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L’Arabie saoudite a accueilli 30 millions de visiteurs en 2025

Le Royaume d’Arabie saoudite cherche à maximiser le rôle du secteur du tourisme dans son PIB; et ce, en ciblant de nouvelles destinations touristiques.

Le ministre saoudien du Tourisme, Ahmed Al Khateeb, a déclaré que le Royaume d’Arabie saoudite avait accueilli 30 millions de visiteurs l’an dernier (2025). Soit un taux de croissance de 300 % par rapport à 2019.

Lors d’une session de dialogue sur le système de propriété immobilière non saoudienne dans le Royaume et son impact économique local et mondial, organisée dans le cadre du Forum indépendant de l’immobilier à Riyad, le ministre a affirmé la volonté du Royaume de maximiser le rôle du secteur du tourisme dans le produit intérieur brut en ciblant de nouvelles destinations touristiques.

Il a souligné l’importance de la poursuite de la coopération entre les secteurs public et privé pour renforcer et développer ce secteur vital. Le tourisme contribue à hauteur de 10 % à l’économie mondiale, a ajouté Ahmed Al Khateeb.

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Faisons de Sidi Bou Saïd un village écoresponsable !

A en croire certains habitants de Sidi Bou Saïd, et notamment ceux qui y exploitent des commerces touristiques, le célèbre village arabo-andalous a certes été affecté par les récentes intempéries ayant provoqué des glissements de terrain et menacé d’effondrement certains bâtiments, mais la vie s’y poursuit normalement et il n’y a rien à craindre à s’y rendre et à déambuler dans ses ruelles rutilantes et bariolées.   

Latif Belhedi

Le secrétaire général de la municipalité de Sidi Bou Saïd a été le premier à réagir pour atténuer l’effet négatif de certaines vidéos et images catastrophistes diffusées sur les réseaux sociaux sur les glissements de terrain survenus sous l’effet des forts écoulements enregistrés cette semaine.

Huit propriétés seulement, identifiées et inspectées par les services de la protection civile, ont fait l’objet d’une évacuation temporaire suite aux recommandations de la Commission régionale de prévention des catastrophes, a-t-il expliqué, dans un communiqué publié samedi 24 janvier 2026.

Le danger du déni

Il a aussi annoncé des mesures prises pour préserver le plateau de Sidi Bou Saïd, notamment l’interdiction de l’accès des bus et camions lourds à l’abri Sidi Azizi à partir de ce dimanche 25 janvier, l’évacuation des habitations dangereuses et la sensibilisation des habitants des propriétés voisines à la prudence, avec obligation de signaler tout signe de fissure à la municipalité.

Cependant, pour les commerçants du village, qui vivent du tourisme, Sidi Bou Saïd n’est pas en danger. Le village est sûr et aucun glissement de terrain ni dommage majeur n’y a été enregistré, affirment-ils, en avertissant contre les images et vidéos « exagérées » (sic !) qui sont diffusées sur les réseaux sociaux, et qui «nuisent au tourisme, source essentielle de revenus pour les habitants».

Alors que la météo annonce de nouvelles intempéries au cours des prochains jours, ces commerçants plaident pour la poursuite des visites du village normalement.

On sait cependant qu’après les dégâts enregistrés ces derniers jours, et pas seulement à Sidi Bou Saïd, les habitants du village ne pourront plus minimiser les dangers d’une surexploitation du site fragile sur lequel il a été construit.

Des sacrifices collectifs

Dans un poste Facebook Aïcha Gorgi, habitant Sidi Bou Saïd où elle dirige une galerie d’art, interpelle ses voisins et tire la sonnette d’alarme : « Continuer à faire l’autruche est une faute grave. Cette attitude nous mènera à des catastrophes annoncées. Protéger notre village exige des décisions difficiles et des sacrifices collectifs. Mais ne rien faire coûtera infiniment plus cher. »

Evoquant les études sérieuses réalisées par des bureaux spécialisés, qui ont fait des diagnostics et proposé des solutions aux menaces auxquelles fait face Sidi Bou Saïd depuis deux ou trois décennies, la galeriste demande à ses voisins de cesser de minimiser ces menaces en parlant d’«un simple arbre tombé sur un mur».

Parce qu’elle ne veut pas avoir un jour à « pleurer » son village, elle lance à tous les riverains : « Parler de tourisme aujourd’hui sans parler de sécurité, d’environnement et de durabilité est une illusion. S’il y a effondrement, il n’y aura plus de tourisme », avertit-elle. Et d’ajouter : « Partout dans le monde, les villages protégés, pensés pour les piétons, respectueux de leur environnement, sont ceux qui attirent. Le touriste d’aujourd’hui est conscient, exigeant, attentif. Un village écoresponsable n’est pas un luxe : c’est une nécessité. »

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Sidi Bou Saïd : les autorités annoncent de nouvelles mesures de vigilance

Face au déluge qui s’abat sur la Tunisie depuis quelques jours, l’heure n’est plus à la simple observation. Vendredi 23 janvier, le Gouverneur de Tunis, Imed Boukhris, a réuni en urgence la commission de prévention des catastrophes pour orchestrer une riposte immédiate. L’objectif est clair : anticiper plutôt que subir.

 

 

Priorité absolue à la colline de Sidi Bou Saïd

C’est le point chaud de cette crise. La mythique colline de Sidi Bou Saïd, fragilisée par les intempéries; fait l’objet d’une surveillance millimétrée. Dès ce dimanche 25 janvier, une mesure radicale entre en vigueur : les bus et poids lourds n’auront plus accès à la zone de l’abri de Sidi Azizi pour éviter de déstabiliser le sol.

Mais la sécurité humaine reste la priorité. Les autorités locales ont reçu l’ordre d’évacuer sans délai les habitations jugées instables. Pour les voisins, la consigne est à la “vigilance extrême” : au moindre signe de fissure, la municipalité doit être alertée.

