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Intelligence artificielle: 5 questions que chaque CEO doit se poser aujourd’hui

«L’agilité n’est plus un slogan mais une compétence vitale» affirme Zied Machkena, entrepreneur Tech et d’ajouter «aujourd’hui, les entreprises doivent pouvoir adapter leurs produits et services très rapidement. Sinon, elles disparaissent».

Il a ensuite abordé la question du leadership, en soulignant que les dirigeants doivent combiner vision et pragmatisme. «Un CEO ne peut pas tout faire seul. Il doit déléguer et piloter avec intelligence».

Selon Machkena, cinq questions stratégiques doivent guider chaque CEO:

  1. Quelles données sont vraiment critiques et confidentielles ?
  2. Comment optimiser l’utilisation de l’IA dans l’entreprise sans perdre le contrôle ?
  3. Quelle infrastructure permet de scaler rapidement tout en minimisant les risques ?
  4. Comment assurer la continuité et la résilience face aux cyberattaques et pannes ?
  5. Quels projets choisir et prioriser pour un retour sur investissement rapide et sécurisé ?

Il a ajouté que l’agilité se construit aussi avec un suivi quotidien. «Le monitoring et l’itération sont essentiels. On doit améliorer continuellement ce qu’on livre».

Par ailleurs, Machkena a insisté sur l’importance de l’intelligence collective dans l’entreprise. «L’innovation ne vient pas d’une seule personne. Elle résulte de la collaboration et de la capacité à apprendre de chaque initiative», explique-t-il.

En fin, selon Zied Machkena, un CEO agile et visionnaire maîtrise ses données, son IA, son infrastructure et sa stratégie, tout en garantissant la résilience et la satisfaction client. C’est cette combinaison qui permet de prospérer dans un environnement numérique complexe et exponentiel.

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Voici les 4 piliers de la souveraineté numérique selon Zied Machkena

D’emblée, Zied Machkena, entrepreneur tech, donne le ton, en insistant sur un point stratégique: «La souveraineté numérique est aujourd’hui un impératif mondial». Lors du MCCE, il a présenté un cadre structuré autour de quatre piliers essentiels pour protéger et contrôler les données. 

Le premier pilier est l’indépendance. Selon lui, «il faut réduire la dépendance aux prestataires technologiques extérieurs. Une entreprise souveraine doit pouvoir fonctionner même si un fournisseur cloud tombe en panne».

Ensuite, le second pilier est l’empreinte : gérer ses propres données et infrastructures locales autant que possible. «Aujourd’hui, seules 10 % des données sont confidentielles et gérées localement. Le reste circule dans le cloud, chez des tiers», précise-t-il.

Le troisième pilier est le contrôle de l’IA et des modèles. Machkena insiste sur le fait de savoir comment les modèles utilisés apprennent et exploitent les données: «Il ne suffit pas d’avoir l’IA, il faut savoir ce qu’elle fait avec nos informations».

Le quatrième pilier est la résilience et la continuité. Les entreprises doivent anticiper les incidents et garantir la continuité de leurs activités: back-up, plan de reprise, cybersécurité renforcée. « La souveraineté, c’est aussi pouvoir continuer à fonctionner malgré une attaque ou une panne », souligne Machkena.

Par ailleurs, il a insisté sur le rôle du cloud et de la cybersécurité comme infrastructures clés, mais seulement si elles sont intégrées dans un cadre souverain et contrôlé. «Avoir un cloud ne suffit pas. Il faut savoir où sont vos données et qui peut y accéder», ajoute-t-il.

En fin, la souveraineté numérique, selon Machkena, repose sur la combinaison de contrôle, indépendance, maîtrise de l’IA et résilience. Les entreprises qui négligent ces piliers s’exposent à des risques stratégiques majeurs.

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Le Sénégal multiplie les opportunités pour séduire les investisseurs

«Le Sénégal veut transformer son industrie et son commerce pour devenir un moteur de développement», a déclaré Serigne Gueye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce, à l’ouverture du Salma Dialogue à Dakar.                                       

Ce forum réunit des acteurs africains et internationaux pour discuter de transformation industrielle, commerce  durable et intégration régionale. 

Les liens entre le Sénégal et la Tunisie sont solides depuis les années 60. Cette rencontre offre une occasion unique de lancer de nouvelles initiatives et de renforcer la coopération industrielle entre les deux pays.

Le Sénégal a récemment dévoilé sa politique industrielle et commerciale. Elle s’inscrit dans son agenda national de transformation à l’horizon 2050. L’objectif est simple : réduire la dépendance aux importations et valoriser les ressources locales.

