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Un Epstein en cache d’autres

Jamais l’humanité n’a connu un scandale à résonnance planétaire, comme celui qu’à provoqué la publication par l’administration américaine, de plus de 3 millions, de correspondances électroniques, de photos, de vidéos, de documents, en rapport avec un seul homme, Jeffrey Epstein. Un juif newyorkais, d’origine ashkénaze, qui s’est avéré à la tête du plus grand réseau de proxénétisme pédophile, qu’ait connu la planète. Réseau aussi bien de relations financières, d’espionnage, que de la traite des blanches. Celui qui a autorisé la publication de ce « secret d’Etat » n’est autre que le Président des Etats Unis d’Amérique, Donald Trump, qui, obligé par une loi spécialement votée par le Congress, pour provoquer son « impeachment », a ouvert la boite de Pandore.

Le séisme planétaire déclenché par cet acte a déjà commencé à secouer des trônes, des gouvernements et des establishments. Il finira peut-être par atteindre Donald Trump lui-même. Souvenons-nous de l’affaire Clinton et Monica qui avait bien failli couper la tête de ce dernier pour parjure. Rien n’empêche que nous assistions peut-être à un remake, version Epstein. Mais le plus important n’est pas spécialement cet aboutissement politique.

En effet, grâce à la révolution technologique et particulièrement aux réseaux sociaux, des milliards d’hommes et de femmes suivent les péripéties de cet horrible scandale. Car la prostitution des enfants, filles ou garçons, n’est pas le propre des seuls américains. Mais elle gangrène toutes les sociétés, toutes les religions ou les croyances confondues, et toutes les classes sociales sans exception, de ces sociétés. Et particulièrement toutes les classes politiques et intellectuelles, dans des proportions insoupçonnées, notamment dans notre monde arabo-musulman. Ceci depuis le début de l’humanité.

Des têtes tombent, ce n’est qu’un début !

Déjà Bill Clinton et sa dulcinée Hilary sont appelés à témoigner de leur relation avec le criminel pédophile. Ce dernier qui avait financé la campagne électorale pour les élections sénatoriales de la marraine du printemps arabe, Hilary et particulièrement de notre révolution de la brouette, puisqu’elle était alors secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, est à tu et à toi avec son mari. Puisque, selon la presse américaine, il aurait voyagé 12 fois au moins dans le propre avion du grand pédophile. Plus que cela, Epstein a financé la fondation de madame Clinton pour les affaires humanitaires (sic… !) et l’on peut conclure qu’il est par conséquent, un des sponsors du printemps arabe. Mais pas autant que Georges Soros, certainement.

Sauf que la générosité de ce délinquant peut aussi toucher par sa grâce d’autres personnes très importantes dans le monde, comme la fille de Jack Lang, Président de l’Institut du monde arabe de Paris. Lequel est d’ailleurs financé par les Etats arabes pendant douze années consécutives, avec un salaire de 10 000 euros par mois. Avec des frais de bouches qui rivalisent avec ceux des princes des pétro-monarchies. Obligé de démissionner, puisque le parquet financier français à ouvert une enquête, les langues commencent à se délier à son propos, même de la part de ses amis. On risque là encore de découvrir une affaire scabreuse, qui fera le bonheur des facebookers.

Notons, pour notre part, que pendant longtemps, ce grand intellectuel et grand juriste fréquentait nos plages de Hammamet. Avant, qu’il ne cesse, sous Ben Ali, de profiter de notre mer, lui préférant les sables de Marrakech. Et devenant un des plus farouches pourfendeurs du régime tunisien. Les mauvaises langues disaient que la police tunisienne de l’époque avait tendance à mettre le nez dans ses affaires privées et à entraver sa liberté.

Mais un autre personnage de triste mémoire pour les Tunisiens, vient d’être touché par le scandale Epstein. Il s’agit d’Ehud Barak, ex premier ministre israélien, qui n’était autre que le chef du commando qui avait assassiné le grand leader palestinien Abu Jihad, dans sa maison de Sidi Bou Saïd. Un meurtrier et en plus un dépravé, si l’on juge sa relation intime avec Epstein, selon les photos et les emails révélés. L’on ne peut alors que croire le général Rachid Ammar, qui avait déclaré : « La Tunisie a son sable chaud et est protégée par ses saints-patrons ». On vient d’apprendre par la presse américaine, qu’Epstein a failli acheter, lors du gouvernement de la Troïka, l’avion présidentiel de Ben Ali. Et un protocole de vente a été même établi pour le récupérer à un prix très en deçà de sa valeur réelle. Encore une fois, il semblerait que les saints soient intervenus et la transaction fût arrêtée à temps. L’avion tunisien n’a donc pas été souillé par les frasques du criminel pédophile, et notre honneur est sauf.

