La consommation du brik tunisien, frit et fourré, préparé à partir d’une fine feuille de pâte, souvent servi comme entrée, notamment pendant le Ramadan, n’est pas sans danger pour la santé.
C’est ce qu’a expliqué Dr Rana Ghiloufi, spécialiste de la sécurité et de la qualité des aliments et responsable du Laboratoire de technologie alimentaire de l’Institut national de nutrition et de technologie alimentaire Zouhair Kallal, à Tunis, dans une interview accordée à l’agence de Tunis Afrique Presse (Tap).
La croustillance et la couleur dorée résultant de la cuisson du «brik» ou d’autres mets, en particulier ceux riches en amidon, sont en fait la preuve de la formation de nouvelles substances classées comme cancérigènes.
La nutritionniste, qui cherche à sensibiliser les consommateurs aux meilleures pratiques en matière de santé et de nutrition pendant le mois du Ramadan, a également expliqué que même si la cuisson du «brik» au four est moins nocive que sa friture, cela ne signifie pas que sa consommation ne doit pas être limitée.
Dr Ghiloufi a reconnu qu’éviter de préparer certains aliments au four ou à la friture n’est ni facile ni simple, mais elle conseille aux consommateurs de recourir le moins possible à ces pratiques culinaires, tout en soulignant leurs effets secondaires qui apparaissent de manière cumulative au fil des années.
Cela dit, le brik reste un met très prisé des Tunisiens pour son excellent apport nutritif et sa croustillance légendaire.
L’Alliance Française de Tunis accueillera, mercredi 11 février 2026 à partir de 18h, une rencontre littéraire autour du premier roman de l’autrice tunisienne Sam Bröcheler, dans le cadre de son forum culturel bimensuel «La Fabrique des Arts».
Publiée en 2025 aux éditions Arcadia Tunisie, l’œuvre intitulée ‘‘Aimer n’a pas suffi…’’ marque l’entrée en littérature de Sam Bröcheler, pseudonyme de Sémia Abdellatif Bröcheler, également connue sous le nom de Sémia Setti.
À travers ce roman, l’autrice explore les thèmes de l’amour, des relations humaines et des trajectoires féminines, en croisant destins intimes et questionnements existentiels.
Née en 1973 à Versailles, d’un père Tunisien et d’une mère Néerlandaise, Sam Bröcheler a grandi entre Paris et Tunis. Après des études de droit, elle se réoriente vers les lettres modernes et enseigne pendant près de trente ans dans le secondaire, notamment dans le gouvernorat de Nabeul. Son parcours nourrit une écriture attentive aux silences, aux ruptures et aux choix de vie.
La rencontre sera animée par Marouène Souab et donnera lieu à un échange avec le public autour du livre, du processus d’écriture et de la place de la littérature francophone en Tunisie.
Ouverte à tous, cette soirée s’inscrit dans la volonté de l’Alliance Française de Tunis de promouvoir la création littéraire contemporaine et de favoriser le dialogue entre auteurs et lecteurs.
Chantal Delsol est philosophe et écrivain. Professeur émérite en philosophie politique, elle a fondé en 1993 et dirigé l’Institut Hannah-Arendt. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, elle vient de publier ‘‘La tragédie migratoire et la chute des empires, Saint Augustin et nous’’ , un essai fort savant et très accessible, où elle aborde notre époque en la comparant à celle du théologien et philosophe, Saint Augustin d’Hippone (354-430).
Tahar Bekri
La chute de Rome et sa destruction par Alaric en 410, la défaite d’un monde jusque-là civilisé, mais devenu trop puissant et orgueilleux, le démantèlement d’une culture brillante, tant de situations que l’auteur analyse, dans un parallélisme avec précision historique. Elle donne les raisons du délitement : la démesure et la violence, les manquements graves aux valeurs, le non respect des autochtones, l’obscurité qui s’installe dans la société. Les nouvelles valeurs chrétiennes qui succèdent au paganisme sont attaquées par les «Barbares», les rustres, les envahisseurs et autres révoltés de l’intérieur que l’empire ne peut repousser.
Ni domination ni arrogance
Il n’est pas difficile de remarquer la similitude avec l’actualité et à laquelle renvoie l’essai. Ancrée comme dans un miroir dans l’Histoire du Ve siècle de la latinité, il est absurde de ne pas y voir des vérités et des leçons à tirer. Pour cela l’auteure fait appel à la sagesse philosophique de Saint Augustin, l’auteur des ‘‘Confessions’’ et de ‘‘La Cité de Dieu’’, dont il est question ici.
Saint Augustin, né à Tagaste/Souk Ahras et mort à Hippone/Annaba, qui a enseigné à Carthage, Rome, Hippone, prône l’équilibre entre foi et raison, l’attachement à la paix dans la croyance, le christianisme n’est ni domination ni arrogance. Et Chantal Delsol de rappeler la volonté hégémonique des empires où la règle est «Tout est à moi, parce que je suis moi» ou comme l’écrit Virgile dans ‘‘L’Eneide’’ à propos de Jupiter : «Moi, je n’impose de terme ni à leur puissance ni à leur durée. Je leur ai accordé un empire sans fin.»
La tragédie des civilisations ne peut être résolue qu’avec humanisme, respect des autres populations et leurs cultures, l’apprentissage et la connaissance de l’Autre.
‘‘La tragédie migratoire et la chute des empires, Saint Augustin et nous’’, Ed. Odile Jacob, Paris, 2 janvier 2026, 208 pages.
Lundi 9 février 2026, Riadh Ben Fadhel, militant politique et coordinateur général du parti Al-Qutb, a comparu devant le tribunal de première instance de Tunis pour sa première audience dans l’affaire des «biens confisqués», plus de deux ans après son arrestation. L’affaire a été ajournée au 26 février en raison d’un changement de juge décidé entretemps.
Riadh Ben Fadhel a été arrêté le 14 janvier 2023 à l’aéroport international de Tunis-Carthage à son retour de l’étranger. Conduit à la caserne d’El Aouina, il a été décidé de le maintenir en détention pendant cinq jours pour les besoins d’une enquête au centre de détention de Bouchoucha.
Le coordinateur du parti Al-Qutb avait comparu devant le tribunal de première instance de Tunis, qui l’avait condamné à 4 ans et 6 mois de prison et à une amende d’un montant estimé à deux millions de dinars. La chambre spécialisée pour les affaires de corruption financière de la cour d’appel de Tunis a décidé, le 2 avril 2025, de ne pas examiner l’affaire le concernant, conformément à l’accord conclu dans le cadre de la réconciliation pénale.
Commentant ce procès, l’Association Intersection pour les droits et les libertés considère que «la détention continue de Riadh Ben Fadhel pendant plus de deux ans sans aucune décision judiciaire définitive sur l’affaire (…) constitue une grave violation de son droit à un procès dans un délai raisonnable, car la détention préventive est passée d’une procédure exceptionnelle à une punition préalable qui sape l’essence de la présomption d’innocence et vide de leur substance les garanties légales».
L’association estime également que «l’arrestation de Riadh Ben Fadhel et les mesures arbitraires et punitives qui l’accompagnent s’inscrivent dans un cadre plus large visant à éliminer les opposants politiques et à utiliser le pouvoir judiciaire et la détention préventive comme mécanisme pour faire taire les voix dissidentes.»
