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Tunisie | Horaires des trains longue distance pendant Ramadan  

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a annoncé aujourd’hui, lundi 16 février 2026, les horaires des trains sur les lignes longue distance pendant le mois sacré du Ramadan.

Ces horaires ont été fixés comme suit(cliquez sur les liens pour accéder aux tableaux des horaires) :

* Ligne internationale : Tunis – Annaba;

* Lignes Tunis – Ghardimaou et Tunis – Bizerte;

* Ligne Tunis-Kalaa El Khasba;

* Lignes Tunis-Tozeur et Metlaoui-Redeyef;

* Lignes Tozeur-Tunis et Tunis-Nabeul.

À noter que l’observation du croissant de lune, pour fixer la date de début de Ramadan, aura lieu demain, mardi 17 février, après le coucher du soleil.

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Tunisie | Horaires administratifs pendant Ramadan  

Le cabinet du Premier ministre a annoncé aujourd’hui, lundi 16 février 2026, dans un communiqué, que les horaires de travail des administrations publiques, des collectivités locales et des institutions publiques à caractère administratif pendant le mois sacré du Ramadan de l’année 2026, correspondant à l’an 1447 de l’Hégire.

Ces horaires seront les suivants :

– du lundi au jeudi de 8 h à 14 h 30 ;

– et le vendredi de 8 h à 13 h 30.

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Scandale | Digital Collège, une fausse école supérieure privée   

Des parents ont révélé hier, dimanche 15 février 2026, sur les réseaux sociaux, le scandale d’une pseudo école supérieure privée qui, depuis sa création en 2022, a trompé ses étudiants sur son véritable statut et la valeur des diplômes qu’elle délivre.

Digital College est un établissement d’enseignement privé qui a le statut officiel d’une école de formation professionnelle mais qui se fait passer, frauduleusement, pour une école supérieure délivrant des diplômes reconnus aussi bien en Tunisie qu’en France et en Union européenne.

Les propriétaires de Digital College ont prétendu, dans des interventions médiatiques, que leur école fait partie d’un groupe homonyme basé en France et qui compte 15 établissements similaires.

Cependant, les élèves ayant terminé leur cursus de quatre ans n’ont pas tardé à découvrir le pot aux roses : Digital College n’a pas pu leur délivrer le diplôme reconnu en France et dans l’Union européenne qu’il leur a promis à cor et à cri. Pis encore : il n’y a même pas d’établissement du même nom ni en France ni ailleurs. Et les autorités tunisiennes n’ont pas autorisé d’établissement d’enseignement supérieur répondant au nom de Digital College.    

En d’autres termes, les propriétaires de cette école de formation professionnelle ont réussi à tromper des centaines d’étudiants (et leurs parents) sur le statut légal de l’établissement…

Cette situation rocambolesque est le fruit d’un manque de contrôle de la part des autorités et notamment du ministère de l’Enseignement supérieur. Résultat : les élèves et leurs parents ont payé d’énormes sommes d’argent pour des diplômes en bois et se retrouvent, au terme d’un cursus de plusieurs années d’études, sans aucun diplôme digne de ce nom. Certains sont désespérés à l’idée d’avoir ainsi gaspillé quatre ans de leur vie et fait dépenser d’énormes sommes d’argent à leurs parents… pour rien.  

Des parents affirment avoir porté plainte contre Digital College et sa propriétaire, qui, pour le moment, se drape dans le silence et n’apporte pas les éclaircissements nécessaires aux élèves et aux parents qui affirment avoir été trompés et dépouillés de leur argent et de leur rêve.

I. B.   

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Les lauréats du Créathon Gabès-Medenine

Pendant trois jours, du 13 au 15 février 2026, dix-huit jeunes porteurs et porteuses de projets des régions de Gabès et Médenine ont participé à un Créathon qui s’inscrit dans une réflexion sur le rôle des industries culturelles et créatives dans les dynamiques territoriales. Et interroge la capacité des régions à produire leurs propres récits, à valoriser leurs patrimoines et à transformer la création en opportunité professionnelle durable.

Les projets présentés partagent une caractéristique commune : ils prennent appui sur des expériences personnelles et sur une observation directe des besoins culturels locaux. Qu’il s’agisse de préserver des savoir-faire traditionnels, de documenter des mémoires régionales ou d’imaginer de nouveaux circuits culturels, les propositions témoignent d’un attachement affirmé au territoire.

Les formats développés illustrent la diversité des industries créatives contemporaines. Jeux vidéo inspirés d’histoires locales, applications mobiles dédiées à la valorisation patrimoniale, plateformes interactives, dispositifs immersifs en réalité virtuelle ou encore événements artistiques et ateliers pratiques traduisent une volonté de conjuguer innovation technologique et transmission culturelle.

Au-delà de l’expression artistique, le Créathon a mis l’accent sur la structuration des projets. Les participants ont été accompagnés par des mentors universitaires spécialisés en entrepreneuriat et en multimédia, qui ont apporté une méthodologie rigoureuse : clarification de la proposition de valeur, identification des publics cibles, réflexion sur la faisabilité et la viabilité économique. Cette articulation entre créativité et approche académique a permis d’inscrire les initiatives dans le champ des industries culturelles et créatives comme secteur organisé et porteur.

