Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Retour des Tunisiens du monde : quels freins et quels leviers identifiés ?

Retour des Tunisiens du monde : motivations, freins et conditions identifiés par une enquête

Mieux comprendre les motivations, les freins et les conditions de retour des Tunisiens du monde (TdM) : tel est l’objectif principal d’une enquête menée auprès d’un échantillon représentatif de la diaspora tunisienne. L’étude vise à éclairer les profils socio-économiques des TdM, leur lien avec la Tunisie, leurs perspectives de retour et les leviers susceptibles de rendre ce projet plus attractif.

Une enquête représentative et méthodologiquement mixte

L’enquête repose sur un dispositif combinant deux modes de collecte. Le premier consiste en des entretiens en face à face réalisés selon la méthode CAPI. Le second s’appuie sur une enquête en ligne de type CAWI, accessible notamment via QR Code en cas de réticence à l’entretien direct.
La taille de l’échantillon s’élève à 1 041 personnes. Il est présenté comme représentatif de l’ensemble des Tunisiens du monde, sans précision supplémentaire sur la répartition géographique ou temporelle [à vérifier].

Profils, attachement et pratiques des Tunisiens du monde

L’étude dresse un profil détaillé des répondants, intégrant l’âge, le genre, le niveau d’études, la situation familiale et professionnelle ainsi que le niveau de revenu. Elle évalue également leur degré d’attachement à la Tunisie et analyse leurs comportements, notamment la fréquence des retours, l’existence d’un patrimoine dans le pays et la nature des liens familiaux entretenus.

Ces éléments permettent de mieux cerner les attentes des Tunisiens du monde et d’identifier les facteurs qui influencent leur rapport au pays d’origine, qu’il s’agisse d’un retour définitif ou partiel.

Les leviers identifiés pour encourager le retour

Parmi les principaux enseignements, l’amélioration du cadre de vie apparaît comme un facteur central. Les répondants citent en priorité la santé, l’éducation et les infrastructures. L’accès aux marchés et aux opportunités économiques, ainsi que la stabilité économique et politique, figurent également parmi les éléments jugés attractifs.

L’étude souligne l’importance de faciliter l’investissement, notamment via un accès simplifié au financement et au capital-risque, ainsi que par des procédures administratives allégées. La simplification de la réglementation bancaire et de change ressort comme un autre levier majeur.

Protection sociale et cadre institutionnel

Le renforcement de la protection sociale constitue un axe structurant. Les répondants évoquent la nécessité de garantir les pensions de retraite, l’assurance maladie et des systèmes mutualistes adaptés. L’enquête recommande la négociation d’accords bilatéraux avec les pays de résidence afin de permettre le transfert des pensions sans exigence de présence physique régulière.

Enfin, la stabilité et la prévisibilité du cadre institutionnel sont identifiées comme des conditions essentielles. Le renforcement de la transparence des institutions et la stabilité des politiques économiques sont présentés comme des facteurs clés pour restaurer la confiance des Tunisiens du monde dans leur pays.

L’article Retour des Tunisiens du monde : quels freins et quels leviers identifiés ? est apparu en premier sur WMC.

CNOT : Mehrez Boussayène reconduit pour un quatrième mandat

Mehrez Boussayène a été reconduit, vendredi soir, à la présidence du Comité National Olympique Tunisien (CNOT) pour un quatrième mandat consécutif couvrant la période 2025-2028. Sa réélection est intervenue à l’issue de l’Assemblée générale élective tenue dans un hôtel de la capitale, en présence de 31 fédérations sportives, dont 21 olympiques et 10 non olympiques.

Seul candidat à sa propre succession, Boussayène, qui préside le CNOT depuis 2013, a vu sa continuité à la tête de l’institution validée sans opposition. L’Assemblée a également procédé à l’élection des membres du bureau exécutif ainsi que de ceux du Conseil d’arbitrage sportif.

