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Tunisie ‑ Algérie : vers un moteur économique pour le Maghreb

La perspective d’un accord de libre-échange entre la Tunisie et l’Algérie pourrait transformer la dynamique économique de la région. Plus qu’un simple instrument commercial, il représente une opportunité stratégique pour stimuler l’investissement, créer des emplois et renforcer l’intégration économique du Maghreb. Les projets communs dans les énergies renouvelables, le numérique et les infrastructures logistiques offrent un terrain favorable à une coopération bilatérale concrète et structurante.

« Nous saluons les progrès accomplis par l’Algérie pour promouvoir l’investissement et la numérisation. Ces mesures facilitent les affaires et créent des opportunités concrètes pour les entreprises et les citoyens ». C’est ce que souligne Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, en visite à Alger.

Développement économique immédiat

  • Investissement et croissance : l’accès à un marché bilatéral élargi crée des opportunités dans l’énergie, l’agroalimentaire, les mines et les infrastructures.
  • Zones frontalières dynamisées : ces régions pourraient devenir des pôles économiques régionaux, générant emplois et services.
  • Compétitivité accrue : l’ouverture du marché incite les entreprises à innover et à améliorer la qualité des produits.

« Un accord de libre-échange pourrait transformer les zones frontalières en hubs économiques et attirer des investissements régionaux », note un analyste économique.

Inclusion sociale et PME

  • Emplois pour tous : jeunes et femmes bénéficient de nouvelles opportunités concrètes.
  • PME stimulées : les petites et moyennes entreprises peuvent exporter et développer leurs activités, favorisant une croissance plus équitable.
  • Accès aux biens et services : les consommateurs profitent de prix compétitifs et d’une diversité accrue de produits.

Signaux positifs : l’Algérie et laTunisie sur la même trajectoire

Selon Kristalina Georgieva, l’Algérie a réalisé des progrès significatifs dans l’investissement, la numérisation et la diversification économique, avec :

  • La création de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) et des lois favorables à l’investissement;
  • Le doublement des exportations hors hydrocarbures en cinq ans;
  • Une croissance résiliente en 2025 et une inflation en recul grâce aux investissements publics.

Elle souligne également le potentiel dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et le numérique, et l’importance des investissements dans les ports, les chemins de fer et la logistique. La Tunisie suit le même cap, avec des projets similaires dans le numérique et les infrastructures, ouvrant la voie à une coopération bilatérale stratégique.

« La complémentarité des initiatives tunisiennes et algériennes peut faire émerger un moteur économique régional, stimulant innovation, emploi et intégration », conclut un expert en économie maghrébine.

Effets durables pour le Maghreb

  • Stabilité économique : des échanges fluides limitent les déséquilibres et soutiennent une croissance partagée.
  • Intégration régionale : le partenariat pourrait servir de modèle pour renforcer le marché maghrébin.
  • Développement humain et territorial : investissements et infrastructures améliorent l’accès à l’emploi et aux services, tout en consolidant les capacités industrielles et logistiques.

Le partenariat Tunisie‑Algérie représente une opportunité stratégique majeure : stimuler l’emploi; attirer des investissements; et créer un moteur économique pour le Maghreb. Et ce, tout en renforçant l’intégration régionale et la complémentarité entre les deux économies.

Abdelwaheb Ben Moussa

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Algérie‑Émirats: fin de l’accord sur les vols?

L’Algérie vient de trancher sur ses liaisons aériennes avec les Émirats arabes unis. Ce samedi 7 février 2026, le pays a officiellement lancé la procédure pour rompre leur accord commun. L’agence APS et la radio nationale ont rapidement relayé l’information.

Ce texte encadrait leurs échanges depuis 2013. Pour s’en défaire, Alger a activé l’article 22 de la convention. Les autorités émiraties et l’Organisation de l’aviation civile internationale ont été notifiées par voie diplomatique.

Rien ne change pour les passagers dans l’immédiat. La direction de l’aviation civile émiratie confirme que les vols se poursuivent normalement. Le droit international prévoit en effet un préavis de douze mois avant la fin réelle du contrat. Les avions d’Air Algérie, d’Emirates et d’Etihad garderont donc leurs créneaux actuels pendant cette phase.

Si Alger reste discret sur ses motivations, le contexte politique pèse lourd. Plusieurs sources évoquent des frictions diplomatiques persistantes entre les deux capitales depuis plusieurs mois. Abou Dhabi n’a pas encore commenté ces tensions de manière officielle.

À l’issue de cette année de transition, tout dépendra des négociations. Sans un nouveau compromis, le cadre juridique actuel disparaîtra totalement. Il faudra alors reconstruire de nouvelles règles pour maintenir les lignes entre les deux pays.

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Sakiet Sidi Youssef : le sang comme serment fraternel

La Tunisie et l’Algérie commémorent, dimanche 8 février 2026, le 68e anniversaire des événements dits de « Sakiet Sidi Youssef » (gouvernorat du Kef), survenus  jour pour jour le 8 février 1958.

En réaction au soutien tunisien à la « Révolution algérienne« , une opération militaire menée par le colonisateur français le village frontalier de Sakiet Sidi Youssef avait fait 70 morts, dont des élèves, et 148 blessés parmi les civils tunisiens et algériens.

Cette attaque militaire fut alors considérée comme un « précédent grave » en raison de la répression violente exercée par la puissance coloniale contre les populations des deux pays. Elle renforça néanmoins l’esprit de résistance des deux peuples et suscita de vives réactions dans les milieux populaires et politiques, entraînant une vague de condamnations.

C’est ainsi que, le 8 février de chaque année, les deux pays commémorent ces événements au cours desquels les sangs tunisien et algérien ont coulé. En fait, ces événements ont marqué le démarrage d’une coopération forte et historique entre les deux pays, dans tous les domaines.

Dans ce cadre, la cheffe du gouvernement, Sarra Zâafrani Zenzri, et son homologue algérien, Sifi Ghrieb, vont présider, ce dimanche 8 février, la cérémonie commémorative en présence de membres des deux gouvernements, de l’ambassadeur d’Algérie en Tunisie et de plusieurs responsables régionaux.