Récits locaux pour structurer l’économie créative

À l’issue des présentations finales devant un jury composé de professionnels, deux projets par région ont reçu une distinction financière, conçue comme un encouragement aux initiatives ayant connu une progression significative durant les trois jours de travail intensif.

À Médenine, le premier prix a été attribué à Wided Chandoul pour «سدو» (anciennement «يتينيرار»), et le deuxième prix à Sabrine Ben Hamida pour «Sud Immersive VR».

À Gabès, le premier prix est revenu à Mouheb Ressil pour «Hikayat Machia», tandis que le deuxième prix a été décerné à Achref Kabaw pour «Thnaya».

Ces distinctions ne consacrent pas une hiérarchie définitive. Elles reconnaissent une évolution méthodologique et conceptuelle. La majorité des projets présentés devrait poursuivre son développement dans un parcours d’incubation, confirmant que l’enjeu dépasse le cadre événementiel pour s’inscrire dans une dynamique durable.

À travers cette édition, le Créathon met en lumière une idée structurante : les industries culturelles et créatives ne sont pas uniquement un champ artistique, mais un espace où les récits des territoires peuvent devenir moteurs de développement et d’insertion professionnelle.

Le Créathon a été organisé par l’Association du multimédia et de l’audiovisuel (Amavi), dans le cadre du programme Tacir (Talents – Arts – Créativité – Image/Inclusion – Recherche/Résilience).

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Sahara occidental | Négociations à l’ambassade US à Madrid

La représentation permanente des États-Unis aux Nations Unies a indiqué des délégations de haut niveau des États-Unis et des Nations Unies ont facilité des discussions à Madrid, en Espagne, entre le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie concernant la mise en œuvre de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Sahara occidental.

Imed Bahri

Ces négociations se font sous la houlette de Massad Fares Boulos, conseiller spécial pour l’Afrique du président américain Donald Trump et élément de taille -étant donné qu’avec Trump tout est une affaire de famille-, son fils Michael est marié à Tiffany, la fille du président avec sa deuxième épouse Marla Maples. Que le principal négociateur soit un proche du président américain ceci a toute son importance. Les Américains souhaitent un accord en mai 2026.

Le quotidien londonien arabophone Al Quds al Arabi a indiqué que la diplomatie américaine a été contrainte de prolonger jusqu’à lundi 9 février les négociations, initialement prévues pour la seule journée du dimanche 8 février. Washington souhaite un accord-cadre d’ici mai prochain afin de mettre fin au conflit et d’inaugurer une ère de coopération et de stabilité en Afrique du Nord.

Un black-out médiatique strict

L’ambassade des États-Unis à Madrid a accueilli dimanche le deuxième cycle de négociations entre les parties susmentionnées, faisant suite aux pourparlers tenus en Floride deux semaines auparavant, selon le quotidien espagnol El Confidencial, qui a révélé l’information.

Ces négociations étaient supervisées par Washington, représenté par Massad Boulos, et Michael Waltz, représentant permanent des États-Unis auprès des Nations Unies, ainsi que par les Nations Unies représentées par l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental Staffan de Mistura. Les ministres des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, de l’Algérie, Ahmed Attaf, et de la Mauritanie, Mohamed Salem Ould Merzoug, dirigeaient leurs délégations respectives, tandis que la délégation du Front Polisario était conduite par Mohamed Yeslem Beissat.

La partie américaine impose un black-out médiatique strict sur les négociations, comme le rapporte El País.

Washington à la manœuvre

Cependant, quelques fuites ont émergé, dont certaines, selon El Confidencial, font état d’une proposition visant à établir un comité technique de haut niveau composé de représentants du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Front Polisario. Ce comité, assisté d’experts juridiques et autres spécialistes, opérerait sous la supervision de Washington et des Nations Unies et travaillerait à l’élaboration de la proposition d’autonomie soumise par le Maroc.

Cette proposition d’autonomie compte 40 pages. Washington avait précédemment estimé que le document d’autonomie nécessitait une révision afin de répondre aux exigences d’un système fédéral.

Cette évolution est considérée comme normale compte tenu des négociations en cours et du fait que le Maroc est conscient qu’il devra céder davantage de pouvoirs lors des négociations, d’autant plus que la proposition d’autodétermination n’est plus réaliste malgré l’insistance du Front Polisario sur ce point avec le soutien de l’Algérie.

Des sources proches du Front Polisario indiquent que celui-ci plaide en faveur du second plan de James Baker qui prévoit une autonomie de quelques années suivie de consultations avec la population sur l’avenir du Sahara. Toutefois, compte tenu de l’évolution actuelle de la situation, il sera difficile de miser sur une telle solution. La résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée fin octobre, recommandait des négociations fondées sur la proposition d’autonomie marocaine, tout en restant ouverte à d’autres formules.

Une course contre la montre

L’enjeu principal est que Washington souhaite parvenir à un accord-cadre d’ici mai prochain, qui pourrait être signé à la Maison-Blanche sous l’égide du président américain Donald Trump et en présence des dirigeants des pays concernés : le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario.

Des négociations complémentaires se tiendront aux États-Unis afin d’affiner et de développer la proposition d’autonomie, ce qui implique une course contre la montre pour parvenir à un accord entre toutes les parties. Ces négociations visent à mettre fin aux affrontements sporadiques dans le Sahara entre le Maroc et le Front Polisario, ce dernier lançant des attaques depuis l’extérieur du mur de sable.