Des actions concrètes sur le terrain

Pour éviter que la ville ne se transforme en piscine géante, le Gouverneur a tapé du poing sur la table:

Nettoyage express: accélération du curage des canalisations et des bassins de rétention.

Évacuation des eaux: libération des accès vers la mer et la sebkha de Sejoumi.

Tolérance zéro pour l’habitat vétuste: les bâtiments menaçant de s’effondrer seront évacués et démolis pour éviter tout drame.

Solidarité face au froid

Au-delà des infrastructures, cette réunion a rappelé l’importance de l’humain. En cette période de grand froid, les autorités s’organisent pour distribuer des aides aux familles les plus vulnérables.

La commission reste en état de veille permanente. Alors que le ciel reste menaçant, les équipes de secours sont prêtes à intervenir à chaque minute, rappelant que dans ces moments-là, la réactivité est notre meilleure alliée.

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Boom des voyages : le tourisme mondial en forte reprise

Les arrivées de touristes internationaux ont progressé de 4 % en 2025, confirmant le retour du tourisme mondial à une dynamique proche de celle d’avant la pandémie. Selon le dernier Baromètre du tourisme mondial d’ONU Tourisme, 1,52 milliard de visiteurs internationaux ont voyagé à travers le monde l’an dernier, soit près de 60 millions de plus qu’en 2024. Cette performance marque une normalisation de la croissance, proche de la moyenne annuelle de 5 % observée entre 2009 et 2019.

Cette progression s’explique par une demande de voyages restée solide, la bonne tenue des grands marchés émetteurs et la poursuite du redressement en Asie-Pacifique. L’amélioration de la connectivité aérienne et les mesures de facilitation des visas ont également soutenu la reprise. Malgré une inflation élevée des services touristiques et un contexte géopolitique incertain, la dynamique positive devrait se poursuivre en 2026, selon la secrétaire générale d’ONU Tourisme, Cheikha Alnuwais.

Sur le plan régional, l’Afrique s’est distinguée comme la région la plus performante en 2025, avec une hausse de 8 % des arrivées, portée notamment par l’Afrique du Nord (+11 %). L’Europe, première destination mondiale, a accueilli 793 millions de touristes, en hausse de 4 % sur un an et de 6 % par rapport à 2019. L’Europe occidentale et méditerranéenne ont affiché de solides résultats, tandis que l’Europe centrale et orientale a enregistré un fort rebond, bien que restant en deçà des niveaux d’avant-crise.

Les Amériques ont connu une croissance modérée de 1 %, marquée par des performances contrastées entre sous-régions, l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale tirant leur épingle du jeu. L’Asie-Pacifique a poursuivi son redressement (+6 %), restant toutefois inférieure à ses niveaux de 2019, avec une forte reprise en Asie du Nord-Est. Le Moyen-Orient a enregistré une croissance de 3 %, atteignant un niveau historiquement élevé par rapport à l’avant-pandémie.

Cette dynamique se reflète également dans les recettes touristiques, qui ont atteint un niveau record de 1 900 milliards de dollars en 2025, tandis que les exportations totales du tourisme sont estimées à 2 200 milliards de dollars. De nombreuses destinations ont vu leurs recettes progresser plus rapidement que les arrivées, signe d’une dépense moyenne élevée.

Pour 2026, ONU Tourisme anticipe une croissance comprise entre 3 % et 4 %, dans un environnement toujours incertain. Si la demande reste soutenue et la connectivité aérienne en amélioration, les risques géopolitiques, le coût des voyages et les tensions économiques pourraient peser sur la confiance des voyageurs, malgré des perspectives globalement favorables.

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Tourisme | Maroc et Égypte, destinations phares en Afrique

Le Maroc et l’Égypte ont connu un afflux touristique record en 2025, grâce notamment à de nouvelles liaisons aériennes et des investissements soutenus dans les infrastructures touristiques, qui ont contribué à conforter leur position de destinations les plus prisées du continent africain.

Le Maroc a enregistré quelque 19,8 millions d’arrivées, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente, tandis que le nombre de visiteurs en Égypte a bondi de 21 % pour atteindre 19 millions.

Ces performances sont à comparer avec les 11 millions de visiteurs dont la Tunisie se félicite d’avoir accueillis l’année dernière.

Le secteur touristique marocain bénéficie de l’ouverture de nouvelles liaisons aériennes, d’un marketing de destination dynamique, d’événements majeurs tels que des tournois de football et de la poursuite des améliorations de ses infrastructures.

Le tourisme égyptien est dynamisé par des attractions comme le Grand Musée Égyptien, récemment inauguré, et par les initiatives gouvernementales visant à accroître le nombre de visiteurs. Les stations balnéaires de la mer Rouge et les grands centres culturels tels que Le Caire et Louxor ont bénéficié de l’augmentation des vols charters et de l’amélioration des conditions de sécurité

Les deux pays nord-africains misent sur le tourisme pour assurer leur relance économique et accroître leurs recettes en devises.

I. B.

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Sabkhet Ben Ghayadha ou comment Mahdia veut changer de visage

Sabkhet Ben Ghayadha est un projet voulu par la société civile soutenu par plusieurs institutions privées et publiques et se penche sur le futur de la ville de Mahdia.

Déployé sur 142 hectares, dont plus de 30 hectares de plans d’eau, le projet vise à requalifier une zone marginalisée et sous-exploitée, en intégrant habitat, activités économiques, tourisme, services et espaces naturels de manière cohérente. Il ne s’agit ni d’un simple aménagement, ni d’un geste isolé, mais d’une vision structurée de la ville de demain, respectueuse de l’identité culturelle et environnementale de Mahdia, et favorisant l’attractivité économique, la création d’emplois et la qualité de vie des habitants.

