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Santé et assurance maladie: vers un modèle hybride au service du patient

Santé et assurance en Tunisie : construire un modèle hybride au service des patients.  Telle est la rencontre-débat organisée par la Chambre de commerce tuniso-française, ce jeudi 5 février 2026.

Une chose est sûre : les enjeux de la santé sont économiques, sociaux et de compétitivité. La santé reste prioritaire dans la collaboration tuniso-française. L’objectif est un dialogue apaisé reliant santé et économie, comme le COVID l’a démontré : un problème sanitaire paralyse l’économie mondiale. Cette rencontre vise une réflexion prospective, loin des débats stériles, avec des solutions concrètes.
Les dépenses directes des ménages représentent près de 40% des dépenses de santé en Tunisie (l’OMS recommande moins de 20%). Les assurances complémentaires ne couvrent que 3%. Pour les maladies chroniques, principale cause de mortalité, la Tunisie consacre moins de 2% (OCDE : environ 12%). Le véritable indicateur de performance est le « out-of-pocket » du patient, qui risque la faillite pour se soigner. Question centrale : comment bâtir un modèle d’assurance maladie équilibré, préservant la solidarité, sécurisant les parcours de soins et associant intelligemment acteurs publics et privés ?

Molka El Moudir, vice-présidente du Syndicat des pharmaciens d’officine (SPOT), souligne que plus de 59% des dépenses directes des ménages concernent les médicaments. Acteur de proximité, le pharmacien observe l’impact réel des mécanismes d’assurance. Le tiers payant est devenu inviable : depuis 2016, les officines financent la CNAM par des crédits bancaires ; en 2025, les retards atteignaient 180 jours, entraînant une rupture en décembre pour préserver la continuité des soins. Cela perturbe toute la chaîne : déficit de la PCT, perte de crédibilité internationale, cessation de paiement des officines (surtout rurales). La CNAM est devenue « la banque de la santé ».
Les modes actuels – remboursement (délais de 3-6 mois, renonciations aux soins), tiers payant (refus faute de trésorerie), filière publique – montrent leurs limites. Solution proposée : un modèle hybride complémentaire au socle public, avec des règles claires (qui paie quoi ? quels délais ?), via une phase pilote pour réduire le reste-à-charge. Le patient doit rester central, avec un accès équitable à des soins modernes. Les pharmaciens ne sont pas des banques, mais des conseillers.

De son côté, Dr Samir Cherourou, porte-parole de l’Ordre national des médecins, note que la Tunisie fait face à la migration des jeunes médecins, au vieillissement démographique et à un exporting pharmaceutique faible. La CNAM représente 6,75% des revenus + 5,5% du budget de l’État, mais les 40% d’out-of-pocket choquent encore. Si la CNAM a progressé (couverture de la classe moyenne, maladies chroniques, espérance de vie), elle souffre du non-transfert des fonds par les autres caisses sociales (seulement 1/5 des fonds dus). Le dialogue sociétal de 2017 appelait à une assurance universelle (alors que 1/3 de la population en est exclue).
Il insiste sur l’évidence du partenariat public-privé pour contrer les déserts médicaux et les coûts des dispensaires. Solutions : assurance universelle solidaire, complémentaires santé, bonne gouvernance (comptabilité publique défaillante). L’argent global est suffisant, mais mal géré.

Pour sa part, Hafedh Lamouri, expert en droit du travail et de la sécurité sociale, précise que la CNAM est excédentaire comptablement (900 MD), mais déficitaire en réalité : cotisations non transférées par la CNSS/CNRPS (priorité aux pensions). La chaîne est bloquée : CNAM ne paie pas les hôpitaux (600 MD/an), pharmaciens, grossistes ni PCT (déficit de 4 MM). Réforme en cours (idées) : caisse de recouvrement directe ; 60% optent pour le public malgré ses failles ; 2 millions de non-couverts (dont 650 000 chômeurs en 2025). Les pensions basses (< 5 000 D/an pour 75%) forcent le tiers payant. Sa solution  consiste à une réforme profonde unifiant les caisses de retraite (CNRPS/CN SS), taxes parafiscales (tabac, alcool, pollution) directes à la CNAM, prévention (vaccins, check-ups), et relèvement des plafonds trop bas (24 affections longues). Équilibre actuariel sur 30 ans.

Mondher Khabcheche, président de la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance (FTUSA), décrit un secteur avec 24 sociétés (15 en santé), régulé par la CGA. Chiffre d’affaires : 8 800 MD ; provisions : 8 800 MD. La branche santé est déficitaire (-25 MD en 2022, -5 000 D récemment), malgré la rentabilité commerciale. Autrement dit, il est important que la retraite et la santé soient interconnectées ; pyramide des âges inversée (2,3 actifs/retraité) ; espérance de vie féminine plus longue.

La couverture des assurances groupe, individuelle et internationale reste insuffisante, entraînant des fuites de fonds vers l’étranger. Le ratio sinistres/primes, comparable à celui de l’automobile, reflète une logique de consommation plutôt que de risque pur. À titre d’exemple, le Chili atteint 20% de couverture privée et la France 13%.

Pour des solutions à court terme, Mondher Khabcheche propose des niches fiscales similaires à l’assurance-vie (déduction de 100 000 D, rendement net de 6-7%), tout en restant optimiste sur les partenariats public-privé (PPP) et l’équilibre du secteur via la prévention.

Vers la fin du débat, les panélistes convergent vers un consensus clair : prioriser le socle public pour les maladies chroniques et les populations vulnérables, tout en développant un modèle hybride complémentaire avec des règles précises et une phase pilote. Ils appellent également à des réformes structurelles, incluant une couverture universelle, une meilleure gouvernance et une prévention renforcée, en plaçant toujours le patient au centre des préoccupations. Les différences entre secteurs public et privé sont soulignées : le public est excédentaire en santé grâce à des prestations limitées, mais déficitaire en retraites ; le privé présente l’inverse, avec une capitalisation viable en retraites mais une santé traitée comme une consommation courante.

