Le député Ahmed Saïdani aurait été arrêté
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La SNIT mère et la SNIT-Nord superviseront deux projets à La Mornaguia et un projet à Fouchana. Ces mêmes sociétés prendront en charge deux autres projets à Oued El Marj et au quartier El Jalaa à Bizerte. Au centre, la SNIT-Centre réalisera trois programmes. Elle construira Sousse Jaouhara et Sousse Sidi Abdelhamid. À Kasserine, elle développera le quartier El Khadhra à Ezzouhour. Dans le Sud, la SNIT-Sud gérera trois sites. Elle interviendra à Thyna et Sakiet Ezzit dans le gouvernorat de Sfax. À Gabès, elle assurera le projet de Bouchamma.
Enfin, la Société de promotion des logements sociaux (Sprols) prendra le relais pour quatre localités. Raoued, Slimane et la ville de Tozeur bénéficieront de son expertise.
Le ministre a précisé la nature des habitations prévues. Individuelles ou collectives, elles varient entre 45 et 193 unités par projet. La superficie du terrain détermine cette capacité. Le calendrier s’étale sur trois ans. Certains chantiers démarreront dès février 2026. D’autres suivront en 2027. Un seul projet attendra 2028 : celui du quartier El Jalaa à Bizerte.
Le ministre a abordé la question du foncier. Certains terrains appartiennent déjà aux sociétés qui réaliseront les travaux. Toutefois, l’État possède encore la majorité des parcelles. Une cession légale au dinar symbolique interviendra prochainement. Elle permettra le transfert de propriété aux sociétés concernées. Cette première tranche mobilise des moyens conséquents. Elle comprend 1 213 logements répartis sur l’ensemble du territoire. Le coût global atteint 212 millions de dinars.
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Dans une déclaration à L’Économiste maghrébin, l’expert en économie et finance Maher Belhadj analyse les récentes réductions du TMM. Il les considère comme un levier essentiel pour stimuler l’investissement. Elles permettront également de soulager le pouvoir d’achat des ménages tunisiens. Le contexte actuel est marqué par une désinflation progressive. Après une période de taux élevés, le coût de l’argent commence à refluer. L’État avait relevé les taux pour contrer une inflation qui avait atteint des sommets. La Banque centrale a opéré deux baisses successives de 0,5 point en 2025 et début 2026. Selon Maher Belhadj, l’amélioration des équilibres financiers de l’État rend possible cette détente monétaire. L’État a honoré d’importantes échéances de dettes en 2024 et 2025.
Les réserves de change couvrent désormais 116 jours d’importation. Cette situation offre une marge de manœuvre suffisante. Elle permettra de soutenir cette tendance baissière tout au long de l’année 2026. Maher Belhadj souligne un point crucial : le coût excessif du crédit constituait jusqu’alors un frein majeur pour les investisseurs. Le passage du taux à 6,99% devrait changer la donne. Il favorisera une reprise de la dynamique entrepreneuriale. Le niveau reste cependant encore relativement élevé.
Cette politique monétaire produit également un impact social direct. La majorité des salariés tunisiens sont endettés. Ils verront leurs mensualités de crédits diminuer. Qu’il s’agisse de crédits à la consommation ou à long terme, cette baisse redonnera de la souplesse à leur budget quotidien. L’expert anticipe une poursuite de cet assouplissement. Il prévoit une baisse supplémentaire d’au moins 0,5 point dans les mois à venir. Maher Belhadj appuie son analyse sur un constat clair : l’inflation s’oriente désormais à la baisse. Elle se situe aux alentours de 4,9%. Cette évolution justifie, selon lui, un certain courage politique. Les autorités devraient accentuer encore davantage la réduction des taux. Des remboursements de dettes importants restent prévus pour février et juillet. Malgré cela, la trajectoire économique actuelle s’avère encourageante. Les investisseurs étrangers renouvellent leur intérêt pour 2025 et 2026. Ces éléments confirment la pertinence de cette stratégie de relance par le crédit.
