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Tunisie : Fin de mission pour Sami Ben Jannet à la tête de l’ITES

La présidence de la République opère un changement à la tête de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES). Par décision présidentielle intervenue ce mardi 10 février 2026, Kaïs Saïed a acté le départ de Sami Ben Jannet, qui occupait jusqu’alors le poste de directeur général de cet organisme rattaché à la présidence de la République.

Avant de prendre les rênes de l’ITES, Sami Ben Jannet s’était illustré au sein de l’administration publique en tant que haut cadre du ministère des Finances. Son parcours l’avait notamment conduit à diriger la Régie nationale des tabacs et allumettes (RNTA), entreprise sous tutelle de ce même département ministériel.

L’ex-directeur général avait accédé à la tête de l’institut le 3 décembre 2019. À l’époque, sa désignation visait à combler la vacance laissée par Néji Jalloul, lequel avait choisi de se retirer de ses fonctions en présentant sa démission. Six ans plus tard, ce cycle de gouvernance s’achève donc par décret de l’exécutif.

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Le diplomate Mondher Mami tire sa révérence

L’ambassadeur Mondher Mami est décédé ce mardi. Directeur général du protocole au palais de Carthage de 2012 à 2019, il avait également été conseiller présidentiel, vice-représentant auprès de l’UNESCO et ambassadeur en Tchécoslovaquie.

Sous les présidences de Moncef Marzouki puis de Béji Caïd Essebsi, Mondher Mami supervisait l’organisation des visites officielles, tant en Tunisie qu’à l’étranger. Réputé pour sa rigueur et sa connaissance approfondie des codes diplomatiques, il gérait les déplacements présidentiels et l’accueil des chefs d’État étrangers. Cette expertise lui avait valu la reconnaissance des services protocolaires internationaux.

Mondher Mami était le fils du Dr Abderrahmane Mami, militant nationaliste assassiné le 14 juillet 1954. Parallèlement à sa carrière diplomatique, il avait présidé l’Avenir Sportif de La Marsa, témoignant d’un engagement dans le milieu associatif sportif tunisien.

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Facturation électronique : quand l’ambition numérique se heurte à la réalité économique

L’entrée en vigueur du dispositif de facturation numérique obligatoire suscite une levée de boucliers. Lors d’une session de travail tenue ce lundi à l’ARP, parlementaires et professionnels du chiffre se sont accordés sur un constat : la mise en œuvre immédiate de cette obligation reste hors de portée.

Face à l’impasse technique, les initiateurs d’un texte correctif suggèrent de circonscrire l’obligation, en phase initiale, aux seuls contribuables suivis par la Direction des grandes entreprises. Cette stratégie permettrait d’intégrer les exigences de confidentialité des données tout en évitant une généralisation brutale.

Leur argument central : l’article 53 de la loi budgétaire ignore les écarts de maturité numérique entre acteurs économiques. Si la dématérialisation des échanges commerciaux constitue un passage obligé vers la modernisation administrative, son extension uniforme à l’ensemble des prestataires bute sur l’absence de dispositifs d’accompagnement, de formation adaptée et de support technique opérationnel.

Les exemples égyptien et marocain prouvent la faisabilité du modèle – à condition de réunir préalablement les prérequis techniques et organisationnels. Les porteurs du projet insistent : il ne s’agit nullement de renoncer à la digitalisation, mais d’en assurer une transition maîtrisée. Une évaluation rigoureuse des conséquences fiscales doit précéder toute extension du périmètre.

Des administrations non équipées

Les élus ont pointé les carences du ministère des Finances. L’architecture institutionnelle et technique demeure incomplète. Ils plaident pour une refonte de l’article afin de le rendre compatible avec les capacités réelles du terrain. Une synchronisation effective entre tous les acteurs concernés s’impose.

Les temps de réponse de Tunisia Trade Net posent problème : les délais administratifs freinent la fluidité des opérations. Plusieurs parlementaires militent ouvertement pour un ajournement ou une mise entre parenthèses du calendrier initial.

Les garde-fous juridiques insuffisants, selon les professionnels

Le représentant de l’Ordre des experts-comptables a dressé un inventaire précis des zones d’ombre entourant l’article 53 : difficultés d’application concrète, marges d’interprétation excessive, conformité incertaine des plateformes agréées.

Selon lui, seule une intervention du législateur peut dénouer ces contradictions. Laisser l’administration fiscale préciser le dispositif par voie de circulaires revient à lui confier un pouvoir normatif qui dépasse ses attributions. Cette dérive diluerait le périmètre légal et minerait la prévisibilité juridique indispensable aux relations d’affaires.

Le calendrier fixé méconnaît les réalités entrepreneuriales. La facturation instantanée implique des infrastructures informatiques et des investissements lourds, inaccessibles pour la majorité des PME. Exiger la conformité sans mettre en place ces conditions préalables expose les entreprises à des sanctions financières sans garantir l’efficacité du mécanisme.

