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L’«érosion» géopolitique de l’Afrique du Nord

Alors que l’opinion publique tunisienne s’émeut à juste titre de l’érosion subie par la colline de Sidi Bou Saïd en fustigeant les abus et le non-respect des normes d’aménagement et de prévention de l’érosion risquant de compromettre sérieusement un joyau architectural et touristique, la question pourrait être, dans une certaine proportion, extrapolée vers le constat de non-succès, pour ne pas dire les choses plus crûment, de l’Afrique du nord, zone géopolitique dont le bilan sur tous les plans sociaux, économiques, démocratiques, sécuritaires et diplomatiques peut à juste titre être considéré comme une sous-performance et une série d’opportunités perdues, pour le moins que l’on puisse dire. (Ph. Migrants illégaux nord-africains à Lampedusa, Italie).

Elyes Kasri *

De nombreux pays semblent pétrifiés par la nécessité de plus en plus pressante de changement de paradigme socio-économique et de mode de gouvernance en se cachant derrière ou en prenant pour alibi les risques d’instabilité que causerait la perturbation des lignes rouges qui ne sont en fait que des situations de rente calcifiées à force d’intérêts corporatistes ou parasitaires finissant par occulter l’intérêt collectif jusqu’à l’hypothéquer et entraîner tout le système dans une spirale d’inadéquation, de perte de compétitivité avec de sérieux risques de faillite et d’explosion, malgré le potentiel humain, naturel et de positionnement géographique.

Réservoir de migrants face à une forteresse assiégée

L’Afrique du nord semble particulièrement vulnérable et volatile peut être en raison d’une configuration territoriale et politique post-coloniale mal assumée et qui, après plus d’un demi-siècle, a démontré son inaptitude à honorer les promesses et attentes de stabilité, d’autodétermination et de liberté des peuples avec les prérequis de démocratie et de bien-être, faisant de cette région un réservoir de migrants de tout genre de l’économique, au politique et l’humanitaire, forçant ainsi l’Europe à s’ériger en forteresse assiégée par une vague migratoire et la hantise d’un raz-de-marée transformé en leitmotiv par une extrême droite en croissance rapide, exploitant avec succès les inadéquations, rigidités et contradictions de son flanc sud en les présentant comme atteignant des seuils alarmants frisant la perte de contrôle et l’explosion socio-sécuritaire avec les retombées migratoires et identitaires assimilées à un grand remplacement.

Remettre en question les tabous post-coloniaux

Outre des choix économiques et politiques susceptibles d’être considérés à l’origine de cet état des lieux insatisfaisant pour certains et alarmant pour d’autres, il serait judicieux de s’interroger sur les causes profondes qui pourraient émaner d’un tracé colonial des frontières mal assumé ou carrément inassumable et dont les enseignements gagneraient à être tirés d’abord dans la perception des menaces et des obstacles à la stabilité, au développement et à la démocratie, loin des hauts le cœur et des cris effarouchés des tenants du statu quo à tout prix et de la sacralité des frontières héritées de la colonisation, préférant ainsi le confort de l’échec patent sur tous les plans à la nécessité historique d’un bilan serein d’un demi-siècle de déceptions, de soubresauts et d’échecs.

Tant que l’Afrique du nord n’aura pas eu le courage de remettre en question les lignes rouges et tabous post-coloniaux à tous les niveaux y compris territoriaux et frontaliers, la perspective de la perpétuation des échecs et des menaces du demi-siècle écoulé risque d’être exacerbée à la faveur des mutations géostratégiques et des bouleversements qui se profilent à l’horizon et qui semblent destinées à fracasser le statu quo et forcer le changement qui ne laissera aux peuples que l’option de le subir à leurs dépens faute de l’avoir anticipé et assumé.

* Ancien ambassadeur.

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Gel des visas USA: 75 pays concernés, dont 26 d’Afrique, à partir du 21 janvier 2026

Les États-Unis ferment temporairement la porte à des dizaines de milliers d’immigrants. À partir du 21 janvier 2026, le département d’État suspend le traitement des visas d’immigration pour 75 pays, touchant des ressortissants qui envisagent de s’installer de manière permanente sur le sol américain.

En effet, cette mesure ne concerne pas les visas temporaires, comme ceux de tourisme ou d’affaires, permettant aux voyageurs, notamment les supporters de la Coupe du monde, de continuer à se rendre aux États-Unis.

Parmi les pays visés figurent l’Afghanistan, la Russie, l’Iran, l’Irak, l’Égypte, le Nigeria, la Somalie, le Brésil, la Thaïlande et le Yémen, ainsi que de nombreux autres pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine.

En Afrique, ce sont 26 pays qui sont concernées, dont l’Algérie, le Cameroun, le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, l’Éthiopie ou le Rwanda, soulignant l’ampleur géographique de cette décision. Le département d’État n’a pas annoncé de date de fin précise, laissant planer une incertitude sur la durée de cette interruption.

