Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Boom des recettes douanières à Washington

Le gouvernement américain a enregistré un déficit moins important en janvier 2026 par rapport à la même période de l’année précédente. Et ce, grâce à une hausse de 30 milliards de dollars des recettes douanières au cours du mois.

Les recettes perçues au titre des frais depuis le début de l’exercice fiscal américain en octobre dernier ont atteint 124 milliards de dollars. Soit une augmentation de 304 % par rapport à la même période de l’exercice fiscal 2025.

Cette situation survient à un moment où les marchés et la Maison Blanche attendent une décision de la Cour suprême qui pourrait être cruciale pour l’avenir de ces recettes et leurs implications pour les finances publiques.

En revanche, le service de la dette américaine de 38 600 milliards de dollars continue de peser de plus en plus sur les finances publiques. Les paiements d’intérêts nets en janvier 2026 s’élevaient à environ 76 milliards de dollars. Tandis que le total des paiements d’intérêts depuis le début de l’exercice fiscal en cours a atteint 427 milliards de dollars; contre 392 milliards de dollars au cours de la même période de l’exercice précédent.

L’article Boom des recettes douanières à Washington est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain

Les Etats-Unis bombarderont-ils l’Iran? A écouter sur Google le Colonel Douglas Mc Gregor, retraité de l’armée US, ce serait inévitable. Selon lui le Président Trump serait cornaqué dans le brouillard de son ignorance, par une coalition du renseignement regroupant la CIA, le MI-6 et le Mossad, appuyant bien entendu les dires du faiseur de guerre en chef, le premier ministre israélien Netanyahu, et la coalition terroriste assurant sa survie politique, les quasi nazis Smotrich et Ben Gvir.

Dr Mounir Hanablia

Ces affirmations pessimistes sont en grande partie appuyées par d’anciens agents du renseignement américain, toujours sur Google. Mais on avait déjà eu tous ceux qui nous avaient parlé de reculade américaine, de protection chinoise ou russe concédée à l’Iran grâce à un matériel hyper sophistiqué, de gesticulation déplacée, comme Scott Ritter, l’ancien inspecteur de l’armement en Irak, qui avait affirmé que l’armada américaine était aussi inutilisable dans le Golfe qu’une Ferrari pour faire une course dans un parking souterrain.

Tout ceci semble donc faire partie d’une préparation psychologique et l’implication de la Chine et de la Russie, tout à fait hypothétique, n’aurait d’autre but que de donner de la consistance à la menace.

La première possède déjà au Pakistan une fenêtre sur la mer d’Oman et c’est à Taiwan qu’elle choisirait de toute évidence pour affronter l’ogre américain.

La seconde a d’autres chats à fouetter et on peut se demander si un nouveau Yalta n’a pas eu lieu Ukraine contre Golfe. Et si on considère que d’anciens militaires ou du renseignement américain ne peuvent en aucun cas nuire aux intérêts de leur gouvernement, étant astreints à des clauses le leur interdisent, force est de constater qu’on est en face d’un plan préétabli et en général, on prépare plus l’opinion mondiale à la guerre, et la meilleure manière est de la convaincre que toutes les voies vers la paix ont été épuisées.

Naturellement l’avènement des technologies de l’information et de la communication a ajouté un facteur inédit aux conflits armés au point de faire considérer le cyber espace comme un front au même titre que mer, terre, et air.

Néanmoins, la mobilisation de l’opinion publique occidentale contre l’Irak en 1990 avant même l’invasion du Koweït semble constituer à peu de choses près le modèle propagandiste suivi actuellement lors de la crise iranienne.

L’Iran aujourd’hui comme hier l’Irak

L’Irak sortait d’une guerre de neuf ans, endetté avec une armée suréquipée et escomptant sur sa production d’hydrocarbures pour se renflouer. Il trainait surtout la réputation d’avoir utilisé des armes chimiques contre sa propre population. Qui plus est l’Irak avait vu sa centrale nucléaire en chantier Osirak détruite en 1981 par l’aviation israélienne avant même sa mise en service. Naturellement son aventure au Koweït, fruit d’une provocation lui en concédant le feu vert, l’avait amené là où les néo-conservateurs et les sionistes américains avaient voulu qu’il se situât, sans aucune possibilité de recul puisque les Etats arabes s’étaient soumis au diktat de Washington.

Durant 4 mois, les Américains avaient concentré en Arabie Saoudite les troupes et la logistique nécessaires un objectif proclamé, la libération du Koweït, et un autre non avoué, l’affaiblissement définitif et la mise sous tutelle de l’Irak.

Mais face aux réticences de l’opinion publique américaine, pour qui ce conflit qui s’annonçait avait un fort relent de pétrole et servait Israël, le président Bush père étant lui-même un pétrolier, avait accepté d’engager «les discussions de la dernière chance» pour sauver la paix et avait envoyé négocier son secrétaire aux Affaires étrangères James Baker négocier avec son homologue irakien Tarek Aziz.

Ayant déjà décidé de la guerre, le président Bush voulait apparaître comme un homme de paix en sachant pertinemment que Saddam Hussein, le véritable responsable de la guerre, nul le contestera, en refuserait les conditions convenues par Washington et Tel Aviv.

Il semble que le cheminement actuel du conflit avec l’Iran obéisse à la même logique. Une véritable diabolisation du régime iranien accusé d’être responsable du massacre des féministes, puis de sa propre population, a eu lieu. On avait parlé de chute imminente du régime ainsi qu’on l’avait fait après la guerre des 12 jours, mais, outre les destructions sévères en Israël causées par les missiles hypersoniques, les bombardiers américains avaient échoué à mettre un terme au programme nucléaire iranien malgré la destruction de quelques installations.

Trump otage du lobby sioniste

Actuellement depuis quelques semaines , et sous réserve d’images ou d’informations virtuelles, la flotte américaine se concentre à l’entrée du golfe Persique avec la menace explicite brandie par le Président Trump, de destructions sans précédent en Iran dans le cas où  le pays ne se soumettrait pas au diktat américano-sioniste: désarmement, fin du programme nucléaire et balistique, mise sous tutelle de la production d’hydrocarbures, et en prime pour Tel Aviv, chute du régime et rétablissement du Shah Pahlavi ou à tout le moins une structure confédérale lâche de type syrien, libanais, ou irakien, rendant dans les faits  plusieurs régions clés du pays quasiment indépendantes.

Tout ceci arrive à un moment où le Président Trump, qui n’est ni Bush père ni Reagan ni Eisenhower ni Nixon pour avoir imposé leurs volontés à Tel Aviv, se trouve affaibli par le scandale Epstein éclaboussant le gotha américain et international, et vu les circonstances, il est douteux qu’il puisse, pour peu qu’il le veuille, s’opposer aux volontés d’un lobby sioniste dont il est déjà l’otage médiatique et judiciaire.

Face à cela, le renchérissement du prix du pétrole consécutif à une hypothétique fermeture du détroit d’Ormuz, à laquelle le retour sur le marché du pétrole vénézuélien pallie déjà préventivement, n’aura que peu d’effets.

Le monde arabe déjà mort

L’enjeu n’est en effet pas le nucléaire iranien, c’est l’érection d’Israël en tant que Singapour du Moyen-Orient, une plate-forme économique et financière par où transiterait tout le commerce de la région. Cette perspective aboutissant à la mise hors circuit du détroit d’Ormuz avait donné des sueurs froides aux stratèges iraniens et les avait engagés sur la voie de la guerre par le biais de leurs substituts de la région. Pendant ce temps, le monde arabe, enjeu du conflit, est déjà mort. 

* Médecin de libre pratique.

L’article La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain est apparu en premier sur Kapitalis.

Un Epstein en cache d’autres

Jamais l’humanité n’a connu un scandale à résonnance planétaire, comme celui qu’à provoqué la publication par l’administration américaine, de plus de 3 millions, de correspondances électroniques, de photos, de vidéos, de documents, en rapport avec un seul homme, Jeffrey Epstein. Un juif newyorkais, d’origine ashkénaze, qui s’est avéré à la tête du plus grand réseau de proxénétisme pédophile, qu’ait connu la planète. Réseau aussi bien de relations financières, d’espionnage, que de la traite des blanches. Celui qui a autorisé la publication de ce « secret d’Etat » n’est autre que le Président des Etats Unis d’Amérique, Donald Trump, qui, obligé par une loi spécialement votée par le Congress, pour provoquer son « impeachment », a ouvert la boite de Pandore.

Le séisme planétaire déclenché par cet acte a déjà commencé à secouer des trônes, des gouvernements et des establishments. Il finira peut-être par atteindre Donald Trump lui-même. Souvenons-nous de l’affaire Clinton et Monica qui avait bien failli couper la tête de ce dernier pour parjure. Rien n’empêche que nous assistions peut-être à un remake, version Epstein. Mais le plus important n’est pas spécialement cet aboutissement politique.

En effet, grâce à la révolution technologique et particulièrement aux réseaux sociaux, des milliards d’hommes et de femmes suivent les péripéties de cet horrible scandale. Car la prostitution des enfants, filles ou garçons, n’est pas le propre des seuls américains. Mais elle gangrène toutes les sociétés, toutes les religions ou les croyances confondues, et toutes les classes sociales sans exception, de ces sociétés. Et particulièrement toutes les classes politiques et intellectuelles, dans des proportions insoupçonnées, notamment dans notre monde arabo-musulman. Ceci depuis le début de l’humanité.

Des têtes tombent, ce n’est qu’un début !

Déjà Bill Clinton et sa dulcinée Hilary sont appelés à témoigner de leur relation avec le criminel pédophile. Ce dernier qui avait financé la campagne électorale pour les élections sénatoriales de la marraine du printemps arabe, Hilary et particulièrement de notre révolution de la brouette, puisqu’elle était alors secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, est à tu et à toi avec son mari. Puisque, selon la presse américaine, il aurait voyagé 12 fois au moins dans le propre avion du grand pédophile. Plus que cela, Epstein a financé la fondation de madame Clinton pour les affaires humanitaires (sic… !) et l’on peut conclure qu’il est par conséquent, un des sponsors du printemps arabe. Mais pas autant que Georges Soros, certainement.

