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Conseil de la paix | Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu !

C’est la dernière trouvaille du président américain Donald Trump dans sa prédication illimitée et sa quête de domination totale du monde. Après l’enlèvement d’un chef d’État et sa volonté agressive de s’emparer de territoires qui ne lui appartiennent pas, le voilà qui annonce un «Conseil de la paix» dont la première mission est la mise sous tutelle de Gaza avant de s’étendre aux autres zones de conflits et in fine de se substituer aux Nations Unies.

Imed Bahri

Pour être membre permanent de ce nouveau «machin», il faudra verser un milliard de dollars par an, l’ordre du jour est soumis à l’approbation de Trump qui est d’ailleurs le seul à disposer d’un droit de veto, et le seul habilité à interpréter la charte de cette nouvelle institution qui a vocation à faire de lui le maître incontesté et incontestable du monde. Ubu roi dans toute sa splendeur! 

Une enquête de Lauren Kaori Gurley et Michael Birnbaum parue dans le Washington Post rappellent les appels répétés lancés par Trump ce week-end aux dirigeants mondiaux pour qu’ils rejoignent ce nouveau «Conseil de la paix», qu’il présente comme une organisation internationale de consolidation de la paix.

Un responsable américain a confirmé que la cotisation d’un milliard de dollars représente le coût d’une adhésion permanente mais a précisé qu’aucune contribution n’est requise pour y adhérer et que les pays qui ne s’acquitteront pas de cette cotisation bénéficieront d’une adhésion de seulement trois ans.

Ce responsable américain, qui a partagé ces informations sous couvert d’anonymat, a confirmé l’existence d’un projet de charte pour le conseil proposé mais la Maison-Blanche ne l’a pas rendu public. Times of Israel en a publié une copie en ligne dimanche.

Vendredi, la Maison-Blanche a annoncé en grande pompe la création d’un nouveau conseil dans le cadre du plan de Trump visant à superviser la reconstruction de la bande de Gaza dévastée. Cependant, le projet de charte diffusé ne fait aucune mention directe du territoire palestinien. Cette absence de mention a alimenté les spéculations selon lesquelles Trump chercherait à établir une alternative aux Nations Unies sous l’égide des États-Unis.

Des dirigeants du monde entier, dont ceux de l’Argentine, du Canada, de l’Égypte, de la France, de la Hongrie, de l’Inde, de l’Italie et de la Turquie, ont été invités à rejoindre cette charte internationale pour la consolidation de la paix. Le roi Abdallah de Jordanie a également été invité, d’après une annonce du ministère jordanien des Affaires étrangères dimanche. L’Égypte et la Turquie ont confirmé avoir reçu l’invitation mais n’ont pas encore indiqué si elles y adhéreraient. Jusqu’à lundi 19 janvier 2026, 60 pays ont reçu de invitations pour rejoindre la nouvelle organisation internationale de Trump. 

Un organe «plus souple et plus efficace»

Le projet de charte publié par Times of Israel semble conférer au Conseil des pouvoirs bien plus étendus que ceux envisagés par Trump en octobre dernier, lorsqu’il a contribué à négocier le cessez-le-feu à Gaza. Le mois suivant, le Conseil de sécurité de l’Onu a approuvé le plan de Trump visant à créer un Conseil chargé de superviser les efforts de reconstruction de Gaza.

Selon le projet, la mission du Conseil est de «promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance saine et légitime et garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par un conflit»

La charte souligne également «la nécessité d’un organe international de consolidation de la paix plus souple et plus efficace» et appelle à la formation d’une «coalition d’États disposés et engagés dans une coopération concrète et une action efficace».

 Un haut responsable européen, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a indiqué que les dirigeants européens se consultent actuellement sur les ambitions de Trump pour ce Conseil et que la plupart sont peu susceptibles d’approuver sa composition actuelle.

Cependant, ces mêmes dirigeants hésitent à déclencher un nouveau conflit avec Trump, compte tenu de leur confrontation actuelle au sujet du Groenland et de leur besoin urgent de soutenir l’Ukraine qui subit simultanément un hiver rigoureux et l’escalade des attaques russes.

Le responsable européen a ajouté qu’il existe une réticence à contribuer de manière substantielle à une nouvelle organisation dominée par la vision de Trump d’un nouvel ordre mondial, même si les Européens restent engagés à financer la reconstruction de Gaza.

Le WP cite un responsable américain qui a déclaré que les fonds seraient directement utilisés pour mettre en œuvre la mission du Conseil de paix, à savoir la reconstruction complète de Gaza.

Le Conseil veillerait à ce que la quasi-totalité des fonds soit utilisée à cette fin et non gaspillée dans les «lourdeurs administratives qui affectent de nombreuses autres organisations internationales».

Un conseil «tape-à-l’œil»

L’ancien diplomate américain Aaron David Miller a qualifié le Conseil de Trump de «tape-à-l’œil» et a mis en doute sa capacité à agir efficacement sur la scène internationale. Il a déclaré : «Nous avons besoin d’une diplomatie de terrain, pas de comités de façade ni de l’inclusion d’un grand nombre de pays et de personnalités dans un processus où la plupart d’entre eux n’auront aucun rôle réel. Nous avons besoin de Trump, de Netanyahu, des dirigeants du Hamas à Gaza et ceux présents à l’étranger, du Qatar et de la Turquie».

