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Le summum du fascisme israélien | La pendaison pour «les terroristes palestiniens»

Le ministre israélien de la Sûreté, le fasciste Itamar Ben Gvir, condamné jadis pour racisme, ne faisait pas mystère de ses intentions : LA MORT AUX PALESTINIENS et il arborait, au revers de sa veste, un pin en forme de nœud coulant en or ! La Knesset a exaucé son vœu en votant la mort par pendaison pour «les terroristes palestiniens.» (Photo : La vie d’un prisonnier palestinien ne pèse rien devant la loi ségrégationniste israélienne).

Mohamed Larbi Bouguerra *

Comme si Israël avait besoin d’une loi pour exécuter des Palestiniens alors que l’armée d’occupation exécute quotidiennement, à bout portant, femmes, enfants et personnel soignant à Gaza et en Cisjordanie !

La proposition de loi a été présentée par le député Limor Son Har Melech du parti de Ben Gvir, Otzma Yehudit (Force Juive) :  les «terroristes palestiniens» de Cisjordanie doivent être condamnés à mort par pendaison. Depuis le 7 Octobre, des milliers de Palestiniens tombent sous le coup de ce texte immonde. Ce sont ces Palestiniens que l’on a vus dénudés, les yeux bandés, menottés parfois violés comme cela a été le cas au centre de détention de Sde Teiman où des soldats se sont permis des actes affreux sur ces Palestiniens…. et qui ont été soutenus par des députés alors que l’armée tentait de les arrêtait ! Y compris à l’Université Bir Zeit à Ramallah mardi dernier !

Une loi scélérate approuvée en première lecture

L’exécution, d’après le texte voté, se fera par un agent du service pénitentiaire désigné par le directeur de ce service. Lors de l’exécution, doivent être présents : le directeur de la prison, un représentant judiciaire, un auditeur officiel et un membre de la famille du condamné. La loi autorise l’exécution de la sentence même si une quelconque de ces personnes est absente, pour éviter tout délai. 

Le personnel pénitentiaire et l’Etat auront une totale immunité civile et criminelle pour avoir procédé à l’exécution. Les détails de cette exécution seront publiés sur le site électronique de la prison mais la loi sur la Liberté de l’Information ne s’appliquera pas aux détails de l’exécution. Les identités des personnes ayant procédé à l’exécution du condamné demeureront confidentielles. La loi votée en première lecture par le Parlement sioniste interdit toute réduction, commutation ou révocation de la sentence prononcée.

Les prisonniers condamnés à mort seront à l’isolement total, les visites étant limitées au personnel autorisé tout comme les consultations légales qui se feront uniquement visuellement, par vidéo.

La loi dispose que la sentence de mort pourra être imposée même en absence de demande de la part du procureur. Le verdict ne nécessitera que la majorité simple et non l’unanimité. Les procès seront conduits par des juges militaires du grade de lieutenant-colonel au minimum. Les exécutions devront se faire dans les 90 jours suivant le verdict final, en vertu d’un ordre d’exécution signé par un juge et sous la supervision du service des prisons.

La Knesset a approuvé cette loi scélérate en première lecture (il en faut 3) en novembre avec 39 voix pour et 16 contre.

Le quotidienHaaretz écrit qu’Itamar Ben-Gvir a célébré ce vote en distribuant des bonbons, en compagnie d’autres membres de son parti Otzma Yehudit (article de Noa Shpigel, 13 janvier 2026). Le ministre a révélé, au cours des discussions, que L’Association Médicale Israélienne a déclaré que la participation des médecins à des exécutions était éthiquement inacceptable.

