L’Assemblée nationale du Venezuela vient d’adopter une réforme importante de la loi sur les hydrocarbures. Elle vise à transformer le fonctionnement du secteur pétrolier, l’un des plus stratégiques du pays.
Cette réforme — présentée par la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodríguez — accorde davantage d’autonomie aux opérateurs privés. De même qu’elle réduit certains impôts et donne au ministère du Pétrole plus de pouvoir pour décider des contrats et opérations. Elle permet aussi le transfert d’actifs et l’externalisation de l’exploitation des champs pétroliers.
Les autorités espèrent que ces changements encourageront une reprise de la production de pétrole et de gaz et attireront des investissements étrangers au Venezuela. Et ce, dans le cadre d’un plan de reconstruction de l’industrie estimé à 100 milliards de dollars proposé par le président américain, Donald Trump, après la capture et l’extradition du président Nicolás Maduro par les forces américaines.
La nouvelle loi permet aux sociétés privées, même lorsqu’elles ne détiennent qu’une participation minoritaire, de commercialiser leur production et de percevoir leurs revenus indépendamment de l’entreprise publique PDVSA.
Cependant, certains observateurs ont exprimé des critiques et des inquiétudes concernant le manque de transparence du processus d’adoption et le risque de corruption, ainsi que l’introduction d’un nouvel impôt sur les hydrocarbures qui doit encore être défini.
Washington et Bogota ont basculé en quelques jours d’une tension maximale à une ouverture diplomatique inattendue. Après avoir accusé la Colombie d’être complice du trafic de drogue et évoqué la possibilité d’une intervention militaire, Donald Trump annonce désormais vouloir recevoir le président colombien Gustavo Petro à la Maison-Blanche.
D’escalade verbale à rapprochement express
La semaine dernière, Trump s’en était pris frontalement au gouvernement colombien, affirmant que son homologue serait lié au narcotrafic — des accusations formulées sans preuves. Le président américain avait même évoqué qu’une action militaire pourrait être envisagée si Bogota « ne reprenait pas le contrôle » de certaines zones du pays.
Ces déclarations ont provoqué une onde de choc dans la région, déjà éprouvée par l’opération militaire américaine au Venezuela qui s’est soldée par la capture de Nicolás Maduro. En Colombie, des rassemblements de protestation ont eu lieu, dénonçant un retour aux logiques d’ingérence du passé et mettant en garde contre une escalade régionale.
Mais la tension est soudainement retombée lundi, lorsque Trump a annoncé avoir eu sa première conversation téléphonique avec Gustavo Petro depuis son arrivée au pouvoir. Le président américain a salué sur les réseaux sociaux un échange « respectueux » au cours duquel le dirigeant colombien aurait expliqué « la situation des drogues et d’autres différends ».
À Bogota, Petro a confirmé l’appel devant ses partisans, affirmant avoir demandé la reprise du dialogue bilatéral, suspendu depuis plusieurs mois, tout en rappelant que la souveraineté nationale « n’est pas négociable ».
Une invitation stratégique dans un contexte régional explosif
À la Maison-Blanche, on affirme désormais que des « arrangements sont en cours » pour organiser une visite officielle du président colombien à Washington. Aucune date n’a encore été annoncée, mais les deux chancelleries ont rouvert les canaux diplomatiques.
Ce retournement de situation illustre à quel point la relation entre les deux pays est devenue instable, oscillant entre confrontation verbale et coopération pragmatique. La Colombie demeure un partenaire clé des États-Unis en Amérique latine, notamment dans la lutte contre les cartels transnationaux et dans la gestion des conséquences de la crise vénézuélienne.
Pour Trump, ce changement de ton pourrait s’inscrire dans une méthode désormais assumée : la pression maximale avant l’ouverture diplomatique — une stratégie qu’il a déjà utilisée avec le Mexique, la Corée du Nord ou l’Europe. Pour Petro, la visite représente l’opportunité de transformer un bras de fer risqué en tête-à-tête politique de haut niveau.
Reste une inconnue : cette détente survivra-t-elle au prochain tweet ? La relation entre Washington et Bogota reste volatile, mais l’invitation à Washington marque un rare moment d’apaisement dans une région sous tension.
La Russie a vivement réagi mercredi à la saisie en haute mer d’un pétrolier battant pavillon russe par les forces américaines, dénonçant une « violation flagrante du droit maritime » et un geste « hostile » de Washington. L’épisode survient quelques jours après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, alimentant un climat diplomatique explosif entre les deux puissances.
Moscou dénonce une “piraterie d’État”
Dans un communiqué publié, le ministère russe des Affaires étrangères a accusé les États-Unis d’avoir mené « un acte illégal et provocateur » contre le Marinera, intercepté dans l’Atlantique Nord alors qu’il transportait du brut lié au Venezuela.
