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Dorra Fakhfakh nommée directrice générale de la Société des foires internationales de Tunis

C’est officiel : depuis janvier 2026, Dorra Fakhfakh est la nouvelle directrice générale de la Société des Foires Internationales de Tunis (ITF). Elle a elle-même partagé la nouvelle sur son compte LinkedIn. Cette nomination ouvre un nouveau chapitre de sa carrière: elle prend désormais la direction de l’institution et de l’ensemble de ses projets.

Côté formation, Dorra Fakhfakh s’appuie sur un solide parcours académique. Diplômée de l’ESSEC en 2004 avec une maîtrise en management. Elle a choisi de se spécialiser par la suite en décrochant un DESS en entrepreneuriat; à l’ESC Tunis en 2007. Avec ce parcours académique; elle apporte à l’ITF son expertise.

 

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Innovation, data, créativité : les Tunisia Digital Awards consacrent les meilleurs projets digitaux

Les 27 et 28 janvier, le cœur du numérique tunisien a battu au rythme des Tunisia Digital Awards.

Pour sa 4ᵉ édition, les Tunisia Digital Awards (TDA) ont transformé l’essai, confirmant qu’ils ne sont pas qu’un simple évènement, mais le véritable poumon de l’innovation en Tunisie.

Pendant deux jours intenses, agences, startups, grandes institutions et créateurs se sont retrouvés avec une ambition commune: apprendre, networker et, surtout, célébrer l’excellence. Dans un monde où le numérique est devenu le moteur vital de la croissance, les TDA agissent comme un catalyseur pour tous ceux qui osent transformer nos usages.

«Plus qu’un prix, une histoire d’audace»                                                           

Pour Lamia Triter, l’âme derrière l’événement, les TDA sont avant tout une vitrine humaine. Elle a rappelé avec émotion que chaque trophée remis raconte « une histoire d’innovation et d’excellence, portée par des talents audacieux ». En saluant la qualité bluffante des projets cette année, elle a tenu à remercier les partenaires et candidats qui, ensemble, dessinent le nouveau visage de la Tunisie connectée.

Le palmarès 2026

Le jury a eu la lourde tâche de trancher parmi 14 catégories, balayant tout le spectre du digital, de la Data à l’influence. Voici quelques-uns des grands gagnants qui ont marqué les esprits :

Mobile App: La BNA Bank et Symatique s’imposent sur nos écrans.

Big Data & Analytics: CloudySP et Cluster Faster transforment la donnée en véritable intelligence stratégique.

Innovation: La FTUSA et Medsirat prouvent que l’audace technique n’a pas de limites.

Digital Campaign : UHD Carrefour et la FTUSA redéfinissent l’impact et la créativité publicitaire.

SEO / SEA : Tunisie Promo et Sunshine Vacances France maîtrisent l’art de la visibilité sur les moteurs de recherche.

Start-up : Liberrex Tunisia S.A et Relead confirment leur rôle de pépites à suivre de près.

Marketing d’Influence : Maghreb MediaHub et BARSHA redéfinissent les codes de la proximité et de l’engagement.

L’exigence au cœur du succès

Si le trophée des TDA est si convoité, c’est parce qu’il se mérite. Ici, pas de place au hasard : chaque projet est passé au crible d’une grille de 100 points.

Pour une appli mobile, on ne juge pas seulement le design, mais l’utilité réelle, la sécurité et la fluidité. Un autre exemple: pour une campagne digitale, au-delà des “likes”, c’est l’impact concret et mesurable sur le business qui fait la différence. Quant à la Data, c’est la capacité à transformer des chiffres bruts en stratégie de croissance qui est récompensée.

Quel message pour demain ?

Cette 4ᵉ édition envoie un signal fort : le digital tunisien ne se contente plus de suivre les tendances, il les crée. Les TDA s’affirment désormais comme le baromètre incontournable d’un secteur en pleine maturité, devenu le pilier central du développement économique du pays

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La nouvelle circulaire de la BCT encadre la distribution des dividendes!

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié aujourd’hui la circulaire n° 2026‑3, fixant les conditions de distribution des dividendes par les banques et les établissements financiers au titre de l’exercice 2025. Le message est limpide: la prudence avant tout.

L’objectif est de forcer les banques à garder de l’argent de côté (leurs fonds propres) pour rester solides face aux crises et s’aligner sur les standards internationaux comme les normes IFRS.

Le nouveau barème des dividendes

Désormais, pour savoir si une banque peut gâter ses actionnaires, tout se joue sur ses ratios de solvabilité:

Le service minimum (35%): si une banque est plutôt solide (avec une marge de sécurité de 2,5% au-dessus des seuils réglementaires), elle peut distribuer ses bénéfices, mais sans dépasser la barre des 35%. Le feu vert total (sous conditions): pour distribuer plus que ces 35%, la banque doit afficher une santé de fer (une marge de 2,5% en solvabilité et 3,5% en Tier 1) et, surtout, obtenir la bénédiction préalable de la BCT.