Le texte législatif vise les prestations de services sans détailler les branches économiques ni les seuils de chiffre d’affaires concernés. Le président de l’Ordre s’interroge : pourquoi exclure les secteurs industriel et commercial ? Quelle définition retenir pour qualifier un « prestataire de services » ? L’administration invoque le principe de « présomption de déclaration d’existence », critère jugé trop vague.

Un tissu économique sous-estimé

Les comptables déplorent que la réalité du secteur privé tunisien ait été négligée lors de la conception du texte. D’après l’Observatoire national des entreprises, sur 825 000 structures recensées, plus de quatre sur cinq relèvent du statut d’entreprise individuelle ou emploient moins de cinq personnes. Seule une entreprise sur cinq intervient dans les services, souvent en combinant plusieurs activités – configuration qui complique l’assujettissement au régime.

Les professionnels insistent sur la nécessité d’adapter le dispositif aux spécificités locales et de privilégier une montée en charge graduelle.

Les frais d’entrée dans le système pèsent lourd : production et archivage des documents électroniques, attribution des identifiants, vérifications administratives, mise à niveau des logiciels de gestion, interconnexion avec la plateforme publique. Ces coûts représentent un fardeau disproportionné pour les petites unités.

Les experts mettent en garde : les lacunes en matière de protection numérique risquent d’amplifier la fraude fiscale. Aucune garantie solide n’encadre la confidentialité des informations stratégiques – tarifs, remises commerciales, flux de transactions – malgré les engagements contractuels signés avec les opérateurs techniques. Cette brèche ouvre la voie à des détournements de données et fragilise l’attractivité du territoire.

Une transposition inadaptée du modèle européen

La Tunisie s’inspire des pratiques communautaires, mais les États européens ayant réussi cette transition ont systématiquement respecté un principe de gradualité, ajusté au degré de préparation technologique des acteurs économiques. Les comptables préconisent une montée en puissance par paliers : clarification du cadre normatif, immatriculation au registre national, distribution de certificats électroniques et création d’adresses techniques dédiées aux échanges dématérialisés. Cette méthode sécuriserait le processus sans étouffer les entreprises.

Les délégués de l’Ordre confirment que l’application TTN fonctionne, mais sa capacité de traitement ne correspond pas au volume d’utilisateurs potentiels, rendant impossible toute généralisation à court terme. Leur responsabilité se décline sur deux plans : obligation réglementaire d’émettre des factures électroniques et mission d’accompagnement des entreprises en difficulté face à ces nouvelles contraintes.

Ils rappellent qu’une simple instruction administrative ne peut résoudre un problème d’ordre législatif. Seul le Parlement détient le pouvoir de modifier ou de suspendre une disposition votée.

Leur recommandation : étendre l’obligation à l’ensemble des grandes structures, publiques comme privées, en accordant des délais d’adaptation suffisants.

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La Société Touristique Oceana acquiert 686 actions de CIL

La Société Touristique Oceana a acquis 686 actions de la Compagnie Internationale de Leasing (CIL) le 6 février 2026. Et ce, pour un montant total de 22 192,100 dinars. L’opération a été réalisée à un prix moyen pondéré de 32,250 dinars par action.

Cette transaction a été déclarée le 9 février 2026 dans le cadre des obligations de déclaration des opérations significatives réalisées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes et les personnes qui leur sont liées.

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Top 10 des groupes : qui domine l’économie tunisienne ?

Le classement des entreprises tunisiennes édition 2026 répertorie 300 groupes et entreprises. Il vient d’être publié. Dans cet article, nous présentons le top 10 des groupes. Poulina Group Holding domine avec 5,527 milliards de dinars en 2024. Le Groupe Elloumi arrive à la deuxième placeavec 4,819 milliards. Quant au Groupe Tunisie Telecom, il complète le podium avec 3,424 milliards.

Huit groupes sur dix progressent entre 2023 et 2024. D’abord, le Groupe Elloumi réalise la plus forte hausse. Il gagne 519 millions de dinars, soit +12 %. Ainsi, il consolide sa deuxième position. De son côté, le Groupe Tunisie Telecom progresse de 188 millions (+5,8 %). De même, le Groupe UTIC bondit de 150 millions (+7 %).

En revanche, Poulina Group Holding recule de 139,9 millions (-2,5 %). Le leader perd donc du terrain. Pour sa part, One Tech Group régresse de 56,5 millions (-5,1 %).

Domination des secteurs agroalimentaire et industriel

Le secteur IAA place quatre groupes dans le top 10. En effet, Poulina, Elloumi, Delice et SFBT représentent une part importante du chiffre d’affaires.