Voici la liste complète des pays: Afghanistan, Albanie, Algérie, Antigua-et-Barbuda, Arménie, Azerbaïdjan, Bahamas, Bangladesh, Barbade, Biélorussie, Belize, Bhoutan, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Birmanie, Cambodge, Cameroun, Cap-Vert, Colombie, Côte d’Ivoire, Cuba, République démocratique du Congo, Dominique, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Fidji, Gambie, Géorgie, Ghana, Grenade, Guatemala, Guinée, Haïti, Iran, Irak, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kosovo, Koweït, Kirghizistan, Laos, Liban, Liberia, Libye, Moldavie, Mongolie, Monténégro, Maroc, Népal, Nicaragua, Nigeria, Macédoine du Nord, Pakistan, République du Congo, Russie, Rwanda, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Syrie, Tanzanie, Thaïlande, Togo, Tunisie, Ouganda, Uruguay, Ouzbékistan et Yémen.

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États-unis | Gel des procédures de visas : La Tunisie concernée

Les États-unis ont annoncé, ce mercredi 14 janvier 2026, le gel pour 75 pays de toutes les procédures de visas d’immigrants. La Tunisie est concernée par cette décision.

Ce gel des procédures de visas a été décidé dans le cadre de la lutte contre l’immigration lancée par Donald Trump, sachant que cette mesure ne concerne pas les visas de tourisme ou d’affaires mais elle est destinée aux personnes qui envisagent de résider de manière permanente aux Etats Unis.

« L’administration Trump met fin aux abus du système d’immigration américain par ceux qui cherchent à s’enrichir aux dépens du peuple américain », a déclaré Tommy Pigott, porte-parole du département d’État cité par les médias locaux.

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Migration : Berlin cite la Tunisie parmi les pays potentiels pour des centres de retour

Le gouvernement allemand envisage la création de « centres de retour » hors de l’Union européenne pour y transférer certains migrants en situation irrégulière, selon une information du quotidien allemand Bild. Parmi les pays évoqués figure la Tunisie, aux côtés de l’Ouganda, mais aucun accord n’a été conclu et Tunis n’a pas été officiellement sollicitée. Selon le journal, d’autres pistes sont également étudiées, dont la région du Kurdistan irakien, considérée par Berlin comme relativement stable et susceptible d’accueillir des structures similaires.

Selon Bild, Berlin cherche à externaliser une partie du traitement des migrants déboutés ou non expulsables et a identifié plusieurs États potentiels pour accueillir des centres de transit. La Tunisie apparaît dans cette liste préliminaire, dans un projet encore en phase exploratoire.

Le journal précise que ce dispositif ne viserait pas spécifiquement des Tunisiens et qu’il ne s’agit pas d’un mécanisme de renvoi automatique de migrants non tunisiens vers la Tunisie. À ce stade, aucune base juridique ni coopération bilatérale ne permettent de tels transferts.

Pas de consultation de Tunis

Aucune réaction officielle tunisienne n’a été publiée concernant les informations rapportées par Bild. Selon les données disponibles, Tunis n’a pas été associée aux discussions évoquées par la presse allemande.

Depuis 2023, le président Kaïs Saïed a à plusieurs reprises affirmé que la Tunisie « n’acceptera jamais d’être un pays de réinstallation » et refuse d’accueillir des migrants dont les États européens cherchent à externaliser la prise en charge.

Le 6 décembre 2025 à Genève, Mohamed Ali Nafti, ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, a réaffirmé cette position lors d’une table ronde de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), déclarant que la Tunisie refuse d’être un pays de transit ou d’installation pour les migrants irréguliers.

Tunisiens expulsés d’Allemagne : ce qui existe déjà

Les expulsions de ressortissants tunisiens depuis l’Allemagne ne sont pas nouvelles et s’inscrivent dans un cadre distinct des projets évoqués par Bild.

Entre 2018 et 2025, environ 1780 Tunisiens ont été renvoyés vers leur pays d’origine lors de vols de retour organisés, selon des données compilées par plusieurs ONG spécialisées. L’an dernier, près de 300 Tunisiens ont fait l’objet d’une expulsion après le rejet de leur demande d’asile ou la perte de leur statut légal. Ces retours forcés, effectués au cas par cas, relèvent des procédures bilatérales classiques entre Tunis et Berlin et ne sont pas liés au concept de « centres de retour » actuellement à l’étude par l’Allemagne.

Un projet européen encore incertain

L’idée de centres de retour fait suite à l’approbation par les ministres de l’Intérieur de l’UE d’une position commune sur les pays sûrs et le futur règlement relatif au rapatriement. Les négociations doivent maintenant s’ouvrir avec le Parlement européen.

Le projet reste néanmoins lointain : plusieurs questions juridiques, financières et diplomatiques demeurent sans réponse, et aucun État tiers n’a pour l’instant accepté d’héberger de telles structures.

Au niveau européen, la faisabilité de ces centres reste incertaine. Plusieurs groupes du Parlement estiment que l’externalisation des procédures d’asile pourrait contrevenir aux règles européennes et au droit international, tandis qu’aucun dispositif similaire n’a jamais été mis en œuvre malgré plusieurs tentatives de l’UE ces dernières années.

