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Le Canada se rebiffe contre le « grand frère » du Sud

C’est une première dans la longue histoire du forum des riches à Davos. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, sort des rangs et reçoit une longue ovation debout après son discours qui a eu l’effet d’un coup de tonnerre. Une bombe lancée dans une Assemblée où les participants et les orateurs ont toujours eu pour principes de nourrir les illusions, entretenir les fictions et ne jamais appeler un chat un chat.

Dans son discours, largement commenté et diversement apprécié, il a donné un coup de pied dans la fourmilière en dénonçant « la fiction confortable d’un ordre international basé sur des règles ». Il n’a mentionné nommément ni les Etats-Unis ni Donald Trump, mais tout le monde sait que ce sont eux que le Premier ministre canadien visait.

Il les visait en mettant en garde contre « des puissances qui utilisent les droits de douane comme levier, les infrastructures financières comme instruments de coercition et les chaînes d’approvisionnement comme des vulnérabilités à exploiter ».

Mark Carney n’est pas le premier à faire le diagnostic de « la fin d’un monde basé sur des règles ». Mais il est le premier à appeler « les puissances moyennes », c’est-à-dire les pays européens, le Japon, la Corée entre autres, à s’unir et à rejeter la coercition. Car, explique-t-il, « quand les règles ne vous protègent plus, il faut vous protéger vous-mêmes ».

Il va sans dire que Donald Trump s’est senti visé, et avant même de quitter Davos, il a lancé une mise en garde au Premier ministre canadien en ces termes : « Le Canada vit grâce aux Etats-Unis. Souvenez-vous-en Mark, la prochaine fois que vous ferez vos déclarations. »

Le discours de Mark Carney traduit avant tout « un ras-le-bol » de la majorité des citoyens canadiens des menaces répétées de Donald Trump de faire de leur pays le 51e Etat, d’imposer arbitrairement des tarifs douaniers élevés pour leurs produits exportés, d’appeler leurs Premiers ministres « Gouverneurs », etc.

Les Canadiens sont même inquiets que l’imprévisible président américain ne les surprenne par une invasion subite de leur pays. Un article publié le 21 janvier par le journal canadien de référence, The Globe and Mail, a rassuré (ou inquiété encore plus ?) ses lecteurs en les informant des « préparatifs militaires » qu’est en train d’entreprendre le Canada pour se défendre contre une éventuelle invasion qu’engagerait son puissant voisin du sud.

En fait, dans son discours de Davos, le Premier ministre canadien ne semble inquiet que des conséquences économiques sur son pays du comportement erratique du président américain. L’histoire et la géographie ont fait que les Etats-Unis et le Canada entretiennent des relations économiques très étroites, mais pas au point que celui-ci « vive grâce » à ceux-là, comme tente de le faire croire la réaction coléreuse de Trump.

Mais, plus que le discours de Mark Carney à Davos, ce qui devrait rendre le président américain plus furieux encore, ce sont les sages décisions prises par le Canada de diversifier ses liens économiques en s’ouvrant sur le Brésil, le Mexique et, surtout, sur la Chine. Un pas qui s’apparente à la volonté du Premier ministre canadien d’affranchir son pays de « la coercition » et de le protéger en « l’absence de règles internationales protectrices ».

Le changement le plus spectaculaire concerne la nouvelle attitude du Canada envers la Chine. Il faut rappeler ici que lorsque l’ancien président Joe Biden a imposé un tarif de 100 % sur les véhicules électriques chinois, le Canada a suivi « le grand frère » en imposant le même tarif sur le même produit…

Le nouvel accord sino-canadien que viennent de signer Mak Carney et Xi Jinping permet l’entrée de 50 000 véhicules électriques chinois au tarif douanier de seulement 6,1 %. De même qu’il libère les produits agricoles canadiens du « chantage américain », ouvre le marché canadien aux panneaux solaires et aux turbines éoliennes made in China. En un mot, un pied de nez spectaculaire au « grand frère du sud », à côté duquel, autres temps autres mœurs, le Canada était dans pratiquement toutes ses guerres d’agression…

Reste à savoir si « les puissances moyennes », auxquelles s’adressait Mark Carney à Davos, auront la même audace que lui et suivront ses conseils de « se protéger elles-mêmes en l’absence de règles internationales protectrices » ?

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Le Canada a-t-il raison de s’inquiéter de la gourmandise de l’Amérique de Trump?

Que faire en cas d’agression du voisin américain ? Après le Venezuela et le Groenland, les Canadiens se demandent s’ils seront les prochains sur la liste des visées expansionnistes du président américain. Au point que l’armée canadienne envisage le scénario de tactiques de guérilla contre une hypothétique invasion américaine.