Renforcement de la surveillance et conformité

Indépendamment des seuils mentionnés ci-dessus, l’accord préalable de la BCT est impératif dans les cas suivants:

  • le non-respect des normes prudentielles d’adéquation des fonds propres à la fin de l’exercice 2025.
  • l’existence de réserves ou de paragraphes d’observation émis par les commissaires aux comptes dans leur opinion sur les états financiers

Les institutions concernées doivent soumettre leur demande d’autorisation de distribution à la BCT, au plus tard quinze jours avant la date prévue pour l’assemblée générale ordinaire. Il est précisé que cette circulaire entre en vigueur immédiatement dès sa publication, mais qu’elle ne s’applique pas aux établissements de paiement.

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À partir de 30 000 dinars, les commerçants de bijoux soumis à de nouvelles obligations

La Tunisie franchit une nouvelle étape dans la sécurisation de son système financier. Selon le dernier Jort publié le 27 janvier 2026, les règles du jeu pour les commerçants de bijoux et de métaux précieux sont redéfinies.

L’idée? Aligner le secteur sur les standards internationaux pour éviter que l’or et les pierres précieuses ne servent de passerelles au blanchiment d’argent ou au financement du terrorisme.

Ce qui change concrètement pour les professionnels

Désormais, dès qu’une transaction atteint ou dépasse 30 000 dinars, la vigilance devient la règle d’or. Les bijoutiers ne sont plus de simples commerçants, ils deviennent des acteurs clés de la prévention financière.

Voici leurs nouvelles obligations:

  • Connaître son client: il ne suffit plus de vendre. Il faut identifier précisément l’acheteur, vérifier l’identité des bénéficiaires effectifs et comprendre l’origine des fonds.
  • Anticiper les risques: les professionnels doivent documenter les risques potentiels et adapter leur niveau de vigilance (mesures renforcées pour les dossiers sensibles, simplifiées pour les transactions classiques).
  • Une tolérance zéro: l’arrêté impose l’application immédiate des sanctions internationales (ONU) et nationales. Si un client figure sur une liste de gel des avoirs, la transaction est bloquée instantanément, sans préavis.
  • Transparence totale avec les autorités: en cas de doute, une déclaration doit être faite à la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF), dans le respect le plus strict du secret professionnel (le client ne doit jamais être informé du signalement).

Une organisation interne renforcée

Pour que ces mesures ne restent pas lettre morte, les bijouteries doivent se structurer comme de véritables institutions financières. Tous les registres de transactions doivent être conservés pendant 10 ans. De plus, chaque établissement doit désigner un responsable de la conformité. Enfin, le personnel doit être formé pour détecter les comportements suspects.

 

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Immobilisé depuis neuf mois en France, l’A330 de Tunisair est libéré, mais…

Après neuf mois de blocage sur le tarmac de l’aéroport de Châteauroux, l’Airbus A330-200 (immatriculé TS-IFM) vient d’être libéré par la justice française. Mais il y a un hic de taille: l’avion est actuellement incapable de voler, car il n’a plus de moteurs.

Un imbroglio juridique complexe

La Cour d’appel de Bourges a tranché en faveur de la compagnie nationale tunisienne concernant la cellule de l’appareil (le corps de l’avion). Livré en 2015, l’Airbus appartient donc officiellement de nouveau à Tunisair.

Cependant, le tribunal a fait une distinction juridique surprenante: la carlingue est libre, car elle appartient à Tunisair.

Les deux moteurs Rolls-Royce Trent restent saisis. Ils sont détenus par la société américaine Lone Star Group en raison de factures de maintenance impayées remontant à 2018, pour un montant avoisinant les 18,7 millions de dollars.

Un avion “cloué au sol” au sens propre

Sans ses réacteurs, le TS-IFM est un géant de fer immobile. Pour Tunisair, le casse-tête ne fait que commencer. Pour remettre cet avion en service sur ses lignes long-courriers, la compagnie a deux options coûteuses: soit trouver un accord financier avec Lone Star pour récupérer les moteurs d’origine, soit acheter ou louer de nouveaux moteurs, ce qui représente un investissement colossal et des délais logistiques importants.

Le tribunal a tout de même condamné la société américaine à verser des indemnités à Tunisair pour l’immobilisation prolongée de l’appareil.

Quel impact pour les voyageurs?

En attendant une solution, Tunisair doit composer avec une flotte réduite. La compagnie s’appuie sur son unique autre A330 (le TS-IFN) ou loue des avions auprès d’autres compagnies (contrats ACMI). Cette situation pèse lourdement sur les finances de la compagnie nationale, car louer des appareils avec équipage coûte bien plus cher que d’exploiter ses propres machines.

En bref, si l’oiseau a retrouvé sa liberté juridique, il lui manque encore ses ailes pour reprendre la direction de Tunis.

