Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Face à la bureaucratie, Saïed réclame un « nouvel esprit »

Le président de la République, Kais Saïed, a affirmé que la Tunisie a aujourd’hui davantage besoin d’un « nouvel esprit » dans l’application des textes que de nouvelles lois, soulignant que l’efficacité de l’action publique dépend avant tout de l’intégrité et du sens des responsabilités de ceux chargés de les mettre en œuvre.

Il s’exprimait lors d’un entretien dans l’après-midi de lundi 9 février au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri.

Selon un communiqué de la présidence, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’élaborer des textes réglementaires capables d’avoir un impact direct sur la vie des citoyens, notamment en préservant le pouvoir d’achat, en freinant la hausse des prix, en luttant contre la spéculation et en réduisant les importations jugées non essentielles.

Kais Saïed a également établi un lien entre l’« inflation législative » et la « suradministration excessive », estimant que ces deux phénomènes relèvent d’une bureaucratie nuisible et constituent une forme de gaspillage de l’argent public. Pour lui, ce qui importe désormais n’est plus tant le contenu des textes que « l’esprit intègre et sain » de ceux qui veillent à leur application effective.

Quid de la justice sociale ?

Abordant le domaine de l’investissement et les projets de textes y afférents, le président de la République a réaffirmé l’engagement de l’État à œuvrer pour la justice sociale, appelant à identifier les véritables obstacles qui entravent sa concrétisation sur le terrain. Il a attribué ces blocages non seulement aux textes eux-mêmes, mais surtout à l’influence persistante des lobbies au sein de l’administration et à une corruption qu’il a qualifiée de galopante.

Satisfécit…

Sur le plan politique et économique, Kais Saïed a souligné que la Tunisie, en suivant souverainement sa propre voie, est parvenue à réaliser des performances que certains jugeaient irréalistes. Il a, dans ce contexte, dénoncé des appels « suspects » émanant de parties qu’il a qualifiées de peu patriotiques et visant à imposer des sanctions économiques contre le pays.

Le président a estimé qu’aucun changement réel ne saurait se produire tant que les causes profondes des dysfonctionnements persistent, tout en assurant que le travail se poursuit afin de permettre aux jeunes de prendre progressivement le relais des responsabilités.

Insistant sur l’urgence des résultats concrets, Kais Saïed a affirmé que le peuple tunisien n’a pas seulement besoin d’un nouveau discours, mais de réalisations tangibles dans les plus brefs délais. Il a salué, à ce titre, l’enthousiasme, la détermination et l’esprit de solidarité des jeunes tunisiens, rappelant leur mobilisation bénévole lors des récentes intempéries. « C’est grâce à ces jeunes esprits que les attentes du peuple tunisien seront réalisées », a-t-il conclu.

L’article Face à la bureaucratie, Saïed réclame un « nouvel esprit » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

TikTok : quels enjeux derrière l’appel chinois à une solution équilibrée ?

Le gouvernement chinois a réaffirmé sa position sur le dossier TikTok, appelant les parties concernées à parvenir à une solution conforme aux lois et règlements chinois et respectant l’équilibre des intérêts. Cette déclaration est intervenue jeudi, à l’occasion d’une conférence de presse du ministère chinois du Commerce, dans un contexte de discussions persistantes sur l’avenir de l’application aux États-Unis.

La porte-parole du ministère, He Yongqian, répondait à une question portant sur des informations faisant état de la signature par TikTok d’accords avec trois investisseurs en vue de la création d’une nouvelle coentreprise aux États-Unis. Cette structure viserait à assurer la continuité des activités de la plateforme sur le marché américain.

Un cadre issu d’un consensus bilatéral

Selon Mme He, cette question s’inscrit dans le prolongement du consensus atteint lors d’un entretien téléphonique entre les chefs d’État chinois et américain. À la suite de cet échange, les équipes économiques et commerciales des deux pays ont établi un consensus-cadre destiné à traiter, par la coopération, des dossiers sensibles tels que celui de TikTok.

Ce cadre repose, a-t-elle précisé, sur les principes du respect mutuel et de la consultation d’égal à égal. L’objectif affiché consiste à parvenir à une résolution appropriée, sans remise en cause des engagements juridiques et réglementaires de chaque partie.

Un appel à l’engagement de la partie américaine

La porte-parole a exprimé le souhait que la partie américaine travaille « dans la même direction » que la Chine et qu’elle honore de manière sincère les engagements pris dans le cadre de ce consensus. Elle a insisté sur l’importance d’une coopération constructive pour éviter toute escalade et préserver la stabilité des relations économiques bilatérales.

Un environnement commercial jugé déterminant

Dans ce contexte, Mme He a également exhorté les États-Unis à garantir un environnement commercial qualifié de juste, ouvert, transparent et non discriminatoire pour les entreprises chinoises opérant sur leur territoire. Elle a estimé que ces conditions constituent un préalable au fonctionnement continu et stable de ces entreprises.

Pour Pékin, l’enjeu dépasse le seul cas de TikTok. Il s’agit, selon le ministère chinois du Commerce, de favoriser un développement stable, sain et durable des relations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis, dans un climat de confiance et de prévisibilité réglementaire.

L’article TikTok : quels enjeux derrière l’appel chinois à une solution équilibrée ? est apparu en premier sur WMC.

Tunisie : L’industrie emploie près de 720.000 personnes

Lors d’une séance plénière commune au palais du Bardo consacrée au budget 2026 du ministère de l’Industrie, la ministre Fatma Thabet Chiboub a affirmé que le secteur industriel tunisien est le premier pourvoyeur d’emplois dans le pays. Elle a détaillé la structure du tissu industriel, les secteurs dominants et l’importance des entreprises exportatrices dans l’absorption de la main-d’œuvre nationale.

Selon les chiffres présentés par la ministre, 5000 entreprises industrielles emploient plus de dix salariés, dont 2066 entièrement exportatrices. Ces dernières représentent 45% du total des entreprises industrielles et concentrent 70% des postes d’emploi, un indicateur clair de leur poids dans l’économie tunisienne.

Les statistiques de l’Institut national de la statistique (INS) pour le deuxième trimestre 2025 indiquent que les industries manufacturières fournissent 20% de l’emploi national, soit près de 720.000 emplois, plaçant le secteur au cœur de la création d’emplois en Tunisie.

Une cartographie sectorielle détaillée

La ministre a précisé la répartition sectorielle du tissu industriel :

  • Textile, habillement, cuir et chaussures : un tiers du tissu industriel et 34% des emplois.
  • Industrie agroalimentaire : 22% des entreprises industrielles, représentant 15% des emplois.
  • Industries mécaniques et électriques : 906 entreprises (20% du total) et 30% des postes.

Cette cartographie montre à la fois l’importance historique des secteurs traditionnels et l’émergence de secteurs modernes offrant des emplois qualifiés et diversifiés.

Renforcer la compétitivité

Fatma Thabet Chiboub a souligné que le programme industriel de son ministère vise à booster la compétitivité des entreprises tunisiennes sur les marchés internationaux ; préserver le tissu industriel existant, garant de stabilité et d’emploi ; et développer les services industriels pour accompagner la modernisation et la diversification économique.

L’accent est mis sur la consolidation du secteur industriel comme levier central de l’économie et sur son rôle stratégique dans la création d’emplois durables.

Lire aussi

L’article Tunisie : L’industrie emploie près de 720.000 personnes est apparu en premier sur webdo.

❌