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Tunisie-BEI : coopération renforcée pour le développement

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a rencontré dans la journée du mercredi 4 février 2026 Ulrich Brunnhuber, chef du département secteur public Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi qu’Anna Barone, la nouvelle directrice du bureau BEI en Tunisie.

Cette rencontre a servi à présenter la nouvelle responsable, à évaluer la coopération financière et technique en cours, les progrès des projets phares, et les perspectives à venir.

Samir Abdelhafidh a insisté sur l’importance de ce partenariat, qu’il souhaite approfondir en alignement avec les priorités tunisiennes et le plan de développement 2026-2030. Il a salué les financements de la BEI dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, les transports, les infrastructures hydriques et le soutien au secteur privé.

Ulrich Brunnhuber a réitéré l’engagement de la BEI à intensifier cette collaboration pour soutenir les objectifs tunisiens. Ravis des avancées récentes dans l’exécution des projets et l’utilisation des lignes de crédit pour les PME, il a appelé à renforcer les consultations bilatérales pour accélérer les programmes et financements futurs.

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La BEI a investi 398 M€ dans la 5G tunisienne en 2025

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a investi un record de 2,8 milliards d’euros dans 65 projets répartis sur six économies de la région sud et est de la Méditerranée (SEMED) Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Tunisie et Cisjordanie/Gaza en 2025, renforçant ainsi son soutien ferme aux économies partenaires dans des temps difficiles. Au total, 70 % des investissements de la BERD dans la région ont été destinés au secteur privé.

Ce chiffre record pour 2025, qui a fait de la région SEMED le troisième plus grand bénéficiaire régional des investissements de la BERD l’année dernière, fait suite à un investissement total de 2,4 milliards d’euros dans ces économies en 2024.

La BERD a également mobilisé un record de 747 millions d’euros d’investissements privés dans la région en 2025, contre 514 millions d’euros l’année précédente.

De son côté, la BEI a réalisé des investissements importants en Tunisie en 2025, avec 398 millions d’euros investis dans 12 projets.
Cela inclut une première tranche de 50 millions d’euros d’un prêt lié au développement allant jusqu’à 190 millions d’euros accordés à Tunisie Telecom. Ce prêt permettra à l’entreprise de moderniser son réseau mobile de la 4G vers la 5G, d’étendre son réseau de fibre optique (pour connecter jusqu’à 200 000 foyers à ce réseau) et de développer de nouvelles normes en matière de cybersécurité.

Selon le communiqué, avec le soutien de l’UE, la BEI a également réalisé son premier investissement en Tunisie dans le cadre du programme Youth in Business, en accordant un prêt de 15 millions de dinars tunisiens à Enda pour soutenir les micro-entreprises et les PME dirigées par des entrepreneurs de moins de 35 ans.

Par ailleurs, une nouvelle Facilité de financement de l’économie verte soutenue par l’UE propose 59 millions d’euros de prêts aux institutions financières locales pour des projets d’efficacité énergétique, d’énergie renouvelable, d’adaptation au climat et d’économie circulaire, avec un soutien supplémentaire en couverture de change de la part de TCX.

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Analyse : la chute politique de Saïf al-Islam selon Sami Jallouli

Que sait-on de Saïf al-Islam Kadhafi, l’homme libyen ? Pour cerner son parcours, le politologue Sami Jallouli apporte un éclairage précieux via son récit publié sur Facebook.

Sous le titre évocateur « La fin prématurée ! « , Sami Jallouli, qui a connu la Libye de près avant 2011 grâce à ses visites professionnelles, dresse une vision claire de la scène politique, économique et sociale de l’époque. Il affirme que Saïf al-Islam Kadhafi n’a pas été éliminé politiquement hier, mais que sa fin a réellement commencé avec le lancement de son programme de réformes « Libye demain ».

Il précise dans ce contexte :  » “Les chats dodus”… C’est ainsi que Saïf al-Islam a commencé sa guerre contre la corruption en Libye en 2008. Je me souviens bien du grand débat qu’a suscité la réunion massive qu’il a présidée dans une salle de sports, qualifiant les symboles du vieux camp de “chats dodus”. Mes amis libyens me parlaient avec un optimisme prudent des contours de cette nouvelle phase.  Saïf al-Islam s’est lancé dans un plan de modernisation de la capitale Tripoli. « Et lorsque vous vous promeniez dans ses rues, des phrases attiraient votre attention, écrites sur les murs des bâtiments : “Démolition pour cause de développement”… Et parallèlement à l’intérieur, il a tissé des relations étendues avec de grandes capitales internationales, au point que le Forum de Davos lui a adressé une invitation officielle pour sa session 2011… qu’il n’a pas pu honorer en raison du changement des données politiques…  »

Il ajoute : « Saïf al-Islam a mené un processus de réconciliation audacieux avec des dirigeants islamistes, en tête desquels Abdel Hakim Belhaj, qui a publié à l’époque des révisions intellectuelles dans un livre. Même Ali Salabi lui a accordé un espace via un programme sur la chaîne libyenne détenue par Saïf al-Islam. Il a également réussi à attirer des opposants comme Suleiman Dogha et Faiiz Serry pour gérer la “Société Al-Ghad pour les services médiatiques”, qui possédait la chaîne Al-Libya et le journal Oureïna…  »

Avant de souligner :  » Saïf était sur le point de lancer des projets dans tous les domaines et semblait sérieux dans la conduite d’une phase de modernisation de l’État, mais il s’est heurté à une résistance violente de la part de la “vieille garde” entourant son père. Le début du clash a eu lieu lors de la visite surprise de Kadhafi à l’aube en 2009 au siège de la chaîne “Al-Libya” appartenant à la Société Al-Ghad, qu’il a décidé de nationaliser. Cela est survenu après une plainte de Hosni Moubarak, car la chaîne avait franchi les lignes rouges avec une audace inédite pour le régime. Et le coup fatal a été quand Saïf al-Islam a accueilli le journaliste égyptien Hamdi Qandil pour diffuser son célèbre programme “Crayon de plomb” depuis Tripoli…  »