 

« Quand vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu ». Dans un discours choc prononcé mardi 20 janvier devant un parterre de gotha politique et économique mondial réuni lors du 56e forum à Davos, le Premier ministre canadien, Mark Carney, constate non sans amertume que le monde a basculé dans une nouvelle ère, marquée par la rivalité des grandes puissances, l’usage coercitif du commerce et la fin de ce qu’il appelle une « fiction confortable » : celle d’un ordre international fondé sur des règles communes. Tout en appelant les puissances intermédiaires « à se préparer au retour du rapport de force et à construire une autonomie stratégique ; sans renoncer à leurs valeurs fondamentales, qu’il s’agisse de la souveraineté ou de l’intégrité territoriale ».

Le message du responsable canadien est simple : de nombreux pays ne peuvent plus se contenter de compter sur leurs alliances et leur géographie. « Un pays qui ne peut pas se nourrir, se fournir en énergie ou se défendre a très peu d’options lorsque les règles cessent de vous protéger ».

Réponse hautaine de Donald Trump qui rétorque que « le Canada vit grâce aux Etats-Unis », avant de reprocher à Ottawa de ne pas reconnaître suffisamment les avantages tirés de cette relation. « Souviens-t-en, Mark, la prochaine fois que tu fais des déclarations », a-t-il lancé, dans une mise en garde à peine voilée adressée au Premier ministre canadien.

Inquiétudes justifiées

Ce discours longuement ovationné à Davos, est partagé notamment au Canada où depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, la relation bilatérale longtemps perçue à Ottawa comme stable et prévisible, est marquée par les menaces répétées sur les droits de douane, les remises en cause publiques des accords commerciaux. D’autant plus que Donald Trump a évoqué à plusieurs reprises l’idée que son voisin du nord puisse devenir le 51e État des Etats-Unis. Le milliardaire républicain s’est récemment montré de plus préoccupé par la vulnérabilité du Canada face aux adversaires des États-Unis dans l’Arctique, notamment la Russie et la Chine, critiquant en privé le faible niveau de dépenses de défense d’Ottawa.

Provocation  

Plus inquiétant encore. Dans la nuit de lundi à mardi 20 janvier, alors que les ambitions américaines sur le Groenland inquiètent les alliés de Washington, le président américain a posté sur son réseau, Truth Social, une série de photos générées par l’intelligence artificielle où on le voit dans le Bureau ovale avec les dirigeants européens, assis comme des élèves sages et obéissants, devant une carte où le drapeau américain recouvre les Etats-Unis mais aussi le Canada, le Groenland et le Venezuela ! De la science fiction, une provocation délibérée ?

Simulations en cas d’invasion américaine

Plutôt un scénario, jugé impensable auparavant, qu’Ottawa prend très au sérieux maintenant. En effet, The Globe and Mail, quotidien de référence au Canada, révèle que l’état-major militaire canadien a récemment planché sur des scénarios de crise impliquant une invasion militaire américaine.

Ces simulations, qualifiées d’hypothétiques par les autorités, montrent la fragilité structurelle du Canada face à son voisin du sud, en particulier sur le flanc arctique et dans les grandes infrastructures stratégiques. Pis : selon les projections, l’ensemble des sites stratégiques du pays pourraient tomber en moins d’une semaine.

Tactiques de guérilla urbaine ?

Toujours est-il que le modèle conceptuel et théorique développé par l’armée canadienne, s’il ne constitue pas un plan militaire opérationnel, permet plutôt d’évaluer les risques et d’explorer les stratégies.

Selon le quotidien canadien, les responsables militaires envisagent ainsi une attaque venant du sud, avec des forces américaines capables de surmonter rapidement les positions stratégiques canadiennes sur terre et en mer, en l’espace d’une semaine, voire en deux jours seulement. Alors même que le Canada ne possède pas les effectifs ni l’équipement nécessaires pour repousser une invasion classique. Le modèle prévoit par conséquent une guerre non conventionnelle, où des groupes armés irréguliers ou des civils organisés utiliseraient embuscades, sabotages, frappes de drones et attaques éclair.

« Le modèle inclut les tactiques utilisées par les moudjahidines afghans dans leurs attaques éclair contre les soldats russes durant la guerre soviéto-afghane », assure un haut fonctionnaire canadien qui s’exprime anonymement dans les pages du quotidien. Des tactiques qui ont déjà été reprises par les Talibans contre les forces américaines et alliées, y compris les Canadiens, en Afghanistan. L’objectif : infliger de lourdes pertes aux forces occupantes américaines.

Au final, cette réorientation signifie-t-elle une rupture totale avec Washington ? Selon les observateurs, le Canada, membre fondateur de l’OTAN et partenaire des États-Unis pour la défense aérienne continentale, cherche plutôt à réduire une dépendance jugée désormais à haut risque. En attendant le départ tant espéré d’un président américain déroutant, peu fiable et imprévisible à volonté.