Selon le projet de la Charte, le Conseil de paix tiendra des réunions de vote au moins une fois par an et son ordre du jour sera soumis à l’approbation du président Trump.

Un monde imaginaire lointain

Miller a ajouté : «Le Conseil de la paix est un concept qui semble relever d’un monde imaginaire lointain, totalement déconnecté des réalités de notre planète. Le Conseil de la paix ne parviendra pas à résoudre le conflit au Soudan. Il n’accomplira pas non plus ce que les médiateurs américains et européens n’ont pas réussi à faire : obtenir un cessez-le-feu en Ukraine».

Selon la charte, Trump décidera qui sera invité à siéger au conseil. Etvendredi, les sept membres fondateurs du conseil exécutif ont été annoncés, parmi lesquels son gendre Jared Kushner, le secrétaire d’État Marco Rubio, l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient et homme fort de la diplomatie américaine Steve Witkopf et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. S’y ajoutent trois autres membres : le président de la Banque mondiale Ajay Banga, le conseiller adjoint à la sécurité nationale Robert Gabriel et le milliardaire Mark Rowan.

La charte stipule que les décisions seront prises à la majorité des voix, chaque membre disposant d’une voix. Cependant, le président Trump conserve un droit de veto et possède «l’autorité finale quant à la signification, l’interprétation et l’application de la présente charte», ce qui place Trump en position de leader incontesté et incontestable. 

Parallèlement au Conseil de paix, la Maison-Blanche a annoncé vendredi la création d’un comité d’opérations secondaire, le Conseil exécutif de Gaza. Ce conseil comprend Jared Kushner, John Wittkov, Tony Blair, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan et le diplomate qatari Ali Al-Thawadi. Des responsables israéliens ont déjà exprimé leur opposition au plan de Donald Trump. Le bureau de Benyamin Netanyahu a déclaré que l’annonce de ce conseil «n’avait pas été coordonnée avec Israël et contredit sa politique», en raison de la controverse entourant la présence de diplomates turc et qatari.

Les Palestiniens complètement oubliés  

Khaled Elgindy, chercheur palestinien au Centre d’études arabes contemporaines de l’Université de Georgetown, a également critiqué la proposition. Il a écrit sur la plateforme X : «Il n’est fait mention ni des Palestiniens ni de leurs droits ni de leurs intérêts ni même d’un futur État palestinien. Des questions qui ne sont pas une priorité pour Blair ni pour Trump ni pour ce soi-disant Conseil de paix».

Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que Trump lui avait présenté l’idée du Conseil de paix il y a plusieurs semaines et qu’il y avait donné son accord de principe. Il a toutefois indiqué avoir plusieurs questions quant à son fonctionnement. Il a déclaré dimanche à la presse à Doha : «Concernant les modalités du Conseil de la paix, nous n’avons pas encore abordé tous les détails relatifs à sa structure, son fonctionnement, ses sources de financement, etc. Nous discuterons de ces questions dans les prochains jours».

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Les fauteurs de guerre en charge du « Conseil de la paix » à Gaza !

Donald Trump en fait une des principales réalisations de sa première année à la Maison Blanche : le 16 janvier, il a dévoilé la structure et la composition du « Conseil de la paix », l’organe chargé de superviser la reconstruction et la gouvernance de Gaza.

Les principaux membres de ce conseil sont l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le gendre de Trump, Jared Kushner, le secrétaire d’État américain Marco Rubio, le promoteur immobilier Steve Witkoff, le dirigeant de fonds d’investissement Marc Rowan et quelques autres.

Les défenseurs de ce Conseil le présentent comme « une solution transitoire pragmatique ». Les critiques y voient « une administration coloniale » et déplorent le fait qu’un tel Conseil soit mis en place et géré par« la puissance qui a soutenu la guerre et financé la destruction de l’enclave palestinienne ».

Les Palestiniens et tous ceux qui soutiennent leur cause à travers le monde se posent la même question : suivant quelle logique les co-responsables de la dévastation de Gaza devraient-ils superviser sa reconstruction ?

On ne peut pas dire que les personnages qui composent ce Conseil aient la compétence politique et technique pour faire face au désastre gigantesque qu’est devenu la bande de Gaza. Pire encore, ils sont loin d’être neutres, comme ils l’ont prouvé tout au long de la guerre, en s’alignant derrière les génocidaires israéliens contre les victimes palestiniennes. Qu’on en juge.

Jared Kushner fait partie de ce Conseil pour une seule et simple raison : il est le mari de la fille de Donald Trump. De son implication dans l’imbroglio moyen-oriental, il ne cherche que deux choses : faire des affaires et accroître sa fortune d’une part, et servir scrupuleusement les intérêts d’Israël d’autre part. Il est derrière les moribonds « accords d’Abraham », et a joué un grand rôle dans le déplacement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Concernant Gaza, il a tout fait pour que les habitants palestiniens de l’enclave soient déplacés ailleurs pour en faire, lui et son beau-père, une « riviera »…

 

Lire aussi: Les Accords d’Abraham au cœur de la visite d’Al-Charaa à Washington

 

Steve Witkoff, un milliardaire new yorkais, a fait fortune dans l’immobilier. Bien qu’il soit sans la moindre expérience politique ou diplomatique, son ami Donald Trump lui a confié des missions dans des crises complexes au Moyen-Orient et en Ukraine dont il ignore tout de leurs complexités.

