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L’Afrique du Sud devient le 54ᵉ membre d’Afreximbank avec un programme de 8 milliards de dollars

Source: Afreximbank

L’adhésion officielle de l’Afrique du Sud à la Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank) marque bien plus qu’un simple élargissement du cercle des États membres. Selon la banque, elle consacre l’entrée de la première économie industrielle du continent dans un dispositif financier panafricain pensé pour renforcer l’autonomie économique de l’Afrique et stimuler les échanges intra-africains. Elle devient  le 54e membre.

Cette décision, validée par le Parlement sud-africain en 2025, s’inscrit dans un contexte mondial marqué par la montée du protectionnisme, la reconfiguration des chaînes de valeur et une fragmentation accrue du système financier international. Face à ces défis, Pretoria fait le choix d’un ancrage africain plus affirmé, en misant sur une institution financière créée par et pour le continent.

Un partenariat aux ambitions concrètes

L’adhésion ne se limite pas à un engagement symbolique, d’après communiqué. Afreximbank prévoit de déployer en Afrique du Sud un programme pays d’un montant de 8 milliards de dollars. L’objectif est clair: soutenir la croissance, renforcer l’industrialisation et consolider les chaînes d’approvisionnement régionales, tout en favorisant une augmentation significative du commerce et des investissements intra-africains.

Cette enveloppe financière vient s’ajouter à un portefeuille de projets déjà en cours ou en préparation, estimé à plus de 6 milliards de dollars, couvrant des secteurs clés comme la santé, l’énergie, l’industrie manufacturière, les services financiers et les mines. Autrement dit, Afreximbank ne part pas de zéro : elle s’appuie sur des projets structurants capables de générer des retombées économiques durables.

L’Afrique du Sud occupe déjà une place centrale dans le commerce africain. En 2024, elle représentait près de 20 % du commerce intra-africain. Son intégration à Afreximbank renforce cette position. Le pays pourra mieux utiliser les outils financiers, l’expertise technique et le réseau panafricain de la Banque pour élargir ses débouchés sur le continent.

Au-delà du financement classique, plusieurs programmes conjoints seront mis en œuvre. Ils portent sur la promotion du commerce et de l’investissement en Afrique, le financement de parcs industriels et de zones économiques spéciales, le soutien aux sociétés d’exportation, ainsi que l’appui aux industries créatives et culturelles. Des services de conseil et de préparation de projets sont également prévus.

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Tunisie-UE: Rawafed+, un coup de pouce pour les PME tunisiennes

Le projet Rawafed+ arrive en Tunisie pour aider les petites et moyennes entreprises à se développer et à mieux résister. Ce projet est financé par l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD). Il est mis en œuvre par Expertise France, en partenariat avec le ministère de l’Économie, la BCT et la BEI.

Le projet dure 48 mois (juillet 2024-juin 2028) et repose sur quatre axes principaux:

  • Aider les institutions financières à mieux soutenir les PME.

  • Octroyer une prime d’investissement, appelée prime Rawafed+, pour financer des projets à impact social ou environnemental.

  • Mettre en place un guichet électronique d’assistance technique, avec des experts pour aider les PME à accéder au financement ou à restructurer leur budget.

  • Renforcer la gestion et la culture financière des TPME, avec un programme spécial pour les très petites entreprises (TPE).

La prime Rawafed+, c’est quoi? 

La prime Rawafed+ est un soutien financier non remboursable. Elle s’adresse aux PME qui bénéficient de la ligne de crédit de la BEI et qui remplissent au moins un critère social défini par la BEI. Elle représente 10% du financement accordé, avec un plafond de 50 000 euros par PME. 

Il est à noter que les PME doivent en faire la demande dans les 4 mois suivant le financement BEI. À dire vrai, la prime n’est accordée qu’une seule fois à l’entreprise. En cas de refus, la PME peut corriger son dossier et le soumettre de nouveau (une seule fois).

 En outre, le dispositif sera ouvert du 1er trimestre 2026 au 2e trimestre 2027. Cette prime permet aux PME de couvrir des besoins concrets et de maximiser l’impact social, environnemental et régional de leurs projets.

D’ailleurs, pour présenter ce projet aux PME, des sessions régionales ont déjà eu lieu en novembre et décembre 2025 à Sfax, Sousse, Gafsa, Kairouan et Béja, en collaboration avec les chambres de commerce et d’industrie locales. Une prochaine rencontre se tiendra à Tunis pour continuer à informer les entreprises sur les avantages de Rawafed+.

Avec un financement total de 8,9 millions d’euros, Rawafed+ vise à soutenir la croissance des PME tunisiennes et à encourager des investissements durables et responsables, tout en créant un impact positif pour l’économie et la société tunisiennes.

 

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Quels sont les conditions pour les PME tunisiennes pour bénéficier de la ligne de crédit BEI de 170 M€

Une session d’information s’est tenue le 3 février pour présenter la nouvelle ligne de crédit de la Banque européenne d’investissement (BEI) “ Tunisie – Relance économique”. Organisée conjointement avec le projet Rawafed+, financé par l’Union européenne et géré par Expertise France, cette rencontre visait à informer les petites et moyennes entreprises tunisiennes (PME) sur les opportunités de financement disponibles et les critères d’éligibilité.