Des responsables politiques russes ont adopté un ton encore plus ferme, qualifiant l’arraisonnement de « piraterie moderne » et accusant Washington de « franchir une ligne rouge » en s’en prenant à un navire légalement immatriculé.
Selon plusieurs médias russes, la marine avait dépêché un sous-marin et des unités de soutien dans la zone où évoluait le pétrolier afin de dissuader toute intervention. La présence navale n’a pas empêché les garde-côtes américains d’agir avec mandat d’un tribunal fédéral.
Le Kremlin affirme se réserver le droit de répondre, sans préciser la nature des mesures envisagées, et exige la libération immédiate de l’équipage.
Washington justifie l’opération, Caracas s’insurge
Les autorités américaines confirment que le Marinera faisait partie d’un réseau clandestin d’exportation destiné à financer le gouvernement Maduro en contournement des sanctions.
Washington a annoncé vouloir saisir et écouler jusqu’à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien, dont les recettes seraient « redistribuées au peuple vénézuélien ».
À Caracas, les responsables loyalistes dénoncent une « confiscation illégale des ressources nationales » et un contrôle étranger accru.
Au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, plusieurs pays — y compris des alliés américains — ont exprimé leurs préoccupations face au risque d’escalade après la capture de Maduro, désormais suivie d’opérations américaines sur mer visant des partenaires du Venezuela.
La Première ministre danoise Mette Frederiksen a lancé lundi une mise en garde sans précédent : toute tentative des États-Unis de prendre le contrôle du Groenland entraînerait la fin de l’Alliance atlantique. Une déclaration lourde de sens, dans un contexte international déjà tendu après l’opération militaire américaine au Venezuela et l’arrestation de son président.
S’exprimant sur la chaîne publique TV2, la cheffe du gouvernement danois a réagi aux nouvelles déclarations du président américain Donald Trump, qui a réaffirmé dimanche son intention de placer le Groenland sous contrôle direct de Washington.
« Si les États-Unis choisissent d’attaquer militairement un autre pays membre de l’OTAN, alors tout s’arrête. Cela inclut l’OTAN elle-même et la sécurité collective assurée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », a déclaré Frederiksen.
Le Groenland, ligne rouge danoise
Territoire autonome du royaume du Danemark, le Groenland est de facto intégré au périmètre de l’OTAN. Les récents événements au Venezuela — où les forces américaines ont capturé le président Nicolas Maduro et son épouse — ont ravivé les inquiétudes à Copenhague comme à Nuuk.
Donald Trump, qui n’a jamais exclu le recours à la force, a indiqué vouloir « parler du Groenland dans 20 jours ». Le mois dernier, il a nommé le gouverneur de Louisiane Jeff Landry, partisan affiché de l’annexion, comme envoyé spécial pour l’île arctique.
La controverse a encore enflé après la publication, sur le réseau X, d’une image du Groenland aux couleurs du drapeau américain par Katie Miller, épouse du chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche Stephen Miller. Le message, accompagné du seul mot « SOON », a été jugé « irrespectueux » par les autorités groenlandaises.
Entre sécurité stratégique et ressources minières
Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a condamné le geste, tout en appelant au calme. « Notre pays n’est pas à vendre et son avenir ne se décide pas sur les réseaux sociaux », a-t-il affirmé, assurant qu’aucune prise de contrôle imminente n’était à l’ordre du jour.
Le Groenland occupe une position stratégique majeure entre l’Europe et l’Amérique du Nord, abritant notamment des installations clés du système américain de défense antimissile. Ses ressources minières, essentielles pour la transition énergétique, suscitent également l’intérêt de Washington, désireux de réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine.
« Le Groenland est couvert de navires russes et chinois », a affirmé Donald Trump, estimant que « le Danemark n’est pas en mesure d’assurer seul sa sécurité ».
Face à cette escalade verbale, Jens-Frederik Nielsen a voulu rassurer : « Les États-Unis ne peuvent pas simplement conquérir le Groenland. Nous privilégions la coopération et le respect du droit international. »
À Manhattan, New York, l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro a plaidé « non coupable » aux chefs d’accusation qui pèsent contre lui lors de sa première comparution devant un tribunal fédéral américain, le 5 janvier 2026. Il était accompagné de son épouse, Cilia Flores, qui a également rejeté les accusations.
Deux jours après sa capture lors d’une opération militaire américaine controversée à Caracas, Maduro a été transféré sous haute sécurité vers les États-Unis, où il est détenu dans un établissement fédéral à Brooklyn, en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Les accusations américaines
Le ministère de la Justice des États-Unis a inculpé Maduro et plusieurs proches collaborateurs — dont sa femme et son fils — pour une série de crimes graves. L’acte d’accusation inclut notamment :
Conspiration de narcoterrorisme ;
Conspiration pour importation de cocaïne vers les États-Unis ;
Possession et conspiration de possession de mitraillettes et d’engins destructeurs.