 

 

Six priorités pour attirer les investissements

Serigne Gueye Diop a présenté six axes pour stimuler l’industrie :

  • Diversifier le tissu productif : transformer localement les matières premières au lieu de les exporter. Les secteurs ciblés sont le phosphate, l’agroalimentaire et la pêche.

  • Renforcer l’intégration régionale : faciliter le commerce intra-africain et ouvrir les entreprises aux marchés africains et internationaux.

  • Moderniser la distribution : créer des supermarchés et hypermarchés modernes, durables et accessibles partout.

  • Transition verte et numérique : digitalisation, technologies propres, innovation locale et formation aux compétences techniques et numériques.

  • Accès au financement et accompagnement : soutenir PME, startups et entreprises innovantes avec des fonds sectoriels, incubateurs et outils adaptés.

  • Renforcer gouvernance et transparence : simplifier les procédures, lutter contre la corruption et sécuriser les investissements par un cadre clair.

Le ministre a insisté sur le rôle clé du secteur privé, en partenariat avec l’État et les institutions internationales. Il a invité les jeunes entrepreneurs et les femmes à participer activement à cette dynamique.

Une ambition renforcée par le budget

Pour montrer son engagement, le budget de l’industrie a été multiplié par six, passant de 50 à 350 milliards de FCFA. Serigne Gueye Diop a conclu :

« Ensemble, faisons de l’industrie une source de prospérité pour nos populations et un vecteur de solidarité. »

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Ouael Chouchene à Salma Dialogue Dakar: “Une Afrique qui coopère pour produire et transformer”

«L’avenir de l’Afrique dépend de la coopération entre nos États», a déclaré Ouael Chouchene, secrétaire d’État à l’Industrie, lors de l’ouverture du deuxième Salma Dialogue à Dakar.

 

 

Organisé par Amina Magouri, fondatrice et présidente de Salma Dialogue, le forum a réuni des décideurs publics et privés autour d’un objectif clair : transformer le dialogue en résultats concrets. Elle souligne que l’édition Sénégal 2026, tenue les 3 et 4 février, a montré qu’une coopération bien structurée peut générer un impact économique réel et installer un dialogue institutionnel orienté vers l’action.

En fait, cette rencontre se tient dans un contexte de transformations rapides: les industries évoluent, les ressources s’épuisent et la durabilité est devenue une nécessité. Dans ce cadre, le forum mise sur la coopération Sud-Sud et triangulaire pour garantir la souveraineté économique du continent et créer de la valeur.

Une relation historique qui se modernise

Le secrétaire d’État a rappelé que la solidarité entre la Tunisie et le Sénégal remonte au lendemain de leurs indépendances. Aujourd’hui, ce lien de confiance s’adapte aux réalités économiques actuelles à travers des projets concrets et des partenariats opérationnels sur le terrain.

Partage d’expertise et secteurs d’avenir

La Tunisie souhaite partager son expérience pour favoriser une industrie plus compétitive et durable. L’accent est mis sur des secteurs stratégiques comme: l’industrie automobile et la mobilité durable, l’innovation et l’intégration locale, et la formation, en s’appuyant sur l’écosystème tunisien existant.

Le Pacte 2027 

Au cœur de cette stratégie, le Pacte de compétitivité 2027 vise à construire des chaînes de valeur transcontinentales. Pour Chouchene, la coopération Sud-Sud ne doit plus être un simple concept, mais un levier pour l’investissement, le transfert de compétences et la création d’emplois.

En conclusion, il a invité les partenaires africains et internationaux à bâtir un modèle de coopération intégré. L’objectif est de permettre à l’Afrique d’avancer grâce à ses propres forces, tout en restant ouverte aux partenariats mondiaux.

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Qui parmi les actionnaires de la SITEX peut participer à l’AGO?

Seuls les actionnaires de la Société industrielle des textiles (SITEX) inscrits sur les registres huit jours avant le 12 février 2026 peuvent participer à l’AGO. Chaque actionnaire doit posséder au moins 10 actions. Ceux qui en ont moins peuvent se regrouper et ensuite désigner un représentant avec un pouvoir spécial.

L’Assemblée générale se tient à 10 heures au siège de la société à Ksar Hellal. La participation par visioconférence est aussi possible. L’objectif principal est de recomposer le conseil d’administration. L’assemblée doit aussi accorder les pouvoirs pour accomplir les formalités légales.

Cette réunion est un moment clé pour la SITEX. Les décisions prises peuvent influencer la stratégie, la gouvernance et l’avenir de cette entreprise textile tunisienne. Elle marque une étape importante pour renforcer la performance et la stabilité de la société.

 
 

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Tunisie: 19 nouvelles entreprises obtiennent le label douanier AEO

Dix-neuf entreprises industrielles et startups tunisiennes viennent d’obtenir le statut d’Opérateur économique agréé. Ce label est délivré par la Direction générale des douanes. Il renforce leur position dans le commerce extérieur.