Un bureau exécutif élargi pour le mandat 2025-2028

À l’issue du scrutin et après l’annonce officielle des résultats par la commission électorale indépendante, le bureau exécutif du CNOT pour le nouveau mandat a été constitué. Il comprend, outre le président Mehrez Boussayène, dix-sept représentants des fédérations olympiques : Aref Brini, Nahla Ben Ibrahim, Mohsen Takrouni, Sofiène Jeribi, Saber Jelajla, Iskander Hachicha, Hédi Lahouar, Hassine Kharrazi, Sofiène Chaouachi, Taher Zaraï, Mohamed Fetni, Abdelmajid Jrad, Hatem Marnoui, Ridha Manaï, Hédia Mansour, Karim Hilali et Inès Hammami.

Les fédérations non olympiques sont représentées par Mourad Snoussi, Mohamed Adel Zahra, Béchir Cherif et Habib Chérif. Marwa Amri a, pour sa part, été élue représentante du sport d’élite au sein du bureau exécutif.

Composition du Conseil d’arbitrage sportif

L’Assemblée générale a également élu les membres du Conseil d’arbitrage sportif, désormais composé de Akram Zribi, Bahaeddine Bakkari, Chedly Rahmani, Henda Guesmi et Ali Guiga.

Responsabilité renforcée et continuité stratégique

À l’issue de sa réélection, Mehrez Boussayène a déclaré à l’agence TAP que la confiance renouvelée de la famille olympique tunisienne renforçait le sens de la responsabilité qui lui incombe. Il a rappelé que près de 40 % des médailles olympiques remportées par la Tunisie depuis la création du mouvement olympique national ont été obtenues au cours de ses trois précédents mandats.

Selon lui, ce bilan reflète le travail mené par le CNOT en coordination avec les différents acteurs du sport tunisien, notamment le ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette coopération a permis, a-t-il souligné, à la Tunisie d’accéder à plusieurs reprises aux podiums olympiques et de porter haut ses couleurs sur la scène internationale.

Vers un modèle sportif professionnel

Pour le prochain mandat, le président du CNOT a affirmé que la priorité sera la mise en place d’un modèle sportif professionnel, axé sur la formation de champions et le renforcement du rayonnement international du sport tunisien. Cette orientation reposera sur le développement des ressources humaines, l’instauration d’une culture de planification et d’évaluation continue, ainsi que sur la discipline, l’excellence et une gouvernance saine et transparente.

Il a enfin assuré que le CNOT poursuivra son soutien aux fédérations sportives, tant pour l’organisation de compétitions continentales et mondiales en Tunisie que pour la participation des athlètes aux stages et regroupements à l’étranger, en s’appuyant sur les mécanismes de financement disponibles, notamment ceux de la Solidarité Olympique.

L’article CNOT : Mehrez Boussayène reconduit pour un quatrième mandat est apparu en premier sur WMC.

CAN Maroc 2025 : un nul frustrant mais formateur pour les Lions de l’Atlas

Le sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, a qualifié de « frustrant » le match nul (1-1) concédé face au Mali, vendredi, lors de la deuxième journée du groupe A de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc-2025. Un résultat qu’il estime toutefois utile pour la suite de la compétition, au vu de l’intensité et des enseignements tirés de cette rencontre.

En conférence de presse d’après-match, Regragui a souligné la solidité de l’adversaire malien et reconnu que son équipe avait manqué d’efficacité dans les moments clés. « Nous avons affronté une solide équipe malienne. Nous pouvions tuer le match, mais ce nul va nous servir pour la suite. C’était une belle opposition », a-t-il déclaré.

Manque d’efficacité et exposition défensive

Le sélectionneur national a admis que ses joueurs avaient créé de nombreuses occasions sans parvenir à faire la différence. « Il faut être plus efficace dans ce genre de match », a-t-il reconnu, ajoutant que cette situation intervenait à un moment opportun de la compétition. « C’est mieux que ça arrive maintenant », a-t-il estimé.

Regragui a également pointé une exposition défensive excessive. « On a créé beaucoup d’occasions, mais ce que je regrette, c’est qu’on s’est trop exposé », a-t-il expliqué, évoquant une opposition qui a poussé les Lions de l’Atlas « jusqu’au bout », une situation peu fréquente ces derniers temps.