Pour rappel, à la date du 3 février 2026, le taux du marché monétaire (TMM) se maintient stable à 6,99%, signe d’une liquidité abondante sur le marché interbancaire, selon la Banque centrale de Tunisie (BCT). Dans ce contexte, le taux moyen du marché monétaire (TMM) a chuté à 7,08% en janvier 2026, puis à 6.99% contre 7,49% au T4 2025, son plus bas niveau depuis octobre 2022. Sur un an, il passe de 7,98% (janvier 2024) à 6,99% aujourd’hui, après un sommet à 7,99% en janvier 2025.
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Le directeur général de l’ANETI, Hatem Dahmane, et le directeur général de l’entreprise partenaire, Mohamed Bourogaa, ont signé la convention en marge de la troisième édition du Forum des TIC. L’accord porte sur le recrutement de 1000 ingénieurs tunisiens dans les métiers du numérique, du consulting et de la transformation digitale.
Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a précisé que l’entreprise compte parmi les leaders mondiaux des technologies de l’information. Elle opère dans 70 pays et emploie plus de 130 000 ingénieurs à travers le monde.
Déjà implantée au pôle technologique d’El Ghazela, l’entreprise développe ses activités depuis la Tunisie. Elle a décidé d’augmenter ses effectifs locaux afin de renforcer ses services numériques destinés aux marchés internationaux. Le groupe américain DXC Technology, spécialisé dans les services numériques et les technologies de l’information, entend ainsi consolider sa présence en Tunisie et élargir ses capacités opérationnelles.
Selon Riadh Chaoued, cet accord s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la coopération entre les secteurs public et privé. L’État cherche à soutenir la création d’emplois durables et qualifiés, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée.
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La Grèce s’apprête à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans. Une source gouvernementale de haut niveau a confirmé ce mardi à Reuters que l’annonce est désormais « très proche ».
Parallèlement, l’Espagne durcit également le ton. Le gouvernement espagnol prévoit d’interdire ces plateformes aux moins de 16 ans. Madrid prépare une loi pour engager la responsabilité personnelle des dirigeants de réseaux sociaux en cas de discours de haine.
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Le danger ne vient pas de l’extérieur. L’étude prouve que 57 % des agressions se produisent dans l’enceinte scolaire. Les élèves eux-mêmes commettent 40 % de ces violences physiques. Les cours de récréation et les salles de classe sont les lieux les plus risqués, surtout durant les pauses. Les garçons restent les plus exposés, mais les filles subissent une violence interne plus ciblée.
Le mal ne s’arrête pas aux coups. Les moqueries et les humiliations touchent 61,4 % des élèves. Ce climat toxique détruit la motivation scolaire. L’enquête montre un lien direct entre ces agressions et l’abandon des études. En interrogeant 487 adolescents déscolarisés, les experts confirment cette tendance. L’école perd son rôle de refuge et devient un espace de souffrance.
La violence varie selon les régions. A l’Ariana, Kasserine, le Kef et Gabès, plus d’un élève sur trois en est victime. À l’inverse, Tozeur et Tunis affichent des taux plus bas, sous la barre des 25 %. Ces disparités régionales inquiètent les autorités. Elles demandent des solutions adaptées à chaque contexte local.
Le ministre de l’Éducation, Nouredine Ennouri, lance une riposte immédiate. Le plan « Nous sommes tous responsables » définit désormais les rôles de chacun. Les cadres éducatifs, les sécuritaires et la société civile unissent leurs forces. Ce programme vise à sécuriser les établissements et le trajet vers l’école. L’objectif est clair : rendre à l’institution sa mission éducative et protectrice.
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En effet, la commission entamera, dès la semaine prochaine, l’examen de cette initiative législative sans attendre la présentation d’un projet de loi gouvernemental. Plusieurs autres textes sont inscrits à l’ordre du jour, notamment celui portant sur la clôture du budget de l’année 2022.
Ces annonces ont été faites à l’issue de la réunion tenue ce mardi 3 février 2026, consacrée à l’élaboration du programme de travail de la commission pour la nouvelle année parlementaire.