Au moins 30 % des fonds de cette ligne de crédit sont réservés à des projets répondant à des critères d’inclusion sociale, incluant la création d’emplois, le développement régional, ainsi que le soutien aux initiatives portées par les femmes et les jeunes entrepreneurs. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie “Team Europe”, qui accompagne les priorités nationales portées par le ministère de l’Économie et la Banque centrale de Tunisie (BCT), en faveur de la relance économique et de l’investissement productif.

Une liste d’avantages pour les PME mais…

Selon les informations présentées lors de la session, les PME bénéficient de conditions avantageuses:

  • Disponibilité des financements en euros ou en dinars tunisiens.

  • Période de grâce pouvant atteindre 3 ans.

  • Taux d’intérêt basé sur le TMM, avec marge de risque et marge commerciale pour les financements en dinars, et taux préférentiel réduit d’au moins 25 points de base par rapport au taux standard.

  • Période de remboursement de 2 à 10 ans, avec des durées supérieures d’au moins deux ans aux pratiques habituelles des institutions financières partenaires.

  • Montant maximal du prêt estimé à 12,5 millions d’euros, avec possibilité de financer 100 % du coût total du projet.

  • Accès aux primes Rawafed+ (jusqu’à 50 000 euros) pour les projets répondant aux critères d’inclusion sociale.

  • Possibilité de financer le fonds de roulement et les créations d’entreprise.

Qui peut en bénéficier?

Toutes les entreprises exerçant une activité économique régulière sur le territoire tunisien peuvent soumettre leur dossier, sans distinction de forme juridique, y compris: 

  • PME (moins de 250 employés en équivalents temps plein).

  • Entreprises de taille intermédiaire (entre 250 et 3 000 salariés consolidés).

  • Sociétés familiales, associations, professions libérales ou travailleurs indépendants disposant d’un numéro de TVA et inscrits au registre du commerce.

Le calcul des effectifs consolidés, clé de l’éligibilité

L’éligibilité à la ligne de crédit repose sur le calcul des effectifs en équivalents temps plein (ETP), prenant en compte le temps réellement travaillé sur l’année, et non le nombre brut de salariés. 

Les effectifs des entreprises liées ou partenaires sont également intégrés selon le niveau de participation au capital: 

  • Autonomie: aucune autre structure ne détient 25 % ou plus du capital.

  • Entreprises partenaires (25 % à 50 % du capital): prise en compte proportionnelle des ETP.

  • Participation supérieure à 50 %: total des effectifs des entreprises liées intégralement.

Par exemple, une entreprise contrôlant 80 % d’une filiale de 20 ETP et 30 % d’une société de 210 ETP consolidera respectivement 20 et 63 ETP. Si ses effectifs directs sont de 100 ETP, son effectif consolidé total atteindra 183 ETP, la maintenant dans la catégorie PME.

Le respect des procédures KYC, via déclaration ou via la CNSS, constitue également une condition indispensable pour accéder au financement.

 

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Ligne de crédit Tunisie-BEI: 3 institutions financières tunisiennes sont éligibles et opérationnelles. Détails

Dans une zone industrielle de l’intérieur du pays, un chef d’entreprise hésite.

Son projet d’investissement est prêt.

Les machines aussi.

Il lui manque une chose: le financement.

En 2024, une nouvelle porte s’est ouverte pour des milliers de PME tunisiennes. La Tunisie et la Banque européenne d’investissement ont signé une ligne de crédit de 170 millions d’euros. Un accord stratégique. Un signal fort pour la relance économique.

Cette ligne est soutenue par l’Union européenne. Elle est mise en œuvre avec l’Agence française de développement et Expertise France. Son objectif est clair: relancer l’investissement productif, créer de l’emploi et soutenir les régions oubliées.

La priorité est donnée aux petites et moyennes entreprises. Celles de moins de 250 employés et soumises auprès d’une institution financière partenaire (IFP). La Banque centrale de Tunisie administre la ligne. Les crédits peuvent aller jusqu’à 10 ans. Les taux sont compétitifs. Les conditions sont avantageuses et elles doivent être intégralement répercutées aux PME.

Au total, six institutions financières sont appelées à participer au dispositif. À ce stade, Amen Bank, la Banque de Tunisie (BT) et TLF ont finalisé le processus et sont opérationnelles. Les PME répondant aux critères d’éligibilité peuvent dès à présent se rapprocher de ces établissements pour s’informer et déposer leurs demandes de financement. 

Dans ce dispositif, il faut noter que l’analyse du risque relève exclusivement des banques partenaires. La BEI n’impose pas d’exigences spécifiques en matière de garanties. En bref,  ces aspects sont à négocier directement entre la PME et l’institution financière.

Des critères pour les institutions financières partenaires

L’éligibilité des institutions financières repose sur plusieurs critères, notamment:

  • un taux de créances classées inférieur ou égal à 17% pour les banques publiques et 12% pour les intermédiaires financiers privés

  • un taux de provisionnement des créances classées supérieur à 65% 

  • une capacité avérée à travailler avec des bailleurs de fonds internationaux, incluant le respect des exigences de reporting ainsi que des normes environnementales et sociales 

  • la conformité aux procédures KYC (Know Your Customer) de la BEI

  • et l’absence de toute circonstance d’exclusion de la BEI à la date de l’accord de rétrocession.

Un appui complémentaire via la prime Rawafed+

Les PME ayant obtenu un financement dans le cadre de cette ligne de crédit peuvent également bénéficier de la prime Rawafed+, une initiative Team Europe. Cette prime constitue un appui complémentaire à la ligne “Tunisie – Relance économique” de la BEI. Elle s’adresse aux entreprises engagées dans des projets à fort impact, notamment en matière d’emploi des femmes et des jeunes, ou implantées dans des zones régionales prioritaires. 