Les deux pays soulignent l’importance de commémorer, chaque année, les événements de Sakiet Sidi Youssef, dans un contexte marqué par le renforcement des relations tuniso-algériennes, particulièrement ces dernières années.

A noter par ailleurs que la 23e session de la Haute commission mixte tuniso-algérienne, tenue le 12 décembre 2025 à Tunis, a constitué une étape importante pour suivre les réalisations accomplies, évaluer la coopération et explorer de nouvelles perspectives pour la renforcer davantage.

La Tunisie et l’Algérie aspirent aussi à consolider leurs relations, notamment en favorisant le développement des régions frontalières et l’amélioration des conditions de vie de leurs habitants, après la signature à Alger, le 4 octobre 2023, d’un mémorandum d’entente portant sur la création d’une commission bilatérale pour le développement et la promotion des zones frontalières, coprésidée par les ministres de l’Intérieur des deux pays.

La lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée et la contrebande constituent aussi des axes de coopération importants pour les deux pays.

Sur le plan du tourisme, à fin octobre 2025, plus de 3 millions d’Algériens ont visité la Tunisie, ce qui constitue une hausse de 8,2 % par rapport à 2024.

Quant au nombre d’entreprises tunisiennes implantées en Algérie, il serait de l’ordre 15, opérant notamment dans les composants automobiles, les produits de nettoyage et l’aluminium. Et 57 entreprises opèrent en Tunisie offrant près de 3 mille emplois dans les secteurs du textile et des industries métalliques et mécaniques.

En matière de transport, vingt-huit vols hebdomadaires sont assurés par Tunisair et Air Algérie. La ligne ferroviaire reliant les deux pays a été rouverte en mai 2024, et une liaison maritime est en cours d’étude.

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Sansal déchu de nationalité algérienne | Fausse rumeur ou mauvaise interprétation ?

Contrairement à ce qui a circulé ces derniers jours, Boualem Sansal, 76 ans, n’a pas été déchu de sa nationalité algérienne. L’écrivain franco‑algérien a tenu à clarifier la situation auprès du journal ‘‘Le Matin’’ et de Kamel Bencheikh : « Cette déchéance n’est, à ce stade, qu’une rumeur ».

Selon Sansal, cette information serait née à Alger, une semaine après sa libération, dans certains journaux locaux, avant de se propager rapidement sur les réseaux sociaux. L’écrivain explique qu’il a abordé ce sujet lors d’une rencontre avec des lycéens du 9ᵉ arrondissement de Paris, organisée par Valérie Pécresse, où une journaliste du Figaro, présente à l’événement, a relayé l’information en toute bonne foi.

Cette clarification met un terme à des spéculations qui avaient suscité un émoi international et relancé le débat sur la liberté d’expression et le traitement des intellectuels critiques dans le monde arabe. Boualem Sansal, dont l’œuvre interroge sans concession l’histoire et la politique, demeure donc à la fois Franco‑Algérien et citoyen de son pays natal, malgré les tensions passées avec les autorités algériennes.

Pour l’écrivain, cette affaire rappelle surtout la rapidité avec laquelle les rumeurs peuvent se transformer en «vérités» sur les réseaux sociaux, et l’importance de vérifier l’information avant de l’amplifier.

Djamal Guettala 

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Makhlouf visé par un mandat de dépôt, son audition reportée  

Un mandat de dépôt a été émis à l’encontre de l’ancien député de la coalition radicale Al Karama et avocat de son état, Seifeddine Makhlouf.

Le doyen des juges d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis a également accepté de reporter l’audition de Seifeddine Makhlouf à mars prochain, affirme Mosaïque FM, ce jeudi 5 février 2026, en citant une source proche du dossier.

On notera que Makhlouf a été présenté devant le magistrat dans le cadre de sa condamnation par contumace dans une affaire de falsification de documents pour quitter le territoire tunisien, ajoute la même source.

Pour rappel Seifeddine Makhlouf a été extradé d’Algérie et a été placé en détention sur ordre du procureur du tribunal de Tunis, et ce, en application de peines récemment prononcées à son encontre en première instance et en appel.

Y. N.

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Achat d’avions de combat russes : Alger sous la menace de sanctions américaines

Washington pourrait imposer des sanctions à l’Algérie en raison de l’acquisition par le pays de plusieurs avions de combat de fabrication russe; notamment des chasseurs de 5ᵉ génération Su-57 E et d’autres appareils avancés. Explications.

Dans les couloirs feutrés du Sénat américain, l’avertissement est clair et sans détour : l’achat d’armement russe par l’Algérie pourrait déclencher des représailles américaines; et ce, en vertu des dispositions de la loi CAATSA.

Ainsi, lors d’une audition consacrée à la lutte anti-terroriste en Afrique du Nord et les efforts « visant à préserver les intérêts américains dans la région »- laquelle s’est tenue mardi 3 février 2026 devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain- Robert Palladino, chef du Bureau des Affaires du Proche-Orient au Département d’État, a indiqué que les informations faisant état de l’acquisition par Alger de chasseurs russes « étaient bien connues des autorités américaines »,  qu’elles « suscitaient des préoccupations » et que ce type d’acquisition « pourrait déclencher une procédure de sanctions ». Lesquelles ?

« C’est un exemple de situation où les États-Unis auraient un problème », a-t-il ajouté. Tout en précisant que Washington usera de son influence, « souvent en privé », pour tenter de stopper ces acquisitions jugées « inacceptables ». De quoi s’agit-il ?

Une loi scélérate

En effet, le responsable américain a brandi l’arme fatale de la loi Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (CAATSA).A savoir : un cadre juridique ad hoc qui permet « de sanctionner des transactions militaires jugées significatives avec la Russie ».

A noter que cette loi fédérale- dont la cible principale est l’Iran, la Russie et la Corée du Nord- fut adoptée par le Congrès des Etats-Unis le 2 août 2017. Elle permet à l’administration américaine d’imposer des sanctions économiques et financières contre des pays qui réalisent des transactions considérées comme « sensibles », notamment dans les secteurs de la défense ou du renseignement. Pis : cette loi prévoit également des mesures telles que le gel d’avoirs, les interdictions de transactions ainsi que et les restrictions financières, afin de limiter le soutien matériel à ces secteurs stratégiques.