Casuistique algérienne

L’Algérie a indiqué, vendredi 13 février, qu’elle participe aux négociations uniquement en qualité d’«observateur». Cette précision fait suite à ce que l’Algérie considère comme des «interprétations marocaines visant à inclure l’Algérie comme partie prenante au conflit».

Une source officielle algérienne a déclaré au journal électronique Tout sur l’Algérie que «la réalité est indéniable: le Royaume du Maroc négocie actuellement directement avec le Front Polisario concernant l’avenir du Sahara occidental», soulignant que «l’Algérie, comme la Mauritanie, n’a dans ces pourparlers qu’un rôle d’observateur, un rôle dicté par le statut de deux pays voisins»

La source a conclu qu’«un véritable règlement du conflit du Sahara occidental émergera inévitablement des deux parties du conflit et sera le fruit de négociations directes, semblables à celles qui sont actuellement en cours»

Comme le confirment les médias algériens, depuis le début du conflit, les autorités algériennes ont maintenu leur refus de s’impliquer directement dans tout processus de négociation, tout en soulignant ces dernières années «qu’elles accepteront la solution que les Sahraouis approuveront pour ce conflit qui dure depuis un demi-siècle».

Cependant, il n’échappe à personne que l’Algérie est très concernée par l’issue des négociations, qu’elle a donné son feu vert au Polisario pour qu’il y participe et qu’elle lui a sans doute aussi fixé les lignes à ne pas outrepasser. 

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Europe-Maghreb-Afrique | Les voies du codéveloppement  

Bien que l’Union européenne (UE) ait actuellement des accords commerciaux avec plusieurs pays sud-méditerranéens, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années. Plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique. Pourtant, ces trois blocs voisins auront beaucoup à gagner à impulser leurs échanges commerciaux et l’investissement dans les infrastructures énergétiques, technologiques et de transport.

Benjamin Fox

Les liens économiques entre l’Afrique du Nord et l’Europe pourraient accroître l’économie de la région de 67 milliards de dollars (56,8 milliards d’euros), a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). S’exprimant lors d’une conférence à Alger le 5 février 2026, elle a présenté un nouveau rapport du Fonds indiquant qu’un ensemble de réformes visant à renforcer les liens économiques entre l’Afrique du Nord, l’Europe et l’Afrique subsaharienne pourrait stimuler les exportations nord-africaines de 16 % et le PIB de plus de 7 %, soit une augmentation de la production économique de 67 milliards de dollars.

Mme Georgieva a souligné que les droits de douane moyens à l’importation en Afrique du Nord s’élèvent à 7 %, un taux supérieur à celui de nombreux pays d’Asie du Sud, du Golfe, de l’UE et d’Afrique subsaharienne.

Réduire les barrières commerciales

Alors que l’Europe absorbe la majeure partie du commerce de l’Afrique du Nord, les échanges entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne sont négligeables, ne représentant que 4 % des exportations et à peine 1 % des importations, a ajouté Mme Georgieva.

Selon la DG du FMI, la réduction des barrières commerciales intra-africaines, notamment les droits de douane, et le renforcement des réseaux de transport et des oléoducs régionaux permettraient de générer l’essentiel des gains économiques.

«L’Europe cherche à développer ses partenariats commerciaux. L’Afrique subsaharienne cherche à exploiter le potentiel de ses vastes ressources et de sa population. Et l’Afrique du Nord offre de nombreuses opportunités d’investissement et de partenariat», a déclaré Mme Georgieva.

La faiblesse du commerce intra-africain, qui représente moins de 20 % du commerce total du continent, constitue un problème économique persistant.

Les dirigeants africains se sont engagés à créer une Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), mais l’harmonisation de la réglementation prendra probablement des décennies.

Pacte pour la Méditerranée

De son côté, la commission von der Leyen a également promis de privilégier les relations avec les pays d’Afrique du Nord et du Maghreb, en dévoilant un Pacte pour la Méditerranée en novembre dernier.

Le gouvernement chypriote, qui a pris la présidence tournante de six mois du Conseil de l’UE en janvier, a placé les relations avec la région méditerranéenne au cœur de son programme.

La semaine dernière, le président Nikos Christodoulides a déclaré que les premiers projets de coopération concrets, dans le cadre de ce pacte, seraient présentés lors d’un sommet des dirigeants européens à Chypre les 23 et 24 avril.

Nicosie jouera un rôle moteur «en s’appuyant sur sa position géographique, sa crédibilité politique et sa connaissance des spécificités de la région», a ajouté M. Christodoulides.

Bien que l’UE ait actuellement des accords commerciaux avec certains pays du sud de la Méditerranée, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années, plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique.

Ses accords de «financement contre contrôle des migrants» avec la Tunisie, l’Égypte, la Mauritanie et la Jordanie représentent un montant total de 10 milliards d’euros, et la Commission a mis en avant la baisse du nombre de passages irréguliers par les routes méditerranéennes comme preuve de leur efficacité.

Toutefois, ces accords ont également promis des milliards d’euros d’investissements dans des projets d’énergie verte, notamment l’hydrogène vert, que l’exécutif européen souhaite promouvoir afin de mettre fin à la dépendance persistante des Européens vis-à-vis des combustibles fossiles russes.