Objectif maintien de la première place

Malgré ce coup d’arrêt à la série de victoires, le sélectionneur reste confiant. « Ce match nul a arrêté notre série de victoires. On repart à zéro », a-t-il dit, tout en assurant que l’équipe allait monter en puissance. L’objectif demeure inchangé : terminer en tête du groupe A. « Nous allons continuer notre bonhomme de chemin. Notre objectif est de terminer premiers de notre groupe », a-t-il affirmé, saluant l’engagement et l’intensité de ses joueurs.

Incertitude autour d’Achraf Hakimi

Sur le plan de l’effectif, Regragui a indiqué que le retour d’Achraf Hakimi restait envisageable pour les matchs à élimination directe. Sa participation face à la Zambie, lors de la dernière journée de la phase de groupes, demeure toutefois incertaine. « On verra s’il pourra jouer face à la Zambie lundi », a-t-il précisé.

Déception côté joueurs

Désigné homme du match, le milieu de terrain Neil El Ainaoui a exprimé sa déception après la rencontre. « Ce n’est pas le résultat qu’on espérait. C’est un peu mitigé », a-t-il confié, appelant à corriger les erreurs et à se projeter rapidement vers le prochain rendez-vous.

Le joueur de l’AS Rome a rappelé que ce type d’opposition était attendu dans cette CAN. « Il faut trouver les solutions pour se créer plus d’occasions et marquer des buts », a-t-il insisté.

Situation du groupe A

À l’issue de cette deuxième journée, le Maroc conserve la tête du groupe A avec quatre points. La Zambie et le Mali suivent avec deux points chacun, tandis que les Comores ferment la marche avec une unité. Lors de la troisième et ultime journée, les Lions de l’Atlas affronteront la Zambie, lundi prochain à 20h00, au stade Prince Moulay Abdellah, pour valider leur qualification en huitièmes de finale.

L’article CAN Maroc 2025 : un nul frustrant mais formateur pour les Lions de l’Atlas est apparu en premier sur WMC.

Quand l’État “rabaisse” le prix de l’huile d’olive, la Tunisie pénalise ses agriculteurs

Moktar Lamari
Moktar Lamari

C’est officiel, depuis hier, le prix de référence de l’huile d’olive est administré de nouveau, fixé à 10 dinars le litre cette saison. Moins que 3 euros le litre, un prix en deçà des coûts de production moyens. Un prix cassé favorisant l’exportation en vrac et en masse. Un cadeau pour les exportateurs, un drame pour les agriculteurs et les investisseurs dans le secteur. La colère sociale monte et pas pour rien. La Tunisie ne dispose pas de tribunal de Commerce, pour éventuellement recevoir les plaintes légitimes des producteurs. Un procès, pour spoliation des ruraux par les urbains…

L’Etat contre ses paysans ?

Chaque saison oléicole en Tunisie commence par le même rituel. Le ministère du Commerce, le ministère de l’Agriculture, l’ONH (Office National de l’Huile) et le CEPEX montent sur scène, chiffres à la main, sourire jaune mais satisfait et enrobé de discours démagogique. Annonçant, d’une seule voix, que « les productions d’huile d’olive sont en hausse », que « la Tunisie confirme son rang mondial », mais que « les prix de cet or vert sont divisés par deux ».

Rideau tombé et applaudissements nourris des intermédiaires, banques et autres intrus dans la filière. Les médias reproduisent les discours, sans comprendre et sans expliquer les vrais enjeux, les perdants et les gagnants.

Sur le terrain, le producteur regarde ses bidons et barils partir à des prix cassés qui insultent son travail et volent son produit, par ce mécanisme d’administration indue des prix. Mais ça, ce n’est pas dans le communiqué des ministères et organes officiels. Ils s’en balancent.

L’État tunisien ne ment probablement pas : c’est les fonctionnaires incompétents qui trichent par omission. Ils parlent toujours de volumes, jamais de valeur. De tonnes, jamais de prix. De classement mondial, jamais de revenus pour ceux qui produisent réellement l’huile.

