De nouveaux mécanismes de financement des entreprises tunisiennes sur les marchés africains
En Tunisie, le capital-investissement et les fonds d’investissement spécialisés (FIS) sont sur le point de se substituer au financement bancaire classique pour soutenir l’internationalisation des entreprises tunisiennes en Afrique au sud du Sahara.
C’est autour de cette idée qu’a été organisée, samedi 17 janvier 2026à Tunis, une conférence-débat consacrée aux mécanismes de financement de la croissance des entreprises tunisiennes sur le continent africain, à l’initiative du Conseil d’Affaires tuniso-africain (Tunisia Africa Business Council – TABC), en marge de son Assemblée générale ordinaire.
L’objectif de cette rencontre visait à présenter des solutions financières alternatives capables d’accompagner aussi bien les entreprises déjà présentes sur les marchés africains mais aussi celles souhaitant s’y implanter.
En effet, le capital-risque et les fonds d’investissement sont à même d’entrer dans le capital des entreprises, de renforcer leurs fonds propres et de leur donner les moyens financiers nécessaires pour exporter ou s’implanter durablement en Afrique, estime Anis Jaziri, président de TABC.
L’amélioration des fonds propres constitue un levier indispensable pour développer l’export et les implantations tunisiennes en Afrique, dans un contexte où les banques tunisiennes demeurent peu présentes sur le continent.
Le vice-président de l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), Mohamed Salah Frad, mettra l’accent sur le fait que les Fonds d’investissement spécialisés sont un mécanisme encore méconnu dans le paysage entrepreneurial tunisien. « Il s’agit de fonds introduits par la nouvelle loi transversale relative à la relance de l’investissement en Tunisie, permettant à des fonds domiciliés en Tunisie d’investir à l’étranger sans autorisation préalable, avec des compartiments en devises », expliquera-t-il.
Ces véhicules, régis par le Conseil du marché financier (CMF), commencent à émerger en Tunisie, avec cinq à six fonds déjà opérationnels, et offrent aux entreprises tunisiennes la possibilité de prendre des participations et de s’implanter physiquement à l’international, notamment en Afrique subsaharienne.
La présidente de l’ATIC, Selma Zouaoui, abonde dans la même direction, soulignant qu’au-delà du crédit bancaire, il existe une palette diversifiée de solutions de financement, allant des fonds d’investissement spécialisés et du capital-investissement à l’assurance-crédit et aux garanties à l’export. Des instruments qu’elle a qualifiés de leviers puissants, mais encore insuffisamment connus.
Selon elle, la rencontre intervient pour combler justement ce déficit de connaissance et à démontrer, de manière concrète, comment ces mécanismes peuvent être mobilisés efficacement pour soutenir l’internationalisation des entreprises.
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La Tunisie engage une révision de ses accords commerciaux euro-méditerranéens. Trois projets de loi examinés en Conseil des ministres visent à adapter les règles d’origine, renforcer l’intégration industrielle et sécuriser l’accès aux marchés européens. En parallèle, fiscalité verte, prix agricoles administrés et retour des Tunisiens du monde alimentent le débat économique et social de fin d’année.
La séance boursière du jeudi 25 décembre 2025 s’est inscrite dans un climat de consolidation, traduisant une pause logique après une année exceptionnellement dynamique pour la place de Tunis. Le TUNINDEX a clôturé en léger repli de 0,17%, à 13 254 points, tout en conservant une performance annuelle robuste de +33%, confirmant la solidité de la tendance de fond.
La Bourse de Tunis a clôturé la semaine du 15 au 19 décembre sur une note globalement positive, confirmant la solidité du marché après une année exceptionnelle. Derrière la stabilité des indices, les investisseurs opèrent une rotation sectorielle marquée, ouvrant la voie à des opportunités tactiques à court terme pour les profils actifs.
La Bourse de Tunis a signé en 2025 l’une de ses meilleures performances de la dernière décennie. Avec un TUNINDEX en hausse de plus de 32% et un TUNINDEX20 dépassant les 34%, le marché actions tunisien a opéré un net changement de régime. Mais après une telle accélération, l’année 2026 ne sera plus une simple prolongation du rallye : elle s’annonce comme une année de sélection, d’arbitrages et de gestion active du risque.
En clair : après une année exceptionnelle, la Bourse de Tunis reste attractive, mais elle ne récompensera plus l’exposition passive. En 2026, la performance viendra avant tout de la qualité des allocations et du choix des valeurs.