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Lancement d’un concours pour unir créateurs et industriels au service de l’huile d’olive tunisienne

Le programme Creative Tunisia a lancé un concours de design visant à mettre en valeur l’huile d’olive tunisienne à travers des solutions de packaging innovantes, avec le grès comme matériau principal.

Le concours est ouvert aux designers, artisans, plasticiens, architectes et créatifs travaillant dans le design, l’artisanat ou le packaging. La participation peut être individuelle ou collective (maximum trois personnes). Chaque candidat ou collectif peut soumettre un seul modèle ou une collection cohérente de bouteilles et/ou de coffrets partageant une même ligne conceptuelle. Les modèles doivent être des créations originales, non présentées précédemment dans d’autres concours ou expositions. Le grès doit rester l’élément principal, bien que d’autres matériaux puissent être intégrés de façon secondaire.

Les participants sont invités à imaginer des bouteilles et coffrets destinés au conditionnement et à l’exportation de l’huile d’olive tunisienne, en associant créativité et savoir-faire artisanal.

Portée par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, en partenariat avec l’Office national de l’artisanat, cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Tounes Wijhetouna, avec le soutien de partenaires européens. Selon les organisateurs, elle vise à promouvoir des alternatives locales aux bouteilles en verre importées et à renforcer l’image du produit à l’international.

La réception des dossiers de candidature est ouverte jusqu’au 29 janvier 2026.

 

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Tunisie | Les agriculteurs touchées par les inondations exigent une indemnisation urgente

Le Conseil central de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap) a appelé les autorités compétentes à intervenir d’urgence et efficacement pour remédier aux dégâts causés par les fortes pluies récentes, exigeant une indemnisation juste et rapide pour les agriculteurs et les pêcheurs ayant subi des pertes importantes ayant directement affecté leurs moyens de subsistance.

Lors de sa huitième réunion ordinaire, tenue samedi 24 janvier 2025 dans la ville de Kairouan et présidée par Moez Ben Zaghdane (au centre de la photo), le conseil a souligné la nécessité de prendre des mesures préventives et proactives pour protéger les vies et les biens, et pour renforcer la résilience des producteurs face aux fortes fluctuations climatiques.

En signe de solidarité, les membres du conseil ont présenté leurs condoléances aux familles des pêcheurs qui se sont noyés lors des récents événements, affirmant le soutien de l’organisation aux familles des victimes et à toutes les personnes touchées.

Au niveau sectoriel, le syndicat a mis en garde contre les graves répercussions négatives de la pénurie importante de nitrate d’ammonium sur les principales cultures, exprimant sa profonde inquiétude quant à la perturbation de l’approvisionnement en cette substance vitale, qui menace la qualité des récoltes et la productivité globale du secteur des grandes cultures.

Le conseil a, également, attiré l’attention sur la situation «critique» du secteur oléicole où la saison est marquée par une baisse continue des prix, qui ne couvrent pas les coûts de production, ainsi que par une grave pénurie de main-d’œuvre ; autant de facteurs qui menacent la continuité de cette activité stratégique et la capacité des agriculteurs à persévérer.

I. B.

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Vers une hausse des exportations de l’huile d’olive tunisienne vers la Jordanie

Le président-directeur général du Centre de promotion des exportations (Cepex), Mourad Ben Hassine, a révélé que la Jordanie s’oriente vers l’octroi de licences d’importation pour des quantités supplémentaires d’huile d’olive tunisienne, afin de répondre aux besoins du marché jordanien.

Lors d’un séminaire virtuel organisé par la mission commerciale à Amman, Ben Hassine a confirmé que cette mesure s’inscrit dans le cadre des dispositions exceptionnelles prises par le Royaume hachémite pour compenser la pénurie de récoltes locales due aux conditions climatiques difficiles.

Hichem Neji, directeur du bureau de représentation du Cepex à Amman, a annoncé que des contrats ont été signés pour la fourniture d’environ 3 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne à la Jordanie dans une première phase, suite aux visites de terrain effectuées par plus de 40 fournisseurs jordaniens sur les sites de production tunisiens depuis novembre 2025.

Naji a prédit une forte hausse des exportations entre fin janvier et début février 2026, en raison de la demande croissante des Jordaniens pour les produits tunisiens.

Dans ce contexte, l’ambassadrice de Tunisie à Amman, Moufida Zribi, a souligné que cette coopération va stimuler les exportations nationales et renforcer les relations économiques bilatérales, notant que les échanges de visites entre hommes d’affaires ces dernières années ont ouvert la voie à renforcer la présence de l’huile d’olive tunisienne dans les habitudes alimentaires du consommateur jordanien, soutenue par d’importantes campagnes promotionnelles via les médias et les plateformes de médias sociaux.

Par ailleurs, les participants au séminaire, qui réunissait une cinquantaine d’entreprises exportatrices tunisiennes, ont abordé les aspects techniques et juridiques des mécanismes d’exportation. Les procédures réglementaires adoptées par les autorités jordaniennes et les spécificités de la plateforme numérique dédiée aux entreprises autorisées à importer, ont été explicitées.

Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du programme de promotion spécial du secteur oléicole pour 2026, vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays.

Mourad Ben Hassine a conclu la réunion en appelant à un renforcement des efforts de promotion et au développement de partenariats avec les acteurs économiques jordaniens.

Il a souligné que la qualité tunisienne s’impose désormais comme un choix de premier ordre sur des marchés prometteurs, ce qui nécessite une participation accrue aux salons internationaux spécialisés afin d’attirer davantage d’investissements et de commandes commerciales, indique un communiqué de presse du Cepex.