Avec ces nouvelles attributions, la Tunisie compte désormais 221 entreprises certifiées depuis le lancement du programme en 2010. Parmi elles, 126 sont des entreprises industrielles.

Les sociétés concernées opèrent dans les composants automobiles, le textile et l’habillement, le cuir, les chaussures et les services liés à l’industrie. Elles bénéficient désormais de procédures douanières simplifiées. Le dédouanement devient ainsi plus rapide. Les marchandises importées peuvent être levées sans contrôle physique systématique. Les déclarations sont orientées vers le circuit vert. Le gain de temps est réel, la compétitivité aussi.

Ce statut d’Opérateur économique agréé repose sur la confiance. Il est accordé aux entreprises qui respectent la réglementation, les normes techniques et les règles douanières. Il s’appuie sur les standards de l’Organisation mondiale des douanes et constitue un signal fort pour les partenaires internationaux.

Lors d’une journée organisée le 12 février au siège de la Direction générale des douanes, la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a souligné l’importance de ce mécanisme. L’objectif est clair: accompagner les entreprises, fluidifier les échanges, ouvrir davantage de marchés à l’export.

La digitalisation avance aussi. Les services liés aux dossiers techniques et aux avantages fiscaux sont progressivement numérisés. Les délais sont réduits et les démarches simplifiées.

Le statut d’Opérateur économique agréé devient ainsi un outil stratégique pour l’industrie tunisienne. Il renforce la confiance, améliore la logistique et soutient la croissance des exportations.

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Kilani Groupe assure la continuité des activités de Sanofi en Tunisie. Détails

Kilani Groupe a conclu un partenariat stratégique avec Sanofi afin d’assurer la continuité des activités du laboratoire en Tunisie. Cet accord prévoit la fabrication locale de médicaments ainsi que la gestion de l’information médicale et des activités scientifiques.

Ce partenariat s’inscrit dans une évolution stratégique des activités de Sanofi sur le marché tunisien. Il vise à garantir l’accès durable des patients à des traitements de qualité. Il renforce aussi le rôle des acteurs locaux dans l’industrie pharmaceutique.

Dans ce cadre, la filiale Teriak sera chargée de la fabrication locale d’un portefeuille de médicaments de Sanofi. Cette mission permettra de renforcer la production nationale. Elle contribuera aussi à améliorer la disponibilité des traitements.

La société Medicis SARL assurera l’information médicale et les échanges avec les autorités sanitaires. Elle sera également responsable de la promotion scientifique auprès des professionnels de santé. Ce rôle vise à garantir la continuité des activités scientifiques et médicales.

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Le parlement tunisien approuve un accord de financement avec l’AFD pour moderniser les services de santé à Sidi Bouzid

Le parlement vient de donner son feu vert à un accord avec l’Agence française de développement (AFD). Ce vote valide un premier avenant à un prêt initialement signé début 2019, avec une ambition claire: transformer les services de santé de la région de Sidi Bouzid d’ici à 2025.

Le soutien des députés a été massif, avec 92 voix pour, contre seulement 4 voix défavorables et 2 abstentions.

 

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Ce que la Tunisie a importé en janvier 2026

La Tunisie a importé pour 6 586,4 millions de dinars en janvier 2026. Ce niveau est en baisse par rapport à janvier 2025. Les importations avaient alors atteint 6 790,3 millions de dinars. La baisse est de 3%, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).

Cette évolution intervient alors que les exportations ont progressé. Elles ont atteint 5 298,7 millions de dinars en janvier 2026. Un an plus tôt, elles étaient de 5 025,7 millions de dinars. La hausse est de 5,4%.

Ce mouvement a réduit le déficit commercial. Il s’établit à 1 287,6 millions de dinars. En janvier 2025, il était plus élevé. Il avait atteint 1 764,6 millions de dinars. Le taux de couverture s’améliore aussi. Il passe de 74% à 80,4%.

Des importations en hausse, mais…

La Tunisie a importé davantage de biens d’équipement. Ces importations ont augmenté de 6,9%. Cela concerne les machines et les équipements utilisés par les entreprises.

Les importations de produits énergétiques sont aussi en hausse. Elles progressent de 3,9%. Cela confirme la dépendance du pays aux importations d’énergie.

Les biens de consommation ont légèrement augmenté. La hausse est de 1,1%. Cela reflète une demande intérieure stable.

Une forte baisse des importations alimentaires

Certaines catégories sont en baisse. Les importations de matières premières et demi-produits ont reculé de 5,5%.

La baisse la plus importante concerne les produits alimentaires. Ces importations ont chuté de 32,5%. Cette évolution explique en grande partie la baisse globale des importations.

