Jean Genet, Leïla Shahid fut parmi les premiers témoins de l’horreur de Sabra et Chatila. Ce qu’elle vit dans les ruelles de ces camps martyr ne quitta jamais son regard. De cette épreuve naquit une détermination absolue : porter la voix des sans-voix dans toutes les capitales du monde.

La grande ambassadrice

Nommée représentante de l’OLP en Irlande en 1989, puis aux Pays-Bas et au Danemark, Leïla Shahid déploya très tôt ses qualités exceptionnelles de diplomate. En 1994, elle devint déléguée générale de Palestine en France, poste qu’elle occupa avec une autorité et une grâce rare jusqu’en 2005. Pendant onze années, elle tissa avec la société française, ses institutions, ses intellectuels, ses élus et ses citoyens, des liens profonds et durables qui contribuèrent à faire de la France l’un des pays les plus sensibles à la cause palestinienne en Europe.

De 2005 à 2015, elle porta cette même exigence auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, élevant la voix de la Palestine au cœur même des institutions communautaires. À Bruxelles comme à Paris, elle sut conjuguer la rigueur du droit international et la force de la conviction, la patience du dialogue et l’intransigeance des principes.

Co-fondatrice du Tribunal Russell sur la Palestine en 2009, directrice de La Revue d’études palestiniennes, initiatrice de la Saison culturelle Masarat/Palestine en 2008, Leïla Shahid ne sépara jamais l’action diplomatique de l’engagement intellectuel et culturel. Elle savait, comme Mahmoud Darwich dont elle accompagna l’œuvre, que la culture est le dernier rempart d’un peuple quand tout le reste lui est confisqué.

En 2004, elle fut aux côtés du Président Yasser Arafat dans ses derniers jours. La fidélité était chez elle une vertu cardinale.

Ce que nous perdons

Leïla Shahid possédait un don singulier : celui de rendre la cause palestinienne universelle sans jamais la dissoudre dans l’abstraction. Devant les parlementaires comme devant les caméras, dans les salons diplomatiques comme dans les assemblées populaires, elle parlait avec la même précision, la même flamme, la même exigence de vérité. Elle ne plaidait pas : elle démontrait. Elle ne suppliait pas : elle exigeait. Elle ne demandait pas la compassion : elle réclamait la justice.

Sa voix portait la mémoire de la Nakba, la douleur des camps, l’aspiration indestructible à la liberté.

Elle parlait au nom de millions de Palestiniens qui, depuis 1948, attendent que le droit international s’applique enfin à leur terre. Cette voix vient de s’éteindre, et son silence pèse ce soir sur la conscience du monde.

Un héritage qui nous oblige

Leïla Shahid disparaît à un moment où la Palestine traverse l’une des épreuves les plus sombres de son histoire. Elle qui, en octobre dernier encore, alertait sur le cataclysme humanitaire à Gaza, elle qui n’avait jamais cessé de dénoncer l’occupation, la colonisation et l’impunité, elle qui portait en elle la certitude que la justice finirait par triompher, nous laisse un héritage immense et une responsabilité plus grande encore.

En sa mémoire, nous nous engageons à poursuivre ce qu’elle a commencé. Son combat est le nôtre. Sa détermination est notre boussole. Son exigence de dignité, de droit et de vérité demeure notre feuille de route.

Un message personnel

Qu’il me soit permis, en tant qu’ambassadrice de Palestine en France, d’exprimer ce que cette perte signifie pour moi et pour toute une génération de diplomates palestiniens.

Leïla Shahid a ouvert la voie. Elle a démontré qu’une femme palestinienne pouvait tenir tête aux puissants, dialoguer avec les plus grands, et ne jamais faillir. Elle a prouvé que la diplomatie est aussi un acte de résistance, et que le sumud, cette endurance inébranlable de notre peuple, pouvait s’exprimer dans le registre le plus exigeant de la scène internationale. C’est sur les fondations qu’elle a posées que nous continuons, chaque jour, à défendre la Palestine en France.

Je rejoins ici la famille de Leïla Shahid, ses proches, et toutes celles et tous ceux qui, partout dans le monde, pleurent aujourd’hui une femme exceptionnelle. À sa famille, et en particulier à son époux Mohammed Berrada et à ses sœurs, j’adresse au nom de la Mission de Palestine en France nos condoléances les plus profondes et notre affection fraternelle.

La Palestine ne t’oubliera jamais, Leïla. Tu es rentrée chez toi.

* Ambassadrice de Palestine en France.

** Nous publions ci-dessous le post Facebook publié par l’ancien ministre français Jack Lang après la mort de son «amie» Leïla Shahid: «Je pleure d’abord une amie dont j’aimais l’intelligence acérée, la culture éblouissante, la parole vive.

A la terre de Palestine et au peuple palestinien, elle a consacré sa vie entière avec une force et un engagement hors du commun.

Elle fut pendant plus de vingt ans la voie de la Palestine : une voix passionnée et éclairée.

Femme d’art, de culture et de lettres, elle fut un soutien indéfectible à l’Institut du monde arabe (IMA).

A mon arrivée à l’IMA, je lui avais confié la présidence des amis de l’IMA.