Selon l’accusation, Maduro aurait utilisé son pouvoir politique pour faciliter l’acheminement de quantités massives de cocaïne vers les États-Unis et pour favoriser des alliances avec des cartels et des groupes narco-terroristes.
Lors de la comparution, Maduro a fermement nié toute responsabilité dans les faits qui lui sont reprochés, se présentant comme innocent et rejetant la légitimité des procédures. Ce plaider non coupable est une étape normale dans le système judiciaire américain et permet à la défense de contester ultérieurement les charges ou les conditions de détention dans les mois à venir.
La défense devrait notamment soulever des arguments juridiques sur l’immunité des chefs d’État étrangers et sur la légalité de son arrestation et de son transfert vers les États-Unis. Ce débat pourrait avoir des implications importantes sur la suite du procès.
Contexte et réactions internationales
L’opération qui a conduit à l’arrestation de Maduro a suscité une vague de réactions internationales. Plusieurs pays et organisations, dont des membres des Nations unies, ont exprimé des préoccupations concernant le respect du droit international et la souveraineté du Venezuela.
Aux États-Unis, cette affaire s’inscrit dans une politique plus large de lutte contre le narcotrafic transnational et de pression sur les régimes considérés comme des « narco-États ».
La Chine a dénoncé l’intervention militaire américaine au Venezuela tout en réaffirmant sa volonté de protéger ses intérêts économiques dans le pays, une posture qui lui permet de se présenter comme une « force de stabilité » face à l’unilatéralisme de Washington, estiment des analystes.
Pékin a réagi rapidement à l’attaque, exprimant sa « vive préoccupation » et appelant au respect de la souveraineté vénézuélienne. Les autorités chinoises ont exhorté les États-Unis à privilégier le dialogue pour résoudre la crise.
Lors d’un point presse lundi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a affirmé que la Chine maintenait une « communication et une coopération positives » avec le Venezuela. Il a ajouté que la volonté de Pékin de renforcer cette coopération, notamment dans le secteur pétrolier, « ne changera pas, quelle que soit l’évolution de la situation ».
Une opportunité diplomatique, mais des risques économiques
L’intervention américaine permet à la Chine de renforcer son image internationale, explique Zichen Wang, chercheur au Center for China and Globalization. « Cette crise aide la Chine à consolider sa position de force de stabilité dans le monde », a-t-il déclaré, cité par Reuters.
Mais cette posture s’accompagne de préoccupations. « La suite des événements est très inquiétante, car la Chine a beaucoup d’intérêts commerciaux au Venezuela », a ajouté Zichen Wang, soulignant le risque d’un impact plus large sur les activités chinoises en Amérique latine.
Selon les données du cabinet américain Rhodium Group, les entreprises chinoises — majoritairement publiques — ont investi environ 4,8 milliards de dollars au Venezuela au cours des deux dernières décennies, principalement dans des projets énergétiques.La majorité de ces investissements ont été réalisés dans la décennie ayant suivi la crise financière mondiale de 2008, principalement au cours des années 2010.
Un enjeu limité pour Pékin, Taïwan inchangé
Malgré cet engagement, le poids du Venezuela reste modeste pour l’économie chinoise. Le pays ne représentait que 2% des importations chinoises de pétrole et de condensats en 2024, selon les chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.
Cette réalité explique la prudence de Pékin, analyse Yue Su, économiste principale pour la Chine à l’Economist Intelligence Unit. « La Chine cherche avant tout à protéger ses intérêts sans être entraînée dans le conflit », explique-t-elle, estimant que le Venezuela revêt une importance économique et géopolitique limitée pour Pékin.
Les analystes soulignent enfin que la crise vénézuélienne ne modifie pas la position chinoise sur Taïwan, considérée comme un enjeu stratégique central.
« C’est une crise majeure, mais elle ne change pas le mode opératoire de la Chine ni les attentes concernant ses relations avec les États-Unis », a déclaré Dan Wang, directrice au cabinet Eurasia Group, sur CNBC.
Le président américain Donald Trump a tenu des propos particulièrement virulents à l’encontre de la Colombie, allant jusqu’à évoquer la possibilité d’une intervention militaire américaine. Des déclarations qui s’inscrivent dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions diplomatiques.
S’exprimant dimanche devant des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, Donald Trump a qualifié la Colombie de pays « très malade », affirmant qu’elle était dirigée par « un homme malade ». Sans le nommer explicitement, le président américain semblait viser son homologue colombien Gustavo Petro, qu’il a accusé de fermer les yeux sur la production et l’exportation de cocaïne vers les États-Unis.
