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Cap sur 4 milliards de dinars d’IDE en 2026

Les investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie ont bondi de 30,3 % en 2025, pour se situer à 3,572 milliards de dinars contre 2,742 milliards de dinars en 2024, alors que l’objectif annuel était de 3,4 milliards de dinars.

Du coup, le gouvernement ambitionne, pour 2026, première année de mise en œuvre du plan quinquennal de développement 2023-2026, le mobiliser 4 milliards de dinars d’investissements étrangers.

Pour ce faire, il compte adopter de réformes majeures, entre autres la révision du code d’investissement pour améliorer le climat des affaires. La dynamique haussière s’observe sur plusieurs années, avec des progressions remarquables de 41 % en 2023, 60,7 % en 2022 et même 90 % en 2021, en sortie de crise pandémique. Cette performance est principalement tirée par les IDE qui totalisent 3,506 milliards de dinars sur l’année, en hausse de 30,1 % par rapport à 2024.

Dans ce cadre, le secteur manufacturier reste le principal aimant à capitaux, en ce sens qu’il a capté 62,6 % du total des IDE avec 2,194 milliards de dinars en 2025, contre 1,769 milliards de dinars en 2024. Celui des services suit en deuxième position (657,9 millions de dinars), puis ceux de l’énergie (570,8 millions de dinars) et l’agriculture (83,7 millions de dinars).

Ces projets se répartissent entre 102 créations d’entreprises (pour 356,6 millions de dinars) ayant généré près de 4 000 emplois, et 819 projets d’extension (2,579 milliards de dinars) pour 10 171 postes créés.

L’industrie reste le premier pourvoyeur d’emplois avec 12 468 postes, notamment grâce aux industries électriques et électroniques (527 emplois).

Géographiquement, l’attractivité reste polarisée sur les zones côtières. Le deuxième district, regroupant les gouvernorats de Tunis, l’Ariana, Ben Arous, Zaghouan, La Manouba et Nabeul, concentre à lui seul 64 % des flux hors énergie (1,8783 milliard de dinars), le gouvernorat de Tunis arrivant en tête avec 560,6 millions de dinars.

La France confirme sa position de premier investisseur en Tunisie avec des flux de 899,8 millions de dinars et la création de 4 354 emplois. Elle est suivie par l’Allemagne (391,3 millions de dinars), l’Italie (334,7 millions de dinars), les Pays-Bas (191,2 millions de dinars) et les États-Unis (137,9 millions de dinars).

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Bourse de Tunis: progression hebdomadaire de 0,19 % du Tunindex

Le marché boursier a évolué en dents de scie avant de terminer la semaine du 9 au 13 février courant sur une note globalement haussière : une progression de 0,19 % à 14 626,36 points, selon l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs.

L’indice de référence porte, ainsi, sa performance annuelle à +8,75 %.

La semaine écoulée a été marquée par une accalmie sur le front des échanges. Une enveloppe de 39,6 MDT a été échangée sur le marché, soit un flux moyen quotidien de 7,9 MDT.

Une transaction de blocs sur le titre Poulina Group Holding (pour un montant global de 1,1 MDT) a été réalisée, note la même source.

Analyse des valeurs

Le titre BH Leasing s’est offert la meilleure performance de la semaine. L’action du leaseur adossé au groupe BH s’est appréciée de 12,1 % à 4,070 D, dans un volume anémique de 7 mille dinars.

Le titre Tunis Re s’est illustré parmi les plus grands gagnants de la semaine. L’action du réassureur national a signé une avancée de 8,5 % à 14,000 D, tout en animant le marché avec des échanges de 1,5 MDT.

Le titre Sotipapier s’est placé en lanterne rouge du Tunindex au terme de la semaine. L’action du spécialiste du papier Kraft et Test Liner a reculé de 8,3 % à 2,530 D. La valeur a brassé un flux très limité de 35 mille dinars sur la semaine.

Le titre BT a figuré parmi les plus fortes baisses de la semaine. Sur fond de prises de bénéfices, l’action de la banque a abandonné 3,6 % à 6,790 D. La valeur a amassé un volume global de 787 mille dinars sur la semaine.

BNA a été de loin le titre le plus dynamique de la cote. L’action de la banque a alimenté le marché avec des capitaux de 9,6 MDT sur la semaine. La valeur a terminé la semaine en territoire positif, grignotant 0,3 % à 13,190 D.

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Affaire Jarraya : la peine est ramenée à deux ans en appel

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel a rendu, jeudi 12 février 2026, son verdict dans l’affaire impliquant l’homme d’affaires Chafik Jarraya.

La juridiction a confirmé sa condamnation, mais a réduit la peine de trois à deux ans de prison, assortie d’une amende dépassant deux millions de dinars, comme le rapporte un média de la place.

Dans la même décision, la cour a ordonné l’arrêt des poursuites contre l’ancien maire de Tunis, Abbès Mohsen, ainsi qu’un ancien cadre municipal, en application de la loi sur la réconciliation administrative.

