Boualem Sansal, de la prison algérienne à l’Académie française
Comme le laissaient entendre les rumeurs depuis quelques jours, … « l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été élu au premier tour, ce jeudi 29 janvier 2026, à l’Académie française avec 25 voix pour et un bulletin blanc ».
Selon les médias, réunis à huis clos sous la coupole de leur illustre édifice des bords de la Seine à Paris, ils étaient appelaient choisir un successeur à l’historien Jean-Denis Bredin, décédé en 2021. Six prétendants étaient lice, dont Boualem Sansal, de loin le plus connu d’entre eux, qui s’était déclaré à la dernière minute, le 8 janvier dernier.
A 81 ans, il rejoint ainsi les « immortels » – le surnom donné aux académiciens -, qui sont actuellement au nombre de 35, cinq sièges étant vacants…
RFI rappelle que « la vie de cet ancien fonctionnaire algérien a basculé le 16 novembre 2024 quand il a été arrêté à son arrivée à Alger en provenance de Paris, avant d’être emprisonné. Son sort émeut aussitôt en France où une campagne se lance en faveur de cet athée revendiqué, adversaire acharné des jihadistes et critique féroce du pouvoir à Alger ».
Il sera condamné à cinq ans de prison, pour « atteinte à l’unité nationale » suite à des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières sur l’Algérie et le Maroc.
Suite à une médiation allemande, l’écrivain sera gracié par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune.
A noter que Boualem Sansal est l’auteur d’une trentaine de romans, recueils de nouvelles et essais depuis 1999…, rappelle la radio française.
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