Mais d’autres pays ont eu moins de chance, comme le Royaume-Uni, la Norvège, et peut être certaines monarchies arabes, où des têtes couronnées, princesses, princes et autres aristocrates ont été éclaboussés par le scandale du siècle. Touchons du bois jusqu’à maintenant, car l’affaire ne fait que commencer.

Le dossier Epstein n’est qu’à ses débuts. Ce scandale a le mérite de dévoiler la face cachée de ceux qui gouvernent le monde. La lutte contre la pédophile et la prostitution ne sont que des prétextes, pour un règlement de compte à l’échelle planétaire. Ses rapports avec le Mossad, ne font pas de doute et certainement la CIA. Mais tout le monde sait que tous les services secrets et d’espionnage, utilisent les mêmes méthodes et ne connaissent ni morale ni religion. Que Dieu nous en préserve.

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Ennahdha dissout, la jamaa continuera

Les lourdes condamnations à des dizaines d’années de prison pour les principaux dirigeants du Mouvement Ennahdha et notamment de son leader Rached Ghannouchi, pour « complot contre la sécurité de l’Etat » et d’autres crimes et délits extrêmement graves ne laisse plus aucun doute quant au sort qui sera réservé à cette organisation. Elle sera probablement dissoute, comme structure légale. Ce qui serait logique en raison de sa nature, puisqu’elle ne correspondrait pas, dans ses actions, son mode de fonctionnement et son vrai programme, à ce qu’on a l’habitude d’appeler un parti politique, et pas seulement en Tunisie, mais dans tous les pays du monde, et selon toutes les législations.

La dissolution serait, dans ce cas, la fin d’un processus légal, suite à des condamnations définitives, et après de multiples procès, qui ne seront certainement pas les derniers. Les péripéties juridiques, et notamment procédurales, et les protestations qu’elles ont soulevé chez les avocats des accusés et même chez des ONG nationales et internationales de défense des droits de l’Homme, toutes relayées par les médias locaux et internationaux, ne font que renforcer l’idée que le parti Ennahdha, tel qu’il était, ne peut être considéré comme un parti politique.

Les accusations prononcées par les tribunaux et jugées le présentent, comme une structure équivalente aux groupements et organisations terroristes, complotistes, insurrectionnels. Et ses chefs comme des conspirateurs, des complotistes, qui visent à changer la nature de l’Etat, par la violence et l’action subversive.

Changer c’est trahir sa foi

En réalité, ce n’est pas la première fois que cette mouvance, fondée en avril 1972 et appelée au début, el-jamaa el islamiya, est accusée et condamnée pour les mêmes crimes, aussi bien sous Bourguiba que sous Ben Ali. Toujours avec le même dirigeant et chef suprême Rached Ghannouchi; même si elle a changé de nom, devenant successivement la Tendance Islamique (el ittijeh el islami) puis Ennahdha (La renaissance). Pourtant, aussi bien les présidents de la République que les différents gouvernements, depuis les année 80 jusqu’à maintenant, ont bien changé ainsi que la société tunisienne et ses élites politiques.

Mais cette jamaa ne semble pas avoir changé, ni son programme. Lequel est tout simplement l’instauration d’une théocratie religieuse assez proche du modèle iranien des mollahs, où un guide suprême, en l’occurrence Rached Ghannouchi, dirige le mouvement vers un objectif ultime, un gouvernement de l’islam politique qui applique strictement la charia, voire un Califat, si les conditions le permettent.

C’est le propre même des organisations de l’islam politique, que de rester fidèle à ses objectifs stratégiques, quel que soit le prix à payer. Car il s’agit d’un acte de foi et non d’un objectif politique, comme pour n’importe quel parti politique.

D’ailleurs, le texte fondateur qui résume les fondements et l’action des islamistes tunisiens n’a jamais été renié ou remanié. Il constitue une charte à laquelle tout adhérent doit obéir.

 

Lire aussi : Après le 25 juillet: fin de l’islam politique en Tunisie !

 

Par ailleurs, les procès en cours, contre les dirigeants de cette organisation sont traités en fonction des lois que, Ennahdha, comme parti politique participant au Parlement et au gouvernement dans la période allant de 2011 à 2021 avait promulguées et entérinées. Et il n’y’a pas eu depuis de nouvelles lois significatives, hormis le décret 54, qui criminalise les diffamations et les injures sur les réseaux sociaux.

La loi sur le terrorisme est d’ailleurs la principale loi invoquée dans les différents procès visant les chefs de ce mouvement. Ce qui laisse penser qu’il sera dissout, car accusé de s’être transformé en organisation terroriste. Le procès de l’assassinat du grand militant de gauche Chokri Belaïd, qui va se terminer en première instance, le 6 février 2026, 13 ans jours pour jour après son meurtre abject, s’il confirme l’implication de la direction de ce parti, serait la preuve ultime que l’existence de tel parti, Ennahdha ou un autre, est contraire à la législation en vigueur.