Les projets ciblant l’une des 12 régions prioritaires sont particulièrement encouragés. Il s’agit de: Béja, El Kef, Gafsa, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Kébili, Mahdia, Sidi Bouzid, Siliana, Tataouine et Zaghouan.

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Une première: la Tunisie lance une plateforme numérique pour le calcul des frais d’entreposage portuaire

Dans le cadre de sa stratégie de modernisation, la Tunisie a mis l’accent sur ses services portuaires en lançant la première plateforme numérique dédiée au calcul des frais d’entreposage des marchandises dans les ports tunisiens. Baptisée Elbort, cette plateforme est accessible via le site www.elbort.tn

Cette solution, destinée à renforcer la transparence et l’efficacité des opérations logistiques, est le fruit d’un partenariat entre la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) et la Société tunisienne d’acconage et de manutention (Stam).

La plateforme permet aux opérateurs économiques de consulter, en ligne et en temps réel, les coûts liés à l’entreposage de leurs marchandises dans les ports, facilitant ainsi la planification et la prise de décision. “Cette initiative répond à un besoin concret du secteur. Elle vise à simplifier les démarches, à réduire les incertitudes liées aux coûts logistiques et à faciliter la prise de décision pour les entreprises”, a déclaré Malek Aloui, président du groupement professionnel du transport et de la logistique relevant de la Conect, dans une déclaration à l’agence TAP. Et d’enchaîner: “Elbort est appelée à évoluer progressivement grâce à la contribution de l’ensemble des acteurs du transport et de la logistique”. L’objectif est ainsi d’en faire une plateforme intégrée, offrant aux opérateurs économiques et aux investisseurs un accès centralisé, clair et fiable aux informations portuaires.

À terme, cette digitalisation devrait permettre un gain de temps significatif, une meilleure maîtrise des coûts et une réduction des charges supplémentaires engendrées par l’absence d’informations actualisées, selon la même source, contribuant ainsi à améliorer la compétitivité du secteur logistique tunisien.

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Syrine Chaalala dans le top 10 des femmes leaders de la levée de fonds en France

La cofondatrice franco-tunisienne de NextProtein, Syrine Chaalala, figure parmi les 10 femmes fondatrices les plus performantes en matière de levée de fonds en 2025, selon le classement publié par Eldorado.

NextProtein, spécialisée dans la production de protéines durables à partir d’insectes, a récemment finalisé une levée de fonds de 18 millions d’euros. L’opération a été menée par SWEN Capital Partners et British International Investment (BII), avec le soutien de Mirova et RAISE Impact. Ce financement permettra à la startup de développer son activité et d’ouvrir un deuxième site de production en Tunisie.

Syrine Chaalala a exprimé sa fierté de rejoindre ce groupe de femmes entrepreneures: “Faire croître une entreprise est un marathon. Le faire aux côtés de femmes aussi talentueuses et ambitieuses rend cette aventure encore plus forte. Nous remercions Sistafund pour leur engagement à réduire l’écart de financement et à soutenir la prochaine génération de dirigeantes”.

La performance de NextProtein s’inscrit dans un contexte de fort dynamisme du financement des startups françaises. En 2025, ces dernières ont levé 7,15 milliards d’euros au total, répartis sur 486 opérations, confirmant l’attractivité croissante du secteur des technologies durables et innovantes.

 

 

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Trois startups tunisiennes gagnent le droit de participer au GITEX Africa Morocco en avril

Dans le cadre de la 4e édition de GITEX Africa et de son roadshow en Afrique du Nord, GITEX Africa a fait escale à Tunis, le lundi 2 février 2026, pour une rencontre de networking réunissant startups, investisseurs, leaders technologiques et représentants du secteur public.

Organisé à The Dot, l’événement, placé sous le thème “S’unir pour innover et accélérer: vers un avenir mondial pour l’Afrique numérique”, a offert un espace d’échange ouvert autour des enjeux clés du numérique et des opportunités de collaboration à l’échelle régionale et continentale.

Un moment d’écoute et de préparation pour GITEX Africa 2026

Jessy Fula, responsable de l’engagement des gouvernements chez Dubai World Trade Centre, organisateur de GITEX Africa, a expliqué que cette étape tunisienne s’inscrit dans une dynamique de proximité avec les écosystèmes locaux. “L’objectif est de rassembler l’écosystème, d’échanger directement avec les startups et les institutions, et de les accompagner dans leur préparation pour GITEX Africa Morocco, prévu du 7 au 9 avril 2026 à Marrakech”,  a-t-il déclaré. Près de 40 startups tunisiennes ont ainsi pris part à cette rencontre, conçue comme un espace de dialogue, d’information et de networking. En effet, poursuit Jessy Fula, “c’est aussi l’occasion de présenter ce qui se prépare pour l’édition 2026, les secteurs prioritaires et notre approche”. Et d’enchaîner: “Nous voulons répondre aux questions des startups et leur donner une vision claire des opportunités”. Selon lui, le développement des infrastructures numériques constitue un enjeu central pour l’avenir du continent. “L’Afrique doit renforcer ses capacités en centres de données, en stockage et en calcul. C’est une condition essentielle pour permettre l’intégration de l’intelligence artificielle dans les différents secteurs”, a-t-il souligné. Par ailleurs, l’éducation figure également parmi les axes stratégiques de GITEX Africa. “Nous avons mis en place GITEX Flex, une initiative dédiée à l’éducation. Les universités et les institutions académiques ont un rôle clé à jouer, notamment dans la recherche. Pour l’édition 2026, une zone sera dédiée à l’EdTech, en plus de nouveaux espaces consacrés à la Sportech et à l’Agritech”, a-t-il précisé.

