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Le déficit commercial du Maroc a fortement augmenté en 2025

Les importations du Maroc ont augmenté de 8 %; contre une hausse de 2,8 % pour les exportations.

Le déficit commercial du Maroc a atteint 353,1 milliards de dirhams fin 2025 (32,6 milliards d’euros), enregistrant une hausse de 15,8 % par rapport à 2024. C’est ce qu’indiquent les données du Bureau marocain des changes publiées lundi 2 février 2026.

Le Bureau des changes a expliqué dans son bulletin sur les indicateurs mensuels du commerce extérieur que cette évolution est due à l’augmentation des importations de marchandises de 8 % à plus de 822,2 milliards de dirhams (75,9 milliards d’euros); contre des exportations en hausse de 2,8 % à environ 469,1 milliards de dirhams. Tout en notant une baisse du taux de couverture de 2,9 points à 57 %.

Cette tendance à la hausse des importations est attribuée à l’augmentation des : importations d’or industriel de 99,7 % à 1,87 milliard de dirhams (environ 172,6 millions d’euros); matières premières de 31,5 % à 43,7 milliards de dirhams; produits finis de 13,3 % à 199,1 milliards de dirhams; biens de consommation finis de 11,8 % à 203,4 milliards de dirhams; produits semi-finis de 4,8 % à 171,8 milliards de dirhams; et des produits alimentaires de 3,3 % à 94,6 milliards de dirhams, révèle le site web marocain Hess Press.

Quant aux exportations, elles ont été soutenues par le secteur des « phosphates et dérivés », qui a enregistré une croissance de 13,6 % à 99,8 milliards de dirhams, et par le secteur de l’industrie aéronautique, qui a progressé de 10 % à 29,1 milliards de dirhams.

Au final, le Bureau des changes note une augmentation de 14,2 % de l’excédent de la balance des services. Laquelle s’élève à plus de 159,6 milliards de dirhams Et ce, suite à une hausse de 9,7 % des importations, qui atteignent 155,3 milliards de dirhams; ainsi qu’à une augmentation de 11,9 % des exportations, qui s’établissent à 315 milliards de dirhams.

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Sarah Ben Achour, une Tunisienne dans le top 100 des femmes leaders africaines

C’est une nouvelle qui fait vibrer l’écosystème entrepreneurial tunisien: Sarah Ben Achour, cofondatrice et COO de The Landlord, vient d’intégrer le prestigieux cercle des “Top 100 Women Leaders in Africa”.

C’est sur son compte LinkedIn, avec une émotion toute particulière, que Sarah a choisi de partager cette étape marquante. Entre joie et gratitude, elle y célèbre une reconnaissance qui dépasse les frontières. Ce titre lui a été officiellement décerné lors de l’Africa Women Leaders Summit & Awards 2026, qui a réuni l’élite féminine du continent les 28 et 29 janvier derniers à Casablanca.

Un parcours bâti sur l’exigence et l’innovation

Derrière cette réussite se cache un itinéraire marqué par la persévérance. Depuis 2022, Sarah Ben Achour pilote les opérations de The Landlord, une startup tunisienne qui redéfinit les codes de la location de courte durée. Mais son expertise ne s’est pas faite en un jour: de la création de Cottoncake Tunis à ses expériences pointues en conciergerie et marketing, elle a su transformer chaque défi en une leçon de gestion opérationnelle.

Le sommet de Casablanca

L’événement de Verve Management UAE n’est pas qu’une cérémonie de remise de prix. C’est un véritable laboratoire d’idées où se rencontrent celles qui façonnent l’Afrique de demain. Le classement des 100 femmes leaders repose sur des critères stricts: impact économique, innovation sociale et capacité à inspirer les générations futures.

Si la liste complète des lauréates reste encore confidentielle, la présence de Sarah Ben Achour confirme une tendance forte: les dirigeantes tunisiennes ne se limitent plus à leurs frontières nationales. Elles s’imposent désormais comme des actrices incontournables de la gouvernance économique africaine.

Pourquoi cette distinction est un signal fort pour la Tunisie?

Bien que d’autres Tunisiennes aient brillé par le passé dans des classements comme le Choiseul Africa, la nomination de Sarah Ben Achour en 2026 marque un tournant pour la “PropTech” et l’entrepreneuriat digital tunisien.

Cette reconnaissance prouve que le modèle de leadership tunisien — alliant agilité technologique et excellence opérationnelle — résonne partout sur le continent. Sarah Ben Achour n’est pas seulement une lauréate, elle devient une ambassadrice de cette Tunisie qui entreprend, innove et rayonne à l’échelle panafricaine.

 

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Le Maroc s’installe confortablement dans le marché polonais 

Nous avons longtemps plaidé dans ce journal pour un renforcement des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Pologne, dont le marché est très porteur, mais peu de chose a été fait dans cette direction, malgré le dispositif couteux (et pas toujours efficace) du Centre de promotion des exportations (Cepex) à l’étranger. Le Maroc, quant à lui, ne s’est pas fait prier pour lorgner ce pays. Les relations économiques entre le Maroc et la Pologne ont connu, en effet, ces dernières années, une nette accélération, soutenues par un environnement institutionnel stable et par le cadre juridique offert par l’Accord d’association Union européenne-Maroc. Une success story qui peut être inspirante pour nous…

Habib Glenza

En l’espace de cinq ans, la valeur des échanges commerciaux entre les deux pays a presque triplé pour atteindre 2,16 milliards de dollars en 2024. Les exportations polonaises se sont élevées à 925,9 millions de dollars, tandis que les importations en provenance du Maroc ont atteint 1,23 milliard de dollars, soit un total de plus de 2,156 milliards de dollars, à comparer avec les 0,4 milliard de dollars d’échanges tuniso-polonais en 2023 (1). Cela fait du Maroc le principal partenaire commercial de la Pologne en Afrique. Cette dynamique témoigne non seulement de l’ampleur croissante des échanges, mais aussi de leur maturité et de la complémentarité des deux économies.

L’agriculture, pilier du partenariat

L’agriculture et l’agroalimentaire figurent parmi les domaines les plus prometteurs de la coopération bilatérale. Sur la période 2022–2024, les échanges de produits agricoles entre la Pologne et le Maroc ont atteint en moyenne 187 millions de dollars par an, affichant une tendance de croissance stable.

La structure des échanges illustre clairement la complémentarité des marchés. La Pologne importe principalement du Maroc des fruits et des légumes, avec une place particulière pour les framboises surgelées, dont le Maroc est devenu le troisième fournisseur du marché polonais.