Je n’oublierai jamais cette rencontre avec Arafat que m’avait confié le Président François Mitterrand. Il m’avait demandé de l’accueillir avec des intellectuels à l’Institut du monde arabe au moment où le leader palestinien était rejeté de toute part. Leïla Shahid était auprès de nous lorsqu’il nous a annoncé qu’il décidait de rendre caduque la disposition de la charte de l’OLP préconisant la disparition de l’Etat israélien.

Leïla Shahid était une femme d’exception. Tous ses amis du monde entier éprouvent aujourd’hui un immense chagrin.»

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Tunisie | 187 autorisations d’autoproduction d’énergie renouvelable

La Tunisie a accordé 187 autorisations pour le déploiement de systèmes d’énergie renouvelable destinés principalement à l’autoconsommation, marquant ainsi une nouvelle étape dans l’ouverture du marché de l’électricité, afin d’accélérer la participation du secteur privé à la réalisation des objectifs en matière d’énergie propre pour 2030.

Latif Belhedi

Selon la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, qui intervenait mardi 17 février 2026, à Tunis, lors de l’ouverture des travaux du congrès national sur les projets d’énergies renouvelables dans le cadre du système d’autorisations, sous le slogan : «Défis et solutions proposées», les 187 autorisations – d’une capacité allant de 1 et 10 mégawatts pour une capacité totale d’environ 287 mégawatts –, avaient été délivrées principalement à des petites et moyennes entreprises (PME), pour leur permettre de produire leur propre électricité et de réduire leur dépendance au réseau national.

Les entreprises privées peuvent non seulement produire de l’électricité pour leur usage interne, mais aussi vendre leur surplus de production, renforçant ainsi le rôle du secteur privé dans la transition énergétique du pays.

Trois régimes réglementaires

Les réformes mises en œuvre à cet effet s’appuient sur les changements structurels introduits par la loi 2015-12, qui a libéralisé la production d’électricité grâce à trois régimes réglementaires :

– un régime de concession attribué par appel d’offres public pour les projets à grande échelle (solaire photovoltaïque au-dessus de 10 MWc et éolien au-dessus de 30 MW) ;

– un régime d’autorisation basé sur des appels à projets pour les installations de moyenne envergure (solaire jusqu’à 10 MWc et éolien jusqu’à 30 MW) ;

– et un régime d’autoconsommation applicable à toutes les capacités.

Ensemble, ces mécanismes ont créé de multiples points d’entrée pour les capitaux privés dans les segments des énergies renouvelables à grande échelle et distribuées.

Mme Chiboub a également souligné le rôle du Fonds pour la transition énergétique, créé en 2005, dans le soutien au financement de projets. Ce fonds offre une bonification d’intérêt pouvant atteindre trois points de pourcentage sur les prêts accordés à des projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique entre 2026 et 2028, améliorant ainsi la bancabilité pour les promoteurs privés et les consommateurs industriels qui investissent dans la production sur site.

La Tunisie s’est fixé pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 35 % de la production d’électricité d’ici 2030, en positionnant l’autoproduction distribuée comme un pilier complémentaire au déploiement à grande échelle.

Réduire le déficit énergétique et rééquilibrer le mix énergétique

Quatre ans avant cette date, ce taux reste cependant très faible, ne dépassant pas 4 à 5%, en attendant l’entrée en production des nombreux projets d’énergie propre en cours de réalisations dans tout le pays.   

Alors que les pressions sur le réseau et les contraintes budgétaires persistent, l’expansion des cadres d’autoconsommation est de plus en plus considérée comme un mécanisme permettant d’accélérer l’augmentation des capacités sans faire peser la totalité de la charge d’investissement sur l’État.

La délivrance de 187 autorisations témoigne de la dynamique réglementaire continue alors que la Tunisie cherche à rééquilibrer son mix énergétique et à réduire sa dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles importés.

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Tunisie | Décès de l’ancien ministre Abderrazak Kéfi

L’ancien ministre Abderrazak Kéfi est décédé ce jeudi 19 février 2026 à l’âge de 87 ans. Militant du Néo-Destour, devenu Parti socialiste destourien puis Rassemblement constitutionnel démocratique, il a été associé aux régimes respectifs de Habib Bourguiba et Zine El Abidine Ben Ali.

Né le 22 avril 1938 à Kairouan, Abderrazak Kéfi a été gouverneur de Béja de janvier à septembre 1969 et gouverneur de Jendouba de 1981 à 1982.

Nommé directeur général de la Radiodiffusion-télévision tunisienne en 1982, il a été ministre de l’Information de 1983 à 1986, puis du Transport et du Tourisme de 1987 à 1988.

Le cortège funèbre partira, demain après la prière du vendredi, de son domicile situé au 16, rue Manoubia Ben Nasr, à Kairouan, pour être inhumé au cimetière Qouraich.

La cérémonie du farq aura lieu dimanche soir, à partir de 20 heures, à son domicile tunisois. Que Dieu ait son âme et lui accorde sa miséricorde.

I. B.

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Comment le corps s’adapte-t-il au jeûne de ramadan ?