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La Tunisie consomme 15-20% de sa production d’huile d’olive

La Tunisie, l’un des principaux pays producteurs et exportateurs d’huile d’olive de la Méditerranée, continue de connaître une faible consommation intérieure : entre 15 et 20% de la production, soit une moyenne annuelle de trois litres par personne, selon une estimation du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques.

Ces données mettent en évidence un décalage structurel entre la vigueur de la filière oléicole tunisienne et les habitudes de consommation sur le marché intérieur.

Le ministère indique que les ventes d’huile conditionnée par l’Office national de l’huile (ONH) sur le marché intérieur ont atteint 7,5 millions de litres lors de la campagne 2023-2024, grâce à une initiative qui a contribué à relancer la consommation d’huile d’olive en Tunisie.

La consommation locale oscille entre 30 000 et 50 000 tonnes par an, en fonction de la saison de production oléicole et des prix, avec des volumes plus importants lors des pics de production.

Le ministère attribue également la faiblesse de la demande intérieure à la concurrence des huiles végétales, notamment celles subventionnées : la consommation d’huile végétale subventionnée est estimée à environ 40 000 tonnes par an, pour un coût de compensation estimé à environ 120 millions de dinars, tandis que le prix administré est de 0,900 millième de litre.

Le tableau est d’autant plus sombre lorsqu’on le compare aux perspectives de production nationale qui, selon les analyses internationales, pourraient atteindre des niveaux records lors de la campagne 2025-2026, plaçant ainsi la Tunisie parmi les premiers pays producteurs mondiaux.

Le Financial Times fait état d’une récolte attendue d’environ 380 000 à 400 000 tonnes, avec des scénarios allant jusqu’à 500 000 tonnes, dans un contexte méditerranéen influencé par la variabilité climatique.

Du côté des exportations, une part importante de l’huile tunisienne continue d’être vendue en gros volumes et commercialisée sous des marques étrangères.

Selon des statistiques consolidées, environ 90 % des exportations tunisiennes sont réalisées en vrac, ce qui impacte la valeur ajoutée tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Le ministère de l’Agriculture entend désormais dynamiser la demande intérieure par le biais de programmes promotionnels et de mesures visant à améliorer les prix, notamment en incitant les restaurants et les hôtels à promouvoir l’huile conditionnée, et en préconisant une révision des marges dans la grande distribution. L’objectif affiché est de réduire l’écart entre la production et la consommation intérieure, afin d’intégrer plus durablement ce produit emblématique de l’agriculture tunisienne à l’alimentation quotidienne.

I. B.

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Huile d’olive : Le Financial Times annonce la Tunisie deuxième producteur mondial

La Tunisie pourrait devenir, lors de la campagne 2025-2026, le deuxième producteur mondial d’huile d’olive, derrière l’Espagne et devant l’Italie. C’est ce qu’indique le Financial Times dans un article publié début janvier 2026, évoquant l’une des saisons les plus prometteuses de ces dernières années pour le pays nord-africain.

Selon le quotidien britannique, la production tunisienne est attendue entre 380.000 et 400.000 tonnes, avec des projections sectorielles pouvant atteindre 500.000 tonnes, un volume qui permettrait à la Tunisie de dépasser l’Italie, affectée par plusieurs campagnes marquées par la sécheresse et le stress climatique.

Le Financial Times souligne que cette performance repose sur des conditions climatiques favorables, notamment des précipitations mieux réparties, ainsi que sur l’ampleur du verger oléicole tunisien, qui compte près de 107 millions d’oliviers répartis sur environ 2 millions d’hectares.

Le quatrième producteur mondial, selon l’APIA

Quelques jours plus tôt, le 22 décembre 2025, Inji Doggui Hanini, directrice générale de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), avait rappelé que la Tunisie est le quatrième producteur mondial d’huile d’olive, en se référant aux classements établis sur la base des moyennes pluriannuelles.

S’exprimant lors du Forum d’affaires saoudo-tunisien, elle avait également indiqué que 40% des terres cultivées en Tunisie sont consacrées aux oliviers et que le pays est le deuxième exportateur mondial d’olives, tout en mettant en avant les opportunités d’investissement dans l’embouteillage de l’huile d’olive, l’huile biologique et la valorisation des sous-produits agricoles.

Une possible évolution ponctuelle du classement

Les projections publiées par le Financial Times concernent exclusivement la campagne 2025-2026 et traduisent une performance conjoncturelle exceptionnelle, sans modifier à ce stade le classement mondial établi sur le long terme. Elles illustrent toutefois la capacité de la Tunisie à changer de rang lors d’une saison favorable, dans un contexte de fragilisation des productions européennes.

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Huile d’olive : La Tunisie accélère ses négociations commerciales avec les grandes puissances

La Tunisie avance à grands pas pour améliorer l’accès de son huile d’olive aux marchés internationaux. Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a annoncé récemment que des négociations sont à un stade avancé avec plusieurs partenaires stratégiques, notamment les États-Unis, afin d’alléger les barrières douanières pesant sur les exportations tunisiennes.

Discussions avancées avec Washington

Selon le ministre, des pourparlers approfondis sont en cours avec les autorités américaines pour revoir les droits de douane appliqués aux exportations tunisiennes. L’objectif est clair : renforcer la compétitivité de l’huile d’olive tunisienne sur le marché américain, dominé par de grands producteurs internationaux, et permettre aux exportateurs nationaux de mieux se positionner face à une concurrence intense.

