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La Conect impulse les énergies renouvelables pour une relance verte!

Une avancée majeure dans la transition énergétique: le 5ème round de projets d’électricité renouvelable sous régime d’autorisations a validé 185 initiatives, pour une capacité totale de 287 mégawatts et des investissements de 554 millions de dinars. Ces annonces ont été au cœur d’une séance organisée par le Groupement professionnel des énergies renouvelables de la CONECT.

Présente lors de cet événement, la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a déclaré : “L’objectif en 2026 est d’accélérer la croissance des énergies renouvelables. Au-delà des 185 projets du 5e round, notre but est qu’ils démarrent le plus vite possible, dans le cadre d’une simplification des procédures administratives et d’un allègement des investissements dans les énergies renouvelables. Au titre de la loi de finances 2026, nous avons introduit un avantage fiscal : une contribution de l’État à hauteur de 3% pour rendre l’investissement en énergie plus attractif. »

Dans ce contexte d’accélération nationale pour diversifier le mix énergétique et exploiter les richesses naturelles tunisiennes en solaire et éolien, cette rencontre a favorisé un dialogue inclusif entre acteurs publics et privés. L’objectif était clair : évaluer les résultats de cette ronde et tracer des pistes pour booster l’attractivité du secteur.

De son côté, Aslan Berjeb, en marge de l’événement, a souligné dans une déclaration aux médias: « Nous avons avec nous des responsables du secteur privé et public, car nous croyons que le système des licences est crucial pour la transition énergétique et son accélération. Il convient particulièrement aux PME, aux projets régionaux de petite et moyenne taille, et accélère la transition énergétique. D’où l’importance de comprendre son cadre légal, pour qu’il soit mieux compris et utilisé. »

 

 

 

Par ailleurs, Sadok Besbes a ajouté : « Nous pouvons, en un temps court, créer des entreprises tunisiennes capables de fabriquer des panneaux photovoltaïques, et ainsi exporter cette expertise vers les pays voisins. Nous pouvons discuter avec des entreprises européennes, et aussi avec des entreprises tunisiennes qui ont réussi à pénétrer le marché africain. Par ailleurs, les investisseurs tunisiens peuvent exploiter l’immense potentiel solaire dont Dieu a doté le pays, bien supérieur à celui de nos voisins. »

 

 

Parmi les recommandations phares de la CONECT figurent un calendrier pluriannuel, le « Golden Permit », l’auto-raccordement, des lignes dédiées aux énergies renouvelables, l’indexation tarifaire, l’intégration du stockage et la formation des promoteurs. Parmi les engagements concrets : soumission d’un document officiel au ministère, création d’un comité de suivi, formations avant la 6e ronde et mises en relation des acteurs.

Cette conférence positionne ainsi la Tunisie comme un hub attractif des énergies renouvelables. Ces initiatives visent ultimement à hisser la part des renouvelables, à réduire les subventions énergétiques et à sécuriser l’approvisionnement national.

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Dessalement de l’eau: entre sauveur ou mirage?

À environ un mois de la Journée mondiale de l’eau, célébrée chaque année le 22 mars, la région MENA fait face à un stress hydrique croissant : la moitié de ses 29 pays sont déjà sous le seuil critique de 500 m³ par habitant et par an. Le dessalement de l’eau de mer s’impose comme une réponse stratégique à l’horizon 2050.

La demande en eau pourrait augmenter de 20 à 50% d’ici là, nécessitant 25 milliards de m³ supplémentaires annuels, exacerbé par la surexploitation des nappes, la croissance démographique et le changement climatique.

