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ECLAIRAGE – L’euro fort, le dollar fragile et la Tunisie face au nouveau cycle monétaire mondial

Quand la monnaie européenne franchit le seuil de 1,20 dollar, ce n’est pas seulement un indicateur de marché qui change, mais une configuration entière du système monétaire international qui se redessine. Derrière ce mouvement apparemment technique se cache une recomposition des rapports de force entre grandes puissances économiques, dont les répercussions s’étendent bien au-delà de l’Europe et des États-Unis.

Pour la Tunisie, économie ouverte, vulnérable et structurellement dépendante de ses partenaires extérieurs, l’appréciation de l’euro constitue un choc exogène aux effets multiples, parfois contradictoires, mais profondément structurants.

 

 

Un signal monétaire au cœur des tensions géopolitiques et budgétaires

La remontée de l’euro face au dollar ne peut être interprétée comme un simple signe de vigueur de l’économie européenne. Elle est d’abord le reflet d’une fragilisation relative du billet vert, nourrie par l’incertitude politique américaine, la pression exercée sur la Réserve fédérale et la perspective d’une nouvelle paralysie budgétaire à Washington. La politique économique américaine, oscillant entre protectionnisme commercial, tensions institutionnelles et pressions monétaires, a contribué à éroder la confiance des investisseurs dans la stabilité du dollar.

Dans ce contexte, l’euro apparaît comme une alternative crédible, sinon dominante, dans le paysage monétaire mondial. Sans supplanter le dollar, il gagne en attractivité, notamment comme instrument de diversification des réserves et des placements internationaux. Cette montée en puissance progressive de l’euro s’accompagne d’une dynamique paradoxale : elle renforce la position financière de l’Europe tout en fragilisant son modèle industriel fondé sur la compétitivité des exportations.

L’Europe entre désinflation importée et perte de compétitivité

L’appréciation de l’euro agit comme un levier de désinflation pour la zone euro. En réduisant le coût des importations libellées en dollars, notamment les matières premières énergétiques, elle soutient le pouvoir d’achat des ménages et atténue les pressions inflationnistes. Cette évolution ouvre la voie à une politique monétaire plus accommodante de la Banque centrale européenne, susceptible de stimuler le crédit et l’investissement.

Mais ce bénéfice monétaire a un revers. Un euro fort pénalise les exportations européennes, en particulier celles des économies industrielles comme l’Allemagne, déjà fragilisées par le ralentissement de la demande mondiale et par les tensions commerciales avec les États-Unis. Le secteur du luxe, symbole de la puissance commerciale européenne, voit également sa compétitivité érodée par la hausse du taux de change et la contraction de la demande internationale.

Cette tension entre désinflation importée et perte de compétitivité révèle une fragilité structurelle du modèle européen : une dépendance excessive à la demande externe, dans un environnement mondial de plus en plus fragmenté et protectionniste.

La Tunisie dans l’orbite de l’euro : dépendance monétaire et vulnérabilité structurelle

Pour la Tunisie, l’évolution du taux de change euro-dollar n’est pas un phénomène exogène lointain. Elle constitue un déterminant central de la dynamique macroéconomique nationale. L’Union européenne demeure le principal partenaire commercial du pays, tant pour les exportations que pour les importations. De plus, une part significative de la dette extérieure tunisienne est libellée en euro. Ce qui confère à la monnaie européenne un rôle quasi structurel dans l’équilibre macroéconomique tunisien.

Dans ce contexte, l’appréciation de l’euro renchérit le coût des importations européennes en dinars, accentuant le déficit commercial et exerçant une pression supplémentaire sur les prix internes. Les secteurs dépendants des intrants européens, notamment l’industrie manufacturière, les infrastructures et les biens d’équipement, voient leurs coûts de production augmenter. Ce qui se traduit par une transmission inflationniste vers les prix finaux.