Dans la même dynamique, Tunis a atteint un niveau avancé de discussions avec l’Indonésie, ouvrant la voie à une meilleure implantation de l’huile d’olive tunisienne en Asie du Sud-Est. Parallèlement, les autorités tunisiennes poursuivent leurs démarches auprès d’autres marchés clés de la région, notamment la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde, dans une stratégie visant à diversifier les débouchés et réduire la dépendance à un nombre limité de partenaires commerciaux.

L’Amérique latine, nouvel axe stratégique

Le ministre a également souligné l’intérêt croissant porté à l’Amérique latine, malgré une concurrence déjà bien installée. À ce titre, la Tunisie est en passe de finaliser les derniers ajustements techniques avec le Brésil. L’exemption totale des droits de douane sur l’huile d’olive tunisienne devrait entrer en vigueur à partir de mars 2026, une mesure présentée comme un tournant stratégique pour le secteur.

Cette mesure est présentée comme un tournant stratégique pour le secteur, dans la mesure où elle permettrait aux exportateurs tunisiens d’accéder à l’un des plus grands marchés d’Amérique latine dans des conditions tarifaires nettement plus favorables. Le Brésil, fort de sa population et de l’évolution de ses habitudes de consommation, est perçu comme un relais de croissance potentiel pour les produits agroalimentaires à forte valeur ajoutée.

Au-delà du cas brésilien, les autorités tunisiennes entendent élargir cette dynamique à d’autres pays de la région, afin de consolider la présence de l’huile d’olive tunisienne sur des marchés encore peu exploités mais stratégiques à moyen terme.

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Huile d’olive : Le prix de référence de l’extra vierge relevé à 10,200 dinars le kilo

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont décidé de relever le prix de référence officiel de l’huile d’olive extra vierge à 10,200 dinars le kilogramme au niveau des huileries. Une mesure destinée à encadrer la campagne oléicole en cours et à soutenir les acteurs de la filière.

Un ajustement pour encadrer la campagne oléicole

Dans un communiqué conjoint, les deux départements ministériels ont annoncé la révision à la hausse du prix de référence de l’huile d’olive extra vierge, désormais fixé à 10,200 dinars le kilogramme. Cette décision intervient dans le cadre du suivi régulier de la campagne oléicole, marquée par des enjeux économiques majeurs pour le secteur agricole.

Les autorités soulignent que ce mécanisme vise avant tout à protéger la filière, en particulier les petits producteurs, tout en contribuant à la valorisation de la qualité de l’huile d’olive tunisienne, produit phare de l’agriculture nationale.

Un prix de référence appelé à évoluer

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont précisé que ce prix n’est pas figé. Il demeure mobile et fera l’objet de révisions hebdomadaires, en fonction des fluctuations du marché et de l’évolution de l’offre et de la demande.

Cette flexibilité vise à mieux accompagner les dynamiques du secteur, à limiter les déséquilibres et à garantir une meilleure transparence dans les transactions entre producteurs, huileries et autres intervenants de la chaîne de valeur.

L’objectif affiché est de renforcer la stabilité du secteur oléicole et d’en consolider le rôle stratégique dans l’économie nationale. La filière de l’huile d’olive demeure en effet un pilier des exportations agricoles tunisiennes et une source essentielle de revenus pour des milliers d’agriculteurs.

Cette révision du prix de référence s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue autour du secteur oléicole, confronté à la volatilité des marchés internationaux, aux coûts de production et aux impératifs de compétitivité.

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Tunisie – Huile d’olive : La production attend encore la cueillette

La campagne de récolte des olives avance à un rythme soutenu. Selon le ministre du Commerce, Samir Abid, le taux de progression de la cueillette pour la saison en cours a atteint environ 30 %. Une déclaration faite mardi matin à Sfax, lors de l’ouverture de la conférence régionale consacrée aux perspectives d’exportation de l’huile d’olive pour les gouvernorats du quatrième district.

Le ministre a souligné que la production de cette saison est qualifiée de « record », permettant à la Tunisie de renouer avec la compétition pour la première place mondiale en matière d’exportation d’huile d’olive. Cette performance marque, selon lui, un retour progressif du pays sur le devant de la scène internationale, après plusieurs saisons marquées par des fluctuations de rendement.

Malgré cette dynamique positive, des contraintes structurelles continuent de freiner l’exportation dans certaines régions. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Sud-Ouest, Youssef Salem, a indiqué que les gouvernorats de Gafsa et de Sidi Bouzid font face à plusieurs difficultés, en dépit de la qualité reconnue du produit. Parmi les principaux obstacles figure la question du stockage, qui repose encore largement sur des méthodes traditionnelles peu adaptées aux exigences des marchés internationaux.

Environ 50 millions d’arbres à l’horizon 2040

Youssef Salem a également mis en avant l’essor remarquable de la culture de l’olivier dans ces deux régions. Les dernières statistiques disponibles pour l’année 2025 font état de 13 millions d’oliviers à Gafsa et de 23 millions à Sidi Bouzid. Les projections tablent sur un total d’environ 50 millions d’arbres à l’horizon 2040 pour l’ensemble des deux gouvernorats.

Ces chiffres traduisent le potentiel considérable de la filière oléicole dans le centre et le sud du pays, tout en posant la question de l’accompagnement logistique, industriel et commercial nécessaire pour transformer cette croissance agricole en véritable levier de développement économique et d’exportation durable.