Soulignons que cette stratégie n’est pas une première : Washington l’a déjà utilisée contre Ankara pour l’achat de systèmes russes S-400; ainsi que contre d’autres pays pour leurs liens militaires ou énergétiques avec Moscou.

Toutefois, cette loi est considérée par plusieurs pays et acteurs internationaux comme une loi scélérate. Car elle abuse de l’extraterritorialité, impacte la souveraineté économique de pays tiers et contrevient au droit international.

Guerre de furtivité

Mais rappelons l’origine des tensions entre Washington et Alger. En février 2025, l’Algérie- qui dépend de l’industrie russe pour l’essentiel de ses équipements militaires, tels que les Su-30, MiG-29 ou systèmes de défense antiaérienne S-300/400- avait confirmé l’acquisition de chasseurs russes Su-57E. Il s’agit d’un avion de combat polyvalent furtif de cinquième génération qui se distingue notamment par son important camouflage face aux radars et aux systèmes optiques et infrarouges. Tout en laissant le pilote se concentrer sur l’accomplissement de missions tactiques.

Or, pour les États-Unis, il ne s’agit pas seulement d’un contrat entre deux armées; mais plutôt un signal politique et stratégique dans un contexte de rivalité globale avec la Russie. L’Algérie devenant ainsi le premier pays à se doter de ce modèle d’avion de chasse, le seul concurrent sérieux du mythique F 35 américain.

Enjeux géostratégiques

Notons qu’à Alger, les pressions américaines sont perçues comme une ingérence dans les affaires internes. Surtout dans un contexte où le pays cherche à équilibrer les influences extérieures entre grandes puissances. En mettant l’accent sur la souveraineté nationale en matière de défense, les autorités algériennes défendent leurs choix d’achat comme étant dictés par leurs besoins sécuritaires propres. Avec notamment la modernisation des forces armées et la capacité de dissuasion régionale; plutôt que par des alliances politiques.

Au final, ce choix reflète la volonté d’Alger de préserver sa souveraineté stratégique, tout en naviguant entre les grandes puissances, dans un environnement géopolitique de plus en plus complexe. Selon les experts militaires, l’achat d’avions de combat furtifs russes par l’Algérie constitue une décision stratégique lourde de conséquences : modernisation des capacités militaires; tensions potentielles avec les États-Unis sous la loi CAATSA; et contributions à un rééquilibrage des forces dans la région maghrébine.

Le tout dans un contexte d’escalade aérienne en Afrique du Nord, où le voisin marocain s’est engagé à son tour dans un plan d’acquisition de F-16 américains. Il s’en suit  une confrontation technologique qui positionne les deux armées de l’air rivales dans une logique de surenchère permanente pour la suprématie aérienne au Maghreb. Une course aux armements qui prend ses racines dans le conflit autour du Sahara occidental avec comme toile de fonds l’axe Alger-Moscou vs l’alliance contre nature entre Rabat, Washington et Tel-Aviv.

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L’Algérie, nouvelle star de la Méditerranée en 2026, selon NYT

L’Algérie vient de marquer un grand coup sur l’échiquier du tourisme mondial. Sa ville rayonnante, Oran, se hisse fièrement à la 7ᵉ place du prestigieux classement des destinations à découvrir en 2026, établi par le New York Times.

L’Algérie, la ville à découvrir en Méditerranée en 2026

Surnommée “La Radieuse”, la cité méditerranéenne a séduit le quotidien américain par son incroyable métamorphose. Ce n’est plus seulement un port historique; c’est aujourd’hui un épicentre culturel vibrant où l’on déambule entre galeries d’art; cafés branchés et concerts en plein air le long d’un front de mer totalement réinventé. Ce qui fait le sel d’Oran ? Son ADN unique, véritable carrefour où s’entremêlent les héritages ottoman; espagnol et français.

Le cru 2026 des “52 Places to Go”

Chaque année, la liste “52 Places to Go” du New York Times sert de boussole aux voyageurs en quête d’authenticité. Pour 2026, le journal a privilégié des lieux qui conjuguent dynamisme actuel et paysages à couper le souffle.

L’Afrique est d’ailleurs bien représentée dans ce palmarès:

  • Les Seychelles font rêver avec leurs plages préservées.
  • La Tanzanie impressionne par la biodiversité sauvage du cratère du Ngorongoro.

 

 

 

 

 

Un podium mondial de haut vol

Si Oran crée l’événement, elle partage l’affiche avec des géants du tourisme. Le trio de tête mondial pour 2026 se compose de Hokkaido (Japon), Barcelone (Espagne) et Bangkok (Thaïlande).

En s’imposant ainsi dans le top 10, l’Algérie confirme son nouveau statut : celui d’une destination méditerranéenne incontournable, offrant une alternative riche et originale aux circuits touristiques classiques.

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Pourquoi tout le monde parle des premiers Sukuk de l’Algérie ?

C’est une petite révolution qui vient de s’opérer dans le paysage financier algérien. Pour la toute première fois, l’État a fait le pari de la finance islamique à grande échelle; et le succès est au rendez-vous : 296,65 milliards de dinars (environ 2 milliards d’euros) ont été mobilisés par le Trésor public. Plus qu’une simple transaction, cette opération marque un tournant dans la manière dont le pays finance son avenir.

Pourquoi est-ce un événement historique ?

Jusqu’ici, le financement des grands chantiers nationaux reposait sur des mécanismes classiques. En lançant cette émission de Sukuk souverains, l’Algérie ouvre une nouvelle voie. Ces fonds ne dormiront pas dans des coffres; ils sont directement injectés dans le monde réel pour bâtir les infrastructures et les équipements publics de demain.

Comment ça marche concrètement ?

Contrairement aux obligations classiques, les Sukuk respectent les principes de la Charia:

Pas d’intérêts: le profit ne vient pas d’un taux d’intérêt, mais de l’utilisation d’actifs tangibles appartenant à l’État.

Un rendement concret: en investissant, les souscripteurs perçoivent une sorte de “loyer” (mécanisme de l’Ijara).

Accessibilité: depuis le 27 janvier 2026, cette opportunité est ouverte à tous: citoyens résidents ou non, ainsi qu’aux entreprises locales, via les banques et les assurances.

