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Stablecoins : le Nigeria et l’Afrique du Sud en tête de la demande en Afrique

Une enquête montre que le Nigeria et l’Afrique du Sud, les deux plus grandes économies d’Afrique, sont en tête en termes de demande croissante de monnaies stables et sont les plus optimistes quant à leur potentiel.

Les monnaies stables sont l’un des moyens les plus rapides et les moins coûteux de transférer de l’argent dans les pays pauvres. Mais comme 99 % d’entre elles, telles que les monnaies dominantes Tether et USDC, sont indexées sur le dollar, elles soulèvent également des inquiétudes quant à la dollarisation de l’économie et à la fuite des capitaux.

Publié mercredi 18 février, intitulé « Rapport sur l’utilité des stablecoins » et mené par YouGov en collaboration avec les sociétés de cryptomonnaies PVNK, Coinbase et Artemis, ce rapport a recueilli les avis de plus de 4 650 personnes originaires de 15 pays qui possèdent ou envisagent de posséder des stablecoins ou des cryptomonnaies, précise Reuters.

Ce type de monnaie est aujourd’hui principalement utilisé pour les transferts de fonds entre les marchés de cryptomonnaies. Le Boston Consulting Group estimait dans un rapport publié l’année dernière que près de neuf dixièmes des transactions en stablecoins étaient liées au trading de cryptomonnaies. Tandis que les transactions servant à payer des biens ou des services représentaient environ 6 %.

En outre, le rapport affirme que la demande de stablecoins augmente sur d’autres marchés émergents comme l’Inde. De même qu’il montre que plus de la moitié des personnes interrogées ont augmenté leurs avoirs en stablecoins au cours de l’année écoulée. Les économies en développement enregistrant les tendances les plus marquées.

Ainsi, les statistiques indiquent qu’environ 80 % des participants à l’enquête au Nigéria et en Afrique du Sud possèdent déjà des stablecoins. Tandis que plus de 75 % d’entre eux ont l’intention d’accroître encore leurs avoirs au cours de l’année à venir.

Le marché mondial des stablecoins représente plus de 310 milliards de dollars

Le marché mondial des stablecoins représente plus de 310 milliards de dollars. Il est dominé par des devises liées au dollar telles que Tether (185 milliards de dollars) et USDC (75 milliards de dollars). Et il devrait encore se développer suite à des mesures réglementaires américaines telles que le Genius Act.

Néanmoins, les banquiers centraux des économies émergentes restent prudents, craignant que des monnaies stables n’épuisent les dépôts bancaires nationaux, compromettant ainsi la politique monétaire et facilitant simultanément la fuite des capitaux.

L’enquête a également mis en évidence que la popularité décroissante des stablecoins dans les magasins et en ligne constitue un obstacle à leur adoption plus large dans les achats et abonnements quotidiens.

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Croissance sous perfusion : le FMI met Pékin face au mur de la consommation

Dans son évaluation annuelle publiée le 18 février, le Fonds monétaire international (FMI) appelle la Chine à faire de la transition vers un modèle de croissance tiré par la consommation une priorité nationale. Tout en estimant que la dépendance persistante aux exportations et à l’investissement atteint ses limites.

Le Conseil d’administration du FMI a achevé le 13 février ses consultations au titre de l’article IV avec la Chine. Un exercice annuel visant à évaluer les politiques économiques et financières des pays membres. Les autorités chinoises ont accepté la publication du rapport des services du Fonds.

Malgré une succession de chocs ces dernières années, l’économie chinoise a fait preuve de résilience. La croissance du PIB réel devrait atteindre 5 % en 2025, conformément à l’objectif gouvernemental. Elle est soutenue par la vigueur des exportations et par des mesures de relance. L’excédent du compte courant est attendu à 3,3 % du PIB. Tandis que la faible inflation – proche de 0 % en moyenne – a contribué à une dépréciation du taux de change réel, renforçant la compétitivité extérieure.

Cette dynamique masque toutefois une faiblesse persistante de la demande intérieure privée. Les pressions déflationnistes demeurent, alimentées notamment par la crise prolongée du secteur immobilier et par un système de protection sociale jugé insuffisant.