A ceux qui s’étonnent de le voir si actif dans des domaines qui ne sont pas les siens, il a répondu qu’il est… « en train de lire des livres et de regarder des documentaires sur le sujet ».

Le secrétaire d’Etat Marco Rubio est un néoconservateur et un défenseur zélé d’Israël, comme tous les politiciens américains dont les campagnes électorales sont financées par les milliardaires pro-israéliens et les lobbies sionistes aux Etats-Unis. Lors d’une visite à Jérusalem en 2025, il a refusé toute discussion sur un cessez-le-feu avant « l’anéantissement total de Hamas ». Il a même averti les alliés européens que « la reconnaissance d’un État palestinien compromettrait les chances de paix ».

Mais le personnage le plus problématique de ce Conseil est incontestablement l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair. Le rôle de premier plan qu’il joua dans l’invasion de l’Irak en 2003, a fait de lui un criminel de guerre méprisé par une large partie de la population britannique et abhorré à travers le monde.

Les millions de morts et de blessés et les dizaines de millions de déplacés, dont il partage la responsabilité avec Georges W. Bush, ne semblent pas le perturber outre mesure. Aurait-il eu un brin de décence et un soupçon de remords, il se serait fait oublier dans un coin reculé de Grande Bretagne où il méditerait sur ses grands crimes. Mais sa voracité, sa cupidité et son désir pathologique de s’enrichir encore plus l’empêchent de disparaitre de la scène, bien qu’il ne puisse ignorer le mépris que lui témoignent les millions à travers la planète.

Mais le monde étant ce qu’il est, pourquoi s’étonner qu’un criminel de guerre soit chargé de gérer la terrifiante situation résultant d’une guerre génocidaire ?

Pourquoi s’étonner que le « Conseil de la Paix »soit composé d’individus dont le passé inclut le déclenchement de guerres, le profit tiré de l’instabilité régionale et la défense des objectifs militaires d’Israël ?

Pourquoi s’étonner enfin que ceux qui ont joué un rôle clé dans l’invasion de l’Irak, œuvrer pour un nettoyage ethnique à Gaza et appelé à l’éradication de toute résistance palestinienne se présentent aujourd’hui comme des artisans de la paix ?

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Vers une privatisation augmentée de l’ordre mondial : axes d’analyse & problématiques

L’adoption de la résolution 2803 marque une rupture paradigmatique dans la diplomatie mondiale. L’émergence du « Conseil Mondial pour la Paix à Gaza », sous l’égide de Donald Trump, ne se limite plus à une gestion de crise locale; mais il est en voie de se convertir en un prototype trumpiste d’une gouvernance post-multilatérale, où l’agilité exécutive et la puissance technologique supplantent les processus délibératifs onusiens.

 

1- De la légitimité de droit à la logique actionnariale

Le Conseil introduit le concept de « membership contributif » (un milliard de dollars pour un siège permanent).

Problématiques : assistons-nous à une mutation de l’ordre westphalien vers une « diplomatie de la transaction » ? Quel est l’impact de cette vénalité de l’influence pour les nations du Sud, exclues de ce directoire financier ?

 

2- L’Intelligence artificielle : catalyseur de la gouvernance algorithmique

En 2026, l’IA n’est plus un outil, mais un acteur géopolitique. Le Conseil de la Paix utilise des systèmes prédictifs pour l’allocation des ressources et la gestion sécuritaire, court-circuitant la médiation humaine traditionnelle.

Problématiques : l’IA agit-elle comme le catalyseur d’une « diplomatie automatisée » ? En remplaçant le consensus diplomatique par l’optimisation algorithmique, ce modèle ne risque-t-il pas de déshumaniser la résolution des conflits au profit d’une efficacité purement technique?

 

3- Obsolescence institutionnelle face à l’agilité exécutive

Tandis que l’ONU subit une paralysie systémique et une crise de financement chronique, le Conseil de la Paix fait preuve d’une célérité décisionnelle inédite, contournant les blocages du droit de veto par une gouvernance verticale.

Problématiques : ce modèle constitue-t-il un « coup d’État feutré » contre la Charte des Nations unies de 1945 ? L’efficacité opérationnelle, bien que perçue comme unilatérale, peut-elle légitimement supplanter la démocratie internationale dans la résolution des conflits ?

Le passage du débat parlementaire mondial à l’administration par des « conseils spécialisés » annonce-t-il la fin du multilatéralisme de 1945 ?

 

4- La souveraineté sous régime de tutelle et de reconstruction

Doté de prérogatives exorbitantes, le Conseil exerce une gestion qui dépasse l’administration locale, qualifiée par certains de « néocolonialisme multilatéral agréé ».

Problématiques : comment ce modèle redéfinit-il la souveraineté nationale ? La reconstruction économique optimisée IA devient-elle le nouveau vecteur d’une administration exécutive durable des territoires dits « faillis » ou en zone de conflit ?

 

5- Marco Rubio et l’architecture de la puissance centralisée

La concentration inédite des fonctions de Secrétaire d’État et de Conseiller à la Sécurité nationale par Marco Rubio illustre une fusion totale entre appareil diplomatique et stratégie de sécurité nationale.