Selon Trump, cette situation ne pourrait pas durer, laissant entendre que Washington pourrait durcir sa réponse face à ce qu’il considère comme une menace directe pour la sécurité américaine.
Une option militaire ouvertement évoquée
Interrogé sur l’éventualité d’une opération militaire contre la Colombie, Donald Trump n’a pas écarté cette hypothèse. « Cela me paraît bien », a-t-il répondu, sans fournir davantage de détails sur la nature ou le calendrier d’une telle intervention.
Ces déclarations interviennent au lendemain d’une annonce fracassante de la Maison-Blanche concernant une opération menée à Caracas, au cours de laquelle les États-Unis affirment avoir capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro. Ce dernier est accusé par l’administration Trump d’être impliqué dans un vaste réseau de narcotrafic et aurait été transféré à New York pour être présenté à la justice américaine.
Cuba jugée hors de portée d’une intervention
Dans le même temps, Donald Trump a estimé qu’une intervention militaire américaine à Cuba ne serait probablement pas nécessaire. Selon lui, l’île serait déjà engagée dans un processus d’effondrement interne, rendant toute action militaire superflue.
Ces déclarations, mêlant menaces explicites et jugements abrupts, risquent d’alimenter les tensions diplomatiques en Amérique latine, où plusieurs capitales observent avec inquiétude l’escalade verbale du président américain.
Il existe des événements dont la portée réelle ne se révèle pas immédiatement. Sur le moment, l’arrestation d’un chef d’État peut sembler lointaine, presque abstraite, noyée dans le flot de l’actualité internationale. Puis le temps agit, les parallèles s’imposent et le sens apparaît. La capture de Nicolás Maduro par les États-Unis s’inscrit dans cette logique. Elle ne provoque pas encore de choc émotionnel massif dans le monde arabe ou le Sud global, mais elle réveille une mémoire politique profondément ancrée, faite de précédents douloureux et de souverainetés brisées.
Une mémoire douloureuse dans le monde arabe
Pour de nombreux pays arabes, l’image renvoie immédiatement à deux épisodes fondateurs. En 2003, Saddam Hussein est capturé par l’armée américaine, exhibé devant les caméras, jugé puis exécuté. L’Irak, lui, s’enfonce durablement dans le chaos et ne se relèvera jamais vraiment de la disparition brutale de son État.
En 2011, Muammar Kadhafi est traqué puis tué après une intervention internationale présentée comme une opération de protection des civils. La Libye bascule dans une instabilité chronique, fragmentée entre milices et pouvoirs concurrents. Dans les deux cas, la chute de l’homme a été suivie par l’effondrement de la nation. Sur le moment, le récit dominant parlait de libération. Avec le recul, c’est l’humiliation collective et la destruction institutionnelle qui dominent la mémoire.
Un phénomène global, mais profondément asymétrique
L’histoire récente montre que le monde arabe et l’Afrique ne sont pas les seuls espaces concernés par la chute brutale de dirigeants. En 1989, Manuel Noriega est capturé lors de l’invasion américaine du Panama et transféré aux États-Unis pour y être jugé.
En 2001, Slobodan Milošević est arrêté par les autorités serbes sous pression occidentale puis livré au tribunal international de La Haye, où il mourra en détention. Mais ces cas présentent une différence majeure. Ni la Serbie ni le Panama n’ont connu, après ces arrestations, une disparition totale de l’État comparable à celle observée en Irak ou en Libye. Et surtout, Milošević n’a pas été capturé par une armée étrangère sur son propre sol. Cette distinction nourrit, dans le Sud, le sentiment d’une justice internationale appliquée de manière sélective, où la force précède le droit et où l’humiliation touche avant tout les souverainetés fragiles.
Un message adressé aux prochains dirigeants
Au-delà du cas vénézuélien, l’arrestation de Nicolás Maduro semble adresser un message plus large aux dirigeants actuels et futurs du Sud. Elle rappelle que la contestation de l’ordre international dominant, l’autonomie stratégique ou la rupture avec certaines alliances peuvent désormais se payer par une capture, un transfert judiciaire et une mise en scène publique de la chute. Ce type d’opération ne vise donc pas seulement à punir un homme, mais à prévenir les autres, à instaurer une dissuasion politique par l’exemple. L’humiliation n’est jamais immédiate. Elle se révèle avec le temps, lorsque les promesses de reconstruction s’évanouissent, lorsque les institutions disparaissent et que les peuples paient le prix de décisions prises ailleurs.