Les exportations progressent…

Les exportations du secteur de l’énergie ont fortement augmenté. La hausse est de 140%. Les ventes de produits raffinés ont atteint 100,3 millions de dinars. Un an plus tôt, elles étaient de 28,5 millions de dinars.

Les industries mécaniques et électriques progressent aussi. Leur hausse est de 6,4%.

Les exportations agroalimentaires augmentent de 1%. Cette hausse est liée à l’huile d’olive. Ses exportations atteignent 610,5 millions de dinars. Elles étaient de 518,4 millions de dinars en janvier 2025.

En revanche, certains secteurs sont en baisse. Les exportations des mines, phosphates et dérivés reculent de 23,6%. Le textile, habillement et cuirs baisse de 2,1%.

 

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Exclusif — BelCloud annonce son implantation en Tunisie dès avril et cible l’Afrique du Nord

Dans une interview exclusive accordée à Managers, Gabriel Caragea, Head of Growth and Customer Success à BelCloud Ltd, annonce l’arrivée imminente de l’entreprise en Tunisie. Cette société internationale spécialisée dans le cloud computing et les infrastructures IT prévoit de lancer ses premières opérations dans le pays à partir du mois d’avril. L’entreprise, basée à Sofia en Bulgarie, réalise un chiffre d’affaires annuel supérieur à 1 million d’euros, selon les déclarations de son responsable croissance. 

Gabriel Caragea, Head of Growth and Customer Success à BelCloud Ltd.

«Je viendrai en Tunisie en avril pour commencer les négociations et lancer l’implémentation», déclare Gabriel Caragea. Il précise toutefois qu’il ne s’agira pas, dans un premier temps, de créer une entité juridique locale. «Nous n’allons pas encore établir une société commerciale en Tunisie. Nous le ferons lorsque nous aurons un soutien gouvernemental formalisé ainsi que plusieurs clients et partenaires stratégiques».

La Tunisie comme point d’entrée en Afrique du Nord

Selon The head of growth and customer success à BelCloud Ltd, le choix de la Tunisie repose sur un environnement jugé favorable. «Nous avons reçu beaucoup de soutien, à la fois du secteur privé et du secteur public», explique-t-il.

Il indique également que l’entreprise a été invitée par une société tunisienne opérant dans le cloud et les services numériques, ce qui a accéléré la prise de décision. La Tunisie devient ainsi le point de départ d’une stratégie régionale plus large.

«Nous allons commencer par la Tunisie, puis nous élargirons vers le Maroc, probablement durant l’été», précise Gabriel Caragea. L’objectif est de construire une présence durable en Afrique du Nord avant d’étendre davantage les activités sur le continent africain.

BelCloud est déjà active dans plusieurs régions d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique. «Nous sommes présents dans environ 45 pays», indique-t-il. En Afrique du Nord, les services sont actuellement en cours de déploiement en Tunisie et en Libye.

Trois secteurs prioritaires

L’entreprise ciblera en priorité les structures ayant besoin d’infrastructures technologiques avancées. «Nous nous concentrons sur les entreprises qui ont besoin d’infrastructures IT», affirme-t-il encore.

Trois secteurs ont été identifiés pour démarrer:

  • les infrastructures technologiques,
  • le e-commerce,
  • la recherche et développement.

«Nous commençons par les entreprises de recherche et développement ainsi que le commerce électronique», précise-t-il.

Fondée en 2019, BelCloud propose des services de cloud computing (VPS), des serveurs dédiés (Bare Metal) et du stockage cloud compatible S3. L’entreprise revendique plus de 16 000 clients à l’international, allant des startups aux grandes entreprises.

Un des piliers de son modèle repose sur un support humain personnalisé. «Nous privilégions l’interaction humaine», insiste Gabriel Caragea. Et d’ajouter: «Nous n’utilisons ni modèles automatiques, ni chatbots, ni intelligence artificielle pour le support».

Un modèle centré sur les partenariats à long terme

La stratégie affichée par BelCloud repose sur la construction de relations durables. «Nous recherchons des partenariats à long terme avec nos clients et partenaires, pas seulement le profit», affirme-t-il. Il ajoute que l’entreprise développe des solutions sur mesure et reste flexible sur les conditions commerciales afin de s’adapter aux besoins spécifiques des partenaires locaux.

Soutien institutionnel et ambitions énergétiques

Des rencontres avec des responsables gouvernementaux sont prévues en avril. Selon Caragea, des discussions portent sur d’éventuelles incitations fiscales, un soutien financier et une mise en relation avec des acteurs économiques majeurs, notamment l’Utica. 

