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Trump sortira-t-il indemne du piège de Netanyahu ?

Ancien diplomate britannique, Alastar Crooke s’est imposé comme l’un des meilleurs commentateurs les mieux informés. Très critique des politiques occidentales en général et américaines et israéliennes en particulier, il est de ce fait exclu des Main Stream Media d’Europe et des Etats-Unis. Mais il est très sollicité par les médias alternatifs et les dizaines de plateformes et podcasts dédiés aux débats géostratégiques.

Il tient un Substack, ‘’Conflicts Forum’’, dans lequel il publie régulièrement des articles d’analyse sur les foyers de tension et les conflits dans le monde.

Dans son intervention lundi 9 février sur la plateforme du juge Andrew Napolitano, ‘’Judging Freedom’’, Alastar Crooke a révélé un certain nombre d’informations de la plus haute importance :

  • « Trump se trouve dans le piège où l’a poussé Netanyahu et ne sait pas comment s’en sortir. Selon des informations « confirmées par Téhéran », Trump, pour retirer son armada tout en sauvant la face, a proposé à l’Iran de discuter d’un nombre de bombardements et de représailles iraniennes sur des sites et cibles convenus d’avance… Les Iraniens ont répondu ‘’Niet’’. Toute attaque contre l’Iran déclenchera une guerre régionale.
  • Tension entre Trump et Netanyahu sur le déroulement et le contenu des négociations en cours à Mascate. Le Premier ministre israélien n’est pas intéressé par la question nucléaire, mais par les missiles iraniens qu’il tient à ce que les Américains les détruisent. En un mot, Trump ne veut pas la guerre et Netanyahu est en train de l’y pousser. C’est le principal objet de sa énième visite à la Maison Blanche le mercredi 11 février. La tension entre les deux hommes est telle que Netanyahu n’est pas invité, comme d’habitude, à passer la nuit à ’’Blair House’’, la résidence des hauts responsables étrangers en visite officielle à la Maison Blanche.
  • Intervenant sur une chaine de télévision canadienne, un ancien haut responsable du Mossad à la retraite a affirmé que si Trump ne se soumet pas aux exigences de Netanyahu, de nouveaux mails, photos et vidéos en rapport avec l’affaire Epstein seront rendus publics. »

Il va sans dire que ces informations explosives et bien d’autres similaires sont ignorées par les grands médias américains et européens par peur des réactions des Lobbies israéliens qui font la pluie et le beau temps à Washington, Bruxelles, Londres, Paris, Rome, Berlin et d’autres capitales occidentales.

Selon les informations données par Alastar Cooke, la réunion entre le président américain et le Premier ministre israélien le mercredi 11 février risque d’être orageuse. La question qui se pose ici est la suivante : Trump a-t-il la force et la détermination de résister pour éviter une guerre qui, sans parler de ses conséquences imprévisibles pour la région et pour le monde, sera forcément désastreuse pour lui à quelques mois des élections de mi-mandat en novembre prochain ?

Une autre question est plus importante encore : comment se fait-il que toutes les grandes puissances de ce monde continuent à regarder ailleurs et laisser ce chien enragé qu’est Netanyahu libre d’agir à sa guise, dévastant la région du Moyen-Orient et menaçant le monde de guerre généralisée ?

Depuis le 8 octobre 2023, le monde observe avec une indifférence consternante le génocide contre le peuple palestinien. N’ayant reçu aucun ultimatum d’aucune puissance digne de ce nom d’arrêter son carnage, Netanyahu le poursuit jusqu’à ce jour à Gaza et en Cisjordanie.

Sa rage est maintenant orientée contre l’Iran. S’il arrive à mettre la région à feu et à sang et le monde au bord de la guerre nucléaire, la responsabilité entière incombera aux puissances qui n’ont eu ni la force, ni la sagesse d’abattre ce chien enragé dès les premiers signes du virus.

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Trump et l’Iran : bombera, bombera pas…

Le monde entier retenait son souffle le week-end du 31 janvie-1er février en se demandant si Trump allait attaquer l’Iran ou non ? La réponse à cette question était et est encore d’autant plus difficile que les arguments des uns et des autres sont convaincants.

Ceux qui pensent que Trump attaquera la République islamique mettent en avant l’énorme concentration de forces navales américaines dans le Golfe. Une telle concentration, soutiennent-ils, ne peut pas avoir été décidée sans l’intention et la détermination d’aller en guerre.