Ralentissement attendu et risques orientés à la baisse

Le FMI anticipe un ralentissement de la croissance à 4,5 % en 2026, sous l’effet des incertitudes liées aux politiques tarifaires et commerciales, du vieillissement démographique, du recul de la rentabilité des investissements et du ralentissement de la productivité. Les risques pesant sur les perspectives économiques sont jugés majoritairement orientés à la hausse, notamment en cas d’aggravation de la crise immobilière ou d’escalade des tensions commerciales.

Le Conseil d’administration du FMI plaide pour une politique macroéconomique plus expansionniste, centrée sur la relance budgétaire, complétée par un nouvel assouplissement monétaire et une plus grande flexibilité du taux de change. Les dépenses publiques devraient être réorientées afin de soutenir la consommation et le logement. Tout en réduisant les investissements jugés inefficaces et certaines subventions industrielles.

Le FMI insiste également sur la nécessité de réformes structurelles, notamment pour faciliter l’ajustement du secteur immobilier, résoudre le problème des logements inachevés, renforcer le système de sécurité sociale et réduire l’épargne de précaution des ménages. L’assouplissement du système d’enregistrement des ménages et une fiscalité plus progressive figurent parmi les leviers recommandés pour stimuler la consommation.

Par ailleurs, le FMI soulignent que ces mesures pourraient augmenter la part de la consommation dans le PIB d’environ quatre points de pourcentage d’ici cinq ans, renforçant la résilience de l’économie chinoise. Étant donné que la Chine contribue à près de 30 % de la croissance mondiale, un rééquilibrage de son modèle de développement aurait des retombées positives à l’échelle internationale.

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USA : entre patience et fermeté, la Fed hésite sur la trajectoire des taux

Le compte rendu de la réunion des 27 et 28 janvier de la Réserve fédérale américaine (Fed) met en lumière un large consensus en faveur du maintien des taux d’intérêt; mais aussi des divergences croissantes sur l’orientation future de la politique monétaire.

Selon ce document publié mercredi 18 février, la quasi-totalité des responsables de la Banque centrale américaine ont soutenu le statu quo afin d’évaluer l’impact des baisses cumulées de 75 points de base opérées l’an dernier. Seuls deux membres du comité de la Fed se sont prononcés en faveur d’une nouvelle réduction des taux, rapporte Reuters.

En effet, les gouverneurs Christopher Waller et Stephen Miran ont exprimé leur désaccord avec la décision majoritaire. Et ce, en invoquant leurs inquiétudes face à une possible détérioration du marché du travail. Pour les 17 autres responsables, les positions restent partagées. Ainsi, certains ont évoqué la possibilité d’un relèvement des taux si l’inflation persistait au-delà de l’objectif de 2 %. Tandis que d’autres plaident pour une période prolongée de stabilité.

À l’inverse, d’autres responsables estiment nécessaire de maintenir les taux inchangés « pendant un certain temps ». Tout en attendant des signaux plus clairs sur la trajectoire de l’inflation et de l’économie. Certains sont allés jusqu’à affirmer que de nouvelles baisses ne seraient pas appropriées tant que l’inflation ne serait pas « clairement revenue sur la bonne voie ».

Malgré ces divisions internes, plusieurs analystes continuent d’anticiper de nouvelles réductions de taux cette année, intégrées à leurs scénarios de base pour l’économie américaine. Pour l’heure, la Fed a maintenu son taux directeur dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. Tout en laissant entendre qu’il pourrait rester à ce niveau pendant une période prolongée, signe d’une posture monétaire toujours restrictive.

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La BCE minimise l’effet des taxes Trump sur la Chine

Une étude de la Banque centrale européenne (BCE) a démontré que les droits de douane imposés par Donald Trump ne sont pas la principale raison pour laquelle la Chine augmente ses exportations vers d’autres régions du monde, rapporte Bloomberg.

« Tout détournement de commerce associé aux droits de douane semble limité en Chine et concerne un nombre restreint de produits. Ce qui suggère des impacts limités des droits de douane américains sur les marchés tiers », estiment les auteurs de l’étude de la BCE.