Lire aussi : PLF 2024 : instauration de la réconciliation pénale

L’affaire concerne la construction par Jarraya d’un bâtiment en infraction avec la réglementation en vigueur, notamment en raison de sa proximité avec l’aéroport international de Tunis-Carthage.

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Le CMF exige un renforcement de la gouvernance et de la gestion des risques

Le Conseil du marché financier (CMF) appelle les sociétés faisant appel public à l’épargne (APE) à renforcer progressivement leurs dispositifs de gouvernance, de gestion des risques et de reporting liés aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), afin d’améliorer la qualité, la fiabilité et la pertinence de l’information fournie au marché.

Dans le prolongement de son appel du 25 décembre 2025, le CMF demande aux sociétés concernées d’inclure, dans les notes annexes à leurs états financiers individuels et, le cas échéant, consolidés arrêtés au 31 décembre 2025, une information claire sur les principaux risques ESG auxquels elles sont exposées.

Les précisions apportées s’inscrivent dans une logique transitoire et visent à accompagner l’application du cadre comptable existant, sans créer de nouvelles obligations réglementaires. Le CMF rappelle que les notes annexes doivent comporter une section dédiée aux informations financières significatives liées aux facteurs ESG, dès lors que ceux-ci sont susceptibles d’avoir un impact matériel sur la situation financière, la performance ou la continuité d’exploitation.

Pour élaborer cette information, les sociétés peuvent s’appuyer sur les normes internationales de durabilité IFRS S1 et IFRS S2, dans le respect du cadre conceptuel comptable en vigueur.

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L’Italie forme 330 cadres tunisiens pour le Plan Mattei

Quelque 1 320 fonctionnaires africains – dont 330 Tunisiens – ont pris part, le 10 février 2026, à Caserta en Italie, au lancement d’un programme de renforcement des capacités destiné à 1 320 hauts fonctionnaires africains, dans le cadre du Plan Mattei.

L’ambassade de Tunisie à Rome et la directrice de l’École nationale d’administration (ENA) tunisienne ont représenté la Tunisie à cet événement. Sachant que c’est l’ENA qui assure le rôle d’institution nationale partenaire pour la mise en œuvre dudit programme.

Initié par la SNA – Scuola Nazionale dell’Amministrazione (École nationale d’administration italienne) -, ce projet concerne également la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie et le Kenya. Il prévoit des programmes de formation communs, des visites d’étude ainsi que la mise en place de partenariats institutionnels durables entre l’Italie et les quatre pays bénéficiaires.

Lire aussi : L’Italie investit 600 millions d’euros dans le Plan Mattei pour l’Afrique

Selon l’ambassade de Tunisie à Rome, la cérémonie de lancement a réuni le vice-ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, des responsables des administrations publiques des quatre pays africains participants, ainsi que des représentants de l’Agence italienne de coopération et de développement (AICS) et de la structure dédiée au Plan Mattei.

Lire également : Plan Mattei – Le pari africain de Giorgia Meloni

Une table ronde a suivi la cérémonie officielle afin de détailler les phases opérationnelles du projet et de recueillir les attentes des pays bénéficiaires. Et ce, en présence notamment du ministère italien des Affaires étrangères, de la direction générale italienne de la Fonction publique et des délégations africaines.

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Valorisation des déchets : Tunis active le levier italien

Une délégation tunisienne de haut niveau est à Rome pour une mission technique tripartite avec l’Italie et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) afin d’accélérer le déploiement de la valorisation énergétique des déchets (VED) en Tunisie.

Au cœur des discussions : le projet pilote de Djerba et les conditions de sa réplication à l’échelle nationale.

Cette mission vise à mobiliser des partenariats public-privé (PPP) pour financer l’extension de la VED à d’autres régions. La délégation tunisienne a présenté les besoins du pays en matière de traitement des déchets ainsi que les réformes tarifaires envisagées pour renforcer l’attractivité des investissements privés.

Les échanges ont débuté par une séance d’information au centre du PNUD à Rome, suivie d’une réunion technique avec le ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique (MASE). Les responsables italiens ont exposé leur stratégie nationale en matière d’économie circulaire et les cadres réglementaires relatifs au biométhane, en lien avec les objectifs de développement durable liés à l’énergie propre et à la production responsable.

Une table ronde a également réuni des acteurs du secteur privé italien, dont la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), afin d’explorer des partenariats industriels et financiers autour du modèle tunisien de Djerba.

Le centre du PNUD de Rome a, par ailleurs, présenté ses plans d’extension de l’initiative PISTA, un mécanisme destiné à améliorer la bancabilité des projets d’infrastructures de VED en Tunisie.

À l’issue de cette première journée, les trois parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération bilatérale et multilatérale pour accompagner la Tunisie vers des modèles énergétiques plus durables, dans le cadre de sa transition énergétique.