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Canada–Chine : le dégel stratégique en perspective

Le président chinois, Xi Jinping, et le Premier ministre canadien, Mark Carney, ont salué, ce vendredi à Pékin, l’avènement d’un nouveau partenariat bilatéral, marquant un réchauffement après plusieurs années de relations tendues.

« Je suis extrêmement heureux que nous avancions dans ce nouveau partenariat stratégique », a déclaré Mark Carney au début de son entretien avec Xi Jinping, point d’orgue de la première visite d’un chef de gouvernement canadien en Chine depuis huit ans.

Pour sa part, Xi Jinping a parlé d’un « nouveau chapitre » dans les relations entre les deux pays, amorcé lors de leur rencontre en octobre dernier en marge du sommet Asie-Pacifique en Corée du Sud.

Depuis, les échanges diplomatiques visant à relancer la coopération « dans divers domaines » ont porté leurs fruits, s’est félicité le président chinois, se disant « satisfait » de l’évolution actuelle.

Arrivé mercredi soir à Pékin, Mark Carney espère, par cette visite, tourner la page des tensions passées et donner un nouvel élan aux échanges commerciaux bilatéraux.

A noter que les relations sino-canadiennes s’étaient fortement dégradées en 2018 après l’arrestation au Canada d’une dirigeante de Huawei, suivie de l’arrestation en Chine de deux Canadiens accusés d’espionnage. Plus récemment, les deux pays se sont opposés sur le terrain commercial, Ottawa imposant des droits de douane sur certains produits chinois, tandis que Pékin répliquait en taxant notamment le canola canadien.

Mark Carney souhaite néanmoins progresser sur ces dossiers sensibles tout en maintenant un dialogue pragmatique. Son ambition est de doubler, d’ici 2035, les exportations canadiennes vers des pays autres que les États-Unis, afin de réduire la dépendance économique vis-à-vis de son voisin du sud.

Les deux dirigeants ont mis en avant des « avancées historiques » possibles dans l’agriculture, l’énergie et la finance. Xi Jinping a souligné que des relations « rationnelles et stables » entre Ottawa et Pékin serviraient non seulement leurs intérêts communs, mais aussi la stabilité mondiale.

La Chine reste le deuxième partenaire commercial du Canada après les États-Unis. En 2025, les échanges bilatéraux ont atteint 89,6 milliards de dollars, avec un excédent commercial chinois de plus de 6 milliards de dollars.

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Tunisie – Canada : La coopération militaire en discussion

Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu l’ambassadeur du Canada en Tunisie, Alexandre Bilodeau, pour un entretien consacré à l’état des relations bilatérales et aux perspectives de coopération militaire. Les échanges ont porté sur l’élargissement du partenariat à de nouveaux domaines stratégiques et de développement.

Les relations tuniso-canadiennes et les moyens de renforcer la coopération militaire entre les deux pays ont été au centre d’un entretien tenu au siège du ministère de la Défense nationale. La rencontre a permis de faire le point sur les mécanismes existants et d’examiner les pistes susceptibles de donner une nouvelle impulsion à ce partenariat.

Vers un cadre juridique renforçant la coopération militaire

Le ministre de la Défense nationale s’est félicité de la qualité des relations d’amitié entre la Tunisie et le Canada, soulignant la nécessité de hisser la coopération militaire au même niveau que la coopération bilatérale dans les autres secteurs. Il a insisté sur l’importance de mettre en place un cadre juridique structuré, destiné à organiser et renforcer ce partenariat sur des bases durables.

Khaled Sehili a plaidé pour une extension de la coopération militaire à plusieurs domaines jugés prioritaires, notamment la santé militaire, la recherche et le sauvetage en mer, la lutte contre la migration irrégulière, la criminalité transfrontalière, la traite des personnes ainsi que la cybersécurité, considérée comme un enjeu croissant pour les institutions de défense.

Appui aux projets de développement dans les régions sahariennes

Lors de l’entretien, le ministre a également mis en avant l’importance du soutien aux projets de développement pilotes à dimension économique et sociale, en particulier dans les régions intérieures et sahariennes. Il a cité, à ce titre, les expériences menées par l’armée nationale à Rejim Maatoug et El Mohdith, dans la délégation d’El Faouar (gouvernorat de Kébili).

Selon lui, ces projets contribuent à la revitalisation des zones sahariennes, au développement des ressources hydriques, à la dynamisation des activités commerciales et à la création d’emplois, améliorant ainsi les conditions de vie des populations locales.

Ottawa disposé à renforcer la coopération bilatérale

De son côté, l’ambassadeur du Canada, récemment accrédité en Tunisie, a salué la solidité des relations entre les deux pays et le rôle de la Tunisie en tant que facteur de stabilité régionale. Il a exprimé la disposition de son pays à élever le niveau de la coopération militaire, dans un esprit de respect mutuel et d’intérêt partagé.

Alexandre Bilodeau avait remis une copie figurée de ses lettres de créance au ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, marquant officiellement le début de sa mission diplomatique en Tunisie.

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