Sabkhet Ben Ghayadha se positionne comme un projet urbain exemplaire, fruit d’un dialogue entre citoyens, professionnels et institutions, et porteur d’une ambition collective de modernité, de durabilité et de cohésion sociale.

Partenaires divers

Porté par le groupement international MAP / ARLYNK / PwC, le projet Sabkhet Ben Ghayadha bénéficie d’une expertise complémentaire et d’un partenariat solide avec l’État tunisien, représenté par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, et l’Instance Générale de Partenariat Public-Privé (IGPPP).

La convention structurante signée en novembre 2025 a réuni les acteurs institutionnels et privés autour d’un objectif commun : sélectionner un partenaire stratégique chargé de la mise en œuvre du projet. Cette démarche garantit rigueur, transparence et cohérence avec les priorités de développement régional et national.

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La journée du 14 janvier 2026 marquera une étape décisive dans la première phase opérationnelle du projet Sabkhet Ben Ghayadha, avec la tenue d’une conférence de presse au siège de Nechaa Mahdia et d’ateliers participatifs réunissant habitants, élus, professionnels et institutions publiques. L’événement mettra en lumière l’importance de la participation citoyenne et des engagements institutionnels dans la co-construction d’un projet urbain exemplaire.

Le grand public impliqué

La journée débutera dès le matin avec la mini-conférence “Art & Identité”, explorant les liens entre créativité locale et identité territoriale. Elle se poursuivra par une réunion d’information grand public, offrant aux habitants l’opportunité d’échanger directement avec les porteurs du projet sur les choix urbains et paysagers, ainsi que sur les enjeux de développement régional et environnemental.

L’atelier “Supports de consultation”, organisé en parallèle, permettra de préparer les documents de concertation et de recueillir les contributions citoyennes, avant la conférence de presse officielle à 11h30, moment central de la journée. Il s’agit en fait d’une série d’ateliers de concertation destinés à recueillir l’avis des citoyens, des élus, des professionnels et de la société civile sur les choix urbains, techniques et paysagers à venir.

L’après-midi sera marqué par une mini-conférence sur le développement régional, situant le projet Sabkhet Ben Ghayadha dans une vision territoriale nationale, et par une rencontre officielle au Complexe des jeunes de Mahdia, où autorités locales, députés et représentants institutionnels devraient réaffirmer leur engagement pour le succès du projet.

Un programme diversifié

La journée sera achevée par un atelier de restauration des contributions, consolidant les apports des citoyens et des professionnels et posant les bases du récit collectif du projet.

Cette journée clé s’inscrit dans une dynamique plus large initiée les 12 et 13 janvier. La première journée sera consacrée à une conférence sur l’histoire de Mahdia, rappelant ses racines méditerranéennes et fatimides et posant les fondations d’une réflexion sur le développement régional et les grands projets structurants, en intégrant les enjeux environnementaux et climatiques. Le lancement du concours d’idées mobilisera la créativité des citoyens pour définir l’identité visuelle du projet. Le 13 janvier permettra aussi la tenue d’ateliers de storytelling, visites de site, analyse du concours d’idées 2021 et workshops créatifs, donnant aux professionnels, élus et habitants l’occasion de s’exprimer sur les choix urbains et paysagers et garantissant une démarche de co-construction.

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Une application « Mahdia Guide » pour ne rien rater de la région

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Tourisme en Tunisie : Recettes record de plus de 8 milliards de dinars en 2025

Le secteur touristique tunisien a dépassé les 8 milliards de dinars de recettes en 2025, grâce à l’accueil de plus de 11 millions de visiteurs, un nouveau record historique. La stratégie de diversification et de montée en gamme de l’offre touristique commence à porter ses fruits.

Selon les indicateurs de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), les recettes touristiques 2025 ont atteint 8096,9 millions de dinars (MD), contre 7599,7 MD en 2024, soit une progression annuelle de 6,5%.

Cette augmentation correspond à près de 500 MD supplémentaires, un signe clair que le secteur retrouve sa dynamique d’avant-pandémie et que la demande touristique pour la Tunisie est robuste.

Plus de 11 millions de touristes accueillis

Jusqu’au 22 décembre 2025, la Tunisie a accueilli plus de 11 millions de touristes, dépassant le précédent record de 2019 qui était de 9,4 millions.

Cette performance illustre une reprise complète après la crise Covid-19 (2020-2022), période pendant laquelle le secteur avait connu un recul sévère, avec des pertes importantes en termes de fréquentation et de revenus.

En moyenne, chaque touriste a dépensé environ 735 dinars en 2025. Ce chiffre reflète une orientation vers un tourisme plus haut de gamme, qui mise sur la qualité de l’expérience, le confort et la diversification des offres régionales.

Si les chiffres de 2025 sont encourageants, le secteur devra continuer à développer les infrastructures pour accueillir un nombre croissant de touristes ; diversifier encore plus l’offre touristique pour attirer des segments premium et internationaux ; renforcer la promotion à l’international pour maintenir la dynamique et dépasser les 11 millions de visiteurs

Le tourisme tunisien semble donc sur la voie d’une reprise solide, mais la consolidation de ces résultats dépendra de la qualité de l’expérience offerte et de la stabilité de l’environnement touristique.

Évolution des recettes depuis 2020

Après une chute brutale liée à la pandémie de Covid-19, les recettes touristiques tunisiennes ont suivi une trajectoire ascendante quasi continue depuis 2020. Passées d’environ 2 milliards de dinars en 2020 (-64% par rapport à 2019), elles ont progressé à près de 3 milliards en 2021, avant d’accélérer nettement à 4,2 milliards en 2022, marquant le retour massif des touristes.

En 2023, la dynamique s’est confirmée avec un rebond soutenu, ouvrant la voie à un record historique en 2024 à près de 7,6 milliards de dinars. Cette tendance culmina enfin en 2025, où les recettes dépassent les 8 milliards de dinars, effaçant les séquelles de la crise sanitaire et plaçant le secteur sur une nouvelle trajectoire de croissance.