Au contraire, « la faiblesse de la demande intérieure a poussé les entreprises chinoises à délocaliser leur capacité de production excédentaire, soutenue par la baisse des prix à l’exportation, une compétitivité accrue grâce à la faiblesse de la monnaie et l’expansion des capacités de production menée par l’État ».

Les droits de douane américains ont accru les craintes de la BCE quant à un possible détournement de marchandises chinoises vers la zone euro. Intensifiant ainsi la concurrence pour les entreprises de la zone euro, poursuit Bloomberg. Les décideurs politiques les plus accommodants y voient également un risque de baisse de l’inflation, déjà prévue sous la barre des 2 %.

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Pas d’accord entre Russes et Ukrainiens à Genève 

Les pourparlers de paix entre l’Ukraine et la Russie, sous la supervision des États-Unis à Genève (Suisse), se sont terminés mercredi 18 février sans aucune percée significative. Ces pourparlers ont été qualifiés de « difficiles » et n’ont pas abouti à un accord.

Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a accusé la Russie de retarder le processus. Tout en critiquant au passage la pression des États-Unis pour que l’Ukraine fasse des concessions.

D’ailleurs, les points d’achoppement concernent les territoires occupés par l’armée russe en Ukraine orientale et le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijjia.

Aucune date n’a été fixée pour d’éventuelles négociations entre les deux belligérants.

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Stellantis revient au diesel

La multinationale Stellantis, l’un des principaux constructeurs automobiles mondiaux, a annoncé le retour de modèles diesel sur le marché européen, après l’échec de ses ambitions dans les véhicules électriques (VE).

L’entreprise Stellantis qui possède des marques bien connues comme Peugeot, Fiat, Jeep et Citroën, a recommencé à proposer des versions diesel d’au moins sept modèles de voitures et de fourgonnettes en Europe depuis la fin de 2025, selon des données de revendeurs et des déclarations officielles publiées le mardi 17 février.

Cette décision intervient après que Stellantis a enregistré des pertes colossales de 22,2 milliards d’euros liées à ses projets de véhicules à faibles émissions de CO2, principalement électriques, au second semestre 2025. Dans ce contexte, les ventes de voitures électriques n’ont pas atteint les objectifs escomptés sur plusieurs marchés européens. Tandis que certains gouvernements ont assoupli les normes d’émissions, offrant ainsi une marge de manœuvre plus grande aux moteurs thermiques traditionnels.

Stellantis justifie ce revirement stratégique par la nécessité de mieux répondre à la demande réelle des consommateurs. Le groupe affirme vouloir maintenir et même élargir son offre de moteurs diesel là où le marché le réclame, notamment pour des conducteurs recherchant une plus grande autonomie, un coût d’achat inférieur ou des capacités de traction supérieures.

Le retour du diesel intervient alors que ce type de motorisation représente aujourd’hui une part marginale des ventes en Europe, autour de 7,7 % du marché des voitures neuves…

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La Chine affiche un excédent courant record de 735 milliards de dollars

La Chine a enregistré en 2025 un excédent record de sa balance des paiements courants, atteignant 734,9 milliards de dollars, selon des données publiées par l’Administration d’État chinoise des changes.

Cette performance confirme la solidité de la position chinoise comme premier exportateur mondial. Et ce, en dépit des tensions commerciales persistantes et de la volatilité des flux de capitaux affectant la deuxième économie mondiale.

Dans le même temps, le compte de capital et financier a affiché un déficit de 760,2 milliards de dollars sur l’année; après prise en compte des erreurs et omissions nettes au quatrième trimestre. C’est ce que rapporte l’agence de presse officielle Xinhua.

L’ampleur de l’excédent courant s’explique avant tout par un essor historique du commerce des marchandises, dont le solde a dépassé pour la première fois le seuil des 1 000 milliards de dollars. Cette progression est intervenue malgré les politiques tarifaires adoptées par plusieurs pays occidentaux.

A cet égard, les autorités chinoises affirment que cette résilience repose notamment sur la diversification géographique des exportations, les entreprises chinoises ayant renforcé leur présence sur les marchés des pays du Sud, compensant ainsi le ralentissement observé dans certaines économies développées.