 

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Walid Trabelsi, nouveau directeur général du Radisson Hôtel Tunis City Center

C’est une figure bien connue de l’hôtellerie de luxe tunisienne qui prend les rênes du Radisson Hôtel Tunis City Center. En ce mois de janvier 2026, Walid Trabelsi a officiellement été nommé directeur général de cet établissement hôtelier, fleuron du segment premium au cœur de la capitale.

Un parcours d’excellence au service de l’expérience client

Fort d’une expertise de plus de dix ans, Walid Trabelsi n’est pas un nouveau venu dans l’univers exigeant du haut de gamme. Son parcours récent témoigne d’une sensibilité particulière pour les nouveaux concepts hôteliers.

Avant de rejoindre Radisson, il a officié pendant trois ans comme «Super Host» chez The NINE Lifestyle Experience, où il a peaufiné une approche axée sur l’ultra-personnalisation.

Il a précédemment dirigé l’ADAM Hotel Suites, une référence pour la clientèle d’affaires et les longs séjours à Tunis.

L’excellence du luxe: son passage remarqué en tant que directeur exécutif à La Badira (Hammamet), l’une des adresses les plus prestigieuses du pays, ainsi que sa direction du Mirage Hotel & Spa, ont scellé sa réputation de manager rigoureux et visionnaire.

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La Tunisie distinguée en Chine parmi les meilleures destinations culturelles

La Tunisie n’est plus seulement la destination du soleil et des plages. Elle s’impose désormais comme une référence incontournable du tourisme culturel et haut de gamme. L’année 2025 marque un tournant décisif avec une double consécration sur le marché chinois, l’un des plus exigeants et dynamiques au monde.

Un double sacre en Chine

Le ministère du Tourisme vient de confirmer que notre patrimoine a fait sensation lors de deux événements prestigieux:

Meilleure destination culturelle: lors des Voyage Awards 2025 (organisés par le géant Voyage Media Group), la Tunisie a séduit les voyageurs premium en quête d’art de vivre et d’authenticité. C’est un gage de crédibilité immense auprès des globe-trotteurs chinois.

Prix de la “Destination culturelle inspirante”: décerné par le magazine Luxury Times, ce trophée place la Tunisie dans la cour des grands; aux côtés de nations comme le Canada ou l’Espagne.

Pourquoi est-ce une victoire ?

Ces distinctions ne sont pas seulement symboliques. Elles valident une stratégie claire : celle de montrer au monde la richesse de nos sites historiques et la diversité d’une culture millénaire. Les voyageurs d’aujourd’hui ne cherchent plus seulement un hôtel, ils cherchent une âme, une histoire, une émotion. Une quête de sens !

Attirer une clientèle internationale qui privilégie la qualité à la quantité. Pour la Tunisie, c’est l’opportunité de diversifier son offre et de booster sa croissance grâce à un marché chinois en pleine expansion.

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Le groupe allemand Scherdel étudie une implantation en Tunisie

La Tunisie séduit de plus en plus les groupes internationaux. Le 27 janvier 2026, une délégation de Scherdel, acteur mondial du secteur de la mobilité, a été accueillie par la FIPA-Tunisia pour explorer les opportunités d’investissement dans le pays. L’objectif: comprendre le terrain, rencontrer les bons interlocuteurs et mesurer le potentiel d’implantation.

Les atouts de la Tunisie et le rôle de l’Allemagne

La délégation a rencontré la Tunisian Automotive Association, des acteurs économiques et a visité plusieurs sites industriels. Le capital humain et les infrastructures robustes renforcent notre avantage. La Tunisie bénéficie d’une position géographique stratégique et d’un cadre incitatif pour les investisseurs. L’Allemagne est un partenaire important. En 2023, ses investissements ont atteint 237,9 millions de dinars. Sur le premier semestre 2025, ils ont représenté 124,2 millions de dinars, soit près de 7,5% des flux d’IDE hors énergie. Des projets comme celui de Zollner Elektronik montrent son engagement à créer des emplois qualifiés et à soutenir l’industrie tunisienne.

Scherdel envisage l’implantation

À l’issue de sa visite, le groupe a affiché un réel enthousiasme à l’idée d’aller plus loin dans les discussions.

Il faut dire que Scherdel, c’est un poids lourd: 7 000 talents et 35 sites à travers le globe. Voir un tel acteur s’intéresser de près à la Tunisie est un signal fort. Une implantation locale serait une excellente nouvelle, non seulement pour la création d’emplois, mais aussi pour donner un coup d’accélérateur à notre savoir-faire industriel.

C’est aussi la preuve que la Tunisie continue de séduire à l’international. Entre l’ingénierie allemande et le potentiel tunisien, une chose est sûre: l’avenir économique se construit ensemble.

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La Tunisie est le pays africain le plus compétitif dans les chaînes de valeur vertes

Dans la course mondiale vers la décarbonation, il ne suffit plus d’avoir du soleil ou du vent: il faut savoir fabriquer les outils de la transition. C’est ce que révèle le Greenplexity Index, publié le 5 novembre 2025 par le prestigieux Growth Lab de l’Université de Harvard. Ce classement évalue 145 pays, sur leur capacité à produire et exporter des technologies “vertes” sophistiquées.