Saddam Hussein et Muammar Kadhafi ne sont plus aujourd’hui perçus uniquement comme des dictateurs déchus, mais comme les symboles d’effondrements imposés dont les sociétés continuent de subir les conséquences. Avec Maduro, qu’on l’apprécie ou non, un nouvel épisode s’inscrit dans cette séquence historique, ravivant dans le monde arabe et le Sud global une même inquiétude silencieuse : jusqu’où ira la normalisation de l’arrestation des dirigeants comme outil de domination géopolitique.
La scène marque une rupture brutale dans les relations internationales contemporaines. Après plusieurs mois de menaces et de pressions diplomatiques, les États-Unis ont frappé le Venezuela, capturé son président Nicolás Maduro et l’ont transféré vers un centre de détention à New York, où il doit être jugé par la justice américaine. Une opération inédite, immédiatement qualifiée de « kidnapping » par Caracas, et qui provoque une onde de choc diplomatique mondiale.
Selon les autorités américaines, Maduro est arrivé samedi soir sur une base militaire des États-Unis après avoir été saisi à Caracas par des forces américaines. Washington affirme vouloir traduire le dirigeant vénézuélien en justice pour des accusations liées à la corruption et au narcotrafic, sans toutefois préciser le cadre juridique exact ayant permis cette arrestation.
Caracas dénonce un “enlèvement”
La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez a dénoncé une « violation flagrante de la souveraineté nationale », affirmant que Nicolás Maduro reste « le seul président légitime du Venezuela ». Le gouvernement vénézuélien accuse Washington d’avoir mené un changement de régime par la force, au mépris du droit international.
Dans le pays, les premières réactions oscillent entre stupeur, colère et crainte d’une escalade militaire durable. Les autorités locales parlent d’une agression étrangère tandis que des appels à la mobilisation ont été lancés par les cercles chavistes.
Washington assume et revendique
Le président américain Donald Trump a revendiqué l’opération, affirmant que les États-Unis allaient désormais « gérer » le Venezuela et exploiter ses vastes réserves pétrolières. Peu de détails ont cependant été fournis sur la nature exacte de l’administration envisagée, laissant planer une forte incertitude sur l’avenir institutionnel du pays.
Cette déclaration alimente les accusations de motivations économiques, dans un pays qui détient l’une des plus importantes réserves de pétrole au monde.
L’ONU s’inquiète d’un précédent
Face à la gravité de la situation, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir en urgence lundi. Le secrétaire général Antonio Guterres a déjà averti que l’arrestation d’un chef d’État en exercice par une puissance étrangère « établit un précédent dangereux » susceptible d’affaiblir les fondements du droit international.
La Russie et la Chine ont condamné une action unilatérale et dénoncé une atteinte à la souveraineté d’un État membre de l’ONU, tandis que plusieurs pays d’Amérique latine expriment leur inquiétude face à un possible retour des interventions directes américaines sur le continent.
Un basculement géopolitique
Au-delà du sort personnel de Nicolás Maduro, l’opération américaine pose une question centrale : jusqu’où une grande puissance peut-elle aller au nom de la justice ou de la sécurité nationale ? La capture et le jugement d’un président étranger ouvrent une zone grise juridique et politique, susceptible de redéfinir les règles du jeu international.
À Caracas comme dans les capitales du monde, une même interrogation domine : le droit international sortira-t-il indemne de cet épisode, ou assiste-t-on à l’entrée dans une nouvelle ère de rapports de force assumés ?
Dans la nuit de vendredi à samedi, le Venezuela a basculé dans une séquence d’une gravité inédite. Après plusieurs heures d’explosions à Caracas et dans d’autres régions du pays, le président américain Donald Trump a affirmé que les forces américaines avaient capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro, confirmant ainsi une opération militaire directe menée sur le sol vénézuélien.
Selon des témoins cités par Reuters, des détonations, des survols d’aéronefs à basse altitude et d’épais panaches de fumée noire ont été observés à Caracas à partir de 2 heures du matin (06h00 GMT), pendant près de quatre-vingt-dix minutes. Des coupures d’électricité ont touché le sud de la capitale, à proximité d’une importante base militaire. Le gouvernement vénézuélien affirme que des frappes ont également visé les États de Miranda, Aragua et La Guaira.
Une annonce spectaculaire, encore sans confirmation indépendante
Dans une déclaration officielle, Donald Trump a assuré que Nicolás Maduro avait été « capturé et exfiltré » à l’issue de ces frappes, présentées comme une opération de grande ampleur. À ce stade, aucune confirmation indépendante n’est venue corroborer cette annonce, et les autorités vénézuéliennes n’ont pas reconnu la capture du chef de l’État.
Quelques heures plus tôt, Caracas avait pourtant décrété l’état d’urgence et annoncé la mobilisation des forces armées, dénonçant une « agression impérialiste » et accusant Washington de vouloir s’emparer des ressources stratégiques du pays, notamment le pétrole et les minerais. Le pouvoir chaviste a assuré que les États-Unis « n’atteindraient pas leurs objectifs », sans préciser la situation du président Maduro.