Source: Managers

La Tunisie, un modèle sur le continent

Jessy Fula a par ailleurs salué le positionnement de la Tunisie dans l’écosystème africain. ”La Tunisie est un exemple, notamment grâce au Startup Act, mis en place très tôt sur le continent. Aujourd’hui, de nombreux pays africains s’en inspirent. La Tunisie joue un rôle important et accompagne d’autres écosystèmes dans leur structuration”, a-t-il affirmé. Il a également cité d’autres pays africains avancés, comme le Sénégal, le Cameroun et la Côte d’Ivoire.

Une présence tunisienne fidèle et prometteuse

De son côté, Ghazi Saddem, Country Agent de GITEX, a rappelé la participation constante de la Tunisie à GITEX Africa depuis sa première édition. “La Tunisie a toujours été présente à GITEX Africa. À chaque édition, des startups tunisiennes ont réussi à se distinguer lors des compétitions de pitch, preuve de la qualité et du potentiel de notre écosystème”, a-t-il indiqué. Il a également mis en avant l’importance du soutien institutionnel et partenarial. “Cette participation a été possible grâce à l’appui de plusieurs partenaires”, a-t-il expliqué.

Pour Ghazi Saddem, GITEX Africa est une véritable opportunité pour les startups tunisiennes. “C’est une plateforme unique pour rencontrer des investisseurs, accéder à de nouveaux marchés et accélérer leur croissance. Nous voulons renforcer encore la présence tunisienne lors des prochaines éditions”, a-t-il conclu.

Lors de l’événement, un panel a été dédié au thème “Startups tunisiennes à l’international: innover localement, scaler vers l’Afrique. Go to Market, financement et valorisation de l’écosystème tunisien”, avec pour objectif de présenter les stratégies pour capitaliser sur l’édition 2026 de GITEX Africa. Le panel réunissait des experts et acteurs clés de l’écosystème, choisis pour leur engagement auprès des startups et leur contribution à GITEX Africa; Maya Jerbi, présidente d’Orange Foundation, Mehdi Ben Ghedifa, responsable de la communication digitale au Cepex, et Tarak Triki, CEO de Smart Capital. Cette session a été suivie d’une pitch competition, au cours de laquelle 6 startups issues de secteurs différents ont présenté leurs projets: Thinkneo, Chitelix, SupplyzPro, Defendr, BWS et Pigmentoco.

Les gagnants sont…

1. Chitelix  

La startup œuvre à transformer les déchets issus de l’exportation du crabe bleu en ressources précieuses pour l’industrie. Cofondée par Anis Ben Ghalia, la startup a développé une méthode pour extraire le chitosan, un biopolymère naturel pouvant remplacer les plastiques pétrochimiques dans des  secteurs variés tels que l’agriculture, le cosmétique, la pharmacie ou les bioplastiques.

Plus précisément, la startup, basée à Bizerte, collecte directement les déchets auprès des industriels, offrant un modèle gagnant-gagnant pour tous. Ainsi, la startup bénéficiera d’une prise en charge complète pour participer à GITEX Africa, incluant hébergement, billet d’avion et stand d’exposition. 

2. BWS (Be Wireless Solutions)

Fondée en 2018, BWS est un leader régional en IoT. La startup, cofondée par Karim Kharrat, fournit des solutions pour économiser les ressources et accompagne plusieurs institutions privées et publiques en Europe (France, Suisse), en Afrique (Tunisie, Maroc, Sénégal) et au Moyen-Orient (Qatar).

La plateforme propose notamment éclairage public intelligent, monitoring de la consommation énergétique, irrigation intelligente et optimisation des tournées, et gestion du carburant des flottes. En effet, BWS opère dans quatre pays (France, Mauritanie, Bahreïn et Tunisie) et collabore avec de grands acteurs internationaux. BWS se voit attribuer un pod d’exposition pour l’édition 2026 de GITEX Africa. 

3. Thinkneo

Cofondée par Leith Mokaddem, Thinkneo est une startup spécialisée dans la Fintech et l’identité numérique, avec pour mission de sécuriser et simplifier l’accès aux services digitaux. Thinkneo a conçu Avatar-ID, une application de vérification d’identité à distance basée sur l’IA et la biométrie et e-KYC sécurisé, répondant aux défis des deepfakes et de la fraude documentaire.

Selon Leith Mokaddem, les tentatives de fraude via deepfakes ont augmenté de 3000% en 2023, et 27% des cartes d’identité vérifiées en Afrique se sont révélées frauduleuses. En résumé, la solution permet un test de vivacité en temps réel, une vérification de l’authenticité des documents et une identification du signataire et de la signature électronique. “Nous supprimons la friction technologique sans compromettre la sécurité”, explique-t-il. La startup bénéficiera également d’un pod d’exposition à GITEX Africa, lui offrant une vitrine pour présenter sa solution à l’international.