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Croissance atone : l’économie allemande plafonne à 1 % en 2026

L’économie allemande devrait croître de 1 % en 2026, contre 0,7 % précédemment prévu, mais une année de réformes est nécessaire pour parvenir à une reprise durable. C’est ce qu’estime la Chambre de commerce et d’industrie allemande (DIHK).

La première économie européenne peine toujours à retrouver son dynamisme, les incertitudes géopolitiques, les coûts d’exploitation élevés et la faiblesse de la demande intérieure pesant sur les entreprises, la croissance prévue pour 2026 étant largement déterminée par des facteurs statistiques et calendaires, selon Reuters.

L’indice du climat des affaires de DIHK, basé sur les réponses d’environ 26 000 entreprises de divers secteurs et régions, a légèrement augmenté pour atteindre 95,9 points, mais est resté bien en dessous de la moyenne à long terme de 110.

Helena Melnikov, directrice générale de DIHK, souligne que « c’est insuffisant ; nos concurrents sont plus dynamiques ». Elle ajoute: « Tant que le frein à main sera serré, nous ne sortirons pas de cette impasse ». Elle appelle à des réformes plus rapides pour réduire la bureaucratie ainsi que les coûts de main-d’œuvre et d’énergie.

Selon le sondage, les entreprises ont cité la faiblesse de la demande intérieure (59 %), la hausse des coûts de main-d’œuvre (59 %), l’incertitude liée à la politique économique (58 %) et les prix élevés de l’énergie et des matières premières (48 %) comme principaux risques.

Les projets d’investissement restent limités. 23 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs investissements contre 31 % qui envisagent de les réduire.

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Iran–États-Unis : timide dégel à Genève sur fond de bras de fer stratégique

Les négociations entre l’Iran et les États-Unis sur son programme nucléaire ont enregistré des « progrès », sans pour autant déboucher sur une percée décisive. « Ces avancées ne signifient pas qu’un accord sera bientôt trouvé, mais le processus est désormais enclenché », a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, à l’issue du second cycle de pourparlers tenu à Genève, mardi 17 février 2026.

Selon Araghtchi, les deux parties se sont accordées sur « un ensemble de principes directeurs » susceptibles d’ouvrir la voie à un éventuel accord. Un responsable américain a confirmé à Reuters que Téhéran devait soumettre des propositions détaillées dans les deux prochaines semaines. « Des progrès ont été réalisés, mais de nombreux points restent à discuter », a-t-il précisé, sur la télévision d’État iranienne. D’ailleurs, il a exhorté Washington à cesser immédiatement ses menaces d’usage de la force contre son pays.

De son côté, le président iranien, Massoud Pezechkian a réaffirmé que Téhéran n’abandonnerait jamais son programme nucléaire pacifique, tout en se disant prêt à accepter des mécanismes de vérification internationaux. « Nous ne cherchons pas à acquérir l’arme nucléaire. Si quelqu’un souhaite le vérifier, nous sommes ouverts à cette vérification », a-t-il déclaré.

Sur le plan politique, le président américain Donald Trump a estimé qu’un changement de régime à Téhéran pourrait être « la meilleure option ». Tandis que le guide suprême iranien Ali Khamenei a affirmé que toute tentative américaine de renversement du pouvoir serait vouée à l’échec.

Le médiateur omanais s’est montré prudemment optimiste. Le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Busaidi, a salué sur X de « bons progrès » lors de ce deuxième cycle de négociations indirectes, soulignant des avancées dans l’identification des objectifs communs et des questions techniques, tout en rappelant que « beaucoup reste à faire ».

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Grâce au gazoduc, Alger et Niamey surmontent leur brouille diplomatique 

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, annonce que le projet du gazoduc transsaharien entrera en phase opérationnelle immédiatement après le mois de Ramadan. Il a qualifié cette étape de « décision cruciale » dans le cadre du partenariat énergétique entre l’Algérie et le Niger.