À l’inverse, les exportations polonaises vers le Maroc reposent essentiellement sur le blé tendre et les produits laitiers, des catégories stratégiques pour la sécurité alimentaire et la diversification des approvisionnements du Royaume.

Au-delà des flux commerciaux, les deux pays affichent des ambitions plus larges. La Pologne et le Maroc souhaitent renforcer leur coopération sur l’ensemble des chaînes de valeur, de la production animale et de la logistique jusqu’à la recherche, l’innovation et les systèmes de sécurité alimentaire. Cette approche répond aux défis liés à la volatilité des marchés mondiaux et aux effets du changement climatique.

Dialogue politique et visites de haut niveau

Un nouvel élan a été donné aux relations bilatérales avec la visite officielle en Pologne du ministre marocain de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, en septembre 2025. La délégation comprenait des représentants de la Comader, la confédération des producteurs agricoles, des acteurs clés du secteur agroalimentaire, ainsi que de hauts responsables institutionnels.

Les échanges avec le ministre polonais de l’Agriculture et du Développement rural, Stefan Krajewski, ont porté notamment sur le développement des échanges commerciaux, la sécurité sanitaire, la coopération scientifique ainsi que la recherche et le développement. Les deux parties ont souligné le potentiel de synergies entre les secteurs agroalimentaires polonais et marocain et leur volonté de bâtir un partenariat moderne et durable.

La visite a également permis à la délégation marocaine de découvrir le potentiel productif et scientifique de la Pologne. La délégation marocaine a notamment visité le site industriel de Polmlek, l’un des leaders polonais du secteur laitier, qui a acquis en 2023 l’entreprise marocaine Jibal et poursuit ses investissements au Maroc. Le programme comprenait également des visites au marché de gros agroalimentaire de Varsovie ainsi qu’à des centres de recherche majeurs, dont l’Université des sciences de la vie (SGGW) et l’Institut d’horticulture.

Un mémorandum signé à Berlin

L’aboutissement de ce processus a été la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) entre les ministères de l’Agriculture de la Pologne et du Maroc lors de la Semaine verte internationale de Berlin, en janvier 2026. Le document a été signé par les ministres Ahmed El Bouari et Stefan Krajewski.

Mis en œuvre par l’Inspection vétérinaire polonaise et l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires du Maroc (Onssa), le mémorandum vise à renforcer la coopération en matière de santé animale et de sécurité sanitaire des produits d’origine animale et des aliments pour animaux. Il prévoit des échanges d’informations, une coopération technique et des actions de formation, ainsi qu’un rapprochement des pratiques avec les normes internationales, facilitant concrètement les échanges commerciaux.

Pour les exportateurs polonais, l’approbation récente par l’Onssa du certificat sanitaire pour la viande de volaille d’origine polonaise constitue un signal très positif. D’autres certificats, notamment pour le miel, les semences et d’autres produits agroalimentaires, sont attendus, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de marché.

Des engagements institutionnels aux projets concrets

Le mémorandum signé établit une base institutionnelle solide pour le rapprochement entre la Pologne et le Maroc. Les deux parties soulignent toutefois que l’enjeu réside désormais dans la traduction de ces engagements en projets concrets, notamment dans les domaines de la recherche, de l’innovation, de la formation et de la levée des barrières non tarifaires.

Dans ce contexte, la participation confirmée de la Pologne à la 17ᵉ édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam), prévue en avril 2026 à Meknès, constitue une étape importante. Le pavillon polonais, organisé par le Centre national de soutien à l’agriculture (Kowr), a vocation à devenir une plateforme de contacts d’affaires et d’initiatives sectorielles. Les prochaines visites et échanges institutionnels pourraient ainsi faire entrer la coopération agricole polono-marocaine dans une phase plus opérationnelle et orientée vers les résultats.

Aujourd’hui, le Maroc a surclassé la Tunisie dans plusieurs secteurs stratégiques : tourisme, agriculture, agroalimentaire, pêche, élevage, sport, etc., grâce à la compétence de ses responsables : ambassadeurs, consuls, représentants des ministères de l’agriculture, du commerce, du tourisme et de l’industrie, qui, contrairement aux nôtres, ne se contentent pas de toucher des salaires et de garantir une retraite aisée. C’est là toute la différence, car les deux pays ont pratiquement les mêmes atouts en main. Les uns les utilisent, les autres les dilapident.

La Pologne, devenue membre très important de l’Union européenne (UE), réalise depuis quelques années une croissance économique exceptionnelle, par rapport à l’ensemble des pays membres de l’UE : croissance du PIB dépassant 3,6% et taux de chômage équivalent à 5,2. Bref, un partenaire idéal pour la Tunisie.

La Pologne ne produit pas d’huile d’olive, de dattes (que la Tunisie a du mal à écouler), des agrumes, etc. Durant l’hiver, ce pays importe tous ses besoins en légumes du monde entier.  

Depuis 2010, j’ai assisté à plusieurs rencontres B2B organisées conjointement par l’ambassade de Tunisie, le Cepex et la Chambre de commerce polonaise. Toutes ces rencontres n’ont rien apporté à la Tunisie sinon, des dépenses infructueuses et de l’argent «jeté par la fenêtre». Les Marocains ont choisi la voie officielle, à savoir les ministres de l’agriculture des deux pays, et cela a directement ouvert la voie aux hommes d’affaires des deux pays.

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La harissa tunisienne bientôt dans l’Atlas alimentaire de l’Unesco

La Tunisie va participer au projet Atlas alimentaire de l’Unesco, une initiative internationale visant à documenter, promouvoir et transmettre, grâce à une plateforme numérique, les traditions et les savoirs liés à l’alimentation aux nouvelles générations. L’élément typique de l’art culinaire national proposé pour la plateforme est la harissa.

La consultation nationale s’est tenue au Centre des arts et des lettres Ksar Saïd, au Bardo, en présence d’experts du patrimoine, de professionnels du secteur, de représentants institutionnels et d’organisations de la société civile.

Selon Sanaa Allam, cheffe adjointe du Secteur de la culture du Bureau de l’Unesco pour le Maghreb, ce projet, financé par l’Arabie saoudite, a débuté en 2023 et entame sa deuxième phase, au cours de laquelle de nouveaux pays, dont la Tunisie, ont rejoint le programme.

La plateforme, conçue comme un atlas numérique des pratiques et traditions culinaires, implique 16 pays, dont la Tunisie, le Maroc et le Qatar, et devrait présenter plus de cinquante éléments culinaires au total, en sélectionnant un ou deux éléments représentatifs pour chaque pays.