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Après les tirs à Washington, Trump va stopper l’immigration en provenance du « tiers-monde »

Au lendemain de la fusillade qui a coûté la vie à une membre de la Garde nationale à Washington, le président américain Donald Trump a annoncé vouloir « suspendre définitivement » l’immigration en provenance de ce qu’il appelle les pays du « tiers-monde ». Une déclaration à tonalité radicale, formulée à chaud après l’attaque survenue près de la Maison-Blanche et commise par un ressortissant afghan arrivé aux États-Unis en 2021.

L’auteur présumé de la fusillade, interpellé après avoir tiré sur deux soldats, faisait partie des milliers d’Afghans réinstallés aux États-Unis après la chute de Kaboul. Selon les autorités, le drame a immédiatement relancé le débat sur la politique d’accueil de ressortissants venant de zones de conflit. La mort de la militaire Sarah Beckstrom a ajouté un poids émotionnel considérable à une affaire déjà politiquement explosive.

Peu après l’annonce du décès de la soldate, Trump a publié un message dans lequel il affirme que la « migration permanente en provenance de nations pauvres et instables sera mise en pause pour de bon ». Cette formulation, inédite, laisse entendre un gel potentiellement massif qui dépasserait le seul cas afghan. Les États-Unis avaient déjà entrepris un réexamen complet des cartes vertes délivrées à des ressortissants de 19 pays considérés comme à haut risque.

Suspension de démarches

La Maison-Blanche avait par ailleurs suspendu toutes les demandes d’immigration afghanes en cours, une mesure qui pourrait désormais s’étendre à un groupe plus large de pays. Le gouvernement justifie cette ligne dure par des impératifs sécuritaires, tout en affirmant que les programmes existants de réinstallation ont « laissé passer des individus dangereux ».

Cette réaction soulève de nombreuses interrogations. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une logique de punition collective qui assimile l’ensemble des migrants de certains pays à une menace potentielle. D’autres observateurs rappellent que la majorité des 77 000 Afghans accueillis depuis 2021 n’ont aucun lien avec des activités criminelles, et que ce durcissement risque de fragiliser des familles déjà exposées à des situations dramatiques.

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Afrique-Europe : la Tunisie appelle à une mobilité légale et responsable

Lors de la septième Sommet Afrique-Europe, qui s’est tenu les 24 et 25 novembre en Angola, le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens de l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé la position de son pays en faveur d’une approche globale et multidimensionnelle de la migration. Selon lui, cette approche doit conjuguer les dimensions humanitaires, économiques, sociales et culturelles, tout en reposant sur la responsabilité partagée et l’équité, notamment face aux disparités de développement et aux inégalités entre le Nord et le Sud.

Dans son intervention lors de la session consacrée à « un avenir prospère et durable pour l’Afrique et l’Europe et le partenariat pour la migration et la mobilité », le ministre tunisien a appelé à accélérer la mise en œuvre de programmes de mobilité légale et circulaire entre les deux continents. Il a également proposé la création d’une plateforme commune entre l’Union africaine et l’Union européenne pour encourager l’investissement conjoint dans les pays d’origine des migrants.

Mohamed Ali Nafti a insisté sur le fait que l’avenir de l’Afrique et de l’Europe dépend de la capacité à établir des parcours de migration réguliers, transparents et attractifs, sans compromettre les ressources humaines des pays exportateurs de compétences. Il a souligné la nécessité de prévenir la fuite des cerveaux en mettant en place des partenariats solidaires et des mécanismes favorisant le retour des experts, tout en soutenant les systèmes nationaux d’enseignement supérieur, de formation professionnelle et d’apprentissage tout au long de la vie. Pour lui, « la migration peut devenir un moteur de développement et de richesse lorsque son organisation est sûre, légale et respectueuse de la dignité humaine ».

Co-travail avec l’Organisation internationale pour les migrations

Le ministre a également évoqué les défis posés par la migration irrégulière, soulignant que ce phénomène est alimenté par les réseaux de trafic et d’exploitation des êtres humains. Il a salué le co-travail avec l’Organisation internationale pour les migrations visant à créer de nouvelles opportunités et à mobiliser les ressources humaines pour investir au profit des migrants dans leurs pays d’origine.

Enfin, Mohamed Ali Nafti a rappelé l’engagement de la Tunisie envers le multilatéralisme et la nécessité de renouveler la coopération internationale dans un monde en profonde mutation, où les crises économiques, sécuritaires, environnementales et humanitaires se croisent. Il a plaidé pour la construction de systèmes plus justes et pour un changement de politique fondé sur l’humain comme moteur réel du développement, au service des générations présentes et futures.

La réunion a conduit à l’adoption d’une déclaration conjointe Afrique-Europe, qui fixe les grandes orientations et priorités de la coopération entre les deux continents pour les années à venir. Les engagements portent sur le renforcement du partenariat dans les domaines de la paix, de la sécurité, de la migration et du développement, ainsi que sur le soutien au multilatéralisme et à sa réforme pour assurer une représentation équitable de l’Afrique face aux défis communs des deux continents.

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