Sauf que la générosité de ce délinquant peut aussi toucher par sa grâce d’autres personnes très importantes dans le monde, comme la fille de Jack Lang, Président de l’Institut du monde arabe de Paris. Lequel est d’ailleurs financé par les Etats arabes pendant douze années consécutives, avec un salaire de 10 000 euros par mois. Avec des frais de bouches qui rivalisent avec ceux des princes des pétro-monarchies. Obligé de démissionner, puisque le parquet financier français à ouvert une enquête, les langues commencent à se délier à son propos, même de la part de ses amis. On risque là encore de découvrir une affaire scabreuse, qui fera le bonheur des facebookers.

Notons, pour notre part, que pendant longtemps, ce grand intellectuel et grand juriste fréquentait nos plages de Hammamet. Avant, qu’il ne cesse, sous Ben Ali, de profiter de notre mer, lui préférant les sables de Marrakech. Et devenant un des plus farouches pourfendeurs du régime tunisien. Les mauvaises langues disaient que la police tunisienne de l’époque avait tendance à mettre le nez dans ses affaires privées et à entraver sa liberté.

Mais un autre personnage de triste mémoire pour les Tunisiens, vient d’être touché par le scandale Epstein. Il s’agit d’Ehud Barak, ex premier ministre israélien, qui n’était autre que le chef du commando qui avait assassiné le grand leader palestinien Abu Jihad, dans sa maison de Sidi Bou Saïd. Un meurtrier et en plus un dépravé, si l’on juge sa relation intime avec Epstein, selon les photos et les emails révélés. L’on ne peut alors que croire le général Rachid Ammar, qui avait déclaré : « La Tunisie a son sable chaud et est protégée par ses saints-patrons ». On vient d’apprendre par la presse américaine, qu’Epstein a failli acheter, lors du gouvernement de la Troïka, l’avion présidentiel de Ben Ali. Et un protocole de vente a été même établi pour le récupérer à un prix très en deçà de sa valeur réelle. Encore une fois, il semblerait que les saints soient intervenus et la transaction fût arrêtée à temps. L’avion tunisien n’a donc pas été souillé par les frasques du criminel pédophile, et notre honneur est sauf.

Mais d’autres pays ont eu moins de chance, comme le Royaume-Uni, la Norvège, et peut être certaines monarchies arabes, où des têtes couronnées, princesses, princes et autres aristocrates ont été éclaboussés par le scandale du siècle. Touchons du bois jusqu’à maintenant, car l’affaire ne fait que commencer.

Le dossier Epstein n’est qu’à ses débuts. Ce scandale a le mérite de dévoiler la face cachée de ceux qui gouvernent le monde. La lutte contre la pédophile et la prostitution ne sont que des prétextes, pour un règlement de compte à l’échelle planétaire. Ses rapports avec le Mossad, ne font pas de doute et certainement la CIA. Mais tout le monde sait que tous les services secrets et d’espionnage, utilisent les mêmes méthodes et ne connaissent ni morale ni religion. Que Dieu nous en préserve.

L’article Un Epstein en cache d’autres est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Affaire Epstein : un document du FBI relance les questions sur ce que Donald Trump savait

Un entretien du FBI récemment découvert a soulevé de nouvelles questions concernant l’affirmation du président américain Donald Trump selon laquelle il ne savait rien des crimes du délinquant sexuel, Jeffrey Epstein. Son secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a été confronté mardi 10 février à des questions de la part des législateurs concernant ses propres liens avec le financier.

Les événements de la journée de mardi 10 février ont mis en évidence à quel point les répercussions du scandale Epstein demeurent un casse-tête politique majeur pour l’administration Trump, plusieurs semaines après la publication par le ministère de la Justice de millions de documents liés à Epstein pour se conformer à une loi bipartisane.

Les documents publiés issus d’un entretien du FBI en 2019 suggèrent que Donald Trump aurait téléphoné en juillet 2006 au chef de la police de Palm Beach, en Floride, peu après que des accusations criminelles contre Jeffrey Epstein sont rendues publiques, rapporte Reuters.

Dans cet appel, il aurait remercié les forces de l’ordre pour leur enquête et déclaré que « tout le monde savait ce qu’il (Epstein) faisait ». Selon le document, Trump aurait aussi dit que des gens à New York connaissaient le comportement de Epstein et que Ghislaine Maxwell, associée d’Epstein, était « mauvaise », conseillant aux policiers de se concentrer sur elle.

Le document indique également que Trump a affirmé être présent une fois avec Epstein lorsqu’il y avait des adolescents, mais qu’il « s’en est vite allé ».

Le ministère de la Justice a déclaré qu’il n’avait aucune preuve corroborant que l’appel avait réellement eu lieu il y a vingt ans.

Ce nouvel élément soulève des questions sur les déclarations antérieures de Trump, qui a souvent affirmé ne rien savoir des crimes d’Epstein.

L’article Affaire Epstein : un document du FBI relance les questions sur ce que Donald Trump savait est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Etats-Unis | Trump veut modifier les règles des élections

Personne n’a oublié la prise d’assaut par les nervis de Donald Trump du Congrès des États-Unis à Capitole Hill dans la capitale fédérale Washington, le 6 janvier 2021, quand le président sortant avait refusé de reconnaître sa défaite face au président élu Joe Biden et a affirmé que les élections étaient truquées. Aujourd’hui, Trump fait craindre de nouveau le pire en affirmant que les élections de mi-mandat pourraient être truquées et en remettant en cause la compétence des États fédérés démocrates dans l’organisation du scrutin. En réalité, il a peur de perdre la majorité au Congrès et ainsi de faire face à une procédure d’impeachment (destitution). (Ph. L’attaque du Capitole par les nervis de Trump est encore dans toutes les mémoires).

Imed Bahri

Selon Politico, de hauts responsables chargés des scrutins électoraux au sein des partis démocrate et républicain ont exprimé une inquiétude croissante face à ce qu’ils qualifient d’efforts sans précédent du président Trump pour interférer dans les élections de mi-mandat de cette année. 

Une série de mesures récentes prises par l’administration Trump ont renforcé les craintes de ces responsables quant à des tentatives systématiques de saper les résultats des élections et ce, plusieurs mois avant leur tenue.

Les efforts de Trump découlent de sa crainte d’une défaite républicaine significative lors des élections prévues en novembre prochain. Trump a averti les Républicains que la perte de leur courte majorité à la Chambre des représentants pourrait entraîner sa destitution, d’autant plus qu’une prise de contrôle du Sénat par les Démocrates provoquerait un véritable séisme politique.

Je suis un dictateur, et alors ?

Pour la première fois, des stratèges républicains affirment que la perte du Sénat, où leur parti détient actuellement une majorité de 53 sièges contre 47, est une possibilité réelle.

Trump continue de parler de fraude électorale et est récemment allé jusqu’à déclarer que «l’Amérique est devenue la risée du monde».

Le mois dernier, il a déclaré : «On dit souvent que je suis une sorte de terrible dictateur, et je suis un dictateur. Mais parfois, on a besoin d’un dictateur!» 

Au cours du mois écoulé, Trump a suggéré à au moins deux reprises que les élections de mi-mandat de 2026 devraient être annulées.

Politico a détaillé les tentatives de l’administration Trump pour contrôler le processus électoral, dont notamment des demandes officielles d’accès aux listes électorales des États et une descente surprise du FBI dans un bureau de vote du comté de Fulton, en Géorgie, à la recherche de bulletins de vote de 2020.

La secrétaire d’État* du Michigan, Jocelyn Benson, a qualifié ces pressions d’«extraordinaires et effrayantes», affirmant qu’elles s’inscrivent dans la continuité des efforts déployés il y a des années pour démanteler la démocratie américaine.

Politico a noté que l’ingérence de l’administration Trump dans les procédures électorales des États était particulièrement flagrante lors de la récente réunion des secrétaires d’État à Washington, un événement qui, initialement axé sur les aspects techniques et la coordination, s’est transformé en champ de bataille politique.

Le journal américain indique que le FBI a invité de hauts responsables électoraux à discuter des préparatifs des élections de 2026, en présence des ministères de la Justice, de la Sécurité intérieure et du Renseignement national. Cette initiative a suscité la méfiance et la crainte de plusieurs responsables. 

La secrétaire d’État du Maine, Sheena Pelose, s’est inquiétée du fait que la Maison-Blanche cherche le moindre prétexte pour centraliser le contrôle d’aspects clés du processus électoral, traditionnellement et juridiquement géré par les États fédérés.

Des inquiétudes très partagées

Les inquiétudes ne sont pas uniquement l’apanage des Démocrates mais concernent également des responsables républicains comme la lieutenante-gouverneure* de l’Utah, Deidre Henderson, qui a vivement critiqué les déclarations du ministère de la Justice accusant les responsables étatiques de manquer à leurs obligations en matière d’inscription sur les listes électorales.

À l’inverse, la Maison-Blanche et le ministère de la Justice ont défendu ces mesures, les jugeant indispensables à l’intégrité et à la transparence des élections.

Le procureur général adjoint chargé des droits civiques Harmit Dillon a affirmé que la radiation des électeurs des listes électorales est une obligation légale visant à garantir la confiance du public dans les résultats.

La Maison-Blanche a également justifié le déploiement d’agents de l’Immigration et des Douanes (ICE) à proximité des bureaux de vote en affirmant vouloir empêcher les personnes non citoyennes de voter illégalement.

Malgré ces tensions accrues, Politico rapporte que la plupart des responsables des États fédérés se sont dits confiants dans la solidité du système électoral américain mais ont commencé à prendre des mesures proactives pour contrer ce qu’ils ont qualifié de potentielle ingérence fédérale.

Le secrétaire d’État de l’Arizona Adrian Fuentes a comparé ces préparatifs à ceux mis en place en prévision d’une catastrophe naturelle, avertissant que les menaces actuelles proviennent de l’intérieur même du gouvernement fédéral, ce qui exige une vigilance accrue sur les plans juridique et procédural afin de protéger les bulletins de vote et l’indépendance des décisions des États.

*Le secrétaire d’État dans un État fédéré a pour mission l’organisation du processus électoral et la conservation des documents officiels. À ne pas confondre avec le secrétaire d’État des États-Unis à l’échelle fédérale qui est le chef de la diplomatie.

**Le lieutenant-gouverneur est le titre dévolu à la personne qui seconde le gouverneur d’un État fédéré.

L’article Etats-Unis | Trump veut modifier les règles des élections est apparu en premier sur Kapitalis.

Trump sortira-t-il indemne du piège de Netanyahu ?