La compagnie nationale Sonatrach entreprendra les premiers travaux de pose du gazoduc sur le territoire nigérien, a souligné le président algérien qui recevait son homologue nigérien, Abdourahmane Tiani, en visite de deux jours à Alger.

A noter que ce projet stratégique vise à acheminer le gaz naturel du Nigeria vers l’Europe via le Niger et l’Algérie.

Considéré comme l’un des plus vastes projets énergétiques d’Afrique, le gazoduc transsaharien s’étendra sur 4 128 kilomètres , dont 1 037 km au Nigeria, 841 km au Niger et 2 310 km en Algérie… D’importants tronçons sont déjà réalisés, avec environ 1 800 kilomètres restant à achever pour relier pleinement les trois pays.

Normalisation politique et dynamique économique

Cette avancée intervient dans un contexte de réchauffement des relations entre Alger et Niamey, après près d’un an de tensions diplomatiques liées à la situation au Sahel. C’est dans ce cadre qu’Alger a rétabli son ambassadeur à Niamey, et vice versa.

À l’issue de sa rencontre avec le président Tiani, Tebboune a également confirmé l’existence d’un accord global visant à renforcer la coopération bilatérale dans les domaines de la sécurité, de la formation et des infrastructures.

De son côté, le président nigérien a souligné que sa visite « traduit une volonté commune » d’instaurer un partenariat stratégique multidimensionnel couvrant l’économie, l’énergie, le commerce et la santé, avec une priorité accordée au gazoduc transsaharien.

S’il aboutit, ce projet devrait accroître les recettes publiques des pays concernés, soutenir la sécurité énergétique régionale et consolider la position de l’Algérie comme trait d’union entre entre réserves gazières africaines et les marchés européens, dans un contexte de profondes mutations énergétiques mondiales.

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Le « nouvel ordre mondial » de Trump pousse la Suède vers l’euro

Selon un article du magazine Capital, la politique internationale du président Donald Trump encourage la Suède à reconsidérer son refus de rejoindre la zone euro; et ce, après des décennies de débat sur cette question.

La guerre en Ukraine a déjà conduit Stockholm à abandonner sa politique de neutralité pour rejoindre l’OTAN. Dans ce contexte géopolitique instable, la Suède pourrait maintenant faire un autre choix majeur. A savoir : remplacer la couronne suédoise par l’euro.

Même si le débat reste à un stade préliminaire, plusieurs facteurs poussent à reconsidérer l’option euro. En effet, le changement de posture de la politique américaine — parfois qualifiée de « nouvel ordre mondial » — et les incertitudes liées aux relations entre grandes puissances renforcent l’idée que rejoindre la zone euro pourrait offrir à la Suède une meilleure sécurité économique et politique dans l’Union européenne.

Ainsi, un argument avancé par les partisans de l’euro est que l’adoption d’une monnaie commune renforcerait les liens politiques au sein de l’UE. De même qu’elle placerait la Suède dans une position plus influente lors des discussions sur les questions monétaires européennes.

Pour l’heure, le débat se concentre sur l’évaluation des avantages et des inconvénients d’un tel changement; sans qu’aucune décision officielle n’ait encore été prise.

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Moscou ouvre des pourparlers territoriaux avec Kiev à Genève

La Russie entend négocier avec l’Ukraine sur les questions territoriales lors de pourparlers de deux jours qui débutent mardi 17 février à Genève. C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

 

Le président russe Vladimir Poutine a nommé l’ancien ministre de la Culture, Vladimir Medinski, comme négociateur de la Russie. Mais celui-ci a été critiqué en Ukraine, car il est considéré comme un interlocuteur peu sérieux.

Le Kremlin annonce que le nouveau cycle de pourparlers à Genève se déroulera dans un format élargi et inclura également le chef du service de renseignement militaire, Igor Kostyukov, et le vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Galouzine.

Les questions territoriales restent non résolues

Au grand dam de Moscou, Kiev a refusé de céder le contrôle des territoires revendiqués par la Russie, notamment la région de Donetsk. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a averti à plusieurs reprises que Poutine ne devait accepter aucun cadeau lors des négociations.