Au-delà de l’extraction

Inspiré de l’indice de complexité économique (ECI), ce classement pénalise les pays qui se contentent d’exporter des matières premières brutes. À l’inverse, il récompense la profondeur technologique. Pour le dire simplement: posséder du lithium, c’est bien; savoir fabriquer des convertisseurs de puissance ou des composants de précision, c’est là que réside la véritable valeur ajoutée.

La Tunisie crée la surprise!

Le résultat est sans appel pour le continent: la Tunisie s’impose comme le leader africain, décrochant une impressionnante 33e place mondiale. Elle devance le Maroc (58e), l’Égypte (64e) ou l’Afrique du Sud (69e).

Cette performance ne doit rien au hasard. Elle repose sur un tissu industriel déjà bien ancré dans la production de biens complexes:

  • Équipements électriques et systèmes de contrôle (câbles isolés, transformateurs, fibre de verre).
  • Composants de puissance (convertisseurs, moteurs industriels).
  • Matériaux avancés (polymères techniques et métaux semi-finis).

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BCT: actuellement, les avoirs nets en devises s’élèvent à 25,017 milliards de dinars

Les données fraîches de la Banque centrale de Tunisie (BCT), datées du 27 janvier 2026, dessinent un paysage économique en demi-teinte. Voici les trois points clés pour comprendre la situation actuelle.

Réserves en devises

C’est le point qui attire l’attention: nos réserves de change s’élèvent aujourd’hui à 25,017 milliards de dinars. En un an, nous avons perdu environ 1,6 milliard de dinars. En clair, nous couvrons désormais 105 jours d’importations; contre 118 jours à la même période l’année dernière.

Le cash…

On observe une véritable envolée de la monnaie fiduciaire, qui dépasse aujourd’hui les 27,1 milliards de dinars. Cette hausse continue montre à quel point l’économie reste gourmande en liquidités physiques. Pourquoi c’est important? Cette hausse massive de 4,4 milliards de dinars sur un an témoigne d’un besoin constant de liquidités. Cela reflète à la fois une activité économique qui se maintient; mais aussi une pression persistante sur les modes de financement traditionnels.

Le tourisme…

Le tourisme a fini l’année 2025 sur une très bonne note: avec près de 8,1 milliards de dinars engrangés, le secteur fait encore mieux qu’en 2024. Ces 214 millions de plus sont une vraie bouffée d’oxygène pour nos finances, car ils permettent de limiter la casse face à la baisse de nos autres réserves.

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Dattes: la Tunisie classée parmi les 5 meilleures au monde par TasteAtlas

La Tunisie confirme son statut de poids lourd mondial de la datte. Dans son classement international Best Dates in the World, la plateforme gastronomique de référence TasteAtlas place la Tunisie au 5ᵉ rang mondial, derrière l’Arabie saoudite, le Maroc, l’Iran et juste devant la Jordanie, la Palestine ou encore le Qatar. Une reconnaissance qui dépasse le simple produit agricole et s’inscrit dans une histoire, une culture et un savoir-faire millénaires.

Allig, une datte du désert façonnée par les oasis tunisiennes

TasteAtlas décrit la datte Allig comme une variété semi-sèche cultivée principalement dans les oasis du Sud tunisien; notamment à Kébili et Tozeur; où le climat désertique et les longues saisons chaudes offrent des conditions idéales à la culture du palmier dattier. Le fruit, de petite à moyenne taille; se distingue par sa forme allongée, sa couleur brun foncé presque noire à maturité; et une chair dense et légèrement collante; protégée par une peau lisse bien adhérente.

Appartenant au même groupe de cultivars semi-secs que la Deglet Nour et la Kenta; l’Allig se différencie par une saveur plus profonde et une teinte plus intense. Cette variété est implantée depuis des générations dans la ceinture oasienne du Djérid; où des systèmes d’irrigation traditionnels; tels que les foggaras et les puits artésiens profonds; permettent de maintenir de vastes plantations en milieu aride.

Une variété pensée pour le commerce et la conservation

La datte Allig s’inscrit pleinement dans le développement de l’industrie dattière tunisienne, orientée à la fois vers le marché local et l’exportation vers l’Afrique du Nord, l’Europe et le Moyen-Orient. La récolte s’effectue généralement entre fin octobre et début novembre; au stade tamr; lorsque le fruit arrive à maturité complète et sèche naturellement sur le palmier sans perdre sa forme.

Après une cueillette manuelle, les grappes sont triées; brièvement séchées au soleil pour réduire l’humidité et concentrer les sucres; puis nettoyées et calibrées avant conditionnement. Contrairement à certaines variétés traitées, l’Allig n’est ni enrobée de sirop ni enduite, conservant ainsi sa structure fibreuse et son aspect naturel. Son goût est modérément sucré, avec une note subtile de caramel, moins marquée que la Deglet Nour mais plus prononcée que la Kenta, ce qui en fait une datte polyvalente et facile à conserver à température ambiante.