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Pourquoi la Tunisie entre dans le Top 50 mondial du tourisme… et pourquoi elle reste en bas du classement

En intégrant le Top 50 mondial des destinations à visiter en 2026 selon Travel and Tour World, la Tunisie signe un retour symbolique sur la carte touristique internationale. Une reconnaissance fondée sur une dynamique de reprise, un changement des attentes des voyageurs et un positionnement géographique stratégique, mais qui révèle aussi les limites structurelles du secteur.

Le premier facteur expliquant l’entrée de la Tunisie dans le classement de Travel and Tour World tient à la dynamique de reprise progressive du secteur touristique. Après des années marquées par l’instabilité politique, les crises sanitaires et le recul des marchés traditionnels, la destination tunisienne renoue peu à peu avec les flux internationaux.

Ce type de classement ne récompense pas uniquement les destinations déjà saturées, mais aussi celles qui affichent un potentiel de rebond crédible. La Tunisie apparaît aujourd’hui comme une destination « en reconstruction », qui retrouve une fréquentation plus stable, regagne la confiance de certains marchés européens et réintègre progressivement les catalogues de plusieurs tour-opérateurs internationaux.

Cette trajectoire de redressement pèse lourd dans l’appréciation de plateformes spécialisées comme Travel and Tour World, qui valorisent autant la dynamique que le niveau absolu de performance.

Une offre en phase avec les nouvelles attentes des voyageurs

Le second élément déterminant réside dans l’évolution du comportement des touristes internationaux. Les voyageurs recherchent de plus en plus des expériences, de l’authenticité, du dépaysement et des destinations moins saturées que les grands pôles européens classiques.

Sur ce terrain, la Tunisie dispose d’un avantage comparatif réel. Le pays offre encore une expérience perçue comme accessible, relativement abordable et culturellement dépaysante. Le rapport qualité-prix, la proximité humaine, la diversité des expériences et le sentiment de « destination à découvrir » correspondent pleinement aux nouvelles tendances du tourisme mondial.

Dans un marché mondial de plus en plus standardisé, cet argument pèse désormais presque autant que les performances chiffrées.

Un positionnement géographique et logistique toujours stratégique

Le troisième facteur tient au positionnement structurel du pays. La Tunisie bénéficie d’une proximité immédiate avec l’Europe, d’un réseau d’infrastructures touristiques déjà existant et d’une capacité d’accueil importante.

Contrairement à de nombreuses destinations émergentes, elle n’a pas besoin de bâtir un secteur touristique à partir de zéro : hôtels, aéroports, stations balnéaires et circuits sont déjà en place. Cette capacité de redémarrage rapide constitue un atout majeur aux yeux des analystes internationaux, notamment dans un contexte où les flux touristiques se recomposent rapidement après chaque crise.

Une richesse touristique exceptionnelle sur un espace réduit

Ce n’est qu’ensuite qu’intervient l’argument le plus évident, mais pas forcément le plus décisif : la diversité de l’offre touristique. Sur un territoire relativement restreint, la Tunisie concentre un patrimoine archéologique majeur, des sites historiques de premier plan, un littoral méditerranéen étendu, un désert saharien, des oasis, des médinas classées et une forte identité culturelle.

Peu de destinations peuvent proposer, dans un même voyage, ruines romaines, villes historiques, plages, désert et circuits culturels. Cette densité d’expériences reste l’un des principaux atouts structurels du pays et justifie sa présence dans un classement mondial.

Un classement qui révèle aussi de sérieuses faiblesses

Si la Tunisie apparaît dans le Top 50, elle n’en occupe que la dernière marche. Cette position traduit autant une reconnaissance qu’une limite. Plusieurs handicaps continuent de peser lourdement sur son image et sa compétitivité : instabilité de la communication internationale, faiblesse du marketing touristique, qualité de services inégale, lenteur de la modernisation des infrastructures et persistance d’une perception de risque chez certains marchés.

À cela s’ajoutent des problèmes structurels bien connus : dépendance excessive au tourisme balnéaire, faible valorisation du tourisme culturel et saharien, gouvernance fragmentée du secteur et manque de vision stratégique lisible à l’international.

En clair, la Tunisie est perçue comme une destination à fort potentiel, mais encore incomplètement exploitée et insuffisamment transformée.

L’entrée dans le Top 50 mondial constitue moins une consécration qu’un signal. Celui d’un pays qui revient progressivement dans le radar touristique international, mais qui reste encore loin des destinations de tête. Pour transformer cette reconnaissance en véritable succès durable, la Tunisie devra dépasser la logique du simple redémarrage et engager une refonte profonde de son modèle touristique.

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Tourisme : Le Japonais Hankyu Travel lance des circuits dédiés à la Tunisie

Le tour-opérateur japonais Hankyu Travel inaugure, à partir de février, une série de voyages organisés exclusivement destinés aux touristes nippons en Tunisie. Ces circuits immersifs ambitionnent de faire découvrir, en une dizaine de jours, les grands sites historiques, culturels et naturels du pays.

Le marché touristique japonais s’ouvre davantage à la Tunisie. Dès février, l’agence Hankyu Travel proposera des circuits complets de 8 à 11 jours, conçus pour un public nippon en quête de destinations culturelles et patrimoniales. L’annonce a été relayée par l’ambassade de Tunisie à Tokyo.

Un itinéraire couvrant l’essentiel du patrimoine tunisien

Les programmes élaborés par l’opérateur japonais traversent les principaux pôles touristiques du pays. Les voyageurs débuteront par le Grand Tunis, avec des escales à Tunis, Carthage et Sidi Bou Saïd, avant de rejoindre Kairouan, haut lieu du patrimoine islamique. Le circuit inclut également le théâtre romain d’El Jem, classé au patrimoine mondial, ainsi que Sousse.