Et de poursuivre : « À l’époque, Saïf al-Islam n’a pas réalisé que son attaque contre les clercs du régime jamahiriya, en particulier le trio : Ahmed Ibrahim (cousin de Kadhafi), Mahdi Embirsh et Faraj Boudebous, lui coûterait non seulement son avenir politique, mais la fin du régime tout entier. Ces hommes voyaient en Saïf une menace pour les piliers de la tente et un danger réel pour le système en place. Ils le considéraient comme un libéral qui démantèlerait leur héritage, car il apparaissait comme le leader d’une Libye totalement différente de celle fondée par Kadhafi et ses compagnons. C’est pourquoi je peux dire : Saïf al-Islam n’a pas été assassiné hier, mais son ambition a été assassinée avant 2011.  »

Jallouli conclut : « Je ne parlerai pas de ce qui s’est passé après cette date, car c’est une période soumise à d’autres critères. Mais malgré la complexité de la scène actuelle, mon seul espoir reste que le peuple libyen, dans toutes ses composantes, parvienne à une réconciliation complète et véritable… « 

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Stéphane Allain: « La Zlecaf, levier clé pour un marché durable »

Au-delà des infrastructures et flux optimisés, la Zone de libre-échange continentale libère ressources, compétences et potentiel démographique des petits marchés. Loin du protectionnisme, elle catalyse partenariats publics-privés, commerce intra-africain fluide et croissance durable via hubs régionaux. Stéphane Allain, Fondateur d’AS Biz Dev, accompagnant les entreprises dans l’optimisation de leur performance commerciale et opérationnelle, en combinant stratégie, outils digitaux et automatisation. Ainsi il  décrypte les dynamiques positives favorisant le commerce  Europe-Afrique. Interview : 

Quelle barrière culturelle ou réglementaire priorisez-vous sur les marchés africains via la Tunisie ? Disposez-vous d’études ou de retours terrain pour la quantifier ?

Malgré son positionnement géographique et historique idéal, la Tunisie gagne à renforcer son orientation vers l’Afrique subsaharienne, aux côtés de ses liens traditionnels avec l’Europe et le Golfe. Ce potentiel culturel et identitaire s’appuie sur une meilleure connaissance des réalités locales et une approche relationnelle solide du commerce. La ZLECAf représente une opportunité stratégique majeure pour structurer ces échanges à long terme.

La Tunisie comme plateforme de co-production et d’accès aux marchés africains ?

Pour les PME françaises, l’Afrique offre un espace prometteur de création de valeur durable. La Tunisie brille par ses atouts : savoir-faire industriel reconnu (automobile, aéronautique, électronique), main-d’œuvre qualifiée, proximité culturelle avec l’Europe et insertion aisée dans les chaînes de valeur régionales. Le modèle gagnant évolue vers des chaînes africaines intégrées – production, assemblage, transformation, distribution où la valeur reste en partie sur le continent pour booster investissements, montée en gamme et consommation locale.

Quels sont les vrais leviers logistiques et infrastructurels ?

Dotée d’infrastructures adaptées, la ZLECAf atteindra pleinement son opérationnalité. Déjà, des flux intra-africains optimisés par des hubs directs diminuent délais et coûts. Le développement régional repose sur des ports performants, des lignes maritimes et aériennes directes, ainsi que des investissements publics via des PPP. Les États assurent un rôle pivotal pour garantir des échanges fluides et sécurisés à long terme.

 

Pour les PME françaises : quelle stratégie progressive ?

L’Afrique offre un marché accessible aux PME européennes, à condition d’adopter une méthode structurée. Visez 10-30% de votre CA export via une implantation progressive : adaptation des produits, respect des normes locales et construction de réseaux de confiance. L’objectif ? Une présence durable, ancrée dans des partenariats locaux et une croissance mesurée.
La souveraineté africaine s’épanouit par l’intégration régionale et mondiale, loin du protectionnisme. Les petits marchés atteignent une masse critique grâce à la ZLECAf, libérant ressources, compétences et potentiel démographique.

Concrètement, quelle contribution peut renforcer ces liens, notamment avec l’Afrique de l’Ouest ?

La ZLECAf crée un marché intégré durable, inspiré de l’expérience européenne : standardisation progressive, confiance et chaînes de valeur solides. Elle atténue les barrières non tarifaires (normes, marquages, douanes, logistique), facilitant les flux – y compris pour les produits africains vers les voisins, comme pour les européens.

Quels secteurs diversifier aujourd’hui pour réussir ?

Privilégiez les secteurs intensifs en main-d’œuvre, intégrables à des chaînes longues avec consommation locale. La mobilité (automobile, équipements, services) excelle : d’ici 2050, 60% des Africains auront moins de 25 ans, offrant un vivier mondial de croissance industrielle.

Dans votre portefeuille, quel pourcentage ciblez-vous pour l’Afrique francophone via des hubs comme la Tunisie, face à l’Europe, les USA et l’Asie ?

Face aux marchés matures (300 millions aux USA, milliard en Chine), l’Afrique francophone via la Tunisie est un hub stratégique attractif, générant croissance durable et attirant les grands acteurs économiques

Quels axes stratégiques pour l’intégration via la ZLECAf ? Kebour Ghenna (PACCI) plaide pour un dialogue public-privé solidaire. Partagez-vous cette vision ?

Absolument. Une vision tripartite optimise les retombées : des PPP publics maritimes pour un cabotage fluide, des initiatives privées dynamiques, et une confiance accrue pour lever les barrières.