Le secteur industriel est également bien représenté. D’une part, UTIC réalise 2,3 milliards de dinars. D’autre part, SAH Lilas atteint 977 millions. Quant à Leoni Wiring Systems, spécialisé dans les composants automobiles, il affiche 2,063 milliards. Enfin, Tunisair se distingue comme seul représentant du transport aérien. L’entreprise réalise 1,665 milliard de dinars. Elle progresse ainsi de 4,6 % sur un an.

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Tunindex : après +11 % en janvier, un nouveau sommet franchi lundi

Les opérateurs de la place boursière de la capitale tunisienne ont assisté lundi 9 février 2026 à une envolée historique des cours. Le baromètre principal, le Tunindex, allant au-delà d’un seuil jamais franchi auparavant.

Vers midi moins dix, le Tunindex culminait à 14 650 unités. Etablissant de la sorte une nouvelle référence maximale dans l’histoire du marché financier du pays. Cette progression spectaculaire prolonge donc une dynamique amorcée dès l’entame de l’année. Elle se caractérise par une vigueur inhabituelle des échanges.

Le premier mois de 2026 avait déjà témoigné d’un élan remarquable. Et ce, avec une appréciation globale de 11 % sur 31 jours. La séance du 9 février vient confirmer que cet emballement ne constitue pas un phénomène isolé. Il s’inscrit plutôt dans une tendance structurelle portée par des fondamentaux encourageants.

Les résultats comptables annuels des entreprises présentes à la cote ont affiché une croissance de leurs revenus cumulés de 5,3 % sur l’exercice écoulé, totalisant 26,5 milliards de dinars. Ces chiffres consolidés alimentent l’optimisme ambiant et justifient, aux yeux des investisseurs, la valorisation croissante du marché.

Deux compartiments se distinguent particulièrement dans ce mouvement ascendant : la finance et l’industrie agroalimentaire. Selon les observations d’un professionnel du secteur, ces branches d’activité bénéficient d’une confiance renouvelée qui se traduit par une augmentation soutenue de la capitalisation boursière globale. Les établissements bancaires, en particulier, continuent de figurer parmi les locomotives de la hausse.

Le contexte macroéconomique renforce par ailleurs l’attrait des placements en actions. La hausse des prix à la consommation s’est établie à 4,8 % au cours du mois dernier. Marquant ainsi un fléchissement par rapport aux mois précédents. Ce tassement de l’inflation favorise un retour des capitaux vers les valeurs mobilières, perçues comme une opportunité d’investissement plus intéressante.

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La Tunisie sur la liste des « pays sûrs » : le tournant décisif du Parlement européen

Le Parlement européen vote le 10 février 2026 la liste commune des « pays d’origine sûrs », dont fait partie la Tunisie. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la révision des règles européennes en matière d’asile, approuvée en décembre 2025 par la commission des libertés civiles. L’objectif principal est d’accélérer les procédures de traitement des demandes pour les ressortissants des pays concernés.

Outre la Tunisie, cette liste inclut des nations telles que le Maroc, l’Égypte, la Colombie, l’Inde, le Bangladesh et le Kosovo. Les pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne bénéficient également de cette présomption de sécurité, sauf en cas de circonstances exceptionnelles, comme un conflit armé généralisé.

Toutefois, ce statut n’est pas définitif. La Commission européenne exercera une surveillance continue et pourra suspendre temporairement un pays si la situation s’y dégrade. Trois critères principaux justifieraient un tel retrait :

  • Un taux de reconnaissance de l’asile dépassant les 20 %;

  • L’activation d’un régime de protection temporaire;

  • L’imposition de sanctions économiques liées à des violations graves des droits fondamentaux.

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SFBT : les actionnaires minoritaires éliront leur représentant au CA le 5 mars

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) tiendra une assemblée générale élective le jeudi 5 mars 2026. L’unique point à l’ordre du jour : la désignation d’un représentant des actionnaires minoritaires au conseil d’administration.

Le mandat du futur administrateur couvrira trois exercices (2026, 2027 et 2028) et prendra fin lors de l’assemblée générale ordinaire statuant sur les comptes 2028 de la SFBT.

Sont considérés comme actionnaires minoritaires les détenteurs individuels d’au maximum 0,5 % du capital social. Pour les investisseurs institutionnels, le seuil est fixé à 5 % maximum du capital.

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Tunisie : les investissements bondissent de 39 % en 2025 et promettent 101 681 emplois

La Tunisie attire de plus en plus de capitaux. En effet, le bulletin annuel 2025 de la Tunisia Investment Authority (TIA) révèle une performance remarquable. Les investissements déclarés atteignent 8 356,4 millions de dinars (MD). Ce chiffre marque une progression de 39,3 % par rapport à l’exercice précédent.

Cette dynamique stimule directement l’emploi. Ainsi, le pays attend la création de 101 681 nouveaux postes, soit une hausse de 5 % sur un an. Le secteur tertiaire porte cette croissance. Il contribue à hauteur de 1 755,4 MD (21 % du total). De plus, ses capitaux engagés bondissent de 75 %. Ce secteur devient le moteur social du pays car il concentrera 59 % des emplois nationaux.