Le Sud tunisien figure parmi les temps forts du séjour, avec des excursions dans le désert, la découverte des oasis, Matmata et ses habitations troglodytiques, sans oublier Djerba, île emblématique du tourisme culturel et balnéaire.

Des départs étalés sur le printemps

Plusieurs dates ont été programmées afin de répondre à la demande du marché japonais. Les départs sont prévus en février, mars, avril et mai, permettant une fréquentation étalée sur la basse et la moyenne saison touristique, un enjeu stratégique pour la destination Tunisie.

L’initiative de Hankyu Travel confirme l’intérêt persistant du marché asiatique pour la Tunisie, notamment pour son patrimoine millénaire et la diversité de ses paysages. Elle pourrait contribuer à diversifier la clientèle touristique et à renforcer la reprise du secteur en 2026, dans un contexte de concurrence accrue entre les destinations méditerranéennes.

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Douz ne fait pas le plein par hasard

Avec un taux d’occupation de 86 % et près de 2 000 touristes ayant passé la nuit du Nouvel An administratif dans ses hôtels, campements et unités d’animation, Douz confirme une dynamique touristique hivernale qui dépasse l’effet ponctuel des fêtes. Derrière ces chiffres, se dessine un positionnement saharien de plus en plus structuré dans le Sud tunisien.

86 % d’occupation et 1 980 touristes pour la nuit du Nouvel An

Les chiffres ont été communiqués par Yasser Souf, commissaire régional au tourisme à Kébili, lors de plusieurs interventions sur des radios nationales et régionales consacrées au bilan de la nuit du Nouvel An administratif. Selon ce bilan consolidé, la zone touristique de Douz a enregistré un taux d’occupation de 86 %, avec 1 980 touristes ayant passé la nuit dans les différentes unités touristiques, incluant hôtels, campements et structures d’animation réparties dans l’espace saharien.

Cette fréquentation s’inscrit dans un contexte organisationnel encadré. Des équipes de contrôle relevant de la délégation régionale du tourisme ont assuré plusieurs visites de terrain durant la période afin de vérifier la qualité des services proposés, lesquels ont été jugés globalement satisfaisants.

Une clientèle majoritairement européenne et une activité soutenue en 2025

La majorité des touristes accueillis à Douz durant cette période étaient de nationalité italienne et française, aux côtés de touristes tunisiens. Ce profil confirme l’attractivité du produit saharien auprès des marchés européens, notamment en période hivernale.

Sur l’ensemble de l’année 2025, la région de Kébili a enregistré près de 176 000 arrivées touristiques jusqu’au 10 décembre, contre un peu plus de 171 000 sur la même période de 2024, soit une progression d’environ 1 %. Le nombre de nuitées a suivi la même tendance, passant d’environ 189 000 à près de 193 000. Par ailleurs, plus de 2 500 excursions vers l’espace désertique ont été recensées durant l’année, confirmant le rôle central du désert dans l’activité touristique locale.

Comparée à certaines années antérieures marquées par des afflux plus importants lors des fêtes, la fréquentation actuelle traduit moins une contraction qu’une évolution du modèle, fondée sur la régularité, la spécialisation de l’offre et la valorisation de l’expérience saharienne.

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Jendouba : 1,5 million de dinars pour réhabiliter le circuit menant au fort génois de Tabarka

Les travaux de réhabilitation du circuit touristique menant vers le fort génois de Tabarka (gouvernorat de Jendouba) ont démarré cette semaine.

Le chantier, financé par le ministère du tourisme (1,5 million de dinars), prévoit, notamment, le réaménagement de la piste, le revêtement de sol, la pose d’un système d’évacuation des eaux pluviales et l’installation de poteaux d’éclairage public, a indiqué le commissaire régional du tourisme, Issa Marouani.

Le fort génois est un monument historique érigé par les Espagnols au 16ème siècle afin de contrôler la navigation maritime en Méditerranée, de repousser les attaques de pirates et de protéger leurs colonies.

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Tourisme tunisien : les recettes atteignent 7,8 milliards de dinars et dépassent les niveaux de 2019

Les recettes touristiques ont atteint 7,8 milliards de dinars, jusqu’au 25 décembre 2025, en hausse de 6,3% par rapport à la même période de 2024, selon les indicateurs de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Le nombre de touristes ayant visité la Tunisie depuis début 2025 et jusqu’au 22 décembre courant, a franchi le cap de 11 millions de touristes, avait déclaré le ministre du Tourisme, Sofien Tekia, lors d’une cérémonie tenue récemment à l’occasion de la campagne « Tounes Lik » pour la promotion du tourisme intérieur et le lancement de l’élaboration du programme « Tunis, capitale du tourisme arabe en 2027 ».

D’après lui, ce chiffre a dépassé celui enregistré en 2019, avant la pandémie de Covid-19, qui était de l’ordre de 9,4 millions de touristes.

Selon lui, le tourisme tunisien a dépassé « la phase de redressement et progresse sur la voie de la consécration d’un tourisme haut de gamme et de la diversification de l’offre touristique.

Il a souligné que cette reprise constitue la preuve de la capacité du secteur à booster le rythme des flux touristiques et des recettes, malgré les défis internationaux.

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Tunisie : Les recettes touristiques en hausse

Le secteur touristique confirme, en cette fin d’année 2025, qu’il a définitivement tourné la page de la crise. Les indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie font état de recettes touristiques atteignant 7,886 milliards de dinars à la date du jeudi 22 décembre, soit une progression de 6,3 % par rapport à la même période de 2024.

Cette dynamique financière s’accompagne d’une performance notable en matière de fréquentation. Depuis le début de l’année 2025 et jusqu’au 22 décembre, le nombre de visiteurs ayant choisi la Tunisie comme destination a dépassé l’objectif initialement fixé par le ministère du Tourisme, à savoir 11 millions de touristes.