Pour la Tunisie, l’élément proposé pour la plateforme est la harissa (sauce typique à base de piments rouges frais, d’ail et d’huile d’olive, similaire à la purée de tomates), déjà inscrite sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.

Le cadre du projet s’appuie sur la Convention de l’Unesco de 2003 relative au patrimoine culturel immatériel, ratifiée par la Tunisie en 2006.

Rappelons que Tunis a déjà inscrit dix éléments sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, dont deux liés à l’alimentation : «Harissa : savoirs, compétences et pratiques culinaires et sociaux» (dossier national, 2022) et «Couscous» (dossier du Maghreb, 2020).

I. B.

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Maroc | Les retombées économiques de la CAN 2025  

Les chiffres officiels communiqués par le gouvernement marocain à l’issue de l’organisation de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football mettent en lumière des retombées financières dépassant le milliard d’euros, ravivant le débat sur l’importance des retombées économiques attendues de la Coupe du monde Fifa 2030, que le Royaume coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. 

Habib Glenza

Selon Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, l’accueil de la CAN au Maroc a généré des revenus directs supérieurs à 1,5 milliard d’euros soit environ 4,8 milliards de dinars tunisiens. Ce chiffre représente un peu moins que la totalité des recettes touristiques de l’exercice 2025 en Tunisie.

Dans une déclaration accordée à l’agence espagnole Efe, le responsable marocain a souligné que l’événement a attiré plusieurs centaines de milliers de visiteurs étrangers, dynamisant de manière significative des secteurs clés tels que l’hôtellerie, le transport, le tourisme, et les services de manière générale, tout en favorisant la création de dizaines de milliers d’emplois.

Mezzour a également insisté sur la dimension stratégique des investissements réalisés dans les infrastructures sportives et logistiques, estimant qu’ils s’inscrivent dans une vision de long terme dépassant largement le cadre ponctuel de la compétition panafricaine.

Développement des services touristiques

Pour l’économiste marocain Khalid Hams, l’intérêt de tels événements mondiaux ne se limite pas à des gains financiers immédiats. Il considère que l’organisation de grandes manifestations sportives contribue avant tout à renforcer l’image du Maroc sur la scène internationale. C’est un facteur déterminant dans l’attractivité du pays auprès des investisseurs et des touristes, a-t-il expliqué, ajoutant que la visibilité offerte par ces compétitions stimule l’investissement dans les infrastructures structurantes, notamment les réseaux routiers, les aéroports et les capacités hôtelières.

Ces événements internationaux contribuent au développement des services touristiques et à la montée en compétence des ressources humaines dans les métiers de l’hôtellerie et du tourisme. L’expert anticipe des retombées durables, à moyen et long terme, dans les secteurs du transport et du tourisme, mais aussi dans l’artisanat, un domaine qui fait vivre près de cinq millions de Marocains. Cette dynamique devrait, selon lui, renforcer la croissance économique et générer une activité soutenue dans l’ensemble des secteurs connexes.

Concernant les infrastructures sportives, Hams plaide pour une gestion durable des stades et des équipements, en encourageant leur exploitation tout au long de l’année à travers la diversification des disciplines et des événements, afin de garantir leur rentabilité et de limiter les coûts d’entretien.

Il faut également mettre en exergue non seulement les superbes stades mis à la disposition des équipes participantes à cette CAN, mais surtout à la praticabilité des pelouses qui ont absorbé des quantités exceptionnelles d’eau, grâce à un système de drainage très efficace, rarement constaté sur des pelouses européennes        

Une vision économique à l’horizon 2035

De son côté, l’économiste Mohamed Jadri estime que le Maroc aborde l’organisation la Coupe du monde comme un instrument stratégique au service d’un projet économique global, et non comme une finalité sportive. Il explique que cette approche s’inscrit dans une ambition de transformation économique à l’horizon 2035, visant notamment à doubler le produit intérieur brut (PIB) pour dépasser les 260 milliards de dollars, contre environ 130 milliards actuellement. Cette vision prévoit également l’augmentation du taux d’activité des femmes à 45 %, la réduction des disparités territoriales et l’amélioration du revenu moyen des ménages, avec un objectif de croissance annuelle pouvant atteindre 8 %. 

Parmi les autres objectifs figurent l’accueil de 26 millions de touristes par an, le développement de l’industrie automobile avec une production cible de 2 millions de véhicules, ainsi que le renforcement de la souveraineté alimentaire, énergétique et pharmaceutique du pays.                                                                                  Selon Jadri, l’organisation de la CAN a généré des centaines de milliers d’emplois dans les secteurs de la communication, de l’événementiel et des infrastructures. L’activité intense observée dans l’hôtellerie, la restauration et le transport aérien durant la compétition illustre, à ses yeux, le rôle de catalyseur économique joué par ce genre d’événements.

L’économiste conclut en soulignant que les retombées économiques positives du Mondial 2023 dépasseront largement la période de la tenue de la compétition, grâce au renforcement de la visibilité du Maroc dans plus de 180 pays, attirant de nouveaux investissements étrangers. Les principaux bénéficiaires resteront, selon lui, les citoyens marocains, à travers les projets structurants tels que le train à grande vitesse, les autoroutes et les infrastructures génératrices de richesse et d’emplois.

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Retour sur la CAN Maroc | Un dernier carré qui ne tourne pas rond

Du rectangle au carré. Du vert du terrain à la brillance des médailles du dernier carré. Les demi-finales correspondent toujours à la distribution des récompenses suprêmes. Avec un podium particulier puisque, contrairement à d’autres disciplines, terminer quatrième d’une compétition en football s’assimile à remporter un succès d’estime auprès de la critique. Puis une finale rythmée ou non, prévisible ou imprévisible, est le summum de l’événementiel. Le deuxième week-end du mois de janvier a rassemblé les supposées quatre meilleures équipes de la CAN Maroc. Pourtant l’animation n’a pas aidé à fournir du très beau spectacle. Peut-on vraiment parler d’élite africaine ? Quel bilan général peut-on tirer de cette Coupe d’Afrique des Nations ?

Jean-Guillaume Lozato *

Éliminés respectivement par le Sénégal et le Maroc, l’Égypte et le Nigeria se sont retrouvés pour le match de classement du samedi. Pour un piètre 0-0. Non que la partie fût totalement endormante. Loin de là : en première mi-temps, les Égyptiens ont assuré un semblant de domination.