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Feu vert de l’ARP à 100 M€ pour la santé en Tunisie

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, jeudi 12 février 2026 en séance plénière, deux projets de loi approuvant des avenants à des conventions de prêts conclus avec l’Agence française de développement (AFD), pour un montant global de 103,3 millions d’euros (M€).

Ces financements visent à moderniser les infrastructures sanitaires à Sidi Bouzid et à accélérer le déploiement de la santé électronique en Tunisie.

Le premier texte adopté porte sur l’avenant n°1 à la convention de prêt signée le 14 février 2019 et concerne le programme de modernisation des services de santé dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.

D’un coût global estimé à 78,3 M€, le projet est financé par un prêt de 76 M€ accordé par l’AFD (Agence française de développement), complété par 1,3 M€ de subventions de l’agence, ainsi qu’environ 1 M€ de l’Union européenne, destinés notamment à l’assistance technique et à l’efficacité énergétique. Le prêt est assorti d’une maturité de 20 ans, dont sept années de grâce.

Le programme prévoit la modernisation de l’hôpital régional de Sidi Bouzid, la réhabilitation des structures publiques de santé de première ligne et le renforcement de la gouvernance sanitaire au niveau local.

Toujours lors de cette séance, les députés ont également adopté l’avenant n°2, signé le 27 décembre 2024, relatif au financement du programme d’appui à la santé électronique (E-Santé). Cet avenant porte sur un montant de 27,3 M€.

Le programme E-Santé vise à développer et sécuriser le système d’information sanitaire national afin d’améliorer la prise en charge des patients et la performance des hôpitaux publics. Il prévoit la modernisation des systèmes d’information hospitaliers, leur déploiement dans 24 hôpitaux universitaires, ainsi que la mise en œuvre de cinq initiatives régionales de télémédecine couvrant les régions du nord, du centre et du sud du pays.

Au-delà de la digitalisation, le dispositif ambitionne de réduire les disparités régionales en matière d’accès aux soins spécialisés et de consolider le cadre institutionnel de la santé électronique en Tunisie.

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Le statut d’Opérateur économique agréé pour 19 nouvelles entreprises

Dix-neuf (19) nouvelles entreprises industrielles opérant dans les secteurs des composants automobiles, du textile, cuir et chaussures et des services connexes à l’industrie, se sont vu décerner le statut d’ »Opérateur économique agréé » (OEA), accordé par la Direction générale des douanes.

Le nombre d’entreprises ayant déjà obtenu ce statut, depuis le lancement de ce programme en 2010, passe ainsi de 202 à 221, dont 126 entreprises industrielles.

Les accords relatifs à l’octroi de ce statut ont été signés entre la Direction générale de la douane tunisienne et ces entreprises. Et ce, lors d’une journée d’information sur le statut d’opérateur économique agréé, organisée à Tunis.

Ainsi, l’opérateur économique agréé est un statut accordée à toute entreprise établie en Tunisie, exerçant une activité en relation avec le commerce extérieur, ayant la confiance de l’administration des douanes et remplissant des conditions minimales.

Ce statut permet aux entreprises bénéficiaires de réduire les délais des contrôles physiques des marchandises et corollairement ceux de stationnement au niveau des ports. Et ce, moyennant des déclarations simplifiées établies conformément aux dispositions du code des douanes ou des déclarations en détail orientées automatiquement au circuit vert.

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Le déficit commercial de la Tunisie s’élève à 1,3 milliard de dinars en janvier

Courant janvier 2026, les échanges commerciaux de la Tunisie se sont élevés à 5 298,7 millions de dinars (MDT) à l’exportation et 6 586,4 MDT à l’importation.

Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant le mois de janvier 2026, notre pays a exporté pour une valeur de 5 298,7 MDT (+5,4 %); contre 5 025,7 MDT durant le mois de janvier 2025. Quant aux importations, elles ont atteint 6 586,4 MDT contre 6 790,3 MDT pour le même mois en 2025 (-3,%). Au total, le déficit commercial s’établit ainsi à 1 287,6 MDT en janvier 2026 contre 1 764,6 MDT en janvier 2025. Par conséquent, le taux de couverture a atteint 80,4 % contre 74 % en janvier 2025.

Concernant les exportations, les hausses les plus importantes ont été enregistrées dans le secteur de l’énergie (+140 %) sous l’effet de l’augmentation de nos ventes de produits raffinés (100,3 MDT contre 28,5 MDT), les industries mécaniques et électriques (+6,4 %) et les industries agro-alimentaires (+1%) à la suite de la hausse de nos ventes en huile d’olive (610,5 MDT contre 518,4 MDT).

En revanche, les exportations ont connu des baisses pour le secteur mines, phosphates et dérivés (-23,6 %) pour celui du textile/habillement et cuir (-2,1 %).

 

Par ailleurs, certains secteurs ont vu leurs importations s’inscrire en hausse, en l’occurrence le groupe biens d’équipement (+6,9 %), celui des produits énergétiques (+3,9 %), des biens de consommation (+1,1 %).

