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Tunisie | L’Open Sky renvoyé aux calendes grecques

La Tunisie ne va pas adopter de sitôt l’Open Sky, comme l’y invitent depuis une vingtaine d’années les experts du trafic aérien afin d’impulser l’activité touristique nationale. En tout cas, elle ne va pas libérer son ciel dans le court terme. C’est ce que le ministre des Transports Rachid Amri a confirmé, lors de l’ouverture des «Aviation Days», organisés à Tunis, les 28 et 29 janvier 2026, en partenariat avec l’ambassade des États-Unis.

«La Tunisie va adopter une politique de libéralisation progressive du transport aérien, conclure des accords bilatéraux et encourager les compagnies aériennes nationales à établir des partenariats commerciaux», a-t-il déclaré. «Des efforts sont actuellement déployés pour renforcer la connectivité aérienne internationale à destination et en provenance des aéroports tunisiens, afin de faire de la Tunisie une plaque tournante régionale et un point de connexion dans la région méditerranéenne», a ajouté le ministre, soulignant que la Tunisie accorde une importance particulière au renforcement de la coopération internationale avec ses pays partenaires, notamment les États-Unis, et à la promotion des investissements dans le secteur de l’aviation civile en s’ouvrant à une expertise de pointe et à une expérience mondiale innovante.

A quand la concurrence dans le ciel tunisien ?

En d’autres termes, pas d’Open Sky dans le futur proche, mais une «ouverture progressive» qui dure depuis une vingtaine d’année et dont personne ne sait exactement quand elle prendra fin. Et ce malgré les appels incessants des Tunisiens à l’instauration d’un minimum de concurrence dans le ciel tunisien, grâce à l’Open Sky, comme cela avait déjà été expérimenté dans de nombreux pays de la région, afin de réduire leur dépendance vis-à-vis de Tunisair, la compagnie aérienne nationale, qui impose ses tarifs élevés tout en fournissant des services dégradés qui n’ont de cesse de ternir l’image du pays.

Cet atelier s’inscrit dans une volonté commune de soutenir le secteur de l’aviation civile et d’améliorer les perspectives de coopération entre les deux pays dans ce secteur stratégique.

Les discussions ont porté principalement sur les questions de sécurité, a aussi déclaré le ministre, qui a exprimé l’espoir que la réunion offrirait un espace de dialogue constructif et d’échange de vues, ainsi qu’une plateforme opérationnelle pour explorer les possibilités de coopération, d’investissement et de partenariats avec les institutions américaines spécialisées, au service d’intérêts communs et du développement du système d’aviation civile.

Rachid Amri a souligné que l’aviation civile constitue un moteur essentiel du développement économique durable, compte tenu de sa contribution à l’intégration économique régionale et internationale, au renforcement des relations économiques et culturelles entre les pays et à l’amélioration du climat des investissements.

L’aéroport, première vitrine d’un pays

De son côté, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a réaffirmé la volonté de son pays de coopérer avec la Tunisie dans le domaine de l’aviation civile. Il a insisté sur «l’importance de l’aéroport comme première vitrine d’un pays, la première impression se formant dès l’arrivée à l’aéroport», soulignant la nécessité d’en faire une expérience positive.

L’ambassadeur a également souligné l’engagement des États-Unis à contribuer à la construction de la Tunisie de demain, précisant que son pays met ses technologies à la disposition de la Tunisie et affirmant que les entreprises américaines offrent les meilleures solutions dans le domaine de l’aviation civile.

I. B.

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