Deux derniers matches déconcertants

Cependant, et au fur et à mesure de la décompression en seconde période, un faux rythme s’est emparé des vingt-deux acteurs disposés sur la pelouse.

Dans les grandes lignes, les approximations se sont succédées. Le box to box a été le mot d’ordre, comme avec cette action du Nigeria de la douzième minute, envoyant son avant-centre puissant (1,90 m et 92 kg…) Akor Adams faire un tir cadré. Lorsque le rond central ne faisait pas office de ring pour une bataille stérile avec déchets techniques et fautes à retardement. Et l’Égypte, pourtant plus prometteuse aux matches précédents, est retombée dans ses travers anciens alors que son sélectionneur Hossam Hassan était parvenu à insuffler un instinct tactique à sa défense si bénéfique au reste de son onze. Tout ceci pour un 0-0 à la fin du temps réglementaire. Avec le bronze pour les Super Eagles vainqueurs aux tirs aux buts devant les Pharaons dont la star Mohamed Salah a raté son penalty.

Nous avons donc pu comprendre comment ces deux nations ne sont pas arrivées en finale ! Toutefois, le soulagement ne fut que temporaire, si on se réfère à ce qui allait se passer le lendemain.

Le dimanche soir a vu se confronter le Maroc et le Sénégal. Le pays hôte demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde au Qatar contre le détenteur du titre africain. Ce qui était pressenti comme une fête ne l’a été que partiellement. Une grande partie des 90 premières minutes de cette opposition a été une succession d’actions, avec le stress côté marocain et la tension côté sénégalais. La grande nervosité est intervenue vers les dix dernières minutes du temps réglementaire, pour s’installer durablement dans les prolongations et la confirmation d’un 0-0. Après des scènes de violence et le ridicule atteint à cause des enfantillages incessants des footballeurs sénégalais et de leurs supporters.

Avec une équipe sénégalaise qui termine première suite à une séance de penalties marqué par la contre-performance de Brahim Diaz, jusque-là excellent depuis le début de cette Coupe.

Une guerre froide version africaine

Africanité. Africanisme. Panafricanisme. Afrocentrisme. Panarabisme… Toutes ces théories ne se posent que comme des gadgets masquant et non palliant les incohérences d’un continent qui ressent soit les stigmates d’une post-colonisation, soit un retard structurel intrinsèque. Le Maroc l’a appris à ses dépens à travers certains comportements. Le monde l’a redécouvert.

Avant, lorsqu’une équipe africaine creusait davantage le canal menant au développement du foot de son continent d’affiliation, la population africaine dans son ensemble regardait ça avec bienveillance.

À présent, un vent de jalousie souffle avec rage vers les Lions de l’Atlas. Leur patrie est la cible de critiques non constructives, qui fusent comme un ballon dégagé grossièrement en touche sous une pluie battante. Et de la grossièreté nous sommes, hélas, passés à la vulgarité. Le concert de klaxons par des citoyens algériens à Alger en liesse a été lamentable. Comme en France, avec le comportement de supporters «DZ» en parfaite symbiose avec les injonctions formulées par l’influenceuse Sofia Benlemmane. Également les exactions de pseudo supporters et autres influenceurs feignant d’uriner dans des gradins.

L’ancien international algérien Ali Bencheikh, non content d’avoir relancé le débat quant à un supposé lobby «kabyliste», a accentué l’esprit de discorde. Le footballeur retraité reconverti en consultant télé a critiqué vertement le Maroc en tant que nation organisatrice dès que l’équipe nationale algérienne a été éliminée par son homologue nigériane. Quant aux médias sénégalais…

La principale chose à retenir de cette CAN c’est l’organisation marocaine. Avec des stades grandioses, des pelouses magnifiques et un accueil excellent vis-à-vis des supporters étrangers.

Si l’on tient compte de l’ensemble du tournoi, le Maroc méritait de gagner cette Coupe d’Afrique.

Le bilan que l’on peut tirer de cette CAN est une harmonisation des forces maghrébines et subsahariennes sur le terrain. Avec une Afrique du Nord dont les quatre représentants ont dépassé le premier tour.

L’Afrique du football a beaucoup démontré, mais il reste encore des choses à parfaire. Parmi ces choses, la gestion des contingences émotionnelles. Nous pourrons parler de réelle élite sur le plan du jeu, mais pas encore sur le plan comportemental. La confrontation maroco-sénégalaise a dépassé le cadre du terrain de jeu. Puis les excès médiatiques, venant notamment de l’Algérie, sont à bannir d’un contexte où doit primer l’esprit sportif exemplaire à destination des plus jeunes. Que ferait-on dans le cas d’une opposition hypothétique algéro-marocaine l’été prochain en Amérique du Nord ou bien à la prochaine CAN ? Sans parler du sélectionneur égyptien qui a présenté un argumentaire chancelant à propos de l’hôtellerie marocaine.

La meilleure réponse du Maroc est à venir. Sur les terrains de la prochaine Coupe du Monde, en cette année 2026. Et sur ses propres terres en 2030.

* Enseignant universitaire et analyste de football.

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Le Maroc abritera la 58ème session de la CEA 2026

« La croissance par l’innovation : exploiter les données et les technologies de pointe pour la transformation économique de l’Afrique ». C’est le thème de la 58ème session de la Commission économique pour l’Afrique que le Maroc organisera du 28 mars au 3 avril 2026.

La 58ème session de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique (COM2026) auront lieu du 28 mars au 3 avril 2026 au Maroc, plus précisément à Tanger.

L’accord d’organisation a été signé le 23 janvier par Nadia Fettah Alaoui, ministre marocaine de l’Economie et des Finances, et Claver Gatete, le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique.  

L’événement a pour thème : « La croissance par l’innovation : exploiter les données et les technologies de pointe pour la transformation économique de l’Afrique. »

Après la signature de l’accord, M. Gatete a souligné que le Maroc, «… accueillant la COM 2026 à Tanger, contribue à renforcer la voix collective de l’Afrique en ce qui concerne les problématiques économiques, et démontre comment un leadership national peut impulser des solutions régionales à l’impact mondial ». Ajoutant que « l’organisation de la COM 2026 place également le message économique de l’Afrique au carrefour des régions, des institutions et des marchés, contribuant ainsi à son rôle dans la gouvernance économique mondiale ».

Toujours selon le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique, « le moment est venu d’organiser une conférence dont l’impact significatif dépasserait le simple engagement politique et déboucherait sur des actions concrètes pour la transformation économique et sociale de l’Afrique ».