La région domine avec 46% de la capacité mondiale de dessalement en 2025 (contre 23% pour l’Asie de l’Est et 11% pour l’Amérique du Nord), grâce aux investissements massifs des pays du Golfe en vastes usines pour usages municipaux et industriels. Ces infrastructures assurent un approvisionnement stable, indépendant des pluies ou aquifères épuisés. La Tunisie, l’Égypte et la Libye accélèrent particulièrement leur rattrapage.​

Pour le cas de la Tunisie, le dessalement de l’eau de mer progresse rapidement pour contrer un stress hydrique imminent. La Stratégie Eau 2050 prévoit une capacité passant de 18 millions de m³ en 2025 à 265 millions de m³ d’ici 2050, complétée par la réutilisation des eaux usées (de 59 à 485 millions de m³). Des usines comme celles de Djerba et Sfax couvrent une part croissante des besoins potables dans le Sud, tandis que des projets à Gabès, Zarzis et Mahdia visent l’autonomie locale via un programme intensif post-2030.

Le dessalement reste prioritaire malgré ses coûts élevés : une stratégie à long terme intègre le financement et l’expansion des projets (Gabès, Sfax, Djerba, Zarzis, Mahdia), avec des technologies innovantes comme les panneaux photovoltaïques pour plus d’efficacité et de durabilité.​
Globalement, les coûts unitaires ont chuté de 2,5-5 $/m³ (années 1980) à moins de 1 $/m³ aujourd’hui, certains projets atteignant 0,4-0,5 $/m³ grâce à l’échelle et à l’osmose inverse.

Le dessalement n’est pas une panacée : énergivore, il risque d’alourdir les budgets sans réformes comme la tarification incitative. La Banque mondiale préconise une approche intégrée, entre  gouvernance rénovée, innovations (énergies renouvelables, colocalisation usines-électricité pour réduire les émissions), efficacité agricole (70% de la demande) et PPP pour intégrer le dessalement à Eau 2050 et assurer la résilience.

 

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Énergie verte et financement : la Tunisie ouvre un nouveau front pour ses PME

870 mille entreprises. C’est le nombre de petites et moyennes structures tunisiennes que le coût prohibitif du crédit à long terme et la lourdeur des exigences en matière de garanties maintiennent à l’écart des investissements énergétiques. Pour lever cet obstacle, l’État tunisien mise désormais sur un dispositif inédit : le projet CHEMS.

Conçu autour du photovoltaïque comme levier d’autoproduction électrique, ce programme entend transformer l’accès des PME à l’énergie solaire en rendant viables — financièrement et techniquement — des investissements jusqu’ici hors de portée. Au cœur du mécanisme : une plateforme numérique permettant de modéliser et d’évaluer les scénarios d’investissement avant tout engagement.

C’est l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME) qui pilote l’opération. Son directeur général, Nafâa Baccari, a présenté le dispositif lors d’un atelier réunissant lundi l’ensemble des acteurs concernés. Il a rappelé que CHEMS s’inscrit pleinement dans la feuille de route nationale de transition énergétique et bénéficie du soutien financier de la Banque africaine de développement.

La rencontre a offert un espace de dialogue structuré entre des partenaires aux profils complémentaires : représentants de la BAD, équipes du ministère de l’Économie et de la Planification, cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz, opérateurs bancaires et responsables des chambres professionnelles. Ensemble, ils ont examiné l’architecture du projet, confronté leurs analyses et dégagé des pistes concrètes pour en garantir l’efficacité opérationnelle.

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Hydrocarbures: 12 permis actifs en Tunisie à fin 2025

À la fin de l’année 2025, la Tunisie compte 12 permis actifs liés aux hydrocarbures: 11 permis de recherche et 1 permis de prospection, selon l’Observatoire national de l’énergie. Ces permis permettent de chercher et d’explorer du pétrole et du gaz sur le territoire national. Parallèlement, le pays dispose de 57 concessions pétrolières, dont 44 sont déjà en production, comme cela a été relayé par l’agence TAP. L’État tunisien, via l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), participe dans 34 de ces concessions en partenariat avec d’autres entreprises et détient entièrement 3 concessions. Concernant l’exploration, aucune nouvelle opération sismique n’a été lancée en 2025, mais quatre nouveaux puits de développement ont été forés: «CRG-10 ST», «CRG-12 ST», «PDG-5» et «SHG-W1», tandis que le forage d’un puits entamé en 2023, «SMGNE-13», a été poursuivi.  