Un seuil symbolique qui confirme que l’activité touristique ne se situe plus dans une phase de simple redressement, mais bien dans une logique de croissance consolidée.

Touristes algériens et libyens

Pour rappel, l’année 2024 s’était achevée sur un total estimé à 10,264 millions de visiteurs. Les marchés de proximité y avaient joué un rôle central, avec environ 3,5 millions de touristes algériens et 2,25 millions de Libyens. Les recettes du secteur s’étaient alors établies à 7,494 milliards de dinars.

La comparaison entre les deux exercices met en évidence une amélioration simultanée des volumes et des revenus, traduisant une meilleure valorisation de la destination Tunisie. Cette évolution renforce la place du tourisme comme l’un des piliers de l’économie nationale, dans un contexte où les autorités misent sur la diversification de l’offre, l’allongement de la saison et la montée en gamme pour pérenniser cette performance.

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À Douz, le Festival international du Sahara dynamise le tourisme et valorise le patrimoine du désert tunisien

Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a affirmé lors de la cérémonie d’ouverture de la 57ème édition du Festival international du Sahara, jeudi matin à la Place des Arts, au cœur du Souk d’artisanat de Douz, que ce festival constitue l’un des plus importants événements culturels en Tunisie et insisté sur la nécessité d’une collaboration accrue pour soutenir à la fois le tourisme et que l’artisanat.

Le ministre a également souligné l’importance du tourisme saharien et oasien, réaffirmant l’importance de poursuivre le travail mené pour continuer à promouvoir la Tunisie comme destination touristique sur les marchés internationaux. Il a salué la réalisation de l’objectif inscrit d’atteindre les 11 millions de touristes pour l’année 2025 et de l’élection de Tunis Capitale arabe du tourisme en 2027, ce qui nécessite davantage de travail pour dynamiser le secteur.

Le Commissaire régional au tourisme, Yasser Souf a,  pour sa part, déclaré que le festival international du Sahara, qui coïncide avec les fêtes de fin d’année, a contribué à l’amélioration des indicateurs touristiques de la région, notant que 175 908 touristes ont visité la région depuis le début de l’année jusqu’au 10 décembre courant, contre 171 402 durant la même période l’an dernier, soit une augmentation de plus de 1 %. Ce pourcentage correspond à la même hausse du nombre de nuitées, qui est passé de 189 162 à 192 945.

Le directeur de la 57e édition du Festival international du Sahara de Douz Achraf Ben Othman, a dans le même cadre, expliqué que cette manifestation culturelle, d’une renommée tant nationale qu’internationale, attire chaque année des milliersde visiteurs du pays et de l’étranger.

Il a précisé que les organisateurs de cette édition ont tenu à allier les éléments traditionnels distinctifs de cet évènement à plusieurs nouveautés, telles que le concours de Miss Festival et l’organisation d’un trekking de 90 kilomètres dans les dunes.

La même source a ajouté que le festival, organisé sur l’une des plus grandes places de spectacles en plein air au sud de la ville de Douz, à savoir la Place el Hnich a conservé de nombreux tableaux distinctifs, tels que la caravane, “le marhoul” , “le douleb” et le mariage traditionnel, mettant en relief le retour de l’Okazia poétique au Centre culturel Mohamed Marzougui, après plus de trois éditions d’absence pour cause de travaux d’aménagement.

Par ailleurs, de nombreux visiteurs qui ont assisté aux spectacles d’ouverture du festival au marché de l’artisanat ont exprimé leur joie de découvrir les spécificités du patrimoine traditionnel de la région, mettant en relief la beauté de la région qui allie l’immensité du désert et ses dunes de sable à des oasis, faisant de cette région l’une des plus belles destinations touristiques pour les visiteurs de l’intérieur du pays que de l’étranger.

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La Tunisie franchit le seuil des 11 millions de touristes en 2025

Le nombre de touristes qui ont visité la Tunisie depuis début 2025 et jusqu’à ce lundi, 22 décembre courant, a franchi le cap de 11 millions de touristes, a annoncé, le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya.

S’exprimant lors d’une cérémonie organisée, lundi soir, à l’occasion de la campagne “Tounes Lik” pour la promotion du tourisme intérieur et le lancement de l’élaboration du programme “Tunis, capitale du tourisme arabe en 2027”, le ministre a estimé que le tourisme tunisien a dépassé “la phase de redressement et avance avec preuve vers la consécration d’un tourisme haut de gamme et raffiné et de la diversification de l’offre touristique.

Il a souligné que cette reprise constitue la preuve de la capacité du secteur à améliorer le rythme des flux touristiques et des recettes, malgré les défis internationaux.

La campagne “Tounes Lik” est une initiative de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) visant à promouvoir le tourisme intérieur et à faire connaître les différentes destinations touristiques sur l’ensemble du territoire national.

Cette initiative repose principalement sur les réseaux sociaux et propose chaque semaine une nouvelle destination. Elle s’articule autour de quatre axes qui fondent le paysage touristique tunisien, à savoir la terre, la mer, la pierre et le désert.

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Tunisie : Pour la première fois, le cap symbolique des 11 millions de visiteurs franchi

En dépassant pour la première fois de son histoire le seuil des 11 millions de touristes, la Tunisie affirme la relance de son secteur touristique. Un tournant que le ministre du Tourisme, Sofiane Taqia, présente comme le point de départ d’une nouvelle phase fondée sur l’innovation, la diversification et la transformation numérique.

Le ministre du Tourisme, Sofiane Taqia, a affirmé, lundi 22 décembre 2025 au soir, que la Tunisie traverse une phase charnière pour son secteur touristique, marquant à la fois une dynamique de relance et l’ouverture d’un nouveau cycle de développement. S’exprimant au Théâtre municipal de Tunis, il a souligné que cette étape constitue une occasion fédératrice pour l’ensemble des acteurs du secteur, appelé à jouer un rôle stratégique dans les trajectoires de croissance, d’emploi et de développement.