De la pression maximale à l’intervention directe
Si elle venait à être confirmée, la capture du président vénézuélien marquerait un tournant historique dans les relations entre Washington et Caracas. Depuis plusieurs mois, l’administration Trump multipliait sanctions économiques, menaces publiques et opérations militaires ciblées, principalement en mer, contre des navires accusés de trafic de drogue.
Les États-Unis contestent la légitimité de Nicolás Maduro, qu’ils accusent d’avoir truqué l’élection présidentielle de l’an dernier pour se maintenir au pouvoir. Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche avec une ligne dure sur l’Amérique latine, avait récemment estimé qu’il serait « intelligent » pour le dirigeant vénézuélien de quitter le pouvoir.
Washington a parallèlement renforcé de manière significative son dispositif militaire dans la région, avec le déploiement d’un porte-avions, de navires de guerre et d’avions de combat dans les Caraïbes, tout en évoquant un possible blocus du pétrole vénézuélien.
Un choc régional aux conséquences incertaines
Dans les rues de Caracas, la stupeur domine. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent des habitants filmant les explosions depuis leurs fenêtres, parfois entre cris de peur et silence incrédule. Aucun bilan humain n’a été communiqué à ce stade.
Plusieurs explosions ont été entendues samedi 3 janvier 2026 dans la capitale vénézuélienne, Caracas, suivies du passage d’un avion volant à basse altitude, selon des informations rapportées par The Associated Press (AP). Les autorités vénézuéliennes accusent les États-Unis d’avoir ciblé des installations civiles et militaires, une accusation à laquelle Washington n’a pas réagi dans l’immédiat.
D’après l’AP, au moins sept explosions ont été entendues dans le sud de la capitale, à proximité d’une importante base militaire. Un épais nuage de fumée s’élevait notamment près de La Carlota, base aérienne stratégique située à l’est de Caracas. Des coupures d’électricité ont également été signalées dans plusieurs quartiers avoisinants.
Dans un communiqué publié peu après les explosions, le gouvernement vénézuélien a affirmé que des attaques coordonnées avaient visé des sites civils et militaires dans plusieurs États du pays. Aucune confirmation indépendante n’était disponible dans l’immédiat.
Un contexte de tensions croissantes
Ces événements surviennent dans un contexte de fortes tensions entre Caracas et Washington. Les États-Unis accusent depuis plusieurs mois le président vénézuélien Nicolás Maduro d’être impliqué dans des réseaux internationaux de trafic de drogue, des accusations rejetées par les autorités vénézuéliennes.
Jeudi, Nicolás Maduro s’était toutefois déclaré ouvert à des négociations avec Washington en vue d’un accord de coopération dans la lutte contre le narcotrafic, laissant entrevoir une possible reprise du dialogue après des années de relations conflictuelles.
Pressions militaires et sanctions
Depuis le mois de septembre, les États-Unis ont mené plus de vingt opérations aériennes dans les eaux proches du Venezuela, parallèlement à un renforcement des sanctions économiques et de la pression militaire sur Caracas. Washington présente ces actions comme relevant de la lutte contre le trafic de drogue et de la sécurité régionale.
À ce stade, aucun lien direct n’a été établi entre ces opérations et les explosions survenues à Caracas. Les autorités vénézuéliennes ont annoncé l’ouverture d’une enquête et appelé la population au calme.
Derrière l’opération menée par hélicoptère au large du Venezuela, Washington cible une économie parallèle qui relie Téhéran, Moscou et Caracas.
La vidéo publiée par l’ancienne procureure américaine Pam Bondi — montrant des commandos descendant en « fast rope » depuis un hélicoptère sur le pont du pétrolier The Skipper — a fait le tour des réseaux sociaux. Mais si l’image impressionne, le message géopolitique qu’elle porte est encore plus fort.
L’opération, lancée depuis le porte-avions USS Gerald R. Ford, marque un durcissement assumé de Washington dans sa lutte contre les réseaux pétroliers clandestins. Le navire venait de quitter un port vénézuélien lorsque les forces américaines sont intervenues, appuyées par deux hélicoptères, des Marines et une unité d’élite de la Coast Guard.
Pour Caracas, c’est un « acte de piraterie internationale ». Pour Washington, au contraire, c’est une étape dans une stratégie plus vaste.
Un tanker emblématique d’une architecture clandestine Iran–Russie–Venezuela
The Skipper, long de 333 mètres, n’est pas un navire ordinaire. Sous son ancien nom Adisa, il avait été sanctionné par le Trésor américain en 2022 pour son rôle dans une nébuleuse maritime dirigée par l’oligarque russe Viktor Artemov, accusé de transporter du pétrole iranien sous fausses identités.