Par ailleurs, BelCloud étudie un projet d’investissement dans une ferme solaire dans le sud du pays afin de soutenir ses infrastructures énergétiques. Le projet reste à l’étude et n’est pas encore finalisé.

Positionner la Tunisie sur la carte mondiale de l’IT

Au-delà de l’implantation commerciale, l’entreprise affiche une ambition stratégique plus large. «Nous espérons contribuer au développement du secteur technologique tunisien, créer des emplois bien rémunérés et positionner la Tunisie sur la carte mondiale des services IT et d’infrastructure», conclut Gabriel Caragea.

Si le calendrier annoncé est respecté, l’arrivée de BelCloud pourrait renforcer l’attractivité de la Tunisie dans le domaine du cloud computing et soutenir le développement d’un écosystème numérique compétitif à l’échelle régionale.

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Cybersécurité: les emails sont plus organisés et efficaces… mais grâce à quoi?

D’emblée, Zied Machkena a lancé un message fort lors de sa keynote à la 3ᵉ journée du MCCE: l’intelligence artificielle n’est plus une vision futuriste. Elle transforme notre quotidien, notamment la manière dont nous utilisons les emails.

Selon Zied Machkena, l’IA a permis de rendre les emails plus organisés et productifs. «Avant, recevoir un email, c’était parfois perdre des heures à trier, analyser, répondre. Aujourd’hui, 90% des utilisateurs Gmail utilisent des outils d’IA pour générer ou organiser leurs messages», explique-t-il.

Il a ajouté que l’adoption massive de la technologie suit un rythme exponentiel. Pour illustrer cela, il a rappelé des chiffres parlants: le téléphone a atteint 100 millions d’utilisateurs en 75 ans, le laptop a mis 38 ans, l’Internet aujourd’hui est utilisé par 99% de la population connectée, et des plateformes comme WhatsApp, Facebook ou Instagram ont atteint des centaines de millions d’utilisateurs en quelques années seulement.

Machkena a souligné le rôle central de la donnée: «Chaque action sur un email génère des informations. Le contrôle de ces données est fondamental. Qui a le droit de les utiliser après le traitement?». Il insiste sur la nécessité d’un cadre clair pour l’exploitation des données clients et la formation des modèles IA.

Par ailleurs, il a expliqué que l’IA dépasse la simple automatisation. «Les modèles d’IA permettent non seulement de générer des réponses mais aussi de créer des rapports précis et instantanés. Avant, préparer un rapport pouvait prendre des jours. Aujourd’hui, un outil IA le fait en quelques minutes».

À noter que cette révolution ne concerne pas uniquement les grandes entreprises. Selon Machkena, les PME et les particuliers peuvent accéder à ces technologies grâce au cloud, rendant le temps de mise sur le marché beaucoup plus rapide et sécurisé.

Enfin, l’IA appliquée aux emails illustre la convergence entre adoption massive, exploitation stratégique des données et amélioration du quotidien. Selon Machkena, «comprendre ce rythme exponentiel est essentiel pour anticiper l’avenir».

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Talys, la transformation boostée par l’IA

Selon une analyse du Boston Consulting Group (BCG), fondée sur l’étude de plus de 850 entreprises dans le monde, seuls 35% des projets de transformation digitale atteignent pleinement leurs objectifs. Un taux révélateur de la complexité de ces démarches, particulièrement dans des secteurs fortement régulés comme la finance, où s’additionnent les contraintes opérationnelles et les ruptures technologiques. C’est précisément sur ce terrain exigeant que Talys entend faire la différence: accompagner les acteurs financiers pour sécuriser et réussir leur transformation digitale, en mobilisant son expertise en data intelligence et en intégration de solutions de gouvernance. «Talys accompagne depuis plus de 18 ans des institutions financières sur des projets de transformation à fort enjeu», explique Selim Mbazaia, Business Development Manager – MEA. Présente en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient, cette expansion s’explique, selon Selim Mbazaia, par une vision de la transformation digitale pensée comme un véritable projet d’entreprise. «La réussite d’un projet de transformation passe par l’alignement entre la stratégie business, les systèmes d’information et les usages métiers», insiste-t-il, car la transformation digitale ne se limite plus à la mise en place d’un outil ou à la digitalisation isolée d’un processus. Dans ce cadre, Talys accompagne les institutions financières dans des missions de diagnostic de leurs systèmes d’information, d’élaboration de schémas directeurs et de définition d’architectures d’entreprise, afin d’aligner les choix technologiques sur les objectifs stratégiques et réglementaires.