Avant les pourparlers de Genève, Galouzine a fait référence à la proposition de Poutine de placer temporairement l’Ukraine sous administration de l’ONU.

Moscou est prête à dialoguer avec les États-Unis, les pays européens et d’autres pays, a déclaré Galouzine à l’agence de presse officielle TASS. La proposition de Poutine avait déjà été largement rejetée l’année dernière.

Les pourparlers américano-russes sur les questions économiques se poursuivent

Parallèlement aux pourparlers avec l’Ukraine, des discussions bilatérales entre les États-Unis et la Russie se déroulent également à Genève, selon le Kremlin, impliquant l’envoyé spécial de Poutine, Kirill Dmitriev, qui a rencontré à plusieurs reprises le négociateur en chef américain, Steve Witkoff.

Dmitriev fait pression pour la levée des sanctions contre la Russie et prépare une reprise des contacts économiques avec les États-Unis en cas de solution pacifique à la guerre en Ukraine.

La Russie continue d’affirmer vouloir mettre fin à la guerre contre l’Ukraine, déclenchée par Poutine il y a près de quatre ans, mais à ses propres conditions. L’Ukraine a jusqu’à présent rejeté les exigences russes, les jugeant inacceptables.

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Nucléaire iranien : Trump prêt à un rôle indirect dans les pourparlers

Donald Trump indique qu’il serait impliqué de manière indirecte dans les pourparlers prévus mardi 17 février à Genève entre les États-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire iranien, sous la médiation du sultanat d’Oman.

Trump a affirmé croire que Téhéran souhaite parvenir à un accord, tout en jugeant l’Iran « mauvais négociateur » et en appelant ses dirigeants à faire preuve de « raison ». Il a également mis en garde contre de possibles « conséquences » en cas d’échec des discussions, sans en préciser la nature.

Un deuxième cycle de négociations indirectes entre Washington et Téhéran doit se tenir mardi 17 février 2026 en Suisse, après l’arrivée à Genève du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi. Ce dernier a multiplié les rencontres, notamment avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, pour évoquer des aspects techniques du programme nucléaire iranien.

Abbas Araghtchi a déclaré être venu à Genève « pour parvenir à un accord juste et équitable ». Tout en avertissant que « céder aux menaces n’est pas envisageable ».

Ces discussions font suite à des négociations indirectes accueillies le 6 février à Mascate (capitale du sultanat d’Oman), dans un contexte de renforcement de la présence militaire américaine dans la région. Washington souhaite élargir l’agenda aux questions non nucléaires, notamment le programme balistique iranien, une option rejetée par Téhéran, qui conditionne toute limitation nucléaire à un allègement des sanctions.

Manœuvres militaires dans le détroit d’Ormuz

À la veille des pourparlers, et alors que le porte-avions américain USS Gerald R. Ford devait rejoindre les forces navales américaines dans la région, l’Iran a lancé lundi des manœuvres navales dans le détroit d’Ormuz.

Selon la télévision iranienne, ces exercices, baptisés « Contrôle intelligent du détroit d’Ormuz », sont menés par les forces navales des Gardiens de la révolution afin de démontrer leur capacité à répondre rapidement à toute menace maritime.

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Métaux précieux : l’or perd 2 %, l’argent chute de 5 %

L’or a chuté d’environ 2 % et l’argent de 5 %, mardi 17 février 2026. Les échanges restant faibles sur les principaux marchés asiatiques en raison des congés du Nouvel An lunaire.

L’or a chuté de 1,9 % sur le marché au comptant à 4 895,44 dollars l’once ce matin. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont chuté de 2,6 % à 4 917,70 dollars l’once.

L’indice du dollar a progressé de 0,2 % par rapport à un panier de devises, ce qui a renchéri l’or pour les détenteurs d’autres devises, selon Reuters.

Les marchés américains étaient fermés lundi pour le Presidents’ Day. Tandis que les marchés de Chine continentale, de Hong Kong, de Singapour, de Taïwan et de Corée du Sud étaient fermés pour les vacances du Nouvel An lunaire.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a chuté de 5 % sur le marché au comptant, à 72,66 dollars l’once; le platine a chuté de 2,6 % sur le marché au comptant pour s’établir à 1 997,57 dollars l’once. Alors que le palladium a reculé de 1,5 % à 1 698,10 dollars.