Intersection affirme également que «cette affaire ne peut être dissociée du contexte général de la détérioration de la situation des droits et libertés en Tunisie, où les poursuites à motivation politique sont devenues un outil systématique pour restreindre l’espace public, saper le droit à la participation politique et instaurer un climat de peur et de dissuasion.»
Dans le même communiqué de presse, l’association a renouvelé son appel à «la libération immédiate et inconditionnelle de Riadh Ben Fadhel», ainsi qu’à «l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires à motivation politique engagées contre lui et à la fin de l’utilisation du pouvoir judiciaire et de la détention préventive comme outils de répression et d’exclusion des opposants politiques en Tunisie».
Team Jorge est une unité israélienne clandestine spécialisée dans la manipulation électorale et la désinformation, révélée au grand jour début 2023. Elle est dirigée par Tal Hanan, un ancien membre des forces spéciales israéliennes (opérant sous le pseudonyme «Jorge»).
Selon l’enquête menée par le consortium Forbidden Stories, le groupe aurait interféré dans plus de 33 élections présidentielles à travers le monde, grâce à une combinaison de piratage informatique et de guerre psychologique numérique.
L’organisation utilise le logiciel AIMS, une plateforme qui gère plus de 30 000 faux profils extrêmement réalistes sur les réseaux sociaux. Contrairement à des bots classiques, ces avatars possèdent un historique de plusieurs années et sont liés à des comptes Amazon, LinkedIn ou Airbnb pour paraître authentiques.
L’unité, qui recourt au piratage de messageries, a démontré sa capacité à infiltrer des comptes Telegram et Gmail de hauts responsables politiques en exploitant des failles de sécurité (notamment via le système de signalisation SS7).
Autre méthode utilisée : la désinformation ciblée, en créant des rumeurs de toutes pièces, en les diffusent via leurs bots, puis en les faisant parfois reprendre par des médias crédules pour influencer l’opinion publique ou discréditer un adversaire.
Des documents suggèrent que Team Jorge a collaboré avec la firme britannique Cambridge Analytica, notamment lors de l’élection nigériane de 2015, pour fournir des services de «black ops».
L’organisation israélienne vend ses services à des services de renseignement, des partis politiques ou des entreprises privées en Afrique, en Europe, au Canada et en Amérique latine.
En France, l’enquête a révélé qu’un journaliste de la chaîne BFMTV (Rashid M’Barki) avait diffusé à l’antenne des contenus fournis par la Team Jorge sans l’aval de sa rédaction. Cette affaire a mis en lumière une «industrie de l’ombre» où la déstabilisation d’États souverains est devenue un service commercialisable, souvent hors de tout contrôle légal.
En maintenant Anas Hmadi à la présidence et Aicha Ben Belhassen à la vice-présidence, l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a opté pour la continuité, mais pas seulement; elle a aussi voulu marquer son attachement à son passé militant et son engagement indéfectible en faveur de l’indépendance de la magistrature, au moment où celle-ci semble renouer avec sa subordination au pouvoir exécutif.
L’AMT a réuni son 15e congrès, dimanche 8 février 2026 à Hammamet, a élu son nouveau bureau exécutif et a réparti les responsabilités en son sein conformément aux articles 11et 17 de son règlement intérieur.
Le nouveau bureau exécutif se compose comme suit :
Président : Anas Hmadi ;
Vice-présidente : Aicha Ben Belhassen ;
Secrétaire général : Amir Koubaâ,
Trésorier : Ridha Boulima ;
Secrétaire général adjoint : Faker Majdoub ;
Trésorier adjoint : Anouar Othman ;
Membre coordinateur général : Ali Khlif ;
Membre chargé des structures : Mohamed Ben Meftah ;
Membre chargé des relations avec les instances et organisations de la société civile : Moufida Mahjoub ;
Membres chargés des activités scientifiques, des études et des recherches : Emna Nsiri et Henda Ben Elhaj Mohamed.
Dans le communiqué issu du congrès, les nouveaux membres élus du bureau exécutif adressent leurs plus vifs remerciements et expriment leur gratitude pour tous les membres de l’association pour la confiance qu’ils ont mise en eux et s’engagent à poursuivre l’action pour la défense de l’indépendance de la magistrature et des intérêts matériels et moraux des magistrats.
La défaite de l’Espérance de Tunis, dimanche 8 février 2026, à Bamako, face au Stade Malien, par un but d’écart, marqué suite une erreur monumentale de son capitaine Yassine Meriah, n’a peut-être pas mis fin à l’aventure du club tunisois dans la Ligue des champions d’Afrique dès la phase de groupe, mais elle a mis fin au bail du coach Maher Kanzari au Parc B.
L’Espérance, second de son groupe, avec 6 points (soit 5 points derrière son adversaire du jour), ex-eaquo avec Petro Atletico, devra battre ce dernier, samedi prochain, 14 février, pour espérer passer aux quarts de finale de la compétition. Mais l’équipe ne sera pas conduite par Maher Kanzari qui n’a pas réussi à doter le club d’un style de jeu efficace et encre moins plaisant, multipliant les contre-performances, en championnat national comme en Ligue de champions, où l’Espérance a de plus en plus mal à dominer ses adversaires, se laissant même souvent dominer par des clubs considérés comme largement à sa portée. L’équipe dispose pourtant d’un effectif assez riche et d’un banc où les talents ne manquent pas.
Les problèmes de l’Espérance se situent dans pratiquement tous les domaines : forme physique des joueurs laissant à désirer, fragilité mentale, désorganisation sur le terrain et choix tactiques très contestables, et d’ailleurs contestés par les supporters qui n’ont cessé, ces dernières semaines, d’interpeller le président Hamdi Meddeb et de lui demander de remercier un coach qui n’a rien apporté à l’équipe, sinon le doute et la fébrilité. Hier, l’équipe s’était créé une seule occasion pendant tout le match, lamentablement ratée par Konaté qui mit dehors à deux mètre des filets.
Le départ de Kanzari, qui était pour ainsi dire programmé depuis plusieurs semaines, a dû être précipité après la défaite d’hier, et celui qui fut une ancienne gloire du club ne pouvait lui-même continuer sa mission au risque d’aggraver la situation du club. Aussi son départ a-t-il été décidé d’un commun accord avec la direction. Et il sort par la petite porte… Dommage pour les deux parties.
La balle est désormais dans le camp des joueurs qui doivent se remettre eux aussi en question et prouver, samedi prochain, face à Petro Atletico qu’ils méritent de porter le maillot Sang et Or.
Riadh Ben Fadhel, coordinateur général du parti Al-Qotb (Pôle démocratique moderniste), comparaîtra ce lundi 9 février 2026 devant le tribunal après plus de deux ans de détention sans procès.
«L’arrestation et les mauvais traitements infligés à Riadh Ben Fadhel s’inscrivent dans une campagne visant à éliminer et à réduire au silence les opposants au régime issu du coup d’État», a indiqué le Parti des travailleurs, par allusion à la proclamation de l’état d’exception par le président Kaïs Saïed, le 25 juillet 2025. Le Parti des Travailleurs a réaffirmé dans le même communiqué sa solidarité avec le prévenu et exigé sa libération.
Ancien journaliste et éditeur de presse, figure de la gauche, Riadh Ben Fadhel est aussi un homme d’affaires opérant dans le secteur de la communication. En avril 2025, la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour d’appel de Tunis a cassé le jugement initial le condamnant à 4 ans et 6 mois de prison pour des délits à caractères douanier et bancaire. Elle a également décidé de suspendre le procès pour permettre la conclusion d’un accord à l’amiable dans le cadre d’une réconciliation pénale conformément au décret-loi- n° 2022-13 du 20 mars 2022.
