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Tunisie : voici les 5 commandements de la transformation digitale

Réuni au Palais du gouvernement à La Kasbah, le 13 février 2026, un Conseil ministériel présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a placé la transformation numérique au cœur des priorités nationales.

À partir de cette année 2026, la Tunisie amorce la phase décisive de digitalisation complète de son administration, avec l’accélération de 192 projets numériques, l’extension des services en ligne, la généralisation du paiement électronique et le renforcement de l’interopérabilité entre les structures publiques. Cette démarche s’inscrit dans une vision nationale intégrée au plan de développement 2026-2030.

Qualifiant la transformation numérique de « nécessité absolue », la cheffe du gouvernement en a fait un levier stratégique pour l’économie et un pilier du programme économique et social de l’État. L’objectif : renforcer la transparence, simplifier les procédures, réduire les délais de traitement, améliorer le climat d’investissement et lutter contre la corruption, la contrebande, les monopoles et l’évasion fiscale.

Le ministre des Technologies de la communication, Sofien Hemissi, a présenté les principales réalisations à fin 2025 :

  • portail unifié des services administratifs,
  • maisons des services administratifs,
  • paiement en ligne de la vignette automobile, timbre fiscal électronique,
  • première phase du projet « Hôpital numérique », plateforme d’urgence Najda.tn,
  • système national de suivi des projets…

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Transformation numérique : ce que l’administration tunisienne a déjà concrètement réalisé en 2025

La transformation numérique de l’administration avance. En 2025, plusieurs projets ont été finalisés et sont désormais opérationnels. C’est ce qui ressort du conseil ministériel tenu le 13 février 2026, consacré au suivi des projets digitaux.

L’objectif affiché est clair. Simplifier la vie des tunisiens. Réduire les délais. Limiter la bureaucratie. Et renforcer la transparence.

Des services publics qui passent au digital

Parmi les réalisations les plus visibles figure la porte unifiée des services administratifs. Elle permet d’accéder en ligne à plusieurs démarches sans se déplacer. Un changement concret pour les usagers.

Le paiement du droit de circulation peut désormais se faire à distance. Le timbre fiscal devient électronique. Moins de papier. Moins d’attente. Plus de traçabilité.

Dans le secteur de la santé, la première phase du projet d’hôpital numérique a été lancée. L’objectif est d’améliorer la gestion des données médicales et la coordination entre établissements.

La plateforme Najda.tn est également opérationnelle pour renforcer la gestion des situations d’urgence.

Soutenir l’économie et l’investissement

La digitalisation ne concerne pas uniquement les services aux citoyens. Elle touche aussi l’environnement économique.

La plateforme Easy Export facilite les procédures pour les entreprises exportatrices. Les demandes de permis de construire peuvent désormais se faire via la plateforme « Tameer ». Les délais sont réduits et les démarches plus transparentes.

Un registre national des sociétés communautaires a aussi été lancé dans une première phase. Il permet un meilleur suivi de ce modèle économique.

Par ailleurs, une plateforme nationale de suivi des projets publics est en place. Elle centralise les données et permet de suivre l’avancement des projets à l’échelle nationale.

Des démarches simplifiées pour les citoyens

Certaines mesures ont un impact direct sur le quotidien. Les élèves peuvent désormais demander leur carte d’identité à distance. Une carte numérique de passage aux frontières a aussi été introduite grâce à l’interconnexion des systèmes.

Des services numériques ont été développés dans le secteur social et pour les démarches liées à la nationalité.

Au total, 192 projets numériques sont actuellement suivis par les autorités. L’année 2026 est présentée comme celle du démarrage effectif de la digitalisation complète de l’administration, dans le cadre du plan de développement 2026-2030.

L’ambition est d’installer une administration plus moderne. Plus rapide. Plus transparente. Et plus proche du citoyen.

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TRIBUNE : L’intelligence artificielle, l’allié stratégique de l’entrepreneur

Longtemps considérée comme une technologie totalement réservée aux grandes organisations, l’intelligence artificielle (IA) se présente aujourd’hui comme un véritable levier d’innovation pour les entrepreneurs. Cet outil, quoique soulevant de nouveaux défis à la fois éthiques et humains, semble transformer en profondeur l’aventure entrepreneuriale.

L’IA a échappé de la sphère des géants de la technologie et s’est imposée depuis quelques années comme un outil stratégique au service des entrepreneurs. En peu de temps, elle a fortement modifié la manière de concevoir, de gérer et de développer une entreprise. De la génération d’idées à la mise en marché du produit et/ou service, l’IA s’immisce dans toutes les étapes du processus entrepreneurial, permettant un gain de temps, une minimisation du risque et beaucoup plus de perspicacité.

De visu, l’impact de l’IA se situe au niveau de la phase de création. Les entrepreneurs font désormais recours à des outils tels que ChatGPT, Gemini ou encore Notion AI pour tester la viabilité de leurs idées, comprendre les aspects de leurs projets, simuler et concevoir des business plans, etc.

L’IA intervient de la génération d’idées à la mise sur le marché, modifiant les pratiques entrepreneuriales.