Washington affirme que ces exportations clandestines financent :
les Gardiens de la Révolution (IRGC) en Iran,
le Hezbollah,
et en partie l’économie essoufflée du Venezuela.
Ces tankers multiréimmatriculés, souvent sous pavillons frauduleux (le Skipper prétendait naviguer sous pavillon du Guyana), permettent à ces pays de contourner les sanctions. Ils coupent leurs transpondeurs, changent d’identité en mer, empruntent des routes secondaires et utilisent des sociétés-écrans au Nigeria, à Dubaï ou en Russie.
Le Skipper était l’une de ces pièces maîtresses d’une économie parallèle globale.
Pourquoi Washington a agi maintenant
Selon plusieurs responsables américains, l’intervention ne relève pas de l’improvisation. Elle intervient dans un contexte où plusieurs facteurs se sont cumulés.
D’une part, l’Iran a accru ces derniers mois ses exportations pétrolières vers l’Asie et les Caraïbes, malgré les sanctions imposées par les États-Unis.
Parallèlement, des réseaux maritimes liés à la Russie, renforcés depuis le début de la guerre en Ukraine, ont intensifié leurs opérations offshore afin de soutenir les circuits financiers de Moscou.
Le Venezuela, de son côté, dépend davantage de ces routes parallèles pour écouler son pétrole et contourner les restrictions américaines. La présence prolongée dans la région du porte-avions USS Gerald R. Ford a également constitué un signal de la volonté américaine de renforcer son dispositif dans les Caraïbes.
Dans ce contexte, la saisie du Skipper apparaît comme une opération destinée à interrompre un réseau déjà surveillé par Washington et à réaffirmer la capacité des États-Unis à agir dans la zone.
Les Caraïbes, zone de transit sous surveillance
Selon plusieurs observateurs, l’opération intervient alors que la région voit se multiplier, depuis un an, des navires opérant en marge des circuits déclarés, notamment autour du Venezuela, de Curaçao, de Trinidad et du Guyana. La mention d’un pavillon guyanais falsifié sur le Skipper a ravivé la sensibilité entre le Venezuela et le Guyana, déjà en désaccord sur la zone de l’Essequibo.
Pour les États-Unis, le développement de ces routes pourrait favoriser l’émergence d’un système d’exportation pétrolière parallèle impliquant l’Iran, la Russie et le Venezuela, en contournement des sanctions internationales. Washington affirme vouloir prévenir la consolidation de ces circuits et renforcer sa présence dans une région redevenue stratégique.
Un dispositif américain accru face aux circuits parallèles
Selon Washington, l’opération contre le Skipper illustre les limites des sanctions économiques pour freiner les flux pétroliers issus de pays soumis à des restrictions internationales. Les autorités américaines affirment désormais recourir à un dispositif élargi comprenant des moyens aériens, une coordination entre la Navy et la Coast Guard et une communication publique assumée autour de ces interventions.
Le Venezuela a dénoncé une action qualifiée de « piraterie », mais les États-Unis présentent l’arraisonnement comme une mesure visant à perturber des circuits d’exportation considérés comme clandestins et à empêcher la poursuite de transferts de pétrole liés à l’Iran et au Venezuela.
Pour Washington, le Skipper représente un exemple des navires utilisés dans ces réseaux. Son interception s’inscrit, selon les responsables américains, dans un effort plus large pour contenir des pratiques jugées déstabilisantes pour le marché énergétique international.
Alors que Donald Trump menace Nicolás Maduro tout en niant vouloir « faire la guerre » au Venezuela, la région s’enflamme. D’un bout à l’autre du continent, le souvenir du « big stick » américain refait surface. Les chancelleries sud-américaines oscillent entre condamnation prudente et silence calculé, craignant le retour à une ère d’ingérence assumée.
Le Venezuela dans le viseur
Dans une interview diffusée par CBS, Trump a laissé entendre que « les jours de Maduro sont comptés ». Quelques heures plus tard, le Pentagone confirmait la présence accrue d’unités navales américaines dans les Caraïbes, sous prétexte d’une vaste opération antidrogue. Mais pour Caracas, l’explication ne trompe personne. « Washington cherche à imposer un changement de régime pour mettre la main sur nos ressources pétrolières », a répliqué Maduro, qui fait face à une série de frappes américaines sur des embarcations présumées de trafiquants — des attaques dénoncées par l’ONU comme des « exécutions extrajudiciaires ».
Une région divisée, mais méfiante
La réaction régionale est loin d’être uniforme.
Au Brésil, Lula da Silva a critiqué « toute forme d’intervention étrangère en Amérique latine », appelant au respect du droit international.