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Quand l’État “rabaisse” le prix de l’huile d’olive, la Tunisie pénalise ses agriculteurs

Moktar Lamari
Moktar Lamari

C’est officiel, depuis hier, le prix de référence de l’huile d’olive est administré de nouveau, fixé à 10 dinars le litre cette saison. Moins que 3 euros le litre, un prix en deçà des coûts de production moyens. Un prix cassé favorisant l’exportation en vrac et en masse. Un cadeau pour les exportateurs, un drame pour les agriculteurs et les investisseurs dans le secteur. La colère sociale monte et pas pour rien. La Tunisie ne dispose pas de tribunal de Commerce, pour éventuellement recevoir les plaintes légitimes des producteurs. Un procès, pour spoliation des ruraux par les urbains…

L’Etat contre ses paysans ?

Chaque saison oléicole en Tunisie commence par le même rituel. Le ministère du Commerce, le ministère de l’Agriculture, l’ONH (Office National de l’Huile) et le CEPEX montent sur scène, chiffres à la main, sourire jaune mais satisfait et enrobé de discours démagogique. Annonçant, d’une seule voix, que « les productions d’huile d’olive sont en hausse », que « la Tunisie confirme son rang mondial », mais que « les prix de cet or vert sont divisés par deux ».

Rideau tombé et applaudissements nourris des intermédiaires, banques et autres intrus dans la filière. Les médias reproduisent les discours, sans comprendre et sans expliquer les vrais enjeux, les perdants et les gagnants.

Sur le terrain, le producteur regarde ses bidons et barils partir à des prix cassés qui insultent son travail et volent son produit, par ce mécanisme d’administration indue des prix. Mais ça, ce n’est pas dans le communiqué des ministères et organes officiels. Ils s’en balancent.

L’État tunisien ne ment probablement pas : c’est les fonctionnaires incompétents qui trichent par omission. Ils parlent toujours de volumes, jamais de valeur. De tonnes, jamais de prix. De classement mondial, jamais de revenus pour ceux qui produisent réellement l’huile.

L’olive et l’huile d’olives deviennent des chiffres abstraits, utiles pour les rapports et les discours, inutiles pour la reproduction des fermes oléicoles et et les oliviers comment tels.

Langue de bois pressée à froid

L’Office National de l’Huile se présente comme régulateur. En réalité, il agit comme un agent d’écoulement rapide. Quand les prix chutent, on n’entend jamais un discours sur la protection du producteur ou la limitation de la vente en vrac. On entend plutôt des formules recyclées :

« Il faut s’adapter aux conditions du marché international »
« La conjoncture mondiale est difficile »
« L’Espagne influence les prix »

Traduction : l’État abdique, mais avec hypocrisie bureautique, élégance technocratique, qui fait au final saigner les producteurs, et ruinent l’espoir des investisseurs.

Le ministère du Commerce parle de compétitivité, comme si vendre moins cher que tout le monde était une stratégie et non un aveu d’échec.

Le ministère de l’Agriculture, lui, invoque la tradition, la qualité, le terroir… tout ce qu’il refuse ensuite de défendre concrètement par une politique de marque, de conditionnement et de prix plancher.

Quant au CEPEX, il exporte. Peu importe quoi. Peu importe comment. Peu importe sous quel nom. L’essentiel, c’est que ça sorte du territoire et que les tableaux Excel soient verts.

L’huile d’olive tunisienne devient un simple flux logistique. Un liquide qui coule, qui fuit et qui tâche, mais dans l’intérêt des intermédiaires, pas des producteurs.

Les élites parlent, les médias radotent et les producteurs encaissent les pertes et les déceptions.

Les économistes universitaires restent à l’écart, ils ne veulent pas toucher à un sujet explosif, qui dévoilera leurs incompréhensions des enjeux. Probablement, leur incapacité des politiques d’administration des prix, et régulations des marchés de la Tunisie profonde de Sidi Bouzid à Zarzis, en passant par Kairoaun ou Akkouda.

Dans les salons climatisés des hôtels étoilés et des conférences des diplomates, on entend toujours les mêmes phrases, le même refrain prononcés par les mêmes profils :

« On ne peut pas aller contre le marché »
« Il faut être réaliste »
« L’État ne peut pas tout faire »

Curieusement, ces élites trouvent toujours le réalisme quand il s’agit de baisser les prix, jamais quand il s’agit de construire une stratégie nationale ambitieuse. Elles savent expliquer pourquoi on ne peut pas protéger le producteur, mais jamais pourquoi l’Italie peut vendre notre huile trois fois plus cher que nous.

Le syndicat des agriculteurs parle des deux coins de la même bouche, chacun dit son discours. Supposément au nom des agriculteurs, mais reste souvent coincé entre communication institutionnelle forcément en langue de bois , double discours et impuissance réelle.

Le producteur, lui, n’a ni micro ni plateau télé. Il a juste ses olives, ses dettes et un État qui lui demande de comprendre et de redoubler d’effort dans l’intérêt des politiciens en place. Les larmes pour pleurer et la prière pour se oublier.

Un État qui vend vite, ses caisses étant vides

La vérité est brutale : l’État tunisien traite l’huile d’olive comme un produit éternellement en crise, pas comme un pilier stratégique. Les envolées lyriques de certains journalistes engraissés par la publicité mensongère ne changent rien à la réalité.

L’huile d’olive tunisienne est simplement bradée, probablement pour combler un trou budgétaire urgent, des revenus en devises, mais pas pour construire une richesse durable. Le court terme l’emporte sur le moyen terme.