A noter que la COM 2026 est un événement annuel continental des Nations unies qui rassemble les ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, les gouverneurs des banques centrales et les organisations des Nations unies autour de débats sur l’état du développement économique et social en Afrique.

Cette année, les échanges porteront une attention particulière à la manière dont les pays africains peuvent tirer parti de l’innovation, des données et des technologies de pointe, dont l’intelligence artificielle, pour soutenir la transformation économique et la création d’emplois. La Conférence proposera également des mesures concrètes permettant aux États membres africains d’affirmer leur souveraineté numérique, notamment à travers l’adoption d’infrastructures publiques numériques et de centres de données.

Les participants à la rencontre comprendront des ministres, des experts et des représentants gouvernementaux, des institutions financières panafricaines, des représentants de la jeunesse, des institutions universitaires et de recherche africaines, des partenaires au développement, des organisations intergouvernementales, des médias et d’autres acteurs clés.

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Tunisie | La transition énergétique tributaire d’acteurs étrangers

En Afrique du Nord, la transition vers les énergies renouvelables demeure largement contrôlée par des investisseurs étrangers et des institutions internationales, révèle un récent rapport en arabe de Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena), intitulé «De la sécurité énergétique à la souveraineté : voies vers une transition énergétique juste en Égypte, au Maroc et en Tunisie». S’agissant de notre pays, ses ambitions déclarées pour dépasser son déficit énergétique structurel sont handicapées par des capacités institutionnelles.

Bien que l’Égypte, la Tunisie et le Maroc aient entrepris de développer des projets d’énergies renouvelables, le rapport souligne que ces développements privilégient les marchés européens et les recettes d’exportation au détriment des besoins locaux, maintenant ainsi l’énergie, la technologie et les profits en grande partie hors de la région. «Si les progrès technologiques facilitent cette transition, le rapport de force reste inchangé, risquant de perpétuer les inégalités et les dépendances historiques liées aux énergies fossiles», avertit Greenpeace Mena.

La transition énergétique en Afrique du Nord présente donc un double défi, tant en matière de gouvernance que de technologie. Les infrastructures, les contrats et les réseaux publics doivent apporter des bénéfices concrets aux communautés. La région ne pourra satisfaire ses besoins énergétiques et atteindre ses objectifs climatiques que si la souveraineté énergétique, l’équité et la responsabilité sont au cœur de cette transition.

Selon le rapport, des mécanismes juridiques et financiers sont également nécessaires pour rendre juridiquement contraignants les engagements en matière de dette climatique, ainsi que pour mettre en œuvre le principe du «pollueur-payeur» et d’autres mécanismes de responsabilisation afin de garantir que les États et les entreprises historiquement responsables des dommages climatiques assument pleinement leurs responsabilités.

Dans le chapitre consacré à la Tunisie, le rapport de Greenpeace Mena souligne un décalage structurel entre les ambitions déclarées et les capacités institutionnelles, ce qui «représente un défi majeur pour la transition énergétique» dans le pays.

Malgré des progrès juridiques et politiques significatifs, la mise en œuvre de ces cadres réglementaires se heurte à des obstacles importants liés à la complexité administrative, aux contraintes financières et aux capacités techniques limitées aux niveaux local et national, indique le rapport.

Dans les trois pays étudiés, Greenpeace Mena souligne la quasi-absence de mécanismes de propriété communautaire et de partage des revenus dans les plans nationaux. Les cadres réglementaires régissant les projets de production d’énergie privilégient souvent les investisseurs au détriment des communautés, ce qui aggrave les inégalités d’accès aux avantages des énergies renouvelables et limite le soutien public à la transition énergétique.

Le rapport note cependant que la Tunisie bénéficie d’un excellent ensoleillement : la plupart des régions intérieures et méridionales reçoivent entre 2 000 et 2 300 kilowattheures par mètre carré et par an, tandis que les régions du nord et du centre connaissent des vents modérés.

Le plan solaire tunisien, lancé en 2009 et modifié à plusieurs reprises, vise à atteindre 30 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030. Or, cette part est restée inférieure à 5 % en 2024, témoignant d’une mise en œuvre insuffisante.

Le rapport de Greenpeace Mena a été publié quelques jours avant la Journée internationale de l’énergie propre, célébrée chaque année le 26 janvier.

I. B. (avec Tap).

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Le Maroc réalise un record fiscal en 2025

Les recettes publiques du Maroc ont atteint un niveau inédit en 2025, s’élevant à 424 milliards de dirhams (environ 39,4 milliards d’euros, en hausse de 53 milliards de dirhams (plus de 5 milliards d’euros) par rapport à 2024, soit une progression de 14,2 %.

Selon le ministre délégué au Budget, Fouzi Lekjaa, cette performance est principalement due à l’augmentation spectaculaire des recettes fiscales, qui ont progressé de près de 43,8 milliards de dirhams, l’équivalent de 4 milliards d’euros et dépassé les prévisions de la loi de finances avec un taux de réalisation de 107 %.

L’impôt sur les sociétés a enregistré la plus forte progression, passant de 71,1 à 91,4 milliards de dirhams (sont de 6,6 à 8,5 milliards d’euros, +28,6 %). La TVA est passée de 89,3 à 97,7 milliards de dirhams (8,3 à 9,1 milliards d’euros).

Les recettes douanières ont également progressé, atteignant 17,2 milliards de dirhams (1,6 milliard d’euros) contre 15,2 milliards de dirhams (1,4 milliard d’euros) en 2024.

Fouzi Lekjaa a souligné que cette dynamique s’inscrit dans une tendance de fond : entre 2021 et 2025, les recettes publiques ont augmenté d’environ 127 milliards de dirhams (11,9 milliards d’euros), avec un taux de croissance annuel moyen de 12,4 %.

Cette amélioration des ressources a permis à l’État de financer les hausses salariales des fonctionnaires et de renforcer les programmes de protection sociale, dont le budget est passé de 32 milliards de dirhams (environ 3 milliards d’euros) en 2024 à 37,7 milliards de dirhams (3,5 milliards d’euros) en 2025.

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Le Maroc va accueillir le plus grand complexe africain de pneus

La province de Driouch, au Maroc (dans l’Oriental marocain), s’apprête à devenir un nouveau pôle industriel avec le lancement des travaux du plus grand complexe de fabrication de pneus en Afrique. Le projet est porté par le groupe chinois Shandong Yongsheng Rubber, via sa filiale locale Goldensun Tire Morocco, et représente un investissement de 6,7 milliards de dirhams.