Les chiffres à retenir

Le Trésor a conçu un produit qui se veut attractif pour l’épargnant:

  • Une durée de 7 ans : un engagement à moyen terme pour stabiliser les projets.

  • Un rendement de 6 % net : un taux compétitif versé régulièrement.

  • Liquidité : les titres peuvent être revendus entre investisseurs, offrant une souplesse appréciable.

Une stratégie pour “sortir l’argent des matelas”

Au-delà du montant collecté, l’objectif est aussi sociétal. Le gouvernement souhaite ramener dans le circuit officiel l’épargne qui échappe encore au système bancaire. En proposant des outils en phase avec les convictions d’une large partie de la population, le ministère des Finances modernise le marché financier national tout en diversifiant ses sources de revenus.

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L’Algérie double sa constellation spatiale avec le lancement d’Alsat‑3B

L’Algérie franchit une étape historique dans l’espace. Le satellite Alsat-3B a été lancé le 31 janvier 2026. Une fusée chinoise a décollé du centre de Jiuquan. Elle a placé le satellite sur son orbite.

Ce succès s’ajoute à une autre mission récente. Le satellite Alsat-3A est parti seulement deux semaines avant. Ces deux appareils forment désormais une constellation technologique. Ils vont travailler ensemble pour observer la Terre..

Une souveraineté gravée dans l’orbite
Ce projet, fruit d’une collaboration étroite entre l’Agence spatiale algérienne (ASAL) et la Chine, va bien au-delà de la simple prouesse technique. En maîtrisant ses propres outils de télédétection, l’Algérie ne se contente plus d’acheter des données étrangères. Elle devient actrice de sa propre sécurité et de son développement, capable de prendre des décisions stratégiques en temps réel.
À quoi serviront ces “yeux” algériens?
Les satellites Alsat-3A et 3B offrent une vision d’une précision chirurgicale. Leurs missions touchent le quotidien de tous les Algériens: anticiper et gérer les séismes, les inondations ou les périodes de sécheresse, surveiller les ressources naturelles et l’évolution du climat, planifier plus efficacement l’aménagement du territoire et la cartographie nationale.

Un moteur pour l’économie et la jeunesse
Le secteur spatial africain est en pleine explosion, avec des prévisions atteignant près de 22,6 milliards de dollars dès cette année. Pour l’Algérie, investir dans le ciel, c’est aussi investir au sol.
En somme, avec la constellation Alsat-3, l’Algérie ne fait pas que surveiller la Terre, elle prépare l’avenir de son économie et de sa jeunesse, prouvant que le ciel n’est plus une limite, mais un nouveau terrain d’opportunités.

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Boualem Sansal élu à l’Académie française

Boualem Sansal vient d’entrer dans l’histoire : élu à l’Académie française par 25 voix sur 26, il succède à Jean-Denis Bredin et occupera le fauteuil numéro 3, autrefois celui de Marguerite Yourcenar, Georges Clemenceau ou du cardinal de Bernis. Une élection qui dépasse le simple honneur institutionnel : elle consacre une œuvre marquée par l’audace, la lucidité et la critique sans concession.

Djamal Guettala 

Depuis ses premiers romans jusqu’à ses essais les plus récents, Sansal n’a jamais renoncé à questionner l’histoire, la mémoire et les dérives du pouvoir. De ‘‘Le village de l’Allemand’’ à ‘‘2084. La fin du monde’’, il a affronté les silences imposés par la peur et la censure, traçant une écriture où l’engagement intellectuel se mêle à la littérature. Son regard critique sur l’Algérie post-indépendance, mais aussi sur les totalitarismes universels, lui a valu autant d’admiration que de controverses.

Cette élection survient quelques mois après sa libération d’Algérie, où il avait été condamné pour des propos jugés sensibles par les autorités locales. Sa mise en liberté, obtenue grâce à une médiation internationale et une grâce présidentielle, symbolise la valeur de la parole libre et le combat d’un écrivain contre les pressions politiques et l’intimidation. Dans ce contexte, son accession à l’Académie française prend une dimension morale autant que littéraire : elle affirme que la littérature ne se plie ni à la censure ni au silence.

Sous la Coupole, il recevra l’habit vert et l’épée de l’Immortel, symboles d’une institution qui, avec lui, réaffirme que la langue française continue de se nourrir de voix étrangères, critiques et universelles. L’Académie accueille une plume qui traverse les frontières et les générations, et qui rappelle que la littérature engagée, lucide et courageuse a sa place parmi les plus prestigieuses institutions de la francophonie.

Boualem Sansal devient un Immortel. Mais au-delà du titre, il demeure un écrivain qui parle aux consciences de son temps, un passeur de vérités parfois dérangeantes, un témoin de l’histoire et de ses dérives. Sa voix, désormais inscrite dans l’histoire de l’Académie, continuera de résonner comme celle d’un homme qui a choisi de dire, coûte que coûte, ce que beaucoup taisent.

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Ségolène Royal plaide à Alger pour la libération de Christophe Gleizes

En visite officielle en Algérie depuis le lundi 26 janvier 2026, l’ancienne ministre française Ségolène Royal, présidente de l’Association France‑Algérie, a obtenu l’autorisation de rencontrer le journaliste Christophe Gleizes, incarcéré dans la prison de Tizi‑Ouzou. La rencontre est prévue ce vendredi 30 janvier 2026, après que Royal a reçu une «réponse positive» du ministre de la Justice algérien. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Paris et Alger, tout en ouvrant une fenêtre de dialogue autour du cas du journaliste.

Djamal Guettala 

Christophe Gleizes, collaborateur des magazines français So Foot et Society, avait été arrêté le 28 mai 2024 à Tizi‑Ouzou alors qu’il réalisait un reportage sportif sur la Jeunesse Sportive de Kabylie. Condamné en juin 2025 à sept ans de prison ferme pour «apologie du terrorisme» et possession de publications «contre l’intérêt national», sa peine a été confirmée en appel en décembre 2025. Ses soutiens dénoncent une condamnation arbitraire, estimant qu’il n’a fait que son métier de journaliste.