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Amazon lance un plan d’investissement XXL dans l’IA

Dans ce qui est considéré comme la plus importante initiative de son histoire, Amazon a lancé un plan d’investissement sans précédent de 200 milliards de dollars. Il vise à reprendre la tête de course à l’intelligence artificielle, suite à des inquiétudes internes selon lesquelles l’entreprise avait pris du retard sur la première vague menée par des sociétés telles que Microsoft et Google.

Ces derniers mois, AWS, le groupe de cloud computing d’Amazon, a subi une importante restructuration stratégique, sur fond d’inquiétudes croissantes quant au fait que la branche la plus lucrative d’Amazon perde du terrain dans la course aux contrats d’IA avec les grandes entreprises, selon plus de 12 anciens employés et cadres du groupe. C’est ce que rapporte le Financial Times, le 15 février 2026.

Des dépenses qui dépassent celles de Microsoft et de Google

Pour sa part, le PDG de l’entreprise, Andy Jesse, a récemment annoncé que les dépenses d’investissement d’Amazon atteindront 200 milliards de dollars cette année. Un chiffre supérieur à celui prévu par Microsoft et Google, avec un accent particulier sur l’investissement dans l’infrastructure informatique.

Lire aussi : L’ogre financier de la tech met banques et investisseurs sous pression

En décembre, Jesse avait également mis en œuvre une restructuration majeure, fusionnant les équipes de développement de puces, de prototypage et de recherche avancée sous une direction unique. Et ce, afin de garantir une vision unifiée de la stratégie d’IA de l’entreprise. Parallèlement, il a poursuivi sa politique de réduction des coûts, notamment en supprimant environ 30 000 postes sur un total de 350 000 emplois de bureau.

« Nous avons une grande expérience dans l’analyse des signaux de la demande au sein d’AWS et dans leur conversion en un retour sur investissement important. Et nous sommes convaincus que la situation ne sera pas différente cette fois-ci », a-t-il assuré.

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Conférence de Munich sur la sécurité : la fin des illusions 

« Le Vieux monde est mort », a lancé récemment le Premier ministre canadien, Mark Carney, à Davos. Une formule qui résume l’esprit ayant plané sur la Conférence de Munich sur la sécurité, qui s’est tenue du 13 au 15 février à Munich en Allemagne. Aux yeux de nombreux observateurs européens, un soulagement toutefois : Donald Trump n’y était pas. 

Un an plus tôt, le discours du vice-président américain, JD. Vance, avait provoqué une véritable onde de choc en Allemagne et en Europe. Le message était brutal : Washington voit désormais l’Europe comme un continent en déclin, miné par un déficit de liberté d’expression et prompt à marginaliser des forces politiques telles que Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Douze mois plus tard, cet avertissement ne semble avoir pleinement résonné qu’avec la multiplication des signaux inquiétants : l’affaire Maduro au Venezuela, les revendications américaines sur le Groenland. Même si le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a opposé une fin de non-recevoir ferme sur ce dossier, même si de nouveaux droits de douane ont été évités — comme l’a souligné le président français Emmanuel Macron dans une tribune publiée récemment par la Süddeutsche Zeitung — une certitude s’impose : tout peut basculer à tout moment.

Depuis des années, Emmanuel Macron plaide pour une autonomie stratégique européenne et un désengagement progressif de la tutelle américaine. Il défend l’idée d’une dette commune pour soutenir l’Ukraine et appelle à un dialogue direct entre l’Europe et la Russie.

La fin du mensonge vital

L’Allemagne, à contrecœur, se retrouve face à des choix difficiles vis-à-vis d’un allié auquel elle doit en grande partie sa reconstruction d’après-guerre. Friedrich Merz s’oppose à la France sur la question des euro-obligations et demeure réticent à l’idée d’ouvrir un canal de discussion avec Moscou, une hésitation lourde de risques pour Berlin.