Avec le début du jeûne du mois de ramadan, le corps entre dans une phase d’adaptation. Avec l’interruption de l’alimentation et de l’hydratation pendant plusieurs heures, le corps commence à réorganiser ses sources d’énergie et à réguler ses fonctions vitales, passant progressivement d’une dépendance au sucre rapide à l’utilisation des réserves de graisse.

Pendant cette période, des symptômes normaux tels que maux de tête, fatigue ou faim peuvent apparaître ; ils font partie de la réponse d’adaptation du corps.

Au fil des jours, la faim devient supportable, mais le corps commence à réajuster son système interne, les hormones s’adaptent et l’équilibre général s’améliore, pour finalement atteindre un état de «reprogrammation» physique, ce qui rend le jeûne plus facile et permet au corps de profiter pleinement de ses bienfaits pour la santé.

Pendant le jeûne, le corps dépend de trois sources d’énergie principales : le glycogène, les graisses et les acides aminés. Au cours de ce processus, le corps passe par différentes phases, avec des changements au niveau des cellules et des organes :

– 8 à 12 heures après le dernier repas : le taux de glucose dans le sang commence à baisser et le corps commence à utiliser les réserves de glycogène du foie et des muscles pour répondre à ses besoins énergétiques. À ce stade, certaines personnes peuvent ressentir une légère faim ou une légère fatigue.

– Une fois les réserves de glycogène épuisées : l’organisme commence à transformer les graisses stockées en cétones, une source d’énergie alternative pour le cerveau. Cette transformation explique pourquoi on ressent parfois une sensation de légèreté ou une alerte soudaine après plusieurs heures de jeûne.

– En cas de jeûne prolongé et d’alimentation déséquilibrée au moment du petit-déjeuner : le corps peut commencer à utiliser une partie des protéines pour produire de l’énergie, ce qui est un processus naturel mais déconseillé à long terme car il peut affecter la masse musculaire.

Les signes naturels d’adaptation du corps

Ainsi, avec le début du jeûne, le corps passe par une phase d’adaptation progressive pendant laquelle le jeûneur peut observer une série de symptômes naturels et temporaires, résultant des changements physiologiques expliqués précédemment. Les symptômes les plus importants sont les suivants :

– la faim ou l’envie de manger plus que d’habitude, en particulier dans les premières heures après le souhour, en raison de la baisse du taux de sucre dans le sang ;

– les maux de tête qui surviennent chez certaines personnes, en particulier celles qui ont l’habitude de consommer régulièrement de la caféine ou des sucres, ou en raison de la déshydratation en cas de manque d’eau ;

– la fatigue et le sentiment de léthargie qui résultent du passage du corps d’une dépendance au glucose rapide aux graisses stockées, ce qui est une phase normale avant que le corps ne s’adapte complètement ;

– les difficultés de concentration et les sautes d’humeur dures à la baisse du taux de sucre dans le sang affectant temporairement l’humeur et la capacité de concentration ;

– l’envie accrue de dormir qui est normale chez certaines personnes ressentant le besoin de se reposer davantage, en particulier pendant les deux premiers jours du jeûne.

Au cours de ces phases, le jeûneur peut présenter une série de symptômes qui disparaissent généralement progressivement à mesure que le corps s’adapte au jeûne.

Pour faciliter et rendre plus agréable la phase d’adaptation, il est recommandé de :

– boire suffisamment d’eau entre l’iftar (dîner de rupture du jeûne) et le souhour (petit-déjeuner), car l’eau aide à compenser la perte de liquide pendant le jeûne et prévient la déshydratation, qui peut provoquer des maux de tête ou de la fatigue. Il est important de répartir la consommation d’eau sur toute la nuit plutôt que de boire une grande quantité d’un seul coup ;

– prendre un souhour équilibré contenant des protéines et des fibres qui ralentissent la digestion et retardent la sensation de faim, ce qui aide à conserver l’énergie pendant les heures de jeûne ;

– bien dormir car un sommeil suffisant préserve l’énergie et la concentration pendant la journée et aide le corps à s’adapter au nouveau rythme de jeûne. Il est recommandé de dormir 7 à 8 heures par nuit, en répartissant si nécessaire le sommeil en une courte nuit et une sieste après le petit-déjeuner ;

– pratique une activité physique modérée, car les sports légers comme la marche aident à stimuler la circulation sanguine et à améliorer l’humeur, mais ils doivent être modérés les premiers jours pour éviter la fatigue excessive, surtout avant que le corps ne s’y soit complètement adapté.

Ce que ressent le corps pendant les premiers jours du jeûne est donc une phase de transition naturelle, au cours de laquelle il passe d’une dépendance au sucre rapide à l’utilisation des graisses comme source d’énergie. Avec de la patience et l’observation d’un régime alimentaire adapté, le jeûne devient plus facile et ses bienfaits pour la santé apparaissent progressivement.

Ne pas oublier l’importance du repas du souhour, qui est essentiel pour rester actif tout au long de la journée.

I. B. (avec Mosaïque).

 

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Sousse | Garde-à-vue pour 3 trafiquants de cannabis  

Trois présumés trafiquants de stupéfiants ont été placés en garde-à-vue, en application d’une décision du parquet de Sousse.

Ces derniers ont été arrêtés par la brigade de police judiciaire relevant du district de la police nationale de Sousse-Ville dans le cadre du démantèlement d’un réseau de trafic de stupéfiants opérant dans la région.