Le mot de la fin

La souveraineté économique africaine rayonne par l’intégration et les chaînes régionales, surpassant le protectionnisme. La ZLECAf , levier clé pour un marché durable. Plus encore, la Zlecaf libère un potentiel immense en ressources, compétences  avec des opportunités culturelles, logistiques et politiques à portée de main.

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L’Afrique du Sud rejoint Afreximbank : 8 milliards de dollars pour l’industrie africaine

L’Afrique du Sud a officiellement adhéré à l’Accord d’établissement de l’Afreximbank le 4 février 2026, devenant le 54e membre et intégrant ainsi la plus grande économie africaine (19,1% du commerce intra-africain en 2024) à cette banque multilatérale panafricaine.

Cette adhésion, approuvée par le Parlement sud-africain en 2025, s’inscrit dans un contexte de fragmentation des échanges mondiaux. Afreximbank lancera un programme pays de 8 milliards de dollars US aligné sur le plan national sud-africain à l’horizon 2030, visant à booster le développement industriel, les chaînes d’approvisionnement régionales et les flux commerciaux intra-africains. Le portefeuille de projets existants dépasse déjà 6 milliards de dollars dans des secteurs comme la santé, les finances, l’industrie, l’énergie et les mines.

Le président d’Afreximbank, Dr George Elombi, qualifie cette étape de « décisive » pour unifier les intérêts économiques africains, en collaboration avec le ministère sud-africain du Commerce (DTIC) dirigé par Parks Tau. Le président Cyril Ramaphosa souligne l’engagement pour l’intégration continentale, le développement industriel et le soutien aux entreprises via le Fonds de transformation, saluant la résilience d’Afreximbank.

Des programmes conjoints suivront, incluant le SATIPP (promotion du commerce et investissements), des garanties, financements de parcs industriels, zones économiques spéciales, exportateurs, projets, industries créatives et services de conseil.

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Ahmed Ounaïes : « La Libye n’est plus dans le chaos grâce à la redistribution pétrolière »

Le 3 février 2026, la Libye est secouée par l’assassinat de Seif el-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi. Que révèle cette tragédie ? Quelle en est la lecture géopolitique ? Ahmed Ounaïes, ancien diplomate, livre son analyse dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com

Il estime que la Libye n’est plus dans le chaos grâce à la redistribution pétrolière qui maintient une prospérité de base, mais sa fragilité persiste en phase de transition. Ahmed Ounaïes insiste sur l’urgence d’élections nationales pour renouveler les élites, gérer la rente pétrolière et surmonter le déficit culturel de légitimité politique, malgré l’assassinat de Seif el-Islam Kadhafi.

Il précise dans ce contexte : « Non, il ne s’agit plus de chaos : la Libye en est sortie. Grâce à ses ressources naturelles, une prospérité individuelle persiste à la base de la société, via la redistribution des revenus pétroliers à toutes les factions. Ce compromis, négocié par Dbeibah, assure une répartition des richesses nationales ».

Et de poursuivre : « Sa fragilité se justifie en phase de transition, mais pas pour une stabilisation durable. L’objectif initial était de réussir cette transition, puis d’organiser des élections nationales pour renouveler la classe politique : de nouveaux leaders jeunes et modernes, aptes à gérer la manne pétrolière,  une fortune jaillissant du sable sans effort citoyen. »

Et de conclure : « Il est temps de reconnaître la nécessité d’élections nationales pour relancer l’économie libyenne et restaurer une légitimité politique. Les Libyens peinent à légitimer un gouvernement issu du suffrage. Cette impasse révèle un retard politique profond dans la culture nationale libyenne ».

La suite de l’interview sera disponible dans le prochain numéro de l’Economiste Maghrébin

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Vincent Allain : « La souveraineté économique africaine dépend de l’intégration »

De la ZLECAf comme levier d’intégration aux stratégies de partenariats public-privé (PPP) pour un cabotage fluide, en passant par une vision exécutive en trois niveaux (public, privé, confiance),Vincent Allain, expert en commerce Afrique-Europe, décrypte les barrières culturelles et logistiques freinant le commerce intra-africain via la Tunisie. Interview.

Quelle barrière culturelle ou réglementaire priorisez-vous sur les marchés africains via la Tunisie ? Avez-vous des études ou retours terrain pour la quantifier ?

Sans études précises, mes échanges au Sénégal avec la GIZ et mes observations terrain mettent en lumière une barrière culturelle clé : un sentiment de perte de souveraineté et un désir de réussir seul. Le commerce intra-africain souffre aussi de barrières non tarifaires, normes hétérogènes, marquages variés, douanes complexes et ruptures logistiques. Paradoxalement, un produit européen entre plus facilement sur un marché africain qu’un produit africain sur un marché voisin.

Concrètement, quelle contribution peut lever cette barrière pour renforcer les liens, notamment avec l’Afrique de l’Ouest ?

La ZLECAf est la solution pour créer un marché commun africain, inspiré de l’Europe. Les anciens commerçants tunisiens misent sur des réseaux personnels : « Je ne commerce qu’avec des contacts solides ». Les fondamentaux restent les mêmes : un bon produit, un prix compétitif et une fiabilité logistique.

En France, j’accompagne des entreprises vers l’Afrique. Les « vieux routiers » usent de méthodes archaïques : « Je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un ». Ces débouchés restent sporadiques, sans vision structurée. L’Afrique, instable économiquement et politiquement, exige une stratégie couvrant 3 à 8 pays pour diluer les risques. Les Tunisiens ne maîtrisent pas l’Afrique par simple proximité, pas plus qu’un Européen ne connaît le Mali via un voisin. Les jeunes Tunisiens formés en Europe surestiment souvent leur expertise : l’Europe est un marché unique (monnaie, douanes, TVA harmonisées). La Tunisie, avec son marché exigu (12 millions d’habitants), doit s’interconnecter pour exporter. À l’horizon 2050, son avenir commercial est africain : exporter des produits finis ou intégrer des chaînes de valeur (ex. : produit tunisien assemblé au Maroc ou au Sénégal, revendu en Tunisie).