Cependant, cette pression inflationniste est partiellement compensée par la faiblesse relative du dollar, qui réduit le coût des importations énergétiques et des matières premières. La Tunisie se trouve ainsi confrontée à un choc monétaire asymétrique, où les effets de l’euro fort et du dollar faible se superposent, créant une dynamique complexe et difficile à maîtriser pour la politique économique.

Compétitivité externe : opportunité conjoncturelle ou illusion structurelle ?

Sur le plan des exportations, l’appréciation de l’euro peut offrir à la Tunisie une opportunité relative. Les produits tunisiens destinés au marché européen peuvent bénéficier d’un pouvoir d’achat renforcé des consommateurs européens. Tandis que leur compétitivité relative sur les marchés libellés en dollars peut être améliorée par la faiblesse du billet vert.

Dans les secteurs du textile, des composants automobiles, de l’agroalimentaire et du tourisme, cette évolution pourrait stimuler la demande extérieure. Mais cette opportunité reste largement conditionnée par la capacité de l’économie tunisienne à répondre à la demande, tant en termes de qualité que de volume. Or, la faiblesse de la productivité, la dépendance aux intrants importés et la fragilité financière des entreprises limitent fortement la capacité d’absorption de ce choc positif potentiel.

Ainsi, l’euro fort risque davantage de renforcer la dépendance de la Tunisie aux importations européennes que de stimuler durablement ses exportations.

Dette extérieure et contraintes budgétaires : l’effet pervers de l’euro fort

L’un des effets les plus sensibles de l’appréciation de l’euro concerne la dette extérieure tunisienne. La hausse de la valeur de l’euro alourdit mécaniquement le service de la dette libellée dans cette monnaie, accentuant la pression sur les finances publiques. Dans un contexte de déficit budgétaire persistant et de contraintes de financement accrues, cette évolution réduit encore la marge de manœuvre de l’État tunisien.

Par ailleurs, si l’euro gagne en attractivité comme monnaie de financement international, les États européens pourraient bénéficier d’un coût d’endettement plus faible, accentuant l’écart entre les conditions de financement des économies centrales et celles des économies périphériques. Pour la Tunisie, cette divergence renforce le risque de marginalisation financière et de dépendance accrue à l’égard de sources de financement coûteuses.

Vers une recomposition silencieuse de l’ordre monétaire international

Au-delà des effets conjoncturels, la remontée de l’euro face au dollar s’inscrit dans une transformation plus profonde du système monétaire international. La fragilisation relative du leadership américain, la montée des tensions géopolitiques et la diversification progressive des monnaies de réserve traduisent un mouvement de multipolarisation monétaire.

Dans ce nouvel environnement, la Tunisie se trouve confrontée à un dilemme stratégique. Soit elle subit passivement les fluctuations des grandes monnaies, au prix d’une vulnérabilité macroéconomique accrue. Soit elle engage une réflexion stratégique sur son modèle d’insertion internationale, en diversifiant ses partenaires, en renforçant sa souveraineté productive et en réduisant sa dépendance aux importations.

L’euro fort comme révélateur des fragilités tunisiennes

En définitive, le franchissement du seuil de 1,20 dollar par l’euro n’est pas un simple événement financier. Il agit comme un révélateur des fragilités structurelles de l’économie tunisienne. Il met en lumière la dépendance excessive aux importations européennes, la vulnérabilité de la balance des paiements, la sensibilité de la dette extérieure aux fluctuations de change et la faiblesse de la compétitivité productive.

Mais il révèle aussi, en creux, les potentialités d’une stratégie économique alternative. Dans un monde où les équilibres monétaires se recomposent, la Tunisie ne peut plus se contenter d’une adaptation passive. Elle est appelée à repenser son positionnement dans l’économie mondiale, à transformer la contrainte monétaire en levier de réforme et à faire du choc externe non pas un facteur de fragilisation, mais un catalyseur de souveraineté économique.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain D’Economie Financière (IAEF-ONG)

 

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Dette extérieure : Où se situe réellement la Tunisie dans le classement africain ?