Lors de l’opération, des quantités de zatla (cannabis) ont été saisies, ainsi que des smartphones et une somme d’argent provenant des revenus du trafic, indique Mosaïque ce jeudi 19 février 2026.

Dans ce même contexte, les forces de sécurité de la même ville ont arrêté, le 16 février, un élève déscolarisé qui tentait de vendre des stupéfiants à des collégiens.

Le suspect, né en 2010 et déscolarisé depuis le 22 janvier dernier, a été appréhendé à l’intérieur de l’établissement scolaire après que le directeur, intrigué par ses agissements, ait contacté les forces de sécurité pour qu’elles interviennent, rapporte également Mosaïque.

I. B.

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L’Allemagne expulse 498 migrants vers la Tunisie en 2025

L’Allemagne a expulsé 1914 migrants vers les pays du Maghreb (Tunisie, Algérie et Maroc) en 2025, selon les données publiées par le gouvernement fédéral en réponse à des questions d’un groupe parlementaire de gauche, 785 migrants vers le Maroc, 631 vers l’Algérie et 498 vers la Tunisie, dont le nombre reste le plus élevé rapporté à la population du pays.

Ces chiffres risquent d’augmenter au cours de l’année en cours suite à l’approbation par le Parlement européen, le 10 février courant, d’un ensemble de règles permettant aux États membres de l’Union européenne de rejeter les demandes d’asile et d’expulser les demandeurs ayant transité ou provenant de pays dits «sûrs», parmi lesquels la Tunisie le Maroc. Mesures qui, rappelons-le, entreront en vigueur en juin dans le cadre du Pacte européen plus large sur la migration et l’asile.

L’Allemagne a procédé à 22 787 expulsions en 2025. Ce nombre a fortement augmenté ces dernières années, passant d’environ 13 000 cas en 2022 à 16 430 en 2023, puis à plus de 20 000 en 2024.

En 2025, la plupart des expulsions ont eu lieu vers la Turquie, avec 2 297 personnes, suivie de la Géorgie avec 1 690.

Dans la région arabe, l’Irak a enregistré une augmentation notable des expulsions de ses ressortissants, avec 793 personnes en 2025.

I. B.  

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Ramadan | Un souhour équilibré est la clé d’un jeûne sain

Beaucoup se préparent au jeûne du mois de ramadan en modifiant leurs habitudes de sommeil, pour prendre le premier repas du souhour peu avant l’aube, ainsi que leur alimentation de tous les jours, en réduisant leur consommation de stimulants. Les règles d’un souhour équilibré et sain, selon un spécialiste en nutrition.

Cependant, les premiers jours du mois sacré nécessitent une série de mesures alimentaires et sanitaires pour éviter la sensation de soif, les maux de tête, le manque de concentration et l’envie de dormir pendant la journée, et la clé de ce nouvel équilibre réside dans le repas du souhour.

La nutritionniste Chaima Ayari a souligné que le repas du souhour est un pilier essentiel d’un jeûne sain et équilibré pendant le mois de ramadan, insistant sur la nécessité de le préparer et de le consommer selon un régime qui garantit ses bienfaits nutritionnels et maintient l’activité des jeûneurs tout au long de la journée.

Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap), Mme Ayari a expliqué qu’il est préférable de prendre le souhour à la dernière heure avant le jeûne, car cela permet de renforcer la concentration et de réduire la sensation de fatigue pendant les heures de jeûne.

Le souhour doit être complet et équilibré, et contenir des protéines qui aident à stabiliser le taux de sucre dans le sang et à renforcer la sensation de satiété, comme les œufs, le fromage allégé et le yaourt, a-t-elle ajouté, en recommandant, également, d’inclure des glucides complexes, en particulier ceux provenant de céréales complètes comme l’avoine et le blé complet, car ils contribuent à réduire les baisses soudaines d’énergie et la sensation de fatigue.

Autre recommandation pour une alimentation équilibrée : consommer des graisses saines en quantités modérées, en ajoutant une cuillère d’huile d’olive ou quelques fruits secs, car ils fournissent une énergie durable. Il est également important d’inclure des légumes et des fruits riches en eau, tels que les tomates et les poivrons, afin de contribuer à réduire la sensation de soif pendant la journée.

En revanche, la spécialiste en nutrition a mis en garde contre la consommation excessive de boissons stimulantes telles que le café et le thé, en raison de leur effet diurétique qui contribue à la perte de liquides.

Elle a également rappelé que les aliments salés augmentent la sensation de soif, que les sucreries et les sucres accélèrent la sensation de faim, tandis que les aliments frits entraînent une léthargie et un manque d’activité pendant le jeûne.

Enfin, Mme Ayari a souligné la nécessité de boire suffisamment d’eau pendant le repas du souhour, à raison de deux à trois verres, afin d’assurer l’hydratation du corps et une préparation optimale pour la journée de jeûne.

I. B.

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Le faux passeport autrichien d’Epstein et le Mossad !

Les documents publiés par le Département américain de la Justice concernant le financier pédo-criminel et agent du Mossad Jeffrey Epstein contiennent des photos d’un passeport autrichien découvert par des agents du FBI dans un coffre-fort de son hôtel particulier de l’Upper East Side à New York en 2019.