Pour sa part, Zeineb Messaoud, directrice de la communauté AfriLabs et membre du jury, a expliqué que la sélection était difficile car le niveau des pitches était très proche. En fait, “pour sélectionner les projets, nous avons pris en compte ce que GITEX Africa peut apporter aux startups. Nous avons recherché avant tout l’innovation, le potentiel de développement et la capacité de l’équipe à faire grandir son projet. L’objectif est de mettre en lumière des initiatives capables de se développer, d’avoir un impact concret et de profiter pleinement des opportunités offertes par l’événement”, a-t-elle précisé. Et de recommander: “Il est important pour les startups de se présenter au bon moment. Participer au moment opportun permet de tirer pleinement parti des opportunités offertes par GITEX Africa”.

 

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Mohamed Adel Chouari élu vice-président de l’Alliance francophone des registres du commerce

Mohamed Adel Chouari et Thomas Denfer

Mohamed Adel Chouari, directeur général du Registre national des entreprises (RNE) de Tunisie, a été élu vice‑président de l’Alliance francophone des registres du commerce (Afrec) pour le mandat 2026-2029. Cette nomination, actée le 27 janvier lors de la première assemblée générale élective, reflète l’engagement de la Tunisie dans la coopération francophone et sa contribution à la promotion de la transparence économique.

En effet, le conseil d’administration de l’Afrec est dirigé par Thomas Denfer, réélu président pour 3 ans et représentant le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce en France. Mohamed Adel Chouari occupe la vice-présidence, tandis qu’Yves Pepin, sous-ministre adjoint chargé des registres au Québec, assure la fonction de trésorier. Le conseil est complété par Yves Gonner, directeur du Luxembourg Business Registers, Jean-Clément Ngatali, greffier en chef du tribunal de commerce de Brazzaville, et Akouvi Alla-Sene, responsable du registre du commerce et du crédit mobilier de Lomé.

Rappelons que l’alliance a été créée en novembre 2022 à l’occasion du 18e Sommet de la Francophonie à Djerba. Elle a pour objectif de réunir, autour de la langue française, les responsables des registres d’entreprises qui œuvrent à la transparence économique dans leurs pays respectifs. En 2024, l’Afrec a organisé son second forum à Villers-Cotterêts, en marge du 19e Sommet de la Francophonie, sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, avec la participation du professeur Mayatta Ndiaye Mbaye, secrétaire permanent de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (Ohada). 

 

 

 

 

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28 février, date de clôture des inscriptions des autorités publiques… au projet Seacure. Détails

À mesure que les pressions environnementales s’accentuent autour du bassin méditerranéen, le projet Seacure financé par l’Union européenne apporte une réponse concrète et innovante. Pendant 4 ans, le programme financé par Horizon Europe déploie et met à l’échelle des solutions destinées à prévenir, réduire et remédier à la pollution des sols et des eaux provoquée par les nutriments. La Tunisie fait partie des pays éligibles à un appel à candidatures ouvert jusqu’au 28 février 2026 (17h00, Europe centrale) et qui offre aux autorités publiques régionales une occasion rare de renforcer leurs capacités et d’adopter des stratégies durables et des technologies innovantes.

Le programme s’inscrit dans le cadre des activités du Centre régional d’activités pour la consommation et la production durables (MedWaves), partenaire stratégique du Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (Citet).

Face à des défis croissants liés à la qualité de l’eau, à l’agriculture intensive et à l’efficacité des systèmes de traitement, Seacure propose une approche intégrée multidisciplinaire et territoriale. Il ne s’agit pas de multiplier les outils isolés mais de combiner des solutions éprouvées pour les transformer en stratégies opérationnelles adaptées aux réalités locales. D’ailleurs, la vidéo officielle du projet illustre bien cette ambition en moins de 3 mn et esquisse une vision qui dépasse le cadre des essais expérimentaux. Elle imagine une Méditerranée où la gestion des nutriments devient collective, technologique et durable.

L’appel à candidatures Seacure ne se limite pas à un financement. Chaque projet retenu peut recevoir jusqu’à 100 000 euros et bénéficier d’une assistance technique sur 18 mois afin d’accompagner les régions dans la structuration de leurs initiatives, la mobilisation des parties prenantes et l’élaboration de plans d’action robustes. Le projet s’appuie sur une collaboration étroite avec les acteurs régionaux et locaux. Les candidats sont principalement des autorités publiques régionales, mais l’appel s’adresse de fait à un écosystème large comprenant les policymakers, les agents publics, les services d’appui, les entreprises de l’eau, les gestionnaires de ressources, les agriculteurs et même les citoyens engagés dans la transition environnementale. Dès le départ, ces acteurs sont réunis autour de la table pour aligner les solutions sur les besoins locaux, favoriser l’échange de connaissances et encourager un impact concret sur le terrain bien au-delà du cercle scientifique.

Les municipalités, autorités régionales, conseils provinciaux, délégations, agences environnementales et services de gestion de l’eau sont les acteurs éligibles pour participer à l’appel. Ils peuvent postuler individuellement ou en consortium.

Les 7 autorités publiques sélectionnées auront pour mission d’évaluer la faisabilité et la reproductibilité des solutions dans leurs territoires, de renforcer les capacités des acteurs régionaux et locaux et de développer les plans stratégiques les politiques et les mécanismes nécessaires pour permettre la mise en œuvre et le déploiement à plus grande échelle.

La date limite de l’appel est fixée au 28 février 2026 à 17h00 (heure de l’Europe centrale). Tous les détails sur l’éligibilité, les modalités de candidature et les solutions attendues sont disponibles sur le site officiel du projet Seacure, qui invite les parties intéressées à consulter attentivement les critères avant de déposer leur candidature et à saisir cette opportunité pour inscrire leur territoire dans une dynamique innovante, collaborative et durable, capable de générer des impacts mesurables sur l’environnement méditerranéen.