Problématiques : sommes-nous passés d’un équilibre des puissances à une gestion mondiale par « conseils spécialisées » sous égide américaine, opérant désormais hors du contrôle des institutions multilatérales classiques ? Sommes-nous à l’aube d’un nouvel  dominé par l’alliance sacrée entre actionnariat, défense et intelligence artificielle ?

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Trump dévoile son équipe de «Conseil de paix» pour Gaza

La Maison Blanche a annoncé, vendredi 16 janvier, les premiers membres du «Conseil de paix» de Donald Trump pour Gaza, chargé de piloter la phase d’après-guerre dans l’enclave palestinienne. Ce Conseil exécutif fondateur regroupe des personnalités issues de la diplomatie, du développement, des infrastructures et de la stratégie économique.

Parmi les membres figurent :

  • Marco Rubio, secrétaire d’État américain,
  • Steve Witkoff, envoyé spécial du président,
  • Jared Kushner, conseiller et gendre de Donald Trump,
  • Tony Blair, ancien Premier ministre britannique,
  • Marc Rowan, PDG d’Apollo Global Management,
  • Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale,
  • Robert Gabriel, conseiller adjoint à la sécurité nationale.

Chaque membre supervisera un portefeuille clé lié à la stabilisation et au développement durable de Gaza, notamment la gouvernance, la reconstruction, l’attraction des investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation de capitaux.

Pour appuyer ce dispositif, Aryeh Lightstone et Josh Gruenbaum ont été nommés conseillers principaux. Nickolay Mladenov, ancien envoyé spécial de l’ONU au Moyen-Orient, occupera le poste de Haut Représentant pour Gaza et fera le lien avec le Comité national pour l’administration de Gaza. Il supervisera les questions liées à la gouvernance, à la reconstruction et au développement.

Le général de division Jasper Jeffers a, de son côté, été nommé commandant de la Force internationale de stabilisation dans l’enclave.

Un « Conseil exécutif pour Gaza » sera également créé afin de soutenir une gouvernance efficace et d’améliorer les services à la population. Il rassemblera notamment : Steve Witkoff, Jared Kushner, Hakan Fidan (ministre turc des Affaires étrangères), Ali Al-Thawadi (diplomate qatari), Hassan Rashad (chef des services de renseignement égyptiens), Tony Blair, Marc Rowan, Reem Al-Hashimi (ministre de l’Intérieur des Émirats arabes unis), Nickolay Mladenov, Yakir Gabbay (homme d’affaires israélo-chypriote) et Sigrid Kaag (coordonnatrice de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient).

La composition complète des deux conseils sera annoncée dans les prochaines semaines.

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Les événements d’Iran dans les médias français

Les pleurnicheries des chaînes françaises sur les événements en cours en Iran ont quelque chose de pathétique et de risible, car ces mêmes chaînes n’ont pas versé une seule larme, même de crocodile, sur les dizaines de milliers de victimes palestiniennes de Gaza. On est vraiment à saturation face à la duplicité des médias français et lassé par son hypocrisie.

Mohamed Sadok Lejri

On peut dire tout ce que l’on veut sur le soutien que les Etats-Unis et Israël apportent aux centaines de milliers d’Iraniens qui sont dans les rues, car il va sans dire qu’il s’agit d’un soutien fort intéressé, mais un régime politique qui coupe internet sur tout le territoire et qui invoque la souveraineté pour réprimer son peuple dans le sang et tuer des centaines de jeunes et moins jeunes tranquillement ne mérite pas de tenir un jour de plus, même si le Grand Satan et son appendice cancéreux du Proche-Orient suivent ce soulèvement de très près et mettent tout en œuvre pour faire chuter les enturbannés chiites.

Perfidie et servilité

En même temps, les chaînes d’info françaises devraient arrêter d’inviter le journaliste Emmanuel Razavi, le boxeur Mahyar Monshipour et le fils du Chah d’Iran parce que leur discours sied parfaitement au projet conçu par l’axe américano-israélien pour l’Iran post-République islamique; c’est le meilleur moyen de jeter le discrédit sur les revendications légitimes du peuple iranien. Ce dernier n’a pas viré le Chah pour accueillir, quarante-sept ans plus tard, son chaton en fanfare.

Les Iraniens qui apparaissent depuis quelques jours à la télé nourrissent une vieille rancune envers le régime des Mollahs. Cette haine de longue date qu’ils vouent à l’égard de la République islamique est tout à fait compréhensible. Le problème, c’est qu’ils respirent la perfidie et la servilité. Il ne faut pas être une foudre de guerre pour comprendre que ces exilés iraniens, devenus très médiatisés depuis quelques jours, sont tout bonnement des pions d’Israël et des Etats-Unis.

Ces mêmes chaînes d’info, pleurnichardes sélectives, n’ont pas versé une seule larme, même de crocodile, sur les dizaines de milliers de victimes palestiniennes de Gaza. On est vraiment à saturation face à la duplicité de la presse française et lassé par son hypocrisie.