Imed Bahri

Plusieurs médias ont évoqué ce faux passeport mais le média autrichien Vol.at en a publié des photos. Le faux passeport comporte une photo d’Epstein mais il est établi au nom de Marius Robert Fortelni. Il serait né le 30 juillet 1954 à Vienne. Il serait un dirigeant d’entreprise (manager) expatrié en Arabie saoudite et précisément dans la ville de Dammam.

C’est ce qui est appelé dans le jargon de l’espionnage une légende ce qui veut dire une fausse identité complète (nom, passé, métier, papiers) créée pour permettre à un agent (dit «le clandestin») d’opérer secrètement sur le terrain.

L’agent Epstein et les opérations Iran-Contra

Ce qui est saisissant, c’est que la durée de validité de 5 ans du passeport qui va du 21 mai 1982 au 21 mai 1987 corrobore les affirmations du journaliste d’investigation Dylan Howard (auteur d’‘Epstein: Dead Men Tell No Tales’’) et de l’ancien officier du Mossad Ari Ben-Menashe qui ont indiqué qu’il a été recruté, au début des années 1980, comme agent du Mossad par Robert Maxwell, son beau-père, agent israélien lui aussi, mort en pleine mer dans des circonstances louches et enterré en Israël, comme nous l’avons écrit dans l’article «Epstein et le Mossad: Chut, il ne faut surtout pas en parler !».

Ben-Menashe a aussi affirmé que l’agent Epstein a joué un rôle dans les opérations Iran-Contra, qui se sont déroulées durant la période de validité de ce passeport. Il est donc très probable que ce faux passeport autrichien lui a servi dans ces opérations d’espion du Mossad.

Vol.at précise qu’auparavant, le quotidien Der Standard avait également déjà fait état de la découverte d’un faux passeport autrichien. Cette découverte soulève de nombreuses questions, écrivait le journal. Le passeport indique avoir été délivré le 21 mai 1982 par la Direction de la police fédérale de Vienne.

Un faux passeport qui a bien servi

Cependant, la photo d’Epstein n’y est pas authentifiée par un tampon. Et le passeport comporte des tampons d’entrée et de sortie, notamment français et saoudiens. Europe 1 a révélé que le passeport a été tamponné à plusieurs reprises dans des aéroports français, à Paris mais aussi à Nice, entre 1982 et 1983.

En mars 2022, dans une réponse à une enquête parlementaire, le ministre autrichien de l’Intérieur, Gerhard Karner (ÖVP), a indiqué que les investigations n’avaient pas permis de confirmer l’existence du passeport autrichien en question. Par conséquent, aucune information n’a pu être établie quant à son origine et aux circonstances de sa délivrance. Il a aussi déclaré : «Selon la loi sur les passeports, seuls les citoyens autrichiens peuvent obtenir des passeports ordinaires, des passeports de service ou des passeports diplomatiques»

Dans les décennies qui ont suivi, devenu un homme public, Epstein n’utilisait plus de faux passeport mais avait une autre attitude louche, il réclamait deux passeports américains en même temps, selon ABC News. Il motivait sa demande au Département d’État par le fait qu’il ne voulait pas que certains pays sachent qu’il s’est rendu dans d’autres. Par exemple, il ne voulait pas que l’Arabie saoudite et la Jordanie apprennent qu’il s’est rendu en Israël.

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La Tunisie desservie par son transport international

Depuis les années 1990, et malgré les nombreuses visites et opérations coup de poing hautement médiatisées, les gouvernements qui se sont succédé en Tunisie ne sont pas arrivés à mettre de l’ordre et de la rationalité dans la gestion du transport international, se trouvant, encore aujourd’hui, dans l’incapacité d’initier un véritable programme de réformes économiques et d’amorcer une relance durable.

Elyes Kasri *

Il est grand temps de procéder à une évaluation sereine, transparente et objective du coût imposé à l’économie et au tourisme tunisiens en plus des tunisiens résidant à l’étranger par la politique de protection des liaisons aériennes et maritimes au profit de ce que de plus en plus d’experts et analystes qualifient de fardeaux et de dinosaures économiques que sont Tunisair (AirHelp Score 2025 : Tunisair classée 114e sur 117 compagnies mondiales) et la «fissfiss» Cotunav.

Fardeau insoutenable pour l’économie

Il n’est pas excessif de penser que la survie de ces deux compagnies publiques, grâce aux subventions, exonérations fiscales et la protection publiques, constitue un fardeau de moins en moins soutenable pour l’économie nationale et le trésor public et un obstacle à toute tentative de relance durable de l’économie tunisienne.

Ceci en plus des principaux aéroport et port nationaux, Tunis-Carthage (Classement Mondial AirHelp 2025 : 250e sur 250 aéroports analysés) et Rades (Classement mondial : 251ᵉ place sur 405 ports évalués et 13ᵉ à l’échelle du continent africain) qui donnent des arguments solides à ceux qui vont jusqu’à affirmer que ces deux points de passage des touristes et des marchandises sont des zones de non-droit et des foyers de pratiques qui évoquent plus la Sicile qu’aucune autre région du monde.