Dans ce cadre, la commission prévoit également d’effectuer des visites de terrain, notamment à la suite des dégradations des infrastructures révélées par les récentes précipitations. Les députés se rendront dans des établissements éducatifs ainsi que dans des quartiers ayant bénéficié de financements par emprunts destinés à l’amélioration des infrastructures. Et ce, afin de suivre l’avancement et l’affectation de ces financements.
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Le président du Groupement National du Transport et de la Logistique au sein de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie , Malek Alaoui, a indiqué que la création de cette plateforme est le fruit d’une collaboration entre la CONECT et la Société Tunisienne d’Acconage et de Manutention (STAM). Cette initiative vise à faciliter et simplifier les procédures pour les opérateurs économiques afin de connaître les coûts réels du stationnement de leurs marchandises dans les ports, de manière instantanée et à distance.
Dans une déclaration à l’attention des médias, M. Alaoui a également confirmé que ce site connaîtra un développement continu. Et ce, en partenariat avec l’ensemble des parties concernées par le transport et la logistique. L’objectif étant de devenir une plateforme intégrée permettant aux acteurs économiques et aux investisseurs d’accéder à l’information de manière simple et efficace. Ce qui contribue directement à gagner du temps et des efforts. Tout en réduisant les coûts supplémentaires résultant de l’absence d’information en temps réel.
L’article Ports tunisiens : fin des frais opaques, place à la transparence digitale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Ce classement s’appuie sur une méthodologie combinant douze indicateurs distincts. L’analyse privilégie notamment les aspects financiers – loyer, alimentation, dépenses quotidiennes – ainsi qu’un indice de qualité de vie englobant les conditions climatiques, les richesses culturelles et naturelles, l’offre gastronomique, les opportunités récréatives et le niveau de sécurité.
La dimension économique représente 20 % de l’évaluation globale, constituant ainsi le facteur déterminant pour les candidats au départ. Cette préoccupation budgétaire domine les motivations : maintenir un niveau de confort sans compromettre l’équilibre financier reste la priorité absolue des futurs expatriés.
Positionnée au milieu du classement, la Tunisie présente des caractéristiques attractives selon l’étude. Le territoire bénéficie d’un niveau de prix particulièrement compétitif. Tandis que l’usage répandu du français facilite considérablement l’adaptation des nouveaux arrivants. L’art culinaire local constitue également un argument séduisant.
Néanmoins, deux faiblesses ressortent de l’analyse comparative : les indicateurs liés à la protection des personnes et au patrimoine environnemental obtiennent les scores les moins élevés comparativement aux neuf autres destinations retenues. Ces limitations influencent négativement l’évaluation d’ensemble du pays.
Le Portugal domine ce palmarès grâce à une combinaison d’atouts : des tarifs inférieurs de 15 % environ à ceux pratiqués en France; une accessibilité géographique remarquable avec des liaisons aériennes de deux heures à prix réduits; et des équipements collectifs de qualité équivalente à ceux de l’Hexagone.
L’Espagne occupe la deuxième marche du podium, valorisée pour ses conditions météorologiques et son environnement quotidien. La Grèce suit en troisième rang, distinguée par une politique fiscale particulièrement avantageuse envers les pensionnés.
Première destination hors Europe du palmarès, la Thaïlande se classe quatrième avec des dépenses de vie diminuées de moitié par rapport au territoire français, dans un cadre résidentiel séduisant. L’Île Maurice complète ce premier quintile, couronnée meilleure élève en matière de tranquillité publique. La sixième place revient au Maroc, valorisé pour son économie accessible et ses affinités culturelles avec la France.
Derrière la Tunisie, le Sénégal se hisse en huitième position, porté essentiellement par une mesure fiscale exceptionnelle : une réduction de 80 % appliquée aux retraites perçues en monnaie locale via un établissement bancaire sénégalais – disposition qui rencontre un vif succès auprès des bénéficiaires français. Le Vietnam est neuvième, reconnu pour ses installations et son système sanitaire en progression constante.