On la brade comme quand on liquide tout ce qu’on n’a pas eu le courage de défendre. On la brade, parce que l’Etat n’a pas investi dans les infrastructures de stockage, les technologies de traçabilité, ou l’innovation de produit.

Pas de marque nationale forte. Pas de mesure pour contrôler la qualité et vérifier la traçabilité. Pas de politique sérieuse contre la domination du vrac. Pas de protection réelle des prix à la production.

Mais beaucoup de discours. Beaucoup de conférences. Beaucoup de “succès”. Les médias du sérail applaudissent les gagnants et oublient les producteurs de la Tunisie profonde. Eux, les journalistes préfèrent les réceptions des ambassades aux investigations de terrains et sondages des producteurs et acteurs de la filière oleicole.

Mais, ce faisant l’Etat transfère volontairement les surplus des producteurs, vers celui des intermédiaires et autres rentiers liés aux marchés de l’exportation.

L’incompétence extra vierge

Le bradage de l’huile d’olive tunisienne n’est ni une fatalité ni un accident. C’est le résultat d’un choix institutionnel répété, maquillé par des mots creux et des chiffres flatteurs. L’État tunisien ne manque ni d’experts ni de rapports. Il manque de volonté politique et de respect pour ce qu’il possède.

Un État qui vend son meilleur produit comme un surplus ne mérite pas de parler de souveraineté économique. Un État qui célèbre les volumes mais ignore les prix ne protège rien, il administre le déclin.

L’huile d’olive tunisienne continuera d’être excellente.

La question est : jusqu’à quand la gouvernance de la filière oléicole continuera-t-il à être médiocre ?

Par Moktar Lamari -Economics for Tunisia 

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Huile d’olive : La colère des agriculteurs face à un prix jugé intenable

La fixation d’un prix de référence de 10 dinars le kilo pour l’huile d’olive au niveau des huileries déclenche une vive contestation chez les producteurs. Le Syndicat des agriculteurs tunisiens dénonce une décision qu’il juge déconnectée des coûts réels et avertit des risques sérieux pour l’avenir de la filière oléicole.

La décision conjointe des ministères de l’Agriculture et du Commerce d’instaurer un prix de référence mobile pour l’huile d’olive continue de susciter de vives réactions. Aujourd’hui, sur les ondes d’Express fm, le président du Syndicat des agriculteurs tunisiens (Synagri), Midani Dhaoui, a publiquement critiqué cette mesure, estimant qu’elle accentue les tensions au sein de la filière. Selon lui, le prix arrêté ne reflète ni la réalité des coûts de production ni les équilibres économiques du secteur.

Une décision qui fracture la filière

Pour le Synagri, la fixation du prix à 10 dinars le kilo au niveau des huileries a créé un climat de crispation inédit entre agriculteurs et propriétaires d’huileries. Midani Dhaoui affirme que cette situation a conduit certaines unités de transformation à refuser la réception des olives, paralysant partiellement la campagne oléicole dans plusieurs régions. Il dénonce une mesure « improvisée » qui n’a pas fait l’objet d’une concertation globale avec l’ensemble des acteurs concernés.

Le cœur du désaccord réside dans l’écart entre le prix de référence fixé et les coûts réels supportés par les agriculteurs. Le président du syndicat souligne que la majorité de la production actuelle provient désormais de cultures irriguées, nettement plus coûteuses en raison de la hausse des intrants, de l’énergie et de la main-d’œuvre.

Dans ces conditions, le prix annoncé ne permettrait pas de couvrir les frais engagés, faisant peser l’essentiel de l’effort financier sur le seul producteur. Il estime que le prix réel devrait se situer à pas moins de 14 dinars le kilogramme, et ce, afin d’absorber les coûts de production, de transformation et de commercialisation.

Inquiétudes sur l’avenir de l’oliveraie tunisienne

Midani Dhaoui a également pointé la faible valorisation de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux. Malgré une qualité reconnue parmi les meilleures au monde, le produit tunisien demeure, selon lui, vendu à des prix inférieurs à ceux de nombreux concurrents. Il attribue cette situation à des politiques conjoncturelles et à des décisions prises dans l’urgence, sans vision stratégique à long terme.

Au-delà de la conjoncture actuelle, le syndicat s’inquiète pour la pérennité d’un patrimoine agricole estimé à près de 120 millions d’oliviers. En l’absence de politiques proactives garantissant une rémunération équitable des producteurs, Midani Dhaoui redoute un désengagement progressif des agriculteurs et une fragilisation durable de la filière, pourtant centrale pour l’économie nationale et les exportations.

Appel à une révision des prix

Face à cette situation, le président du Synagri appelle les autorités à revoir leur approche et à fixer des prix « réels », alignés sur les coûts de production. Il estime qu’assurer aux agriculteurs des revenus décents constitue une condition indispensable pour préserver la filière, apaiser les tensions avec les huileries et maintenir la compétitivité de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce, ont conjointement annoncé, mardi 23 décembre 2025, l’instauration d’un prix de référence mobile pour l’huile d’olive au niveau des huileries. Ce prix est fixé à 10 dinars le kilogramme pour la campagne agricole 2025–2026.

Selon ce communiqué, cette mesure vise à encadrer le marché de l’huile d’olive et à garantir le bon déroulement du processus de récolte et de transformation des olives. Elle cherche également à préserver l’équilibre de la filière et à protéger les intérêts de tous les acteurs, en particulier les petits producteurs.