Par contre, les importations des produits des matières premières et demi-produits sont en baisse de 5,5 % et les produits alimentaires de 32,5%.

La répartition géographique montre que les exportations tunisiennes vers l’Union européenne en janvier 2026 ont atteint 71,6 % du total des exportations. Totalisant ainsi la valeur de 3 791,4 MDT; contre 3 413,8 MDT durant le mois de janvier 2025. Elles sont notamment en hausse avec la France (+16,5 %) et l’Italie (+3,3 %); mais en baisse avec l’Allemagne (-0,3 %) et les Pays-Bas (-21 %).

Avec l’Egypte, les exportations tunisiennes ont augmenté de 41,8 % et de 24,8 % avec les Emirats arabes unis. Mais elles ont fortement baissé avec le Maroc (-67,3 %), l’Algérie (-10,8 %) et la Libye (-24,8 %).

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Drogue à l’école : Kaïs Saïed hausse le ton

Khaled Nouri, Noureddine Nouri et Sofiene Bessadok, respectivement ministre de l’Intérieur, ministre de l’Éducation, et secrétaire d’État à la Sécurité nationale, ont été reçus au Palais de Carthage, mercredi 11 février 2026, par le président de la République, Kaïs Saïed.

Objet de cette réunion : la protection des élèves contre le fléau de la drogue, dont la propagation à l’intérieur et aux abords des établissements scolaires suscite une vive inquiétude.

A cette occasion et en toute logique, le chef de l’Etat a ordonné des patrouilles sécuritaires permanentes dans et aux abords des écoles. Car, dénonce le président de la République en substance, ce phénomène, qui s’aggrave de jour en jour, vise à fragiliser et à désintégrer la société.

Mais il appelle à ne pas se contenter d’une solution strictement sécuritaire. De ce fait, le chef de l’Etat estime nécessaire non seulement une mobilisation collective en vue d’éradiquer les réseaux de trafic, mais aussi pour « l’intégration quotidienne, dans les programmes scolaires, de séquences de sensibilisation aux dangers de ces substances ».

Pourquoi des “cours de sensibilisation“ dans les écoles ? C’est parce que, répond-il, « ces poisons ne peuvent être combattus qu’à travers l’éducation des esprits et un renforcement de l’instruction civique, garantissant la préservation de l’État, de son unité et de la cohésion sociale, au sein des familles comme dans les institutions éducatives et au-delà ».

Par ailleurs, le président de la République insistera sur l’importance stratégique du secteur de l’éducation et de l’enseignement, qualifié de « secteur de souveraineté ». Il rappelle du reste que la Constitution prévoit la création du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, dont la mise en place est imminente afin de corriger les choix jugés erronés dans ce domaine. Ainsi, ajoute-t-il, toute erreur dans ce secteur nécessite au moins deux décennies pour être rectifiée. Il dit regretter la hausse du décrochage scolaire et l’émergence d’un « analphabétisme déguisé », qu’il considère plus dangereux que l’analphabétisme classique.

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Jumia cesse ses activités en Algérie, 14 ans après

Après sa fermeture en Tunisie en 2024, au Cameroun et en Afrique du Sud, la marketplace panafricaine Jumia, vient d’officialiser son retrait du marché algérien, mettant ainsi fin à 14 ans de présence.

En dépit de son statut de leader du secteur en Algérie, la plateforme panafricaine de e-commerce (présente dans 44 wilayas), cessera ses opérations au plus tard le 10 mars 2026, dans le cadre d’une stratégie globale de recentrage sur ses marchés les plus rentables, comme le soulignent les médias algériens.

Cette annonce est intervenue en marge de la présentation des résultats financiers de l’exercice 2025 de Jumia Technologies, mardi 10 février 2026. Et selon le site 360algerie.com, « la filiale locale, Jade E-Services Algeria SARL, a déjà commencé à notifier ses vendeurs partenaires : le site ne sera plus accessible au plus tard le 10 mars 2026 ».

A noter que le groupe, sous l’impulsion de son PDG, Francis Dufay, s’est désengagé de quatre pays du continent ces dernières année, en l’occurrence le Cameroun, la Tanzanie, la Tunisie et l’Afrique du Sud successivement. Avec un objectif clair : améliorer l’efficacité opérationnelle en concentrant les ressources sur des pays à plus forte croissance, entre autres le Nigeria et l’Égypte.

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Ces talents tunisiens qui propulsent l’IA mondiale

La Tunisian AI Society (TΛIS) a dévoilé les lauréats des Tunisian AI Awards, distinguant trois figures d’exception qui façonnent l’avenir de l’intelligence artificielle à l’échelle internationale. Il s’agit d’Asma Ben Abacha, Lotfi Ben Romdhane et Zina Ben Miled. À travers ces distinctions, l’organisation met en lumière l’impact global des compétences tunisiennes dans des domaines clés tels que la santé, le machine learning, le big data et l’ingénierie des connaissances, indique un communiqué de RECONNECTT.