À la fin de l’année 2024, la Tunisie figure parmi les pays africains les plus endettés vis-à-vis de l’extérieur. Avec un encours estimé à environ 41,6 milliards de dollars, selon les données issues de la Banque mondiale et reprises par plusieurs institutions financières africaines, le pays se situe dans le haut du classement continental en termes de montants absolus, sans toutefois appartenir au groupe des très grandes économies africaines.

Selon les méthodologies retenues et la nature de la dette prise en compte, la Tunisie oscille entre la septième et la dixième place en Afrique. Cette variation s’explique principalement par la distinction entre dette extérieure totale, incluant le secteur privé, et dette publique externe seule.

Les premières places restent largement dominées par l’Afrique du Sud et l’Égypte, dont les encours dépassent 140 milliards de dollars, portés par la taille de leurs économies et un accès plus fluide aux marchés internationaux. La Tunisie évolue ainsi dans un groupe intermédiaire, aux côtés de pays comme le Maroc, l’Angola ou le Mozambique, avec des volumes plus limités mais des marges de manœuvre budgétaires plus restreintes.

Une trajectoire marquée par un pic puis une stabilisation

L’évolution de la dette extérieure tunisienne sur les dernières années met en évidence une phase de hausse marquée au début de la décennie, suivie d’une stabilisation progressive. Le pic a été atteint en 2021, dans un contexte de financement exceptionnel lié aux conséquences économiques de la pandémie. Depuis, l’encours en dollars a cessé de progresser de manière significative, malgré un environnement international défavorable caractérisé par la hausse des taux d’intérêt et le renchérissement du financement externe.

AnnéeDette extérieure (milliards $)
2020~41,9
2021~43,0
2022~41,0
2023~42,4
2024~40,4 – 41,6

Cette stabilisation traduit une combinaison de facteurs, dont une modération des nouveaux emprunts en devises et des remboursements plus importants, dans un contexte de forte pression sur la balance des paiements.

Un équilibre financier encore fragile

Au-delà du volume de la dette, l’indicateur le plus révélateur reste son poids par rapport à la richesse nationale. Le ratio dette extérieure sur PIB est passé d’environ 44,7% en 2023 à près de 39,1% en 2024, signalant une amélioration relative de la soutenabilité externe. Cette évolution a été rendue possible par une meilleure tenue des recettes en devises, notamment celles issues du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger.

Parallèlement, l’État tunisien a accentué son recours au financement intérieur afin de limiter l’exposition aux risques de change. En 2024, la dette domestique a dépassé la dette extérieure dans la structure globale de la dette publique, un choix qui permet de réduire la dépendance aux devises mais qui accroît la pression sur le système bancaire local et sur le financement de l’économie.

En 2024, la Tunisie a honoré des remboursements dépassant les 14 milliards de dinars, un effort significatif qui a contribué à contenir l’endettement extérieur. Cette stabilité reste néanmoins fragile et dépendante de facteurs exogènes, notamment la capacité du pays à maintenir des entrées de devises suffisantes et à accéder aux financements multilatéraux, qui représentent une part importante de sa dette extérieure.

Ainsi, la position de la Tunisie dans le classement africain reflète une situation intermédiaire. Le pays n’est pas confronté à un surendettement critique, mais demeure soumis à des contraintes structurelles qui exigent une gestion rigoureuse et prudente de ses équilibres financiers afin de préserver sa crédibilité économique et sa capacité de financement à moyen terme.

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Tunisie : Dette extérieure en recul, réserves stables

Les indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) le 26 décembre 2025 font état d’une amélioration notable de certains équilibres extérieurs, dans un contexte économique encore marqué par de fortes contraintes budgétaires et monétaires.

Selon les données officielles, les services de la dette extérieure cumulés ont reculé de 13,8 % entre 2024 et 2025, pour s’établir à 12 milliards de dinars à la date du 20 décembre, contre 14 milliards de dinars un an auparavant. Cette évolution traduit un allègement relatif de la pression exercée par le service de la dette sur les finances extérieures du pays, rapporte l’agence TAP.