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Tunisie : un prix de référence pour l’huile d’olive fixé à 10 dinars le kilo

Les ministères de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, ainsi que du Commerce et du Développement des exportations, ont annoncé, mardi 23 décembre 2025, l’instauration d’un prix de référence mobile pour l’huile d’olive au niveau des moulins. Ce prix est fixé à 10 dinars le kilogramme pour la campagne agricole 2025–2026.

Objectif : soutenir le secteur et les producteurs

Selon le communiqué conjoint, cette mesure vise à encadrer le marché de l’huile d’olive et à garantir le bon déroulement du processus de récolte et de transformation des olives. Elle cherche également à préserver l’équilibre de la filière et à protéger les intérêts de tous les acteurs, en particulier les petits producteurs.

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Tunisie : Vers une diplomatie de l’huile d’olive ?

Pour la première fois, la Tunisie consacre une journée entière à la diplomatie de l’huile d’olive. À travers cet événement inédit, les autorités affichent une ambition claire : transformer ce produit phare en outil stratégique de rayonnement économique, culturel et diplomatique.

La Tunisie semble vouloir franchir un nouveau cap dans la valorisation de son produit agricole emblématique. Lundi 22 décembre 2025, l’Académie diplomatique internationale de Tunis a accueilli le tout premier « Jour de la diplomatie pour l’huile d’olive tunisienne », organisé conjointement par les ministères de l’Agriculture, des Affaires étrangères et du Commerce. Une initiative révélatrice d’une orientation assumée vers une diplomatie économique structurée autour de l’huile d’olive.

La forte mobilisation diplomatique, marquée par la présence de nombreux ambassadeurs, représentants d’organisations internationales et chefs de missions tunisiennes à l’étranger, traduit la volonté de faire de l’huile d’olive un vecteur d’influence et de positionnement international.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a souligné que l’huile d’olive tunisienne constitue un symbole profondément ancré dans l’identité nationale et la civilisation méditerranéenne. Il a mis en avant le rôle central des représentations diplomatiques et consulaires dans la promotion de ce produit à l’étranger, non seulement comme marchandise, mais aussi comme marqueur de qualité, de durabilité et de savoir-faire tunisien. Le ministre a également insisté sur l’apport déterminant des femmes rurales dans la préservation de la qualité de l’huile, ainsi que sur le rôle de la diaspora tunisienne comme relais naturel de promotion sur les marchés étrangers.

L’huile d’olive comme un pilier de l’économie nationale

De son côté, le ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, a présenté l’huile d’olive comme un pilier de l’économie nationale et un instrument à part entière de la diplomatie économique. Il a exposé la nouvelle vision tunisienne fondée sur la qualité mondiale, l’augmentation de la valeur ajoutée à travers l’exportation d’huile conditionnée et la conclusion de partenariats internationaux. Le ministre a également mis en avant la capacité du secteur oléicole à résister aux changements climatiques, tout en rappelant la position de leader de la Tunisie dans la production d’huile d’olive biologique et les nombreuses distinctions internationales obtenues.

Cette orientation est confortée par les données avancées par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid. La Tunisie figure parmi les principaux acteurs mondiaux du secteur, occupant le quatrième rang mondial en 2024 avec plus de 10 % de parts de marché. Les exportations tunisiennes d’huile d’olive atteignent aujourd’hui plus de 60 marchés internationaux, avec une progression avoisinant 16 % sur les cinq dernières années. Autant d’indicateurs qui renforcent l’idée d’une diplomatie économique et alimentaire assumée, ciblant notamment les marchés asiatiques, sud-américains et africains.

Au-delà des discours, le programme de cette journée a misé sur une approche concrète, mêlant interventions scientifiques, expositions culturelles, valorisation des produits des femmes rurales, présentation des entreprises exportatrices primées et séances de dégustation. Une manière de conjuguer savoir, image et expérience sensorielle pour renforcer l’attractivité du produit tunisien.

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Huile d’olive : La Tunisie quatrième exportateur mondial en 2024

La Tunisie s’est classée au quatrième rang mondial en 2024 en matière d’opérations d’exportation d’huile d’olive, a affirmé le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, ce lundi 22 décembre 2025.

Cette déclaration a été faite à l’occasion d’une manifestation dédiée à la présentation et à la promotion du secteur tunisien de l’huile d’olive, organisée sous le slogan « La journée de la diplomatie au service de l’huile d’olive tunisienne », au siège de l’Académie diplomatique internationale.

Le ministre du Commerce a souligné que la Tunisie a réussi, lors de la saison écoulée, à pénétrer plus de 60 marchés répartis sur différents continents, précisant que sa part a augmenté de plus de 10 % sur le marché mondial.

Il a également évoqué une transformation profonde du modèle d’exportation, passant d’une logique fondée sur les volumes à une approche axée sur la valeur, ainsi que d’un export reposant sur la matière première à une commercialisation sous des marques tunisiennes fiables et reconnues.

Progression des exportations

Samir Abid a indiqué que la Tunisie a enregistré une progression de ses exportations d’environ 16 % au cours des cinq dernières années, mettant en avant un changement qualitatif notable à travers le développement des capacités locales de transformation et de conditionnement, le renforcement des systèmes de traçabilité et de conformité aux normes internationales, la diversification des marchés et la réduction des exportations d’huile d’olive en vrac.

Le ministre a, par ailleurs, rappelé que l’huile d’olive tunisienne se distingue par une qualité élevée et une valeur sanitaire scientifiquement prouvée, soulignant également que l’huile d’olive biologique occupe une position avancée à l’échelle mondiale.