Le véritable défi pour l’Europe, et en particulier pour Paris et Berlin, n’est peut-être pas tant Washington que leur capacité à parler d’une seule voix. Sans unité franco-allemande, l’Europe est condamnée à l’impuissance politique.

De son côté, la Grande-Bretagne, encore marquée par les séquelles du Brexit, cherche à renouer avec le continent, avançant prudemment mais clairement vers un (nouveau) rapprochement. Malgré les obstacles, son choix semble arrêté : l’Europe, plutôt que l’isolement…

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Croissance timide pour le Japon au quatrième trimestre 2025

Les données gouvernementales publiées lundi 16 février 2026 ont montré que l’économie japonaise a progressé à un taux annuel de 0,2 % au cours du trimestre allant d’octobre à décembre, renouant ainsi avec la croissance. Et ce, après que les investissements des entreprises ont inversé leur tendance baissière précédente.

Cette analyse suggère que l’impact des droits de douane américains s’estompe lentement. Ce qui donne à la Banque du Japon des raisons d’afficher un optimisme prudent alors qu’elle continue de relever ses taux d’intérêt pour normaliser sa politique monétaire.

Suite à sa victoire écrasante aux dernières élections, le gouvernement de Sanae Takaichi se prépare également à accroître les investissements par le biais de dépenses publiques ciblées dans des secteurs considérés comme vitaux pour la sécurité économique.

Toutefois, la hausse du PIB est inférieure à l’estimation moyenne du marché, qui était de 1,6 % selon un sondage Reuters, et fait suite à une contraction de 2,6 % au trimestre précédent. Ce chiffre représente une augmentation trimestrielle de 0,1 %. Ce qui est inférieur à l’estimation moyenne de 0,4 %.

La consommation privée, qui représente plus de la moitié de la production économique, a progressé de 0,1 % au cours du trimestre octobre-décembre.

Les exportations ont enregistré un léger recul après l’imposition par les États-Unis d’un droit de douane de base de 15 % sur la quasi-totalité des importations japonaises; contre 27,5 % sur les automobiles et 25 % sur la plupart des autres marchandises initialement.

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Négociations indirectes irano-américaines à Genève

Le ministre iranien des Affaires étrangères est à Genève pour une nouvelle série de négociations sur le nucléaire iranien avec les États-Unis.

Abbas Araghtchi « est parti de Téhéran pour Genève (…) à la tête d’une délégation diplomatique et technique pour mener le deuxième cycle de négociations nucléaires et tenir une série de consultations diplomatiques », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, précisant que ces pourparlers « indirects » se tiendront mardi sous la médiation du Sultanat d’Oman.

Le même communiqué relève que le chef de la diplomatie iranienne rencontrera son homologue américain et le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

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Immigration : le modèle dur de Trump change les règles du jeu

L’administration Trump poursuit un plan de 38,3 milliards de dollars visant à réformer en profondeur le système de détention des immigrants aux États-Unis, dans le cadre d’une vaste expansion. 

Baptisé « Initiative de réorganisation des centres de détention », ce plan prévoit l’acquisition et la rénovation de huit grands centres de détention (pouvant accueillir jusqu’à 10 000 personnes), la création de seize centres de traitement supplémentaires et la reprise de dix installations opérationnelles déjà gérées par le Service de l’immigration et des douanes (ICE), qui s’appuie actuellement sur un réseau disparate de centres de détention au niveau des comtés et de prisons locales, ainsi que sur des établissements privés.

«Ce nouveau modèle permettra à l’ICE de créer un réseau de détention efficace, réduisant ainsi le nombre total d’établissements de détention sous contrat utilisés, tout en augmentant la capacité globale d’accueil, en améliorant la gestion de la détention et en rationalisant les procédures d’expulsion», lit-on sur le site web des autorités locales du New Hampshire.

Dans le cadre d’une refonte plus vaste du système de détention entreprise depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en 2025, l’administration a commencé à acquérir des entrepôts à travers le pays afin de les transformer en centres de détention pour migrants, rapporte Bloomberg. Ces acquisitions ont suscité l’inquiétude des communautés locales et des responsables politiques de plusieurs États, de l’Arizona au Texas en passant par le Maryland.

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