Par ailleurs, le tourisme amorce un redémarrage spectaculaire. Il mobilise 645 MD, triplant quasiment ses résultats précédents (+238 %). Cette reprise s’appuie notamment sur un méga-projet à Jendouba. Ce dernier, valorisé à 300 MD, créera à lui seul 600 postes. En revanche, l’industrie montre des signes de faiblesse. Bien qu’elle reste le premier secteur en volume (35 %), ses investissements reculent de 14,3 %.

Énergies renouvelables et agriculture : des piliers solides

La transition énergétique vers 2035 progresse grâce à un socle financier robuste. Les énergies vertes captent ainsi 1 685,1 MD, soit 20 % de l’enveloppe nationale.

De son côté, l’agriculture confirme son rôle stratégique. Le secteur annonce des projets de 1 347,5 MD. Ces investissements généreront 7 129 emplois. Cette croissance de 11,6 % renforce la sécurité alimentaire du pays.

Géographie : une concentration stratégique

L’investissement se concentre dans dix pôles clés. Ces derniers monopolisent plus de 71 % des fonds. Sidi Bouzid occupe la première place avec 1 013,9 MD, suivie par Tunis et Gabès.

Cependant, les zones de développement régional ne sont pas en reste. Elles absorbent 54 % du montant global. Les projets d’énergie verte soutiennent principalement cette répartition territoriale.

Au niveau des promoteurs, les Tunisiens financent 65 % des montants. Les projets incluant des partenaires étrangers représentent, quant à eux, 35 % du volume global.

Des projets d’intérêt national (PIN) structurants

Enfin, la TIA a enregistré 14 Projets d’Intérêt National. Ceux-ci représentent 2 675,3 MD, soit près d’un tiers de l’enveloppe globale. Ces initiatives se répartissent entre les énergies renouvelables, l’industrie, le tourisme et les services.

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Top 10 des entreprises au classement de L’Économiste Maghrébin

Ce palmarès des dix premières entreprises tunisiennes par chiffre d’affaires révèle plusieurs tendances marquantes de l’économie nationale en 2025.

Le pétrole s’impose comme le secteur le plus représenté avec cinq entreprises dans le Top 10, marquant la suprématie du secteur énergétique. La Société Tunisienne des Industries de Raffinage (STIR) conserve la première place avec un chiffre d’affaires de 7,3 milliards de dinars en 2024, en hausse de 10 % par rapport à 2023. Cette performance illustre le poids stratégique du raffinage dans l’économie nationale.

De son côté, la SNDP (Société Nationale de Distribution des Pétroles – AGIL) occupe la quatrième position avec 2,8 milliards de dinars. À noter, toutefois, que l’ETAP (Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières) enregistre un recul significatif, passant de 2,8 milliards en 2023 à 2,16 milliards en 2024, soit une baisse de 24 %.

La STEG (Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz) par ses performances records se maintient solidement en deuxième position avec 5,86 milliards de dinars, malgré une légère baisse de 4,4 %. Elle demeure un pilier incontournable du paysage énergétique.

La performance la plus spectaculaire revient au Groupe Chimique Tunisien (GCT), qui bondit à la troisième place avec 3,4 milliards de dinars en 2024. Cela représente une croissance exceptionnelle de 247 % par rapport aux 980 millions de 2023. Ce qui témoigne d’une dynamique retrouvée dans le secteur des phosphates et dérivés.

Télécoms, Transport et Santé Tunisie Telecom progresse légèrement, passant de 1,32 milliard à 1,41 milliard de dinars (+6,3 %). Nouvelair (Groupe TTS) affiche également une croissance robuste de 17 %, atteignant 1,35 milliard de dinars.

Enfin, la Pharmacie Centrale de Tunisie (PCT), unique représentante du secteur de la santé dans ce Top 10, affiche un chiffre d’affaires de 1,76 milliard de dinars. Malgré une baisse de 13 %, elle conserve sa position stratégique de premier plan.

Le classement de L’Economiste Maghrébin confirme donc la forte concentration de l’activité économique tunisienne autour des secteurs énergétique et pétrolier. Si l’émergence spectaculaire du GCT et la résilience d’opérateurs historiques comme la STEG ou Tunisie Telecom démontrent une certaine capacité d’adaptation; la diversification sectorielle reste limitée. L’économie nationale demeure encore très dépendante des hydrocarbures et des ressources naturelles.

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Tunisie : l’anglais pourrait s’imposer dès le primaire et dans toute l’administration

Un bouleversement linguistique se profile dans le paysage éducatif et institutionnel. L’Assemblée des représentants du peuple examine actuellement une proposition législative qui placerait l’anglais au centre du système de formation et de l’appareil étatique.