Un environnement politique sensible

L’affaire a suscité une vive émotion en France, avec des appels à la mobilisation de Reporters sans frontières (RSF) et de syndicats de journalistes. RSF a dénoncé «une atteinte grave à la liberté de la presse» et a demandé l’intervention des autorités françaises pour obtenir une révision du dossier. La famille de Gleizes a, de son côté, déposé une demande de grâce présidentielle auprès du président algérien Abdelmadjid Tebboune et introduit un pourvoi en cassation pour tenter d’obtenir un nouveau procès.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large : près de 250 détenus d’opinion sont actuellement emprisonnés en Algérie. Parmi eux, certains, comme l’économiste Djelloul Slama, ont été arrêtés pour avoir critiqué la politique économique ou sociale du gouvernement. La détention de Gleizes illustre, selon ses soutiens, les risques encourus par les journalistes et les militants dans un environnement politique sensible.

Ségolène Royal, qui a rencontré mardi le président Tebboune, a souligné que le dirigeant algérien se montre «prêt au dialogue» dès lors que le respect et la considération sont présents du côté français. La discrétion de la famille et de l’avocat de Gleizes, saluée par Royal, a été un facteur déterminant dans l’obtention de cette autorisation exceptionnelle.

Une diplomatie de prudence et de respect

En parallèle, une mobilisation se poursuit en France, avec des rassemblements prévus à Paris, Toulouse, Lille, Perpignan et Montpellier. Une soirée de soutien organisée au Bataclan prévoit de reverser 100 % des bénéfices à RSF pour soutenir la campagne de libération de Gleizes.

Au‑delà de l’enjeu individuel, la visite de Royal a une portée symbolique : elle témoigne de la possibilité d’un dialogue diplomatique et humain, même dans un contexte de tensions, et attire l’attention sur la question de la liberté de la presse et des droits des journalistes étrangers en Algérie. Cette initiative pourrait également influencer les relations franco‑algériennes dans les semaines à venir, en montrant que des avancées sont possibles lorsque la diplomatie est menée avec prudence et respect.

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Retour sur la CAN Maroc | Un dernier carré qui ne tourne pas rond

Du rectangle au carré. Du vert du terrain à la brillance des médailles du dernier carré. Les demi-finales correspondent toujours à la distribution des récompenses suprêmes. Avec un podium particulier puisque, contrairement à d’autres disciplines, terminer quatrième d’une compétition en football s’assimile à remporter un succès d’estime auprès de la critique. Puis une finale rythmée ou non, prévisible ou imprévisible, est le summum de l’événementiel. Le deuxième week-end du mois de janvier a rassemblé les supposées quatre meilleures équipes de la CAN Maroc. Pourtant l’animation n’a pas aidé à fournir du très beau spectacle. Peut-on vraiment parler d’élite africaine ? Quel bilan général peut-on tirer de cette Coupe d’Afrique des Nations ?

Jean-Guillaume Lozato *

Éliminés respectivement par le Sénégal et le Maroc, l’Égypte et le Nigeria se sont retrouvés pour le match de classement du samedi. Pour un piètre 0-0. Non que la partie fût totalement endormante. Loin de là : en première mi-temps, les Égyptiens ont assuré un semblant de domination.

Deux derniers matches déconcertants

Cependant, et au fur et à mesure de la décompression en seconde période, un faux rythme s’est emparé des vingt-deux acteurs disposés sur la pelouse.

Dans les grandes lignes, les approximations se sont succédées. Le box to box a été le mot d’ordre, comme avec cette action du Nigeria de la douzième minute, envoyant son avant-centre puissant (1,90 m et 92 kg…) Akor Adams faire un tir cadré. Lorsque le rond central ne faisait pas office de ring pour une bataille stérile avec déchets techniques et fautes à retardement. Et l’Égypte, pourtant plus prometteuse aux matches précédents, est retombée dans ses travers anciens alors que son sélectionneur Hossam Hassan était parvenu à insuffler un instinct tactique à sa défense si bénéfique au reste de son onze. Tout ceci pour un 0-0 à la fin du temps réglementaire. Avec le bronze pour les Super Eagles vainqueurs aux tirs aux buts devant les Pharaons dont la star Mohamed Salah a raté son penalty.

Nous avons donc pu comprendre comment ces deux nations ne sont pas arrivées en finale ! Toutefois, le soulagement ne fut que temporaire, si on se réfère à ce qui allait se passer le lendemain.

Le dimanche soir a vu se confronter le Maroc et le Sénégal. Le pays hôte demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde au Qatar contre le détenteur du titre africain. Ce qui était pressenti comme une fête ne l’a été que partiellement. Une grande partie des 90 premières minutes de cette opposition a été une succession d’actions, avec le stress côté marocain et la tension côté sénégalais. La grande nervosité est intervenue vers les dix dernières minutes du temps réglementaire, pour s’installer durablement dans les prolongations et la confirmation d’un 0-0. Après des scènes de violence et le ridicule atteint à cause des enfantillages incessants des footballeurs sénégalais et de leurs supporters.

Avec une équipe sénégalaise qui termine première suite à une séance de penalties marqué par la contre-performance de Brahim Diaz, jusque-là excellent depuis le début de cette Coupe.

Une guerre froide version africaine

Africanité. Africanisme. Panafricanisme. Afrocentrisme. Panarabisme… Toutes ces théories ne se posent que comme des gadgets masquant et non palliant les incohérences d’un continent qui ressent soit les stigmates d’une post-colonisation, soit un retard structurel intrinsèque. Le Maroc l’a appris à ses dépens à travers certains comportements. Le monde l’a redécouvert.

Avant, lorsqu’une équipe africaine creusait davantage le canal menant au développement du foot de son continent d’affiliation, la population africaine dans son ensemble regardait ça avec bienveillance.

À présent, un vent de jalousie souffle avec rage vers les Lions de l’Atlas. Leur patrie est la cible de critiques non constructives, qui fusent comme un ballon dégagé grossièrement en touche sous une pluie battante. Et de la grossièreté nous sommes, hélas, passés à la vulgarité. Le concert de klaxons par des citoyens algériens à Alger en liesse a été lamentable. Comme en France, avec le comportement de supporters «DZ» en parfaite symbiose avec les injonctions formulées par l’influenceuse Sofia Benlemmane. Également les exactions de pseudo supporters et autres influenceurs feignant d’uriner dans des gradins.