Étalé sur 52 hectares, le site sera capable de produire 18 millions de pneus chaque année et devrait créer près de 1.740 emplois directs, contribuant ainsi au développement économique de la région. La construction de l’usine, prévue pour être achevée début 2027, comprendra également des centres de recherche et des installations logistiques modernes pour l’exportation vers les marchés internationaux.

Selon les autorités marocaines, ce projet illustre la volonté du pays de renforcer son industrie et d’attirer davantage d’investissements dans l’Oriental. Il devrait également favoriser le transfert de compétences vers les acteurs locaux et consolider la position du Maroc comme hub industriel sur le continent africain.

Pour la population locale, ce complexe représente non seulement des perspectives d’emploi, mais aussi une opportunité de participer à un projet à la pointe de la technologie industrielle.

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Maroc – Inflation 2025 : les prix augmentent, mais sans emballement

Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) du Maroc vient de publier les données sur les prix pour l’année 2025. Il en ressort que l’IPC – pour Indice des prix à la consommation – annuel moyen a enregistré une hausse modérée de 0,8 %.

Le HCP du Maroc explique cette évolution par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,8% et de celui des produits non alimentaires de 0,5 %, dans une note d’information. Toujours selon le HCP, les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’une baisse de 2,6 % pour le « Transport » à une hausse de 3,3 % pour les « Restaurants et hôtels ».

Par conséquent, l’indicateur d’inflation sous-jacente (qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics) a donc connu une hausse de 0,8 % au cours de l’année 2025 par rapport à 2024, rapporte Finances News.

Les hausses les plus importantes de l’IPC annuel ont été enregistrées dans les régions suivantes : Fès avec 1,7 %, Kénitra (1,3 %), Guelmim (1,2 %), Settat (1,1 %), Tétouan (1 %), Rabat et Errachidia (0,9 %), Agadir et Tanger (0,8 %), Casablanca (0,7 %), Meknès, Dakhla et Al-Hoceima (0,5  %), Béni Mellal (0,4 %) et Marrakech (0,2 %).

Cependant, en décembre 2025, l’IPC a enregistré une baisse de 0,1 % par rapport à novembre. « Cette variation est le résultat du repli de 0,3 % de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires ».

En novembre, les prix des produits agroalimentaires ont connu forte diminution au niveau des « huiles et graisses » (3,9 %), « fruits » (2,8 %) et des « viandes » (1,2 %).

En revanche, les prix ont augmenté de 3,3 % pour les « Poissons et fruits de mer », de 2, 8% pour les « Légumes », de 0,6 % pour le « Lait, fromage et œufs » et de 0,4 % pour le « Café, thé et cacao », ajoute le HCP.

Par ailleurs, seuls les « carburants » au niveau des produits non alimentaires ont enregistré une baisse des prix de 0,5 %, souligne le site marocain.

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Tendances financières dans le sport | Les chiffres de la saison 2026

En 2026, le sport est devenu une industrie où l’émotion se mesure sans se réduire. Derrière chaque action décisive, il y a des revenus de diffusion, des contrats de sponsoring, des masses salariales, des clauses, des primes de performance et des calendriers qui pèsent sur la rentabilité comme sur les jambes. Les tribunes réagissent au spectacle, mais les directions vivent au rythme d’un autre tableau : prévisions de trésorerie, coûts d’exploitation, exposition au risque, valeur de marque et capacité à transformer une audience en revenus récurrents.

La nouveauté, ce n’est pas que l’argent circule, mais la manière dont il s’appuie désormais sur les données. Les matchs produisent des kilomètres parcourus, des vitesses, des zones de pression, des séquences de possession, des probabilités de tir, des historiques d’efficacité. Ces chiffres ne servent pas seulement aux entraîneurs : ils nourrissent des plateformes de contenu, structurent des négociations, sécurisent des partenariats et alimentent des marchés où l’information se « price » en temps réel. La cote, par exemple, devient un thermomètre : elle ne dit pas la vérité d’un match à venir ; elle dit ce que le marché croit savoir et ce qu’il refuse encore de croire.

Comprendre les tendances financières du sport, c’est donc apprendre à lire ces couches superposées : l’argent long des droits médias, la fragilité d’une saison ratée, la valeur d’une donnée certifiée, la place du capital-investissement et les garde-fous d’intégrité qui conditionnent la confiance. Au fond, le sport reste un récit. Simplement, ses chapitres se négocient, se mesurent et se modélisent, et c’est là que l’analyse rejoint la finance.

L’argent long qui organise le jeu

Les droits de diffusion restent la charpente. La Premier League a annoncé que la vente de ses droits « live » au Royaume-Uni pour le cycle 2025-2029 représente 6,7 milliards de livres sur quatre ans. Dans la NBA, la ligue a officialisé en juillet 2024 des accords de 11 ans avec Disney, NBCUniversal et Amazon Prime Video, couvrant les saisons jusqu’en 2035-36. Ces horizons stabilisent les budgets, mais déplacent la bataille vers la distribution numérique, la fragmentation des audiences et la capacité à retenir l’attention sur plusieurs écrans.

Les grands clubs

Le football européen offre une image nette de cette diversification. Le Deloitte Football Money League 2025 indique qu’en 2023-24, les 20 clubs les plus générateurs de revenus ont cumulé 11,2 milliards d’euros, un record. Reuters souligne que le Real Madrid a franchi le milliard d’euros en 2023-24, porté par une hausse des recettes de jour de match et de recettes commerciales. La leçon financière est simple : les clubs les plus solides ne dépendent pas d’une seule ligne de revenus et amortissent un mauvais résultat sportif grâce à la solidité commerciale et à la maîtrise des coûts.

La donnée comme actif

La donnée de performance est devenue un actif parce qu’elle est standardisée et vérifiable. La Fifa encadre la qualité des systèmes EPTS (tracking optique et dispositifs portés) et décrit des tests visant à quantifier l’exactitude de ces dispositifs. Côté industrie, les ligues vendent des flux officiels à des partenaires. La NFL a prolongé son partenariat avec Genius Sports autour de la distribution de données officielles et de produits liés au visionnage, preuve que la donnée pèse autant que l’image, car elle alimente l’analyse en direct et les usages liés aux paris.

La cote comme prix de l’information

Une cote ressemble à un prix : elle condense un état de l’information et une estimation du risque. Investopedia rappelle que les cotes impliquent une probabilité et intègrent une marge, ce qui explique qu’elles ne constituent pas une prédiction neutre.