L’olive et l’huile d’olives deviennent des chiffres abstraits, utiles pour les rapports et les discours, inutiles pour la reproduction des fermes oléicoles et et les oliviers comment tels.

Langue de bois pressée à froid

L’Office National de l’Huile se présente comme régulateur. En réalité, il agit comme un agent d’écoulement rapide. Quand les prix chutent, on n’entend jamais un discours sur la protection du producteur ou la limitation de la vente en vrac. On entend plutôt des formules recyclées :

« Il faut s’adapter aux conditions du marché international »
« La conjoncture mondiale est difficile »
« L’Espagne influence les prix »

Traduction : l’État abdique, mais avec hypocrisie bureautique, élégance technocratique, qui fait au final saigner les producteurs, et ruinent l’espoir des investisseurs.

Le ministère du Commerce parle de compétitivité, comme si vendre moins cher que tout le monde était une stratégie et non un aveu d’échec.

Le ministère de l’Agriculture, lui, invoque la tradition, la qualité, le terroir… tout ce qu’il refuse ensuite de défendre concrètement par une politique de marque, de conditionnement et de prix plancher.

Quant au CEPEX, il exporte. Peu importe quoi. Peu importe comment. Peu importe sous quel nom. L’essentiel, c’est que ça sorte du territoire et que les tableaux Excel soient verts.

L’huile d’olive tunisienne devient un simple flux logistique. Un liquide qui coule, qui fuit et qui tâche, mais dans l’intérêt des intermédiaires, pas des producteurs.

Les élites parlent, les médias radotent et les producteurs encaissent les pertes et les déceptions.

Les économistes universitaires restent à l’écart, ils ne veulent pas toucher à un sujet explosif, qui dévoilera leurs incompréhensions des enjeux. Probablement, leur incapacité des politiques d’administration des prix, et régulations des marchés de la Tunisie profonde de Sidi Bouzid à Zarzis, en passant par Kairoaun ou Akkouda.

Dans les salons climatisés des hôtels étoilés et des conférences des diplomates, on entend toujours les mêmes phrases, le même refrain prononcés par les mêmes profils :

« On ne peut pas aller contre le marché »
« Il faut être réaliste »
« L’État ne peut pas tout faire »

Curieusement, ces élites trouvent toujours le réalisme quand il s’agit de baisser les prix, jamais quand il s’agit de construire une stratégie nationale ambitieuse. Elles savent expliquer pourquoi on ne peut pas protéger le producteur, mais jamais pourquoi l’Italie peut vendre notre huile trois fois plus cher que nous.

Le syndicat des agriculteurs parle des deux coins de la même bouche, chacun dit son discours. Supposément au nom des agriculteurs, mais reste souvent coincé entre communication institutionnelle forcément en langue de bois , double discours et impuissance réelle.

Le producteur, lui, n’a ni micro ni plateau télé. Il a juste ses olives, ses dettes et un État qui lui demande de comprendre et de redoubler d’effort dans l’intérêt des politiciens en place. Les larmes pour pleurer et la prière pour se oublier.

Un État qui vend vite, ses caisses étant vides

La vérité est brutale : l’État tunisien traite l’huile d’olive comme un produit éternellement en crise, pas comme un pilier stratégique. Les envolées lyriques de certains journalistes engraissés par la publicité mensongère ne changent rien à la réalité.

L’huile d’olive tunisienne est simplement bradée, probablement pour combler un trou budgétaire urgent, des revenus en devises, mais pas pour construire une richesse durable. Le court terme l’emporte sur le moyen terme.

On la brade comme quand on liquide tout ce qu’on n’a pas eu le courage de défendre. On la brade, parce que l’Etat n’a pas investi dans les infrastructures de stockage, les technologies de traçabilité, ou l’innovation de produit.

Pas de marque nationale forte. Pas de mesure pour contrôler la qualité et vérifier la traçabilité. Pas de politique sérieuse contre la domination du vrac. Pas de protection réelle des prix à la production.