L’attraction des talents du Sud

Outre les mesures de relance économique, la vice-présidente de la Commission, Dubravka Šuica, a également promis que l’UE renforcerait ses partenariats pour les talents avec le Maroc, la Tunisie et l’Égypte, et faciliterait la délivrance de visas.

Le nombre de premiers permis de séjour liés à l’emploi pour les ressortissants de la région a fortement augmenté au cours de la dernière décennie, passant de 34 000 en 2013 à 75 000 en 2023. Le Maroc, la Tunisie et l’Égypte représentent 85 % de ces permis.

Parallèlement, la Commission a proposé d’allouer 42 milliards d’euros à la région méditerranéenne dans son prochain cadre budgétaire septennal. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré que ce montant permettrait de soutenir plus de 100 initiatives concrètes.

Cependant, les détails concernant la part de ces nouveaux financements restent flous.

«En l’absence de ligne budgétaire dédiée et avec la plupart des fonds extérieurs de l’UE programmés jusqu’en 2027, le succès du Pacte dépendra des contributions des États membres et du secteur privé, notamment pour les nouvelles initiatives régionales», a déclaré Helena Hahn, analyste politique au sein du groupe de réflexion European Policy Centre.*

Traduit de l’anglais.

Source : Euro Oberver.

* Le titre et les intertitres sont de la rédaction.  

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Tunisie | Un mois de janvier particulièrement pluvieux

Le temps en janvier 2026 en Tunisie a été caractérisé par des pluies exceptionnellement abondantes dans les régions du nord et du centre, en particulier entre le 19 et le 21 janvier 2026, provoquant des inondations, tandis que les régions du sud ont enregistré des pluies légères à modérées, inférieures à la moyenne générale.

Les précipitations totales ont atteint 2302,7 millimètres, soit plus que le double de la moyenne normale de 1118,1 millimètres, ce qui représente 206 % de la moyenne climatique (1991-2020), selon le bulletin climatique préliminaire de janvier publié par l’Institut national de météorologie. Cet apport a permis de remplir à nouveaux les barrages dont certains étaient presque à sec après plusieurs années de faible pluviométrie et réduit, momentanément le stress hydrique dans le pays. Au grand soulagement des agriculteurs.

Janvier 2026 peut être classé comme un mois avec un important excédent de pluie au niveau national, avec une nette concentration de ces excédents dans les régions du nord et du centre, le plaçant au sixième rang des mois de janvier les plus pluvieux au niveau national sur la période allant de 1950 à 2026.

Le Nord a enregistré 232 % de la moyenne (plus de 1011 millimètres), la région centrale 223 % (plus de 244,8 millimètres), tandis que le Sud n’a pas dépassé 54 % (moins de 71,2 millimètres).

Les quantités exceptionnelles enregistrées dans le nord et le centre ont entraîné une saturation rapide des sols, une augmentation significative du ruissellement de surface et une pression considérable sur les réseaux de drainage des eaux pluviales, ce qui explique les inondations localisées, notamment dans les zones urbaines et semi-urbaines.

I. B.

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L’IA peut contribuer à réformer l’éducation en Tunisie

Les trois quarts (72 %) des élèves du primaire et du secondaire en Tunisie éprouvent des difficultés en mathématiques. C’est ce qui ressort d’une présentation vidéo intitulée «Le rôle de l’Intelligence artificielle (IA) dans la réforme du système éducatif tunisien».

La présentation a été assurée par le professeur Maledh Marrakchi, maître de conférences et consultant senior en IA, dans le cadre d’une série de présentations vidéos réalisées par l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) dans le cadre d’une étude globale sur l’utilisation de l’IA en Tunisie dans les domaines financier, éducatif, médical, énergétique, agricole et autres. Ces présentations vidéo sont diffusées sur la page Facebook de l’Ites.

Maledh Marrakchi a rappelé que 34 % des élèves du primaire en Tunisie n’atteignaient pas le niveau minimal de lecture requis et que 100 000 élèves abandonnaient l’école chaque année, principalement au niveau primaire.

Il a également présenté des données statistiques pour montrer les points forts et les faiblesses du système éducatif, notant que le taux de scolarisation des élèves âgés de 6 à 16 ans s’élève à 92 %. Mais le taux de scolarisation au lycée ne dépasse pas 65 %, et les enseignants du secondaire manquent de formation aux outils numériques et à l’IA, alors que les dépenses de tutorat privé, estimées à 1 179 dinars par an et par famille ayant un enfant d’âge scolaire, continuent d’augmenter de manière exorbitante.

M. Marrakchi a plaidé en faveur du recours à une assistance numérique basée sur l’IA dans le domaine de l’éducation afin de supprimer tous les obstacles à l’apprentissage et d’améliorer les résultats scolaires. Il a formulé des recommandations, regroupées en trois grands domaines.

Il s’agit de développer l’utilisation de l’IA dans l’apprentissage, de former les personnes impliquées dans l’utilisation de l’IA dans le système éducatif, d’intégrer l’IA dans les programmes scolaires, d’en réduire les aspects négatifs et de développer des applications d’IA dans le domaine éducatif.
Le spécialiste suggère de fournir un assistant personnel intelligent pour l’apprentissage des langues (arabe, français et anglais) au niveau de la grammaire, de la prononciation et de la conversation, en plus d’un assistant personnel intelligent pour l’apprentissage des mathématiques et l’utilisation de l’IA pour le diagnostic précoce des difficultés d’apprentissage et la manière de les surmonter rapidement.