Quels secteurs diversifier aujourd’hui pour réussir ?

Sans vision macro, les échanges avec la TAA soulignent une mobilité croissante. L’Afrique, plus jeune en 2050 (60% de moins de 25 ans), attirera l’industrie, surtout l’automobile. Mais bâtissez une valeur partagée : en Tunisie, les offshores enrichissent l’Europe sans retenir la richesse. Progressez en salaires, crédit, banque et logistique. Voyez l’Afrique comme un horizon à 30 ans : adaptez produits, prix et qualité ; offrez des marges aux distributeurs pour des partenariats croisés.

Dans votre portefeuille, quel pourcentage ciblez-vous pour l’Afrique francophone via des hubs comme la Tunisie, face à l’Europe, aux USA ou à l’Asie ?

Face à des marchés homogènes comme les 300 millions de consommateurs américains ou le milliard de Chinois (avec un export intra-asiatique fluide), l’Afrique n’est pas « naturelle » pour un entrepreneur européen. Engagez-vous sur 25 ans via un « drapeau » prudent, des réseaux de confiance, 10 à 30% du CA à l’export, des adaptations (emballages, marquages comme en Algérie) et un cercle vertueux RSE/circuits courts qui attirera les grands acteurs.

Quels axes stratégiques pour l’intégration via la ZLECAf ? Kebour Ghenna, directeur exécutif de la Chambre panafricaine de commerce et d’industrie (PACCI), plaide pour un dialogue public-privé solidaire. Partagez-vous cela ?

Pour rentabiliser l’Afrique via une vision exécutive en trois niveaux (PPP publics maritimes, privé commercial, confiance anti-barrières), adoptez une méthode rigoureuse visant 10 à 30% du CA à l’export d’ici à 2050. Adaptez vos produits et tissez des réseaux solides – loin d’un marché « naturel » pour les PME européennes.

Le mot de la fin.

La souveraineté économique africaine dépend de l’intégration, pas du protectionnisme. Les petits marchés manquent de masse critique : intégrez les chaînes régionales et mondiales pour rayonner. L’Afrique regorge de ressources, de compétences et de démographie. La ZLECAf libérera ce potentiel, à condition de lever les freins culturels, logistiques et politiques.

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Assassinat de Seïf al-Islam Kadhafi : Sky News confirme la mort du fils de Kadhafi

Sky News Arabia, citant une source de haut niveau, a annoncé la mort de Seïf al-Islam Kadhafi, tué mardi soir 3 février lors d’une attaque par quatre hommes armés dans le jardin de sa résidence à Hammadah, sud de Zenten (ouest de la Libye). Les assaillants ont désactivé les caméras de surveillance avant d’ouvrir le feu et de fuir.

Son représentant politique, Abdallah Othman, a confirmé le décès via un post officiel. Le procureur général libyen a ouvert une enquête, tandis que la brigade 444 a nié toute implication.

Selon un média français, le motif invoqué par son conseiller serait l’engagement de Seïf al-Islam dans l’élection présidentielle et ses chances réelles d’être élu. Ses soutiens se sont particulièrement manifestés dans les bastions historiques de Kadhafi, tels que Syrte, Bani Walid, Tarhuna, Sebha, et plus largement dans la région sud du Fezzan.

Il convient de rappeler qu’il a été longtemps vu comme le successeur potentiel de son père. Seïf al-Islam, âgé de 53 ans, avait cultivé l’image d’un modéré et d’un réformateur.

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BCT: Les réserves nettes en devises couvrent 107 jours

Au 3 février 2026, les réserves nettes en devises atteignent 25,425 milliards de dinars, couvrant ainsi 107 jours d’importations, d’après les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Ce niveau confortable équivalent à plus de trois mois de besoins en biens et services importés. Ce qui renforce, pour certains experts, la résilience extérieure du pays face aux fluctuations des changes et aux tensions commerciales mondiales.

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BCT : Taux du marché monétaire recule à 6,99%

À jour au 3 février 2026, le taux du marché monétaire (TMM) se maintient stable à 6,99%, signe d’une liquidité abondante sur le marché interbancaire, selon la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Dans ce contexte, le taux moyen du marché monétaire (TMM) a chuté à 7,08% en janvier 2026, puis à 6.99 % contre 7,49% au T4 2025, son plus bas niveau depuis octobre 2022. Sur un an, il passe de 7,98% (janvier 2024) à 6,99% aujourd’hui, après un sommet à 7,99% en janvier 2025.

Cette dynamique découle de la décision du Conseil d’administration de la BCT, le 30 décembre 2025, de réduire le taux directeur de 50 points de base à 7%, en réaction à l’inflation en net recul : 5,4% prévue en moyenne pour 2025 (contre 7% en 2024).

Ces signaux renforcent la stabilité relative face aux pressions inflationnistes et défis commerciaux, boostant la confiance des acteurs économiques.

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Soft Power 2026 – La Tunisie, 3e au Maghreb et 75ème mondiale

La Tunisie gagne quatre places pour s’installer à la 75e position mondiale dans le rapport Global Soft Power Index 2026, passant de la 79e à un score de 36,7 points. Ce classement met en lumière les atouts uniques du pays et ses perspectives prometteuses en matière d’investissement, d’énergie et d’innovation.

Un cadre constitutionnel pionnier pour l’investissement

Seule au monde, la Tunisie inscrit le Partenariat Public-Privé (PPP) directement dans sa Constitution. Ce choix stratégique positionne la collaboration public-privé comme un pilier essentiel pour booster les investissements et la croissance économique.

Ainsi selon le rapport, la Tunisie rayonne via des projets phares. A savoir, Elmed, interconnexion électrique maritime historique entre la Tunisie et l’Italie (coût : 1 100 milliards de dinars tunisiens), symbole du lien UE-Afrique.
L’objectif étant d’atteint 35% d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, avec des avancées comme la station solaire de Mtabasta à Kairouan.