Intelligence artificielle, données et gouvernance: les leviers de performance


Pour répondre à la complexité croissante des projets financiers et optimiser la performance de ses clients, Talys a intégré l’intelligence artificielle au cœur de ses missions de conseil et de ses solutions. «L’IA est mobilisée pour améliorer la qualité des analyses, accélérer les délais d’exécution et renforcer l’aide à la décision, tout en maintenant un haut niveau de fiabilité», précise Selim Mbazaia. Selon lui, cette approche demeure encore différenciante sur plusieurs marchés régionaux, où l’usage de l’IA dans les projets financiers reste en phase de structuration. Talys accompagne ses clients également dans la mise en place de stratégies globales de fiabilisation des données, couvrant à la fois les outils, l’organisation interne et les processus de gouvernance. Ces travaux s’inscrivent dans une démarche plus large de re-engineering des processus, de cartographie des risques et de renforcement de la gouvernance, avec pour objectif d’améliorer la performance globale tout en sécurisant les opérations.


Digitaliser le crédit et le recouvrement avec la solution ICM


Au-delà du conseil, Talys se distingue par le développement de solutions technologiques, dont la plateforme ICM, conçue pour digitaliser l’ensemble du cycle du crédit. Développée en Tunisie, cette solution couvre la demande de crédit, l’évaluation du risque, la détection des transactions frauduleuses, la prise de décision et le recouvrement, y compris pour des usages innovants comme le paiement fractionné (BNPL). Le recouvrement représente aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour les institutions financières. Selon plusieurs analyses sectorielles, notamment relayées par la Banque mondiale, les processus de recouvrement manuels restent coûteux, peu visibles et faiblement efficaces. Face à ces limites, Talys promeut une approche data-driven et automatisée du recouvrement. Avec ICM, les institutions financières bénéficient notamment d’une vue client à 360 degrés, de workflows entièrement configurables, de plans de recouvrement personnalisés et d’un suivi en temps réel des actions et des performances. Cette approche vise à réduire les coûts opérationnels, à améliorer les taux de recouvrement et à optimiser l’expérience client. Aujourd’hui, Talys accompagne une part significative de l’écosystème financier régional, des banques traditionnelles aux acteurs du crédit digital. Chaque projet nourrit une dynamique d’amélioration continue, portée par les équipes et le département R&D, avec une ambition clairement affirmée: proposer des expériences digitales créatrices de valeur et permettre aux institutions financières de renforcer durablement leur compétitivité.

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Le Dr Hechmi Louzir promu Officier de l’Ordre national du Mérite français

Le Dr Hechmi Louzir a reçu le grade d’Officier de l’Ordre national du Mérite.

Hechmi Louzir reçoit les insignes d’Officier de l’Ordre national du Mérite des mains d’Alain Mérieux, lors d’une cérémonie à la résidence de l’ambassadrice de France en Tunisie.

La cérémonie a eu lieu à la résidence de l’ambassadrice de France en Tunisie. La distinction lui a été remise par Alain Mérieux, président de l’Institut et de la Fondation Mérieux.

Hechmi Louzir est un immunologue tunisien de réputation internationale. Il a dirigé l’Institut Pasteur de Tunis de 2007 à 2023, et en plus, il a contribué à la recherche biomédicale pendant plus de trente ans.

Il a travaillé sur la rage et la leishmaniose, deux maladies longtemps négligées. Son expertise est également reconnue par l’Organisation mondiale de la santé. 

Il est important de noter ceci : pendant la crise du Covid-19, il a joué un rôle important dans la réponse sanitaire nationale. Il soutient la coopération scientifique ainsi que la diplomatie sanitaire.

Depuis novembre 2023, il est consultant indépendant pour «Innovation for Health & Life». Il travaille dans le développement clinique, le conseil, mais aussi dans d’autres projets liés à la santé.

Il est membre de la Commission The Lancet sur les menaces en santé globale depuis 2022. Il fait également partie du Comité consultatif de l’OMS pour la Méditerranée orientale depuis 2020.

En plus de son engagement international, Hechmi Louzir a été administrateur de la Technopole Sidi Thabet de 2008 à 2023.

Il est diplômé de la Faculté de médecine de Tunis (1977‑1986) et a effectué un post-doctorat à l’Institut Pasteur de Paris de 1986 à 1988.

Cette distinction s’inscrit dans la coopération scientifique entre la France et la Tunisie. Elle est liée au programme PHC Utique ainsi qu’à la chaire Charles-Nicolle. Elle intervient avant le Sommet «One Health» à Lyon le 7 avril. Ce sommet promeut une approche globale de la santé humaine, animale et environnementale.

Avec ce grade d’Officier, Hechmi Louzir est reconnu pour ses services à la science et à la coopération internationale.

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Mohamed Ben Youssef prend la tête de l’Institut culturel afro-arabe

 

 

 

Mohamed Ben Youssef, nouveau directeur général de l’Institut Culturel Afro-Arabe, lors de sa prise de fonction à Bamako.
Mohamed Ben Youssef, nouveau DG de l’Institut culturel afro-arabe.