Ainsi, Asma Ben Abacha, scientifique senior chez Microsoft Health AI (États-Unis), est reconnue pour ses contributions majeures en traitement automatique du langage naturel appliqué à la santé. Titulaire d’un doctorat en informatique de l’Université Paris-Sud et diplômée de l’ENSI (Ecole nationale des sciences informatiques) en Tunisie, elle a publié quelque 80 travaux scientifiques totalisant plus de 4 000 citations, ajoute la même source.

Spécialiste des systèmes de questions-réponses médicales, de la génération de comptes rendus cliniques et de l’extraction des déterminants sociaux de la santé, elle a également joué un rôle central dans des initiatives internationales comme les challenges MEDIQA et ImageCLEF.

Lauréate de distinctions américaines, elle contribue aussi activement à l’écosystème tunisien de l’IA en tant que membre du comité consultatif de TΛIS.

Pour sa part, en Tunisie, Lotfi Ben Romdhane, professeur et doyen de l’ISITCom (Université de Sousse), est salué pour son leadership académique et institutionnel. Docteur de l’Université de Sherbrooke au Canada, il dirige le laboratoire MARS spécialisé en raisonnement automatique. Ses recherches portent sur l’intelligence artificielle, l’analyse des réseaux sociaux, le big data et les algorithmes de graphes, explique RECONNECTT.

Auteur de plus de 40 publications scientifiques et encadrant de nombreuses thèses, il joue également un rôle structurant dans la gouvernance universitaire et scientifique, notamment en tant que président de la Société tunisienne d’informatique (STI).

De son côté, aux États-Unis, Zina Ben Miled, professeure à Purdue University, est une experte en machine learning et en IA appliquée à la santé. Ses travaux incluent des modèles prédictifs pour la maladie d’Alzheimer et l’intégration de données biomédicales à grande échelle, en collaboration avec des institutions telles que le NIH et des groupes industriels.

Membre senior de l’IEEE, elle a reçu plusieurs distinctions prestigieuses, dont le NSF CAREER Award.

Le communiqué précise que les lauréats ont été sélectionnés pour l’excellence scientifique, l’impact sociétal et éthique de leurs travaux, leur engagement envers la communauté IA et leur rayonnement international.

Fondée en 2023 par RECONNECTT et basée à Paris, TΛIS œuvre au développement d’un écosystème IA innovant, en renforçant les liens entre les talents tunisiens en Tunisie et à l’international.

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Mourad Hajji, nouveau DG d’Attijari Leasing

Attijari Leasing annonce la nomination de Mourad Hajji au poste de directeur général. Cette promotion vient saluer un parcours exemplaire de seize années au sein du groupe Attijari bank, marqué par une progression constante et des responsabilités stratégiques de premier plan.

Pur produit du groupe, M. Hajji a occupé plusieurs fonctions clés qui ont jalonné une trajectoire ascendante. En effet, après avoir intégré Attijari bank en 2009, il a successivement exercé en tant que directeur régional (2019-2023), avant d’être nommé directeur du réseau (2023-2025). À ce poste, il a piloté d’importants projets de transformation et contribué activement à la modernisation et à la performance du réseau.

À l’été 2025, il rejoint Attijari Leasing en qualité de directeur général adjoint (Dga), consolidant ainsi sa connaissance approfondie des métiers du financement et du leasing. Sa parfaite maîtrise des enjeux financiers, alliée à une solide expertise opérationnelle, constitue aujourd’hui un atout majeur pour accompagner Attijari Leasing dans ses nouvelles ambitions stratégiques et renforcer son positionnement sur le marché.

Cette nomination illustre la volonté affirmée du groupe de valoriser et promouvoir ses talents internes, dans une dynamique de continuité, de performance et de pérennisation de ses résultats financiers.

Parcours Mourad Hajji en bref :

  • 2009 : Intégration d’Attijari bank

  • 2019 – 2023 : Directeur Régional

  • 2023 – 2025 : Directeur du Réseau

  • Août 2025 : Directeur Général Adjoint d’Attijari Leasing

  • Février 2026 : Directeur Général.

La rédaction de leconomistemaghrebin.com lui adresse ses vœux de pleine réussite dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

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Taux directeur inchangé : la BCT maintient le cap face aux incertitudes

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé, lors de sa réunion du 11 février 2026, de maintenir son taux directeur à 7 %, après analyse de la conjoncture économique nationale et internationale ainsi que de l’évolution de l’inflation dans le pays et dans le monde.

Ainsi, à l’échelle mondiale, l’inflation poursuit son ralentissement malgré une légère reprise des prix des matières premières. Dans ce contexte marqué par des incertitudes commerciales, les plus grandes banques centrales ont elles aussi opté pour le statu quo monétaire.