En Colombie, le gouvernement reste discret mais inquiet : un conflit frontal à sa frontière risquerait de déstabiliser toute la région andine.
Au Mexique, le président López Obrador a rappelé que « les nations doivent résoudre leurs crises sans canonnières étrangères ». Même les alliés les plus proches des États-Unis, comme le Chili ou le Pérou, redoutent un engrenage incontrôlable.
La doctrine Monroe ressuscitée
Derrière cette montée de tension plane l’ombre d’un vieux principe : la doctrine Monroe, cette logique selon laquelle « l’Amérique aux Américains » justifiait jadis les interventions de Washington à Panama, au Nicaragua ou au Chili. Les analystes latino-américains voient dans la posture de Trump une réédition du paternalisme sécuritaire des années 80, maquillé cette fois sous le label de « lutte contre le narco-terrorisme ».
« Les États-Unis utilisent le prétexte de la drogue comme ils utilisaient hier celui du communisme », résume un éditorialiste d’El Tiempo (Bogotá).
Trump a beau affirmer « ne rien prévoir » contre Caracas, ses mots résonnent comme une mise en garde. Des sources militaires américaines ont évoqué des « scénarios de frappes limitées » contre des sites stratégiques vénézuéliens, tandis que la CIA intensifie ses opérations de renseignement dans la région. À Caracas, l’armée reste en alerte maximale. Les médias d’État diffusent en boucle des images de manœuvres anti-aériennes, martelant le mot d’ordre : “Souveraineté ou mort.”
L’or noir, arrière-plan du bras de fer
Derrière la façade diplomatique se profile un enjeu majeur : le pétrole. Le Venezuela détient les plus vastes réserves mondiales, convoitées depuis toujours. Alors que les marchés pétroliers se tendent, tout coup porté à Caracas résonne sur les bourses mondiales.
« Le pétrole reste la clé du conflit : qui contrôle Caracas contrôle une part de la géopolitique énergétique mondiale », analyse le politologue argentin Esteban Paez.
Les États-Unis ont ordonné le déploiement du porte-avions USS Gerald R. Ford, accompagné de cinq destroyers, vers les côtes d’Amérique latine — un mouvement qualifié de “renforcement de la sécurité régionale” par le Pentagone, mais interprété par de nombreux observateurs comme une préparation à une confrontation directe avec le Venezuela.
Cette opération, annoncée le 24 octobre 2025, porte à plus de 10 000 militaires américains la présence navale dans la zone sous commandement du USSOUTHCOM. Le communiqué officiel évoque une mission de lutte contre les trafics de drogue et “les activités illicites compromettant la sécurité du continent américain”.
Le prétexte antidrogue et la logique d’encerclement
L’argument de la lutte antidrogue sert depuis plusieurs semaines de justification à des frappes américaines en mer des Caraïbes, souvent menées sans preuves tangibles. Des experts du droit international et des représentants de l’ONU dénoncent des violations du droit international et des exécutions extrajudiciaires.
Le président Donald Trump, dans une série de déclarations musclées, a reconnu avoir autorisé la CIA à opérer sur le sol vénézuélien, laissant entendre que des attaques pourraient suivre. Cette stratégie du fait accompli rappelle les logiques de “changement de régime” expérimentées dans d’autres régions : pression militaire, isolement diplomatique, puis négociation forcée avec un pouvoir affaibli.
Face à cette escalade, le ministre vénézuélien de la Défense Vladimir Padrino a réagi avec fermeté : “Les forces armées ne permettront jamais un gouvernement soumis aux intérêts de Washington.” Il a qualifié cette situation de “plus grave menace militaire des cent dernières années”, tout en réaffirmant le souhait de Caracas d’éviter la guerre.
Pour le régime de Nicolás Maduro, cette montée en puissance américaine n’est qu’un prétexte pour tenter de renverser un pouvoir resté insoumis depuis plus de vingt ans à la domination économique de Washington.
Le pétrole, enjeu caché de la confrontation
Officiellement absente du discours américain, la question pétrolière demeure pourtant le cœur silencieux du conflit. Le Venezuela détient les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, mais ses exportations sont paralysées par les sanctions américaines imposées depuis 2019. Privé de revenus, Caracas s’est tourné vers la Chine et la Russie, transformant son pétrole en outil géopolitique.
En réponse, Washington cherche à reprendre pied dans le secteur énergétique vénézuélien. Des sources proches du département d’État évoquent depuis juillet des discussions sur des autorisations limitées pour Chevron et d’autres compagnies américaines, tandis que Trump multiplie les pressions diplomatiques pour couper le lien énergétique sino-vénézuélien.
En clair, derrière le langage de la “sécurité”, se profile une bataille pour le contrôle des ressources pétrolières et la reconfiguration des flux énergétiques de la région.