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Vers une privatisation augmentée de l’ordre mondial : axes d’analyse & problématiques

L’adoption de la résolution 2803 marque une rupture paradigmatique dans la diplomatie mondiale. L’émergence du « Conseil Mondial pour la Paix à Gaza », sous l’égide de Donald Trump, ne se limite plus à une gestion de crise locale; mais il est en voie de se convertir en un prototype trumpiste d’une gouvernance post-multilatérale, où l’agilité exécutive et la puissance technologique supplantent les processus délibératifs onusiens.

 

1- De la légitimité de droit à la logique actionnariale

Le Conseil introduit le concept de « membership contributif » (un milliard de dollars pour un siège permanent).

Problématiques : assistons-nous à une mutation de l’ordre westphalien vers une « diplomatie de la transaction » ? Quel est l’impact de cette vénalité de l’influence pour les nations du Sud, exclues de ce directoire financier ?

 

2- L’Intelligence artificielle : catalyseur de la gouvernance algorithmique

En 2026, l’IA n’est plus un outil, mais un acteur géopolitique. Le Conseil de la Paix utilise des systèmes prédictifs pour l’allocation des ressources et la gestion sécuritaire, court-circuitant la médiation humaine traditionnelle.

Problématiques : l’IA agit-elle comme le catalyseur d’une « diplomatie automatisée » ? En remplaçant le consensus diplomatique par l’optimisation algorithmique, ce modèle ne risque-t-il pas de déshumaniser la résolution des conflits au profit d’une efficacité purement technique?

 

3- Obsolescence institutionnelle face à l’agilité exécutive

Tandis que l’ONU subit une paralysie systémique et une crise de financement chronique, le Conseil de la Paix fait preuve d’une célérité décisionnelle inédite, contournant les blocages du droit de veto par une gouvernance verticale.

Problématiques : ce modèle constitue-t-il un « coup d’État feutré » contre la Charte des Nations unies de 1945 ? L’efficacité opérationnelle, bien que perçue comme unilatérale, peut-elle légitimement supplanter la démocratie internationale dans la résolution des conflits ?

Le passage du débat parlementaire mondial à l’administration par des « conseils spécialisés » annonce-t-il la fin du multilatéralisme de 1945 ?

 

4- La souveraineté sous régime de tutelle et de reconstruction

Doté de prérogatives exorbitantes, le Conseil exerce une gestion qui dépasse l’administration locale, qualifiée par certains de « néocolonialisme multilatéral agréé ».

Problématiques : comment ce modèle redéfinit-il la souveraineté nationale ? La reconstruction économique optimisée IA devient-elle le nouveau vecteur d’une administration exécutive durable des territoires dits « faillis » ou en zone de conflit ?

 

5- Marco Rubio et l’architecture de la puissance centralisée

La concentration inédite des fonctions de Secrétaire d’État et de Conseiller à la Sécurité nationale par Marco Rubio illustre une fusion totale entre appareil diplomatique et stratégie de sécurité nationale.

Problématiques : sommes-nous passés d’un équilibre des puissances à une gestion mondiale par « conseils spécialisées » sous égide américaine, opérant désormais hors du contrôle des institutions multilatérales classiques ? Sommes-nous à l’aube d’un nouvel  dominé par l’alliance sacrée entre actionnariat, défense et intelligence artificielle ?

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Un film en IA, un prix à Dubaï et quelques posts fb à Tunis…

Un film né d’algorithmes, porté par une vision, couronné à Dubaï… et pourtant accueilli par des posts fb à Tunis. Zoubeir Jlassi, jeune créateur tunisien, vient de signer un exploit aussi symbolique que dérangeant : un court métrage conçu grâce à l’intelligence artificielle, primé à l’international par le prestigieux « 1 Billion Followers Summit Award » à Dubaï.

Ce film n’est pas seulement une œuvre, c’est un signal fort qui proclame que la créativité tunisienne n’a jamais cessé d’innover, mais qu’elle explore désormais de nouveaux territoires, ceux de l’IA, de la narration et de la réflexion augmentée, de l’image réinventée. Là où certains voient une menace, Zoubeir Jlassi a vu un outil, là où d’autres hésitent, il a osé et le monde, lui, a applaudi.

Le cinéma tunisien, riche d’une histoire engagée et audacieuse, se trouve aujourd’hui à un tournant où l’intelligence artificielle n’est plus une hypothèse futuriste, elle est déjà là, bouleversant les modes d’écriture, de production et de diffusion. Ignorer cette mutation, c’est risquer de regarder le train du renouveau passer… sans y monter.

C’est pourquoi il serait non seulement juste, mais visionnaire, que les structures chargées de la promotion du cinéma tunisien, en particulier le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), prennent l’initiative d’honorer officiellement Zoubeir Jlassi, non comme un geste symbolique isolé, mais comme le premier acte d’une stratégie nationale ambitieuse, plaçant l’IA au cœur du renouveau cinématographique tunisien : résidences de création en IA, formations hybrides, fonds de soutien dédiés, passerelles entre artistes et ingénieurs.

Honorer officiellement Zoubeir Jlassi, c’est honorer l’avenir du cinéma tunisien, c’est aussi envoyer un message clair à toute une génération : osez, innovez, le pays vous voit et vous soutient.

 

A bon entendeur !

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