Cette logique de probabilités explicites ne concerne pas uniquement les paris sportifs traditionnels. Elle structure aussi d’autres formats de jeux en ligne fondés sur le calcul et la transparence des règles, comme le keno live Maroc, où le hasard est encadré par des mécanismes mathématiques stables et compréhensibles.

Les paris sportifs, comme ces jeux à tirage, peuvent rester une pratique positive lorsqu’ils valorisent la lecture de l’information forme, calendrier, absences, dynamiques plutôt que la recherche d’une émotion brute. Envisagés comme un loisir encadré, les casinos en ligne prolongent cette culture du choix et de la gestion du risque, à condition de rester proportionnés, conscients et maîtrisés.

L’investisseur entre dans la tribune

L’arrivée du capital modifie la gouvernance. En rugby, CVC Capital Partners a acquis une participation d’environ 14 % dans Six Nations Rugby, symbole d’une lecture « active » appliquée à une compétition historique. L’objectif devient d’augmenter la valeur sur la durée : une distribution mieux structurée, des partenariats mieux monétisés, des contenus plus exportables. En contrepartie, la réputation devient une variable financière : un soupçon d’intégrité se traduit par des audiences plus faibles, des sponsors plus prudents et des négociations plus dures.

Tendances 2026

Plus les revenus s’appuient sur les données et les marchés, plus l’intégrité devient stratégique. En 2025, la NCAA a conclu un accord officiel sur les données et les logos via Genius Sports, assorti d’exigences d’intégrité et de restrictions sur certains paris, ce qui illustre un mouvement vers davantage de garde-fous. Pour lire 2026 avec une boussole simple, trois signaux comptent :

  • prix par match des droits médias, baromètre de l’attention;
  • part des revenus récurrents (données, partenariats longs) ;
  • écart entre la croissance des revenus et l’inflation des coûts sportifs.

À retenir : les chiffres n’effacent pas le sport ; ils expliquent pourquoi certaines histoires tiennent debout. Une économie solide permet à l’émotion de revenir, saison après saison.

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Tourisme | Maroc et Égypte, destinations phares en Afrique

Le Maroc et l’Égypte ont connu un afflux touristique record en 2025, grâce notamment à de nouvelles liaisons aériennes et des investissements soutenus dans les infrastructures touristiques, qui ont contribué à conforter leur position de destinations les plus prisées du continent africain.

Le Maroc a enregistré quelque 19,8 millions d’arrivées, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente, tandis que le nombre de visiteurs en Égypte a bondi de 21 % pour atteindre 19 millions.

Ces performances sont à comparer avec les 11 millions de visiteurs dont la Tunisie se félicite d’avoir accueillis l’année dernière.

Le secteur touristique marocain bénéficie de l’ouverture de nouvelles liaisons aériennes, d’un marketing de destination dynamique, d’événements majeurs tels que des tournois de football et de la poursuite des améliorations de ses infrastructures.

Le tourisme égyptien est dynamisé par des attractions comme le Grand Musée Égyptien, récemment inauguré, et par les initiatives gouvernementales visant à accroître le nombre de visiteurs. Les stations balnéaires de la mer Rouge et les grands centres culturels tels que Le Caire et Louxor ont bénéficié de l’augmentation des vols charters et de l’amélioration des conditions de sécurité

Les deux pays nord-africains misent sur le tourisme pour assurer leur relance économique et accroître leurs recettes en devises.

I. B.

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Etats-Unis : le Maroc concerné par la suspension du traitement des demandes de visas d’immigration

Le Maroc se trouve parmi les 75 pays touchés par la décision de l’administration Trump de suspendre le traitement des demandes de visas d’immigrant déposées par leurs ressortissants. Cette mesure, annoncée mercredi par un porte-parole du Département d’État américain, prendra effet le 21 janvier. Parmi les nations concernées figurent également l’Algérie, la Tunisie, la Libye […]

Maroc : Forte croissance économique en 2025, pour ralentir cette année

L’économie marocaine a bénéficié d’un fort rebond de la production agricole en 2025, grâce à des conditions météorologiques favorables. Selon le rapport de janvier de la Banque mondiale sur les perspectives économiques mondiales, cette reprise a joué un rôle clé dans la croissance globale du pays, même si cet effet pourrait s’estomper avec le temps, […]

CAN Maroc 2025 : un nul frustrant mais formateur pour les Lions de l’Atlas

Le sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, a qualifié de « frustrant » le match nul (1-1) concédé face au Mali, vendredi, lors de la deuxième journée du groupe A de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc-2025. Un résultat qu’il estime toutefois utile pour la suite de la compétition, au vu de l’intensité et des enseignements tirés de cette rencontre.

En conférence de presse d’après-match, Regragui a souligné la solidité de l’adversaire malien et reconnu que son équipe avait manqué d’efficacité dans les moments clés. « Nous avons affronté une solide équipe malienne. Nous pouvions tuer le match, mais ce nul va nous servir pour la suite. C’était une belle opposition », a-t-il déclaré.

Manque d’efficacité et exposition défensive

Le sélectionneur national a admis que ses joueurs avaient créé de nombreuses occasions sans parvenir à faire la différence. « Il faut être plus efficace dans ce genre de match », a-t-il reconnu, ajoutant que cette situation intervenait à un moment opportun de la compétition. « C’est mieux que ça arrive maintenant », a-t-il estimé.

Regragui a également pointé une exposition défensive excessive. « On a créé beaucoup d’occasions, mais ce que je regrette, c’est qu’on s’est trop exposé », a-t-il expliqué, évoquant une opposition qui a poussé les Lions de l’Atlas « jusqu’au bout », une situation peu fréquente ces derniers temps.

Objectif maintien de la première place

Malgré ce coup d’arrêt à la série de victoires, le sélectionneur reste confiant. « Ce match nul a arrêté notre série de victoires. On repart à zéro », a-t-il dit, tout en assurant que l’équipe allait monter en puissance. L’objectif demeure inchangé : terminer en tête du groupe A. « Nous allons continuer notre bonhomme de chemin. Notre objectif est de terminer premiers de notre groupe », a-t-il affirmé, saluant l’engagement et l’intensité de ses joueurs.

Incertitude autour d’Achraf Hakimi

Sur le plan de l’effectif, Regragui a indiqué que le retour d’Achraf Hakimi restait envisageable pour les matchs à élimination directe. Sa participation face à la Zambie, lors de la dernière journée de la phase de groupes, demeure toutefois incertaine. « On verra s’il pourra jouer face à la Zambie lundi », a-t-il précisé.

