Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Trending: ce que le manchot solitaire nous dit (vraiment) sur le leadership…

 

 

Le manchot solitaire est devenu une leçon pour certaines personnes, une tendance virale sur les réseaux sociaux et un sujet largement repris par les médias. Malgré une fin tragique, son image a été transformée en symbole de courage et de rupture avec les normes. Mais cette interprétation est-elle pertinente, notamment lorsqu’on l’applique au leadership et au management?

 

 

 

 

L’origine de cette fascination remonte à une courte séquence montrant un manchot marchant seul au cœur de l’Antarctique, s’éloignant inexorablement de sa colonie. Ces images sont extraites du documentaire Encounters at the End of the World du réalisateur allemand Werner Herzog, sorti en 2007. Longtemps resté confidentiel, ce passage a refait surface avec force en 2026, trouvant un écho particulier dans un contexte mondial marqué par l’épuisement professionnel, la quête de sens et le rejet de modèles de vie jugés trop contraignants.

Sur les réseaux sociaux, le manchot solitaire est rapidement devenu un miroir des maux contemporains. Pour de nombreux internautes, il incarne une rébellion silencieuse, le refus de suivre une trajectoire imposée, voire le courage de quitter un environnement perçu comme toxique. L’animal est ainsi élevé au rang de symbole: celui qui ose partir quand tout le monde reste.

Pourtant, la réalité scientifique déconstruit largement cette lecture. Les biologistes et spécialistes du comportement animal rappellent que ce type de comportement est extrêmement rare et anormal chez les manchots. Espèces profondément sociales, leur survie dépend presque entièrement du groupe: protection contre le froid, accès à la nourriture et reproduction reposent sur la vie en colonie. Werner Herzog lui-même évoque ces individus comme des “deranged penguins”, des animaux désorientés marchant vers une mort certaine, incapables de revenir vers leur groupe.

Pour les scientifiques, le message est clair. «Chez les espèces sociales, l’isolement prolongé n’est pas un choix stratégique mais un signal de détresse», souligne le biologiste comportemental Daniel Zitterbart, chercheur associé à l’Institut océanographique de Woods Hole. Une logique qui résonne bien au-delà du monde animal. 

Transposée au leadership et au management, cette histoire agit comme un avertissement. Contrairement à l’interprétation romantique véhiculée en ligne, le manchot solitaire n’est pas un modèle de leader. Un dirigeant qui s’isole durablement, qui rompt le lien avec ses équipes ou qui avance sans boussole collective, fragilise non seulement sa position mais aussi l’ensemble de l’organisation. Comme le rappelle Henry Mintzberg; auteur et expert leadership; «le leadership ne consiste pas à se tenir au-dessus des autres, mais à rester profondément connecté à eux».

Toutefois, réduire cette histoire à une simple apologie du conformisme serait tout aussi trompeur. En matière de marché et de concurrence, ne pas suivre la majorité peut parfois être une nécessité stratégique. L’innovation naît souvent de la capacité à s’écarter des chemins battus, à explorer des voies que personne n’a encore envisagées. De nombreuses ruptures économiques et technologiques sont le fruit de dirigeants qui ont osé aller là où le consensus n’existait pas encore.

 

 

Clayton Christensen, théoricien de l’innovation disruptive, résume cette tension en affirmant que «les innovations les plus transformatrices émergent rarement là où tout le monde regarde». S’éloigner du groupe peut donc être un acte visionnaire, à condition qu’il soit maîtrisé. Là réside la différence fondamentale entre le leader innovant et le manchot solitaire.

Là où le manchot s’enfonce sans retour, le leader visionnaire avance avec méthode. Il teste, ajuste, s’appuie sur des données et maintient un lien avec son écosystème. Il s’éloigne temporairement pour inventer, mais prépare toujours le retour vers le collectif. Peter Drucker, figure majeure du management moderne, le résume ainsi: «La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer, à condition d’être capable de le soutenir».

L’article Trending: ce que le manchot solitaire nous dit (vraiment) sur le leadership… est apparu en premier sur Managers.

LA TUNISIE QUI GAGNE | Compétences tunisiennes : Amine Hafsi Jeddi, le stratège du changement

Consultant senior et stratège en gestion du changement, Amine Hafsi Jeddi s’est spécialisé dans la transformation organisationnelle et digitale après plus de onze ans d’expérience entre le Canada, la Tunisie et le Moyen-Orient. Formé à l’HEC Carthage, puis à Montréal et dans des institutions prestigieuses comme Harvard Business School et le MIT, il a développé une expertise reconnue en gestion de projet, agilité et conduite du changement.

 Entre la création d’une culture organisationnelle et l’adoption de nouvelles pratiques, Amine Hafsi Jeddi défend une approche où l’accompagnement, la communication et l’espoir sont les clés de la réussite. Il revient sur les défis de la digitalisation des services publics. Pour lui, la sécurité ne dépend pas uniquement des outils technologiques, mais aussi du comportement des citoyens et de la stratégie de communication des institutions.

Il insiste sur la nécessité de donner du sens et de la cohérence à la technologie en Tunisie. Pour lui, la transformation numérique et organisationnelle ne peut réussir sans conviction, leadership positif et une approche humaine capable de vaincre les résistances.

L’empathie comme compétence essentielle

Aujourd’hui, Amine affirme que la qualité la plus déterminante dans son domaine est l’empathie. Derrière les discours sur la transformation technologique, explique-t-il, le véritable enjeu reste l’humain.

La technologie existe déjà, mais c’est la manière dont les individus adoptent et vivent le changement qui conditionne la réussite des projets. Ce qu’il a retenu de ses formations internationales est clair : on ne peut pas changer l’être humain, mais on peut rendre le changement humain.

Une vision centrée sur l’humain

Dans ses interventions auprès de grands ministères et organismes publics au Canada, Hafsi insiste sur l’importance d’une communication transparente et à impact. Pour lui, la transformation numérique ne se réduit pas à l’implantation d’outils : elle doit être accompagnée d’une écoute active et d’une orientation résolument humaine. Sans adoption par les citoyens et les employés, aucune digitalisation ne peut réussir.

Gouvernance et éthique

Amine rappelle enfin que tout projet de transformation doit s’appuyer sur un cadre de gouvernance et d’éthique solide. L’exemple d’un projet de gestion électronique des données mené pour un organisme gouvernemental canadien illustre cette exigence : avec 37 000 employés concernés, la protection des données sensibles et la sensibilisation des utilisateurs étaient des conditions indispensables à la réussite.

A.B.A

L’article LA TUNISIE QUI GAGNE | Compétences tunisiennes : Amine Hafsi Jeddi, le stratège du changement est apparu en premier sur WMC.

❌