Ils mettent en avant aussi la puissante influence d’Israël et de son lobby aux Etats-Unis sur le processus de décision à Washington. Nul besoin de rappeler ici qu’Israël et ses inconditionnels en Amérique vivent depuis des décennies à la fois dans la nostalgie de l’Iran des Pahlavi et l’obsession de renverser le régime en place à Téhéran.

L’autre argument de ceux qui pensent que Trump attaquera est que, compte tenu de l’exacerbation de la crise économique et sociale d’une part et, d’autre part, de la perte par l’Iran de son principal allié en Syrie et l’affaiblissement du Hezbollah libanais et des Houthis au Yémen, le moment est « idéal » pour « frapper fort et résoudre définitivement le problème iranien. »

Par ailleurs, ceux qui pensent que Trump n’attaquera pas avancent une série d’arguments tout aussi convaincants. Pour eux, l’Iran n’est ni la Syrie ni l’Afghanistan. Par les effets dévastateurs de ses missiles sur Tel-Aviv pendant « la guerre de douze jours » en juin dernier, les Iraniens ont démontré qu’ils étaient capables de se défendre et d’infliger de gros dégâts à leurs ennemis.

Cette fois, l’Iran est plus préparé et plus déterminé qu’il ne l’était l’été dernier. Les dirigeants iraniens sont convaincus maintenant que leurs ennemis veulent leur fin et donc la guerre est devenue pour eux « une question existentielle. » Donc, il n’y aura aucune retenue. Et les cibles ne seront pas seulement en Israël, mais sur toutes les bases américaines aux alentours et les forces navales dans le Golfe.

Les menaces de l’Iran sont d’autant plus sérieuses, qu’en plus de ses dizaines de milliers de missiles de divers calibres et de différentes portées, des avions cargos russes et chinois surchargés de matériel de guerre ont, pendant des semaines, atterri nuit et jour dans les aéroports iraniens.

Mais la menace la plus inquiétante pour Trump et son entourage est la fermeture du détroit d’Ormuz et ses effets dévastateurs sur l’économie mondiale.

Ces arguments des uns et des autres expliquent l’hésitation et l’indécision de Trump qui se trouve tiraillé entre ceux qui, parmi les élites gouvernantes américaine et israélienne, le poussent vers la guerre, et ceux qui, plus prudents, le retiennent de franchir un pas qui pourrait être fatal et déboucherait sur une guerre régionale ou même mondiale dont nul ne peut imaginer l’ampleur et les conséquences.

Trump s’est donc abstenu d’aller en guerre le week-end comme le redoutaient fortement les uns et le désiraient ardemment les autres. Est-ce à dire que le danger est loin et que les Américains et les Iraniens pourraient résoudre leurs différends à la table de négociations ? Répondre affirmativement ou négativement à cette question dépendra de l’issue du bras de fer engagé depuis des semaines dans les arènes du pouvoir à Washington entre les va-t-en-guerre et ceux qui appellent à la prudence.

Entretemps, un rebondissement inattendu de l’affaire Epstein a eu lieu dimanche 1er février aux Etats-Unis. Certains observateurs, dont George Galloway, pensent que le timing de ce « rebondissement spectaculaire » suggère qu’il est en relation avec la décision d’aller ou non en guerre.

De quoi s’agit-il ? « Deux millions de pages de courriels » ont été rendus publics. Certains e-mails présentent « des contenus extrêmement choquants et dégoûtants ». Les personnages les plus célèbres impliqués sont les présidents Trump et Clinton, des milliardaires dont Elon Musk et Bill Gates, des personnalités britanniques, dont le prince Andrew, le frère du roi Charles etc.

Les courriels les plus choquants parlent de « viols de petits garçons et de petites filles, d’engrossement d’adolescentes ». Et on parle de centaines de milliers d’autres courriels tenus encore secrets et qui seraient plus compromettants encore.

La question que les observateurs se posent ici est la suivante : le timing de la diffusion des ces deux millions de courriels, dont certains mettent directement en cause Donald Trump, vise-t-elle à le pousser vers la guerre pour détourner l’attention du scandale, ou à l’en dissuader, en le forçant à s’occuper du pétrin dans lequel il se trouve, plutôt que d’aller guerroyer à dix mille kilomètres de chez lui ? La réponse ne tardera pas à venir.

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