La sixième chambre criminelle, spécialisée dans les affaires de corruption financière au tribunal de première instance de Tunis, a ensuite condamné Riadh Ben Fadhel à 4 ans et demi de prison assortis de sanctions financières pour des délits douaniers et bancaires.
Ben Fadhel a fait appel du jugement initial rendu contre lui, et ses avocats ont fourni la preuve d’un accord financier avec les autorités compétentes, ce qui a entraîné la suspension dudit procès. Mais il est resté en détention provisoire dans le cadre d’une autre affaire en cours devant le Pôle judiciaire financier.
La chute du régime de Bachar Assad en décembre 2024 a marqué la fin d’un des pouvoirs les plus brutaux et les plus durables du Moyen-Orient contemporain. Pourtant, au-delà de l’événement, une bataille du récit s’est rapidement engagée : comment expliquer cet effondrement tardif, après plus d’une décennie de guerre, de destructions massives et d’interventions étrangères ?
Djamal Guettala
Un long reportage publié par le magazine américain The Atlantic avance une lecture largement centrée sur la personnalité de l’ancien président syrien. Arrogance, déni de réalité, conviction d’être indispensable à ses alliés : selon les témoignages recueillis par le journal, ces traits auraient accéléré la fin du régime. Une approche séduisante, mais qui mérite d’être interrogée.
La tentation de la personnalisation
En mettant l’accent sur les failles psychologiques de Bachar Assad, The Atlantic adopte une grille d’analyse familière : celle de la chute par l’orgueil. Le président syrien y apparaît comme un dirigeant enfermé dans une bulle, persuadé d’avoir gagné la guerre après 2020, incapable de mesurer l’ampleur de l’effondrement économique et social du pays.
Mais cette personnalisation du désastre comporte un risque : celui d’éclipser les responsabilités structurelles et internationales. Car le régime syrien n’a pas survécu uniquement grâce à la volonté d’un homme, mais aussi grâce à un système régional et mondial qui a longtemps privilégié la «stabilité» au détriment des peuples.
Un régime longtemps toléré
Le reportage rappelle, non sans cynisme, que Bachar Assad était perçu par plusieurs acteurs régionaux comme un mal «gérable». Israël, notamment, voyait en lui un adversaire affaibli mais prévisible, garant d’un statu quo sécuritaire sur le Golan. Cette tolérance tacite a contribué à prolonger artificiellement la vie d’un régime pourtant discrédité.
De leur côté, la Russie et l’Iran ont soutenu Damas tant que cela servait leurs intérêts stratégiques. Mais lorsque le coût politique, économique et diplomatique est devenu trop élevé, et que le régime s’est montré incapable de se réformer, même symboliquement, l’abandon est devenu une option.
La fin d’une fonction régionale
L’un des éléments les plus révélateurs concerne la position russe dans les derniers jours du régime. Selon The Atlantic, Vladimir Poutine aurait refusé d’intervenir pour sauver Assad, préférant préserver sa relation stratégique avec la Turquie. Ce choix illustre une réalité brutale : le président syrien avait cessé d’être utile.
La chute d’Assad apparaît alors moins comme un accident que comme l’aboutissement logique d’un processus d’épuisement. Épuisement d’un système hérité de Hafez Assad, fondé sur la répression et l’exclusion. Épuisement aussi d’un équilibre international fondé sur le calcul et le double standard.
Chute tardive, responsabilité partagée
Affirmer que Bachar Assad est tombé par arrogance n’est pas faux. Mais c’est incomplet. Ce qui interroge davantage, c’est la longévité d’un pouvoir qui a survécu si longtemps malgré ses crimes, grâce à la passivité, voire à la complicité, de nombreux acteurs internationaux.
En ce sens, la chute du régime syrien n’est pas seulement celle d’un homme. Elle est aussi le révélateur d’un ordre régional et mondial où les peuples paient le prix fort des arrangements géopolitiques. Une leçon qui dépasse largement les frontières syriennes.
Des partenaires commerciaux réorientent leurs approvisionnements hors des Etats-Unis, des investisseurs dispersent leurs risques, des conférences internationales migrent vers d’autres capitales, des banques centrales diversifient leurs réserves. Des étudiants privilégient d’autres universités dans le monde, des touristes changent de destination, et même parmi les alliés traditionnels — en Europe, en Amérique du Nord (Canada) ou dans le Golfe — s’installe une prudence nouvelle qui conduit chacun à repenser ses garanties économiques et sécuritaires. Additionnées, ces décisions dessinent une trajectoire de boycott silencieux. Le monde s’organise simplement pour ne plus dépendre des Etats-Unis.
Yahya Ould Amar *
Au sommet de l’exécutif américain s’est installée une imprévisibilité devenue permanente. Une parole publique dissonante, souvent menaçante et franchissant régulièrement les lignes de retenue diplomatique, a progressivement effacé la frontière entre décision d’État et réaction circonstancielle.
Mais l’enjeu dépasse la seule instabilité verbale. Des revendications territoriales adressées à des alliés historiques, la remise en question implicite de garanties de sécurité considérées comme acquises depuis 1945, l’abandon perçu de partenaires européens engagés dans un conflit majeur, ainsi que l’incertitude introduite chez des alliés du Golfe – après l’attaque israélienne sur le Qatar – malgré la présence militaire américaine ont diffusé l’idée que les engagements pouvaient devenir contingents.
Les tarifs douaniers employés comme instruments de pression contre des partenaires économiques proches ou alliés historiques, la confrontation interne aux Etats-Unis avec juges, universités, médias et communautés scientifiques, puis les mesures de rétorsion prises contre des magistrats de la Cour Pénale Internationale (CPI) après l’émission de mandats d’arrêt liés aux accusations de génocide dans la guerre de Gaza ont achevé de déplacer la perception positive que le monde avait des Etats-Unis. Le pays longtemps identifié à la défense d’un ordre fondé sur le droit apparaissait prêt à contester publiquement l’existence d’un espace judiciaire universel lorsque celui-ci contrariait ses intérêts. Aux yeux du reste du monde, la puissance américaine ne garantissait plus les règles ; elle devenait susceptible d’en ajuster la portée en sa faveur.
Pour les partenaires, la relation avec les États-Unis devient alors une variable incertaine. Là où dominait la confiance anticipée s’installe désormais un calcul préalable. Or la centralité financière n’est que la traduction monétaire d’une crédibilité politique. Une monnaie de réserve internationale est l’actif dont l’émetteur promet implicitement de ne pas surprendre le reste du monde. Lorsque la continuité institutionnelle devient incertaine, le risque est l’anticipation de la rupture. Les partenaires n’abandonnent pas la monnaie dominante, ils organisent la possibilité de vivre sans dépendance.
Aucun mot d’ordre, aucune coalition, aucun affrontement, des partenaires commerciaux réorientent leurs approvisionnements hors des Etats-Unis, des investisseurs dispersent leurs risques, des conférences internationales migrent vers d’autres capitales, des banques centrales diversifient leurs réserves. Des étudiants privilégient d’autres universités dans le monde, des touristes changent de destination, et même parmi les alliés traditionnels — en Europe, en Amérique du Nord (Canada) ou dans le Golfe — s’installe une prudence nouvelle qui conduit chacun à repenser ses garanties économiques et sécuritaires.