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Hausse du déficit de la balance commerciale énergétique en 2025

Le déficit de la balance commerciale énergétique, en tenant compte de la redevance du gaz algérien, a enregistré une hausse de 3 % pour se situer à 11,023 milliards de dinars, selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM).

Dans ce cadre, les exportations et les importations des produits énergétiques ont respectivement baissé en valeur de 26 % et de 4%.

L’ONEM explique que les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie sont sensibles à trois facteurs. A savoir : les quantités échangées; le taux de change dollar/dinar; et les cours du Brent, qualité de référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté ainsi que les produits pétroliers.

En effet, en décembre 2025, les cours du Brent ont enregistré une baisse de 11 $/bbl par rapport au mois de décembre 2024.

Au cours de la même période, le taux de change du dinar tunisien par rapport au dollar a enregistré une baisse de 8 % par rapport au dollar américain, principale devise d’échange des produits énergétiques en comparaison avec la même période de l’année dernière.

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Le déficit de l’énergie primaire s’accroît de 18 % en 2025

Selon le rapport 2025 de l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM), la situation énergétique s’est détériorée.

Le déficit d’énergie primaire atteint 6,3 Mtep, en hausse de 18 % par rapport à 2024. Le taux d’indépendance énergétique recule à 35 % (contre 41 % en 2024) et tomberait à 27 % sans la redevance du gaz algérien.

Les ressources d’énergie primaire diminuent de 10 % pour s’établir à 3,4 Mtep, en raison du recul de la production nationale de pétrole et de gaz, qui représentent encore 69 % des ressources. Les renouvelables restent faibles, avec seulement 3 % du total. La redevance sur le transit du gaz algérien baisse également de 13 %.

Parallèlement, la demande d’énergie primaire augmente de 7 %, tirée par la hausse de la consommation de gaz naturel (+10 %) et des produits pétroliers (+3 %). La part du gaz dans la demande atteint 50 %. Tandis que celle des produits pétroliers recule légèrement à 49 %.

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L’Arabie saoudite, leader arabe des exportations non pétrolières

L’Arabie saoudite domine le classement 2025 des pays arabes en exportations non pétrolières avec une valeur de 140,8 milliards de dollars, suivie des Émirats arabes unis avec 135 milliards. La Tunisie arrive à la 6e place avec seulement 17 milliards, soulignant les défis de diversification régionale.

Ce classement met en lumière les efforts de diversification économique dans la région. L’Arabie saoudite bénéficie de sa Vision 2030, boostant pétrochimie et services pour atteindre des records proches de 140 milliards USD en non-pétrolier. Les Émirats, via Dubaï, excellent en réexportations et commerce non pétrolier (estimations >800 milliards AED, soit ~218 milliards USD total non-pétrolier en 2024, en hausse).

Lire aussi: Où va l’Arabie saoudite de MBS ?

Position de la Tunisie

La Tunisie ferme la marche du Top 6 de ce classement avec 17 milliards dollars, aligné sur ses exportations industrielles dominantes (92 % du total, ~58 milliards TND ou ~18,5 milliards USD à fin 2025). L’industrie mécanique et électrotechnique tire la croissance (+1,5 % sur 11 mois), mais la concentration sur l’Europe (64 %) et le déficit commercial persistent. Ce 6e rang maghrébin appelle à accélérer la diversification vers Afrique et MENA.

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Nucléaire : nouveau virage énergétique français

Le développement accru de l’énergie nucléaire et la réduction concomitante des énergies éolienne et photovoltaïque sont prévus dans le programme pluriannuel énergétique présenté jeudi 12 février par le Premier ministre français, Sébastien Lecornu.

Ce programme fixe les objectifs de consommation et de production d’énergie par secteur pour les dix prochaines années (2025-2035). L’ambition du Premier ministre français, Sébastien Lecornu, est de relever le « défi du siècle ». C’est-à-dire de faire de la France la première grande nation industrialisée à s’affranchir de sa dépendance aux énergies fossiles.