M. Marrakchi a souligné que l’IA présente des avantages en matière de développement de contenus éducatifs, de méthodes d’apprentissage et d’évaluation des acquis pédagogiques.

Outre l’utilisation des technologies numériques dans les salles de classe via les plateformes d’apprentissage à distance et les outils numériques destinés à améliorer l’apprentissage et l’enseignement, il existe également des start-ups actives dans le domaine des technologies éducatives, a-t-il indiqué.

I. B.

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Tunisie | Légère baisse du chômage, qui reste élevé (15,2%)

Au 4e trimestre de 2025, le taux de chômage en Tunisie est resté élevé, s’établissant à 15,2%, contre 15,4% au 3e trimestre, selon les indicateurs de l’emploi et du chômage publiés ce dimanche 15 février 2026 par l’Institut national de la statistique (INS).

Le nombre de chômeurs s’est établi à 645 200, en baisse de 8 500 par rapport au 3e trimestre 2025 (653 700).

Le taux de chômage augmente à 12,6% pour les hommes (contre 12,1% au 3e trimestre), et diminue à 20,8% après 22,4% au 3e trimestre chez les femmes.

Chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, ce taux est resté très élevé, même s’il a diminué au cours du 4e trimestre, atteignant 38,4 % contre 40,1 % au 3e trimestre 2025. Il se décompose en 37 % pour les hommes et 41,3 % pour les femmes.

Tout en restant également très élevé pour les diplômés de l’enseignement supérieur, le taux de chômage augmente pour atteindre 22,5% au 4e trimestre (contre 24,9 % au 3e trimestre). Ce taux est de 11,7 % chez les hommes et de 30,5 % chez les femmes.

D’après l’INS, au 2e trimestre de 2025, la population active s’inscrit en baisse, s’établissant à 4 255 000 individus contre 4 259 300 au 3e trimestre, soit une baisse de 4 300 individus.

Cette population se répartit en 2 931 500 hommes et 1 323 500 femmes, soit respectivement 68,9 % et 31,1 % de l’ensemble de la population active.

Cependant, la baisse de la population active au cours du 4e trimestre de 2025 a entraîné un recul du taux d’activité de 0,2 point, pour s’établir à 45,9 % de la population en âge de travailler (15 ans et plus), contre 46,1 % au 3e trimestre 2025.

Le nombre d’occupés a augmenté de 4 200, pour s’établir à 3 609 800 au 4e trimestre de 2025, contre 3 605 600 au 3e trimestre de la même année. Cette population est répartie de manière inégale entre les deux sexes : 2 561 800 d’hommes contre 1 048 100 milliers de femmes, soit respectivement 71 % et 29 % de la population active occupée.

53,3 % des occupés travaillent dans le secteur des services, 18,9% dans les industries manufacturières, 12,9 % dans les industries non manufacturière et 14,8% dans l’agriculture et de la pêche.

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L’économie tunisienne s’est accrue de 2,5% en 2025

L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année 2025, selon l’Institut national de la statistique (INS), contre un taux de 2,6 % prévu par la Banque Mondiale.

Selon les indicateurs de la croissance économique au 4e trimestre de 2025, publiés ce dimanche 15 février 2026 par l’INS, les estimations montrent que le Produit intérieur brut (PIB) en volume a enregistré une croissance de 2,7% sur un an au cours du 4e trimestre de l’année 2025.

Par rapport au 3e trimestre de 2025, le PIB en volume s’est accru de 1%.

Sur cette base, l’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année écoulée.

Rappelons que la Banque mondiale a prévu une croissance économique en Tunisie de 2,6 % pour 2025, soutenue par une légère amélioration de l’activité. À moyen terme (2026-2027), la croissance devrait rester modérée, autour de 2,4 %, dans un contexte de contraintes de financement et de réformes structurelles nécessaires, a ajouté la BM.

I. B.

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Impulsion des liens commerciaux entre la Tunisie et l’Ouzbékistan

L’Ouzbékistan et la Tunisie ont discuté des perspectives de développement de leur coopération commerciale, économique et d’investissement, rapporte le journal ouzbèke Trend, lors d’une rencontre, le 12 février 2026, entre le ministre ouzbek de l’Investissement, de l’Industrie et du Commerce, Laziz Kudratov, et une délégation tunisienne conduite par Jamel Ksibi, président du Groupe Luxor, président de la Fédération nationale des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).

La délégation s’est rendue à Tachkent afin d’explorer les possibilités de renforcement des partenariats entre les deux pays islamiques.

Au cours des discussions, la partie ouzbèke a présenté des informations détaillées sur les réformes économiques en cours dans le pays et les mesures visant à améliorer le climat des investissements, ainsi qu’un portefeuille de projets ouverts à la participation étrangère. Une attention particulière a été portée à la coopération potentielle dans les domaines du développement des infrastructures, de la construction, de l’industrie et de l’agro-industrie.

La délégation tunisienne a manifesté un vif intérêt pour participer aux initiatives de modernisation des infrastructures de l’Ouzbékistan et pour localiser la production dans le pays.

À l’issue de la réunion, les deux parties ont confirmé leur volonté de poursuivre l’élaboration d’initiatives concrètes et de développer un partenariat à long terme fondé sur des intérêts mutuels.