Les conseillers juridiques de la commission parlementaire du Comité de Sécurité Nationale de la Knesset ont averti que le projet de loi soulevait de sérieuses inquiétudes constitutionnelles comme de rendre obligatoire la peine de mort et d’enlever aux juges leur liberté de décision dans la formulation de la sentence. Pour ces conseillers, comme la loi ne s’applique qu’aux Palestiniens de Cisjordanie jugés par des cours martiales, on crée ainsi un régime légal distinct qui peut être en contradiction avec les traités internationaux signés par Israël. On cite des cas où des gens ont été reconnus coupables et acquittés plus tard. On souligne «la difficulté inhérente» à la peine capitale qui ne laisse aucune possibilité de correction possible en cas de verdict de culpabilité erroné.

Les conseillers mettent en garde contre le fait que les principales dispositions sont formulées de manière vague…. et notent que la loi ne s’appliquerait que lorsque la victime est un citoyen israélien, à l’exclusion des cas impliquant des résidents permanents ou des ressortissants étrangers.

De plus, aucune loi israélienne existante n’impose la peine de mort – y compris la loi sur les Nazis et les collaborateurs nazis – et appliquer une telle mesure en Cisjordanie marquerait une rupture significative avec la politique législative de longue date d’Israël.

Plusieurs organisations de défense des droits humains ont condamné le projet de loi. L’Association pour les droits civiques a écrit que l’institution de la peine de mort «donnerait à l’État le pouvoir d’imposer la forme de punition la plus sévère et la plus brutale qui existe – la prise intentionnelle d’une vie humaine».

L’association des droits civiques en Israël considère ce texte comme une autre étape vers la mise en place d’un «système juridique raciste conçu pour faire progresser une application sélective, oppressive et biaisée contre les Arabes palestiniens, par des moyens violents et antidémocratiques».

La corde du pendu pour un supplice dégradant

En arborant son nœud coulant, Itamar Ben-Gvir, d’après Haaretz, écarte d’autres options comme «la chaise électrique» ou «l’injection létale» à l’américaine, justice sommaire et définitive de l’Ouest. Il sait que la Bible de Jérusalem (Deutéronome, 21, 23) et les Grecs comme Euripide (Hélène) tiennent la corde du pendu pour un supplice dégradant avec le corps exposé. Ben-Gvir marche dans les pas de ses émules nazis qui pendaient leurs victimes dans les camps de la mort. Seule la pendaison est en mesure d’étancher sa haine viscérale du Palestinien.

Dans ‘‘Etat de siège’’, Mahmoud Darwich, s’adressant à l’assassin, déclame en stratège de l’humanisation, si étrangère au ministre sioniste :

«Si tu avais contemplé le visage de ta victime

et réfléchi, tu te serais souvenu de ta mère dans la chambre à gaz

tu te serais délivré de la sagesse du fusil

et tu aurais changé d’avis : ce n’est pas ainsi que l’on recouvre son identité !

Je ne t’aime pas ; je ne te hais pas.»**

* Professeur honoraire à la Faculté des Sciences de Tunis, et ancien directeur de recherche associé au CNRS (Université Paris 6).

** Mahmoud Darwich, ‘‘Etat de siège’’, traduit de l’arabe par Elias Sanbar, Actes Sud, Arles, 2004, p.27.

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Tunisie : Saber Ben Chouchane relaxé après sa condamnation à mort

L’affaire Saber Ben Chouchane, qui avait suscité une vague d’indignation, connaît un dénouement inattendu et rapide. Le quinquagénaire, âgé de 51 ans, a été relaxé par la justice tunisienne, quelques jours seulement après avoir été condamné à la peine capitale pour des publications sur Facebook jugées offensantes envers le président de la République, Kaïs Saïed. L’annonce a été faite ce matin par son avocat, Me Oussama Bouthalja, sur sa page Facebook, provoquant un immense soulagement parmi les défenseurs des droits de l’homme et de la liberté d’expression.