Enfin, Bali ferme ce palmarès en dixième position. L’île indonésienne capitalise sur un budget quotidien minimal et des trajets aériens compris entre 16 et 21 heures, avec des billets allers-retours avoisinant 800 euros en moyenne.
L’article La Tunisie, destination retraite prisée : ce que révèle le classement 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Le gouvernement a initié ce projet de loi, qui comprend un article unique approuvant l’accord de prêt. Le montant du prêt s’élève à 16 millions de dinars koweïtiens. Soit l’équivalent de 153 millions de dinars tunisiens. Le taux d’intérêt annuel est fixé à 3,75 %. Et la durée de remboursement est de 30 ans. Ce financement contribuera directement à la modernisation des infrastructures ferroviaires.
En outre, le prêt servira à financer l’achèvement de la ligne 21, située dans les gouvernorats de Gabès et de Gafsa, sur une longueur de 129 kilomètres. Cette ligne fait partie d’un projet plus large portant sur 190,5 kilomètres de voies ferrées. Le coût total du projet est estimé à 500 millions de dinars tunisiens. Il concerne également des lignes situées dans les gouvernorats de Sfax, Gabès et Gafsa.
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Le directeur général de l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, Ilyes Chérif, a confirmé cette augmentation significative. Elle doit répondre aux besoins croissants des jeunes et du marché du travail. D’autres spécialités seront également développées et généralisées durant la session de février 2026. L’Agence s’oriente vers la réalisation d’une étude au niveau régional. Cette étude identifiera les besoins spécifiques de chaque zone.
En effet, l’objectif est de créer de nouvelles spécialités que le marché du travail requiert. L’offre de formation sera ainsi adaptée aux réalités économiques locales.
Enfin, M. Chérif a rappelé qu’une rentrée scolaire dans des centres prêts a été assurée lors de la session de formation de septembre 2025.
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Le directeur général de la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances, Hatem Ammira, a affirmé que la Tunisie est devenue plus exposée aux catastrophes naturelles. Cette situation nécessite une préparation anticipée. Elle exige également le renforcement d’une culture de l’assurance auprès des citoyens et des chefs d’entreprise.
M. Ammira a appelé l’ensemble des citoyens à souscrire une assurance contre les catastrophes naturelles. Les propriétaires de commerces, d’usines, d’hôtels et d’établissements économiques sont également concernés. L’absence de couverture assurantielle prive les sinistrés d’indemnisation. Elle menace aussi la continuité de leurs activités ainsi que les emplois qui en dépendent.
L’État œuvre à la création de fonds de soutien. Ceux-ci garantiront une couverture assurantielle aux catégories incapables d’adhérer au système d’assurance. Un niveau minimum de protection sociale et économique sera ainsi assuré.
Une orientation vers l’instauration d’une assurance obligatoire se dessine. Elle concernera les établissements économiques contre les catastrophes naturelles. Ce système s’inspirera de l’assurance automobile obligatoire, qui bénéficie d’un taux de respect élevé en Tunisie. Les catastrophes naturelles ne sont pas moins dangereuses que les accidents de la route ou les incendies. Elles peuvent même avoir un impact plus grave sur les individus et les entreprises.
Le taux d’adhésion des Tunisiens à l’assurance contre les catastrophes naturelles ne dépasse pas 1 à 2 %. Ce taux est extrêmement faible et inacceptable. La comparaison avec certains pays développés, comme la France, est éloquente. Là-bas, les taux de couverture oscillent entre 70 et 80 %. Ce résultat est possible grâce à un système combinant assurance et fonds de soutien publics.
La faiblesse de la conscience assurantielle en général est préoccupante. Le taux d’assurance habitation en Tunisie ne dépasse pas 2 à 3 %. Ce chiffre est paradoxal. La valeur des biens immobiliers est pourtant élevée comparativement aux automobiles. Ces dernières bénéficient d’un taux d’assurance quasi total en raison de son caractère obligatoire.