Parallèlement, les principales sources de devises ont poursuivi leur dynamique haussière. Les revenus du travail cumulés ont progressé de 6 %, atteignant 8,4 milliards de dinars, tandis que les recettes touristiques ont augmenté de 6,3 % pour avoisiner 7,9 milliards de dinars sur la même période. Depuis le début de l’année et jusqu’au 20 décembre 2025, l’ensemble de ces recettes a permis de couvrir les services de la dette extérieure à hauteur de 135,9 %.

Cette capacité de couverture a contribué à la stabilisation des avoirs nets en devises, maintenus à un niveau de 25 milliards de dinars, correspondant à 108 jours d’importation. Un seuil jugé relativement confortable au regard des standards internationaux, même s’il demeure sensible aux chocs externes et aux fluctuations des marchés.

Contraction du volume global du refinancement bancaire

Sur le plan monétaire, la BCT relève également une contraction du volume global du refinancement bancaire, passé de 12,1 milliards de dinars fin décembre 2024 à 10,4 milliards de dinars à la même période de 2025. Cette baisse peut être interprétée comme le signe d’une amélioration de la liquidité bancaire ou d’un resserrement maîtrisé de l’intervention de la banque centrale.

En revanche, les échanges interbancaires ont enregistré une légère progression de 4 %, atteignant 3,7 milliards de dinars contre 3,5 milliards de dinars un an plus tôt, traduisant une activité relativement stable sur le marché monétaire.

Un autre indicateur attire l’attention : la forte hausse de la monnaie fiduciaire en circulation. Les billets et pièces ont augmenté de 19 % pour s’élever à 26,5 milliards de dinars. Cette évolution alimente les interrogations sur l’ampleur de l’économie informelle et sur la préférence persistante pour le cash, malgré les efforts engagés en matière de paiement électronique.

Dans l’ensemble, ces chiffres confirment une amélioration graduelle des équilibres financiers externes, portée par les recettes en devises, tout en mettant en lumière des défis structurels persistants, notamment en matière de circulation monétaire et de profondeur du marché financier.

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Tunisie : La dette extérieure de l’État en baisse, mais l’endettement global repart à la hausse

Le volume de la dette extérieure tunisienne a connu une baisse marquée en 2024, passant de 66 874 millions de dinars (MD) en 2023 à 62 539 MD. Selon le rapport du ministère des Finances relatif au projet de budget de l’État pour 2026, cette tendance devrait se poursuivre pour atteindre 56 971 MD en 2025 puis 56 486 MD en 2026.

Une dette extérieure en recul, mais une dette globale en hausse

Malgré la réduction du recours à l’endettement extérieur, le volume total de la dette publique continuera d’augmenter. Il devrait atteindre 156 704 MD à la fin de 2026, contre 145 032 MD en 2025, soit une hausse de 11 672 MD.

Cette progression s’explique principalement par le financement du déficit budgétaire (estimé à 11 015 MD) et par l’impact défavorable des taux de change (650 MD), précise le rapport.

Un léger repli du ratio dette/PIB

En proportion du Produit Intérieur Brut (PIB), la dette de l’État devrait représenter 83,41% en 2026, contre 84,02% en 2025 et 84,9% en 2024. Cette baisse relative traduit une stabilisation de l’endettement rapporté à la croissance économique attendue pour les deux prochaines années.

Sensibilité élevée aux fluctuations des devises

Le ministère des Finances souligne la forte sensibilité de la dette aux variations du dinar. Une hausse de 1 % des taux de change des principales devises étrangères entraînerait une augmentation du volume de la dette d’environ 593 MD, soit 0,32 % du PIB.

Les prévisions de financement extérieur pour 2025-2026 reposent sur des hypothèses prudentes : une hausse de 0,01 dinar pour le dollar et l’euro, et de 0,1 dinar pour 1 000 yens japonais.

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La Tunisie a remboursé 125% de sa dette extérieure avant la fin de 2025

La Tunisie a réglé la totalité de ses échéances extérieures trois mois avant la fin de l’année, un signe de résilience financière et d’autonomie accrue face aux bailleurs de fonds internationaux.