Mais beaucoup de discours. Beaucoup de conférences. Beaucoup de “succès”. Les médias du sérail applaudissent les gagnants et oublient les producteurs de la Tunisie profonde. Eux, les journalistes préfèrent les réceptions des ambassades aux investigations de terrains et sondages des producteurs et acteurs de la filière oleicole.

Mais, ce faisant l’Etat transfère volontairement les surplus des producteurs, vers celui des intermédiaires et autres rentiers liés aux marchés de l’exportation.

L’incompétence extra vierge

Le bradage de l’huile d’olive tunisienne n’est ni une fatalité ni un accident. C’est le résultat d’un choix institutionnel répété, maquillé par des mots creux et des chiffres flatteurs. L’État tunisien ne manque ni d’experts ni de rapports. Il manque de volonté politique et de respect pour ce qu’il possède.

Un État qui vend son meilleur produit comme un surplus ne mérite pas de parler de souveraineté économique. Un État qui célèbre les volumes mais ignore les prix ne protège rien, il administre le déclin.

L’huile d’olive tunisienne continuera d’être excellente.

La question est : jusqu’à quand la gouvernance de la filière oléicole continuera-t-il à être médiocre ?

Par Moktar Lamari -Economics for Tunisia 

L’article Quand l’État “rabaisse” le prix de l’huile d’olive, la Tunisie pénalise ses agriculteurs est apparu en premier sur WMC.

Le CMF renforce les exigences de transparence ESG pour les sociétés cotées

Le Conseil du Marché Financier (CMF) a réaffirmé sa volonté de renforcer de manière effective la transparence des sociétés relevant de sa compétence en matière d’information sur la durabilité. Cette orientation s’inscrit dans son plan stratégique et dans sa mission de protection des investisseurs, avec pour objectif de garantir l’accès à une information pertinente, fiable et utile à la prise de décision.

Le CMF souligne que cette exigence concerne en particulier les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), dès lors qu’ils sont susceptibles d’affecter l’activité, la situation financière, la performance ou les perspectives des sociétés faisant appel public à l’épargne.

Les facteurs ESG reconnus comme informations essentielles

Conformément au décret n°96-2459 du 30 décembre 1996 relatif au cadre conceptuel de la comptabilité, le CMF rappelle que les facteurs ESG doivent être portés à la connaissance des investisseurs lorsqu’ils présentent un impact significatif. Cette approche s’aligne également sur les normes internationales IFRS S1, relatives aux obligations générales d’information financière liée à la durabilité, et IFRS S2, consacrée aux informations climatiques.

Dans ce cadre, le Conseil invite les sociétés concernées à intégrer, dans les notes annexes à leurs états financiers individuels et, le cas échéant, consolidés arrêtés au 31 décembre 2025, une information claire sur les principaux facteurs ESG auxquels elles sont exposées.

Risques, opportunités et continuité d’exploitation

Les informations attendues doivent couvrir les risques et opportunités ESG identifiés, ainsi que leurs effets actuels ou potentiels sur la situation financière, la performance, la continuité d’exploitation et les perspectives d’avenir. Ces impacts peuvent résulter de l’activité propre de la société ou de celle des entités incluses dans son périmètre de consolidation.

Le CMF insiste sur la nécessité d’une présentation structurée permettant à l’investisseur d’apprécier la matérialité de ces facteurs dans l’analyse financière globale de l’entreprise.

Le MACF, un enjeu spécifique pour les exportateurs

Ces exigences prennent une importance particulière avec l’entrée en vigueur, à partir du 1er janvier 2026, du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF). Ce dispositif européen instaure une tarification du carbone sur les produits importés, équivalente à celle supportée par les producteurs établis dans l’Union européenne.

Le CMF estime que ce mécanisme est susceptible d’avoir des incidences sur les sociétés tunisiennes exportatrices vers l’UE, notamment en matière de coûts, de compétitivité et d’accès aux marchés.