M. Ammira a conclu par un appel explicite. Les campagnes de sensibilisation doivent être intensifiées. Elles cibleront les citoyens et les porteurs de projets. L’objectif est de diffuser une culture de prévention des risques. La protection des biens doit être garantie. La continuité des activités économiques en cas d’accidents ou de catastrophes naturelles est primordiale.
L’article Tunisie : quasi-absence de couverture assurantielle face aux inondations est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Le 30 janvier dernier, 27 députés ont déposé le projet de loi n° 8 de 2026. Jeudi dernier, le bureau de l’Assemblée l’a transmis à la commission de l’éducation pour examen. Ce texte modifie l’article 15 de la loi de 2008. Désormais, le ministre de l’Enseignement supérieur choisirait lui-même les recteurs parmi les professeurs compétents. Le projet limite toutefois cette fonction à deux mandats.
Le décret de 2011 actuel impose pourtant l’élection des recteurs par leurs pairs. Selon ce texte, la nomination ne constitue qu’une exception en cas d’impossibilité de vote. En voulant généraliser la nomination, les députés brisent l’autonomie des institutions. La Fédération dénonce un « grave recul » pour la liberté académique.
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L’analyse des indicateurs du quatrième trimestre révèle un contraste saisissant : le chiffre d’affaires a explosé de 54,49 % sur cette période, s’établissant à 9,07 millions de dinars contre 5,87 millions un an plus tôt. Cette hausse est portée par une intensification ponctuelle du broyage, qui a permis de produire 36 770 tonnes de ciment au dernier trimestre, ainsi que par une activité portuaire dynamique. Le déchargement de sept navires de coke de pétrole pour le compte de tiers a généré des revenus de quai s’élevant à 1,39 million de dinars. Cependant, ces gains de surface peinent à masquer l’érosion des fondamentaux économiques de la société.
La structure financière de l’entreprise demeure en effet lourdement fragilisée. L’endettement global stagne à un niveau alarmant de 122,36 millions de dinars à la fin de l’année 2025, alors que la société avoue son incapacité chronique à honorer ses engagements envers ses fournisseurs et ses créanciers bancaires. Si les crédits de gestion ont légèrement reculé pour s’établir à 23,41 millions de dinars, la persistance de l’arrêt de la production propre de clinker compromet gravement les équilibres à long terme.
Pour le premier trimestre 2026, la stratégie de survie repose sur une gestion de crise stricte. Les Ciments de Bizerte prévoient de maintenir leur activité de broyage par l’achat de matière première externe afin de conserver leurs parts de marché locales, tout en misant sur la continuité des revenus liés au déchargement portuaire. L’objectif immédiat reste la maîtrise des coûts de distribution dans un climat social que la direction espère maintenir serein, bien que la reprise effective de la production intégrale reste conditionnée à un déblocage financier majeur.
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La Chambre syndicale nationale des orthophonistes (UTICA) exprime ses inquiétudes dans un communiqué récent. Elle réagit à la note n°2 du ministère des Finances, diffusée le 23 janvier 2026. Ce document précise l’application de l’article 53 concernant l’obligation de facturation électronique.
L’organisation professionnelle juge cette adoption trop rapide et peu concertée. Ces dispositions pourraient peser lourdement sur l’avenir du métier. Elles menacent également l’accès des patients aux services de rééducation. La Chambre craint que ces changements ne brisent l’équilibre fragile du secteur et la continuité des soins.
Le syndicat soutient la modernisation et la transparence fiscale. Toutefois, il demande d’adapter les réformes aux spécificités de l’orthophonie. L’État doit concilier ses objectifs budgétaires avec la stabilité économique des praticiens.
Le secret professionnel reste une préoccupation centrale. L’article 26 du cahier des charges de la profession consacre d’ailleurs cette obligation. La Chambre estime que la facturation électronique pourrait contredire ce cadre légal. Elle soulève aussi des problèmes éthiques liés à la protection des données personnelles des patients.
Sur le plan financier, ces mesures inquiètent les orthophonistes du privé. Leur activité repose sur un nombre limité de séances quotidiennes. Par ailleurs, les charges professionnelles augmentent fortement depuis 2016. Les praticiens font face à la hausse des loyers et à de nouvelles contraintes réglementaires, comme le certificat de la protection civile.