Ancien diplomate britannique, Alastar Crooke s’est imposé comme l’un des meilleurs commentateurs les mieux informés. Très critique des politiques occidentales en général et américaines et israéliennes en particulier, il est de ce fait exclu des Main Stream Media d’Europe et des Etats-Unis. Mais il est très sollicité par les médias alternatifs et les dizaines de plateformes et podcasts dédiés aux débats géostratégiques.

Il tient un Substack, ‘’Conflicts Forum’’, dans lequel il publie régulièrement des articles d’analyse sur les foyers de tension et les conflits dans le monde.

Dans son intervention lundi 9 février sur la plateforme du juge Andrew Napolitano, ‘’Judging Freedom’’, Alastar Crooke a révélé un certain nombre d’informations de la plus haute importance :

  • « Trump se trouve dans le piège où l’a poussé Netanyahu et ne sait pas comment s’en sortir. Selon des informations « confirmées par Téhéran », Trump, pour retirer son armada tout en sauvant la face, a proposé à l’Iran de discuter d’un nombre de bombardements et de représailles iraniennes sur des sites et cibles convenus d’avance… Les Iraniens ont répondu ‘’Niet’’. Toute attaque contre l’Iran déclenchera une guerre régionale.
  • Tension entre Trump et Netanyahu sur le déroulement et le contenu des négociations en cours à Mascate. Le Premier ministre israélien n’est pas intéressé par la question nucléaire, mais par les missiles iraniens qu’il tient à ce que les Américains les détruisent. En un mot, Trump ne veut pas la guerre et Netanyahu est en train de l’y pousser. C’est le principal objet de sa énième visite à la Maison Blanche le mercredi 11 février. La tension entre les deux hommes est telle que Netanyahu n’est pas invité, comme d’habitude, à passer la nuit à ’’Blair House’’, la résidence des hauts responsables étrangers en visite officielle à la Maison Blanche.
  • Intervenant sur une chaine de télévision canadienne, un ancien haut responsable du Mossad à la retraite a affirmé que si Trump ne se soumet pas aux exigences de Netanyahu, de nouveaux mails, photos et vidéos en rapport avec l’affaire Epstein seront rendus publics. »

Il va sans dire que ces informations explosives et bien d’autres similaires sont ignorées par les grands médias américains et européens par peur des réactions des Lobbies israéliens qui font la pluie et le beau temps à Washington, Bruxelles, Londres, Paris, Rome, Berlin et d’autres capitales occidentales.

Selon les informations données par Alastar Cooke, la réunion entre le président américain et le Premier ministre israélien le mercredi 11 février risque d’être orageuse. La question qui se pose ici est la suivante : Trump a-t-il la force et la détermination de résister pour éviter une guerre qui, sans parler de ses conséquences imprévisibles pour la région et pour le monde, sera forcément désastreuse pour lui à quelques mois des élections de mi-mandat en novembre prochain ?

Une autre question est plus importante encore : comment se fait-il que toutes les grandes puissances de ce monde continuent à regarder ailleurs et laisser ce chien enragé qu’est Netanyahu libre d’agir à sa guise, dévastant la région du Moyen-Orient et menaçant le monde de guerre généralisée ?

Depuis le 8 octobre 2023, le monde observe avec une indifférence consternante le génocide contre le peuple palestinien. N’ayant reçu aucun ultimatum d’aucune puissance digne de ce nom d’arrêter son carnage, Netanyahu le poursuit jusqu’à ce jour à Gaza et en Cisjordanie.

Sa rage est maintenant orientée contre l’Iran. S’il arrive à mettre la région à feu et à sang et le monde au bord de la guerre nucléaire, la responsabilité entière incombera aux puissances qui n’ont eu ni la force, ni la sagesse d’abattre ce chien enragé dès les premiers signes du virus.

L’article Trump sortira-t-il indemne du piège de Netanyahu ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le codétenu d’Epstein parle | La thèse du suicide vole en éclats

À l’heure où les documents relatifs à l’affaire Epstein sont instrumentalisés à des fins de règlements de compte personnels et politiques, des informations de grande importance concernant les conditions troubles de l’incarcération et de la mort du sulfureux financier américain sont révélées et discréditent encore plus la thèse du suicide. Jeffrey Epstein mort dans la nuit du 9 au 10 août 2019 lors du premier mandat de son ancien ami Donald Trump -qui est cité dans l’affaire- n’a pas été protégé en prison. Un criminel récidiviste ayant commis quatre meurtres a été transféré au Metropolitan Correctional Center et mis dans la cellule du prédateur sexuel. Sciemment !  

Imed Bahri

D’après un document obtenu par le journal électronique américain The Daily Beast, le codétenu de Jeffrey Epstein affirme détenir des preuves que l’administration Trump souhaitait la mort du financier déchu et l’a laissé «délibérément» sans protection dans la prison. 

Nicholas Tartaglione, quadruple meurtrier et ancien policier, qui a déposé une demande de grâce/commutation de peine l’été dernier, affirme qu’Epstein avait été délibérément exposé à la violence dans l’espoir qu’il ne survive pas assez longtemps pour être jugé.

La décision de la direction de la prison de placer Epstein, le détenu le plus médiatisé des États-Unis, dans une cellule avec un dangereux meurtrier récidiviste reste incomprise et toujours inexpliquée par les autorités. Normalement, les personnalités sont placées dans des quartiers hautement sécurisés et doivent être dans une cellule individuelle. 

Trump souhaitait la mort d’Epstein

Tartaglione était connu pour son extrême violence et sa haine avouée des agresseurs sexuels d’enfants. Il affirme que «ce n’est pas un hasard s’il a été délibérément transféré dans la même prison qu’Epstein et placé dans la même cellule que le pédophile»

Dans une pétition de 21 pages obtenue par le Daily Beast, Tartaglione déclare être convaincu que l’administration Trump souhaitait la mort d’Epstein.

La porte-parole de la Maison Blanche a déclaré: «Toute personne peut déposer une demande de grâce. Comme pour tout ce qu’écrit le Daily Beast, il ne faut pas prendre leurs inepties au sérieux. Le président Trump est le seul à décider de toutes les demandes de clémence et de grâce».

Trump, âgé de 79 ans, a toujours nié avoir eu connaissance des activités criminelles d’Epstein ou y avoir été impliqué, mais il est depuis longtemps hanté par sa longue relation avec ce pédophile richissime. De plus, une plainte pour agression sexuelle sur mineure reçue par le FBI le concernant dans les années 1990 est restée sans suite.

Les circonstances de la mort d’Epstein restent controversées, et de nombreuses personnes de son entourage –notamment son frère Mark, sa compagne Ghislaine Maxwell, son ancien majordome et son équipe juridique– ne croient pas à la thèse du suicide.

Joe Rogan, animateur de podcast réputé pour ses prises de position tranchées et ancien partisan de Trump, a également fustigé le gouvernement pour avoir placé Epstein dans la même cellule que Tartaglione. «C’est aberrant qu’on ait mis en prison l’un des accusés les plus médiatisés de l’histoire avec un meurtrier récidiviste. C’est complètement dingue!», a-t-il déclaré.

Environ trois semaines avant sa mort, Epstein a été retrouvé semi-conscient dans sa cellule, présentant des blessures au cou. Il a déclaré aux gardiens que Tartaglione avait tenté de l’étrangler, avant de se rétracter, affirmant ne pas se souvenir de ce qui s’était passé.

«Le gouvernement voulait notre mort à tous les deux»

Tartaglione, qui a été transféré de la cellule d’Epstein après cet incident, a nié avoir agressé le financier et a même prétendu avoir tenté de lui sauver la vie, l’ayant découvert au sol avec un «bout de ficelle» autour du cou. «Je n’ai jamais touché le mec», a écrit Tartaglione dans une lettre au New York Daily News en septembre 2019 avant d’ajouter: «Je méprise quiconque fait du mal aux enfants, mais quoi qu’il lui arrive, je ne voulais pas y prendre part».

Malgré cela, Tartaglione a admis dans cette cettre au même journal qu’il avait été un choix surprenant comme codétenu d’Epstein. «Le personnel du Metropolitan Correctional Center avait des centaines de détenus parmi lesquels choisir et pourtant j’étais leur premier choix!», a-t-il écrit, non sans une mordante ironie. Il a ajouté: «Ce n’est pas un hasard si, avant mon procès, j’ai été transféré au Metropolitan Correctional Center de Manhattan et délibérément placé dans la même cellule que Jeffrey Epstein».

Tartaglione explique que la nature sanglante et violente de son crime était parfaitement connue de la procureure, Maureen Comey, qui était également la procureure principale dans l’affaire Epstein, autre information de taille.

Il affirme avoir été la cible de plusieurs tentatives d’assassinat après avoir été, malgré lui, entraîné dans cette détention trouble d’Epstein. «Je n’ai manifestement pas été protégé intentionnellement et Epstein non plus. Je suis convaincu que le gouvernement voulait notre mort à tous les deux», a-t-il écrit.

Des défaillances institutionnelles généralisées

Les rapports sur la mort d’Epstein ont pointé du doigt des défaillances institutionnelles généralisées mais ils sont truffés d’incohérences. Un psychologue de la prison qui avait vu Epstein -de confession juive- dans les semaines précédant son décès, a rapporté que le financier lui avait déclaré que le suicide était «contraire à sa religion» et insisté sur le fait qu’il était trop lâche pour se faire du mal car il ne supportait pas la douleur.

L’avocat d’Epstein, Reid Weingarten, a déclaré plus tard à un juge en charge de l’affaire : «Au moment de son décès, nous n’avons constaté aucun signe de désespoir ou d’abattement chez lui».

Jeudi 5 février 2026, CBS News a révélé l’existence d’un document du dossier Epstein montrant que les enquêteurs avaient repéré une silhouette orange sur les images de vidéosurveillance de la prison se dirigeant vers le quartier de la prison où était incarcéré Epstein, normalement fermé à clé, vers 22h39, le 9 août 2019, malgré les assurances officielles antérieures selon lesquelles personne n’était entré dans cette zone ce soir-là.

Une volonté officielle américaine de cacher la vérité

Autre élément troublant, 2 minutes et 53 secondes sont manquantes dans l’historique de la vidéo de la caméra de surveillance placée près de la cellule de prison durant la nuit fatidique du 9 au 10 août 2019.