En Tunisie, l’inflation a légèrement reculé à 4,8 % en janvier 2026, contre 4,9 % les trois mois précédents. La BCT explique cette baisse principalement par le ralentissement des prix administrés (0,6 %) et par une décélération des prix des produits alimentaires frais (10,3 %), favorisée par une amélioration de l’offre. En revanche, l’inflation sous-jacente a poursuivi sa hausse graduelle, atteignant 4,9 %, en raison notamment d’un effet de base lié à la baisse passée des prix de l’huile d’olive.

Sur le plan extérieur, le déficit courant s’est creusé en 2025 pour atteindre 4,35 milliards de dinars (2,5 % du PIB), sous l’effet d’un déficit commercial plus important, partiellement compensé par de meilleures recettes touristiques et des revenus du travail en hausse. Toutefois, les réserves en devises se sont renforcées, atteignant 25,8 milliards de dinars, soit 109 jours d’importation.

Au regard de ces évolutions, la BCT entend poursuivre son soutien au processus de désinflation afin de ramener l’inflation vers son niveau moyen de long terme, justifiant ainsi le maintien du taux directeur à 7 %.

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Mutation des paiements : le mobile redessine le paysage financier tunisien

Si l’on en croit les dernières données sur les systèmes de paiement publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), le paiement mobile a explosé de 81 % en 2025 (par rapport à 2024), tandis que l’usage du chèque s’effondre de près de 68 %, consacrant ainsi une mutation accélérée des habitudes financières en Tunisie, selon les données de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur les systèmes de paiement.

Pour la BCT, 2025 constitue « une année charnière pour le secteur ». Avec 8,4 millions de transactions pour un montant total de 1,769 milliard de dinars, le paiement par téléphone mobile affiche une croissance de 81 % en volume et de 59 % en valeur. Le phénomène témoigne d’une digitalisation de masse des comportements, dopée par la généralisation des services financiers dématérialisés.

Parallèlement, les achats sur les sites marchands progressent de 31 % en valeur, à 1,375 milliard de dinars. Cette hausse intervient en dépit d’une contraction de 10 % du nombre de sites actifs (1 005 plateformes), signe d’une concentration des transactions sur les grandes enseignes et d’une confiance accrue des consommateurs dans le e-commerce.

Lire aussi: Paiements en Tunisie : les lettres de change explosent, les chèques s’effondrent

Le système de compensation électronique enregistre une décrue historique du chèque , soit -67,5 % en nombre et -58,8 % en valeur, stabilisée à 53,4 milliards de dinars.

Quant à la lettre de change, elle prend le relais dans les échanges commerciaux, avec une hausse spectaculaire de 161 % du nombre d’émissions (4,6 millions) et une progression de 59,7 % de la valeur (54,226 milliards).

Pour leur part, les virements connaissent un net basculement vers le numérique : +42,3 % en valeur, à 79,5 milliards de dinars. Entreprises et particuliers plébiscitent des solutions plus rapides et sécurisées, loin donc du papier.

Le nombre de cartes bancaires en circulation atteint 5,85 millions fin 2025 (+6,6 %). Les paiements par terminaux électroniques (TPE) augmentent de 20,3 % en valeur, atteignent les 6 milliards de dinars.

In fin, le système de règlement brut en temps réel (Elyssa-RTGS), dédié aux gros transferts interbancaires, a traité 6 153,6 milliards de dinars en 2025, ce qui constitue une hausse de 36 % par rapport à 2024.

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Affaire Abir Moussi: verdict attendu le 18 février

La procédure judiciaire visant Abir Moussi connaît un nouveau report. La chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis a fixé au 18 février la date des plaidoiries finales et du prononcé du jugement dans l’affaire la concernant, selon une source judiciaire.

À l’origine de cette affaire figure une plainte déposée par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), fondée sur le décret-loi n°54 du 13 septembre 2022 relatif à la répression des infractions liées aux systèmes d’information et de communication, rapporte la TAP.

En première instance, le 5 août 2024, la présidente du Parti destourien libre (PDL) avait été condamnée à deux ans d’emprisonnement. Les poursuites portent sur l’usage intentionnel de systèmes et de réseaux d’information et de communication en vue de fabriquer et de diffuser de fausses nouvelles, données ou documents. Selon l’accusation, ces agissements visaient à porter atteinte aux droits d’autrui ou à nuire à la sûreté publique ou à la défense nationale.

Saisie en appel, explique la même source, la juridiction compétente avait ramené la peine à 16 mois de prison. À la suite de cette décision, tant la défense que le ministère public ont introduit des pourvois en cassation. La Cour de cassation a ensuite annulé l’arrêt et ordonné le renvoi du dossier devant la Cour d’appel de Tunis pour un nouvel examen par une formation collégiale composée différemment.

A noter que Abir Moussi est incarcérée depuis le 5 octobre 2023 dans le cadre de plusieurs procédures, parmi lesquelles deux plaintes émanant de l’ISIE ainsi que l’affaire dite du « bureau d’ordre », relevant de la présidence de la République.

Affaire à suivre.