Des informations détaillées exigées dès 2025

À ce titre, les sociétés opérant dans les secteurs concernés par le MACF sont appelées à fournir, dans les notes aux états financiers arrêtés au 31 décembre 2025, des informations permettant d’évaluer ses conséquences. Celles-ci doivent porter sur l’identification et l’intégration des risques liés au MACF, les dispositifs internes de conformité, ainsi que l’évaluation des impacts actuels et attendus sur l’activité et les perspectives.

Le CMF invite enfin l’ensemble des sociétés concernées à renforcer leurs dispositifs de gouvernance et de reporting ESG et à se rapprocher de leurs commissaires aux comptes afin d’assurer la qualité et la conformité des informations publiées.

L’article Le CMF renforce les exigences de transparence ESG pour les sociétés cotées est apparu en premier sur WMC.

Tunisie : un prix de référence pour l’huile d’olive fixé à 10 dinars le kilo

Les ministères de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, ainsi que du Commerce et du Développement des exportations, ont annoncé, mardi 23 décembre 2025, l’instauration d’un prix de référence mobile pour l’huile d’olive au niveau des moulins. Ce prix est fixé à 10 dinars le kilogramme pour la campagne agricole 2025–2026.

Objectif : soutenir le secteur et les producteurs

Selon le communiqué conjoint, cette mesure vise à encadrer le marché de l’huile d’olive et à garantir le bon déroulement du processus de récolte et de transformation des olives. Elle cherche également à préserver l’équilibre de la filière et à protéger les intérêts de tous les acteurs, en particulier les petits producteurs.

L’article Tunisie : un prix de référence pour l’huile d’olive fixé à 10 dinars le kilo est apparu en premier sur WMC.

TikTok : quels enjeux derrière l’appel chinois à une solution équilibrée ?

Le gouvernement chinois a réaffirmé sa position sur le dossier TikTok, appelant les parties concernées à parvenir à une solution conforme aux lois et règlements chinois et respectant l’équilibre des intérêts. Cette déclaration est intervenue jeudi, à l’occasion d’une conférence de presse du ministère chinois du Commerce, dans un contexte de discussions persistantes sur l’avenir de l’application aux États-Unis.

La porte-parole du ministère, He Yongqian, répondait à une question portant sur des informations faisant état de la signature par TikTok d’accords avec trois investisseurs en vue de la création d’une nouvelle coentreprise aux États-Unis. Cette structure viserait à assurer la continuité des activités de la plateforme sur le marché américain.

Un cadre issu d’un consensus bilatéral

Selon Mme He, cette question s’inscrit dans le prolongement du consensus atteint lors d’un entretien téléphonique entre les chefs d’État chinois et américain. À la suite de cet échange, les équipes économiques et commerciales des deux pays ont établi un consensus-cadre destiné à traiter, par la coopération, des dossiers sensibles tels que celui de TikTok.

Ce cadre repose, a-t-elle précisé, sur les principes du respect mutuel et de la consultation d’égal à égal. L’objectif affiché consiste à parvenir à une résolution appropriée, sans remise en cause des engagements juridiques et réglementaires de chaque partie.

Un appel à l’engagement de la partie américaine

La porte-parole a exprimé le souhait que la partie américaine travaille « dans la même direction » que la Chine et qu’elle honore de manière sincère les engagements pris dans le cadre de ce consensus. Elle a insisté sur l’importance d’une coopération constructive pour éviter toute escalade et préserver la stabilité des relations économiques bilatérales.

Un environnement commercial jugé déterminant

Dans ce contexte, Mme He a également exhorté les États-Unis à garantir un environnement commercial qualifié de juste, ouvert, transparent et non discriminatoire pour les entreprises chinoises opérant sur leur territoire. Elle a estimé que ces conditions constituent un préalable au fonctionnement continu et stable de ces entreprises.

Pour Pékin, l’enjeu dépasse le seul cas de TikTok. Il s’agit, selon le ministère chinois du Commerce, de favoriser un développement stable, sain et durable des relations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis, dans un climat de confiance et de prévisibilité réglementaire.