De la datte au plat: le borzgane

Au-delà du fruit, TasteAtlas met également en avant le borzgane, plat traditionnel du nord de la Tunisie, notamment dans les régions de Béja et du Kef. Ce couscous sucré-salé associe semoule fine, lait, viande d’agneau ou de mouton, dattes, fruits secs et noix, reflétant un mode de vie agricole et pastoral ancien où céréales, élevage et fruits secs structuraient l’alimentation.

Historiquement lié aux fêtes saisonnières, le borzgane revêt une dimension rituelle, en particulier lors du festival de Mayou au Kef, célébrant le renouveau printanier et les nouvelles récoltes. Par sa composition et sa symbolique, ce plat illustre la manière dont la datte s’intègre à une cuisine de partage, enracinée dans le territoire et la mémoire collective.

Maqroud du Kairouan

Autre pilier du patrimoine culinaire tunisien référencé par TasteAtlas, le maqroud al-Qayrawan (Kairouan) incarne la rencontre entre la datte et la pâtisserie savante. Originaire de Kairouan; ville historique et spirituelle; ce gâteau en losange à base de semoule; farci de pâte de dattes; puis frit ou cuit au four; avant d’être plongé dans du miel parfumé à la fleur d’oranger; symbolise l’art de transformer des ingrédients simples en produit d’exception.

Fruit d’influences arabes, berbères et méditerranéennes; le maqroud est étroitement associé aux fêtes; à l’hospitalité et aux traditions familiales. Encore aujourd’hui, il demeure un marqueur fort de l’identité culinaire tunisienne, présent dans les marchés, les pâtisseries et les foyers.

 

 

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BH Bank : élection d’un administrateur, qui peut voter?

 

C’est un rendez-vous clé pour la gouvernance de la BH Bank. Le 26 février 2026 à 10h, le siège de la banque accueillera une assemblée générale un peu particulière: elle est entièrement dédiée aux actionnaires minoritaires. Il ne s’agit pas d’une simple réunion formelle; mais d’une élection. L’objectif est de choisir le représentant; qui portera la voix des petits investisseurs au cœur du conseil d’administration; pour les trois prochaines années (2026-2028).
Qui peut participer ?
Pour prendre part au vote, quelques conditions simples mais strictes s’appliquent :
Profil “Minoritaire”: vous devez détenir, à titre individuel, au maximum 0,5 % du capital (ce seuil monte à 5 % pour les investisseurs institutionnels).
Inscription: les actions doivent être entièrement libérées et inscrites sur les registres de la banque au moins cinq jours avant la réunion.
Présence ou Mandat: vous pouvez venir en personne (muni d’une pièce d’identité) ou vous faire représenter par un autre actionnaire.
Comment s’informer ?
La BH Bank joue la carte de la proximité. Tous les documents préparatoires sont déjà disponibles.
En ligne, sur le site officiel de la BH Bank.
Sur place, à la Direction Pilotage Participations et Filiales (Immeuble K, 5ᵉ étage, Montplaisir, Tunis).

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Magasin général: 11,5 % de croissance du chiffre d’affaires, fin 2025

La société Magasin général (MG) confirme sa bonne santé commerciale. À la lecture des indicateurs d’activité du quatrième trimestre 2025, l’enseigne affiche une dynamique solide qui vient clôturer l’exercice en beauté.

Des ventes au beau fixe
Le groupe finit l’année en beauté avec un chiffre d’affaires (HT) en hausse de 7,76 % sur le dernier trimestre. Plus qu’un simple pic, cette performance confirme une dynamique solide : sur l’ensemble de 2025, la croissance affiche un impressionnant 11,49 %. 

Une gestion rigoureuse du capital humain
Puisque l’activité progresse, les investissements humains suivent également. Si les charges du personnel ont grimpé de 11,55 % en fin d’année, l’efficacité opérationnelle reste au rendez-vous. La direction maintient le cap : avec un ratio de 8,09 % par rapport au chiffre d’affaires, le groupe prouve sa capacité à grandir tout en gardant le contrôle de ses coûts. En clair, MG parvient à faire croître ses équipes sans déséquilibrer sa structure de coûts.

Un réseau qui s’étend
L’expansion reste au cœur de la stratégie du groupe. Et de 104 ! Avec l’ouverture du tout nouveau magasin « MG Mourouj 3 », la société franchit une nouvelle étape. Ce point de vente vient renforcer sa présence sur le terrain : l’idée est simple, être toujours plus proche des clients pour mieux les servir, partout dans le pays.

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Voiture électrique: l’expertise technologique au service de la mobilité durable

Le ciel s’assombrit, la pluie redouble et les rues de la Tunisie commencent à saturer. Pour beaucoup d’automobilistes, c’est le début du stress. Pourtant, cette multiplication des épisodes climatiques extrêmes met en lumière un avantage méconnu de la voiture électrique : sa résilience face à l’eau.