Pourtant, additionnées, ces décisions dessinent une trajectoire de boycott silencieux. Le monde s’organise simplement pour ne plus dépendre des Etats-Unis.
Le basculement sans rupture
C’est cette dynamique d’un boycott silencieux qu’il faut comprendre aujourd’hui. Un boycott est généralement bruyant, revendiqué, politique. Celui qui se met en place est l’inverse. Il naît du calcul, non de la colère. Il n’exprime pas un rejet mais une précaution. Partenaires, investisseurs et institutions ne rompent pas leurs relations avec les États-Unis ; ils réduisent leur exposition, déplacent leurs anticipations et ajustent leurs horizons d’investissement. À mesure que ces choix individuels convergent, ils produisent un phénomène collectif d’une portée considérable. Le boycott silencieux n’est pas une sanction, c’est une recomposition du système international — lente, rationnelle et, pour cette raison même, profondément irréversible.
Aucune session extraordinaire du G20 n’y est consacrée, aucune résolution de l’Onu n’en porte la trace. Pourtant, partout, quelque chose se déplace. Rien qui ressemble à un affrontement, rien qui ressemble à une rupture, plutôt une translation lente, presque imperceptible. Les grandes recompositions géopolitiques naissent rarement dans le fracas ; elles prennent forme lorsque les routines changent. Un contrat se conclut ailleurs, une devise autre que le dollar est retenue, une dépendance se desserre, étape par étape.
Ce qui s’observe aujourd’hui vis-à-vis des États-Unis relève de cette mécanique silencieuse, ni campagne organisée, ni mot d’ordre, ni manifestation — seulement une multitude de décisions individuelles, froides et rationnelles, qui finissent par former un boycott sans déclarations.
La puissance comme assurance mondiale
Depuis Bretton Woods, la puissance américaine n’a jamais reposé uniquement sur sa force militaire ni sur l’ampleur de son économie, mais sur une architecture plus subtile faite de sécurité, d’ouverture et surtout de prévisibilité. Le pilier décisif était la crédibilité. Le monde acceptait l’asymétrie américaine parce qu’elle garantissait un ordre stable, lisible, presque assurantiel ; le dollar n’était pas seulement une monnaie d’échange mais une police d’assurance contre l’incertitude.
En 2025, il demeure présent dans plus de 88 % des transactions de change mondiales, pourtant le signal important est ailleurs, sa part dans les réserves des banques centrales est passée d’environ 72 % au début des années 2000 à près de 56 % aujourd’hui. Rien d’un effondrement, tout d’une mutation profonde. Les banques centrales organisent simplement la possibilité de vivre sans dépendance du dollar.
Toutes les grandes monnaies internationales suivent la même trajectoire. Elles s’imposent d’abord par la puissance économique de leur pays, se maintiennent ensuite grâce à la profondeur de leurs marchés financiers, puis perdurent par simple habitude. C’est dans cette dernière phase que le système commence à changer — sans déclin manifeste de la monnaie dominante, mais parce que dépendre d’elle devient progressivement plus coûteux que de s’en affranchir. L’histoire du florin, de la livre sterling puis du dollar montre ainsi qu’une hégémonie monétaire ne s’achève pas par une crise, mais par une diversification rationnelle.
Réduire la dépendance sans rompre l’alliance
La question pour les investisseurs est comment signer des contrats à long terme avec un pays comme les Etats-Unis où les accords d’aujourd’hui risquent d’être déchirés demain ?
Les accords contractuels commerciaux changent toujours avant les discours. Dans les salles de marché, les déterminants des décisions des investisseurs et les conseils d’administration, on s’adapte d’abord, on explique ensuite. Il faut trouver des mots pour qualifier ce qui est en train de se jouer, on peut l’appeler couverture généralisée contre le risque, ou confiance désormais répartie entre plusieurs pôles, ou émergence d’un système monétaire sans centre unique. Autrement dit, le monde ne rompt pas avec les Etats-Unis ; il apprend simplement à ne plus dépendre d’un seul pays.
L’érosion symbolique du centre
Les faits suivent les concepts, une part croissante du commerce chinois est libellée en yuan, l’Inde paie une grande partie de ses importations énergétiques hors dollar, l’Amérique latine commence des compensations bilatérales, les exportateurs du Golfe acceptent des règlements multidevises. Aucun de ces acteurs ne cherche à quitter l’ordre américain, tous cherchent à réduire le risque qu’il constitue.
Les indices de puissance se lisent d’abord dans l’image avant de se lire dans les chiffres. Selon le Global Soft Power Index 2026 de Brand Finance, les États-Unis enregistrent la plus forte dégradation parmi 193 pays, leur score passant de 79,5 à 74,9 sur 100. La réputation recule, la perception de générosité s’effondre, la facilité de faire des affaires se détériore. Plus révélateur encore, le Carnegie Endowment observe qu’une majorité d’Américains eux-mêmes (54%) perçoit un déclin de leur pays face à la Chine. Brookings y voit la conséquence directe des turbulences intérieures telles que la polarisation politique et les crises institutionnelles.
Les grandes démocraties imposent à leurs dirigeants une règle tacite mais fondamentale que la dignité de l’État, l’honneur national et la confiance qui sont la base de la crédibilité à long terme, n’appartiennent jamais à celui qui incarne l’exécutif. Cette exigence prend une dimension particulière lorsqu’il s’agit d’un pilier de l’ordre international, comme les États-Unis, dont chaque parole publique du Président est interprétée comme un signal adressé au monde. Lorsque l’expression politique se confond avec l’impulsion ou la mise en scène, c’est la lisibilité de l’action qui devient impossible. Or la puissance américaine s’est toujours fondée sur la confiance dans la continuité, la retenue et la prévisibilité de ses institutions. À mesure que cet ordre symbolique implicite se délite, l’Amérique cesse d’occuper spontanément le centre.
Les sondages dans de nombreux pays confirment la chute de la confiance dans le leadership américain.
La dispersion de la crédibilité
L’ordre international passe d’un centre unique vers un réseau de garanties multiples.
La prochaine étape ne prendra pas la forme d’une nouvelle monnaie dominante mais d’infrastructures concurrentes, systèmes de paiement parallèles, chambres de compensation régionales, contrats énergétiques indexés sur des paniers de devises et dette souveraine émise directement en monnaies autre que le dollar. Le changement décisif ne sera pas visible dans les réserves des banques centrales mais dans les contrats commerciaux.
Le monde réduit son coût de dépendance à l’Amérique, il apprend à fonctionner sans garantie permanente — et lorsque cette adaptation est achevée, la puissance demeure mais cesse d’organiser le système lui-même, car la confiance, ressource première de toute hégémonie, s’est simplement dispersée.
Enfin, l’histoire des puissances n’est pas écrite par leurs adversaires mais par leurs partenaires. Une hégémonie ne s’achève pas lorsqu’elle devient contestée, elle s’achève lorsqu’elle cesse d’être nécessaire. C’est précisément le seuil vers lequel le système international semble se diriger. Le monde ne cherche ni à remplacer les États-Unis ni à s’en détacher frontalement ; il construit patiemment la possibilité de fonctionner sans devoir s’y référer en permanence. La différence est décisive. La contestation produit des blocs, l’autonomie produit des réseaux.