L’article TikTok : quels enjeux derrière l’appel chinois à une solution équilibrée ? est apparu en premier sur WMC.

TRIBUNE : L’intelligence artificielle, l’allié stratégique de l’entrepreneur

Longtemps considérée comme une technologie totalement réservée aux grandes organisations, l’intelligence artificielle (IA) se présente aujourd’hui comme un véritable levier d’innovation pour les entrepreneurs. Cet outil, quoique soulevant de nouveaux défis à la fois éthiques et humains, semble transformer en profondeur l’aventure entrepreneuriale.

L’IA a échappé de la sphère des géants de la technologie et s’est imposée depuis quelques années comme un outil stratégique au service des entrepreneurs. En peu de temps, elle a fortement modifié la manière de concevoir, de gérer et de développer une entreprise. De la génération d’idées à la mise en marché du produit et/ou service, l’IA s’immisce dans toutes les étapes du processus entrepreneurial, permettant un gain de temps, une minimisation du risque et beaucoup plus de perspicacité.

De visu, l’impact de l’IA se situe au niveau de la phase de création. Les entrepreneurs font désormais recours à des outils tels que ChatGPT, Gemini ou encore Notion AI pour tester la viabilité de leurs idées, comprendre les aspects de leurs projets, simuler et concevoir des business plans, etc.

L’IA intervient de la génération d’idées à la mise sur le marché, modifiant les pratiques entrepreneuriales.

 

Dans sa quête d’innovation, l’entrepreneur trouve dans l’IA le véritable sparring partner intellectuel ; elle aide à structurer une réflexion, à explorer des scénarios de marché ou à repérer les besoins non ou mal satisfaits.

Au-delà de la créativité, l’IA constitue un puissant accélérateur de prise de décisions. Elle permet d’assurer l’efficacité des analyses stratégiques en offrant une lecture instantanée des tendances et des comportements à la fois des consommateurs et des concurrents. Ce que le flair des entrepreneurs devinait autrefois, les algorithmes le détectent et le traitent en quelques secondes.

Les outils d’IA permettent d’analyser des idées, de simuler des scénarios et d’évaluer la viabilité des projets.

 

En Tunisie, l’intelligence artificielle commence à prendre de la place dans les pratiques entrepreneuriales. Elle est devenue pour bon nombres de startups locales, œuvrant dans les domaines de la santé, de la fintech ou de l’éducation, le meilleur outil de différenciation sur un marché palpablement compétitif.

Les incubateurs et espaces d’innovation invitent les entrepreneurs à intégrer des solutions d’automatisation et de data intelligence dès la conception de leur entreprise. Toutefois, le niveau d’adoption de l’IA dans les activités entrepreneuriales reste relativement faible, et ce, à cause des coûts parfois élevés des outils, du manque de formation technique et, surtout, des réticences culturelles face à la technologie.

Grâce à l’analyse rapide des données, l’IA améliore l’efficacité des décisions entrepreneuriales.

 

Les apports considérables de l’IA ne doivent pas occulter ses limites. L’entrepreneur, considéré comme l’acteur de changement favorable pour l’économie et la société, risque de se trouver dans l’obligation de déléguer à la machine des décisions qui relèvent de la vision et de l’intuition.

En effet, l’ère de l’entrepreneur augmenté renvoie à un repositionnement de l’humain dans l’entreprise. L’IA offre à l’entrepreneur les moyens et les outils nécessaires afin de mieux comprendre son environnement pour pouvoir innover plus intelligemment, agir plus vite, et, dans une autre approche, devenir proactif.

Un nouvel équilibre doit s’installer ; une alliance subtile homme/machine mérite d’être stratégiquement annoncée. L’avenir de l’entrepreneuriat sera aussi bien humain qu’artificiel.

Sarhan ABDENNADHER
Maître-assistant HDR en Sciences de Gestion,
FDS, Université de Sfax, Tunisie.

L’article TRIBUNE : L’intelligence artificielle, l’allié stratégique de l’entrepreneur est apparu en premier sur WMC.

❌