Il semble relever de l’évidence que, depuis les années 1990, et malgré les nombreuses visites et opérations coup de poing hautement médiatisées, tout régime qui n’arrive pas à mettre de l’ordre et de la rationalité dans la gestion du transport international se trouvera dans l’incapacité d’initier un véritable programme de réformes et d’amorcer une relance durable.

Facteurs disqualificatoires et dissuasifs

En plus de leur contribution à la flambée inflationniste en raison des surcoûts générés par les délais et les frais élevés d’importation des intrants et des produits de consommation et autres, les inefficiences devenues systémiques du secteur du transport international font qu’elle aura beau brader sa main d’œuvre et offrir toutes sortes d’avantages fiscaux en dépit de leurs nombreux effets pervers, la Tunisie aura énormément de peine, pour pas être pessimiste, à surmonter ces facteurs disqualificatoires et dissuasifs non seulement en vue de l’attraction de nouveaux investissements, mais plus grave encore pour le maintien des investissements implantés depuis des années et qui pourraient être tentés par d’autres horizons mieux organisés et plus hospitaliers.

* Ancien ambassadeur.

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Ramadan à la télé | Sitcoms débiles et orgie feuilletonesque

A partir d’aujourd’hui, jeudi 19 février 2026, premier jour du mois de ramadan, la Tunisie prendra des vacances prolongées pour laisser la place aux navets qui se regardent «en famille» et aux sitcoms débiles dont le scénario se tient sur un ticket de caisse.

Mohamed Sadok Lejri

L’on y retrouve chaque année les mêmes ingrédients : des acteurs qui hurlent et braient comme des ânes pour simuler l’humour, des quiproquos et des «situations comiques» plus usés que le tapis d’une mosquée et une intrigue qui s’étire sur 22 minutes de blagues potaches et qui essaient de nous convaincre que c’est drôle.

C’est fascinant de voir comment on peut recycler les mêmes gags depuis des décennies, avec la conviction profonde que le téléspectateur rira de l’acteur qui force un accent rural pour incarner le «rifi» de service, des lascars des quartiers populaires dont l’accent de «fréret» et la grossièreté assumée sont censés passer pour de la virilité et du charisme de quartier.

Le public rira de n’importe quoi

Ils sont persuadés que le spectateur, dans un élan de convivialité ramadanesque, finira par s’esclaffer devant la maladresse du «oueld el houma ‘arbi» mal dégrossi évoluant en milieu bourgeois, devant la caricature du bourgeois préoccupé par son apparence et ses manières presque au point d’être efféminé et devant cette panoplie de clichés et de poncifs éculés qu’ils ont exploités jusqu’à la corde…

Bref, ils ont la ferme conviction que le public rira de n’importe quoi, tout en s’en mettant plein la panse, laquelle panse se retrouve au centre de toutes les conversations du réveil du matin jusqu’à la rupture du jeûne et transforme chaque rencontre en une «chehya tayba» matinale et prématurée.

Sans parler de nos imams radio-cathodico-obscurantistes qui se délectent de leur petit quart d’heure de gloire et de l’orgie publicitaire qui vient interrompre ces chefs-d’œuvre télévisuels ! On nous bombarde de gros plans ultra léchés sur le couscous de mamie et le yaourt qui guérit le plus sociopathe d’entre nous de la solitude, on chante les louanges des pâtes et de la boîte de double concentré de tomates qui semblent détenir les secrets du bonheur éternel.

Des oies prêtes pour le gavage

L’on passe d’une scène mélodramatique d’un orphelin en proie à la drogue, à l’esclavage et à l’exploitation sexuelle à une pub pour un jus infect destiné aux enfants, le tout entrecoupé par une ode lyrique à une marque de thon.

En somme, ramadan est le mois où les Tunisiens se transforment en oies prêtes pour le gavage et se divertissent devant un festival de futilités cathodiques érigées en divertissement national. Notre télé ne semble jamais saturer de trop de conneries et de médiocrité. Et vive le cinéma !

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Attijari bank lance une campagne «Ramadan vit en nous»

À l’occasion du mois sacré de Ramadan, Attijari bank lance une campagne culturelle et patrimoniale inédite dédiée à la diaspora. Intitulée « يعيش فينا رمضان» («Ramadan vit en nous»), elle est placée sous le signe de la transmission, du partage et de la mémoire collective.

Pensée comme un pont entre les générations, cette initiative vise à raviver les rituels du Ramadan qui ont façonné les traditions familiales et culturelles, tout en les recontextualisant pour les nouvelles générations vivant à l’étranger.

À travers cette campagne, Attijari bank réaffirme son engagement à accompagner la diaspora bien au-delà des services bancaires, en valorisant son identité, son héritage et ses liens avec ses racines.

Faire vivre les traditions

Tout au long du mois de Ramadan, un rendez-vous hebdomadaire sera proposé sous forme de capsules thématiques, chacune mettant en lumière un rituel emblématique du Ramadan : du moment du Shour aux veillées familiales, en passant par les saveurs culinaires ou encore les pratiques spirituelles.