Selon le ministre, la Tunisie a enregistré en 2025 un résultat inédit en franchissant le seuil des 11 millions de visiteurs, un niveau jamais atteint jusque-là. Cette performance, obtenue dans un contexte régional et international instable, témoigne, d’après lui, d’une reprise effective du secteur et de la pertinence d’une approche axée à la fois sur le développement quantitatif et l’amélioration qualitative de l’offre touristique.

Positionnement international

Au-delà des chiffres, Sofiane Taqia a mis en avant les avancées enregistrées en matière de positionnement international. La Tunisie s’est ainsi classée première destination privilégiée par les touristes chinois, une distinction qui illustre, selon le ministère, la capacité du pays à s’imposer sur des marchés lointains et hautement concurrentiels.

Face à une concurrence mondiale de plus en plus intense, le ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de modernisation du secteur. Il a annoncé, dans ce cadre, le lancement d’une nouvelle stratégie touristique reposant sur l’innovation, le renouvellement du produit et l’amélioration de l’environnement touristique.

Cette stratégie s’appuiera notamment sur une campagne promotionnelle inédite intégrant les outils du numérique et de l’intelligence artificielle. L’objectif affiché consiste à renforcer la visibilité digitale de la destination Tunisie, améliorer la gouvernance et la performance du secteur, tout en simplifiant les parcours touristiques et en optimisant l’expérience des visiteurs.

À travers cette orientation, les autorités ambitionnent de consolider le leadership régional de la Tunisie, de gagner en efficacité et en attractivité, et de positionner durablement le tourisme comme un levier central de l’économie nationale.

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Tunisie – Tabarka : Une bouffée d’oxygène pour relancer le mégaprojet touristique Costa Coralis

Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a souligné l’importance d’intégrer la dimension régionale dans la mise en œuvre des investissements touristiques, lors d’une séance de travail tenue jeudi au siège du ministère, consacrée au suivi de l’avancement du projet « Costa Coralis ». Cette approche vise, selon lui, à assurer une répartition plus équilibrée de l’activité touristique entre les différentes zones relevant de l’espace régional concerné.

Le ministre a expliqué que cette orientation repose sur la valorisation conjointe des ressources naturelles, des sites archéologiques et du patrimoine culturel propres à chaque zone, dans l’objectif de dynamiser l’économie locale et de renforcer l’attractivité des territoires. Il a également insisté sur la nécessité d’une exploitation rationnelle des ressources disponibles, tout en accordant une place centrale au soutien des industries traditionnelles, considérées comme un levier de développement durable et inclusif.

La réunion s’est déroulée en présence des représentants de la société porteuse du projet, avec à leur tête le président du conseil d’administration, Mohamed Fawzi Drissi, ainsi que du président du Conseil d’affaires tuniso-africain, Anis Jaziri, et de plusieurs cadres du ministère. À cette occasion, une présentation détaillée du projet a été faite, mettant en avant son caractère intégré et son ancrage régional, en tant qu’initiative d’investissement issue de la région elle-même.

Financement et procédures administratives

Les discussions ont également porté sur les différentes contraintes ayant retardé la concrétisation du projet jusqu’à présent, notamment celles liées au financement et aux procédures administratives. Les participants ont examiné les mécanismes susceptibles de lever ces obstacles et d’accélérer les démarches, afin de permettre le lancement effectif du projet dans les meilleurs délais.

Dans ce contexte, Anis Jaziri a indiqué que des contacts sont en cours avec plusieurs bailleurs de fonds, aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger, en vue de mobiliser les ressources financières nécessaires. Il a précisé que les autorités concernées, notamment le ministère du Tourisme, seront régulièrement informées de l’évolution de ces négociations.

La rencontre s’est conclue par un accord sur plusieurs mesures opérationnelles, dont la tenue prochaine d’une réunion élargie regroupant l’ensemble des parties prenantes, en particulier l’Agence foncière touristique, afin de trancher les questions liées au foncier. Les participants ont, par ailleurs, réaffirmé l’importance d’intégrer les dimensions environnementale et écologique dans toutes les composantes du projet, à travers le recours aux énergies renouvelables et la valorisation des déchets.

Retour sur le projet

Imaginé en décembre 2016, Costa Coralis est le fruit d’une initiative collective d’investisseurs locaux et régionaux réunis au sein de la société Haifa for Development and Investment (Haifa HDI), créée spécifiquement pour gérer ce mégaprojet touristique intégré dans le gouvernorat de Jendouba. Le projet s’étend sur 140 hectares de terrains appartenant à l’État, qui doivent être transférés à l’Agence Foncière Touristique avant toute opération de construction.

 Après des études de faisabilité menées par des cabinets réputés comme Deloitte, et plusieurs approbations préliminaires, son lancement est toujours freiné par des blocages administratifs. Cette frustration, mise en lumière par l’agence italienne Nova, est largement partagée par les investisseurs locaux.Au-delà de la multiplicité des acteurs institutionnels, le projet fait face à plusieurs freins :

  • Contraintes environnementales : la région de Tabarka, riche en biodiversité et partiellement protégée, nécessite des études d’impact strictes et l’application de normes environnementales rigoureuses.
  • Cadre réglementaire complexe : les règles encadrant l’aménagement touristique sur des terrains publics impliquent une coordination délicate entre différentes agences étatiques.
  • Procédures foncières longues : le transfert des terrains de l’État vers l’Agence Foncière Touristique fait l’objet de démarches juridiques lourdes, sensibles dans le contexte tunisien.
  • Contexte post-révolutionnaire : depuis 2011, l’incertitude économique et politique ralentit parfois les grandes opérations d’investissement, notamment dans des régions périphériques.