I. B.

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‘‘In a Whisper’’ de Leyla Bouzid | Drame poignant contre la discrimination

Parmi les tout premiers films présentés en compétition à la Berlinale (12 – 22 février 2026), un prétendant sérieux au palmarès final se distingue déjà : ‘‘In a Whisper’’ (‘‘A voix basse’’), le troisième long métrage de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid, après ‘‘Dès que j’ouvre les yeux’’ en 2015 et ‘‘Une histoire d’amour et de désir’’, qui avait clôturé la Semaine de la Critique à Cannes en 2021. Avec Eya Bouteraa, Hiam Abbass et Marion Barbeau.

Latif Belhedi

Coproduction franco-tunisienne (la réalisatrice s’était installée à Paris après des études de lettres françaises), ‘‘Dans un murmure’’ raconte le retour au pays de Lilia, une Tunisienne de 30 ans installée en France depuis quelque temps. Elle rentre pour les funérailles de son oncle, dont la mort est entourée de mystères et de secrets que la famille préfère taire.

Lilia se retrouve ainsi confrontée à des personnes qui ignorent tout de sa vie et, en particulier, de la jeune fille qu’elle aime et avec qui elle vit.

Le thème principal de ce film est la discrimination, dénonçant une société et une loi qui n’acceptent pas les relations homosexuelles. Cependant, Lilia n’est pas la seule victime de cette vision absurde : son oncle décédé l’est aussi, son homosexualité ayant toujours été passée sous silence par une famille qui ne l’a jamais accepté tel qu’il était.

La liberté a toujours été un thème central dans les films de Leyla Bouzid et, dans ce cas précis, sa critique de la société tunisienne est encore plus manifeste et incisive.

Les acheteurs au rendez-vous

Ce film, drame familial et thriller qui explore l’homosexualité cachée et les non-dits familiaux et culturels, fait sensation auprès des acheteurs suite à sa première mondiale en compétition à Berlin.

Playtime a déjà vendu le film à l’Allemagne et à l’Autriche (Neue Visionen), à l’Italie (Fandango), à l’Espagne (Lazona), à la Suisse (Cineworx), au Portugal (Leopardo Filmes), au Canada (Axia Films) et à l’ex-Yougoslavie (MCF).

Produit par la société française Unité et coproduit par la tunisienne Cinetelefilms, le film sera distribué en France par Memento Distribution.

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Tunisie | Impacts de la réforme du droit du travail sur les entreprises

La loi n°9/2025 réforme en profondeur le droit du travail en Tunisie, en redéfinissant les relations contractuelles et la sous-traitance. À travers une enquête intitulée «Réforme du droit du travail en Tunisie : Entre défis et opportunités», l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) analyse ses impacts sur les pratiques RH et la gestion des effectifs.

L’enquête, menée auprès d’une centaine de DRH et couvrant différents secteurs, tailles d’entreprise et régions, avait pour objectif d’évaluer comment la loi affecte le travail des DRH : la gestion des effectifs, la relation avec les prestataires et la stratégie RH globale, tout en identifiant les défis et les opportunités. Elle révèle à la fois des incertitudes, des ajustements nécessaires et de nouvelles opportunités en matière de gouvernance, de digitalisation et de conformité, accompagnées de recommandations concrètes.

Les constats principaux de cette enquête montrent que la loi introduit une ambigüité juridique, en particulier concernant le recours aux contrats à durée déterminée (CDD) et la sous-traitance dans les activités principales. Cette incertitude génère un besoin accru de conseil juridique et de mise à jour des procédures internes.

Sur le plan opérationnel et financier, certaines entreprises ont dû ajuster leurs effectifs tandis que d’autres, soulignent l’importance de former les salariés pour améliorer la productivité et mieux gérer les nouvelles obligations.

Parallèlement, certaines entreprises ont saisi l’opportunité pour structurer et digitaliser leurs processus RH.

Les résultats de l’enquête ont permis d’identifier les risques principaux : litiges juridiques, désorganisation des effectifs, coûts accrus et perte de flexibilité. Elle met aussi en lumière des opportunités stratégiques : renforcement de la gouvernance RH, digitalisation, culture de conformité proactive et adaptation sectorielle.

Les recommandations finales proposent des mesures concrètes pour transformer ces contraintes en leviers stratégiques.

La loi n°9/2025 constitue un choc réglementaire pour les DRH tunisiens, générant à la fois incertitude juridique et nécessité d’adaptation opérationnelle. Les secteurs dépendant des CDD et de la sous-traitance (nettoyage, gardiennage et fonctions externalisées) sont les plus exposés, mais aussi ceux qui peuvent tirer le plus grand bénéfice d’une gouvernance RH renforcée. L’enquête montre que les entreprises qui anticipent la réforme et combinent trois leviers stratégiques obtiennent des résultats significatifs : sécurisation et clarification juridique, structuration et digitalisation des processus RH, et formation/sensibilisation des équipes pour une application homogène des règles. Ces démarches permettent de réduire les risques, d’optimiser la performance et de sécuriser les effectifs.

Ainsi, la loi dépasse le simple cadre de conformité : elle devient un catalyseur de transformation pour la fonction RH, incitant à formaliser les pratiques, renforcer la traçabilité et instaurer une culture de responsabilité et de performance. Les DRH qui sauront anticiper, structurer et accompagner ces changements pourront transformer cette contrainte réglementaire en un levier durable de compétitivité et d’efficacité opérationnelle.