Dans cet ordre émergent, la centralité ne disparaît pas, elle se dilue. Les flux financiers se répartissent, les garanties sécuritaires se mutualisent, les monnaies coexistent, les alliances deviennent modulaires. La puissance américaine restera importante par sa technologie, son marché et sa capacité d’innovation, mais elle cessera progressivement d’organiser seule la prévisibilité mondiale. Elle deviendra une puissance majeure parmi d’autres, non plus l’axe autour duquel s’alignent spontanément les anticipations collectives.
La véritable conséquence du boycott silencieux est philosophique. Pendant près d’un siècle, la stabilité internationale reposait sur une délégation implicite de confiance à un centre unique, les Etats-Unis. L’époque qui s’ouvre repose sur une responsabilité distribuée. Dans un tel système, aucune nation ne peut plus produire seule la certitude globale ; la stabilité devient un bien coopératif plutôt qu’un service fourni par une puissance dominante.
Dans un système sans centre unique, la discipline économique change de nature. Les États ne peuvent plus importer la stabilité monétaire d’une puissance dominante ; ils doivent produire leur propre crédibilité. La politique budgétaire, la solidité institutionnelle et la cohérence stratégique redeviennent des variables domestiques plutôt que des garanties externes. La multipolarité financière est d’abord une responsabilisation nationale.
L’Amérique passe d’architecte de l’ordre international à participant, de garant de la sécurité collective à partenaire. Et c’est peut-être là le changement le plus profond de ce siècle. Les grandes transformations historiques sont celles qui rendent possible de vivre sans ordre international.
On se demande pourquoi des États en conflit ou simplement embrouillés avec les États-Unis, ainsi que de nombreuses personnalités politiques ou hommes d’affaires, continuent de déposer leur argent dans les banques américaines en acceptant de courir le risque qu’incarne aujourd’hui la gouvernance imprévisible et parfois brutale du président Donald Trump. Le système financier des États-Unis est-il à ce point incontournable ?
Lotfi Sahli
À première vue, la situation paraît paradoxale. Comment expliquer que des pays qui dénoncent l’hégémonie américaine, voire s’y opposent ouvertement sur le plan diplomatique ou militaire, continuent d’utiliser les banques américaines et le dollar pour stocker leurs réserves ou sécuriser leurs fortunes privées ? Derrière ce paradoxe se cache une réalité plus profonde : le pouvoir américain s’exerce moins par la force que par l’architecture financière mondiale.
Le dollar, colonne vertébrale de l’économie mondiale
Le premier élément de réponse tient en un mot : le dollar. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la monnaie américaine s’est imposée comme la référence du commerce international. Le pétrole, le gaz, les matières premières stratégiques et une grande partie des échanges mondiaux sont libellés en dollars. Pour commercer avec le reste du monde, un État — ami ou ennemi des États-Unis — a donc besoin de cette monnaie.
Cette domination confère aux États-Unis un avantage structurel : détenir des dollars ou des actifs libellés en dollars n’est pas un choix idéologique, mais une nécessité pratique. Renoncer au dollar reviendrait, pour beaucoup de pays, à s’isoler économiquement ou à accepter des coûts bien plus élevés.
Les banques américaines, refuge paradoxal
Au-delà de la monnaie, les banques américaines attirent par leur stabilité. Malgré les critiques politiques, les États-Unis restent perçus comme un État de droit solide, doté d’institutions financières robustes, de règles claires et de tribunaux capables de faire respecter les contrats.
Pour des dirigeants ou des hommes d’affaires issus de pays instables, placer leur argent à New York ou à Miami peut être vu comme une assurance contre les crises politiques, les nationalisations arbitraires ou les changements de régime.
Ainsi, même ceux qui contestent l’influence de Washington peuvent faire confiance à son système juridique et bancaire. Ils rejettent parfois la politique américaine, mais reconnaissent l’efficacité de ses institutions.
Wall Street, cœur battant de la finance mondiale
Les marchés financiers américains jouent également un rôle central. Wall Street offre une profondeur et une liquidité sans équivalent : les États-Unis peuvent absorber des flux financiers colossaux sans déséquilibrer leur économie. Les bons du Trésor américain, par exemple, sont considérés comme l’un des placements les plus sûrs au monde.
Pour les banques centrales comme pour les investisseurs privés, il n’existe aujourd’hui aucun marché capable d’offrir à la fois cette sécurité, cette taille et cette flexibilité. Là encore, le choix est moins politique qu’économique.
Un système mondial façonné par Washington
Le pouvoir financier des États-Unis ne repose pas uniquement sur leurs banques. Il s’étend à l’ensemble de l’infrastructure financière mondiale. Les systèmes de paiement internationaux, comme Swift, ainsi que les grandes institutions financières internationales — Fonds monétaire international et Banque mondiale — ont été conçus dans un cadre largement influencé par l’Occident et, en particulier, par Washington.
C’est cette architecture qui rend les sanctions américaines si efficaces. En coupant l’accès au dollar ou aux circuits financiers internationaux, les États-Unis peuvent exercer une pression considérable, même sans recourir à la force militaire.
On pourrait penser que les États en conflit avec les États-Unis chercheraient à retirer massivement leurs fonds du système américain. Mais une telle décision serait risquée. Un retrait brutal ferait chuter la valeur de leurs propres actifs, perturberait leurs échanges commerciaux et enverrait un signal de panique aux marchés. En pratique, beaucoup de pays se retrouvent dans une relation de dépendance mutuelle : ils critiquent le système, tout en continuant à l’utiliser.
Des alternatives encore incomplètes
Des tentatives de contournement existent. La Chine promeut le yuan, la Russie et l’Iran développent des systèmes de paiement alternatifs, et les pays des Brics évoquent régulièrement la création de nouvelles structures financières. Mais ces alternatives restent fragmentées, peu liquides ou trop contrôlées par les États pour inspirer une confiance mondiale. Quant aux cryptomonnaies, leur volatilité et leur traçabilité limitent leur usage à grande échelle.
Au final, le système financier américain n’est pas absolument incontournable en théorie. En pratique, s’en passer a un coût économique et stratégique considérable. C’est là toute l’ironie de la situation : les États-Unis peuvent exercer un pouvoir financier immense précisément parce que le reste du monde a, volontairement ou non, choisi d’adopter leur système.
Le véritable pouvoir de Washington ne réside donc pas seulement dans ses bases militaires ou ses alliances, mais dans une domination financière devenue, pour beaucoup, impossible à éviter.
(Avec le concours de Google, Gemini AI, Deepseek).
Le Dr Rana Ghiloufi, experte en alimentation à l’Institut national Zouhair Kallel de nutrition et de technologie alimentaire, a souligné la nécessité de cuire la viande ou de la mettre au réfrigérateur dans un délai maximum de 15 minutes après l’achat, afin de réduire le risque de contamination bactérienne.
Dans une déclaration à l’agence Tap, Dr Ghiloufi a souligné l’importance de sensibiliser les consommateurs au respect des bonnes pratiques d’hygiène et de nutrition, notamment pendant le mois du Ramadan, appelant à séparer les sacs contenant de la viande de toutes sortes ou des produits alimentaires sensibles tels que les fromages du reste des achats, afin d’éviter la transmission de germes entre les différents produits.
Dr Ghiloufi a également mis en garde contre le stockage du poisson et des fruits de mer au réfrigérateur ou au congélateur sans les avoir soigneusement nettoyés, soulignant que ces mauvaises pratiques contribuent à la propagation de germes dangereux susceptibles de menacer la santé du consommateur.
Le respect des règles d’hygiène et de la chaîne du froid est un facteur clé pour prévenir les intoxications alimentaires et protéger la santé de la famille, a-t-elle conclu.