Manipulation et mensonge

Au cours de ces deux dernières années, il y a eu de la part de ces médias une invisibilisation délibérée et une légitimation des massacres des civils palestiniens, lesquels civils se faisaient écrabouillés chez eux, dans les hôpitaux, les écoles, etc., par les bombes américano-israéliennes de tout calibre. Bien pis ! En plein massacres à Gaza, la propagande en faveur d’Israël battait son plein : «Est-ce que vous condamnez le pogrom du 7 octobre ? Le ‘‘Khamas’’ est-elle une organisation terroriste ?» sommaient-ils de répondre à ceux qui refusaient de se soumettre complètement à leur manipulation et à leur version mensongère.

Aujourd’hui, les chaînes traditionnelles françaises, qui par ailleurs sont devenues un repaire de nervis et qui ne sont plus à une crapulerie près, essayent de nous faire croire qu’elles se font du mauvais sang pour l’avenir du peuple iranien et des filles qui défilent dans les rues de Téhéran les cheveux au vent.

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Pourquoi je préfère Donald Trump aux démocrates

Oui, le titre choque. Il est fait pour ça. Car il est temps d’arrêter de faire semblant. D’arrêter de jouer au théâtre humanitaire, pendant que les bombes tombent. D’arrêter de croire que la barbarie devient acceptable dès lors qu’elle est prononcée avec de belles phrases, de bons accents, de grandes déclarations morales.

Dr Hichem Ben Azouz *

Cette «Chronique d’un Empire qui a enfin cessé de mentir» ne défend pas Trump. Elle accuse l’illusion démocrate et occidentale. Celle qui anesthésie les consciences depuis des décennies.

Gaza : le moment où le masque tombe

À Gaza, il ne reste plus rien à débattre. Plus de «complexité». Plus d’«équilibre». Plus de «processus de paix».

Ces mots sont devenus des paravents. Des formules creuses répétées pour gagner du temps pendant que les corps des morts s’accumulent.

Il y a un peuple écrasé, massacré, affamé, déplacé, rayé méthodiquement. Un génocide filmé en direct. Compté. Documenté. Et pourtant pleinement soutenu. Soutenu par qui ? Les républicains, sans gêne, sans pudeur, sans détour. Les démocrates, avec des mots graves, des pauses étudiées, des mines attristées. Les Européens, champions du double langage, qui invoquent le droit international le matin et livrent des armes le soir.

À Gaza, il n’y a pas de fracture morale occidentale. Il y a un consensus impérial, solide, transversal, assumé dans les faits.

Les démocrates «tuent» proprement.

L’histoire est claire. Les démocrates n’ont jamais été le camp de la paix. Ils sont le camp de la violence présentable, celle qui se donne bonne conscience. Sous eux : les drones sont devenus une routine administrative, les assassinats ciblés une procédure normalisée, les États détruits une «transition», les morts civils des «dommages collatéraux».

Sous Barak Obama, prix Nobel de la paix, l’exécution extrajudiciaire est devenue politique d’État. Y compris contre des citoyens américains. Mais avec des discours. Toujours des discours.

Les démocrates ne tuent pas moins. Ils tuent en parlant mieux. Leur crime n’est pas seulement de tuer. Il est de nommer cela civilisation, démocratie, progrès, stabilité.

Trump : la brutalité sans fard

Trump ne vend pas la démocratie. Il vend la force. Il ne parle pas de droits humains. Il parle d’intérêts. Il ne prétend pas sauver le monde. Il annonce qu’il le domine. Et c’est précisément pour cela que je le préfère.

Non parce qu’il serait moral. Mais parce qu’il détruit le mensonge.

Avec Trump, le Sud global comprend enfin ce que les démocrates s’acharnent à dissimuler : l’Empire n’a jamais eu de valeurs, seulement des intérêts armés. Trump ne rend pas l’Empire plus violent. Il le rend lisible.

Deux partis, un même Empire

Le Parti démocrate et le Parti républicain ne sont pas des adversaires idéologiques. Ils sont deux styles de gestion du même pouvoir. L’un frappe en citant les droits humains. L’autre frappe en assumant la force brute. Mais la main qui signe les guerres est la même. Les intérêts sont les mêmes. Les morts aussi. La différence n’est pas éthique. Elle est esthétique.

Fanon avait déjà tout dit.

Frantz Fanon n’a jamais cru à l’humanisme colonial. Il savait que l’Empire parle de l’Homme pendant qu’il retire l’humanité aux colonisés. Il savait que le langage est une arme. Que la morale est un camouflage.

Gaza ne fait que confirmer une vérité ancienne : l’Occident ne reconnaît l’humanité que lorsqu’elle lui ressemble. Les autres sont négociables.

Léo Ferré l’avait dit avant tout le monde : «La morale, c’est la faiblesse de la cervelle.» La morale occidentale est une faiblesse armée. Un décor humanitaire pour des cimetières coloniaux.

Préférer la vérité à l’hypocrisie

Je ne choisis pas Trump. Je refuse le mensonge démocrate et occidental. Je refuse la compassion sélective. Je refuse l’indignation programmable. Je refuse cet humanisme qui parle de paix pendant qu’il soutient un génocide.

Trump est obscène. Mais l’Empire qui tue en pleurant est bien plus obscène encore. S’il faut un clown brutal pour que le monde voie enfin le visage réel de l’Empire, alors oui, je préfère le bourreau sans masque au prêtre du massacre. Parce que toute décolonisation commence ainsi : nommer le crime ; brûler le langage qui le protège.