La Tunisie est parvenue à rembourser 125% de ses dettes extérieures à fin septembre 2025, soit l’équivalent de 8469 millions de dinars, dépassant ainsi les objectifs fixés par la loi de finances.

Selon les données du ministère des Finances, relayées par l’agence TAP, le pays a donc soldé la totalité de ses engagements extérieurs pour l’année en cours, trois mois avant l’échéance, marquant une étape notable dans la consolidation de ses équilibres macroéconomiques.

Revenus touristiques, transferts des TRE et huile d’olive

Grâce à une politique orientée vers l’autofinancement et la diversification des recettes extérieures, la Tunisie a réussi ces dernières années à couvrir ses besoins sans recourir à de nouveaux emprunts internationaux.

Cette performance est principalement attribuée à la hausse des revenus touristiques, aux transferts des Tunisiens à l’étranger et à la progression des exportations d’huile d’olive, qui ont alimenté les réserves en devises nécessaires au remboursement de la dette.

Selon un rapport de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la part de la dette extérieure dans la dette publique totale a reculé de 70% en 2019 à 50% en 2025.

L’institution prévoit également une baisse de l’encours global de la dette publique à 80,5% du PIB d’ici fin 2025, confirmant les efforts entrepris pour maîtriser le service de la dette et stabiliser les finances publiques.

Répartition et charges de la dette

Pour 2025, le budget de l’État prévoit un remboursement total de 18,2 milliards de dinars, dont 8,5 milliards pour la dette extérieure et 9,7 milliards pour la dette intérieure. Les intérêts associés à ces remboursements s’élèvent à 6,5 milliards de dinars, répartis entre 4,6 milliards pour la dette intérieure et 1,9 milliard pour la dette extérieure.

Les principales échéances extérieures concernent le Fonds monétaire international (1126 MD), Afreximbank (815 MD) et l’Arabie saoudite (159 MD).

Les analyses de la Banque mondiale, dans son rapport sur les dettes internationales, confirment que la Tunisie gère efficacement la charge de sa dette extérieure.

La part du service de la dette dans le produit national brut reste maîtrisée, malgré une proportion importante de dettes à court terme.

Ces indicateurs traduisent une résilience accrue de l’économie tunisienne, capable de faire face à ses obligations financières sans dépendance immédiate envers les institutions de financement internationales.

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Tourisme et transferts des TRE : Une couverture supérieure au remboursement de la dette

Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) ont couvert 120,9 % du service de la dette extérieure de la Tunisie à fin septembre 2025, selon les derniers indicateurs monétaires publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Le service de la dette extérieure, comprenant le remboursement du principal et les intérêts, s’est élevé à 10 549,2 millions de dinars (MD), en légère baisse de 3,7 % par rapport à la même période de 2024 (10,9 milliards de dinars). Cette évolution traduit un allègement provisoire de la charge de la dette publique, permettant de rediriger une partie des ressources financières vers les investissements et les services publics.

Les Tunisiens de l’étranger, pilier de la stabilité financière

Les revenus du travail cumulés, représentant les transferts des Tunisiens à l’étranger, ont atteint 6 485,9 MD à fin septembre 2025, en hausse de 8 % sur un an. Ces transferts constituent l’une des principales sources de devises du pays, soutenant à la fois la consommation intérieure et la balance des paiements.

De leur côté, les recettes touristiques ont augmenté de 8,2 % pour atteindre 6 264,3 MD à la même période. En cumulant tourisme et transferts, les entrées en devises atteignent près de 12 750 MD, soit un niveau supérieur au montant total du service de la dette extérieure.

Les avoirs nets en devises se sont établis à 24,2 milliards de dinars au 2 octobre 2025, équivalant à 105 jours d’importation, contre 25,3 milliards de dinars (114 jours) un an plus tôt. Cette contraction s’explique par la hausse des importations énergétiques et alimentaires et par les besoins croissants de financement du budget de l’État.

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