La complexité administrative du nouveau dispositif pose aussi problème. La Chambre considère que ce système s’adapte mal au fonctionnement quotidien des cabinets.
Le maintien de ces mesures sans ajustements pourrait provoquer la fermeture de nombreux cabinets. Une telle situation favoriserait le chômage, l’émigration des compétences ou le secteur informel. Le système de santé et les patients subiraient directement ces répercussions négatives.
Face à ces enjeux, l’organisation appelle à suspendre les dispositions actuelles. Elle demande l’ouverture d’un dialogue avec les représentants de la profession. Le syndicat plaide pour une réforme graduelle qui respecte les droits des professionnels et des citoyens.
L’article Secret médical et facturation électronique : le dilemme des orthophonistes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Actuellement, le dispositif réserve la retraite anticipée à certaines femmes salariées. Elles doivent être mères de trois enfants vivants et avoir au moins cinquante ans. De plus, elles doivent avoir cessé toute activité professionnelle. Enfin, elles doivent justifier de soixante trimestres de cotisations effectives ou assimilées. Ces cotisations correspondent à des salaires égaux ou supérieurs aux deux tiers du SMIG.
Concernant le calcul de la pension, la base est de 40% du salaire de référence pour quarante trimestres. Ensuite, chaque trimestre supplémentaire ajoute 0,5%. Cependant, le plafond reste fixé à 80% du salaire de référence. Ce dernier correspond à la moyenne des dix dernières années actualisée, limitée à six fois le SMIG.
Les nouvelles dispositions
Le projet introduit des changements significatifs. D’abord, il conditionne l’accès à vingt années d’activité professionnelle. Ensuite, il exige la cessation définitive de toute activité rémunérée. Toutefois, le caractère volontaire du départ demeure. Par ailleurs, la condition de maternité disparaît.
La députée Zeinab Jiballah a rassuré sur l’impact budgétaire. Selon elle, la réforme préservera l’équilibre de la Caisse nationale de sécurité sociale. En effet, les entreprises recruteront de nouveaux salariés pour compenser les départs anticipés.
Prochaines étapes
Le ministre chargé des Affaires sociales proposera un décret fixant les modalités d’application. Avant l’adoption en séance plénière, les commissions parlementaires compétentes examineront le texte.
L’article La retraite anticipée des femmes salariées en passe d’être élargie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse Amen Invest, les capitaux propres sectoriels se sont renforcés de 8% pour atteindre 743 millions de dinars, tandis que les produits nets de leasing ont progressé de 9%, soutenus par la croissance des encours et une meilleure efficacité opérationnelle. Le ratio des engagements classés s’établit à 8,5% du total sectoriel, représentant 390 millions de dinars, un niveau globalement conforme aux exigences de la Banque centrale de Tunisie.
Cette croissance sectorielle modérée masque toutefois une forte hétérogénéité entre les différents acteurs du marché. Tunisie Leasing & Factoring consolide son statut de leader avec 645 millions de dinars d’approbations, en hausse de 10,1%, et un encours dépassant 1 109 millions de dinars. La société confirme ainsi sa stratégie de volume maîtrisé sur le marché.
ATL se distingue par la meilleure dynamique commerciale du secteur, affichant une hausse spectaculaire de 24,7% de ses approbations et une progression de 10,5% de son encours. Cette performance traduit un positionnement offensif sur les segments porteurs de croissance.
BH Leasing confirme son redressement progressif avec une augmentation de 11% de ses mises en force, tandis que CIL maintient un taux de transformation exceptionnel de 91,7%, révélateur d’une discipline commerciale élevée dans la sélection des dossiers.
À l’opposé, plusieurs acteurs demeurent sous pression. Attijari Leasing a enregistré un repli marqué de ses approbations de 9,9%, malgré une stabilité relative de l’encours. Hannibal Lease affiche la plus forte contraction du secteur avec un recul de 11,9%, signalant des arbitrages plus prudents en matière de risque. Best Lease recule également en production de 3,3%, mais parvient à améliorer sensiblement sa rentabilité opérationnelle avec un résultat net en hausse de 13%.