* Médecin, Johannesburg.

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Une flottille internationale annonce une nouvelle traversée pour briser le blocus de Gaza

Une coalition internationale de militants et d’organisations humanitaires prévoit de reprendre la mer au printemps prochain pour défier le blocus imposé à Gaza. Portée par la Global Sumud Flotilla, l’initiative entend mobiliser des centaines d’embarcations, un convoi terrestre et une importante mission médicale, présentée comme la plus ambitieuse jamais lancée par le mouvement.

Une mobilisation maritime d’ampleur inédite

Depuis Barcelone, les organisateurs de la Global Sumud Flotilla (GSF) ont annoncé la préparation d’une nouvelle mission humanitaire destinée à rallier Gaza par la mer. Selon la coalition, près d’une centaine de bateaux sont d’ores et déjà prévus, soutenus par un convoi terrestre international, dans une opération qui se veut plus large et plus structurée que les précédentes initiatives.

La GSF affirme avoir déjà réuni plus de 3000 participants issus de différents pays, soulignant une dynamique de mobilisation croissante autour de cette action civile visant à contester le blocus imposé au territoire palestinien.

Une flottille médicale au cœur de la mission

Parmi les composantes majeures de cette nouvelle traversée figure le déploiement d’une flotte médicale spécialisée. Plus de 1000 professionnels de santé devraient prendre part à l’opération, accompagnés de cargaisons de médicaments, d’équipements médicaux et de matériel vital.

Les organisateurs expliquent que cette mission vise à soutenir un système de santé local décrit comme proche de l’effondrement, et à renforcer les capacités des équipes médicales opérant dans des conditions extrêmes.

Une action revendiquée comme civile et coordonnée

La coalition insiste sur le caractère non violent et civil de l’initiative. Dans ses communications, la GSF évoque une « escalade historique » de l’action maritime menée par des citoyens, affirmant que la prochaine flottille sera « plus grande, plus forte et plus coordonnée » que toutes celles lancées auparavant.

L’objectif affiché reste inchangé : contester ce que les organisateurs qualifient de siège illégal, tout en attirant l’attention internationale sur la situation humanitaire à Ghaza.

Pour la Global Sumud Flotilla, la levée du blocus ne relève pas uniquement du champ politique. La coalition affirme qu’il s’agit avant tout d’un impératif moral, appelant la communauté internationale à agir face à une crise humanitaire prolongée.

La mission annoncée pour le printemps 2026 s’inscrit ainsi dans une stratégie de pression civile internationale, combinant action humanitaire, mobilisation médiatique et plaidoyer politique.

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Gaza : Trump menace le Hamas pendant que les frappes se poursuivent

Le président américain Donald Trump a durci le ton contre le Hamas, exigeant son désarmement sous peine de représailles, à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. L’entretien s’est tenu lundi 29 décembre 2025, à Mar-a-Lago en Floride, alors que les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza et que la trêve reste fragile sur le terrain.

Un ultimatum américain dans un contexte de violences persistantes

À l’issue de cette rencontre en Floride, Donald Trump a affirmé que le Hamas disposerait d’un délai très court pour déposer les armes, faute de quoi il y aurait, selon ses termes, « l’enfer à payer ». Le président américain a présenté cette exigence comme une condition indispensable à la poursuite du cessez-le-feu, estimant qu’Israël respectait ses engagements.

Pourtant, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre 2025, au moins 410 Palestiniens ont été tués dans des frappes et incidents violents à Gaza, selon des bilans locaux. Ces pertes humaines s’ajoutent aux plus de 70 000 morts depuis le début de la guerre, qui a éclaté après l’attaque du 7 octobre 2023.

Parallèlement, l’acheminement de l’aide humanitaire reste limité et l’ouverture complète du point de passage de Rafah avec l’Égypte continue d’être retardée, alimentant les inquiétudes sur la viabilité réelle de la trêve.

Gaza sous pression, l’Iran dans le viseur

Au-delà du dossier palestinien, Donald Trump a également adressé de nouvelles menaces à l’Iran, évoquant d’éventuelles frappes supplémentaires si Téhéran tentait de relancer son programme nucléaire ou de renforcer ses capacités balistiques. Aucune preuve publique n’a toutefois été avancée pour étayer ces accusations.

Ces avertissements confirment l’alignement stratégique entre Washington et Tel-Aviv, dans une lecture sécuritaire qui relègue au second plan les dimensions politiques et humanitaires du conflit à Gaza. Ils illustrent aussi la fragilité d’un cessez-le-feu présenté comme un succès diplomatique, mais dont les conditions restent largement asymétriques, faisant peser l’essentiel des exigences sur le camp palestinien.

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Hamas confirme la mort de son porte-parole militaire Abu Oubeida

Le mouvement palestinien de résistance Hamas a annoncé, lundi 29 décembre 2025, le décès d’Abu Obeida, porte-parole de sa branche armée, les Brigades Ezzedine Al-Qassam. L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel diffusé par les Brigades, mettant fin à plusieurs mois de spéculations autour de son sort.

Selon le texte publié, Abu Obeida, de son vrai nom Hudhayfah Samir al-Kahlout, est tombé en martyr lors d’une frappe israélienne menée dans la bande de Gaza au cours de l’été 2025. Le communiqué précise que sa mort remonte à plusieurs mois, sans fournir davantage de détails sur les circonstances exactes de l’opération.