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Excellence tunisienne : l’huile d’olive “Nasr Toukaber” brille au concours international BIOL ITALIA

L’huile d’olive tunisienne “Nasr Toukaber” vient de remporter la médaille d’or du concours international “BIOL ITALIA 2025”, organisé en Italie, avec la participation de plusieurs producteurs en Europe notamment d’Espagne.

Il s’agit de la dixième consécration consécutive dans cette prestigieuse compétition mondiale dédiée aux huiles d’olive biologiques, réalisée par l’huile d’olive “Nasr Toukaber” produite par la famille Ben Ismail à Toukaber dans la délégation de Medjez El Bab (gouvernorat de Béja).

Cette nouvelle distinction internationale confirme l’excellente qualité de l’huile d’olive tunisienne et renforce davantage la position de référence de la Tunisie sur les marchés mondiaux de l’huile d’olive biologique, a indiqué à l’Agence TAP Maher Ben Ismail.

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Saison oléicole record : la Tunisie vise la 2e place mondiale après l’Espagne

Le ministère du Commerce et du développement des exportations œuvre à identifier de nouveaux marché pour commercialiser l’huile d’olive, tels que l’Asie, l’Europe du Nord et l’Amérique du Sud (le Brésil, la Colombie et le Venezuela), a indiqué le ministre du Commerce, Samir Abid.

Intervenant au cours d’une séance de travail consacrée, vendredi à Djerba (Médenine), au suivi de la saison de récole des olives et les mécanismes de stockage et de commercialisation de l’huile d’olive, Abid a fait savoir que les efforts sont axés sur l’exportation de l’Huile d’olive conditionnée.

Il a, dans ce cadre, fait savoir que la saison écoulée a été marquée par l’exportation de l’huile d’olive vers plus de 50 destinations, ajoutant que l’objectif est d’hisser ce nombre.

Le ministre a, par ailleurs, rappelé le démarrage de l’exportation de l’huile d’olive vers huit marchés dont la France, la Libye, le Canada et la Jordanie, mettant l’accent sur les efforts déployés par les représentants commerciaux dans 16 pays.

Et d’ajouter que la récole des olives devrait atteindre, au cours de cette saison, un chiffre record, occupant ainsi la deuxième place mondiale après l’Espagne. Il a fait savoir que le taux d’avancement de la cueillette des olives à l’échelle nationale a atteint 25%, ajoutant qu’un intérêt particulier a été accordé au suivi et à la mise à disposition des tous les intervenants de la filière (agriculteurs, propriétaires des huileries et des petits et grands exportateurs) des conditions adéquates.

Il a rappelé dans ce sens les mesures adoptées pour soutenir le stockage, soulignant que des mesures ont été prises pour palier aux difficultés et résoudre les problèmes auxquels font face les agriculteurs et les huileries et tout intervenant de la filière.

Au cours de leurs interventions, les participants ont présenté des recommandations, dont notamment la mise en place d’une structure au sein du 5ème district chargée de la collecte et de l’exportation de l’huile d’olive que se soit à travers l’Etat ou les privés. Cette structure sera chargée d’accueillir un stock suffisant d’huile d’olive et de créer des représentations de l’Office National de l’Huile dans la région, outre la révision des conditions de financement des banques et l’optimisation des résultats de la recherche scientifique dans l’objectif de garantir une meilleure qualité de l’huile.

Il s’agit, également, d’intervenir en vue d’accélérer l’exécution du programme d’investissement du complexe agricole chammakh à Zarzis qui contrairement à d’autres fermes de la région, réalise des bénéfices annuels.

Les participants ont en outre suggérer l’octroi de primes d’investissement dans le domaine de l’emballage de l’huile d’olive et la baisse de la subvention destinée aux huiles végétales pour l’orienter vers l’huile d’olive afin de permettre au consommateur tunisien de bénéficier de ce produit. Il s’agit également de mettre en place une stratégie claire qui permettra de préserver et valoriser le secteur.

Selon les données régionales présentées par le commissaire régional au développement agricole à Médenine Ammar Jamii, la récolte du gouvernorat pour cette saison est estimée à 90 mille tonnes. Le taux d’avancement de la récolte a atteint 28%, selon le responsable soit 17 mille 500 tonnes, dont 300 mille tonnes d’huile sont stockés auprès de l’Office National de l’Huile.

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Huile d’olive : la Tunisie devient le principal fournisseur de la Jordanie

Huile d’olive : la Tunisie devient le principal fournisseur de la Jordanie

La Jordanie a commencé à importer d’importantes quantités d’huile d’olive tunisienne afin de couvrir les besoins de son marché local. Selon le quotidien Addustour, l’Institution militaire de consommation prévoit d’assurer environ 5 800 tonnes d’huile d’olive, dont près de 80 % proviendront de Tunisie. Ces importations, qui se poursuivront tout au long du mois en […]

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Crise oléicole en Tunisie : Des agriculteurs suspendent la récolte des olives

Plusieurs agriculteurs tunisiens ont suspendu ou boycotté la récolte des olives au cours de la campagne oléicole 2025-2026, dénonçant l’effondrement des prix proposés par les huileries et estimant que les tarifs ne couvrent pas leurs coûts de production. Cette situation, qui met en danger la saison agricole et les revenus des producteurs, a motivé une réaction formelle du Parlement.