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Le groupe italien Argomm, acteur international de l’automobile, à la recherche du site idéal à Menzel Bourguiba…

Source: Fipa

La Tunisie confirme son attractivité auprès des industriels européens, notamment dans la filière automobile. Le groupe italien Argomm effectue, du 2 au 6 février 2026, une visite de prospection afin d’examiner les conditions de création d’une unité industrielle spécialisée dans les composants techniques en caoutchouc, destinés principalement au secteur automobile.

Conduite par Alessandro Mondini et Marco Rossetti, la délégation s’intéresse à plusieurs zones industrielles stratégiques, dont Menzel Bourguiba, Enfidha et El Fahs, dans l’objectif d’identifier des sites répondant aux exigences techniques et logistiques du projet.

Cette mission s’inscrit dans une démarche d’analyse approfondie du potentiel industriel tunisien, tant en matière d’infrastructures que de positionnement dans les chaînes de valeur internationales.

Un échange stratégique avec FIPA-Tunisia

Dès le 2 février, la délégation italienne a été reçue au siège de FIPA-Tunisia par son directeur général, Jalel Tebib. Les échanges ont porté sur le climat d’investissement, l’environnement réglementaire et les opportunités offertes par la Tunisie dans les secteurs industriels à forte valeur ajoutée.

À cette occasion, Jalel Tebib a mis en avant le poids des investissements italiens dans le tissu industriel tunisien, soulignant leur rôle structurant dans plusieurs filières manufacturières. Il a également réaffirmé la disponibilité de FIPA-Tunisia à accompagner Argomm Group dans l’ensemble des démarches liées à une éventuelle implantation.

Un acteur de référence des composants techniques

Argomm Group est un groupe industriel international spécialisé dans la fabrication de composants techniques en caoutchouc, caoutchouc-métal et matières thermoplastiques. Ses produits sont destinés à des secteurs exigeants tels que l’automobile, la mécatronique, l’électronique, l’hydraulique et diverses applications industrielles.

Présent à travers plusieurs unités de production en Europe et en Asie, le groupe figure parmi les fournisseurs de rang 1 de grands constructeurs automobiles internationaux, un positionnement qui témoigne de son niveau d’expertise technologique et de ses standards de qualité.

La Tunisie, plateforme industrielle en consolidation

Cette visite intervient dans un contexte où la Tunisie cherche à consolider son rôle de plateforme industrielle compétitive, en particulier dans l’industrie automobile et les activités connexes. Le pays mise sur sa proximité avec l’Europe, son capital humain qualifié et son écosystème industriel pour attirer des projets à fort contenu technologique et générateurs d’emplois.

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Ayoub Hafnaoui rejoint officiellement l’Université de Floride

Le nageur tunisien Ayoub Hafnaoui, champion du monde et médaillé olympique, intègre officiellement l’équipe de natation de l’Université de Floride (Gators) aux États-Unis.

Ce retour intervient après une longue absence liée à une suspension, période au cours de laquelle le nageur a connu plusieurs hauts et bas dans son parcours sportif.  

Selon lui, il s’agit d’une véritable opportunité offerte par son entraîneur, Nesty, et a affirmé être prêt à travailler dur pour cette nouvelle étape de sa carrière.

“Reconnaissant envers l’entraîneur Nesty pour cette opportunité… Prêt à travailler!”, a écrit Hafnaoui.

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Tesla débarque officiellement au Maroc

Le constructeur américain Tesla a officiellement annoncé son arrivée sur le marché marocain. Les premières opérations commerciales débuteront le 6 février 2026 à Casablanca, avec un événement spécial dédié à la présentation des modèles phares de la marque.

Avec cette implantation, le Maroc devient le premier pays africain à accueillir une filiale commerciale Tesla. Les visiteurs pourront découvrir les modèles Model 3 et Model Y, déjà très populaires à l’international, et les configurer ou commander directement via le site web dédié au Maroc.

Cette arrivée historique sera marquée par l’ouverture d’un pop-up store au centre commercial AnfaPlace Mall à Casablanca, ainsi que par l’activation d’une plateforme de commande en ligne pour les clients marocains.

Tesla a constitué sa filiale locale, Tesla Morocco, basée à Casablanca Marina, dès mai 2025, avec un capital social de plus de 27 millions de dirhams. Cette structure juridique assure les bases d’une présence durable dans le pays.

Pour accompagner le lancement, la marque a également déployé un réseau de 24 stations Supercharger déjà opérationnelles dans les principales villes du Royaume, telles que Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès, Agadir et Tanger. Ces bornes de recharge rapide, accessibles 24h/24 et 7j/7, permettront de rassurer les futurs propriétaires et de faciliter les déplacements longue distance.

 

 

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Italie: les Tunisiens à Ancona auront accès à des services sur place le 8 février

Le consulat de Tunisie à Bologne annonce qu’une équipe consulaire se déplacera à Ancona, dans la région des Marches, le dimanche 8 février 2026, de 10h30 à 15h30. Cette mission vise à faciliter les démarches administratives des Tunisiens vivant ou séjournant dans la région.

Durant cette journée, les citoyens pourront déposer ou renouveler leurs passeports, faire authentifier leurs signatures, obtenir des copies conformes à l’original, bénéficier des services de l’état civil, renouveler leurs cartes consulaires ou faire traduire des documents administratifs. La mission se tiendra à la Sala comunale, Via Battisti n°11/C.