Par ailleurs, le pays se positionne comme hub des technologies émergentes :
Intelligence Artificielle (IA) : Clé pour booster la visibilité et la croissance des entreprises, y compris dans les secteurs traditionnels.

Mobilité électrique : Lancement de la BYD Dolphin, soutenu par des incitations fiscales, accélère la transition verte.

Il en va de même des alliances diplomatiques qui demeurent solides. A l’instar du soft power tunisien s’appuie sur des partenariats stratégiques, comme avec l’Inde : programmes ITEC pour le renforcement des capacités et investissements miniers conjoints (production d’acide phosphorique).
Les défis à relever pour un rayonnement maximal, comme celui de simplifier les codes fiscaux pour alléger les PME.
Développer le crowdfunding et transformer la Poste en banque pour financer startups et jeunes entrepreneurs. Et enfin
capitaliser sur une confiance domestique forte, encore sous-exploitée à l’international, pour une « réputation dormante » à conquérir.

En somme, la Tunisie dispose d’un potentiel immense pour convertir ses atouts en influence globale.

Classement du Maghreb

Maroc : 50e mondial, dominateur incontesté.
Tunisie : 75e, en progression de 4 places.
Algérie : 74e, en léger recul.
Libye : 127e-133e.
Mauritanie : 150e.

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Afrique de l’Ouest : le nouveau cœur de fer mondial conquis par Pékin

L’Afrique de l’Ouest devient un bastion du minerai de fer mondial, avec Simandou en tête.

L’Afrique de l’Ouest s’impose comme un pilier mondial du minerai de fer, emmenée par Simandou. Focus sur les acteurs clés et projets phares, triés par capacité de production (prévue ou actuelle) données GlobalData, EITI et rapports relayés par Ecofin.

  • Simandou (Guinée) : 120 Mt/an à pleine capacité (dès 2026 : 35,4 Mt). Investissement : 20 Md$. Leaders : Baowu (Chine, 51 %), Rio Tinto et Chinalco. Export vers la Chine ; études pour aciérie locale en cours.

 

  • ArcelorMittal (Liberia) passera de 5 Mt actuels à 20-30 Mt/an d’ici 2026-2030, avec 1,8 Md$ investis. Mais aussi un accord ratifié jusqu’en 2050 (90 % des exportations libériennes) et une extension ferroviaire vers Buchanan.

 

  • China Kingho (Sierra Leone) cible 10 Mt/an initialement jusqu’à 30 Mt, via 1 Md$ d’investissement pour la plus grande mine du pays, avec export vers la Chine.

 

  • Ivanhoe Atlantic (Guinée, Kon Kweni) prévoit 2-5 Mt/an initialement, jusqu’à 30 Mt, avec concession ferroviaire approuvée.

 

  • SNIM (Mauritanie) assure une production historique stable, exploitée par une entreprise publique.

Ainsi la Chine domine via Baowu, Chinalco, Kingho et Union pour exporter le minerai de fer brut vers ses aciéries (54 % de la production mondiale d’acier). Tandis qu’ArcelorMittal cible l’Europe.

Enfin, notons que l’Afrique ne représente que 4 % de la production mondiale de minerai de fer; contre un maigre 1,2% de l’acier. Et ce, malgré un impact PIB massif (comme +26% en Guinée d’ici 2030 grâce à Simandou, selon le FMI); la transformation locale restant largement négligée.

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Tech africaine rebond de la dette, maturité en equity

Après deux ans de réflexion, les investissements tech en Afrique remontent à 4,1 milliards de dollars en 2025 (+25%), selon le rapport Partech publié par l’agence Ecofin. Mais ce regain cache une mutation profonde : plus de dette, moins d’illusions, et un marché qui durcit ses critères.

Les investissements tech africains atteignent 4,1 milliards de dollars levés, soit en hausse de 25% par rapport à 2024. Le rapport Partech, relayé par l’agence Ecofin, acte ce rebond et marque la fin du coup d’arrêt de 2023-2024, que le resserrement monétaire mondial avait provoqué.

La dette truste désormais 41% des financements (1,6 milliard de dollars, +63 %), avec 107 opérations. Il s’agit d’ un record absolu, contre 31 % en 2024. Ce basculement révèle des start-up matures tout en imposant une discipline accrue. A savoir que des revenus, marges et modèles solides deviennent obligatoires. Les investisseurs, prudents, limitent les risques equity pour privilégier la croissance mesurée.

Par ailleurs, l’equity, qui s’élève à 2,4 milliards de dollars sur 462 deals (+8 %), se recentre sur les séries A et B, avec des tickets plus gros mais un seed sous tension. Fini les paris hasardeux : traction commerciale et finances saines sont les nouveaux passeports pour capter les capitaux.

En outre, il convient de noter que quatre hubs dominent : Kenya (1,04 milliard, boosté par la dette); Afrique du Sud (leader en equity pour la première fois depuis 2017); Nigeria et Égypte captent 72 % des flux. Seuls le Sénégal, le Maroc et le Ghana dépassent 50 millions en equity ailleurs, soulignant des inégalités criantes.

La fintech cède du terrain (769 millions, 25 % de l’equity), éclipsée par le cleantech (550 millions, +186 %), la healthtech (215 millions, +232 %) et les solutions B2B (238 millions, +55 %). L’écosystème s’adulte, avec plusieurs secteurs non fintech franchissant les 200 millions pour la première fois depuis 2021.

Toutefois, les start-up féminines progressent timidement : 10 % des montants, 19 % des opérations. Un pas en avant, mais les angles morts persistent dans cet écosystème en pleine maturation.

Ce paysage tech africain, plus dur mais plus solide, annonce un cycle adulte où la promesse seule ne suffit plus.