Michael Baden, éminent médecin légiste qui a assisté à l’autopsie de Jeffrey Epstein réfute la thèse du suicide. Il a expliqué techniquement comment ça ne pouvait pas être un suicide et que son cas s’apparente à un homicide. De plus, il a montré une photo du cou mutilé de Jeffrey Epstein or cette mutilation ne peut pas être le résultat d’un drap qui est un tissu. Vidéo.

Autant d’éléments qui discréditent la thèse du suicide à laquelle plus personne n’y croit. Également, l’attitude des autorités américaines qui n’ouvrent pas une enquête sérieuse sur les conditions troubles de cette mort en dépit de tous ces éléments qui discréditent la thèse du suicide prouve une volonté de cacher la vérité surtout quand on sait que cette mort est intervenue lors du premier mandat de Donald Trump qui est cité dans l’affaire Epstein et qui est aujourd’hui encore président.

L’article Le codétenu d’Epstein parle | La thèse du suicide vole en éclats est apparu en premier sur Kapitalis.

Trump II : quand l’hégémonie américaine bute sur ses propres contradictions

Depuis son investiture pour un second mandat en tant que président des Etats-Unis d’Amérique, en janvier 2025, Donald Trump s’est arrogé des pouvoirs absolus dégagés de toutes contraintes liées au respect des lois américaines en politique intérieure ou de la légalité internationale dans la conduite des relations extérieures de l’Amérique tant dans le domaine des échanges économiques et commerciaux que dans la gestion des conflits et des guerres qui déchirent la planète. Par Ahmed Ben Mustapha, Ancien ambassadeur 

S’estimant investi, depuis son premier mandat, d’une mission d’ordre divin consistant à restaurer « la grandeur » de l’Amérique, il a adopté d’emblée une posture hégémonique et impérialiste  en ayant recours aux pressions et aux sanctions assorties de menaces de recours  à la force contre les pays jugés hostiles voire même « alliés » qui refusent de se soumettre à ses conditions et à ses exigences. Sur tous les conflits en cours, notamment ceux de l’Ukraine et du Proche-Orient, il a adopté des approches qui prétendent rompre avec les politiques et les modes opératoires  des Présidents issus du parti démocrate  jugées fondamentalement nuisibles aux intérêts américains.

En vérité, l’administration Trump cherche désespérément à préserver l’un des attributs majeurs de puissance que les USA ont acquis à l’ère du monde unipolaire après la chute de l’URSS dont notamment la main mise américaine sur la conduite des affaires mondiales et des échanges économiques internationaux à des fins hégémoniques sans tenir compte des intérêts des autres pays et des peuples concernés. L’un des piliers de cette hégémonie a été – outre la prééminence du dollar en tant que monnaie de réserve et de commerce international – la gestion, en dehors du cadre des Nations unies, des crises et des conflits notamment ceux qui sont intrinsèquement liés aux intérêts des USA et de ses alliés à l’instar des conflits en Ukraine et au Proche-Orient ainsi que la guerre en cours visant au renversement du régime iranien.

Mais, en tant que partie prenante à la plupart de ces conflits, qu’ils ont le plus souvent déclenchés ou alimentés, les USA ne sont pas habilités à les arbitrer ou à les solutionner d’autant plus qu’ils se positionnent au-dessus de la légalité internationale. Dès lors, le président Trump n’a toujours pas réussi, contrairement à ses engagements, à esquisser, ne serait-ce qu’un début de solution au conflit ukrainien, en dépit de ses multiples tentatives de médiation qui semblent avoir abouti à une impasse – notamment en raison de ses divergences avec les dirigeants européens  favorables à la poursuite de la guerre – ainsi que son approche opportuniste et transactionnelle qui ne tient pas compte, selon la perception russe, des origines profondes du conflit.

Il en est de même de la guerre génocidaire et d’épuration ethnique menée à Gaza et en Palestine qui s’insère dans un processus de liquidation  de la cause arabe et palestinienne associé à la mise en œuvre au Proche Orient, du projet expansionniste sioniste ainsi que l’élimination de l’Iran et des derniers mouvements de la résistance, considérés en tant qu’obstacle ultime à l’entreprise de reconfiguration de la région au bénéfice d’Israël et de ses alliés occidentaux.

A vrai dire, cette stratégie qui avait débuté avec la première guerre du golfe au début des années 90, a été formalisée  après les attentats du 11 septembre 2001 et la mainmise de l’Etat profond américain piloté par les néoconservateurs américains inféodés à Israël, sur les centres de pouvoirs américains. Thierry Meyssan, reprend, dans son ouvrage paru en 2017[1], la thèse qu’il avait soutenue au départ[2] où il réfute le récit officiel américain sur les évènements du 11 septembre 2011 qui ont été selon lui sciemment provoqués par une partie de l’establishment américain afin de susciter l’adhésion de l’opinion publique américaine à l’entrée des USA en croisade contre le « terrorisme » en tant que substitut au péril soviétique.

En somme, ces attentats ont été mis à profit pour exécuter une sorte de « coup d’Etat » silencieux aux USA afin de favoriser les conditions propices à l’entrée en guerre de l’Amérique contre l’Afghanistan et l’Irak au nom de la lutte contre le « terrorisme islamique »[3] nouvellement érigé par la propagande officielle en nouvel ennemi de la civilisation occidentale.

L’auteur se réfère au témoignage du général américain Wesley Clark, ancien commandant suprême de l’OTAN qui avait publiquement évoqué en 2007, dans un entretien avec « Democraty now » la thèse du « coup d’Etat politique » survenu aux USA en association avec les attentats du 11 septembre. Il avait  indiqué avoir pris connaissance, à cette époque, d’un document secret prévoyant la destruction de sept pays arabes et musulmans en cinq ans, incluant l’Irak, l’Iran, la Syrie, le Liban, la Libye, le Soudan et la Somalie.

En définitive, les « printemps arabes » ont été une étape décisive dans la mise en œuvre de cette stratégie qui est très avancée voire en voie de parachèvement compte tenu de la guerre déclenchée depuis juin 2025 à l’encontre de l’Iran dans la foulée de la chute de la Syrie et de la guerre génocidaire à Gaza et en Palestine.

 

 

———————-

 

[1]   Thierry Meyssan   Sous nos yeux   Du 11 septembre à Donald Trump  Résistances  Editions Demi – Lune 2017.  Voir notamment la troisième partie intitulée : Les « Printemps arabes », organisés par Washington P 155 – 267

[2]     Thierry Meyssan : L’effroyable imposture suivi de : Le Pentagate  Résistance Editions Demi Lune 2013

[3] Thierry Meyssan   Sous nos yeux   Du 11 septembre à Donald Trump  Résistances  Editions Demi – Lune 2017.  Voir notamment la troisième partie intitulée : Les « Printemps arabes », organisés par Washington  P 160 et s.

L’article Trump II : quand l’hégémonie américaine bute sur ses propres contradictions est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Peut-on continuer à faire confiance aux banques américaines ?

On se demande pourquoi des États en conflit ou simplement embrouillés avec les États-Unis, ainsi que de nombreuses personnalités politiques ou hommes d’affaires, continuent de déposer leur argent dans les banques américaines en acceptant de courir le risque qu’incarne aujourd’hui la gouvernance imprévisible et parfois brutale du président Donald Trump. Le système financier des États-Unis est-il à ce point incontournable ?

Lotfi Sahli

À première vue, la situation paraît paradoxale. Comment expliquer que des pays qui dénoncent l’hégémonie américaine, voire s’y opposent ouvertement sur le plan diplomatique ou militaire, continuent d’utiliser les banques américaines et le dollar pour stocker leurs réserves ou sécuriser leurs fortunes privées ? Derrière ce paradoxe se cache une réalité plus profonde : le pouvoir américain s’exerce moins par la force que par l’architecture financière mondiale.

Le dollar, colonne vertébrale de l’économie mondiale

Le premier élément de réponse tient en un mot : le dollar. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la monnaie américaine s’est imposée comme la référence du commerce international. Le pétrole, le gaz, les matières premières stratégiques et une grande partie des échanges mondiaux sont libellés en dollars. Pour commercer avec le reste du monde, un État — ami ou ennemi des États-Unis — a donc besoin de cette monnaie.

Cette domination confère aux États-Unis un avantage structurel : détenir des dollars ou des actifs libellés en dollars n’est pas un choix idéologique, mais une nécessité pratique. Renoncer au dollar reviendrait, pour beaucoup de pays, à s’isoler économiquement ou à accepter des coûts bien plus élevés.

Les banques américaines, refuge paradoxal

Au-delà de la monnaie, les banques américaines attirent par leur stabilité. Malgré les critiques politiques, les États-Unis restent perçus comme un État de droit solide, doté d’institutions financières robustes, de règles claires et de tribunaux capables de faire respecter les contrats.

Pour des dirigeants ou des hommes d’affaires issus de pays instables, placer leur argent à New York ou à Miami peut être vu comme une assurance contre les crises politiques, les nationalisations arbitraires ou les changements de régime.

Ainsi, même ceux qui contestent l’influence de Washington peuvent faire confiance à son système juridique et bancaire. Ils rejettent parfois la politique américaine, mais reconnaissent l’efficacité de ses institutions.

Wall Street, cœur battant de la finance mondiale

Les marchés financiers américains jouent également un rôle central. Wall Street offre une profondeur et une liquidité sans équivalent : les États-Unis peuvent absorber des flux financiers colossaux sans déséquilibrer leur économie. Les bons du Trésor américain, par exemple, sont considérés comme l’un des placements les plus sûrs au monde.

Pour les banques centrales comme pour les investisseurs privés, il n’existe aujourd’hui aucun marché capable d’offrir à la fois cette sécurité, cette taille et cette flexibilité. Là encore, le choix est moins politique qu’économique.

Un système mondial façonné par Washington

Le pouvoir financier des États-Unis ne repose pas uniquement sur leurs banques. Il s’étend à l’ensemble de l’infrastructure financière mondiale. Les systèmes de paiement internationaux, comme Swift, ainsi que les grandes institutions financières internationales — Fonds monétaire international et Banque mondiale — ont été conçus dans un cadre largement influencé par l’Occident et, en particulier, par Washington.

C’est cette architecture qui rend les sanctions américaines si efficaces. En coupant l’accès au dollar ou aux circuits financiers internationaux, les États-Unis peuvent exercer une pression considérable, même sans recourir à la force militaire.