« Chez BYD (Build Your Dreams), leader du secteur, l’ingénierie n’est plus seulement une question de performance, mais une véritable armure contre les éléments» indique Hajer Chekir.

Une stabilité à toute épreuve

Oubliez les carrosseries thermiques bricolées pour l’électrique. « Les modèles BYD reposent sur la e-Platform 3.0, une architecture pensée exclusivement pour l’électron » souligne Chekir.

L’atout maître: la batterie est intégrée directement dans le châssis.

Le résultat: un centre de gravité très bas et un empattement allongé.

Comme l’explique Bilel Neily, responsable technique à BYD, cette conception « ajuste l’équilibre du véhicule, le rend plus stable et améliore sa résistance au vent, même à grande vitesse ». En clair : là où une voiture classique pourrait tanguer sous les rafales ou la pluie battante, une voiture éléctrique reste littéralement ventousée à la route.

Adieu le coup de la panne sous la pluie

C’est la hantise de tout conducteur: le moteur qui cale après avoir aspiré de l’eau. Avec l’électrique, ce risque appartient au passé. Pourquoi ? Parce qu’un moteur électrique n’a pas besoin de respirer.

« Une voiture thermique aspire l’eau par l’admission d’air, ce qui stoppe net le moteur. Le moteur électrique, lui, fonctionne en circuit fermé, sans entrée d’air », précise Neily.

Selon Chekir, grâce à la norme IP67, les composants haute tension de BYD sont totalement étanches à la poussière et peuvent résister à une immersion temporaire jusqu’à un mètre de profondeur. Hajer Chakir tient toutefois à rassurer avec bon sens : l’idée n’est pas de transformer votre voiture en bateau, mais de vous offrir une “protection maximale” si vous êtes surpris par une montée des eaux. Pour les plus curieux, le spectaculaire Yangwang U8 est même capable de flotter.

La Blade Battery

«Le véritable cerveau de la sécurité, c’est la Blade Battery» confirme Chekir. Elle a survécu à l’impossible : des tests de perforation par clou, des pressions extrêmes et des températures allant de -30 °C à +60 °C. Même percée, elle ne s’enflamme pas. C’est cette fiabilité qui permet à la voiture électrique d’afficher une telle sérénité, privilégiant toujours le remplacement complet en cas de choc pour garantir que l’étanchéité d’origine reste intacte.

Moins de mécanique, plus de liberté

L’autre bonne nouvelle ? La fin du calvaire des entretiens à répétition. Pas d’huile, pas de filtres à changer, pas de courroies qui grincent.

La routine: un simple check-up tous les 40 000 km.

Le chrono: moins d’une heure en atelier.

Le bonus: des économies substantielles sur le long terme.

Recharger n’est plus un défi

« Si 80% des utilisateurs rechargent tranquillement chez eux, BYD tisse sa toile en Tunisie» Souligne Chekir. De Tunis à Djerba, en passant par Sfax et Sousse, des bornes de recharge fleurissent sur les axes stratégiques. Une cartographie interactive accompagne désormais chaque conducteur pour que “panne sèche” (ou plutôt “panne de batterie”) ne fasse plus partie de son vocabulaire.

En fin, pour Hajer Chekir, l’enjeu est clair : prouver que l’électrique n’est plus une simple alternative écologique, mais la réponse la plus sûre et la plus adaptée aux défis climatiques de notre époque.

 

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La Siphat enregistre une hausse de près de 80% de son chiffre d’affaires à fin 2025

L’année 2025 s’achève sur une note contrastée pour la Société des industries pharmaceutiques de Tunisie (Siphat). Si les indicateurs d’activité du quatrième trimestre affichent une dynamique commerciale impressionnante, la santé financière globale reste sous pression.

Un bond spectaculaire du chiffre d’affaires

La Siphat a terminé l’année en beauté avec une hausse de 78% de son chiffre d’affaires par rapport à fin 2024. Ce résultat est porté par un véritable moteur: la forme officinale, dont les ventes ont littéralement explosé.

Cependant, ce tableau positif comporte des zones d’ombre. D’une part, le segment hospitalier en recul: les ventes destinées aux hôpitaux ont chuté de 56%. D’autre part, l’export au point mort: aucune vente n’a été enregistrée à l’international sur cette période.

Une production en hausse et des investissements stratégiques

Pour soutenir cette demande, la production a suivi la même courbe avec une progression de 65%. Là encore, c’est l’officine qui tire la machine vers le haut, compensant la baisse de régime du secteur hospitalier. Fidèle à son ambition de se moderniser, la société a également consenti à des investissements majeurs au 4e trimestre pour muscler ses capacités opérationnelles.

Un endettement lourd                          

C’est le point de vigilance majeur: la dette de la Siphat a gonflé de 17% en un an. Plusieurs facteurs expliquent ce fardeau financier:

  • Des arriérés envers les caisses sociales (CNRPS et CNAM) s’élevant à 39,8 Mtnd.
  • Des obligations fiscales et des crédits (FADES, Trésor) pesant lourd dans la balance.
  • Un passif courant (fournisseurs et banques) frôlant les 58,8 Mtnd.