Aspects techniques du projet

Nature et typologie du projet
Le projet « Costa Coralis » est conçu comme un projet touristique intégré. Il ne s’agit pas d’une simple unité hôtelière, mais d’un ensemble structuré combinant hébergement, services, loisirs et valorisation du territoire. Sa conception repose sur une logique de destination plutôt que sur une infrastructure isolée.

Approche territoriale et régionale
Le projet s’inscrit dans une approche régionale, visant à connecter plusieurs zones du premier district touristique. Sur le plan technique, cela implique une planification spatiale intégrée, tenant compte des flux touristiques, de l’accessibilité, des infrastructures existantes et de la complémentarité entre les sites naturels, culturels et archéologiques environnants.

Composantes fonctionnelles
Le projet devrait comprendre :
– Des unités d’hébergement touristique diversifiées (hôtels, résidences touristiques, écolodges).
– Des espaces de loisirs et d’animation à faible impact environnemental.
– Des zones dédiées à l’artisanat et aux produits du terroir, intégrées dans le parcours touristique.
– Des équipements de services (restauration, espaces culturels, circuits de découverte).

Infrastructures et accessibilité
La mise en œuvre du projet nécessite :
– Des aménagements d’accès routier et de signalisation touristique.
– Une connexion fonctionnelle avec les réseaux existants (électricité, eau, télécommunications).
– Une coordination avec les autorités locales pour l’aménagement des espaces publics et des zones périphériques.

Cadre foncier et réglementaire
Techniquement, le projet dépend de :
– La clarification de la situation foncière en coordination avec l’Agence foncière touristique.
– Le respect des cahiers des charges touristiques et environnementaux en vigueur.
– L’obtention des autorisations administratives liées à l’urbanisme, à l’environnement et à l’investissement.

Schéma de financement et phasage
Le projet repose sur un montage financier mixte, associant des financements nationaux et internationaux. Sur le plan technique, cela implique un phasage de réalisation, avec un démarrage par les infrastructures de base, suivi du développement progressif des différentes composantes du complexe.

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« Voyager en Tunisie me coûte moins cher que passer Noël chez moi »

Sur le plateau de l’émission française Estelle Midi, diffusée sur RMC, un témoignage a récemment retenu l’attention. Mathieu, citoyen français, y raconte sans détour son choix de destination pour les fêtes de fin d’année : la Tunisie.

« A Noël, je pars en Tunisie. On est à 700 euros par personne dans un club all-inclusive avec nourriture à volonté et le vol d’avion. Quand on voit qu’un repas du Nouvel An coûte 160 euros, moins cher que de rester chez moi… Je pars 4 à 5 fois par an », explique-t-il, illustrant une réalité de plus en plus marquée dans le tourisme méditerranéen.

Ce type de discours, largement relayé sur les plateaux de télévision européens, renforce l’image d’une Tunisie perçue comme un eldorado touristique à bas coût, particulièrement attractif pour les classes moyennes européennes confrontées à la flambée des prix dans leurs propres pays.

Une destination compétitive sur le plan des prix

Il faut le reconnaître : la Tunisie dispose d’atouts indéniables. Proximité géographique avec l’Europe, climat clément, infrastructures hôtelières abondantes, savoir-faire dans l’accueil touristique et une offre tarifaire difficilement concurrençable. Dans un contexte inflationniste en Europe, les formules « tout compris » proposées par les tour-opérateurs font mouche.

Pour de nombreux voyageurs, la comparaison est implacable : le coût d’un séjour d’une semaine en Tunisie peut être inférieur à celui d’un simple dîner festif dans une grande capitale européenne. Cette compétitivité contribue largement à la relance du secteur touristique et à l’augmentation des flux de visiteurs.

Mais derrière cette attractivité se cache une réalité plus nuancée. Le modèle all-inclusive, s’il garantit des taux de remplissage élevés pour les hôtels, ne profite pas pleinement à l’économie locale. Les dépenses des touristes restent majoritairement confinées à l’intérieur des complexes hôteliers, souvent contrôlés par des chaînes ou des partenaires étrangers.

Le revers du modèle all-inclusive

Résultat : peu de retombées pour les commerçants, artisans, restaurants indépendants, guides touristiques ou transports locaux. La valeur ajoutée créée sur place demeure limitée, tandis que la pression sur les ressources, l’environnement et les infrastructures locales continue de s’accentuer.

Cette logique entretient également une dépendance excessive aux tour-opérateurs internationaux, qui imposent leurs prix et compressent les marges des hôteliers tunisiens. À long terme, cela fragilise le tissu économique du secteur et limite les capacités d’investissement, d’innovation et de montée en gamme.

Plus encore, cette image de destination « bon marché » peut freiner le développement d’un tourisme à plus forte valeur ajoutée, culturel, écologique ou expérientiel, pourtant porteur de meilleures retombées économiques et sociales.

Vers un nouveau modèle touristique ?

Le témoignage de Mathieu, aussi révélateur soit-il, pose donc une question centrale : la Tunisie veut-elle rester une destination low cost pour l’Europe ou ambitionne-t-elle un tourisme plus équilibré et durable ?

Les professionnels du secteur s’accordent sur la nécessité de diversifier l’offre, d’encourager les séjours hors des hôtels, de valoriser les régions de l’intérieur et de mieux intégrer les acteurs locaux dans la chaîne de valeur touristique.

La Tunisie séduit, indéniablement. Mais pour que le tourisme devienne un véritable levier de développement, l’enjeu n’est plus seulement d’attirer des visiteurs, mais de mieux capter la richesse qu’ils génèrent.

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Une croisière exceptionnelle reliera Alger à Tunis du 29 décembre 2025 au 5 janvier 2026, marquant la première traversée touristique de ce type entre les deux capitales maghrébines. Organisée par Madar Maritime Company, filiale de Madar Holding, cette initiative propose un voyage festif et culturel à bord du navire Romantika, présenté comme un véritable hôtel […]

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