Chaque capsule sera éclairée par l’intervention du chercheur en patrimoine Abdessattar Amamou, qui reviendra sur l’origine du rituel, son évolution à travers le temps et sa signification profonde dans l’histoire et la culture.

Cette approche permettra de donner du sens aux traditions, de susciter le dialogue entre générations et de transformer chaque diffusion en un véritable moment de transmission.

Créer l’événement, semaine après semaine

Conçue comme une expérience culturelle vivante, la campagne s’inscrit dans une dynamique événementielle, invitant la diaspora à se retrouver chaque semaine autour d’un rituel partagé, à échanger, à se souvenir et à transmettre.

En mettant en récit ces pratiques, Attijari bank souhaite créer un espace de connexion émotionnelle entre les aînés et les plus jeunes, entre le passé et le présent.

«Le Ramadan est un temps fort de spiritualité, mais aussi de transmission. À travers cette campagne, nous souhaitons célébrer ce qui nous rassemble, renforcer les liens intergénérationnels et accompagner la diaspora dans la préservation de son héritage culturel», déclare Saïd Sebti, directeur général d’Attijari bank.

Engagement durable auprès de la diaspora

Avec cette campagne ramadanesque, Attijari bank confirme sa volonté d’être un partenaire de confiance de la diaspora, attentif à ses valeurs, à son histoire et à ses aspirations, et d’inscrire son action dans une relation durable, humaine et porteuse de sens.

Communiqué.

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Conseils d’alimentation pour un Ramadan en bonne santé

Le mois de Ramadan, qui démarrera demain, jeudi 19 février 2026, en Tunisie, «est une occasion unique qui nous est offerte pour permettre à notre organisme de se débarrasser des toxiques, des excès de graisses et, pour certains, d’arrêter de fumer ou de consommer de l’alcool», rappelle Dr Faouzi Addad, professeur en cardiologie, dans le post Facebook publié aujourd’hui et que nous reproduisons ci-dessous.  

«Ce mois sacré est une opportunité spirituelle, mais aussi une véritable chance pour améliorer notre santé cardio-vasculaire et métabolique.

Perte de poids, baisse de la tension artérielle, de la fréquence cardiaque, de la glycémie et du cholestérol peuvent être obtenues si le jeûne est pratiqué correctement.

Quelques conseils simples :

– assurer une bonne hydratation entre l’iftar et le shour ;

– privilégier une alimentation équilibrée, en limitant les sucres rapides, les fritures et les aliments trop salés ;

– ne pas manger rapidement ni de manière excessive après la rupture du jeûne ;

– reprendre l’alimentation progressivement ;

– ne pas négliger le repas du shour, en privilégiant les aliments riches en fibres et en protéines pour une meilleure satiété ;

– maintenir une activité physique légère et régulière, idéalement après l’iftar, pour favoriser la perte de poids et réduire la graisse abdominale ;

– préserver un bon rythme de sommeil malgré le changement des horaires.

Les patients diabétiques, cardiaques ou souffrant d’une maladie chronique doivent adapter leur traitement avec leur médecin avant et pendant Ramadan.

N’oubliez pas de prendre vos médicaments aux horaires recommandés par votre médecin.

Le Ramadan peut être une véritable «réinitialisation métabolique» lorsqu’il est accompagné d’une bonne hygiène de vie et d’un équilibre alimentaire.»

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Vers l’extension des aires marines protégées en Tunisie

Le projet «La Tunisie vers 30×30», initié par IUCN Med et SPA/RAC, est une initiative visant à renforcer et à étendre le réseau des aires marines et côtières protégées, conformément à l’objectif mondial 30×30, à savoir la conservation et la gestion efficace d’au moins 30 % des terres, des eaux intérieures et des zones côtières et marines d’ici 2030.

L’initiative, d’une durée prévue de trois ans et demi (2026-2029), prévoit l’identification et la sécurisation de zones à haute valeur biologique et écologique, afin de jeter les bases de nouvelles aires protégées potentielles et, parallèlement, d’améliorer l’efficacité de la gestion des sites existants.

Le projet, qui est mis en œuvre et coordonnée, au niveau national, par le ministère de l’Environnement et l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), vise également à renforcer la participation des communautés locales et de la société civile aux processus de conservation.

Dans le cadre, la couverture actuelle des zones protégées dans la mer tunisienne resterait inférieure à 3 % du territoire marin, ce qui, dans la logique du projet, justifie une accélération des mesures de protection.

Il est également fait référence au cadre de la Stratégie et du Plan d’action national pour la biodiversité 2018-2030, aligné sur le cadre global de Kunming-Montréal.

En ce qui concerne les sites, la Tunisie est décrite comme disposant de 18 zones marines protégées ou gérées avec une composante marine, dont la plupart sont classées comme sites de la Convention de Ramsar (15), et de trois zones désignées comme «zones spécialement protégées d’importance méditerranéenne». Parmi les zones indiquées comme «en cours de création» figurent les Kneiss, l’archipel de La Galite, les Îles Kuriat, Zembra et Zembretta, les lots nord de Kerkennah et Ras R’mel.

En marge du lancement, la signature d’une convention de partenariat entre le SPA/RAC, l’UICN Med et le WWF Afrique du Nord a également été annoncée, dans le but de consolider la coopération en matière de biodiversité marine tunisienne.