Une structure humaine plus légère

Côté effectifs, la société poursuit sa restructuration. Au 31 décembre 2025, la Siphat comptait 379 agents permanents, soit une réduction de 11% de sa masse salariale en un an.

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L’Université de Sfax est numéro 1 en Tunisie, selon le classement de Shanghai 2025

C’est le genre de nouvelle qui fait chaud au cœur et qui donne tout son sens au travail de longue haleine: l’Université de Sfax s’est hissée sur la plus haute marche du podium national dans le dernier classement de Shanghai (ARWU 2025).

Plus qu’une simple statistique, cette première place est une véritable consécration. Elle vient récompenser des années de persévérance. Aujourd’hui, l’institution ne se contente plus de suivre le mouvement, elle s’impose comme la véritable locomotive de la recherche scientifique en Tunisie, prouvant que l’excellence locale peut briller à l’échelle internationale.

Une reconnaissance mondiale méritée

Au-delà de son leadership local, l’université s’illustre sur la scène internationale en se hissant au 1095ᵉ rang mondial. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard, mais le reflet direct d’un système de recherche performant et d’une production scientifique régulière et de haute qualité.

Pourquoi ce classement est-il si important?

Le Shanghai Ranking ne fait pas de cadeaux. Chaque année, plus de 2 500 institutions sont scrupuleusement examinées, mais seule une élite, entre 1 000 et 1 200, réussit à se frayer un chemin vers le classement final. Pour décrocher sa place, l’Université de Sfax a dû relever le défi et satisfaire à des exigences d’excellence particulièrement rigoureuses:

-Qualité de la recherche et nombre de publications indexées.
-Impact académique (citations des travaux par d’autres chercheurs).
-Prestige des enseignants et distinctions internationales obtenues.

“Ce résultat confirme le rayonnement de notre institution et traduit la dynamique incroyable de nos laboratoires de recherche”. Extrait du communiqué officiel de l’Université de Sfax.

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Trending: ce que le manchot solitaire nous dit (vraiment) sur le leadership…

 

 

Le manchot solitaire est devenu une leçon pour certaines personnes, une tendance virale sur les réseaux sociaux et un sujet largement repris par les médias. Malgré une fin tragique, son image a été transformée en symbole de courage et de rupture avec les normes. Mais cette interprétation est-elle pertinente, notamment lorsqu’on l’applique au leadership et au management?

 

 

 

 

L’origine de cette fascination remonte à une courte séquence montrant un manchot marchant seul au cœur de l’Antarctique, s’éloignant inexorablement de sa colonie. Ces images sont extraites du documentaire Encounters at the End of the World du réalisateur allemand Werner Herzog, sorti en 2007. Longtemps resté confidentiel, ce passage a refait surface avec force en 2026, trouvant un écho particulier dans un contexte mondial marqué par l’épuisement professionnel, la quête de sens et le rejet de modèles de vie jugés trop contraignants.

Sur les réseaux sociaux, le manchot solitaire est rapidement devenu un miroir des maux contemporains. Pour de nombreux internautes, il incarne une rébellion silencieuse, le refus de suivre une trajectoire imposée, voire le courage de quitter un environnement perçu comme toxique. L’animal est ainsi élevé au rang de symbole: celui qui ose partir quand tout le monde reste.

Pourtant, la réalité scientifique déconstruit largement cette lecture. Les biologistes et spécialistes du comportement animal rappellent que ce type de comportement est extrêmement rare et anormal chez les manchots. Espèces profondément sociales, leur survie dépend presque entièrement du groupe: protection contre le froid, accès à la nourriture et reproduction reposent sur la vie en colonie. Werner Herzog lui-même évoque ces individus comme des “deranged penguins”, des animaux désorientés marchant vers une mort certaine, incapables de revenir vers leur groupe.

Pour les scientifiques, le message est clair. «Chez les espèces sociales, l’isolement prolongé n’est pas un choix stratégique mais un signal de détresse», souligne le biologiste comportemental Daniel Zitterbart, chercheur associé à l’Institut océanographique de Woods Hole. Une logique qui résonne bien au-delà du monde animal. 

Transposée au leadership et au management, cette histoire agit comme un avertissement. Contrairement à l’interprétation romantique véhiculée en ligne, le manchot solitaire n’est pas un modèle de leader. Un dirigeant qui s’isole durablement, qui rompt le lien avec ses équipes ou qui avance sans boussole collective, fragilise non seulement sa position mais aussi l’ensemble de l’organisation. Comme le rappelle Henry Mintzberg; auteur et expert leadership; «le leadership ne consiste pas à se tenir au-dessus des autres, mais à rester profondément connecté à eux».