 

Dans sa quête d’innovation, l’entrepreneur trouve dans l’IA le véritable sparring partner intellectuel ; elle aide à structurer une réflexion, à explorer des scénarios de marché ou à repérer les besoins non ou mal satisfaits.

Au-delà de la créativité, l’IA constitue un puissant accélérateur de prise de décisions. Elle permet d’assurer l’efficacité des analyses stratégiques en offrant une lecture instantanée des tendances et des comportements à la fois des consommateurs et des concurrents. Ce que le flair des entrepreneurs devinait autrefois, les algorithmes le détectent et le traitent en quelques secondes.

Les outils d’IA permettent d’analyser des idées, de simuler des scénarios et d’évaluer la viabilité des projets.

 

En Tunisie, l’intelligence artificielle commence à prendre de la place dans les pratiques entrepreneuriales. Elle est devenue pour bon nombres de startups locales, œuvrant dans les domaines de la santé, de la fintech ou de l’éducation, le meilleur outil de différenciation sur un marché palpablement compétitif.

Les incubateurs et espaces d’innovation invitent les entrepreneurs à intégrer des solutions d’automatisation et de data intelligence dès la conception de leur entreprise. Toutefois, le niveau d’adoption de l’IA dans les activités entrepreneuriales reste relativement faible, et ce, à cause des coûts parfois élevés des outils, du manque de formation technique et, surtout, des réticences culturelles face à la technologie.

Grâce à l’analyse rapide des données, l’IA améliore l’efficacité des décisions entrepreneuriales.

 

Les apports considérables de l’IA ne doivent pas occulter ses limites. L’entrepreneur, considéré comme l’acteur de changement favorable pour l’économie et la société, risque de se trouver dans l’obligation de déléguer à la machine des décisions qui relèvent de la vision et de l’intuition.

En effet, l’ère de l’entrepreneur augmenté renvoie à un repositionnement de l’humain dans l’entreprise. L’IA offre à l’entrepreneur les moyens et les outils nécessaires afin de mieux comprendre son environnement pour pouvoir innover plus intelligemment, agir plus vite, et, dans une autre approche, devenir proactif.

Un nouvel équilibre doit s’installer ; une alliance subtile homme/machine mérite d’être stratégiquement annoncée. L’avenir de l’entrepreneuriat sera aussi bien humain qu’artificiel.

Sarhan ABDENNADHER
Maître-assistant HDR en Sciences de Gestion,
FDS, Université de Sfax, Tunisie.

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LA TUNISIE QUI GAGNE | Compétences tunisiennes : Amine Hafsi Jeddi, le stratège du changement

Consultant senior et stratège en gestion du changement, Amine Hafsi Jeddi s’est spécialisé dans la transformation organisationnelle et digitale après plus de onze ans d’expérience entre le Canada, la Tunisie et le Moyen-Orient. Formé à l’HEC Carthage, puis à Montréal et dans des institutions prestigieuses comme Harvard Business School et le MIT, il a développé une expertise reconnue en gestion de projet, agilité et conduite du changement.

 Entre la création d’une culture organisationnelle et l’adoption de nouvelles pratiques, Amine Hafsi Jeddi défend une approche où l’accompagnement, la communication et l’espoir sont les clés de la réussite. Il revient sur les défis de la digitalisation des services publics. Pour lui, la sécurité ne dépend pas uniquement des outils technologiques, mais aussi du comportement des citoyens et de la stratégie de communication des institutions.

Il insiste sur la nécessité de donner du sens et de la cohérence à la technologie en Tunisie. Pour lui, la transformation numérique et organisationnelle ne peut réussir sans conviction, leadership positif et une approche humaine capable de vaincre les résistances.

L’empathie comme compétence essentielle

Aujourd’hui, Amine affirme que la qualité la plus déterminante dans son domaine est l’empathie. Derrière les discours sur la transformation technologique, explique-t-il, le véritable enjeu reste l’humain.

La technologie existe déjà, mais c’est la manière dont les individus adoptent et vivent le changement qui conditionne la réussite des projets. Ce qu’il a retenu de ses formations internationales est clair : on ne peut pas changer l’être humain, mais on peut rendre le changement humain.

Une vision centrée sur l’humain

Dans ses interventions auprès de grands ministères et organismes publics au Canada, Hafsi insiste sur l’importance d’une communication transparente et à impact. Pour lui, la transformation numérique ne se réduit pas à l’implantation d’outils : elle doit être accompagnée d’une écoute active et d’une orientation résolument humaine. Sans adoption par les citoyens et les employés, aucune digitalisation ne peut réussir.

Gouvernance et éthique

Amine rappelle enfin que tout projet de transformation doit s’appuyer sur un cadre de gouvernance et d’éthique solide. L’exemple d’un projet de gestion électronique des données mené pour un organisme gouvernemental canadien illustre cette exigence : avec 37 000 employés concernés, la protection des données sensibles et la sensibilisation des utilisateurs étaient des conditions indispensables à la réussite.

A.B.A

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