Attention aux œufs et au poulet !
Sur un autre plan, Dr Ghiloufi, a mis en garde contre le lavage du poulet et des œufs, qui favorise la propagation de la bactérie dangereuse Salmonella. De nombreuses études ont prouvé que laver les œufs et le poulet à l’eau contamine toutes les surfaces de la cuisine, y compris le plafond, les murs et autres zones, sans que personne ne s’en aperçoive, a-t-elle expliqué en soulignant que la cuisson de ces aliments suffit à éliminer tous les germes présents et à faire disparaître leurs odeurs désagréables.
La nutritionniste a recommandé d’acheter les œufs et les poulets dans des magasins agréés et d’éviter les œufs contaminés par des fientes de poule.
Il convient de noter que les bactéries Salmonella figurent parmi les principales causes d’intoxication alimentaire mortelle, touchant chaque année des millions d’enfants dans le monde, provoquant de graves diarrhées et de la fièvre, et pouvant entraîner la mort par déshydratation sévère ou complications graves telles que la méningite ou des infections du sang.
Le président de l’Association des magistrats tunisiens (AMT), Anas Hmadi, a déploré la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et la suspension du Conseil supérieur provisoire de la magistrature (CSPM), malgré le rôle important de cette institution dans le système judiciaire, et compte tenu de l’absence de réformes des juridictions judiciaire et financière.
Selon Diwan FM, Anas Hmadi, qui intervenait lors d’un séminaire scientifique sur le thème «Le Conseil supérieur de la magistrature entre l’impératif de sa mise en place et l’option de sa marginalisation», le choix de ce thème revêt une importance capitale, étant donné la situation actuelle de la justice dans le pays.
«Nous tendons la main aux autorités et aux composantes de la société civile pour qu’elles ouvrent les principaux dossiers du système judiciaire et œuvrent à trouver des solutions garantissant la réforme de la magistrature et des institutions judiciaires», a déclaré le président de l’AMT. Et d’ajouter : «Nous restons très attachés au principe de participation démocratique au processus de réforme, afin de mettre en place un système judiciaire indépendant et impartial au service du justiciable et de la justice.»
Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap), Anas Hmadi a souligné la nécessité de créer le Conseil supérieur de la magistrature qui s’impose, selon lui, par la logique de l’État de droit, de l’État démocratique et du système républicain, ainsi que par la logique du fonctionnement normal du pouvoir judiciaire.
C’est ce qui a incité l’AMT à approfondir la réflexion sur ce sujet avec la participation d’un groupe restreint de juges et de professeurs d’université, dans le but d’aboutir à «un document de travail utile à la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature», a expliqué le président de l’AMT.
Rappelons que le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a été élu en 2016 avant d’être dissous par le président de la république Kaïs Saïed et remplacé par le Conseil supérieur provisoire de la magistrature (CSPM), en 2022, lequel a été suspendu à son tour.
La mise en place de ce CSPM, qui devait fonctionner jusqu’à la mise en place d’un nouveau cadre pour le CSM, avait suscité des inquiétudes concernant l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs en Tunisie, le président Saïed ne considérant pas la justice comme un pouvoir à part, le troisième avec l’exécutif et le législatif, mais comme l’une des fonctions de l’Etat, donc subordonné à lui
Le Dr Boutheina Chemli Maatouk, secrétaire générale de l’Association tunisienne tous pour la santé de l’enfant (ATTSE), a mis en lumière les principaux défis sanitaires liés aux maladies chroniques infantiles en Tunisie lors de l’ouverture des 5e Rencontres de pédiatrie pratique qui se sont tenues à Sousse les 7 et 8 février 2026, avec la participation de praticiens tunisiens et étrangers.
Dans une déclaration à Diwan FM, Dr Chemli a expliqué que des maladies telles que l’asthme, l’épilepsie, le diabète de type 1 et la sensibilité au gluten connaissent une propagation croissante chez les enfants, notant que des progrès ont été réalisés dans le domaine du traitement, notamment la reconnaissance de l’asthme comme une maladie chronique et la mise à disposition de traitements modernes pris en charge par l’État.
Concernant l’épilepsie, la praticienne a confirmé l’introduction de nouveaux médicaments qui contribuent à un meilleur contrôle des crises, tout en soulignant le rôle des technologies modernes, notamment des pompes à insuline intelligentes, dans l’amélioration de la qualité de vie des enfants diabétiques.
Dr Chemli Maatouk a également annoncé la mise en place d’une allocation mensuelle pour les familles défavorisées dont les enfants souffrent d’intolérance au gluten, une étape vers la reconnaissance officielle de cette affection comme maladie chronique.
Elle a conclu en soulignant la nécessité de renforcer les politiques de prévention et de soutenir les traitements modernes afin de garantir une prise en charge globale aux enfants concernés et de leur offrir une meilleure qualité de vie.
Les habitants de Douar Hicher, dans le gouvernorat de Manouba, ont vécu une tragédie humaine qui a choqué l’opinion publique, suite au décès d’un nourrisson de 9 mois, un incident qui a remis sur la table la problématique de la bureaucratie dans les établissements de santé publique.
La mère du nourrisson, Naïma, a confirmé lors d’une intervention dans l’émission Weekend Alkif sur Diwan FM, que le calvaire de son bébé avait commencé deux jours auparavant, lorsqu’il a contracté un gros rhume. La famille l’a emmené à l’hôpital d’enfants Bechir Hamza de Bab Saadoun, à Tunis, pour le faire soigner, mais l’administration a refusé de l’admettre, prétextant que les parents ne disposaient pas d’une carte de soins gratuits et exigeant le paiement d’une somme dont ces derniers ne disposaient pas à ce moment-là.
Après s’être vu refuser l’hospitalisation de leur nourrisson, les parents l’ont ramené à la maison, n’ayant pu acheter que du sirop contre la toux et du sérum physiologique à la pharmacie. Malheureusement, l’état du bébé s’est aggravé et il est décédé le lendemain matin.
La mère a expliqué avoir tenté de contacter les services compétents pour faire valoir son droit aux soins, mais sans succès. En guise de protestation, elle a refusé de remettre le corps de son nourrisson pour qu’il soit enterré et exigé la présence du gouverneur de Manouba, ajoutant qu’elle tient les autorités locales et régionales pour responsables du décès de son bébé. Elle a ajouté avoir rencontré par la suite le gouverneur, qui a promis de l’aider à obtenir une carte de soins gratuits ou à tarifs réduits dans le courant de la semaine.
Suite à la médiatisation de cette affaire, le parquet du tribunal de première instance de Manouba a ouvert une enquête sur les circonstances du décès du nourrisson et ordonné le transfert du corps au service de médecine légale afin de déterminer la cause exacte du décès, a indiqué Diwan FM en citant une source judiciaire.
«Tout dans le monde est une question de sexe sauf le sexe. Le sexe est une question de pouvoir», écrivait Oscar Wilde. Certains se souviennent encore du feuilleton ‘‘Amour, Gloire et Beauté’’ qui a marqué les années 90 : intrigues, trahisons, passions, et rivalités qui se déployaient chaque semaine sur nos écrans. En 2026, un autre feuilleton s’impose au monde entier, celui de Jeffrey Epstein : Sexe, pouvoir et ombre. Un feuilleton qui révèle le tissu invisible de nos sociétés. Les titres s’enchaînent, les réseaux s’emballent, les archives judiciaires surgissent, et la réalité dépasse la fiction.