Toutefois, réduire cette histoire à une simple apologie du conformisme serait tout aussi trompeur. En matière de marché et de concurrence, ne pas suivre la majorité peut parfois être une nécessité stratégique. L’innovation naît souvent de la capacité à s’écarter des chemins battus, à explorer des voies que personne n’a encore envisagées. De nombreuses ruptures économiques et technologiques sont le fruit de dirigeants qui ont osé aller là où le consensus n’existait pas encore.

 

 

Clayton Christensen, théoricien de l’innovation disruptive, résume cette tension en affirmant que «les innovations les plus transformatrices émergent rarement là où tout le monde regarde». S’éloigner du groupe peut donc être un acte visionnaire, à condition qu’il soit maîtrisé. Là réside la différence fondamentale entre le leader innovant et le manchot solitaire.

Là où le manchot s’enfonce sans retour, le leader visionnaire avance avec méthode. Il teste, ajuste, s’appuie sur des données et maintient un lien avec son écosystème. Il s’éloigne temporairement pour inventer, mais prépare toujours le retour vers le collectif. Peter Drucker, figure majeure du management moderne, le résume ainsi: «La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer, à condition d’être capable de le soutenir».

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La diminution de la production de papier influence négativement l’activité de la Sotipapier

L’année 2025 s’est achevée dans un climat exigeant pour la Sotipapier. Entre tensions sur les matières premières, climat social tendu et demande fluctuante, la société a dû naviguer à vue pour stabiliser son activité au dernier trimestre.

Production et ventes        

Le bilan opérationnel montre un ralentissement global, mais cache des réalités différentes selon les produits. Une production en repli: avec 11 709 tonnes produites au T4 2025, la Sotipapier enregistre une baisse de 17% par rapport à l’an dernier. Ce recul est principalement dû au segment “papier pour ondulé”. Le papier Kraft tire son épingle du jeu: si le chiffre d’affaires global baisse de 9% (26,2 Mtnd), le segment Kraft affiche une santé de fer avec une progression de 23%. À l’inverse, le papier pour ondulé chute lourdement de 38%.

Des freins externes; la production a été freinée par une grève en septembre et début octobre, perturbant les livraisons. De plus, la méforme du secteur du ciment en Tunisie a pesé sur la demande de sacs en papier sur l’ensemble de l’année.

Une gestion financière rigoureuse

Malgré la hausse du coût des matières premières importées qui grignote les marges, la Sotipapier a réussi à assainir ses finances. Désendettement: la dette nette a reculé pour s’établir à 44,27 Mtnd (contre 48,74 Mtnd fin 2024). Cet effort de désendettement a été rendu possible par le remboursement régulier des crédits. Investissements en pause: le rythme des investissements a nettement ralenti, passant de près de 15 Mtnd en 2024 à environ 8 Mtnd cette année.

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Tunisair : combien touchent les administrateurs en jetons de présence ?

La compagnie nationale Tunisair a tenu son Assemblée générale ordinaire (AGO); le 30 décembre dernier. Un rendez-vous attendu, mais surtout marqué par un décalage temporel frappant : les actionnaires ont dû statuer sur l’exercice… 2022. Dans une ambiance forcément pesante au vu des chiffres, plusieurs décisions clés ont été prises pour tenter de maintenir le cap malgré la tempête financière.

Jetons de présence

L’un des points à l’ordre du jour concernait la rémunération des administrateurs (les fameux jetons de présence). Dans un souci de conformité; les montants ont été fixés ainsi:

Représentants de l’État: 5 000 Tnd par an.

Entreprises publiques et petits porteurs: 2 188 Tnd par an.

Comité d’audit: pour ceux qui surveillent les comptes, l’indemnité est liée à la présence réelle (500 Tnd par réunion); avec un plafond annuel de 3 000 Tnd.

Un gouffre financier qui donne le vertige

Le constat comptable illustre la crise profonde que traverse la “Gazelle”. Pour l’année 2022; Tunisair affiche une perte nette de près de 229 millions de dinars.

Plus inquiétant encore, le cumul des déficits (résultats reportés) dépasse désormais la barre symbolique des 2 milliards de dinars. Avec des capitaux propres négatifs à hauteur de -1,47 milliard, la survie même de la société est en question. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une Assemblée Extraordinaire a dû valider la poursuite de l’activité; basée sur un nouveau plan d’affaires.

Gouvernance

Si l’assemblée a donné son “feu vert” (quitus) à la gestion des administrateurs pour 2022; elle a néanmoins posé des limites strictes:

Exclusions: les dirigeants faisant l’objet de poursuites judiciaires n’ont pas obtenu de quitus.

Opérations rejetées: les actionnaires ont refusé de valider certaines pratiques jugées irrégulières; comme un prêt exceptionnel de 8 000 Tnd accordé par l’ancien PDG ou encore des garanties de prêts bancaires octroyées au personnel navigant pour un montant total de 34 millions de dinars.

En résumé, Tunisair tente de régulariser sa situation administrative avec beaucoup de retard (plus de deux ans sur le calendrier légal); tout en essayant de colmater les brèches d’un navire financier qui prend l’eau de toutes parts.

 

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