L’ancien international algérien Ali Bencheikh, non content d’avoir relancé le débat quant à un supposé lobby «kabyliste», a accentué l’esprit de discorde. Le footballeur retraité reconverti en consultant télé a critiqué vertement le Maroc en tant que nation organisatrice dès que l’équipe nationale algérienne a été éliminée par son homologue nigériane. Quant aux médias sénégalais…

La principale chose à retenir de cette CAN c’est l’organisation marocaine. Avec des stades grandioses, des pelouses magnifiques et un accueil excellent vis-à-vis des supporters étrangers.

Si l’on tient compte de l’ensemble du tournoi, le Maroc méritait de gagner cette Coupe d’Afrique.

Le bilan que l’on peut tirer de cette CAN est une harmonisation des forces maghrébines et subsahariennes sur le terrain. Avec une Afrique du Nord dont les quatre représentants ont dépassé le premier tour.

L’Afrique du football a beaucoup démontré, mais il reste encore des choses à parfaire. Parmi ces choses, la gestion des contingences émotionnelles. Nous pourrons parler de réelle élite sur le plan du jeu, mais pas encore sur le plan comportemental. La confrontation maroco-sénégalaise a dépassé le cadre du terrain de jeu. Puis les excès médiatiques, venant notamment de l’Algérie, sont à bannir d’un contexte où doit primer l’esprit sportif exemplaire à destination des plus jeunes. Que ferait-on dans le cas d’une opposition hypothétique algéro-marocaine l’été prochain en Amérique du Nord ou bien à la prochaine CAN ? Sans parler du sélectionneur égyptien qui a présenté un argumentaire chancelant à propos de l’hôtellerie marocaine.

La meilleure réponse du Maroc est à venir. Sur les terrains de la prochaine Coupe du Monde, en cette année 2026. Et sur ses propres terres en 2030.

* Enseignant universitaire et analyste de football.

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La Tunisie cherche à faciliter une solution politique en Libye

La volonté de la Tunisie d’accueillir des réunions de haut niveau avec la participation de toutes les parties prenantes libyennes afin de promouvoir un cadre global et inclusif pour une solution politique à la crise dans ce pays est soutenue par les parties états-uniennes et nord-africaines.

Latif Belhedi

«Seuls les Libyens sont capables de déterminer leurs propres choix, conformément à la volonté du peuple libyen», a déclaré le président de la république Kaïs Saïed, selon un communiqué du Palais de Carthage publié le 26 janvier 2026. La Tunisie qui propose sa médiation entre les parties à la crise libyenne, offre d’accueillir un processus inclusif afin que «les Libyens puissent librement choisir leur avenir», a ajouté Saïed, qui a souligné, lors de deux rencontres distinctes, le même jour, avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, et son homologue égyptien, Badr Abdelatty, que la Tunisie «possède toutes les capacités et l’expertise nécessaires pour traduire la volonté du peuple libyen en réalité».

Une conférence inter-libyenne à Tunis

S’adressant au ministre algérien, Saïed a réaffirmé la position adoptée par la Tunisie depuis 2020, selon laquelle «la solution à la crise en Libye ne peut être que libyenne-libyenne». Le chef de l’État a également noté que «l’internationalisation des questions nationales ne fait que les compliquer davantage », précisant que «les consultations sont importantes, mais elles ne constituent pas une fin en soi, mais plutôt un outil pour aider le peuple libyen à réaliser ses aspirations, car il est le seul à pouvoir décider de son propre destin sans ingérence extérieure». Le chef de l’État a expliquéà Attaf que, selon lui, « seuls les Libyens sont capables de prendre leurs propres décisions conformément à la volonté du peuple libyen », réaffirmant « l’engagement de la Tunisie envers l’unité, la sécurité et la stabilité de la Libye ».

Le peuple libyen est «capable de construire lui-même l’avenir qu’il souhaite», a déclaré le président tunisien, recevant le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelaty, au palais présidentiel de Carthage. Il a confirmé que la situation en Libye est «une question exclusivement nationale, et non internationale». Selon le président tunisien Saïed, «l’administration en place depuis 2011 n’a pas répondu aux aspirations du peuple libyen en matière de sécurité, d’unité et de stabilité». Dans ce contexte, le chef de l’État a réaffirmé «la volonté de la Tunisie d’accueillir une conférence inclusive, où les Libyens pourront librement choisir les solutions qu’ils jugent les plus appropriées».

Les Etats-Unis à la manœuvre

L’importance de trouver une solution politique interne en Libye, par le consensus et le dialogue entre les différentes composantes de la scène politique, était également au cœur des discussions entre le ministre des Affaires étrangères, Mohammed Ali Nafti, et le conseiller principal du président américain Donald Trump pour les affaires arabes, le Moyen-Orient et l’Afrique, Massad Boulos, le 26 janvier, lors d’une visite officielle en Tunisie après des passages à Tripoli et Benghazi.

La Tunisie, selon un communiqué de presse, a confirmé «son engagement à continuer de soutenir les efforts visant à parvenir à l’accord politique nécessaire en Libye».

Dans ce contexte, M. Boulos a exprimé son soutien à la réunion du Mécanisme consultatif tripartite sur la Libye avec l’Égypte et l’Algérie. Kyle Liston, secrétaire d’État adjoint par intérim pour l’Afrique du Nord et la péninsule arabique, David Linfield, chef de cabinet de M. Boulos, et Bill Bazzi, ambassadeur des États-Unis en Tunisie, ont participé à cette réunion. Suite à l’arrivée récente de l’ambassadeur Bill Bazzi à Tunis, «les États-Unis se réjouissent de renforcer leur coopération économique et sécuritaire avec la Tunisie et de travailler ensemble à la recherche de solutions aux défis régionaux», a déclaré le conseiller du président Trump dans un message publié sur X, avant de quitter Tunis pour Alger.

Par ailleurs, Nafti, Attaf et Abdelatty ont publié une déclaration commune à l’issue de la réunion tripartite qui s’est à Tunis, en présence de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Libye et cheffe de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul), Hannah Tetteh.