Le texte porte le numéro 117/2025. La commission parlementaire spécialisée dans l’éducation, la formation professionnelle, la recherche scientifique, la jeunesse et les sports en a entamé l’étude. L’ambition affichée : faire de l’anglais un pilier du dispositif national, de l’école aux administrations.

Concrètement, les élèves découvriraient cette langue dès leur entrée en deuxième année du cycle de base. Il ne s’agirait plus d’une simple matière complémentaire, mais d’une discipline fondamentale au même titre que les autres enseignements obligatoires. La réforme ne s’arrête pas là. Dès le collège, les disciplines scientifiques et technologiques seraient dispensées directement en anglais. Mathématiques, physique, informatique : tous ces cours basculeraient vers la langue de Shakespeare. Un virage radical pour un système longtemps dominé par le français et l’arabe.

L’enseignement supérieur subirait également une transformation profonde. Universités et centres de recherche devraient intégrer obligatoirement l’anglais dans leurs cursus. Sont visés les filières technologiques, les sciences naturelles, la médecine et l’économie. Le projet impose cette mutation sans exception.

Mais l’initiative va au-delà du secteur éducatif. L’article trois du texte étend l’usage de l’anglais à la sphère publique. Administrations centrales et institutions nationales devraient l’adopter comme seconde langue de travail. Cette obligation couvrirait les échanges diplomatiques, la prospection d’investissements étrangers, la coopération économique, ainsi que l’ensemble des systèmes informatiques gouvernementaux.

Les porteurs du projet justifient cette orientation par deux objectifs stratégiques. D’abord, renforcer l’ancrage international de la Tunisie. Ensuite, rendre son système éducatif et administratif plus compétitif face aux standards mondiaux. Dans un contexte de globalisation économique accélérée, l’anglais apparaît à leurs yeux comme un outil indispensable d’intégration et de développement.

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Crise du logement locatif en Tunisie : pour une réforme structurelle

Le président de l’Organisation tunisienne de l’information des consommateurs plaide pour une approche globale combinant régulation des loyers, construction de villes nouvelles et développement de la location-vente.

Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne de l’information des consommateurs (OTIC), a livré à L’Économiste Maghrébin une analyse approfondie de la crise du logement locatif en Tunisie. Il appelle à dépasser les solutions ponctuelles au profit d’une vision stratégique d’ensemble.

Selon les données de l’Institut national de la statistique citées par Riahi, l’inflation des loyers a atteint environ 5,3 % en glissement annuel en décembre 2025. Dans le même temps, l’inflation générale s’établissait autour de 4,8 % en janvier 2026. Ce différentiel place le logement parmi les principales sources de pression sur le pouvoir d’achat des ménages tunisiens.

Un enjeu social avant d’être économique

Pour le président de l’OTIC, la question des loyers dépasse désormais le cadre du débat économique. Elle touche directement à la stabilité sociale et à la dignité des familles. Il rappelle que son organisation a appelé dès l’an dernier à une régulation du secteur. Les initiatives législatives récentes interviennent dans un contexte de forte pression subie par des milliers de foyers.

Le logement absorbe une part croissante des revenus. Il influence aussi des décisions majeures, comme le mariage, la procréation, la mobilité géographique et la stabilité professionnelle.

Lotfi Riahi pose une question centrale. Il ne s’agit pas seulement de réguler les prix, mais de restructurer en profondeur la politique du logement. Selon lui, le logement locatif n’est pas une marchandise ordinaire. Il constitue un service essentiel de long terme, comparable à l’éducation ou à la santé.

Le locataire n’est pas un consommateur passager. Il est lié par un contrat qui engage sa stabilité de vie. Cette réalité justifie un encadrement législatif à dimension sociale et économique, davantage qu’une simple intervention sur le marché.

Régulation des loyers : une étape nécessaire mais insuffisante

L’initiative législative visant à limiter les augmentations et à encadrer les contrats ne procède pas, selon Riahi, d’une logique de confrontation avec les propriétaires. Elle vise plutôt à rééquilibrer une relation fragilisée par la spéculation, la rareté de l’offre structurée et l’affaiblissement des mécanismes de contrôle.

Il avertit toutefois que la loi ne suffira pas. Un traitement juridique, même avancé, agit sur les symptômes. Il ne règle pas les causes profondes. La crise ne tient pas uniquement au niveau des loyers, mais aux facteurs ayant rendu le logement rare et coûteux.

Pour Lotfi Riahi, la crise des loyers est avant tout une crise de planification urbaine et de stock immobilier. Lorsque les villes se concentrent excessivement, que les banlieues s’asphyxient et que la production de logements ralentit, les prix augmentent mécaniquement. Le marché devient alors dysfonctionnel, non à cause des textes réglementaires, mais en raison de la rareté de l’offre organisée. La solution structurelle proposée repose sur la création de véritables villes nouvelles. Il ne s’agit pas d’ajouter des quartiers, mais de concevoir des entités urbaines intégrées. Ces villes devraient s’appuyer sur une vision économique et sociale cohérente.