Cette confirmation intervient alors que l’armée israélienne avait, à plusieurs reprises, affirmé avoir ciblé et éliminé des responsables de premier plan du Hamas, dont son porte-parole militaire, sans que le mouvement palestinien ne confirme officiellement ces déclarations à l’époque.

Figure centrale de la communication militaire du Hamas depuis le début de la guerre à Gaza, Abu Obeida s’était imposé comme l’un des visages les plus médiatisés du conflit, à travers des messages vidéo et audio diffusés régulièrement. Son identité réelle était restée longtemps inconnue du grand public, le mouvement ayant toujours veillé à préserver le caractère symbolique et clandestin de cette fonction.

Mort de plusieurs autres hauts responsables

Dans le même communiqué, les Brigades Ezzedine Al-Qassam ont également annoncé la mort de plusieurs autres hauts responsables, dont Mohammed Sinwar, présenté comme l’un des dirigeants du Hamas dans la bande de Gaza, ainsi que d’autres commandants militaires.

Cette annonce s’inscrit dans un contexte de poursuite des hostilités à Gaza, marqué par de lourdes pertes humaines et une intensification de la guerre de communication entre les différentes parties au conflit. Elle pourrait avoir un impact symbolique important sur le mouvement, sans que ses implications opérationnelles immédiates ne soient, à ce stade, clairement établies.

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Colonies en Cisjordanie : Quatorze États dénoncent un passage en force d’Israël

Quatorze pays, parmi lesquels la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon, ont exprimé une condamnation ferme après l’approbation par Israël de nouvelles implantations en Cisjordanie. Une décision jugée contraire au droit international et susceptible de compromettre les perspectives de paix dans la région.

Une réaction diplomatique coordonnée s’est fait entendre après l’annonce par les autorités israéliennes de la création de nouvelles colonies en Cisjordanie occupée. Dans une déclaration conjointe rendue publique par le ministère français des Affaires étrangères, quatorze États ont dénoncé une décision unilatérale qu’ils estiment incompatible avec les engagements internationaux d’Israël.

Les pays signataires, parmi lesquels figurent notamment la France, l’Allemagne, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon, l’Italie et l’Espagne, pointent l’approbation par le cabinet de sécurité israélien de dix-neuf nouvelles implantations. Une mesure que Tel-Aviv justifie par des considérations sécuritaires, affirmant vouloir empêcher l’émergence d’un État palestinien perçu comme hostile.

Une violation du droit international dénoncée

Dans leur communiqué, les États signataires rappellent que la colonisation des territoires occupés constitue une infraction au droit international. Ils estiment que cette décision risque de fragiliser les efforts diplomatiques en cours, notamment ceux liés au plan de cessez-le-feu et de reconstruction à Gaza, et d’aggraver l’instabilité régionale.

Les pays appellent explicitement Israël à revenir sur cette décision et à mettre un terme à l’expansion des colonies, en conformité avec la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils réaffirment par ailleurs leur attachement au droit du peuple palestinien à l’autodétermination.

Réaffirmation de la solution à deux États

Les signataires soulignent leur engagement en faveur d’un règlement politique durable fondé sur la coexistence de deux États, israélien et palestinien, vivant côte à côte dans des frontières reconnues et dans des conditions de sécurité mutuelle. Selon eux, la poursuite de la colonisation compromet directement cette perspective.

Du côté palestinien, l’Autorité palestinienne a vivement réagi, dénonçant une politique d’annexion progressive et une accélération des atteintes aux droits des Palestiniens. Elle accuse Israël de chercher à rendre irréalisable tout projet d’État palestinien souverain, tout en alertant sur la montée des violences liées aux colons.

Une dynamique de colonisation en nette accélération

La colonisation israélienne en Cisjordanie se poursuit depuis plusieurs décennies, mais elle connaît une intensification marquée ces dernières années, en particulier depuis le déclenchement de la guerre à Gaza. Aujourd’hui, plus d’un demi-million d’Israéliens vivent dans des colonies considérées comme illégales par les Nations unies, au milieu de plusieurs millions de Palestiniens.

Les Nations unies ont récemment alerté sur une progression sans précédent des implantations en 2025, évoquant un risque majeur pour la viabilité d’un État palestinien continu et souverain. Le secrétaire général de l’ONU s’est également inquiété de la hausse des violences commises par des colons, parfois sous le regard ou avec l’appui des forces de sécurité israéliennes.

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Greta Thunberg arrêtée à Londres lors d’un rassemblement de soutien à Palestine Action

La militante écologiste suédoise Greta Thunberg a été interpellée à Londres alors qu’elle participait à une manifestation de solidarité avec des membres emprisonnés du groupe Palestine Action, récemment interdit au Royaume-Uni. Une arrestation emblématique dans un climat de forte tension autour des mobilisations pro-palestiniennes.

Greta Thunberg a été arrêtée ce mardi à Londres lors d’un rassemblement organisé en soutien à des militants de Palestine Action, détenus dans l’attente de leur procès. La manifestation se déroulait devant les locaux de la compagnie d’assurances Aspen, au cœur du quartier d’affaires de la City. La police londonienne invoque la législation antiterroriste pour justifier l’interpellation.