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Investissement : la TIA mise sur les joint-ventures et les secteurs stratégiques

La 23ᵉ session du Conseil stratégique de la Tunisia Investment Authority (TIA), tenue le 10 février 2026, a mis l’accent sur les tendances mondiales de l’investissement en 2025-2026 et sur le rôle des joint-ventures pour renforcer l’attractivité de la Tunisie.

Dans un contexte de recomposition des flux mondiaux, marqué par une montée en puissance des Amériques et un repositionnement asiatique, les échanges ont souligné la progression des projets à forte intensité capitalistique, notamment dans les data centers, l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs et la pharmacie. L’Afrique du Nord s’affirme, quant à elle, comme zone passerelle vers les marchés européens.

La TIA estime que la Tunisie dispose d’atouts réels mais qu’elle doit améliorer son positionnement pour capter ces nouvelles vagues d’investissements, en particulier dans les secteurs technologiques et industriels stratégiques.

Les débats ont également porté sur les joint-ventures, présentées comme un levier clé d’intégration dans les chaînes de valeur mondiales, favorisant le transfert de technologies, l’accès aux marchés et la montée en gamme industrielle.

Parmi les orientations dégagées figurent le renforcement de l’attractivité pour les projets structurants (data centers, automobile, batteries, énergie, hydrogène), le développement de zones adaptées aux grands investissements et un meilleur alignement des politiques nationales avec les standards internationaux.

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IA générale : 2026, l’année du basculement, prédit Karim Beguir

Selon Karim Beguir, cofondateur d’InstaDeep, l’intelligence artificielle générale (IAG) deviendra dès 2026 une réalité tangible, marquant un tournant décisif dans l’histoire technologique contemporaine.

Dans un entretien accordé à la revue Futura, l’expert estime que les systèmes d’IA ont déjà atteint, voire dépassé, le niveau de performance de l’employé humain moyen sur un large éventail de tâches, y compris des activités cognitives complexes. La véritable rupture ne résiderait plus dans les capacités techniques elles-mêmes, mais dans la prise de conscience collective de l’ampleur de ce progrès.

Karim Beguir souligne que les récents bonds en avant des modèles d’IA, notamment leurs performances sur des tests réputés extrêmement difficiles comme ARC-AGI2, témoignent d’un passage d’une progression linéaire à une dynamique exponentielle. Selon lui, « chaque avancée technologique accélère désormais la suivante, ouvrant la voie à des systèmes capables de traiter tout type de problème avec une efficacité comparable à celle des experts humains ».

D’après lui, l’impact le plus immédiat se fera sentir dans les entreprises et la recherche. En effet, explique-t-il, l’IA générale permettra de déployer beaucoup plus d’intelligence sur un même problème, et surtout beaucoup plus rapidement. De ce fait, les équipes verront leur productivité multipliée par deux, voire par trois, que ce soit dans le développement logiciel, la documentation ou l’analyse de données complexes.

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Mais encore, dans les domaines scientifiques, comme la médecine ou la physique, l’IAG sera capable d’absorber et de comprendre des volumes colossaux de publications, bien au-delà des capacités humaines, accélérant ainsi l’innovation, souligne en substance l’expert tunisien. Et delà, il anticipe dès 2026 une avancée sans précédent dans des secteurs clés, allant de la conception de panneaux solaires plus performants au développement de nouvelles thérapies en biotechnologie, notamment contre certains cancers jugés jusqu’ici difficiles à traiter.

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Pour le grand public, l’évolution se traduira par une amélioration majeure de l’interaction avec les systèmes d’IA. Toujours selon Karim Beguir, la complexité ne résidera plus dans la formulation précise des requêtes, « mais dans la qualité des réponses produites, qui seront fortement contextualisées et personnalisées en fonction de l’utilisateur ».

Dans son ouvrage Le Saut décisif, évoqué par Futura, Karim Beguir établit également « un lien étroit entre l’essor de l’IAG, la transition énergétique et l’évolution des systèmes monétaires ». Il considère que « la principale limite de l’IA reste aujourd’hui l’accès à une puissance de calcul suffisante, étroitement dépendante d’une énergie abondante et propre ». Pour lui, «… les énergies renouvelables, notamment en Afrique, joueraient ainsi un rôle stratégique », rapporte Futura.

Parallèlement, il estime que le Bitcoin pourrait s’imposer comme un étalon monétaire de référence dans un monde où l’IA deviendrait centrale, ouvrant la voie à une triple révolution de l’intelligence, de l’énergie et de la monnaie.

Enfin, Karim Beguir avertit que « si l’IAG est déjà une réalité en termes de performances, le défi majeur de 2026 sera celui de son déploiement et du partage équitable de la prospérité qu’elle est susceptible de générer ».

Un homme averti en vaut deux, peut-être même mille !