Elles devraient être reliées à des zones d’emploi, disposer de transports publics efficaces, de services éducatifs et sanitaires, ainsi que d’espaces verts assurant une qualité de vie durable.

Lorsque l’État met à disposition des terrains aménagés et un stock immobilier orienté, la pression sur les villes saturées diminue. L’offre s’élargit et les prix baissent naturellement, sans intervention administrative permanente.

La location-vente comme levier social

Dans cette dynamique, le président de l’OTIC met en avant la formule de la location-vente. Il la considère comme l’une des solutions les plus innovantes. Ce mécanisme permet aux familles d’accéder progressivement à la propriété, sans supporter immédiatement le poids d’un crédit bancaire.

Les loyers deviennent un investissement. Les jeunes accèdent à une perspective de stabilité réelle.

Lotfi Riahi plaide pour que cette formule devienne une option stratégique nationale. Son développement devrait impliquer le promoteur public, à travers des projets ciblés et subventionnés, mais aussi le secteur privé, grâce à des incitations fiscales adaptées.

Vers une vision cohérente et durable

Le président de l’OTIC conclut en distinguant la gestion de crise de la construction d’un équilibre durable. La régulation des loyers stabilise le présent. La location-vente sécurise la transition sociale. Les villes nouvelles préparent l’avenir.

Ces solutions forment un système cohérent. Elles redéfinissent le rôle de l’État, qui passerait d’un acteur réactif à un véritable planificateur du marché.

La cherté des loyers n’est pas une fatalité économique. Elle résulte de choix d’aménagement qui peuvent être corrigés. L’initiative législative est une étape nécessaire. Elle ne devient pleinement efficace que si elle s’inscrit dans une politique nationale intégrée, articulant régulation, élargissement de l’offre, soutien à la location-vente et construction de villes intelligentes pour les générations futures.

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Flambée des loyers en Tunisie : faut-il désormais encadrer les prix ?

Dans un contexte de hausse continue des loyers et de pression accrue sur le pouvoir d’achat, la régulation des prix des locations à usage d’habitation s’impose comme un enjeu majeur. La question se pose avec insistance : faut-il, dans la conjoncture économique et sociale actuelle, encadrer les loyers et intervenir sur le marché locatif ? Une proposition de loi récemment soumise à l’Assemblée des représentants du peuple entend apporter une réponse à ce débat.

Le Bureau de l’Assemblée a transmis à la Commission de la législation générale une proposition de loi déposée par la députée Olfa Marouani. Le texte vise à encadrer les prix de location des locaux destinés à l’habitation et à mieux organiser le marché locatif. Pour justifier son initiative, Mme Marouani met en avant la forte augmentation des loyers des appartements et des maisons en Tunisie. Elle qualifie cette situation de « profondément inquiétante, voire alarmante pour les citoyens ».

Selon les données de l’Institut national de la statistique, les loyers ont augmenté d’environ 29 % entre 2020 et 2024, surtout dans les grandes villes. La députée s’appuie également sur une étude du site immobilier « Mubawab ». Celle-ci indique que le loyer moyen national pour les locations de longue durée a atteint 1 650 dinars par mois en 2023.

L’étude révèle aussi de fortes disparités régionales. À Ben Arous, le loyer mensuel le plus bas pour un appartement ordinaire atteint 900 dinars. Dans la banlieue nord de Tunis et à La Marsa, il dépasse 2 000 dinars.

Lire aussi: 5 000 logements d’ici 2030 pour les revenus faibles et moyens

Un poids croissant sur les ménages

La députée cite également les statistiques de l’Organisation tunisienne pour l’orientation du consommateur. Celles-ci montrent que les dépenses de loyer peuvent représenter jusqu’à 40 % du revenu des ménages. Cette charge pèse lourdement sur les familles, notamment celles à revenu limité. Elle souligne par ailleurs que de nombreux propriétaires évitent de conclure des contrats de location écrits. Cette pratique complique l’application de la loi n° 35 de 1976, qui encadre les relations entre bailleurs et locataires. Elle concerne notamment la durée des baux et la révision des loyers.

Vers un encadrement strict des loyers

Face à cette situation, Mme Marouani juge une intervention rapide nécessaire. Elle estime que l’État doit réguler le marché locatif et fixer des règles claires en matière de prix, comme le font plusieurs pays développés. La proposition de loi prévoit de rendre obligatoires les contrats de location écrits, selon un modèle unifié. Elle impose également l’enregistrement de ces contrats et de toute modification ultérieure. Le texte introduit des sanctions financières contre les contrevenants. Enfin, la proposition fixe un plafond maximal pour les loyers. Elle limite aussi les augmentations à 5 % du montant du loyer tous les deux ans, avec un maximum de cinq hausses sur toute la durée du contrat.