Unité territoriale et protection des ressources

Dans leur déclaration, les trois ministres ont souligné que «l’intérêt suprême de la Libye et des Libyens est au cœur du processus tripartite, qui vise à soutenir et à renforcer tous les efforts régionaux et internationaux pour répondre aux aspirations du peuple libyen grâce à une solution politique globale garantissant l’unité du territoire et la protection des ressources nationales». Ils ont réaffirmé que «la pleine appropriation du processus politique par le peuple libyen est un principe fondamental et inviolable, et que la solution doit être menée par les Libyens, sans exclure aucune partie». Ils ont précisé que l’objectif ultime est de «construire un État uni doté d’institutions stables, capable d’assurer la sécurité, le développement et la prospérité, ainsi que de préserver les ressources du pays».

Plus précisément, Nafti, Attaf et Abdelatty ont appelé toutes les parties libyennes à «privilégier le dialogue, à surmonter les divisions et à œuvrer pour l’unification des institutions militaires et de sécurité», tout en soutenant les travaux du Comité militaire conjoint.

Les ministres tunisien, algérien et égyptien ont également appelé à «intensifier les efforts pour organiser des élections présidentielles et législatives simultanées, mettre fin aux divisions et renforcer les institutions de l’État ».

La déclaration en douze points souligne la nécessité de préserver la Libye des rivalités régionales et internationales et de rejeter toute ingérence étrangère dans ses affaires intérieures, afin de permettre aux Libyens de définir et d’approuver librement leurs propres accords. Dans ce contexte, l’appel au retrait des mercenaires et des combattants étrangers de tout le territoire libyen a été réitéré. Les ministres ont également exprimé leur volonté de «consulter les dirigeants libyens» et ont insisté sur l’importance de «renforcer les liens économiques internes pour favoriser un développement socio-économique global», créant ainsi un «environnement propice» à la conclusion d’un accord politique.

Enfin, la déclaration souligne que «la sécurité et la stabilité de la Libye sont étroitement liées à la sécurité arabe et à la stabilité de la région sahélienne», et appelle à une intensification des consultations et de la coordination régionales.

Les ministres des trois pays voisins de la Libye ont également réitéré la nécessité d’un «plan d’action clair pour une solution politique libyenne-libyenne sous les auspices des Nations Unies, avec des phases définies et intégrant toutes les mesures pratiques demandées par le peuple libyen».

La volonté de la Tunisie d’accueillir des réunions de haut niveau avec la participation de toutes les parties prenantes libyennes afin de promouvoir un cadre global et inclusif pour une solution politique à la crise a également été saluée.

La Libye demeure plongée dans une profonde instabilité politique et institutionnelle, caractérisée par la présence de deux centres de pouvoir parallèles et parfois opposés, l’un à l’ouest (Tripoli) et l’autre à l’est du pays (Benghazi), et par l’absence d’une autorité centrale unifiée. Le processus politique mené par l’Onu progresse lentement, tandis que les groupes armés, les acteurs extérieurs et les intérêts régionaux continuent d’influencer le paysage sécuritaire. Malgré des périodes de calme relatif, des tensions latentes persistent, de même que des difficultés à organiser des élections nationales et un équilibre fragile qui rend incertaine la voie vers une stabilisation durable.

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Saïd Mekbel | Un journalisme debout face à la peur

Plonger dans ‘‘Saïd Mekbel – Chroniques d’une vie (1963-1994)’’ (Éditions Chiheb, Alger, 2025), c’est entrer dans un monde où écrire relevait autant de courage que d’engagement. Ce livre, établi par son fils Nazim Mekbel, rassemble près de deux cents billets choisis parmi les quelque 1 500 textes écrits par Saïd Mekbel, sous les pseudonymes El Ghoul puis Mesmar Dj’ha, accompagnés de dessins, photographies et notes manuscrites, offrant une mémoire visuelle et intime de l’homme.

Djamal Guettala 

Pour ma part, j’ai reçu le livre deux jours avant ma rencontre avec Nazim Mekbel à la librairie L’île aux Mots à Marseille. Recevoir un livre édité en Algérie procure toujours une joie particulière, mais celui-ci avait une dimension intime et inédite : il m’a permis de découvrir ce que je ne connaissais pas de l’homme, ses billets écrits avant ma naissance, pendant mon enfance et ma jeunesse. Relire tout cela aujourd’hui, en tant qu’adulte contribuant moi-même comme chroniqueur au Matin d’Algérie, c’est percevoir le journalisme dans un temps où la peur et la violence façonnaient chaque mot.

La plume qui traverse le temps

Saïd Mekbel débute sa carrière à Alger Républicain, critique de cinéma, puis chroniqueur satirique. Avec la création du quotidien Le Matin, il adopte le pseudonyme Mesmar Dj’ha – le « clou qui dérange partout où il est planté ».

Son style, à la fois ironique et incisif, est illustré par la chronique suivante :

Billet choisi “Et mon stylo ?”

« Hier, dans un autobus bondé, je me trouvais debout près d’un jeune homme d’une trentaine d’années, visiblement soucieux d’impressionner une jeune fille. À un moment, il prétend être Mesmar Dj’ha, alias Saïd Mekbel, et assure user d’un pseudonyme pour publier ses billets. Pour appuyer ses dires, il énumère plusieurs titres, récite même un de mes textes. La jeune fille, surprise et admirative, lui dit qu’elle lit Mesmar Dj’ha tous les jours. Comblé, l’homme griffonne un autographe au dos d’une carte :

— « À Saïd Mekbel, fraternellement, Mesmar Dj’ha », me dit-il en me tendant la carte.

Je décline mon identité. L’histoire pourrait s’arrêter là, mais à l’arrêt suivant, le prétendu admirateur accompagne la jeune fille… et emporte le stylo que j’avais posé dans ma pochette.