L’Institut culturel afro-arabe, basé à Bamako, a nommé Mohamed Ben Youssef directeur général. L’annonce a été faite par l’institution elle-même.

Mohamed Ben Youssef a exprimé l’honneur qu’il ressent d’occuper ce poste. Il a rappelé que l’Institut vise à renforcer les liens entre l’Afrique et le monde arabe. Il souhaite promouvoir la solidarité, le développement durable et l’intégration culturelle.

 

 

Diplomate expérimenté, Mohamed Ben Youssef possède plus de trente ans d’expérience. Il compte utiliser son expertise pour favoriser le dialogue et la compréhension entre les peuples africains et arabes.

Il a déclaré que l’Institut concentrera ses efforts sur la culture et les arts. Selon lui, ces domaines sont essentiels pour rapprocher les régions et créer des ponts entre les sociétés.

Le directeur général a ajouté que l’Institut travaillera avec tous les pays africains et arabes. Il collaborera également avec des organisations et institutions culturelles partenaires. L’objectif est de renforcer les échanges éducatifs, intellectuels et culturels.

L’Institut culturel afro-arabe joue un rôle clé dans la diplomatie culturelle. Il facilite les échanges et contribue à construire un avenir basé sur le dialogue et la coopération entre l’Afrique et le monde arabe.

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Les demandes de visa pour l’Italie suspendues à Tunis. Détails

Les demandes de visa pour l’Italie seront temporairement suspendues à Tunis du 12 février 2026 à 18h00 jusqu’au 18 février 2026 à 00h00. Cette suspension concerne l’ambassade d’Italie à Tunis et les centres gérés par Almaviva.

Cette décision est liée à un arrêt technique du système informatique VIS. Ce système permet de recevoir et de traiter les demandes de visa. Il permet aussi de délivrer les visas. Pendant cette période, aucune nouvelle demande ne pourra être traitée et aucun visa ne pourra être délivré.

Le système VIS est un outil essentiel pour la gestion des visas. Il enregistre les dossiers. Il collecte les données biométriques et permet le suivi des demandes. Son arrêt bloque toute la procédure.

L’ambassade d’Italie indique que les rendez-vous déjà fixés seront reprogrammés. Les nouvelles dates seront proches de la période concernée. Les cas urgents seront pris en priorité. L’objectif est de réduire les perturbations pour les demandeurs.

Les activités reprendront normalement à partir du 18 février 2026.

 
 

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Tunisair lance une offre spéciale Saint-Valentin avec –50% sur le deuxième billet

Tunisair propose une réduction de 50% sur le deuxième billet à l’occasion de la Saint-Valentin. Cette offre concerne les réservations effectuées à deux. Elle est valable sur toutes les destinations de la compagnie, sauf l’Arabie saoudite.

La promotion s’inscrit dans une édition spéciale «Destinations de la semaine». La compagnie met à l’honneur l’ensemble de son réseau. L’objectif est d’encourager les voyages à deux pendant cette période.

La réduction s’applique sur les tarifs Light, Classic et Flex. Elle concerne uniquement le prix du billet hors taxes. Les deux billets doivent figurer sur le même dossier de réservation.

La période de vente est fixée du 11 au 14 février 2026. La période de voyage s’étend du 11 février au 17 juin 2026. L’offre ne concerne pas les périodes de vacances scolaires.

Les réservations sont possibles via le site web de Tunisair, l’application mobile, le centre d’appel, les agences Tunisair et les agences de voyages partenaires. Le nombre de places est limité. Les tarifs restent soumis à des conditions spécifiques.

Avec cette offre, Tunisair cherche à stimuler la demande sur ses vols. La compagnie mise sur la période de la Saint-Valentin pour attirer les voyageurs et renforcer le trafic sur ses lignes internationales. 

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Corruption en Tunisie: le score 2025 dévoilé dans un classement mondial

La Tunisie occupe désormais la 91e place mondiale en matière de lutte contre la corruption, selon le dernier rapport de 2025. Avec un score de 39 sur 100, notre pays se situe au même niveau que le Maroc ou l’Inde. On est encore loin des champions de la transparence comme le Danemark, mais cela montre surtout le chemin qu’il nous reste à parcourir.

Ce classement, partagé chaque année par Transparency International, nous donne une idée de la santé de notre secteur public. Il faut savoir que la tendance mondiale n’est pas très réjouissante car la plupart des pays ont encore beaucoup de mal à protéger l’argent public. Chez nous, ce score moyen prouve que les vieux réflexes ont la peau dure et que le manque de réformes claires pèse sur le quotidien.