Avant 2011, la loi interdisait la création d’un parti religieux, sauf qu’après le tournant de 2011, cette loi a été jetée aux oubliettes, prétextant qu’elle était anti démocratique et fut dénoncée par toutes les ONG européennes et mondiales, ainsi que tunisiennes œuvrant dans le domaine des droits de l’Homme et de la démocratie. Ces mêmes organisations se taisent maintenant que les Américains et de plus en plus d’Etats européens classent les « Frères musulmans » comme une organisation terroriste; même si seules certaines sections de certains pays arabes sont concernées.

 

Le dossier d’El Tasfir, en cours, où sont impliqués tous les dirigeants nahdhaouis et qui sont responsables et impliqués dans l’envoi de milliers de nos jeunes combattre en Syrie, est largement suffisant pour mettre hors la loi, cette formation de l’islam politique.

 

Or, Ennahdha est une section de l’organisation mondiale des Frères musulmans, dont un des derniers dirigeants est Al Qardhaoui sous le Label l' »Union des savants musulmans » et dont Rached Ghannouchi est une des principales figures.

Les deux poids deux mesures des défenseurs occidentaux des droits de l’Homme, ne concernent pas seulement le génocide de Gaza, où l’absolution est donnée au criminel Netanyahu, mais ils concernent aussi les affaires politiques internes des Etats arabes ou musulmans, dont la Tunisie.

Lors de trois régimes politiques différents, sous Bourguiba, Ben Ali et sous Kaïs Saïed, les mêmes crimes ont été reprochés à ce parti, colonne vertébrale de l’islam politique. Avec toutes ses variantes, dont Ansar al Chariâa de triste renom qui avait assassiné nos soldats, nos policiers et nos citoyens, et qui n’est qu’un des bras armés de l’organisation locale des Frères musulmans, en Tunisie.

Le dossier d’El Tasfir, en cours, où sont impliqués tous les dirigeants nahdhaouis et qui sont responsables et impliqués dans l’envoi de milliers de nos jeunes combattre en Syrie, dont 300 affiliés à Daech qui sont détenus en Irak en ce moment, alors qu’ils étaient il y a quelques semaines dans une prison kurde en Syrie, et qui risquent de revenir à tout moment, est largement suffisant pour mettre hors la loi, cette formation de l’islam politique.

Sachant de plus, que plusieurs milliers de ces victimes de la propagande et de l’action d’Ennahdha sont retournés dans le pays. C’est dire combien le danger est réel. N’eusse été la vigilance de nos services de sécurité, qui continuent brillamment d’éliminer ces terroristes et d’arrêter les éléments les plus dangereux, notre pays aurait été dévasté à nouveau par le péril vert.

La jamaa continuera

Même si le parti en tant que tel, la jamaa islamiste, continuera d’exister. Rappelons que le nom initial de ce qui est appelé Ennahdha est el jamaa islamiya – littéralement « la communauté islamique » -, qui suppose que ceux qui se situent en dehors de cette jamaa ne sont nullement musulmans. Car ses membres ont prêté allégeance à la vie, à la mort au guide suprême, en l’occurrence Rached Ghannouchi en Tunisie.

Quitter la jamaa est un péché mortel qui frappe d’infidélité celui qui ose le déclarer. Alors que le parti Ennahdha n’est que la façade légale et officielle de la jamaa. Cette distinction est fondamentale pour comprendre ce qui se passe au sein de cette mouvance.

 

Quitter la jamaa est un péché mortel qui frappe d’infidélité celui qui ose le déclarer. Alors que le parti Ennahdha n’est que la façade légale et officielle de la jamaa. Cette distinction est fondamentale pour comprendre ce qui se passe au sein de cette mouvance.

 

Le 5 décembre 1980, les services de sécurité tunisiens avaient démantelé l’appareil secret de la jamaa. Et c’est seulement en 1981 que cette dernière tenait une conférence de presse à Tunis pour annoncer son existence en tant que mouvance, alors qu’elle avait été créée en 1972.

Les Frères musulmans tunisiens ne sont pas les seuls à user de ce stratagème. Il fait partie de l’essence même de la pensée politique islamiste partout dans le monde. D’ailleurs, avant même sa légalisation en 2011, la jamaa, alias Ennahdha, avait toujours tenu ses congrès clandestinement. Le premier, à La Manouba, avait réuni 60 congressistes; le second à Sousse, en avril 1981, toujours clandestin. Et ce, sans parler des réunions clandestines de leurs dirigeants, en Tunisie ou à l’étranger. Le culte du secret est le propre des organisations subversives comme la jamaa, il continuera à rythmer sa vie.

Or la jamaa est l’expression d’un phénomène social politico-religieux et ce n’est pas un simple acte de dissolution qui peut en finir avec la mouvance. Car depuis l’aube de l’Islam, ce genre de mouvances a existé et elle repose sur une lecture orthodoxe et dogmatique du texte révélé, le Coran.

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