Le stylo, simple objet, devient symbole : celui d’une plume admirée, imitée, mais que l’on ne peut usurper. Et moi, auteur véritable, je reste spectateur de ma propre légende. »

Les carnets et les dessins

Au-delà de l’humour et de l’observation sociale, Mekbel tenait un carnet manuscrit glaçant en 1994, où il consigne les assassinats, de journalistes, d’ingénieurs, de civils :

« 27 oct 1994 : Benchour Med Salah, journaliste à l’APS, assassiné à Baraki…

18 octobre 1994 : Deux ingénieurs, un Italien et un Français assassinés dans la région de Khenchela… »

Ces listes, mécaniques et précises, racontent la terreur et le poids du quotidien. Le 3 décembre 1994, le GIA revendique son assassinat via un tract faxé à la rédaction du Matin, signé Mohammed Saïd : « Mekbel, mécréant notoire… renégat… propagandiste du pouvoir…

La plume de Saïd Mekbel illustre parfaitement la mort. Il est responsable de la mort de dizaines de milliers d’innocents. »

Dans ces carnets, les dessins prolongent la plume :

«Avril 1991 – schéma d’atome pour illustrer la logique électorale : siège de député au noyau, candidats gravitant autour.

Novembre 1990 – un couple face à la pénurie, mimant l’absurde quotidien.

Juin 1990 – critique de l’absurdité politique : « ‘voter contre sans être pour  » ou  »voter pour sans être avec » ».

Chaque croquis est une chronique graphique, un regard acéré sur la société.

L’ultime témoignage

Ironie tragique : le dernier billet, publié le jour de son assassinat, est un témoignage poignant et universel : « Ce voleur qui, dans la nuit, rase les murs pour rentrer chez lui, c’est lui.

Ce père qui recommande à ses enfants de ne pas dire dehors le méchant métier qu’il fait, c’est lui.

Ce mauvais citoyen qui traîne au palais de justice, attendant de passer devant les juges, c’est lui…

Cet individu pris dans une rafle de quartier et qu’un coup de crosse propulse au fond du camion, c’est lui.

C’est lui qui, le matin, quitte sa maison sans être sûr d’arriver à son travail. Et lui qui quitte, le soir, son travail sans être certain d’arriver à sa maison.

Ce vagabond qui ne sait plus chez qui passer la nuit, c’est lui.

C’est lui qu’on menace dans les secrets d’un cabinet officiel, le témoin qui doit ravaler ce qu’il sait, ce citoyen nu et désemparé…

Cet homme qui fait le vœu de ne pas mourir égorgé, c’est lui.

Ce cadavre sur lequel on recoud une tête décapitée, c’est lui.

C’est lui qui ne sait rien faire de ses mains, rien d’autre que ses petits écrits, lui qui espère contre tout, parce que, n’est-ce pas, les roses poussent bien sur les tas de fumier.

Lui qui est tous ceux-là et qui est seulement journaliste. » (Saïd Mekbel, 3 décembre 1994).

Ce texte est un testament, une démonstration de courage et de lucidité, et l’ultime hommage aux victimes dont il parlait chaque jour.

Entre mémoire et présent

Le livre est également un album visuel : Mekbel enfant à l’école Maudet, Béjaïa ; à Alger Républicain avec Henri Alleg et l’équipe de journalistes ; réunions du Matin, soirées, cartes de presse depuis 1963 ; dernière photographie connue, quelques jours avant son assassinat, au restaurant El Bahdja, Alger.

Dans son épilogue, Nazim Mekbel explique sa démarche : « Le tri par thèmes, la contextualisation de chaque chronique… Un tel ouvrage n’est jamais terminé, ainsi va l’écriture de l’histoire. » Il ajoute : « Ses manuscrits du dernier trimestre 1994 apportent un éclairage précieux… Ils lèvent le voile sur son combat et sa survie en tant que citoyen et journaliste libre. »

Recevoir ce livre à Marseille, juste avant notre rencontre à la librairie L’île aux Mots, m’a rappelé que certaines plumes, une fois brisées, ne se remplacent pas. Mais elles demeurent, vivantes dans les mots, dans les billets, dans les dessins et dans le regard des lecteurs.

Relire Mekbel aujourd’hui, c’est entendre sa voix ironique et lucide, traverser l’histoire de l’Algérie contemporaine, sentir l’engagement et le courage qui continuent de nourrir le journalisme.

‘‘Saïd Mekbel – Chroniques d’une vie (1963-1994)’’ est un document vivant, un acte de mémoire et une leçon de résistance, indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à la presse, à l’histoire et à la vérité.

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Amnesty international exige l’abandon des charges contre Seifeddine Makhlouf  

​L’organisation de défense des droits humains, Amnesty international, a vivement réagi au refoulement de l’Algérie vers la Tunisie de l’ancien député Seifeddine Makhlouf.  

Selon Amnesty International, le transfert forcé de Seifeddine Makhlouf constitue une entorse grave aux piliers du droit international, lit-on dans un communiqué publié ce lundi 26 janvier 2026, en indiquant que l’ancien député est demandeur d’asile officiellement enregistré auprès du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), et qu’il bénéficiait d’un statut qui aurait dû, en théorie, le protéger de toute extradition prématurée.

​« Aucun individu ne doit être remis à un État où il risque la persécution, la torture, la détention arbitraire ou un procès inéquitable, particulièrement lorsque sa procédure de protection internationale est encore en cours. », indique l’organisation en rappelant ici le principe de non-refoulement.

​Amnesty International a également exprimé son refus de voir « la coopération sécuritaire entre États ou la gestion des frontières transformées en outils de répression transfrontalière », en soulignant la nécessité de définir les responsabilités afin d’éviter que de telles pratiques ne se reproduisent, garantissant ainsi la dignité des demandeurs d’asile.

La même source a appelé l’Algérie à garantir ​« qu’aucun demandeur d’asile ne soit soumis au refoulement forcé et assurer le droit à des procédures légales régulières, incluant le droit de recours effectif» et la Tunisie à ​« abandonner toutes les charges liées à l’exercice par Seifeddine Makhlouf de ses droits fondamentaux et lui garantir toutes les conditions d’un procès équitable».

Rappelons que Seifeddine Makhlouf extradé d’Algérie, a été arrêté en Tunsiie et placé détention le 18 janvier sur ordre du procureur du tribunal de Tunis, et ce, en application de peines récemment prononcées à son encontre en première instance ainsi que par la Cour d’appel de Tunis notamment une peine de 5 ans de prison par contumace, prononcée par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis

Y. N.

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Stellantis choisit l’Algérie pour sa première usine de véhicules Opel

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Algérie : Construction de la première voie ferrée de transport de charges lourdes en plein désert

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Pétrole: L’Algérie et 7 autres pays décident d’augmenter leur production !

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