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Fitch Ratings : la résilience des banques tunisiennes mise prochainement à l’épreuve

Dans un rapport récent, Fitch Ratings est revenue sur la question de la résilience des banques tunisiennes qui sera mise à l’épreuve par les réformes du cadre prudentiel. L’agence de notation estime que la Banque centrale de Tunisie (BCT) prévoit l’introduction de règles de fonds propres alignées à Bâle III d’ici fin 2026.

 

Les réformes envisagent des exigences plus strictes, tant qualitatives que quantitatives, en matière de fonds propres de base. Avec un accent accru mis sur les fonds propres de catégorie 1 (Tier 1) et les fonds propres ordinaires (commonequity), ainsi que l’introduction d’une déclaration obligatoire des ratios de fonds propres ordinaires de catégorie 1 (commonequity Tier 1).

 

Un défi pour le secteur

L’adoption de cette méthodologie pour le calcul des actifs pondérés en fonction des risques pour les risques de crédit et opérationnels entraînera probablement une hausse de ces actifs pour de nombreuses banques, exerçant une pression à la baisse sur les ratios de fonds propres déclarés.

Un tel rehaussement des normes posera un défi à certaines banques, dont les coussins de sécurité sont minces par rapport aux seuils réglementaires actuels. Elles seront appelées à améliorer leurs fonds propres.

Les réformes envisagées interviennent dans un contexte de conditions d’exploitation jugées « difficiles » par Fitch et de « détérioration de la qualité des actifs, liée à des pressions macroéconomiques persistantes ». Cela resserrera donc les normes de solvabilité, alors même que les banques se préparent à l’introduction d’IFRS 9, que les autorités prévoient de mettre en œuvre d’ici fin 2027.

 

L’adoption de cette méthodologie pour le calcul des actifs pondérés en fonction des risques pour les risques de crédit et opérationnels entraînera probablement une hausse de ces actifs pour de nombreuses banques, exerçant une pression à la baisse sur les ratios de fonds propres déclarés.

 

Multiplication des réformes

Parallèlement, la mise en œuvre d’IFRS 9 fera évoluer les banques vers un cadre de provisionnement pour pertes de crédit attendues, nécessitant une reconnaissance plus prospective de la détérioration du crédit. Cela nécessitera probablement un provisionnement supplémentaire, en particulier pour les expositions classées 2.

Cependant, le régulateur a progressivement renforcé la méthodologie de calcul des provisions générales depuis 2021. Ce qui devrait faciliter la transition vers l’IFRS 9 pour la plupart des banques.

En outre, Fitch note que ces réformes auront un effet positif à long terme sur l’ensemble du secteur, en renforçant la discipline en matière de fonds propres et les pratiques de gestion des risques, et en soutenant à terme la capacité d’absorption des pertes des banques. De plus, Fitch n’anticipe pas d’intervention réglementaire pour les établissements qui ne seront pas conformes à fin 2026.

En termes de profitabilité, le secteur préservera sa rentabilité, jugée modeste, et conservera une bonne position de liquidité. Pour rappel, le ratio de solvabilité du secteur s’élève à 14,4 % fin septembre 2025; contre un minimum réglementaire de 10 %.

 

Tolérance attendue

Certaines banques ont renforcé préventivement leurs fonds propres en amont des réformes. Tandis que d’autres affichent toujours des insuffisances pour satisfaire aux exigences plus strictes. Fitch s’attend à ce que ces dernières procèdent à un renforcement supplémentaire de leurs fonds propres, principalement par la rétention des bénéfices et/ou par des augmentations de capital.

Par ailleurs, les conditions de marché devraient rester favorables aux émissions d’actions en 2026. Mais les plans de levée de fonds dépendant des capitaux propres seront vulnérables au sentiment des investisseurs. Les banques les plus fragiles, ayant une rentabilité limitée, pourraient avoir des difficultés à renforcer leurs fonds propres de manière organique. La consolidation pourrait offrir une alternative pour les petits établissements, même s’il ne s’agit pas d’un scénario réalisable à court terme.

 

Les conditions de marché devraient rester favorables aux émissions d’actions en 2026, mais les plans de levée de fonds dépendant des capitaux propres seront vulnérables au sentiment des investisseurs.

 

Enfin, l’agence de notation prévoit que la BCT autoriserait une période de transition progressive ou ferait preuve de tolérance pour les banques qui ne satisferaient pas aux normes plus strictes à fin 2026. Cette approche pourrait être prolongée sur plusieurs années.

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Banques tunisiennes : Fitch Ratings alerte sur un environnement toujours “difficile”

Malgré la stabilité retrouvée des indicateurs macroéconomiques, les banques tunisiennes restent confrontées à une combinaison défavorable de taux d’intérêt élevés, de croissance molle et de pression sur la rentabilité, selon l’agence de notation Fitch Ratings.

Une reprise crédit en panne

Dans un commentaire relayé mardi par l’agence TAP, Fitch Ratings estime que le secteur bancaire tunisien évolue toujours dans un environnement « difficile », marqué par la lenteur de la croissance du crédit, évaluée à 0,6 % sur les cinq premiers mois de 2025.
Cette stagnation traduit à la fois une demande de financement limitée et une forte mobilisation des ressources bancaires au profit de l’État, au détriment des autres secteurs économiques.

Autrement dit, la politique de financement public, bien qu’indispensable à la stabilité budgétaire, pèse indirectement sur la capacité des banques à soutenir l’investissement privé.

Des risques maîtrisés, mais persistants

Si Fitch Ratings a relevé en septembre dernier la note souveraine de la Tunisie à “B-” avec perspective stable, cette amélioration « ne devrait pas se traduire par une amélioration notable des conditions d’exploitation des banques ».
L’agence rappelle que l’environnement opérationnel demeure contraint : inflation forte, croissance atone, taux directeurs élevés et coût du risque en hausse.

Le taux des créances douteuses (NPL) a atteint 14,7 % fin mars 2025, soit son plus haut niveau depuis quatre ans. Une part importante de ces créances reste cependant « héritée de périodes antérieures », laissant espérer une amélioration progressive à moyen terme.

Rentabilité sous tension

Entre 2022 et le premier trimestre 2025, le rendement moyen des capitaux propres (ROE) s’est établi à 10,6 %, confirmant la modération de la rentabilité du secteur.
Au premier semestre 2025, les résultats nets cumulés des dix principales banques ont certes progressé de 13 % en glissement annuel, mais cette hausse a été amputée par la flambée du coût du risque (+21 %) et des charges d’exploitation (+8 %).

Liquidité : un équilibre fragile mais stable

Fitch relève néanmoins que les conditions de liquidité restent satisfaisantes.
Les dépôts de la clientèle – principale source de financement des banques – ont progressé de 3 % sur les cinq premiers mois de 2025 (contre +10 % en 2024), tandis que les encours de crédit n’ont augmenté que de 0,6 %.
Le refinancement auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) représentait 5 % du passif total à fin mai 2025.

Ces conditions devraient se maintenir en 2026, soutenant une exposition accrue des banques à la dette souveraine, estime Fitch, « compte tenu de la faible demande de crédit privé et de rendements publics attractifs ajustés au risque ».

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