Pourtant, cette situation peut changer. Le rapport explique que tout repose sur une volonté politique plus courageuse et sur une justice vraiment solide. Il est aussi essentiel de laisser la société civile et les médias faire leur travail de surveillance sans crainte. C’est en étant plus transparents sur la manière dont l’argent est dépensé que l’on pourra regagner la confiance des gens.

En fin de compte, la Tunisie stagne un peu au milieu du classement. Pour avancer, il ne suffit plus de faire de simples ajustements. Il faut protéger nos ressources avec plus de sérieux et placer l’honnêteté au cœur de nos institutions pour assurer un meilleur avenir à tout le monde.

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La Tunisie, 3ᵉ en Afrique en termes de salaire minimum en 2026

En 2026, la Tunisie se classe 3ᵉ en Afrique pour le salaire minimum, avec 185 $ par mois. Le Maroc arrive en tête avec 374 $, suivi de près par l’île Maurice (371 $).

Ce classement, publié par le site Vanguard, compare les salaires minimums officiels dans chaque pays. Il permet de mieux comprendre les différences économiques et sociales sur le continent.

Pour les Tunisiens, cette position montre que le pays maintient un niveau de protection pour les travailleurs, même si le coût de la vie reste un défi. Derrière la simple statistique, ce chiffre représente le quotidien des employés qui vivent de ce salaire et les efforts de l’État pour garantir un revenu minimum décent.

Les cinq premiers pays africains pour le salaire minimum en 2026

  1. Maroc: 374 $

  2. Île Maurice: 371 $

  3. Tunisie: 185 $

  4. Algérie: 185 $

  5. Égypte: 149 $

Vanguard précise que le classement se base uniquement sur les salaires légaux déclarés par les gouvernements, sans tenir compte du pouvoir d’achat réel. Pour la Tunisie, figurer dans le top 5 montre un certain équilibre entre protection sociale et réalités économiques, par rapport aux autres pays, un point qui touche directement la vie des citoyens.

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Vers un report de la facturation électronique ?

Le passage à la facturation électronique en Tunisie ressemble aujourd’hui à un saut dans l’inconnu pour lequel beaucoup ne sont pas encore équipés. Si l’ambition de moderniser l’économie est louable, la réalité du terrain impose un constat brutal: imposer cette transition à l’ensemble des acteurs économiques, sans distinction de taille ou de moyens, risque de créer un blocage majeur plutôt qu’une accélération numérique.

Réunion de la Commission des finances et du budget de l’ARP sur la révision de la loi de finances 2026.

 

Un choc de réalité au Parlement

Réunie le 9 février 2026, la Commission des finances de l’ARP s’est penchée sur une révision nécessaire de la loi de finances. Le point de friction réside dans l’article 53, qui prévoyait initialement une application généralisée et immédiate de la facture dématérialisée. Face aux députés, les initiateurs du projet de réforme et l’Ordre des experts-comptables ont tiré la sonnette d’alarme sur l’impréparation globale du système; qu’il s’agisse de l’infrastructure numérique nationale ou de l’accompagnement des entreprises.

Le défi insurmontable des petites structures

Le cœur du problème est avant tout structurel. En Tunisie, plus de 80% du tissu économique est composé de très petites entreprises comptant moins de cinq salariés. Pour ces structures, l’adoption d’un tel système ne se résume pas à un simple changement de logiciel, mais représente un investissement financier et technique colossal. Le président de l’Ordre des experts-comptables a d’ailleurs insisté sur le fait que ces petites entités ne possèdent ni les ressources, ni la formation nécessaire pour basculer du jour au lendemain dans le tout-numérique.

Sécurité et souveraineté des données

Au-delà de la logistique, la question de la protection des données reste une zone d’ombre inquiétante. Les spécialistes soulignent un manque de garanties concernant la sécurité, des informations sensibles contenues dans les flux de facturation. Sans un cadre de cybersécurité robuste, cette digitalisation forcée pourrait exposer les entreprises à des risques de fuites ou de piratages, rendant la prudence indispensable avant toute généralisation.

Vers une transition par étapes

Loin de rejeter la modernité, les participants à cette audition prônent simplement le réalisme. L’idée est de s’inspirer des modèles marocain ou égyptien en limitant, dans un premier temps, l’obligation aux grandes entreprises qui possèdent déjà les reins assez solides pour absorber ce changement. Cette approche progressive permettrait de tester les outils et de stabiliser l’infrastructure avant d’inclure les PME.

En attendant que toutes les conditions techniques et organisationnelles soient réunies, la Commission semble s’orienter vers un report de l’application stricte de la loi. La priorité reste la réussite de la stratégie numérique, mais celle-ci ne pourra se faire qu’en s’adaptant à la réalité économique des Tunisiens, et non en la bousculant.

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