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DXC Technology vise à étendre ses activités en Tunisie

La société américaine DXC Technology prévoit d’élargir ses opérations en Tunisie. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, s’est entretenu lundi 2 février 2026 avec plusieurs responsables du groupe DXC Technology américain.

Implantée dans le pôle technologique d’El Ghazala, l’entreprise se spécialise dans les services informatiques, les technologies de l’information, le conseil, le développement de logiciels et emploie environ 350 ingénieurs et cadres techniques.

La rencontre, à laquelle participait le directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur et chargé de la gestion de l’Agence tunisienne de l’investissement,  Jalel Tebib, a permis de présenter un aperçu des activités de l’entreprise depuis son lancement en Tunisie, de ses réalisations et de ses programmes futurs.

Les responsables de la société ont exprimé leur satisfaction quant aux conditions de travail en Tunisie, notamment la compétence des ressources humaines et la position géographique stratégique. Ce qui motive leur volonté de développer et d’étendre leurs activités dans les mois à venir.

Les représentants de l’entreprise américaine ont souligné l’importance d’établir des partenariats avec les universités tunisiennes spécialisées dans la recherche, l’innovation technologique et les médias, afin de répondre à leurs besoins en compétences.

De son côté, Samir Abdelhafidh a réaffirmé l’engagement du ministère et de ses structures liées à l’investissement, en coordination avec les autres entités concernées, à fournir le soutien et l’assistance nécessaires pour permettre à l’entreprise de réaliser ses programmes de développement dans les meilleures conditions. Il a mis en exergue l’importance accordée par l’État au secteur des technologies de l’information, grâce à la valeur ajoutée élevée qu’il génère et aux opportunités d’emploi qu’il offre, particulièrement aux diplômés de l’enseignement supérieur et aux compétences dans ce domaine porteur.

Il est à noter que le groupe DXC Technology américain est un leader mondial dans les services informatiques, les technologies de l’information et l’intelligence artificielle. Le groupe emploie environ 130 000 ingénieurs et cadres dans ses implantations présentes dans 70 pays.

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Inondations et sécheresse : 1,9% du PIB menacé, selon Michket Slama Khaldi

Les catastrophes naturelles pourraient coûter à la Tunisie 1,9% du PIB. Ce qui entraîne en l’occurrence  60% des pertes économiques. La sécheresse, qui représente plus de la moitié des sinistres, frappe durement l’agriculture, les infrastructures et le tourisme. Les plus vulnérables en subissent les premiers chocs. C’est ce qu’a révélé la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, lors de la  18e édition du Forum de Carthage sur l’assurance et la réassurance.

 

Ainsi pour faire face à cette menace, la ministre préconise  la gestion des risques climatiques et renforce sa résilience via une stratégie globale de prévention et d’adaptation.

Des mesures concrètes ont été adoptées : renforcement des systèmes de gestion des risques, outils innovants de financement et d’assurance, ainsi qu’une coordination accrue entre institutions publiques, secteur privé et partenaires internationaux.

L’objectif ? Une réponse rapide et efficace aux crises.

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Riadh Chaoued booste l’emploi : 70% d’insertion et 1 000 embauches !

« 70 % est le taux d’insertion professionnelle des diplômés de la formation professionnelle », a affirmé le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, soulignant que la formation professionnelle constitue le principal levier actif de l’emploi. 

1 800 titulaires du baccalauréat ont rejoint, au cours de l’année écoulée, le parcours de la formation professionnelle, qui compte actuellement plus de 60 000 apprenants, ce qui traduit un intérêt croissant pour ce secteur. Le ministre a insisté sur la nécessité de développer, d’actualiser ou d’adapter les programmes afin de les aligner sur les besoins du marché du travail.

« 0 option n’a été laissée au hasard en matière de digitalisation »,  que Riadh Chaoued a présentée comme une orientation stratégique du gouvernement pour lutter contre la corruption et les dysfonctionnements, tout en contribuant à une meilleure gouvernance dans la répartition des ressources humaines et à l’amélioration de l’efficacité du système.

1 priorité centrale a été mise en avant dans la réforme de la formation professionnelle, à savoir placer l’apprenant au cœur du processus, avec un accent particulier sur l’amélioration des conditions de vie et des services au sein du système, ainsi que sur l’intégration des outils de l’intelligence artificielle dans le développement des parcours de formation.

1 000 diplômés de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans le domaine des technologies de l’information et de la communication feront l’objet d’un recrutement à la suite de la signature, annoncée pour demain, d’une convention entre l’Agence tunisienne pour l’emploi et le travail indépendant et une entreprise privée.

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S&P table sur la résilience bancaire tunisienne malgré une croissance molle

S&P Global Ratings anticipe une croissance modeste des prêts bancaires tunisiens, plafonnée à 3 % par an en 2026, en phase avec une expansion économique timide (PIB à +1,7 %, hors chocs majeurs). L’absence de réformes structurelles clés continue de brider les investissements publics et privés, pesant sur les rentabilités des banques.

Un point lumineux : la reprise de la consommation des ménages. La récente baisse des taux directeurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT) allège les coûts d’emprunt pour entreprises et particuliers. Cependant, une inflation persistante et des standards d’octroi de crédit perfectibles maintiennent un coût du crédit élevé. La Tunisie a d’ailleurs récemment remboursé sa dette extérieure commerciale.

Dans un rapport publié ce jour, S&P analyse également les secteurs bancaires de l’Égypte, du Maroc, d’Afrique du Sud et du Nigeria. Les conditions économiques et de financement y resteront globalement favorables en 2026, favorisant une croissance résiliente des crédits et une qualité d’actifs solide. Si les rentabilités varieront par région, la plupart des banques absorberont la baisse des taux grâce à des volumes accrus et des pertes sur crédit réduites. Scénario improbable mais à surveiller : des tensions géopolitiques ou commerciales (comme une flambée des prix du pétrole) pourraient perturber cette trajectoire.