L’analyse de la structure des approbations révèle une préférence marquée pour les activités à rotation rapide et à visibilité élevée. Les services et le commerce demeurent le principal moteur du secteur, représentant 51% des approbations totales. Le tourisme conserve sa deuxième position, soutenu notamment par Tunisie Leasing & Factoring, ATL et Hannibal Lease.
L’agriculture se distingue par la plus forte croissance relative, avec une progression de 10,7% des approbations et de 13,6% des mises en force, bénéficiant d’un regain d’investissement dans ce secteur. En revanche, l’industrie reste structurellement sous pression, tandis que le secteur du bâtiment et des travaux publics affiche une reprise fragile et volatile.
Cette allocation sectorielle traduit une gestion prudente du risque dans un contexte de visibilité macroéconomique encore limitée, où les opérateurs privilégient la sélectivité commerciale à la course aux volumes.
Sur le plan de la gestion du risque, Tunisie Leasing & Factoring, qui concentre mécaniquement une part significative des engagements classés du secteur en raison de la taille de son encours, a vu son taux de créances classées s’améliorer à 8,10% en 2025 contre 8,59% en 2024. Ce niveau demeure globalement en ligne avec la moyenne du marché, ce qui atténue le risque de concentration apparente.
D’un point de vue fondamental, le secteur du leasing tunisien termine l’année 2025 sur une croissance maîtrisée, une rentabilité en amélioration graduelle et une qualité d’actifs globalement sous contrôle, malgré des disparités notables entre les différents acteurs.
Les perspectives demeurent positives mais conditionnelles pour l’exercice à venir. Elles dépendent principalement de l’évolution des conditions de refinancement, de la stabilité du cadre réglementaire et de la capacité des sociétés à maintenir une discipline stricte en matière de gestion du risque.
Le secteur s’impose ainsi comme un secteur défensif à rendement raisonnable, privilégiant la solidité bilancielle et la sélectivité commerciale. Dans un marché de plus en plus standardisé, la différenciation entre opérateurs se jouera moins sur la taille des portefeuilles que sur la qualité de l’origination des dossiers, la gestion rigoureuse du risque et l’efficacité opérationnelle.
L’article Secteur du leasing : consolidation en cours avec des gagnants et des perdants est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
La Banque nationale agricole confirme son leadership en matière de transformation digitale en remportant trois prix Gold lors de la 4ᵉ édition des Tunisia Digital Awards 2026, organisée le 28 janvier 2026 :
Best Website Award
Best Mobile App Award
Best E-Commerce Experience Award
Ces distinctions consacrent l’excellence de la nouvelle plateforme digitale BNA H24, en reconnaissant la qualité des expériences proposées, l’innovation technologique des solutions déployées et l’orientation résolument client qui guide la stratégie digitale de la banque.
Une reconnaissance fondée sur des critères d’excellence rigoureux
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Le Best Website Award a été attribué à la BNA Bank au regard des critères suivants :
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Le Best Mobile App Award distingue quant à lui la performance de l’application BNA H24 selon des critères clés tels que :
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Enfin, le Best E-Commerce Experience Award récompense l’excellence des parcours transactionnels de la banque, évalués sur la base de :
Une dynamique de reconnaissance confirmée
Cette triple consécration intervient quelques semaines seulement après l’élection de la BNA Bank en tant que Marque de l’Année 2026, confirmant la solidité de sa vision stratégique, la pertinence de ses choix digitaux et la confiance renouvelée de ses clients et partenaires.
À travers ces récompenses, la BNA Bank réaffirme son ambition de placer le digital au cœur de la création de valeur, de proposer des parcours clients toujours plus fluides, sécurisés et performants, et de contribuer activement au développement de l’écosystème digital tunisien.
Une distinction dans un écosystème digital hautement compétitif
Pour cette édition, les Tunisia Digital Awards ont distingué les meilleures réalisations digitales à travers 14 catégories, conçues pour valoriser l’excellence, la créativité et l’innovation dans le digital en Tunisie.