Le programme prévoit notamment la construction de quatorze nouveaux réacteurs nucléaires. Mais aussi l’augmentation de la puissance des réacteurs existants, l’allongement de leur durée de vie au-delà de soixante ans…

Parallèlement, en matière d’énergie éolienne, l’objectif est désormais de 15 gigawatts (GW) de capacité installée d’ici 2035; contre 18 GW annoncés dans le précédent programme pluriannuel. Lecornu indique qu’il privilégiera la modernisation des parcs éoliens existants afin d’« accroître leur capacité et de réduire leur impact visuel », plutôt que la construction de nouveaux parcs.

Concernant le photovoltaïque, il vise 48 GW de capacité installée d’ici 2030 et une fourchette de 55 à 80 GW d’ici 2035. Ce qui ralentit la dynamique actuelle. Globalement, comme l’a déclaré le Premier ministre, l’objectif est que les énergies bas carbone représentent 60 % de la consommation finale d’ici 2030. Et ce, avant d’atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle.

Au-delà de la production d’énergie, le succès de la décarbonation dépend aussi de la transformation des usages énergétiques, du passage des voitures à moteur à combustion interne aux véhicules électriques ou de l’électrification des processus industriels, a affirmé le gouvernement français.

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Dialogue USA–Iran : coup de froid sur le pétrole

Les prix du pétrole chute après que les États-Unis et l’Iran se sont engagés à poursuivre les négociations sur le programme nucléaire iranien, apaisant ainsi les craintes d’un éventuel conflit susceptible de perturber les approvisionnements de pétrole en provenance de la région.

Le prix du pétrole brut Brent a baissé de 49 cents, soit 0,72 %, à 67,56 dollars le baril ce matin. Et ce, après avoir progressé de 50 cents à la clôture vendredi.

De son côté, le prix du pétrole brut américain West Texas Intermediate a baissé de 42 cents, soit 0,66 %, pour s’établir à 63,13 dollars; après avoir progressé de 26 cents à la clôture vendredi 6 février.

Par ailleurs, l’Iran et les États-Unis se sont engagés à poursuivre les négociations nucléaires indirectes; après des discussions qualifiées de « positives » par les deux parties, vendredi à Oman, malgré des divergences persistantes. Cette déclaration a apaisé les craintes qu’un échec des négociations ne plonge le Moyen-Orient au bord de la guerre, suite au déploiement de forces militaires supplémentaires par les États-Unis dans la région.

En outre, les investisseurs craignent des perturbations des approvisionnements en provenance d’Iran et d’autres producteurs régionaux. Car des exportations équivalentes à environ un cinquième de la consommation mondiale totale de pétrole transitent par le détroit d’Ormuz, entre Oman et l’Iran.

Cependant, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que Téhéran frapperait les bases américaines au Moyen-Orient en cas d’attaque des forces américaines. Tout en indiquant que le risque de conflit persiste.

Les investisseurs poursuivent également leurs efforts pour limiter les revenus que la Russie tire de ses exportations de pétrole, qu’elle utilise pour financer sa guerre en Ukraine.

Pour leur part, les raffineurs indiens, qui étaient autrefois les plus gros acheteurs de pétrole brut russe transporté par voie maritime, évitent les achats pour livraison en avril. De même qu’ils devraient s’abstenir de tels accords pendant plus longtemps, selon des sources du secteur du raffinage et du négoce.

Signe que la hausse des prix de l’énergie encourage une augmentation de la production, Baker Hughes a rapporté que les compagnies énergétiques américaines ont ajouté des plateformes de forage pétrolier et gazier la semaine dernière pour la troisième semaine consécutive, une première depuis novembre.

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Tunisie-Inde: de nouveaux projets industriels en vue


La Tunisie et l’Inde passent à la vitesse supérieure pour leur avenir industriel. Le 6 février 2026, la ministre Fatma Thabet Chiboub a reçu l’ambassadrice indienne à Tunis. Wael Chouchane, secrétaire d’État à la Transition énergétique, participait aussi à cet échange stratégique.