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Ridha Chkoundali décrypte la notation Fitch de la Tunisie

L’universitaire et économiste Ridha Chkoundali décrypte la décision de Fitch Ratings du 28 janvier 2026, qui maintient la notation souveraine à long terme de la Tunisie à B- avec perspective stable. Loin des promesses futures, l’agence scrute les options financières concrètes et alerte sur les fragilités du budget 2026, où équilibres internes, gouvernance et financement extérieur pèsent lourd.

Concernant la décision de l’agence Fitch Ratings en date du 28 janvier 2026, relative au maintien de la notation souveraine de long terme de la République Tunisienne au niveau B-, avec perspective stable, Ridha Chkoundali livre une analyse détaillée de cette note et de son impact.

1. Tout d’abord, la décision de Fitch ne repose pas sur des intentions ou des promesses futures, mais sur une évaluation directe des choix financiers existants et de la capacité de l’État tunisien, dans le cadre du budget 2026, à préserver ses équilibres financiers et extérieurs.
2. Ensuite, la notation B- signifie, en termes simplifiés, que la Tunisie est considérée comme un État présentant un risque de crédit élevé, tout en restant capable d’honorer ses engagements tant que le déficit est maîtrisé, qu’un minimum de financement extérieur est assuré et qu’une relative stabilité des réserves en devises est maintenue.
D’ailleurs, le maintien de cette notation, plutôt qu’une dégradation, reflète l’appréciation de l’agence selon laquelle le budget 2026, malgré les pressions qu’il comporte, n’a pas entraîné de détérioration supplémentaire par rapport à ce que Fitch anticipait.
3. Parmi les nouveaux éléments de cette décision figure l’adoption par Fitch d’une méthodologie intégrant ce que l’on appelle la notation de recouvrement, dans le cadre de laquelle les instruments de dette souveraine tunisienne se sont vu attribuer la note RR4. Cela signifie que l’agence suppose que, si l’État rencontrait de sérieuses difficultés dans le remboursement de sa dette, les créanciers ne perdraient pas l’intégralité de leurs fonds, mais n’en récupéreraient pas non plus la totalité. Ils n’en recouvreraient qu’une partie, à travers des mécanismes tels que le rééchelonnement de la dette ou l’ajustement des échéances et des conditions de remboursement. En d’autres termes, Fitch n’anticipe pas un scénario d’effondrement total, mais considère également que l’État ne dispose pas d’éléments solides garantissant une forte protection des créanciers, tels que des réserves financières importantes, des actifs souverains clairement identifiés ou un cadre institutionnel complet de gestion de la restructuration de la dette.
4. Dans ce contexte, cette évaluation peut également être comprise à la lumière des options alternatives de gestion de la dette extérieure, notamment la conversion d’une partie de la dette en investissements.
Dans ce type de mécanismes, le recouvrement des créanciers ne s’effectue pas par un remboursement monétaire direct, mais par la réaffectation de leurs créances à des projets d’investissement ou à des partenariats de long terme au sein de l’économie tunisienne. Cela leur permet de préserver une part significative de la valeur, tout en allégeant la pression sur les réserves en devises et sur la balance des paiements. Cette orientation est cohérente avec ce que Fitch considère comme un « recouvrement moyen et ordonné ».
5. S’agissant des finances publiques, l’évaluation de Fitch reflète une approche prudente du budget 2026, notamment en ce qui concerne la persistance d’un niveau élevé des besoins de financement et le poids de certaines rubriques de dépenses publiques.
L’agence n’évalue pas uniquement le niveau du déficit annoncé, mais également la capacité de l’État à s’y tenir effectivement tout au long de l’année, sans recourir à des solutions conjoncturelles susceptibles d’aggraver ultérieurement les tensions financières.
6. Fitch accorde également une importance majeure à la question du financement extérieur, estimant que la notation souveraine actuelle de la Tunisie demeure extrêmement sensible à l’évolution des réserves en devises. Plus le financement extérieur est clairement identifié et durable, plus la confiance dans la capacité de l’État à exécuter son budget sans pressions excessives sur le taux de change ou sur les équilibres extérieurs se renforce.
7. Au-delà des indicateurs financiers, Fitch s’appuie de plus en plus sur l’évaluation des facteurs dits ESG, à savoir les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance. L’agence attribue des scores d’impact allant de 1 à 5, la note 5 indiquant que le facteur concerné a une influence directe et déterminante sur la notation souveraine.
8. Dans le cas de la Tunisie, Fitch accorde un niveau d’impact élevé au facteur de gouvernance, c’est-à-dire à la stabilité politique, à l’État de droit, à la qualité des institutions et à la clarté des politiques publiques. Cela signifie que l’agence estime que la faible prévisibilité des politiques et la difficulté à évaluer la capacité de mise en œuvre des réformes affectent directement la crédibilité du budget et la confiance des créanciers; et ce, même lorsque les chiffres financiers paraissent, en apparence, acceptables.
9. Fitch prend aussi en considération le facteur social, estimant que la fragilité sociale et la forte sensibilité de la paix sociale limitent la marge de manœuvre de l’État dans la mise en œuvre de réformes financières profondes, en particulier en matière de subventions ou de dépenses sociales.
Quant aux facteurs environnementaux, tels que la rareté des ressources en eau ou les effets du changement climatique, ils sont pris en compte dans l’évaluation, mais ne constituent pas, à ce stade, un facteur déterminant de la notation.
Il conclut : « La décision de Fitch reflète une situation souveraine délicate. Si le budget 2026 n’a pas entraîné de dégradation supplémentaire de la notation, il n’offre pas non plus une large marge de sécurité. La stabilité de la notation demeure conditionnée à la capacité de l’État à exécuter le budget tel qu’adopté, à gérer ses équilibres financiers et extérieurs et à améliorer la qualité de la gouvernance, dans un contexte régional et international particulièrement sensible. »

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