Déception côté joueurs

Désigné homme du match, le milieu de terrain Neil El Ainaoui a exprimé sa déception après la rencontre. « Ce n’est pas le résultat qu’on espérait. C’est un peu mitigé », a-t-il confié, appelant à corriger les erreurs et à se projeter rapidement vers le prochain rendez-vous.

Le joueur de l’AS Rome a rappelé que ce type d’opposition était attendu dans cette CAN. « Il faut trouver les solutions pour se créer plus d’occasions et marquer des buts », a-t-il insisté.

Situation du groupe A

À l’issue de cette deuxième journée, le Maroc conserve la tête du groupe A avec quatre points. La Zambie et le Mali suivent avec deux points chacun, tandis que les Comores ferment la marche avec une unité. Lors de la troisième et ultime journée, les Lions de l’Atlas affronteront la Zambie, lundi prochain à 20h00, au stade Prince Moulay Abdellah, pour valider leur qualification en huitièmes de finale.

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CAN 2025 : Programme complet des matchs de ce samedi 27 décembre

Programme des rencontres de la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025, prévues ce samedi:

Samedi 27 décembre :

Stade olympique de Rabat (groupe D) 13h30 :
Bénin – Botswana

Grand stade de Tanger (groupe D) 16h00 :
RD Congo – Sénégal

Stade Al Barid à Rabat (groupe C) 18h30 :
Ouganda – Tanzanie

Complexe sportif de Fès (groupe C) 21h00 :
Nigeria – Tunisie

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Tunisie : le groupe marocain AKDITAL rachète la clinique Taoufik (THG)

AKDITALDans le cadre de sa stratégie de développement international, AKDITAL a signé un protocole d’accord portant sur l’acquisition de 100 % du capital de la clinique Taoufik Hospitals Group (THG), pour une valeur totale de 90 millions de dollars. La finalisation de l’opération reste soumise à l’obtention des autorisations réglementaires usuelles.

Fondé en 2014, Taoufik Hospitals Group opère quatre établissements hospitaliers privés en Tunisie. L’ensemble représente une capacité de plus de 600 lits, dont 100 lits de réanimation. Le groupe s’appuie sur plus de 1 600 collaborateurs et un réseau de plus de 500 médecins partenaires.

Un positionnement médical diversifié

Les établissements de THG sont positionnés comme des centres d’excellence. Ils couvrent notamment l’oncologie, la neurologie, la rééducation fonctionnelle, la traumatologie et la cardiologie interventionnelle. Le groupe propose également une offre multidisciplinaire complète. Les hôpitaux accueillent une patientèle locale et internationale, en particulier en provenance des pays voisins et d’Afrique subsaharienne.

Des performances financières solides

En 2024, THG a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de plus de 45 millions de dollars. La marge d’EBITDA s’est établie à 35 %, tandis que la marge nette a atteint 13 %. Les perspectives pour 2025 font ressortir une croissance estimée à environ 15 %, portée notamment par la progression de l’activité d’oncologie.

Qualité des soins et complémentarité des modèles

Le modèle de THG repose sur des standards élevés en matière de qualité et de sécurité des soins. Cette orientation est illustrée par l’obtention d’accréditations internationales et locales, notamment HAS et INEAS.

L’opération s’inscrit dans une logique de complémentarité entre les deux groupes. Elle vise la mise en place d’une plateforme d’échanges de compétences médicales et de savoir-faire organisationnels, ainsi que le développement de la mobilité des talents et de coopérations médicales renforcées.

Une nouvelle étape dans l’expansion internationale

Après ses premières implantations au Moyen-Orient, avec l’hôpital Abdul Rahman Al Mishari à Riyad et l’hôpital Bishri à La Mecque, cette acquisition marque la première implantation d’AKDITAL en Afrique du Nord en dehors du Maroc.

À travers cette opération, le groupe affirme son ambition de construire une plateforme régionale de croissance, fondée sur l’excellence médicale et le développement des compétences.

Groupe Akdital (T3 2025)
Au 30 septembre 2025, Akdital affiche une performance remarquable avec un chiffre d’affaires de 3 124 M MAD sur 9 mois, en hausse de 55 % sur un an, portée par un rythme soutenu d’ouvertures et la montée en puissance des établissements existants. Le groupe est désormais présent dans les 12 régions du Maroc avec 39 établissements et 4 419 lits. Cette stratégie d’expansion s’accompagne toutefois d’une forte hausse de l’endettement net, passé à 3 438 M MAD. Les perspectives restent favorables, soutenues par l’expansion nationale et un ambitieux projet international.

 

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CAN 2025 – Groupe C / Algérie vs Soudan : Sur quelle chaîne regarder le match en direct et live streaming ?

La sélection nationale algérienne débute, ce mercredi, son parcours à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 face au Soudan, pour le compte de la première journée de la phase de groupes. Une entrée en lice attendue pour les Fennecs, engagés dans le groupe E, aux côtés du Burkina Faso et de la Guinée équatoriale.

Un groupe E relevé dès le départ

Le duel Algérie–Soudan s’inscrit dans un groupe annoncé compétitif. Pour l’Algérie, ce premier rendez-vous doit permettre de poser les bases de la campagne continentale et d’afficher ses ambitions dès l’entame. L’objectif est clair : prendre des points d’entrée pour aborder la suite avec sérénité.

Une CAN 2025 organisée au Maroc

La 35e édition de la CAN se tient au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. La compétition se déroule dans un contexte de forte affluence du public et bénéficie d’une organisation saluée par les observateurs. Le cadre promet une atmosphère soutenue pour les rencontres de la phase de groupes.

Un premier test pour les Fennecs

Face au Soudan, l’Algérie cherchera à imposer son statut et à concrétiser sa préparation par un résultat positif. Cette première sortie sert de test pour jauger la dynamique collective et lancer la compétition sur de bonnes bases. En face, la sélection soudanaise vise une entrée réussie et tentera de créer la surprise face à l’un des favoris du groupe.

Horaire du match

La rencontre Algérie–Soudan se disputera mercredi 24 décembre 2025 aux horaires suivants :

16h00 (heure d’Algérie)

17h00 (heure du Caire et de Khartoum)

18h00 (heure d’Arabie saoudite)

Diffusion télévisée

Le match sera retransmis en direct sur :

beIN Sports Max 1

La chaîne nationale algérienne (Nilesat)

Arryadia, chaîne sportive marocaine

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