Les discussions ont ciblé les mines et l’énergie. La priorité absolue reste la relance de la société TIFERT. Les deux pays veulent restaurer ses capacités de production au plus vite. Ils envisagent également de diversifier ses activités actuelles.

Fatma Thabet Chiboub mise sur un renforcement concret des liens économiques. De son côté, l’ambassadrice confirme l’engagement total de l’Inde. Le secteur des fertilisants demeure le pilier central de cette alliance. De nouveaux projets communs devraient voir le jour prochainement.

Cette rencontre prouve la solidité des relations entre les deux nations. Elle ouvre surtout la porte à des investissements industriels majeurs. C’est une étape clé pour une coopération bilatérale déjà historique.

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La Tunisie 20e mondiale en termes d’efficacité énergétique

Le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) en Tunisie, Nafaa Baccari, a déclaré que la Tunisie se classe au 20e rang mondial sur 140 pays en termes d’efficacité énergétique, surclassant ainsi de nombreux pays européens, selon le rapport 2025 de la Banque mondiale sur les indicateurs d’énergie durable.

Dans une interview accordée à Independent Arabia, Baccari a ajouté : «La Tunisie se classe 2e en Afrique après le Nigéria et 62e au niveau mondial dans l’indice de transition énergétique du Forum économique mondial, qui comprend 115 pays. Ce résultat est le fruit de la création de l’ANME il y a 40 ans.»

Il s’agit d’une institution publique à vocation non administrative et non commerciale qui, depuis sa création, travaille à l’élaboration de lois en soumettant des propositions à cet égard dans le but de suivre l’évolution mondiale, notamment en ce qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de l’empreinte carbone.

La Tunisie a des objectifs ambitieux à cet égard, puisqu’elle cherche à réduire son indice carbone de 62 % d’ici 2035, et à produire de l’électricité à partir d’énergies renouvelables, afin que celles-ci atteignent 35 % du mix énergétique national en 2030 et 50 % en 2035, contre  seulement 4 à 5 % aujourd’hui.

Baccari a poursuivi : «La Tunisie progresse bien en ce qui concerne sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) aux émissions de gaz à effet de serre, ce qui l’a conduite à augmenter ses engagements de réduction des émissions, pour passer à 45 % en 2030 et à 62 % en 2035.»

Ces objectifs seront réalisés grâce aux indicateurs assez avancés enregistrés en matière d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, car les émissions sont basées à 70 % sur les émissions énergétiques, et cet indicateur devra être réduit grâce à l’adoption d’énergies alternatives.

Les secteurs des transports et de la construction figurent en tête des plus gros consommateurs d’énergie, chacun représentant 35 % de la consommation totale. Des mesures sont en cours pour réduire la consommation dans le secteur de la construction grâce à l’isolation thermique et à un éclairage écoénergétique, ainsi qu’à des projets d’autoproduction d’électricité menés aussi bien par les entreprises que par les ménages.

Actuellement, 200 entreprises tunisiennes produisent leur propre électricité à partir d’énergie propre en installant des centrales photovoltaïques pour leur propre consommation, précise Baccari, qui note que l’ANME a mis en place le projet Prosol Elec, qui représente l’une des plus importantes réussites de la transition énergétique dans la région, et qui propose un ensemble d’incitations à l’autoproduction d’électricité par les ménages tunisiens.

I. B.

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Tunisie : Trois institutions publiques passent au solaire pour réduire la facture énergétique

Dans le cadre de la poursuite du programme national d’atténuation de la consommation énergétique dans les institutions publiques, trois établissements tunisiens s’apprêtent à être équipés de systèmes photovoltaïques destinés à l’autoconsommation, en plus d’opérations d’amélioration de l’efficacité énergétique de leurs bâtiments.