Manel Albouchi
Le pouvoir commence toujours dans le corps. Il ne naît pas dans les constitutions, il s’éveille plus tôt, plus bas, dans le corps, dans l’intensité d’un regard, dans la gestion d’une proximité, dans la capacité à faire taire ou à faire parler, car avant les lois il y a toujours une économie du désir, et avant les institutions une scène où se joue la présence humaine.
Dans l’atelier obscur des États, le pouvoir se frotte au désir comme l’or au feu, et sous le vernis des discours et des chartes morales se nouent des alliances tacites où la séduction devient levier, la confidence monnaie, et le secret condition de stabilité, rappelant que gouverner n’est jamais seulement gouverner, mais orienter, contenir et parfois instrumentaliser les forces qui traversent l’humain.
Trois penseurs ont donné les clés de cette mécanique :
– Freud qui a montré que la pulsion ne disparaît jamais, elle se déplace, se sublime ou se pervertit ;
– Lacan qui a précisé que le désir n’est pas un besoin, mais un manque structuré par la Loi ;
– et Foucault qui révèle que le pouvoir s’exerce moins par l’interdit que par la gestion des corps, des discours et des plaisirs.
Le sexe et le pouvoir ne cohabitent donc pas par accident. Ils sont soudés par la structure même des États.
Le pouvoir excite parce qu’il promet la maîtrise du réel ; le désir attire parce qu’il ouvre vers l’autre et vers l’interdit. Entre les deux se déploie la tension fondatrice de la cité, celle qui traverse l’individu, le couple et la cité. Celle qui a fait qu’Aristote nommait l’homme animal politique (zoon politikon) pour rappeler qu’il est pris à jamais entre pulsion et loi, instinct et symbolisation.
Le banquet : Éros ou domination
Le banquet grec n’était pas un simple repas ou une orgie. Il était un espace ritualisé où le vin, la parole et le désir circulaient sous le regard de la cité. On y séduisait, certes, mais on y parlait surtout : le désir y était mis en mots, interrogé, élevé. Dans le symposion platonicien, Éros n’est pas prédation mais élan : il conduit de la chair à l’idée, de l’attachement à la beauté, de la pulsion à la pensée.
Rome, plus pragmatique, politise davantage le corps. Le plaisir devient spectacle, la sexualité un marqueur de statut, et la domination s’inscrit dans la chair.
Pour Foucault : le pouvoir ne gouverne pas seulement en interdisant, mais en organisant la circulation des plaisirs et des normes. Le citoyen actif affirme sa place par une mise en scène esthétique et sociale de sa propre existence. Dans ce cadre, le pouvoir devient une performance où le culte du corps, l’étalage des soirées mondaines et le prestige du partenaire font office d’attributs de souveraineté.
Mais il faut ici une distinction essentielle. Là où le Sumposion de Platon cherchait à élever l’homme vers la beauté par la parole, l’île d’Epstein signe l’échec de cette parole, remplacée par le silence et la consommation de l’autre. Le banquet antique visait la sublimation ; l’île met en scène la désublimation. L’un transformait la pulsion en lien symbolique ; l’autre réduit le corps à un objet d’usage.
Géographie de l’ombre
Le pouvoir a toujours besoin de lieux à part. Îles, palais clos, résidences discrètes fonctionnent comme des zones d’exception, des espaces où la loi se suspend sans jamais disparaître complètement. Jung parlait d’ombre : ce que le sujet ou la collectivité ne veut pas reconnaître d’elle-même, mais qui continue d’agir dans l’obscurité.
Ces lieux ne sont pas de simples décors ; ils sont des lieux-symptômes. Ils concentrent ce que la société refoule et projette sur son élite : la jouissance sans limite, l’asymétrie radicale, l’impunité.
L’île fonctionne comme une décharge psychique, un lieu où le monde dépose ce qu’il ne peut assumer en plein jour. Il ne s’agit pas seulement de la chute d’hommes puissants, mais de la fragilité d’un ordre global qui a dissocié le désir de l’éthique et le pouvoir de sa fonction symbolique.
Le coût moral du pouvoir
Gouverner, écrit Hillary Clinton dans ses mémoires, n’est jamais un choix entre le bien et le mal, mais entre des options difficiles, chacune porteuse d’un coût moral. Cette phrase, souvent lue comme pragmatique, dit surtout une vérité structurelle : le pouvoir moderne agit dans une zone grise où l’éthique se négocie, se diffère, parfois se sacrifie au nom de la continuité.
Cette lucidité révèle une tension centrale : l’État contemporain gouverne moins par idéal que par arbitrage permanent entre pertes acceptables et silences nécessaires. Le soft power – alliances, dialogue, droits humains – devient alors une technologie de stabilisation autant qu’un horizon moral, capable de contenir les conflits sans toujours les résoudre.
Dans ce contexte, certaines proximités relationnelles prennent valeur de symptôme plutôt que de preuve : elles indiquent un ordre où le privé, le politique et le silence coexistent dans un équilibre fragile. La question n’est alors plus seulement qui a fauté, mais qu’est-ce que le système a toléré.
Être une femme au cœur de ce dispositif n’allège pas la charge, elle la redouble. La femme au pouvoir est sommée d’incarner l’autorité sans dureté, l’éthique sans naïveté, la fermeté sans domination. Son corps devient terrain d’évaluation permanente, là où l’homme se réfugie plus facilement derrière la neutralité supposée de la fonction. Le féminin, dans l’imaginaire politique, demeure un excès à justifier.
De Zéro Conduite à Beit el-Hikma
Cette logique traverse aussi les histoires locales.
L’histoire du palais Zarrouk à Carthage illustre cette logique. Au milieu des années 70, le lieu accueille le contact Zéro Conduite, espace nocturne mondain fréquenté par des élites politiques, diplomatiques et financières. Le plaisir et l’autorité y cohabitent, révélant cette continuité troublante entre respectabilité diurne et transgression nocturne.
Habib Bourguiba Jr., figure à la fois politique, diplomatique et bancaire, a incarné cette zone grise où l’intime, le prestige et le pouvoir s’entrelacent.
Sa transformation ultérieure en Beit el-Hikma, centre du savoir et de la pensée, peut se lire comme une tentative de réparation symbolique : faire renaître la sagesse là où le désir a été dévoyé.
Désir, jouissance et Loi
Le sage ne nie pas la passion ; il la transforme. Là où la sublimation échoue, la jouissance déborde.
Lacan nomme jouissance ce point où le plaisir excède la loi, où le sujet ne cherche plus le lien mais la saturation. À l’échelle collective, cette jouissance devient explosive lorsqu’elle s’adosse au pouvoir.
Le sexe, le scandale, la corruption ne sont pas des anomalies : ils sont des symptômes. Ils signalent une société incapable de reconnaître son ombre et de l’inscrire symboliquement. Gouverner et aimer relèvent du même art : contenir sans écraser, orienter sans dominer, transformer sans nier.
La parole comme antidote
L’île n’est pas seulement un lieu. Elle est un avertissement. Tant que les sociétés externaliseront leur ombre dans des espaces clos, elle reviendra sous forme de scandales, de violence et de désagrégation du lien social. La chute d’un homme public n’est jamais isolée : elle révèle une fissure dans la cité elle-même.