Le 1er octobre 2025, la Tunisie avait été secouée par l’annonce de la condamnation à mort de Saber Ben Chouchane par le tribunal militaire de première instance de Tunis. Chouchane, âgé de 51 ans, père de famille et sans emploi stable, avait publié sur Facebook des statuts et contenus contenant des critiques jugées offensantes à l’encontre du président Kaïs Saïed. La peine capitale avait été prononcée en vertu du Code de la Justice Militaire, une application qui avait suscité de vives interrogations sur la légitimité de recourir à la justice militaire pour juger un civil sur la base de ses opinions sur les réseaux sociaux. Ben Chouchane était en détention depuis le 24 janvier 2024 et avait déjà été poursuivi pour des motifs similaires.

Cette sentence, d’une sévérité extrême pour un délit d’opinion, avait immédiatement provoqué de vives réactions politiques et associatives. De nombreux partis politiques, organisations de la société civile et associations de défense des droits de l’homme avaient dénoncé une atteinte flagrante à la liberté d’expression, alertant sur la dérive des libertés individuelles et sur l’instrumentalisation de la justice à des fins de répression politique, dans un contexte post-juillet 2021 marqué par le coup de force du président Saïed.

La relaxe de Saber Ben Chouchane constitue un retournement judiciaire inattendu, mettant en lumière les tensions persistantes entre autorité et liberté d’expression en Tunisie, et offrant un répit symbolique à ceux qui s’inquiètent de l’avenir des droits fondamentaux dans le pays.

Lire aussi: Condamnation à mort pour des publications Facebook : Vives réactions politiques et associatives

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En Chine, la corruption peut mener des ministres à la peine capitale…

En Chine, être ministre corrompu peut littéralement coûter la vie. L’ancien ministre de l’Agriculture, Tang Renjian, a été condamné à la peine capitale avec sursis le 28 septembre 2025 pour avoir détourné des dizaines de millions de yuans. Cette condamnation n’est pas une première : depuis 2012, la campagne anti-corruption menée par Xi Jinping a frappé de nombreux hauts responsables, certains écopant de la peine de mort avec sursis, d’autres de la prison à vie. Chaque procès médiatisé devient un avertissement clair : personne n’est au-dessus de la loi… ou du Parti. Ici, la morale publique n’est pas une option, c’est un instrument de pouvoir.

En Tunisie, le contraste est saisissant. La campagne anti-corruption touche des spéculateurs, des grossistes et quelques anciens ministres, mais les peines se limitent à la prison, aux amendes et à la confiscation d’avoirs. Pas de peine de mort, pas de procès spectaculaires sur grand écran. Ici, la justice frappe, mais sans spectacle ni excès. Et franchement, on peut s’en estimer heureux : nos ministres dorment encore tranquilles.

Et pourtant, la comparaison ne se limite pas aux tribunaux. La Chine investit en Tunisie à grande échelle : entreprises, projets d’infrastructure, technologies. Leur présence économique influence les décisions politiques, inspire des partenariats publics-privés et même des méthodes de gouvernance. Une pression subtile, mais bien réelle, qui transforme le paysage économique et politique du pays, sans que la population n’ait toujours conscience de l’ampleur de l’influence chinoise. C’est un peu comme importer un modèle économique et diplomatique, mais pas ses tribunaux… heureusement pour nos ministres.

Le contraste entre Pékin et Tunis est donc double : l’un frappe à coups de peine capitale avec sursis et de tribunaux spectaculaires, l’autre avance à pas mesurés, jonglant entre justice, droits humains et pragmatisme économique. La Tunisie pourrait-elle apprendre quelque chose de la Chine ? Certainement. Mais il ne s’agit pas d’adopter la peine de mort ni de transformer les ministres en exemples publics. Il s’agit de renforcer la crédibilité judiciaire, assurer la transparence, et construire un système où la corruption ne peut prospérer… même sous l’œil discret du géant chinois.

Ici, la corruption n’est pas une affaire de vie ou de mort, mais une affaire de justice. Et dans ce choix réfléchi, mesuré, mais déterminé, la Tunisie trace sa route. Avec ses forces, ses limites, et un soupçon de chance que nos ministres continuent à dormir tranquilles.

Lire aussi: Faut-il craindre la ruée chinoise en Tunisie ?

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