L’objectif, réduire la demande en énergie et alléger progressivement la charge du soutien étatique aux produits énergétiques.

Cette mesure a été officialisée dans le Journal officiel du 27 novembre 2027, à travers un arrêté conjoint de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et du ministre des Transports, daté du 27 novembre 2025.

Le programme visé regroupe deux volets complémentaires :

  • Le photovoltaïque connecté au réseau ;
  • L’amélioration de la performance énergétique des bâtiments publics.

Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre des accords de prêt entre la Tunisie et la KfW – Banque allemande de développement, qui finance conjointement ces actions avec le Fonds de transition énergétique.

Les institutions concernées

Selon l’arrêté, les institutions bénéficiaires de cette phase sont :

  • L’Imprimerie officielle de la République tunisienne à Rades,
  • L’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) à Tozeur,
  • Le bâtiment de la Présidence du Gouvernement à la Kasbah (Bab El Assal), Tunis.

Ces sites seront dotés d’installations solaires et de dispositifs visant à optimiser leur performance énergétique. La coût prévisionnel de cette étape s’élève à 13 millions de dinars, financés par :

  • un prêt et une subvention de la KfW,
  • des crédits du Fonds de transition énergétique.

La mise en œuvre sera poursuivie par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), en sa qualité de maître d’ouvrage délégué, conformément aux accords contractuels en vigueur.

Un délai d’exécution fixé à six mois

Le texte précise que la durée d’exécution du programme est de six mois, à compter de la date de publication de l’arrêté au Journal officiel.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la souveraineté énergétique, à encourager la production d’énergie propre et à soulager progressivement le budget de l’État, fortement impacté par le coût des subventions énergétiques.

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Batteries au lithium : La Tunisie attire un nouvel investissement chinois

La Tunisie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son industrie énergétique. La société chinoise YJC Power, spécialisée dans les systèmes de stockage d’énergie, a exprimé son intention de créer une unité de production de batteries au lithium destinée au marché local et régional, en partenariat avec un investisseur tunisien.

L’annonce est intervenue lors d’une réunion tenue vendredi 28 novembre au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, sous la présidence de la ministre Fatma Thabet Chiboub, et en présence du secrétaire d’État chargé de la transition énergétique, Waël Chouchane, ainsi que de hauts cadres et représentants d’organismes sous tutelle.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la production locale de batteries et de solutions électroniques, dans un contexte mondial marqué par l’essor du transport électrique et par la nécessité d’améliorer les capacités de stockage d’énergie. L’installation de cette unité devrait contribuer à stimuler la compétitivité de l’industrie tunisienne tout en soutenant sa transition énergétique.

Atouts industriels

Le groupe chinois a salué les atouts industriels du pays, la qualité de ses compétences humaines et la position stratégique de la Tunisie comme plateforme de fabrication et d’exportation vers les marchés européens et africains.

Fondée en 2016, YJC Power est spécialisée dans les solutions intelligentes pour les énergies renouvelables et dans le développement de systèmes de stockage d’énergie multi-usages.

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Parc éolien de 75 MW à Bizerte : Un projet qui prend forme

Un nouveau pas vient d’être franchi vers la réalisation d’un des projets énergétiques les plus prometteurs dans le nord du pays. Une séance de travail s’est tenue lundi au siège du gouvernorat de Bizerte autour du projet de production de 75 mégawatts d’électricité grâce à l’énergie éolienne, initié par la société ABO Energy Tunisie.

La réunion a été présidée par le gouverneur Salem Ben Yaacoub, en présence des représentants de l’entreprise, Wissam Dkhil et Mejdi El Mazni, ainsi que du secrétaire général du gouvernorat, Abdelatif Hamid.

Selon Wissam Dkhil, le projet permettra de générer 75 MW, soit l’équivalent de la consommation électrique d’environ 75 mille habitants. L’investissement initial est estimé à près de 270 millions de dinars. Outre sa contribution à la transition énergétique, le projet créera des emplois directs et indirects et devrait participer à la dynamique de développement local, notamment par l’amélioration de certaines infrastructures et l’ouverture de nouvelles perspectives économiques pour la zone concernée.