Dans le contexte international, l’objectif 30×30 est formalisé dans la cible 3 du Cadre mondial pour la biodiversité adopté dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique ; une trajectoire qui, selon les évaluations de l’Onu, nécessite une accélération tant dans l’extension des zones protégées que dans la qualité de leur gestion.

I. B.

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Tunisie | Une Charte sur l’utilisation de l’IA dans le journalisme

Dans l’état désastreux où se trouve aujourd’hui le secteur des médias et, surtout, celui de la presse écrite, en Tunisie, on peut considérer que l’élaboration d’une Charte nationale sur l’utilisation de l’Intelligence artificielle (IA) dans le journalisme est une initiative bien sympathique au regard des autres défis, ô combien plus graves, auxquels le secteur fait face et qui sont d’ordres financier, politique, juridique, éthique, etc.

Cette initiative n’en est pas moins nécessaire et le Conseil de la presse, organisme autonome du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), a bien fait d’y penser pour que le secteur ne soit pas en retard d’une si importante évolution.

La Charte nationale sur l’utilisation de l’IA dans le journalisme définit les principes éthiques et professionnels qui aident à améliorer la qualité du travail journalistique, tout en garantissant le droit des citoyens à une information fiable, pluraliste et contextualisée.

Selon le Conseil de la presse, l’utilisation de l’IA dans le travail journalistique représente «une opportunité professionnelle concrète, grâce aux nouvelles possibilités offertes dans les domaines de l’’aide à la recherche, de l’analyse des données, du traitement de contenus complexes et de l’amélioration des formules rédactionnelles».

Toutefois, l’utilisation de ces technologies en l’absence d’un cadre éthique clair pourrait comporter des risques importants, met en garde le Conseil de la presse, notamment en ce qui concerne «la fiabilité de l’information, la reproduction des préjugés, l’homogénéisation des contenus et la fragmentation des responsabilités éditoriales».

Ladite Charte souligne également que l’IA doit rester un «outil d’aide aux journalistes et ne peut en aucun cas se substituer au jugement humain ni aux principes déontologiques de la profession».

À travers la publication de ce document, le Conseil de la presse espère qu’il sera adopté par les différents acteurs du secteur, notamment les journalistes, les directeurs de publication et les organisations professionnelles, afin qu’il devienne une référence commune et une «base opérationnelle au sein des rédactions», ainsi qu’un outil utile pour les entreprises médiatiques souhaitant se doter de leurs propres codes éthiques sur l’utilisation de l’IA.

La version de la Charte présentée le 16 février 2026 lors d’une rencontre au siège du SNJT à Tunis est susceptible d’être améliorée et tous les journalistes et acteurs du secteur sont invités à donner leur avis et à envoyer leurs commentaires au Conseil. Une fois Il est à noter que le texte de la charte sera publié sur le site web du Conseil de presse pour consultation.

I. B.

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Phosphate tunisien | Relance réelle ou wishful thinking ?   

Les exportations tunisiennes de phosphates et ses dérivés ont enregistré, en 2025, une hausse de 15%, contre une baisse de 26,3% en 2024, qui avait impacté les équilibres financier et commercial du pays, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS). Est-ce le début d’une véritable reprise d’un secteur sinistré depuis 2011 ? Attendons la confirmation de cette tendance pour en juger !

Cette amélioration pourrait contribuer au renforcement des recettes en devises du pays et à la réduction de son déficit commercial abyssal. Cependant, avec une moyenne de 3,5 millions de tonnes au cours de la dernière décennie, la production des phosphates tarde encore retrouver son niveau de 2010, à savoir 8 millions de tonnes. A l’époque, le secteur minier représentait 4% du PIB et 9% des exportations de la Tunisie. Mais aujourd’hui il présente le visage d’un secteur sinistré et qui peine à redémarrer.

On peut certes se féliciter, comme le fait le gouvernement, d’une amélioration de la production du phosphate entre 2024 et 2025, mais on passe à côté de l’essentiel, si on se contente d’une autosatisfaction injustifiée et on ne se donne pas pour objectif de réformer le secteur et d’y relancer l’activité d’extraction, de transformation et d’exportation pour, au moins, retrouver sa situation de 2010.

On peut aussi se raconter des histoires et tirer des plans sur la comète en parlant, comme le fait le gouvernement, d’un plan ambitieux pour atteindre une production de 14 millions de tonnes (pas moins ?) à l’horizon de 2030. Il serait plus judicieux de s’interroger sur les moyens qu’on a concrètement mis en place pour multiplier la production par 3 en moins de 4 ans, alors qu’on a assisté à sa division par 3 pendant 15 ans… sans broncher.

La soi-disant «volonté politique» que l’on agite à tout bout de champ ne suffit plus, il faut des moyens financiers, techniques et de gestion rigoureuse pour espérer inverser la tendance.

On attendra donc de connaître les performances du secteur à la fin de l’année en cours pour pouvoir juger du sérieux des annonces gouvernementales sur «le renforcement de l’investissement dans la production des dérivés de phosphates à forte valeur ajoutée», et autres wishful thinking du même genre contenus dans le plan d’action du secteur pour la période 2025-2030.

I. B.

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