Le consulat invite les intéressés à préparer tous les documents nécessaires à l’avance, en se référant aux instructions déjà publiées et accessibles via ce lien: https://wa.me/c/393481997851

L’objectif est d’assurer un service efficace et rapide pour tous les citoyens tunisiens présents dans la région.

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L’Université de Gabès en tête dans le domaine des sciences, selon le classement THE 2026

L’Université de Gabès figure dans l’édition 2026 du classement international Times Higher Education (THE). 

Dans une publication diffusée sur sa page officielle Facebook, l’établissement, fondé en 2003, annonce occuper la première place nationale en sciences de la vie et la deuxième place en sciences physiques. L’université se classe également quatrième en sciences de l’ingénierie et cinquième en sciences informatiques.

Selon la même source, ces résultats sont liés aux activités de recherche menées au sein de l’université et à l’implication de sa communauté académique.

Le classement Times Higher Education fait partie des références internationales en matière d’évaluation des universités. Il repose sur 13 indicateurs, portant notamment sur l’enseignement, la recherche scientifique, les citations, la réputation académique et la coopération internationale. Ces critères permettent d’établir des classements aux niveaux mondial et régional. Ainsi, l’Université de Gabès se distingue parmi les meilleures du pays, offrant ainsi aux futurs étudiants une indication précieuse pour choisir où poursuivre leurs études en Tunisie. Ce classement peut guider les choix des étudiants nationaux et internationaux à la recherche d’une formation de qualité.

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La Pr Rym Ghachem élue présidente de la Fédération maghrébine des Ordres des médecins

La professeure Rym Ghachem a été élue présidente de la Fédération maghrébine des Ordres des médecins, à l’issue du 8ᵉ congrès de l’organisation tenu les 31 janvier et 1er février 2026, selon l’agence TAP.

Actuelle présidente du Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie, elle devient la première femme à accéder à la tête de cette instance régionale, qui regroupe les Ordres des médecins des pays du Maghreb.

Les travaux du congrès ont porté sur la coopération médicale régionale et le développement des échanges d’expertises entre les professionnels de santé, d’après la même source.

Citant la nouvelle présidente, l’agence TAP indique que la Fédération, créée en 2022, tient des réunions régulières, “presque tous les trois mois”, afin d’identifier des axes communs pour améliorer les systèmes de santé et œuvrer à l’harmonisation des cadres législatifs dans la région.

Pr Rym Ghachem a également souligné l’importance de renforcer l’unité maghrébine dans le secteur de la santé, mettant en avant les efforts engagés pour faciliter la mobilité des médecins et améliorer leurs conditions d’exercice, selon l’agence TAP.

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Exclusif: Namia Ayadi n’est plus à la tête de la TIA

Jalel Tebib a été nommé président de la Tunisia Investment Authority (TIA), succédant à Namia Ayadi, qui occupait ce poste depuis 2023.

Jalel Tebib possède plus de 15 ans d’expérience au sein de FIPA-Tunisia, où il a travaillé dans les directions de la promotion générale et de la promotion des secteurs à technologies évoluées. Il a également dirigé les représentations de l’agence à Londres et en Allemagne. 

Avant FIPA, il a débuté sa carrière au ministère des Finances en 1996 comme Chef de service à la direction générale des études et de la législation fiscale.

Jalel Tebib est titulaire du Cycle supérieur de l’ENA (CSP), d’une maîtrise en gestion et d’un mastère spécialisé en droit fiscal de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis.

 

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La Tunisie mise sur le crowdfunding pour accélérer sa transition énergétique

Souvent cité dans les débats économiques et environnementaux, le crowdfunding ou financement participatif  demeure encore peu compris dans ses applications concrètes. Considéré comme  un moyen alternatif crucial de financement pour de nombreuses entreprises, en particulier pour les startups et les PME. 

Un forum national organisé hier a précisément visé à lever ce flou, en mettant l’accent sur la nécessité de sensibiliser aussi bien le grand public que les acteurs économiques à ce mode de financement innovant.

Initiée par l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), en partenariat avec l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et le projet Greenov’i, mis en œuvre par Expertise France avec le soutien de l’Union européenne, la rencontre a réuni un large éventail de parties prenantes autour du thème: “Le financement participatif au service de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables”.

Inaugurant les travaux du forum, le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, a souligné le rôle du financement participatif comme levier complémentaire au système financier traditionnel. “Il ouvre de nouvelles perspectives pour mobiliser l’épargne et l’orienter vers l’économie réelle”, a-t-il déclaré, estimant que ce mécanisme contribue à la diversification des sources de financement tout en favorisant une culture de participation. Dans un contexte marqué par les contraintes économiques et l’urgence climatique, il a également insisté sur la capacité du crowdfunding à soutenir le développement de projets énergétiques durables. Il a toutefois rappelé que l’efficacité du financement participatif repose sur plusieurs conditions clés: la qualité et la viabilité des projets proposés, l’existence d’une gouvernance solide ainsi que l’adoption de modèles économiques innovants. Autant de prérequis indispensables, selon lui, pour garantir une utilisation efficiente des fonds collectés et assurer aux citoyens une visibilité concrète de l’impact de leur engagement.