On pourrait penser que les États en conflit avec les États-Unis chercheraient à retirer massivement leurs fonds du système américain. Mais une telle décision serait risquée. Un retrait brutal ferait chuter la valeur de leurs propres actifs, perturberait leurs échanges commerciaux et enverrait un signal de panique aux marchés. En pratique, beaucoup de pays se retrouvent dans une relation de dépendance mutuelle : ils critiquent le système, tout en continuant à l’utiliser.

Des alternatives encore incomplètes

Des tentatives de contournement existent. La Chine promeut le yuan, la Russie et l’Iran développent des systèmes de paiement alternatifs, et les pays des Brics évoquent régulièrement la création de nouvelles structures financières. Mais ces alternatives restent fragmentées, peu liquides ou trop contrôlées par les États pour inspirer une confiance mondiale. Quant aux cryptomonnaies, leur volatilité et leur traçabilité limitent leur usage à grande échelle.

Au final, le système financier américain n’est pas absolument incontournable en théorie. En pratique, s’en passer a un coût économique et stratégique considérable. C’est là toute l’ironie de la situation : les États-Unis peuvent exercer un pouvoir financier immense précisément parce que le reste du monde a, volontairement ou non, choisi d’adopter leur système.

Le véritable pouvoir de Washington ne réside donc pas seulement dans ses bases militaires ou ses alliances, mais dans une domination financière devenue, pour beaucoup, impossible à éviter.

(Avec le concours de Google, Gemini AI, Deepseek).

L’article Peut-on continuer à faire confiance aux banques américaines ? est apparu en premier sur Kapitalis.

États-Unis : Trump redessine la stratégie énergétique

L’impératif de la transition lié au dérèglement climatique n’est plus à l’ordre du jour. L’exploitation et l’accès aux traditionnelles énergies fossiles sont à nouveau des priorités stratégiques assumées, tant sur le plan interne que sur le plan externe. D’un côté, l’administration Trump a amputé les financements de la transition énergétique : suppression des crédits d’impôt pour les énergies renouvelables et les véhicules électriques, freins juridico-bureaucratiques aux projets éoliens et solaires, etc. De l’autre, l’implication américaine dans le dossier russo-ukrainien, la déstabilisation du Venezuela ou encore l’obsession de Donald Trump pour le Groenland doivent être lues à cette aune.

Un retour en arrière au regard des enjeux liés au dérèglement climatique auxquels la transition énergétique devait répondre.

 

Accès et exploitation des ressources énergétiques : traditionnels vecteurs de puissance 

L’accès et l’exploitation des ressources énergétiques sont une composante majeure de la diplomatie et des politiques internationales portées par les Etats. Ils se trouvent logiquement au cœur de rivalités mondiales et régionales.

Depuis le XIXe siècle, les activités humaines (essentiellement liées à la combustion d’énergies fossiles – charbon, pétrole et gaz – et à la déforestation) ont considérablement accru la quantité de gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère. L’augmentation de la demande mondiale d’énergie n’a cessé de se confirmer avec le développement d’un modèle économique (productiviste et consumériste) prônant une croissance exponentielle à travers l’utilisation de matières finies.

Pour assurer leur croissance économique, les pays émergents comme l’Inde ou la Chine voient leur consommation énergétique (synonyme d’augmentation des émissions de gaz à effet de serre) s’accroître.

 

La transition énergétique : nouvelle donne géopolitique 

L’administration Trump rompt avec la stratégie définie par l’administration Biden, à l’origine d’un gigantesque plan de subventions voté en faveur de l’implantation d’usines dans le domaine de la transition énergétique/écologique, l’Inflation Reduction Act (voté au Congrès en août 2022). Une décision qui semble aller dans le sens contraire de l’histoire et d’une certaine rationalité.

Si l’utilisation des énergies fossiles/hydrocarbures demeure encore prédominante (80% du mix énergétique mondial), le changement climatique a enclenché un mouvement en faveur d’une transition énergétique dans laquelle de nouvelles sources (énergies renouvelables : l’hydroélectricité, l’éolien et le solaire) viennent s’ajouter à celles préexistantes (les énergies fossiles ou « combustibles minéraux » : charbon, pétrole et gaz).

Ce mouvement en faveur du développement des énergies renouvelables est de nature à modifier les politiques énergétiques comme la géopolitique de l’énergie. Toutefois, les pays ne manifestent pas le même volontarisme et ne sont pas égaux sur le plan des technologies (à la base de la production des énergies renouvelables) et des ressources (financières et autres) pour relever le défi de la transition énergétique. Partant, celle-ci n’est pas homogène, sur le plan du rythme, de l’ampleur et des formes du processus. Difficile, dans ces conditions, d’imaginer, par exemple, que les engagements de l’Accord de Paris puissent être respectés par ses signataires.

 

Lire aussi: L’équipe de transition de Trump prépare déjà le retrait de l’Accord de Paris

 

Plus largement, la question se pose d’abord en termes de consommation plutôt que de production : il y a une part d’hypocrisie des pays du Nord de demander à des pays du Sud de produire moins, alors que ce sont les grands pays consommateurs.

Traditionnellement, deux grands blocs s’opposent sur le sujet de la réduction des émissions des gaz à effet de serre : les pays développés et les pays du Sud (parmi lesquels en particulier les petites îles). Une dichotomie à nuancer, notamment au regard de la position de pays émergents grands producteurs ou consommateurs d’hydrocarbures, peu enclins à accélérer la décarbonation de leur économie et à mettre la sortie des énergies fossiles à l’agenda international.

L’article États-Unis : Trump redessine la stratégie énergétique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Quand Donald Trump tente de manipuler les prochaines élections de mi-mandat

En appelant le gouvernement fédéral à « s’impliquer » dans le processus électoral et les républicains à « nationaliser  l’organisation du vote », le président américain, Donald Trump, cherche en vérité à peser sur les élections de mi-mandat prévues pour le mois de novembre prochain. Une manœuvre inconstitutionnelle à haut risque.

 

On ne change pas les règles du jeu au milieu de la partie. Pourtant, à neuf mois des élections de mi-mandat qu’il admet volontiers pouvoir perdre malgré sa “grande“ politique économique, le président américain ne cache plus sa volonté de contrôler ce prochain scrutin décisif. Sachant que les midterms sont des élections des deux chambres du Congrès des États-Unis qui se tiennent au milieu du mandat quadriennal du président américain. Traditionnellement, ce scrutin, qui rythme la politique intérieure américaine, est très souvent défavorable au président en place. D’où la volonté affichée de Donald Trump de ne perdre à aucun prix le Chambre des représentants et le Sénat ; quitte à tordre le coup aux règles essentielles de la démocratie dont manifestement il n’en a cure.

Une proposition « outrageusement illégale »

Ainsi, dans une émission en balado diffusé au début de la semaine du 2 février, le 47e président des États-Unis a répété que le gouvernement fédéral devrait « s’impliquer » dans les élections de certains États et appelé les républicains à « nationaliser l’organisation du vote ». Une prérogative qui appartient pourtant aux États, selon la Constitution américaine.

Des propos aussitôt condamnés par le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer : « Donald Trump a-t-il besoin d’un exemplaire de la Constitution ? », a-t-il ironisé. Avant d’ajouter : « Ce qu’il dit est outrageusement illégal ».

Interrogé sur le sens de ses propos, le locataire de la Maison Blanche, qui n’a jamais reconnu sa défaite électorale de 2020, a répondu qu’il voulait des élections « honnêtes », estimant qu’il y a beaucoup de fraudes et d’irrégularités lors des élections américaines.

Et pour garantir des élections « honnêtes », selon son expression, Trump a soutenu que le gouvernement fédéral devrait se charger des élections fédérales, même si la Constitution prévoit qu’elles soient principalement régies par les États. L’organisation du scrutin est en outre administrée par les autorités locales vu que le gouvernement fédéral aux États-Unis est l’autorité centrale nationale qui partage le pouvoir avec les 50 États fédérés. Il gère la politique étrangère, la défense nationale, la monnaie et le commerce interétatique, tandis que les États conservent une autonomie sur la santé, l’éducation et la police locale.

« Si on y pense, un État agit comme un agent du gouvernement fédéral lors des élections. Je ne sais pas pourquoi le gouvernement fédéral ne s’en charge pas directement. Quand on voit certains de ces États, la façon horrible dont ils organisent leurs élections, c’est une honte », a ajouté le magnat de l’immobilier, qui continue de marteler, en dépit de l’absence de preuves, que de vastes fraudes l’ont privé de la présidence américaine, il y a un peu plus de cinq ans.

Contre-vérités

« Il y a des États qui sont tellement corrompus et ils comptent les votes. Il y a des États que j’ai remportés, mais où les résultats montrent que je n’ai pas gagné », a soutenu Donald Trump, poursuivant la litanie habituelle de se poser en vainqueur de la présidentielle de 2020.

De quels États s’agit-il ? Évidemment les États clés remportés par Joe Biden en 2020, soit la Géorgie, l’Arizona, le Nevada, le Michigan, le Wisconsin et la Pennsylvanie ; des métropoles gangrenées par une « corruption horrible », selon ses dires et qui, par hasard, ont voté pour les démocrates. Pourtant, plusieurs tribunaux avaient statué sur des dizaines de plaintes lancées par le camp républicain pour rejeter les allégations de fraudes massives.

Par ailleurs, le mois dernier (janvier), Donald Trump a déclaré dans une entrevue accordée au New York Times qu’il regrettait de ne pas avoir déployé la Garde nationale pour s’emparer de machines à voter après l’élection de 2020.

Amalgame

À noter que la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, avait pourtant atténué la portée de ses propos, affirmant que le président faisait simplement référence au projet de loi appelé Save Act. Le texte législatif, adopté par la Chambre des représentants l’an dernier, qui exige une preuve de citoyenneté américaine pour voter.

À ce propos, il y a lieu de rappeler qu’aux États-Unis, seuls les citoyens américains peuvent légalement voter aux élections fédérales. Pourtant, le milliardaire républicain accuse régulièrement les démocrates d’avoir utilisé les voix d’immigrés clandestins, de « laisser entrer » ou d’attirer des immigrés sans papiers pour qu’ils puissent ensuite voter et les faire gagner. Un discours destiné à stigmatiser l’immigration, présenter l’opposition comme frauduleuse ou corruptrice et ainsi à remettre en question la légitimité des résultats si son camp perdait.

« Si les républicains ne les expulsent pas (les immigrés clandestins, ndlr), on ne gagnera jamais une autre élection en tant que républicains . C’est fou comme ces gens sont amenés à voter… », a assuré le président américain.