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La Tunisie déterminée à renforcer ses relations fraternelles avec l’Iran

Le site du gouvernement iranien a rapporté ce dimanche 15 février 2026 que le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a adressé un message au ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, pour le féliciter à l’occasion du 47e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique et de la fête nationale de la République islamique d’Iran.

«Dans son message, le ministre tunisien des Affaires étrangères s’est félicité de l’excellent niveau des relations entre la Tunisie et l’Iran et a réaffirmé la ferme volonté de son pays de renforcer les liens fraternels et la coopération entre les deux nations, dans l’intérêt des peuples iranien et tunisien. Il a également souhaité au ministre iranien des Affaires étrangères une bonne santé et un bien-être durable, ainsi que progrès et prospérité au peuple iranien», rapporte la même source.

I. B.

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Facture électronique | Encore un faux départ !

L’année 2026 sera marquée par «le démarrage effectif de la digitalisation complète» de l’administration, a annoncé la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani, lors d’un conseil ministériel consacrée au suivi de l’état d’avancement des projets de digitalisation de l’administration, qu’elle a présidé vendredi 13 février 2026, au palais de la Kasbah. Malheureusement, l’année semble avoir mal commencé pour cet ambitieux programme gouvernemental avec l’abandon de de la facturation électronique, dès sa mise en place, le 1er janvier dernier.

Latif Belhedi

La facturation électronique, dont la mise en place avait été décidée et annoncée par l’ancien ministre des Finances, feu Slim Chaker, depuis 2017, a pris huit ans avant d’être enfin sortie des cartons et remise sur la table. Mais aussitôt imposée par la Loi de finances 2026 et sa plateforme mise en place par le ministère des Finances, elle a été abandonnée, momentanément dit-on. Et pour cause : le système numérique mis en place s’est révélé inopérant et a causé beaucoup de désagrément et de perte de temps aux entreprises qui ont tenté de l’utiliser.

Effets pervers

Pourtant, beaucoup d’entreprises, y compris des PME, étaient prêtes à adhérer à ce système dématérialisé, y voyant un levier majeur de modernisation et de crédibilité économique, car il permet une transmission sécurisée des factures à l’administration fiscale via une plateforme agréée, une validation numérique et un archivage sécurisé garantissant traçabilité et intégrité, ce qui réduit les erreurs et les délais, tout en renforçant la transparence et la lutte contre la fraude fiscale.

Encore un mauvais départ, qui nous rappelle un autre, celui de la nouvelle loi sur les chèques, dont l’entrée en application, l’année dernière à la même époque, a provoqué blocages et disfonctionnements dus à l’impréparation des parties concernées : PME, banques, consommateurs… Un an après, le marché a encore du mal à se remettre des désagréments que cette loi a provoqués et à gérer ses effets pervers, notamment le retour au règne du cash, au grand bonheur des tenants de l’économie informelle et de l’évasion fiscale.

L’ancien ambassadeur Elyes Kasri a commenté ce qu’il a qualifié de «reculade sur la facturation électronique» dans un poste Facebook, que nous reproduisons ci-dessous…

De faux départ en reculade

«La reculade sur la facturation électronique peut être interprétée comme un indice supplémentaire de l’incapacité du mode de gouvernance en Tunisie d’assurer l’adéquation requise entre le discours et la mise en œuvre et la traduction en action concertée et pleinement assumée des décisions publiques»,

«Plus que l’incapacité de l’autorité publique à mettre en place ses décisions et réformes, ce blocage est un révélateur inquiétant du déficit de confiance entre les acteurs institutionnels et économiques, ancrant davantage l’opacité de l’informel et du non-Etat avec toutes les incidences possibles sur une perception d’ingouvernabilité du pays et de son degré d’attractivité pour les investissements étrangers.

«L’échec ou tout du moins le blocage d’une telle réforme et de son exigence de transparence en vue de parvenir à une justice fiscale et distributive plus équitable incite à une réflexion sereine sur l’adéquation en Tunisie du mode de gouvernance et du style du discours avec l’exigence de plus en plus pressante de réformes nécessaires non seulement à la relance économique mais surtout à la préservation de la souveraineté nationale face au piège de la dette ou pire au chantage humiliant et asservissant de l’aide économique étrangère.»

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Le poème du dimanche | ‘‘Explose ô cœur !’’ de Mohamed Laribi

Mohamed Laribi, dit Ibn Toumert, est poète, nouvelliste, journaliste, animateur de radio tunisien.

Né en 1915 à Tunis, il commence des études à l’université de la Zitouna sans les finir, se fait bohème et vit pleinement la marginalité. Publie ses articles et textes dans les revues et journaux. Rejoint le Groupe d’auteurs de l’entre-deux-guerres, Tahta Essour (Sous les Remparts). Part à l’étranger où il travaille à Radio Paris, Radio Brazaville et Radio Alger, en période coloniale. 

La poésie de Laribi est restée disparate, sans recueil. Sa vie semble tragique, pessimiste, il se considère comme un poète maudit. Il se suicide et décède, jeune, à l’âge de 31 ans, à Paris, en 1946.