S’exprimant à son tour, le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaa Bekkari, a replacé cette initiative dans le cadre des objectifs nationaux visant à porter la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à 35 % d’ici 2030, puis à 50 % à l’horizon 2035. “La réalisation de ces objectifs suppose une mobilisation collective impliquant l’ensemble des parties prenantes: pouvoirs publics, financeurs, société civile, citoyens et partenaires internationaux”, a-t-il affirmé.

Selon lui, le financement participatif constitue un outil innovant permettant d’ancrer la transition énergétique dans les territoires et de faire du citoyen un acteur à part entière du changement. À titre d’exemple, il a indiqué que le développement, dans chaque région, de projets d’une capacité d’1 MW pourrait représenter une contribution significative à l’objectif national de 4 800 MW fixé à l’horizon 2030.

L’ANME a déjà mis en œuvre cette approche à travers plusieurs projets réalisés en partenariat avec la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), notamment via l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toitures. À ce jour, ces initiatives ont permis de déployer une capacité globale dépassant les 400 MW, grâce à des contributions citoyennes représentant entre 5 et 10 % du financement total. Celles-ci prennent la forme de prélèvements sur les factures d’électricité ou de subventions accordées par l’agence, sans recours à l’endettement. “Une démarche qui permet aux citoyens de s’impliquer concrètement dans la transition énergétique et d’en mesurer directement les retombées”, a conclu Nafaa Bekkari.

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Officiel: lancement d’une nouvelle plateforme de paiement de la vignette automobile

La Direction générale de la comptabilité publique et du recouvrement (DGCPR) informe les citoyens que le paiement de la taxe de circulation automobile (vignette) peut désormais être effectué en ligne via une plateforme officielle dédiée.

Le paiement de la taxe de circulation en ligne s’effectue en 4 étapes simples. L’usager commence par identifier le véhicule en saisissant ses informations, puis le système vérifie la situation fiscale et les montants dus. Il procède ensuite au paiement électronique par carte bancaire ou postale, avant de télécharger le récépissé servant de justificatif de paiement.

Cette mesure concerne les propriétaires de voitures particulières, ainsi que les véhicules à usage professionnel et spécialisés, utilisés pour le transport de marchandises ou de personnes (taxi, louage, bus…) et n’ayant pas encore réglé la taxe de circulation.

Grâce à ce nouveau service numérique, les usagers peuvent s’acquitter de la vignette à distance, sans avoir à se déplacer, en utilisant des cartes bancaires ou postales. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de digitalisation des services publics, visant à simplifier les démarches administratives, réduire les files d’attente et améliorer l’expérience des citoyens.

Le paiement est accessible dès à présent via le site officiel suivant:  https://taxe-circulation.finances.gov.tn

 

 

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Chitelix: quand les déchets de crabe deviennent un trésor industriel

À Bizerte, une startup tunisienne transforme ce que d’autres considèrent comme des déchets en ressources précieuses pour l’industrie. Chitelix, fondée par Anis Ben Ghalia et son cofondateur, est née d’un constat simple: l’exportation du crabe bleu génère chaque jour des tonnes de déchets, un problème majeur pour les industriels.

Source: Chitelix

Plutôt que de les jeter, Chitelix a trouvé un moyen de donner une seconde vie à ces restes. Grâce à un réseau de scientifiques, la startup a mis au point une méthode pour extraire le chitosan, un biopolymère naturel capable de remplacer les plastiques pétrochimiques et d’entrer dans des secteurs très variés, comme l’ agriculture, la cosmétique, la pharmacie ou les bioplastiques.

Une usine pilote pour transformer l’innovation en production

Source: Chitelix

Installée sur 1 300 m² au pôle agroalimentaire de Bizerte, l’usine pilote de Chitelix produit du chitosan et du citrate de calcium à partir des déchets de crabe. Chaque tonne de matière première permet de récupérer environ 150 kg de chitosan, transformé ensuite en produits agricoles ou cosmétiques.

Deux axes dominent l’activité de la startup:

  • Chitelix Agri, une gamme pour l’agriculture, riche en calcium et autres nutriments, bientôt homologuée pour l’export.

  • Cosmétique, où le chitosan sert à développer des actifs pour la réduction des rides, la cicatrisation et le soin dermocapillaire.

En effet, Chitelix travaille avec des industriels, des centres de recherche comme l’Institut Pasteur ou l’INAT, ainsi qu’avec des agriculteurs et des partenaires internationaux (Malaisie, Thaïlande, Australie, Canada, Corée du Sud). Parmi les projets en cours, on peut citer comme exemple: bioplastiques et polymères superabsorbants, capables de remplacer des produits chimiques dans les couches pour bébé ou le traitement des eaux.

L’équipe compte 20 personnes, principalement des ingénieurs et des doctorants, avec une majorité de femmes, reflétant une vision inclusive de l’innovation.

Une ambition européenne

Soutenue par STB Invest, STB Manager et BH Equity, Chitelix prépare cette année une levée de fonds pour accroître sa production en Europe, diversifier sa gamme de produits et obtenir plus de nouvelles certifications internationales.

Impact local et sensibilisation

Chaque jour, la startup peut traiter jusqu’à 5 tonnes de déchets, transformés en quelques jours en chitosan ou autres ingrédients à haute valeur ajoutée.

La startup collecte directement les déchets auprès des industries locales. Des actions de sensibilisation auprès des agriculteurs ont été réalisées, principalement dans les régions de Bizerte, du Cap Bon et de Ben Arous, en parallèle des campagnes sur les réseaux sociaux qui permettent de toucher le reste du pays.

À suivre…

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