Tout cela « fait partie d’une stratégie plus vaste pour, au minimum, jeter le doute sur les prochaines élections », commente Rick Hasen, professeur de droit à l’Université de Californie à Los Angeles.

« Dans le pire des cas, poursuit-il, cela signale que Donald Trump pourrait essayer d’utiliser le gouvernement fédéral pour s’ingérer réellement dans l’organisation des scrutins par les États en 2026 ». Implacable conclusion.

L’article Quand Donald Trump tente de manipuler les prochaines élections de mi-mandat est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Etats-Unis | L’argent qui pèsera sur les élections de mi-mandat

À l’approche des élections de mi-mandat américaines de 2026, des puissances notamment technologiques déversent des sommes colossales dans l’arène politique pour influencer l’opinion publique. L’attrait de l’innovation numérique se mêle aux ambitions de reconquête du pouvoir, transformant la bataille à venir en bien plus qu’une simple course aux voix, c’est une démonstration de puissance financière sans limites.

Imed Bahri

Dans le New York Times, Theodore Schleifer, spécialiste du financement des campagnes électorales, a mis en lumière quatre forces clés qui mobilisent des sommes considérables pour influencer les résultats électoraux, devenant ainsi les acteurs les plus influents dans la détermination du scrutin.

Ces quatre forces sont l’industrie de l’intelligence artificielle, l’industrie des cryptomonnaies, les groupes de pression pro-israéliens et le Comité d’action politique (Political action committee ou PAC) associé au président Donald Trump.

Ces entités ont démontré leur volonté d’intervenir de manière agressive dans les élections primaires et générales en injectant des centaines de millions de dollars.

Intelligence artificielle : cette industrie s’est engagée activement dans l’arène politique afin d’obtenir une législation qui lui est favorable. Actuellement en pleine expansion, elle est en passe de devenir un acteur majeur des élections de mi-mandat de 2026.

Le Future Leadership Committee, un vaste réseau américain de comités d’action politique axé sur le lobbying en faveur de politiques soutenant l’industrie de l’IA, a levé 50,3 millions de dollars au second semestre 2025, principalement grâce à la famille d’un des fondateurs d’OpenAI et à la société de capital-risque Andreessen Horowitz.

Cryptomonnaies : ce secteur se prépare également à une année de dépenses importantes. Le FairChake Committee, soutenu par des acteurs majeurs du secteur, a levé 73,8 millions de dollars au second semestre 2025, principalement auprès de sociétés de capital-risque telles qu’Andreessen Horowitz, Coinbase et Ripple. FairChake a entamé l’année 2026 avec un financement de 193 millions de dollars.

Cependant, le secteur des cryptomonnaies semble moins discipliné qu’en 2024 avec l’émergence de plusieurs groupes dissidents. Cette situation s’explique en partie par le fait que certains acteurs du secteur estiment que le Comité Vershake est devenu trop proche des intérêts de ses financeurs.

Le Comité d’action politique (PAC) de Trump se distingue comme une force financière dominante, ayant levé la somme faramineuse de 300 millions de dollars, ce qui lui confère un levier considérable sur le Parti républicain et ses adversaires démocrates et républicains, selon l’article.

L’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), puissant groupe de lobbying pro-israélien, a dépensé des sommes considérables ces dernières années lors des primaires démocrates, ciblant les candidats qu’il juge hostiles à Israël.

Aujourd’hui, alors que les divisions au sein des deux partis, notamment chez les démocrates, s’accentuent au sujet d’Israël, l’Aipac investit massivement pour renforcer son influence.

L’année dernière, le groupe a transféré 30 millions de dollars à son allié, le United Democracy Project. Ce comité a levé 61,6 millions de dollars au cours du second semestre 2025 et a entamé cette année avec près de 96 millions de dollars, ce qui le place parmi les groupes extérieurs les mieux financés du pays.

L’avantage de Trump

Trump bénéficie d’un avantage qui ne peut que faire rêver les Démocrates. Plus de 304 millions de dollars de liquidités détenus sur le compte du parti politique. Cela lui confère un avantage structurel considérable sur la gauche comme sur ses adversaires de droite.

Il s’agit du montant contrôlé par le Comité d’action politique républicain, dirigé par les conseillers de Trump, au début de cette année. Le PAC a engrangé environ 112 millions de dollars supplémentaires au second semestre 2025, grâce à d’intenses campagnes de levée de fonds et à un réseau de donateurs cherchant à promouvoir leurs intérêts commerciaux auprès de l’administration ou, dans certains cas, à obtenir une grâce présidentielle.

Points positifs pour les Démocrates

Le Parti démocrate est confronté à des difficultés financières institutionnelles, son Comité national affichant un déficit de près de 100 millions de dollars par rapport à son adversaire républicain.

Cependant, cette faiblesse majeure est compensée par le succès remarquable des candidats démocrates dans certains États. Des personnalités comme Roy Cooper, Sherrod Brown et Mark Kelly ont nettement surpassé leurs adversaires en matière de collecte de fonds.

La famille Kennedy

Appartenir à une famille américaine aussi influente et prestigieuse présente des avantages.

Jack Schlossberg, petit-fils du président John F. Kennedy, a levé plus de 1,1 million de dollars au cours de ses sept premières semaines de campagne en tant que candidat démocrate à un siège à la Chambre des représentants dans l’État de New York.

Parmi les donateurs figuraient des personnalités telles que Lauren Michaels, Antony Blinken, Paul Simon, Richard Plepler et Bette Midler. Sa mère Caroline Kennedy qui a cherché au début à le dissuader d’entrer en politique pour le protéger a également contribué à sa campagne.

L’article Etats-Unis | L’argent qui pèsera sur les élections de mi-mandat est apparu en premier sur Kapitalis.

Pétrole : l’attente d’un accord Iran-USA fait chuter les prix

Les prix du pétrole ont chuté d’environ 2 % jeudi 5 février après que les États-Unis et l’Iran ont convenu d’entamer de pourparlers à Oman, apaisant ainsi les craintes d’un possible conflit militaire qui pourrait perturber les approvisionnements en provenance de cette région productrice de pétrole.

Le prix du Brent a chuté de 1,44 dollar, soit 2,07 %, à 68,02 dollars le baril de pétrole ce matin. Le prix du WTI américain a reculé de 1,34 dollar, soit 2,06 %, à 63,80 dollars, selon Reuters.

En revanche, les prix du pétrole ont augmenté d’environ 3 % mercredi après la publication d’un article de presse suggérant que les négociations prévues vendredi entre les États-Unis et l’Iran pourraient échouer…

Les deux parties restent très éloignées sur les termes des négociations

En effet, l’Iran est disposé à discuter de son programme nucléaire, y compris de l’enrichissement d’uranium avec les pays occidentaux. Tandis que les États-Unis souhaitent également inclure les missiles balistiques iraniens, son soutien aux groupes armés agissant en son nom au Moyen-Orient et le traitement infligé à sa propre population.

Malgré les pourparlers prévus, on craint toujours que le président américain Donald Trump ne mette à exécution ses menaces de frapper l’Iran, quatrième producteur de pétrole de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Ce qui pourrait entraîner une confrontation plus large dans cette région riche en pétrole.

L’article Pétrole : l’attente d’un accord Iran-USA fait chuter les prix est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Quid de l’implication présumée de Donald Trump dans l’affaire Epstein ?

Le département de la justice vient de révéler une nouvelle masse de documents liés à l’affaire Epstein, le prédateur sexuel mort en prison en 2019. De Donald Trump à Elon Musk, en passant par l’ex-prince Andrew, la future reine de Norvège, Bill Gates et Bill Clinton, de nouveaux noms émergent au fur et à mesure que les médias enquêtent. Mais loin d’éclairer les zones d’ombre de ce dossier glauque, ces documents entretiennent la confusion.

Pour Donald Trump, l’année 2026 risquerait de rester dans les annales comme une annus horribilis, tant l’affaire Epstein continue d’empoisonner son deuxième mandat.

En effet, le nom du président américain est mentionné à plusieurs reprises dans les trois millions de pages, 180 000 images et 2 000 vidéos liées au délinquant sexuel décédé Jeffrey Epstein. Ces   documents ont été publiés vendredi 30 janvier dernier par le ministère américain de la Justice.Et ce, après que le Congrès des États-Unis a adopté en décembre 2025 The Epstein Files Transparency Act. A savoir : une loi exigeant que le département rende publics les dossiers relatifs aux enquêtes et preuves liées à l’affaire Epstein. En vertu de cette loi, cette divulgation est intervenue six semaines après que le département a manqué le délai fixé par le président Donald Trump. Ce dernier ayant ordonné que tous les documents liés à Epstein soient rendus publics.

Soupçons

Toutefois, afin de protéger les victimes, de nombreux documents ont été caviardés. Le  département de la justice conserve encore une partie des archives, notamment tout ce qui relève de la pornographie, d’abus physiques et de morts. Une mesure qui ne peut qu’entretenir une confusion doublée d’un soupçon généralisé. Que nous cache-t-on encore, s’interrogent les Américains et même les membres du MAGA, soutiens inconditionnels du milliardaire républicain ?

Une tête couronnée impliquée ?

C’est qu’il y a lieu de s’interroger sur le degré d’implication du président américain dans cette affaire sordide qui aura récemment éclaboussé des personnages politiques et médiatiques tels que l’ex-ministre français de la Culture Jack Lang, l’ex-ambassadeur britannique aux États-Unis Peter Mandelson ou encore Sarah Ferguson, l’ex-épouse du prince déchu Andrew. Sans oublier au passage les personnalités de premier plan à l’instar de Bill Gates, Elon Musk. Ou encore le prince déchu Andrew Mountbatten-Windsor, frère du roi Charles III qui a été filmé à quatre pattes au dessus d’une jeune femme, et fait la Une des tabloïds britanniques. Et que dire de la princesse Mette-Marit, future reine de Norvège, dont la complicité apparente avec le prédateur sexuel choque dans le pays nordique et au delà.

Les liaisons dangereuses

Mais quelle est la nature exacte des relations qui unissent l’actuel locataire de la Maison Blanche au financier américain accusé de trafic sexuel de mineures et qui est mort par pendaison (suicide…) dans sa cellule en août 2019, avant d’être jugé ?