Tahar Bekri

Explose ô cœur                        Démarre ô gémissement

Libérez yeux                            Toute larme prisonnière

Grondez  tonnerres                  Pleurez vents

Soyez lamentations                  Mon cœur triste est mort et se repose

Chantez oiseaux                      Le chant de la peine

Le matin a disparu                   Le soir s’élève la brume terrible couvre

Toutes les places                     Brisez ces verres

Répandez ce vin                              Permettez aux sourcils de froncer  

Voilez le sourire                               Aux sentiments des belles

Mon cœur mélancolique est mort Epuisé par les blessures

Il s’en est allé comme un étranger

Le matin a disparu                  Annonçant le coucher du soleil

Et le soufflement des vents         De trop de malheur       

Il n’a mouillé son écho             Des lèvres de l’aimée

Ni de l’ivresse                          Ni dit au revoir à un proche

Obscure obscurité                        Où est la lumière de l’espoir

Où est le port du salut             Pour le bateau du malheur

J’ai entendu la réponse           De l’écho du fracas

Et la casse des bois                 Il est mort et se repose

Traduit de l’arabe par Tahar Bekri

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Marche à Tunis pour la libération des prisonniers politiques

Le Comité de coordination des familles de prisonniers politiques a appelé à une marche de protestation ce samedi 14 février 2026 à partir de 15 heures au centre-ville de Tunis, sous le slogan «Trois ans de complot de l’Etat contre l’opposition» et ce à l’occasion du troisième anniversaire du lancement des enquêtes et du début des arrestations politiques dans l’«affaire de complot».

Dans son appel, ledit Comité écrit que cette date ne passera pas sans que ses membres descendent dans les rues pour «protester contre l’injustice, la tyrannie et la criminalisation de l’action politique, et pour exiger la libération des prisonniers politiques.»

«L’affaire de complot n’est qu’un prétexte pour fabriquer des accusations fallacieuses, instrumentalisant le complot comme bouc émissaire et outil de pouvoir. Elle sert à utiliser le système judiciaire pour éliminer les opposants politiques et terroriser la société, transformant ainsi le pays en une immense prison. Elle témoigne du complot du régime contre les libertés et la démocratie, de sa trahison des acquis de la révolution et du retour du peuple à la peur», lit-on dans l’appel.

En conséquence, le Comité de coordination des familles de prisonniers politiques appelle tous les Tunisiens, hommes et femmes, à participer à la marche de protestation qui débutera cet après-midi avec un départ à 15h00 de la place du Passage.

I. B.

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Energie, eau et IA au cœur de la coopération Tunisie – UE

La quatrième réunion du Comité mixte Union européenne-Tunisie pour la recherche et l’innovation s’est tenue à Tunis dans le cadre d’Horizon Europe. Elle a permis d’examiner les résultats de la participation de la Tunisie jusqu’en 2025 et d’élaborer le programme de travail 2026-2027.

Selon la délégation de l’UE en Tunisie, des représentants de plusieurs ministères tunisiens, dont ceux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Agriculture, de la Santé, et de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, ont participé à la réunion et rencontré leurs homologues européens.

Les discussions ont porté sur les priorités thématiques liées aux énergies renouvelables, à la sécurité de l’eau et à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour une meilleure résilience agro-climatique.

Un intérêt spécifique a été consacré aux opportunités offertes aux PME et aux startups, notamment par le biais du Conseil européen de l’innovation et de l’accès aux écosystèmes d’innovation, y compris les mécanismes de financement de l’accélérateur EIC et les collaborations en technologies de pointe.

La Tunisie est associée à Horizon Europe en vertu d’un accord entré en vigueur le 9 juin 2022, avec effet rétroactif au 1er janvier 2021, et peut participer au programme dans les mêmes conditions que les États membres.

D’après les données de la Commission européenne (CE), le programme dispose d’un budget total de 95,5 milliards d’euros pour la période 2021-2027.

La CE indique également que, suite aux succès obtenus dans le cadre d’Horizon 2020, la Tunisie poursuit sa progression au sein d’Horizon Europe : 97 projets et 13,2 millions d’euros ont été obtenus dans le cadre d’Horizon 2020, et la Tunisie a participé à 52 subventions pour un montant d’environ 13 millions d’euros à ce jour. D’autres subventions sont en cours d’attribution.

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Démolition de vieux bâtiments au centre-ville de Tunis

Des agents de la municipalité de Tunis sont intervenus ce matin, samedi 14 février 2026, pour démolir les parties vétustes de plusieurs bâtiments menaçant de s’écouler sur les passants au centre-ville de la capitale.

Ces bâtiments sont situés rue Fadhel Sassi au quartier Tunis-Marine, rue 4159 à cité Saada (Ezzouhour), rue Cheikh Jebali et rue Cheikh Ismail Temimi à Bab Souika.

Le 29 juillet 2025, la municipalité de Tunis annonçait l’existence de plus de 1500 bâtiments menaçant ruine dont 500 risquant de tomber sur la tête de leurs habitants.

Les récentes intempéries et inondations ont aggravé l’état de vétusté d’un grand nombre de bâtiments et le risque a grandi de voir d’autres personnes écrasées sous des murs rendus fragiles par les écoulements. Ce qui a dicté l’urgence de l’action menée actuellement par la municipalité de Tunis consistant à démolir les bâtiments les plus menaçants.

I. B.  

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