Respect des cadres réglementaires

Le gouverneur de Bizerte a assuré du soutien total des autorités régionales à ce type d’initiatives stratégiques, en phase avec les orientations nationales visant à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique tunisien à l’horizon 2030. Il a insisté sur la nécessité d’un strict respect des cadres réglementaires et d’une coordination fluide entre les différentes parties prenantes afin de garantir les meilleures conditions de réussite du projet, tant sur le plan environnemental qu’économique.

ABO Energy Tunisie, filiale du groupe allemand ABO Energy, est active en Tunisie depuis 2018. Spécialisée dans le développement de projets d’énergie renouvelable – éolien, solaire et stockage – elle s’est dotée d’une équipe dédiée pour accompagner la montée en puissance du secteur dans le pays. Le projet de Bizerte marque une étape importante dans la consolidation de sa présence et dans la diversification du paysage énergétique national.

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Hydrocarbures et énergies vertes : Le plan de relance du gouvernement

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a annoncé que l’État entend revitaliser le secteur des hydrocarbures en adoptant des législations favorables à l’investissement et en révisant le code des hydrocarbures. L’objectif : renforcer la souveraineté énergétique et combler le déficit croissant provoqué par la baisse de la production nationale.

Un secteur en recul et des réformes en préparation

Présentant le projet de budget de l’État et le budget économique 2026 devant une séance plénière conjointe de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Sarra Zaafrani Zenzri a indiqué que la production d’hydrocarbures a chuté de près de 30% entre 2021 et 2025.

Cette baisse s’explique par la diminution de la rentabilité de plusieurs champs pétroliers, notamment ceux d’El Borma et d’Achtrat, mais aussi par le désengagement des grandes compagnies internationales. Résultat : le taux d’indépendance énergétique du pays a reculé de 93% en 2010 à seulement 41% en 2024.

Pour inverser cette tendance, le gouvernement prévoit, dès 2026, de relancer les activités de recherche, d’exploration et de développement des gisements. Des mesures seront prises pour « rétablir la confiance des investisseurs », notamment par la simplification et l’accélération des procédures d’autorisation et la mise en avant des sites les plus rentables.

Cap sur les énergies renouvelables

Parallèlement, l’exécutif compte intensifier les efforts de transition énergétique, avec l’ambition de produire 35 % de l’électricité nationale à partir des énergies renouvelables.

Selon la cheffe du gouvernement, plusieurs projets solaires, totalisant 800 mégawatts, ont été attribués au premier semestre 2025. Parmi eux figurent une centrale photovoltaïque de 100 MW à Matbasta (Kairouan), ainsi que deux stations de 50 MW à Sidi Bouzid et Tozeur, dont trois entreront en service d’ici la fin de l’année.

De nouvelles licences ont également été octroyées pour quatre unités solaires supplémentaires, tandis que deux centrales électriques à cycle combiné sont opérationnelles à Sfax. Ces initiatives s’ajoutent aux projets menés dans le cadre de la production sous licence et de l’autoproduction.

La cheffe du gouvernement a souligné que les énergies renouvelables représentent aujourd’hui un pôle d’attraction majeur pour les investisseurs. Entre janvier et septembre 2025, les investissements déclarés dans ce domaine ont atteint environ 1,66 milliard de dinars, soit 28% du total national.

Elle a rappelé que ces résultats s’inscrivent dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de transition énergétique, appuyée par des partenariats solides avec des opérateurs expérimentés et un cadre juridique modernisé, incluant le système de concession.

Une vision à long terme

Sarra Zaafrani Zenzri a également évoqué deux projets structurants. L’interconnexion électrique Tunisie-Italie (ELMED), qui fera du pays un hub régional des énergies propres ; et le programme national de transition énergétique, doté d’un financement de 343 millions de dinars, destiné à développer davantage la production issue de ressources renouvelables.

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