Les documents déclassés révèlent que la relation entre Trump et Epstein remonte au moins aux années 1990 quand tous deux étaient des figures mondaines de la jet-set new-yorkaise. Mais leurs chemins se seraient séparés bien avant les arrestations d’Epstein. Et Trump affirme qu’il avait rompu tout lien avec lui des années avant que n’éclate le scandale sur les abus sexuels et qu’il s’était éloigné dès qu’il avait entendu des rumeurs sur son comportement « inapproprié ». D’ailleurs, il rejette souvent les allégations comme de la « fake news » ou des attaques politiques partisanes. Il a même menacé de poursuites judiciaires ceux qui s’aventureraient à certaines représentations humoristiques ou médiatiques associant son nom à Epstein.

Or, des  courriels et notes internes indiquent clairement que Trump a voyagé à plusieurs reprises- au moins huit fois, des années 1993 à 1996- sur le jet privé d’Epstein, souvent surnommé le « Lolita Express ». Sur certains de ces vols, de très jeunes femmes accompagnaient Epstein, certaines étaient majeures, d’autres mineures. Mais cela n’est pas explicitement établi. Et il n’existe aucune preuve que ces vols impliquaient des activités criminelles ou des abus sexuels.

D’autres notes internes précisent que l’actuel locataire de la Maison Blanche aurait été présent dans des maisons ou à des fêtes où Epstein accueillait de jeunes femmes. Là aussi les détails restent flous et sont loin de constituer une preuve de participation à des abus.

Cependant, il y a lieu de signaler que la présence du nom du président américain ne signifie pas qu’il a commis un crime. En effet, les documents ne contiennent pas de preuves directes d’implication dans les opérations criminelles d’Epstein qui auraient mené à des accusations ou des poursuites contre Trump lui-même.

Alors, une tempête dans un verre d’eau ? S’agit-il au final d’une affaire politique et médiatique, à défaut d’être judiciaire ou pénale ? Il faut reconnaitre qu’à ce jour, rien dans les documents publiés ne permet d’affirmer, sur la base de preuves judiciaires, que Donald Trump aurait participé à des crimes sexuels ou avait été pleinement conscient du réseau d’exploitation d’Epstein. D’ailleurs, le ministère de la Justice s’est empressé de conclure qu’aucune des informations publiées ne constitue une preuve suffisante pour engager des poursuites criminelles contre Donald Trump dans cette affaire.

Mais des sondages d’opinion montrent qu’une part significative de la population pense que Trump « savait »; à défaut d’être impliqué dans les crimes d’Epstein. Que ces allégations soient vraies ou fausses, le mal est fait.

L’article Quid de l’implication présumée de Donald Trump dans l’affaire Epstein ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Trump et l’Iran : bombera, bombera pas…

Le monde entier retenait son souffle le week-end du 31 janvie-1er février en se demandant si Trump allait attaquer l’Iran ou non ? La réponse à cette question était et est encore d’autant plus difficile que les arguments des uns et des autres sont convaincants.

Ceux qui pensent que Trump attaquera la République islamique mettent en avant l’énorme concentration de forces navales américaines dans le Golfe. Une telle concentration, soutiennent-ils, ne peut pas avoir été décidée sans l’intention et la détermination d’aller en guerre.

Ils mettent en avant aussi la puissante influence d’Israël et de son lobby aux Etats-Unis sur le processus de décision à Washington. Nul besoin de rappeler ici qu’Israël et ses inconditionnels en Amérique vivent depuis des décennies à la fois dans la nostalgie de l’Iran des Pahlavi et l’obsession de renverser le régime en place à Téhéran.

L’autre argument de ceux qui pensent que Trump attaquera est que, compte tenu de l’exacerbation de la crise économique et sociale d’une part et, d’autre part, de la perte par l’Iran de son principal allié en Syrie et l’affaiblissement du Hezbollah libanais et des Houthis au Yémen, le moment est « idéal » pour « frapper fort et résoudre définitivement le problème iranien. »

Par ailleurs, ceux qui pensent que Trump n’attaquera pas avancent une série d’arguments tout aussi convaincants. Pour eux, l’Iran n’est ni la Syrie ni l’Afghanistan. Par les effets dévastateurs de ses missiles sur Tel-Aviv pendant « la guerre de douze jours » en juin dernier, les Iraniens ont démontré qu’ils étaient capables de se défendre et d’infliger de gros dégâts à leurs ennemis.

Cette fois, l’Iran est plus préparé et plus déterminé qu’il ne l’était l’été dernier. Les dirigeants iraniens sont convaincus maintenant que leurs ennemis veulent leur fin et donc la guerre est devenue pour eux « une question existentielle. » Donc, il n’y aura aucune retenue. Et les cibles ne seront pas seulement en Israël, mais sur toutes les bases américaines aux alentours et les forces navales dans le Golfe.

Les menaces de l’Iran sont d’autant plus sérieuses, qu’en plus de ses dizaines de milliers de missiles de divers calibres et de différentes portées, des avions cargos russes et chinois surchargés de matériel de guerre ont, pendant des semaines, atterri nuit et jour dans les aéroports iraniens.

Mais la menace la plus inquiétante pour Trump et son entourage est la fermeture du détroit d’Ormuz et ses effets dévastateurs sur l’économie mondiale.

Ces arguments des uns et des autres expliquent l’hésitation et l’indécision de Trump qui se trouve tiraillé entre ceux qui, parmi les élites gouvernantes américaine et israélienne, le poussent vers la guerre, et ceux qui, plus prudents, le retiennent de franchir un pas qui pourrait être fatal et déboucherait sur une guerre régionale ou même mondiale dont nul ne peut imaginer l’ampleur et les conséquences.

Trump s’est donc abstenu d’aller en guerre le week-end comme le redoutaient fortement les uns et le désiraient ardemment les autres. Est-ce à dire que le danger est loin et que les Américains et les Iraniens pourraient résoudre leurs différends à la table de négociations ? Répondre affirmativement ou négativement à cette question dépendra de l’issue du bras de fer engagé depuis des semaines dans les arènes du pouvoir à Washington entre les va-t-en-guerre et ceux qui appellent à la prudence.

Entretemps, un rebondissement inattendu de l’affaire Epstein a eu lieu dimanche 1er février aux Etats-Unis. Certains observateurs, dont George Galloway, pensent que le timing de ce « rebondissement spectaculaire » suggère qu’il est en relation avec la décision d’aller ou non en guerre.

De quoi s’agit-il ? « Deux millions de pages de courriels » ont été rendus publics. Certains e-mails présentent « des contenus extrêmement choquants et dégoûtants ». Les personnages les plus célèbres impliqués sont les présidents Trump et Clinton, des milliardaires dont Elon Musk et Bill Gates, des personnalités britanniques, dont le prince Andrew, le frère du roi Charles etc.

Les courriels les plus choquants parlent de « viols de petits garçons et de petites filles, d’engrossement d’adolescentes ». Et on parle de centaines de milliers d’autres courriels tenus encore secrets et qui seraient plus compromettants encore.

La question que les observateurs se posent ici est la suivante : le timing de la diffusion des ces deux millions de courriels, dont certains mettent directement en cause Donald Trump, vise-t-elle à le pousser vers la guerre pour détourner l’attention du scandale, ou à l’en dissuader, en le forçant à s’occuper du pétrin dans lequel il se trouve, plutôt que d’aller guerroyer à dix mille kilomètres de chez lui ? La réponse ne tardera pas à venir.

L’article Trump et l’Iran : bombera, bombera pas… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Selon des documents du FBI, Trump accusé d’abus sur mineure

Selon des documents relatifs au dossier de Jeffrey Epstein récemment publiés, des agents du FBI du bureau de Washington ont été dépêchés pour interroger un lanceur d’alerte qui accusait le président Donald Trump d’avoir abusé sexuellement d’une jeune fille il y a 35 ans dans le New Jersey.

Mikey Smith

Ce lot de documents comprend ce qui semble être des notes récapitulatives d’appels passés l’année dernière à une ligne d’assistance téléphonique du FBI pour les lanceurs d’alerte, mentionnant à plusieurs reprises Donald Trump. L’inscription sur une telle liste ne constitue pas une preuve de culpabilité. Et certains témoignages figurant dans le document ont été jugés non crédibles.

L’un d’eux indique : «[Nom masqué] a signalé qu’une amie, non identifiée, aurait été contrainte de pratiquer une fellation sur le président Trump il y a environ 25 ans dans le New Jersey. Cette amie a confié à Alexis qu’elle avait environ 13 ou 14 ans à l’époque et qu’elle aurait mordu le président Trump pendant la fellation. Elle aurait ensuite reçu un coup au visage après avoir ri de cet incident. Elle a également déclaré avoir été victime d’abus de la part d’Epstein.»

Allégations mensongères et sensationnalistes ?

Dans les notes de suivi relatives à ce signalement, les agents ont écrit : «Nous avons parlé avec la personne qui a identifié [Nom masqué] comme étant une amie. Le dossier a été transmis au bureau de Washington pour un entretien.»

Dans un communiqué, le ministère de la Justice a déclaré : «Cette production de documents peut inclure des images, des documents ou des vidéos falsifiés ou soumis de manière mensongère, car tout ce qui a été transmis au FBI par le public a été inclus dans la production conforme à la loi. Certains de ces documents contiennent des allégations mensongères et sensationnalistes contre le président Trump, soumises au FBI juste avant l’élection de 2020. Il convient de préciser que ces allégations sont infondées et fausses, et si elles avaient la moindre crédibilité, elles auraient certainement déjà été utilisées contre le président Trump.»

On ignore si cet entretien a eu lieu.

Le ministère de la Justice a annoncé la publication de nombreux autres documents issus de son enquête sur Jeffrey Epstein, reprenant ainsi les divulgations prévues par une loi visant à révéler ce que le gouvernement savait des agressions sexuelles commises par le financier millionnaire sur de jeunes filles et de ses relations avec des personnalités riches et influentes, dont Donald Trump et Bill Clinton.

Le procureur général adjoint Todd Blanche a indiqué que le ministère publiait plus de 3 millions de pages de documents dans le cadre de cette nouvelle vague de divulgations concernant Epstein, ainsi que plus de 2 000 vidéos et 180 000 images. Les fichiers, qui étaient publiés sur le site web du ministère, comprennent une partie des plusieurs millions de pages de documents que les responsables ont déclaré avoir été retenus lors d’une première publication en décembre.