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Quinze ans après la révolution, Kaïs Saïed exige un audit total des actifs saisis

Une directive présidentielle pourrait bouleverser le traitement des actifs gelés il y a quinze ans. Mercredi 4 février en fin de journée, le chef de l’État a convoqué à Carthage Mechket Slama Khaldi et Wajdi Hedhili. Ils dirigent respectivement les Finances et les Domaines de l’État. Le président exige une refonte complète du dispositif existant. La présidence a rendu l’information publique jeudi à l’aube, à 5h46 précisément.

Au cœur des échanges : le sort des patrimoines immobiliers et mobiliers. La justice les détient depuis la révolution. Pour le dirigeant tunisien, le statu quo n’est plus tenable. Quinze années se sont écoulées. Nombre de ces actifs n’ont connu aucune évolution. Certains ont vu leur cotation s’effondrer. D’autres ont subi des détériorations volontaires. Les autorités les ont ensuite bradés bien en deçà de leur estimation réelle.

Le locataire de Carthage estime que les orientations prises depuis 2011 dissimulaient une intention précise. Elles visaient à contourner les acquis révolutionnaires. Elles empêchaient la nation de recouvrer les richesses détournées. Il pointe du doigt la prolifération d’organismes créés successivement. Commission de confiscation, instance de gestion des biens saisis, secrétariat permanent institué tardivement, direction dédiée au crédit et à la liquidation judiciaire. Ces structures ont, selon lui, dilué toute traçabilité. Elles ont privé les Tunisiens de leurs droits.

Kaïs Saïed cible également d’autres entités. On les présente comme des instruments d’accompagnement : la Société immobilière de Gammarth ou Al Karama Holding. Leur appellation, ironise-t-il, relève de l’imposture sémantique. Il dénonce la vente d’entreprises à des montants dérisoires. Il critique aussi les budgets colossaux engloutis pour rétribuer administrateurs et cadres. Ces dépenses se poursuivent encore aujourd’hui.

Le président a réclamé à maintes reprises le règlement définitif de ce chapitre. Il demande désormais la révision d’un grand nombre de transactions. Cela concerne les propriétés foncières comme les actifs mobiliers. Il déplore l’action de réseaux qui ont exploité un arsenal législatif en apparence conforme. Ces dispositifs servaient, à ses yeux, des intérêts contraires au bien commun.

Il martèle dans une formule sans équivoque qu’il est temps d’y mettre fin. Pas un centime du patrimoine national ne peut disparaître. Ce droit reste imprescriptible et inconditionnel. Objectif affiché : une redevabilité juste, non une vendetta. Ceux qui choisiront la réconciliation authentique trouveront une porte ouverte. Les autres devront répondre de leurs actes. Pour lui, la frontière entre le vrai et le faux reste nette. Aucune zone grise n’est acceptable.

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CIL : Oceana acquiert près de 5 500 actions

La Société Touristique Oceana a acquis le 4 février 2026 un total de 5 494 actions de la Compagnie Internationale de Leasing (CIL) au prix moyen pondéré de 32,250 dinars par action, pour un montant global de 177 181,500 dinars, selon une déclaration d’opération significative publiée le 5 février 2026.

Cette transaction s’inscrit dans le cadre des obligations de déclaration des opérations significatives réalisées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes et les personnes qui leur sont liées.  Mohamed Brigui occupe par ailleurs la fonction de Président du Conseil d’Administration au sein de la structure déclarante.

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ALKIMIA face au mur : production en chute libre, projet NPK en ligne de mire

ALKIMIA dévoile ses indicateurs d’activité du quatrième trimestre 2025, révélant une année difficile marquée par un effondrement de ses volumes de fabrication. Les tonnages sont passés de 28 974 à 22 891 tonnes, soit un décrochage de 21% qui affecte directement les comptes de l’entreprise.

Ce retrait concerne l’ensemble des gammes: le tri-poly phosphate de sodium totalise 14 220 tonnes produites, tandis que le MAP cristallisé atteint 8 671 tonnes. L’entreprise pointe du doigt un environnement économique défavorable où les acteurs dotés de chaînes de valeur complètes prennent l’ascendant sur les structures moins intégrées.

Les ventes suivent la même trajectoire. Sur l’exercice clos fin décembre, les revenus s’inscrivent à 100,02 millions de dinars tunisiens, contre 107,21 millions douze mois plus tôt. Le reflux de 6,70% traduit fidèlement la contraction des quantités écoulées sur le marché.

Cette érosion commerciale conjuguée à la sous-utilisation des capacités industrielles met les équilibres financiers sous pression. Les coûts structurels pèsent lourdement alors que l’appareil productif tourne au ralenti, créant une équation délicate pour la gestion des liquidités.