Les prix de l’huile d’olive proposés actuellement dans les huileries se situent selon l’Office national de l’huile entre 11 et 14 dinars le litre, selon la qualité et la région. Pour de nombreux agriculteurs, ces niveaux restent trop bas pour couvrir les coûts de production et assurer une marge viable ; certaines exploitations envisagent même de suspendre totalement la cueillette tant que les conditions de vente ne s’améliorent pas.

Cette pression sur les prix intervient alors que la Tunisie connaît une importante production oléicole : la précédente campagne 2024-2025 avait déjà atteint une production estimée à 340 000 tonnes, entraînant une baisse des prix sur le marché intérieur.

Selon des sources du secteur, cette baisse des prix a conduit certains producteurs à retarder ou arrêter la récolte, estimant qu’il est économiquement non viable de vendre leur production à des prix inférieurs au coût de revient. Cette situation n’est pas nouvelle : lors de la campagne précédente, le taux d’avancement de la récolte était limité, avec un impact direct sur la qualité et le volume final des huiles produites.

Répercussions sur la récolte

Face à l’ampleur de la crise, la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, de l’eau et de la pêche de l’Assemblée des représentants du peuple a adressé une lettre appelant à une réunion d’urgence avec le gouvernement. Cette séance, prévue pour le 15 décembre 2025, doit réunir des représentants des ministères de l’Agriculture, des Finances et du Commerce pour analyser les causes de l’effondrement des prix et identifier des mesures rapides afin de stabiliser le secteur.

Les parlementaires ont qualifié la situation de menace pour la paix sociale dans les régions rurales, insistant sur la nécessité d’un examen approfondi des politiques de fixation des prix et des mécanismes de soutien aux agriculteurs.

Outre la contestation des prix, le secteur oléicole tunisien fait face à des défis plus larges, notamment l’accroissement des volumes exportés mais une baisse des recettes d’exportation due à la diminution des prix sur les marchés internationaux. Entre novembre 2024 et mars 2025, par exemple, malgré une hausse des exportations, les revenus ont chuté d’environ 25,8 %, illustrant bien la pression sur les marges des producteurs.

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Huile d’olive conditionnée : l’Office National de l’Huile lance sa campagne sur le marché intérieur

Huile d’olive conditionnée : l’Office National de l’Huile lance sa campagne sur le marché intérieur

Les ministres de l’Agriculture et du Commerce ont donné leur accord au démarrage par le Office National de l’Huile de deux programmes majeurs en vue de la saison 2025/2026 : la promotion de l’huile d’olive conditionnée sur le marché intérieur et la mise en œuvre d’un programme de stockage de l’huile d’olive. Cette décision fait […]

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Huile d’olive : L’État ajuste ses leviers pour sécuriser le déroulement de la campagne

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont tenu une réunion de travail conjointe consacrée au suivi de la campagne de l’huile d’olive, à un moment clé du cycle de production.

Présidée par les deux ministres concernés, la rencontre a porté sur l’évolution des opérations de collecte, de stockage et d’exportation. L’objectif affiché est d’anticiper les tensions liées à un volume de production élevé et d’assurer l’équilibre du marché tout en protégeant les producteurs.

Avancement de la récolte et état du marché

Les données présentées lors de la réunion font état d’un avancement de la récolte avoisinant le quart de la production attendue. Les échanges ont porté sur le niveau de la demande, aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’export, ainsi que sur les volumes actuellement stockés dans les huileries. L’évolution des prix, aux plans national et international, a également été examinée afin d’évaluer les marges de manœuvre disponibles pour la régulation du secteur.

Pression sur les huileries et rôle régulateur de l’État

Les professionnels de l’export ont salué l’intervention de l’Office national de l’huile, appelé à jouer un rôle central dans l’absorption des volumes issus d’une campagne qualifiée d’exceptionnelle. Selon eux, la mobilisation de l’Office constitue un facteur clé pour stabiliser le marché et éviter une saturation préjudiciable aux producteurs.

Les représentants des huileries ont, pour leur part, alerté sur l’augmentation continue des stocks, dans un contexte où le rythme de production devrait encore s’accélérer dans les semaines à venir, correspondant au pic de la saison. Cette situation impose, selon eux, des solutions rapides afin de garantir la continuité des opérations de transformation.

Appui financier et garanties pour les acteurs du secteur

Les établissements bancaires présents ont réaffirmé leur engagement à accompagner l’ensemble de la filière. Ils se sont déclarés disposés à mettre en place des mécanismes de financement adaptés au profit des agriculteurs, des huileries et des exportateurs, afin de soutenir la fluidité des opérations et de prévenir les blocages liés à la trésorerie.

Les deux ministres ont, de leur côté, insisté sur la priorité nationale que représente la protection des producteurs, en particulier les petits exploitants. Ils ont souligné la nécessité de lever les obstacles rencontrés par les huileries, afin de garantir le bon déroulement de la campagne dans des conditions jugées équitables et soutenables.

À l’issue de la réunion, plusieurs décisions opérationnelles ont été actées. Les autorités ont donné le feu vert au lancement effectif du programme national de stockage de l’huile d’olive, déjà validé lors d’une réunion ministérielle antérieure dédiée à la préparation de la campagne. Il a également été décidé de lancer une action de promotion de l’huile d’olive conditionnée sur le marché intérieur.

Par ailleurs, une coordination renforcée avec le secteur bancaire sera engagée afin d’examiner les dispositifs de financement du stock détenu par les huileries. Les participants ont enfin insisté sur la nécessité de préserver l’image et la valeur de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux, considérée comme un enjeu stratégique pour l’économie agricole nationale.

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