Des mois de pression publique et politique

Ces documents ont été rendus publics en vertu de la loi sur la transparence des dossiers Epstein, promulguée après des mois de pression publique et politique. Cette loi oblige le gouvernement à ouvrir les dossiers concernant le défunt financier et sa confidente et ancienne compagne, Ghislaine Maxwell.

«La publication d’aujourd’hui marque la fin d’un processus très complet d’identification et d’examen des documents, visant à garantir la transparence envers le peuple américain et le respect de la loi», a déclaré Blanche lors d’une conférence de presse annonçant la divulgation.

La perspective de découvrir des documents inédits liant Epstein à des personnalités a longtemps alimenté les discussions des internautes, les théoriciens du complot et tous ceux qui réclamaient des comptes, même si Blanche a reconnu que cette dernière publication de documents ne répondrait peut-être pas à leurs attentes.

D’après The Mirror.

L’article Selon des documents du FBI, Trump accusé d’abus sur mineure est apparu en premier sur Kapitalis.

Le Groenland face aux assauts du prédateur Trump

La volonté du président américain Donald Trump de «s’emparer» du Groenland constitue une tentative néocoloniale de la part d’un «shérif» mondial qui ne respecte manifestement pas la souveraineté nationale et les droits fondamentaux de des habitants de cette île européenne. Des manifestations ont d’ailleurs eu lieu à Nuuk, la capitale – les plus importantes de l’histoire du Groenland – et à Copenhague, avec des slogans tels que «Le Groenland n’est pas à vendre» et «Le Groenland appartient aux Groenlandais», soulignant ainsi la volonté d’autodétermination des populations locles.

Isidoros Karderinis *

Parallèlement, les sondages montrent qu’environ 85% des Groenlandais rejettent la perspective d’un rattachement aux États-Unis. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, âgé de 34 ans, a aussi qualifié les pressions américaines d’«irrespectueuses» et a appelé à la fin des menaces et des discours d’annexion «entre amis».

La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, s’exprimant au Parlement, le 20 janvier 2026, a déclaré que son pays traverse «une période sombre», précisant que «le Danemark ne peut négocier sa souveraineté, son identité, ses frontières et sa démocratie».

La cohésion du monde occidental mise à rude épreuve

Le revirement ultérieur du président américain concernant son projet d’occuper le Groenland par la force militaire et l’annulation des droits de douane supplémentaires imposés à huit États membres européens de l’Otan qui s’opposent à son projet d’acquisition de l’île sont pour le moins surprenants, car les dispositions agressives et conquérantes de l’Américain n’ont en réalité pas diminué, tandis que la «fracture» au sein de l’axe euro-atlantique s’est approfondie, mettant à l’épreuve la cohésion du monde occidental.

Mais voyons quelles sont les données concernant le Groenland et pourquoi cette île est si importante.

Le Groenland est la plus grande île de notre planète, avec une superficie de 2 166 086 kilomètres carrés. L’Australie, bien que plus vaste, est considérée comme un continent et non une île.

Le Groenland est actuellement une île autonome et membre du Royaume du Danemark, lequel est membre de l’Otan et allié des États-Unis depuis 1721.

Le Groenland était une colonie danoise jusqu’en 1953. Depuis, il est un comté du Danemark. Il est autonome depuis 1979 et, en 2009, il s’est vu octroyer une autonomie encore plus grande, avec le droit d’exploiter ses ressources naturelles, une mesure que beaucoup ont perçue comme prélude à une indépendance totale.

Le chef de l’État groenlandais est le roi Frédéric X du Danemark (depuis le 14 janvier 2024), représenté par un haut-commissaire. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, élu par le Parlement. Le gouvernement est également élu par le Parlement, appelé Landstinget. Les 31 membres du Parlement sont élus par le peuple au scrutin proportionnel simple dans des circonscriptions plurinominales et leur mandat dure 4 ans. Toute personne âgée de 18 ans ou plus a le droit de vote.

La majorité de la population, qui s’élève à environ 56 000 personnes, est composée d’Inuits (Esquimaux), qui se sont mélangés aux premiers colons européens (d’origine danoise et norvégienne) et parlent le groenlandais et le danois.

Cette île arctique est géographiquement située en Amérique du Nord, tandis que sur les plans culturel, démographique et politique, le Groenland est une île liée à l’Europe. Au sud-est du Groenland se trouvent l’océan Atlantique et l’Islande, à l’est la mer du Groenland, au nord l’océan Arctique et à l’ouest la baie de Baffin et le Canada.

La majeure partie de l’île, soit environ 80 % de sa superficie (1 700 000 km²), est recouverte d’une immense calotte glaciaire. Seules les zones côtières sud-ouest et sud-est, qui représentent les 20 % restants, sont libres de glace. Il s’agit de la seule zone habitée et non recouverte de glace, mais elle est aride, parsemée de rochers, de fjords et d’îlots. Chaque été, pendant deux mois, l’île connaît le «soleil de minuit», une lumière continue, tandis qu’en hiver, elle subit la «nuit polaire», une obscurité permanente.

Une terre pauvre avec des gisements d’or, d’uranium et de minerais rares

Le Groenland ne possède pas de réseau routier développé reliant les villes et les villages. Les transports se font principalement par voie maritime et aérienne, avec des aéroports et des héliports répartis sur l’ensemble du territoire. Sur terre, les déplacements se font en motoneige et en traîneau.

L’économie de l’île, dont la monnaie est la couronne danoise et dont le PIB est estimé par la Banque mondiale entre 3,5 et 4 milliards de dollars, repose sur la pêche, qui représente 95 % des exportations du Groenland, et sur la transformation du poisson, une activité industrielle majeure. Quelques habitants pratiquent également une agriculture de subsistance sur la côte sud-ouest, où ils élèvent des bovins, des ovins et de la volaille.

Le Groenland n’est donc pas riche au sens conventionnel du terme, ses ressources étant largement sous-exploitées. Son économie est petite et, pour «survivre», il reçoit une subvention annuelle de 520 millions d’euros du Danemark, soit environ 9 000 euros par habitant. C’est aussi pourquoi nombre d’habitants de l’île hésitent à réclamer une indépendance immédiate du Danemark, qui a par le passé fait preuve de comportements coloniaux.

Le Groenland possède également des gisements d’or, d’uranium et de charbon. Selon des recherches récentes, on y trouve aussi des gisements de pétrole et de gaz naturel. Son territoire recèle également d’importants gisements de terres rares. D’après des données fiables, 25 des 34 minéraux que la Commission européenne a classés comme «matières premières critiques» sont présents sur l’île.

Les États-Unis, cependant, ne considèrent pas le Groenland comme un simple réservoir de matières premières, mais comme une île d’une valeur stratégique qui garantit l’accès, la surveillance et la défense au-dessus des corridors de l’Atlantique Nord et de l’Arctique.

Sur le plan militaire, les États-Unis exploitent déjà la base spatiale de Pituffik au nord-ouest du Groenland, près de Kanak, l’une des villes les plus septentrionales du monde. Cette base abrite des radars d’alerte précoce, intégrés au réseau de défense antimissile américain, et constitue un élément avancé du système Norad pour la détection des tirs de missiles balistiques traversant l’Arctique.

Le Danemark, quant à lui, renforce constamment sa présence dans la région grâce à de nouveaux navires de guerre, des drones et une infrastructure satellitaire.

En conclusion, il convient de souligner qu’en principe, seuls les habitants du Groenland sont compétents pour décider du sort et de l’avenir de leur île. Il est inacceptable que la communauté internationale devienne un monde où les principes du droit international sont bafoués, réduits à néant, et où règne la loi du plus fort. Par conséquent, toute personne démocrate et rationnelle ne peut s’empêcher de crier haut et fort : «Trump, ne touchez pas au Groenland!».

* Journaliste grec.

L’article Le Groenland face aux assauts du prédateur Trump est apparu en premier sur Kapitalis.

Marokko – Strategischer Partner in Washingtons neuem Friedensrat

PräsidentDie US-Regierung unter Donald Trump initiiert eine neue internationale Organisation (Friedensrat) zur Konfliktlösung, in der das Königreich Marokko eine zentrale Gründungsrolle übernimmt. Rabat – In der internationalen Diplomatie zeichnet sich eine neue Dynamik ab. Wie das marokkanische Ministerium für Auswärtige Angelegenheiten über die offizielle Nachrichtenagentur MAP bekannt gab, ist das Königreich der Einladung von US-Präsident […]

Der Beitrag Marokko – Strategischer Partner in Washingtons neuem Friedensrat erschien zuerst auf Maghreb-Post.

UNESCO, UNFPA … Trump retire les États-Unis de 66 organisations internationales

Le président américain Donald J. Trump a signé mercredi un mémorandum présidentiel ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, conventions et traités multilatéraux, qu’il juge contraires aux intérêts nationaux.

Selon la Maison‑Blanche, cette décision met fin à la participation et au financement américains de 31 entités liées à l’ONU et de 35 organisations non affiliées à l’ONU. L’objectif affiché est de recentrer les ressources et la diplomatie américaine sur les priorités nationales.

Parmi les retraits les plus marquants figurent la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), l’IPCC (GIEC), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et UN Women, entités centrales dans les domaines du climat, de la santé reproductive et de l’égalité des genres. Les États-Unis quittent également l’UNESCO, l’UN-Habitat et la CNUCED, forums clés de coopération internationale sur l’éducation, le logement et le commerce.

Agences spécialisées dans l’énergie renouvelable

D’autres organisations concernées incluent des agences spécialisées dans l’énergie renouvelable, la sécurité, la migration et la protection de l’environnement, comme l’International Renewable Energy Agency (IRENA), l’International Solar Alliance, le Global Counterterrorism Forum et le Global Forum on Migration and Development.

L’administration Trump justifie ces retraits par la volonté de protéger la souveraineté nationale et de cesser le financement d’organisations jugées inefficaces ou contraires aux intérêts américains. Les critiques dénoncent un affaiblissement de la coopération internationale et un risque de perte d’influence des États-Unis sur les enjeux globaux tels que le climat, la biodiversité ou la sécurité.

Le retrait de ces 66 organisations constitue l’une des révisions les plus importantes de l’engagement multilatéral américain depuis plusieurs décennies et pourrait remodeler la diplomatie et la coopération internationale sur de nombreux dossiers.

Lire aussi:

L’article UNESCO, UNFPA … Trump retire les États-Unis de 66 organisations internationales est apparu en premier sur webdo.

❌