Face à ces tensions, ALKIMIA actionne le levier capitalistique. Vingt millions de dinars ont été levés, avec une libération échelonnée des fonds. Cette enveloppe finance un chantier stratégique: l’implantation d’une ligne NPK capable de produire 80 000 tonnes annuelles, en versions poudre et granulés. Les plans d’ingénierie, tant généraux que techniques, arrivent à leur terme.

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ASSAD : acquisition de 23 700 actions par un membre du conseil d’administration

Firas BECHA, membre du Conseil d’Administration d’ASSAD, a acquis 23 700 actions de la société le 28 janvier 2026, pour un montant total de 75 840 dinars.

L’opération concernant ASSAD et déclarée le 2 février conformément à la réglementation boursière, s’est effectuée au prix unitaire de 3,200 dinars par action.

Cette acquisition s’inscrit dans le cadre des opérations significatives réalisées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes, soumises à obligation de déclaration auprès du Conseil du Marché Financier.

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Tunisie : l’inflation recule légèrement à 4,8 %

Le taux d’inflation a atteint 4,8 % en janvier 2026, en baisse de 0,1 point par rapport à décembre 2025 (4,9 %). Cette légère décélération s’explique principalement par le ralentissement de la hausse des prix alimentaires et des services de restauration-hôtellerie.

Le fléchissement de l’inflation résulte du ralentissement observé dans deux groupes majeurs. Les produits alimentaires ont enregistré une hausse de 5,9 % en janvier contre 6,1 % en décembre. Tandis que les services de restaurants, cafés et hôtels ont augmenté de 5,5 % en janvier contre 6 % en décembre. Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,3 % entre décembre 2025 et janvier 2026.

En glissement annuel, les prix alimentaires augmentent de 5,9 %. Les hausses les plus marquées concernent les fruits frais avec 17,8 %, la viande d’agneau avec 16,1 %, le poisson frais avec 11,3 % et la viande bovine avec 10,4 %. Les huiles alimentaires constituent l’exception notable avec une baisse de 12 %.

Sur un mois, les prix alimentaires ont progressé de 0,4 %, tirés par la volaille qui a augmenté de 4 %, les fruits de 2,3 % et le poisson frais de 2,1 %. En revanche, les huiles alimentaires ont diminué de 1,6 % et les légumes de 1,8 %.

Produits manufacturés et services : pressions inflationnistes

Sur un an, les prix des produits manufacturés augmentent de 5 %, principalement en raison de la hausse des prix de l’habillement et chaussures de 10,1 % et des produits d’entretien du foyer de 4,9 %. Les services enregistrent une hausse de 3,7 % sur un an, portée notamment par les services d’hébergement qui ont progressé de 11,4 %.

Sur un mois, le groupe « Habillement et chaussures » a progressé de 0,4 % en raison de la hausse des articles d’habillement de 0,4 % et des chaussures de 0,3 %. Les services de loisirs et culture ont augmenté de 0,6 %, principalement dus à la hausse du matériel de traitement de l’information, audiovisuel et photographique de 0,7 %.

Inflation sous-jacente stable à 4,9%

L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, se stabilise à 4,9 % en janvier 2026. L’écart entre produits libres et encadrés reste important, avec une hausse de 6 % sur un an pour les produits libres; contre seulement 0,6 % pour les produits encadrés. Pour l’alimentation spécifiquement, les produits alimentaires libres ont connu une hausse de 6,7 %; contre 0,2 % pour les produits alimentaires à prix encadrés.

Principales contributions sectorielles à l’inflation

Les produits manufacturés et les services sont les principaux contributeurs à l’inflation globale, apportant respectivement 2 points et 1,2 point. Par régime de prix, le non alimentaire libre et l’alimentaire libre sont les groupes ayant apporté la plus forte contribution à l’inflation, soit respectivement 3 points et 1,7 point.

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Facturation électronique généralisée : l’UTICA prend les devants

Le Conseil des présidents des fédérations régionales de l’UTICA a décidé mercredi 4 février 2026 de promouvoir activement la généralisation de la facturation électronique pour toutes les transactions commerciales et de services, conformément au chapitre 53 de la loi n°17 de 2025 sur la loi de finances 2026.

Cette obligation, effective depuis le 1er janvier 2026, concerne désormais les prestations de services, les transactions avec l’État, les collectivités locales et les établissements publics, ainsi que les ventes de médicaments et de carburants entre professionnels, à l’exception des détaillants.

Lors de la réunion, présidée par M. Hussein Maâouia, les responsables régionaux ont souligné l’importance de sensibiliser les entreprises et ont proposé l’organisation de séminaires régionaux pour expliquer les dispositions du budget 2026 et présenter les méthodes pratiques pour se conformer à la facturation électronique.

Les participants ont également évoqué la situation économique et sociale du pays, insistant sur la nécessité d’accompagner cette réforme par des mesures de formation et d’information pour les acteurs économiques.

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