Il reste pourtant une voie ancienne et exigeante : «la parrhèsia», le courage de dire vrai, de restaurer la parole là où le secret protège la prédation. Le défi du XXIe siècle est de rebâtir des banquets où la parole ne dissimule plus le crime, mais fonde une éthique du désir. Alors seulement le pouvoir pourra redevenir service, le désir retrouver sa dignité symbolique, et l’humain regarder ce qu’il est plutôt que ce qu’il prétend être.
Hamida Ksontini, professeure à l’École supérieure des industries alimentaires de Tunis (Esiat) et chercheuse au Laboratoire Innovation et Valorisation pour une industrie alimentaire durable (Liviad) a déclaré que l’amélioration de la santé humaine commence par le renforcement du microbiote naturel de l’organisme, qui contribue à réduire la dépendance aux médicaments et les problèmes de santé liés à la nutrition, tant physiques que mentaux, notamment chez les enfants.
Mme Ksontini, qui participait à la journée «Probiotiques & Microbiote : les bâtisseurs de la défense», mercredi 4 février 2026, à la Cité des Sciences de Tunis, a souligné à Mosaique FM, a souligné que le mode de vie et l’alimentation modernes ont entraîné des changements importants, le régime alimentaire étant désormais basé sur des produits de restauration rapide, riches en sucre et en amidon, au détriment des légumes, des fruits et des produits fermentés bénéfiques pour la santé.
«Le problème ne se limite pas aux seuls amidons, mais inclut également l’exposition directe aux pesticides chimiques et aux plastiques qui affectent les cellules du corps et la santé humaine en général», a-t-elle déclaré.
Des solutions existent, estime Mme Ksontini, ajoutant que la valeur nutritionnelle des aliments peut être améliorée par l’ajout de levures naturelles et de bactéries bénéfiques (probiotiques), qui contribuent à renforcer le système immunitaire et à réguler les fonctions de l’organisme.
La chercheuse a également insisté sur l’importance de la modération, expliquant qu’un usage excessif de tout complément alimentaire peut entraîner des effets indésirables, tandis qu’un usage modéré permet de maintenir un bon équilibre.
Le microbiome ne se limite pas au système digestif, il est également présent sur la peau et dans le corps d’une femme enceinte, où il peut être transmis à l’enfant à la naissance, a averti Mme Ksontini. «Des pratiques quotidiennes, comme la consommation de lait fermenté, de yaourt et de compléments alimentaires enrichis en bactéries bénéfiques favorisent une bonne santé à long terme», a-t-elle ajouté.
La chercheuse a également souligné que la Tunisie est un pays modèle en matière de respect des normes internationales de sécurité alimentaire, grâce à un suivi rigoureux de la physiologie et de la biochimie des produits alimentaires. Elle a insisté sur le fait que la surconsommation d’antibiotiques constitue un défi mondial et que la promotion du microbiote naturel pourrait être une solution pour réduire la dépendance aux médicaments.
Mme Ksontini a conclu en affirmant que la promotion de la santé par la microbiotique exige une prise de conscience collective et des pratiques alimentaires saines, dans le respect des normes scientifiques, notant que la Tunisie a commencé à prendre des mesures progressives pour mettre en œuvre ces stratégies au niveau national, ce qui contribuera à protéger la santé des citoyens et des générations futures.
Le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) en Tunisie, Nafaa Baccari, a déclaré que la Tunisie se classe au 20e rang mondial sur 140 pays en termes d’efficacité énergétique, surclassant ainsi de nombreux pays européens, selon le rapport 2025 de la Banque mondiale sur les indicateurs d’énergie durable.
Dans une interview accordée à Independent Arabia, Baccari a ajouté : «La Tunisie se classe 2e en Afrique après le Nigéria et 62e au niveau mondial dans l’indice de transition énergétique du Forum économique mondial, qui comprend 115 pays. Ce résultat est le fruit de la création de l’ANME il y a 40 ans.»
Il s’agit d’une institution publique à vocation non administrative et non commerciale qui, depuis sa création, travaille à l’élaboration de lois en soumettant des propositions à cet égard dans le but de suivre l’évolution mondiale, notamment en ce qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de l’empreinte carbone.
La Tunisie a des objectifs ambitieux à cet égard, puisqu’elle cherche à réduire son indice carbone de 62 % d’ici 2035, et à produire de l’électricité à partir d’énergies renouvelables, afin que celles-ci atteignent 35 % du mix énergétique national en 2030 et 50 % en 2035, contre seulement 4 à 5 % aujourd’hui.
Baccari a poursuivi : «La Tunisie progresse bien en ce qui concerne sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) aux émissions de gaz à effet de serre, ce qui l’a conduite à augmenter ses engagements de réduction des émissions, pour passer à 45 % en 2030 et à 62 % en 2035.»
Ces objectifs seront réalisés grâce aux indicateurs assez avancés enregistrés en matière d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, car les émissions sont basées à 70 % sur les émissions énergétiques, et cet indicateur devra être réduit grâce à l’adoption d’énergies alternatives.
Les secteurs des transports et de la construction figurent en tête des plus gros consommateurs d’énergie, chacun représentant 35 % de la consommation totale. Des mesures sont en cours pour réduire la consommation dans le secteur de la construction grâce à l’isolation thermique et à un éclairage écoénergétique, ainsi qu’à des projets d’autoproduction d’électricité menés aussi bien par les entreprises que par les ménages.
Actuellement, 200 entreprises tunisiennes produisent leur propre électricité à partir d’énergie propre en installant des centrales photovoltaïques pour leur propre consommation, précise Baccari, qui note que l’ANME a mis en place le projet Prosol Elec, qui représente l’une des plus importantes réussites de la transition énergétique dans la région, et qui propose un ensemble d’incitations à l’autoproduction d’électricité par les ménages tunisiens.
Le conseil de l’Ordre national des avocats de Tunisie (Onat) a annoncé, dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion tenue le vendredi 6 février 2026, qu’il organisera une manifestation, le vendredi 13 février à 11h00 devant le Palais de justice de Tunis, afin d’exprimer son rejet de ce qu’il qualifie de «restrictions» à son travail.
Cette position fait suite au manque d’engagement sérieux du ministère de la Justice sur cette question, a indiqué le Barreau, soulignant sa volonté d’aller de l’avant pour «protéger le droit à la défense et exiger son respect ainsi que la levée de toutes les restrictions», rapporte Diwan FM.
Le Barreau a exprimé sa «profonde préoccupation et sa vive inquiétude» concernant ce qu’il a décrit comme des «violations du droit à la défense, qui sont devenues inacceptables et compromettent les conditions d’un procès équitable, allant jusqu’à empêcher et restreindre illégalement le droit de visite [aux prisonniers], en plus des restrictions imposées aux avocats et aux justiciables qui portent atteinte à leur dignité et aux garanties d’un procès équitable», lit-on dans la déclaration.
Le Barreau a déclaré que «les revendications des avocats sont légitimes et justifiées, et qu’il n’est plus tolérable de voir leur traitement sérieusement retardé», ajoutant, dans ce contexte, qu’une réunion des sections régionales de de l’Ordre des avocats se tiendra le 14 février 2026 afin d’approfondir la discussion sur les revendications des avocats et de déterminer les moyens de les satisfaire dans l’intérêt de la justice en Tunisie.
Le Conseil de l’Ordre des avocats a appelé tous les avocats, hommes et femmes, à être plus vigilants et à se préparer sérieusement à défendre les acquis de la profession, à satisfaire ses revendications légitimes et à protéger les droits.