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Intelligence artificielle : les banques tunisiennes à l’heure du cadrage national

L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur bancaire tunisien s’inscrit dans une dynamique structurelle, confirmée par les orientations stratégiques récemment affichées par plusieurs établissements. Cette évolution accompagne la préparation du Plan de développement 2026–2030, qui place la transformation numérique au cœur de ses leviers de relance économique, aux côtés de l’inclusion financière et de la réduction des disparités régionales.

Elle s’inscrit également dans un contexte mondial où les institutions financières adoptent massivement l’IA, pour automatiser les processus, personnaliser les services et renforcer la qualité de la prise de décision. La Tunisie se distingue par son rôle de leader régional dans l’innovation IA, avec un écosystème de startups et de centres d’innovation capables de piloter des projets à forte valeur ajoutée.

L’enjeu dépasse la simple modernisation technologique : il relève d’une réflexion institutionnelle sur la capacité du système financier à soutenir les objectifs macroéconomiques nationaux et régionaux. L’IA doit être envisagée comme un moyen et non comme une fin, conditionnée par des choix de gouvernance, de régulation et d’alignement avec les priorités économiques et régionales.

Alignement avec le cadre national et régional : au-delà de l’optimisation opérationnelle

Le plan 2026–2030 confère au secteur bancaire un rôle catalyseur pour mobiliser l’épargne domestique, financer les PME et accompagner les dynamiques productives régionales. L’IA ne peut se limiter à des gains internes de performance (automatisation, réduction des coûts) : son impact doit être évalué selon trois axes stratégiques :

  • Allocation du crédit: affiner l’évaluation du risque pour les segments sous-bancarisés (TPE, agriculteurs, entrepreneurs des régions intérieures) ;
  • Inclusion financière: élargir l’accès aux services bancaires, notamment via des modèles de scoring alternatif reposant sur des données non traditionnelles ;
  • Équilibre régional: adapter les outils décisionnels aux spécificités économiques des régions périphériques.

Cette orientation nécessite une coordination étroite entre les banques, le Conseil Bancaire et Financier (CBF), la Banque Centrale de Tunisie, les pouvoirs publics et les standards internationaux.

Un cadre indicatif d’adoption progressive

À titre strictement indicatif et sans prétention normative, une trajectoire progressive peut être esquissée en trois phases :

Phase Priorités institutionnelles Usages représentatifs Points de vigilance
1. Fondations (12–24 mois) Renforcement des compétences internes ; cadre éthique ; gouvernance des données Automatisation documentaire ; chatbots ; analyse descriptive des portefeuilles Biais algorithmiques ; conformité RGPD tunisien ; transparence des processus
2. Expérimentation ciblée (24–36 mois) Pilotes encadrés ; indicateurs d’impact socio-économique Détection de fraude ; scoring alternatif PME ; pilotage prévisionnel Validation des modèles ; protection contre la discrimination ; traçabilité
3. Intégration stratégique (36+ mois) Alignement avec la stratégie bancaire ; reporting supervision Allocation dynamique du crédit ; modèles prédictifs d’inclusion ; interfaces API fintech Souveraineté des données ; résilience infrastructures ; impact territorial

Ce schéma est indicatif : il identifie des séquences critiques et points d’attention institutionnels, variables selon la taille et les capacités des établissements. Il s’inspire également des expériences réussies au niveau arabe et mondial.

Enjeux institutionnels transversaux

Trois dimensions conditionnent la maturité de l’adoption :

  1. Gouvernance algorithmique: validation humaine des décisions automatisées et comités éthiques IA au sein des conseils d’administration.
  2. Souveraineté et protection des données: maîtrise des infrastructures et respect du cadre juridique tunisien (loi n°2004-63 sur les données personnelles, en cours de refonte).
  3. Rôle de la supervision: le CBF, en coordination avec la BCT, peut définir des lignes directrices spécifiques à l’IA bancaire – validation des modèles, tests de résistance, reporting différencié – tout en laissant place à l’expérimentation légitime.

Perspectives pour un débat structuré et informé

L’IA offre au secteur bancaire tunisien une opportunité de renouveler son rôle dans l’économie nationale et de s’inscrire dans les dynamiques régionales et mondiales de la finance numérique. Son déploiement doit s’inscrire dans un cadre collectif de réflexion institutionnel, impliquant :

  • Les établissements bancaires;
  • le Conseil Bancaire et Financier (CBF), garant de la coordination et de la régulation sectorielle ;
  • la Banque Centrale de Tunisie ;
  • les ministères du développement économique et du numérique ;
  • les chercheurs et experts en économie numérique.

Le cadre présenté est strictement indicatif, destiné à nourrir le débat institutionnel et public. Il ne prescrit aucune trajectoire unique, mais pose les jalons pour une adoption de l’IA alignée sur les priorités économiques, régionales et internationales du pays. 

 

Abdelwaheb Ben Moussa

Ingénieur diplômé – IT bancaire

Analyse rédigée à des fins de réflexion institutionnelle. Les propositions sont indicatives et ne sauraient engager aucune autorité publique ou privée.

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