Outre les catégories remportées par la BNA Bank, figurent notamment : Best Big Data & Analytics, Digital Innovation, Best Digital Campaign, SEO/SEA Campaign, Community Management, Content & Influence, entre autres.
L’article BNA H24 décroche trois Gold Awards aux Tunisia Digital Awards 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
L’assurance vie a franchi un cap historique en 2024 avec un milliard de dinars de contributions et une croissance de 21%. Ce record, évoqué le 29 janvier 2026 lors du 40ᵉ anniversaire de Hayett Assurances, ne doit pas occulter une réalité plus profonde. Entre l’incapacité du système public à garantir des revenus décents aux retraités et le besoin vital de l’État en épargne longue, ce secteur n’est plus une simple option financière mais le pivot d’un nouveau contrat social.
Pour Lotfi Ben Haj Kacem, directeur général de Hayett Assurances, ces quatre décennies marquent une transformation où l’assurance vie devient un engagement durable au service de la communauté, symbolisé par une nouvelle identité visuelle tournée vers la modernité et l’inclusion.
L’urgence sociale constitue le premier niveau de cette mutation. Hafedh Lâamouri, ancien ministre des Affaires sociales, a révélé que trois retraités du privé sur quatre vivent avec moins de 480 dinars par mois, soulignant que la complémentarité n’est plus facultative dans un contexte où les pensions légales permettent à peine de survivre. Ce diagnostic est partagé par Hedi Dahmen, expert judiciaire, qui dénonce une fracture flagrante: une pension moyenne de 1546 dinars dans le public contre seulement 640 dinars dans le privé. Selon lui, les dispositifs hérités des années soixante sont obsolètes et l’assurance vie représente désormais l’unique rempart contre la précarité des anciens travailleurs.
Sur le plan macroéconomique, l’enjeu est celui de la souveraineté. Habib Karaouli, PDG de CAP Bank, estime que la Tunisie doit passer d’une assurance d’obligation liée au crédit à une assurance de conviction. Il rappelle que les projets structurants nécessitent des ressources sur le temps long que seule l’assurance vie peut fournir, à l’instar du modèle japonais où l’épargne domestique finance la dette de l’État sur quarante ans. Cette vision est soutenue par l’économiste Ahmed El Karam, qui affirme que l’assurance vie a la capacité unique d’organiser l’incertitude pour mieux la gérer. Il préconise d’ailleurs l’instauration de tests d’impact pour s’assurer que les réformes réglementaires ne viennent pas asphyxier l’épargne nationale, moteur de l’investissement.
Le développement du secteur dépendra également de la levée de verrous stratégiques, notamment fiscaux. Abdelkader Boudriga, expert financier, avertit que l’ombre de l’impôt sur la fortune risque d’affecter la rentabilité des produits alors que l’État privilégie des financements par la Banque centrale qui privent les assureurs d’actifs essentiels. Il voit dans la bancassurance le principal moteur de croissance, estimant qu’un alignement sur les standards internationaux pourrait injecter 25 milliards de dinars supplémentaires dans l’économie nationale. Jouda Khemiri, présidente du Comité général des assurances, ajoute que ce produit offre une flexibilité successorale précieuse, permettant de protéger des bénéficiaires spécifiques hors des règles classiques et de prévenir ainsi les conflits familiaux.
Enfin, l’avenir du marché repose sur une démocratisation réelle de l’offre. Jamil Rihane, directeur général adjoint de Hayett Assurances, plaide pour une universalisation de l’accès à travers la microfinance et des produits dédiés aux études. Son objectif est de casser l’image élitiste du secteur pour atteindre les travailleurs indépendants et les populations aux revenus irréguliers grâce à une proximité territoriale accrue. En misant sur l’éducation financière et la clarté des solutions, les leaders du secteur ambitionnent de transformer l’épargne des Tunisiens en un levier de résilience collective, capable de pallier les failles structurelles de l’État tout en finançant la croissance de demain.
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