Selon l’association Defend Our Juries, la militante de 22 ans brandissait une pancarte exprimant son soutien aux prisonniers de Palestine Action et dénonçant la situation à Gaza. Les forces de l’ordre ont confirmé l’arrestation d’une femme pour avoir affiché un message considéré comme un soutien à une organisation interdite, sans mentionner son identité.

Greta Thunberg dénonce des « prisonniers politiques »

Le rassemblement visait à dénoncer l’incarcération de huit militants de Palestine Action, âgés de 20 à 31 ans, poursuivis pour des actions revendiquées au nom du mouvement. D’après les organisateurs, certains d’entre eux ont entamé une grève de la faim depuis plusieurs semaines afin de protester contre leur détention prolongée.

La veille de son arrestation, Greta Thunberg avait publié une vidéo sur les réseaux sociaux qualifiant les militants emprisonnés de « prisonniers politiques ». Elle appelait le gouvernement britannique, dirigé par le Premier ministre Keir Starmer, à ordonner leur libération et à mettre fin aux poursuites. Interpellé au Parlement, le chef du gouvernement a répondu que les procédures avaient été menées dans le respect strict du cadre légal.

Palestine Action, un mouvement désormais interdit

Fondé en 2020, Palestine Action se présentait comme un mouvement d’action directe visant les entreprises liées à l’industrie de l’armement israélienne, notamment Elbit Systems. Le groupe a été interdit au Royaume-Uni après une intrusion et des actes de vandalisme sur une base de la Royal Air Force, dont les dégâts ont été évalués à plusieurs millions de livres. Toute forme de soutien à l’organisation est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison.

La décision des autorités britanniques fait l’objet de critiques de la part d’ONG de défense des droits humains, du Conseil de l’Europe et du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Une action en justice a également été engagée par l’une des fondatrices du mouvement afin de contester son interdiction.

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Gaza : la Turquie envoie 1 300 tonnes d’aide humanitaire via le Croissant-Rouge

Gaza : la Turquie envoie 1 300 tonnes d’aide humanitaire via le Croissant-Rouge

Ce samedi, le 19ᵉ Navire de la Bonté, chargé d’environ 1 300 tonnes d’aide humanitaire du Croissant-Rouge turc, a quitté le port international de Mersin en direction de Gaza. Dans le cadre du cessez-le-feu en vigueur, cette aide sera d’abord déchargée au port d’El-Arish, en Égypte, avant d’être acheminée vers la région. Kamil Karadeniz, membre du […]

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Gaza : l’UNRWA alerte sur une crise humanitaire aggravée par les pluies

Gaza : l’UNRWA alerte sur une crise humanitaire aggravée par les pluies

L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a alerté sur la dégradation des conditions humanitaires dans la bande de Ghaza, alors que les pluies intensifient la détresse de centaines de milliers de personnes déplacées, notamment dans les camps dépourvus d’abris adéquats. Dans un message publié jeudi sur […]

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L’Islande, cinquième pays à boycotter l’Eurovision 2026 en raison de la participation d’Israël

L’Islande a annoncé qu’elle boycottera l’Eurovision 2026, prévu à Vienne, après le feu vert donné par l’Union européenne de radiodiffusion (UER) à la participation d’Israël. La télévision publique RÚV a officialisé mercredi son retrait, invoquant une incompatibilité avec les valeurs du service public. Le pays devient le cinquième État à quitter la compétition.

La télévision publique islandaise a expliqué, dans un communiqué, qu’elle renonçait à participer à l’édition 2026 en raison de la décision de maintenir Israël dans la liste des candidats. La RÚV souligne avoir suivi de près le débat interne, marqué par des appels insistants d’artistes et d’organisations culturelles réclamant un retrait. La direction a finalement tranché, estimant que la participation ne pouvait pas être « assumée » dans les conditions actuelles.

Un mouvement de boycott qui s’étend en Europe

En rejoignant l’Espagne, l’Irlande, les Pays-Bas et la Slovénie, l’Islande renforce un bloc désormais conséquent de diffuseurs européens qui rejettent le maintien d’Israël. Tous mettent en avant la situation humanitaire à Gaza et accusent l’UER d’ignorer les appels à revoir sa position. Cette succession de retraits fragilise le concours à quelques mois du lancement des préparatifs officiels.

La décision islandaise s’inscrit dans un climat tendu où artistes, collectifs militants et associations avaient multiplié les prises de position publiques. Plusieurs pétitions circulaient déjà en Islande, appelant à un geste « éthique » de la part du diffuseur national. Le débat, loin d’être isolé, rappelle les controverses des éditions précédentes, où la participation d’Israël avait déjà suscité des mobilisations.

Une édition 2026 déjà sous tension

L’Eurovision 2026 devait marquer un retour à la stabilité après deux années de polémiques, mais la vague de boycotts ravive les divisions persistantes autour du concours. Vienne, ville hôte, s’attendait à une édition symbolique et apaisée. L’accumulation de retraits risque désormais de transformer l’événement en test majeur pour l’UER.

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Gaza : une nouvelle flottille internationale en préparation pour briser le blocus

Gaza : une nouvelle flottille internationale en préparation pour briser le blocus

Un nouvel élan international se prépare pour tenter de briser le blocus imposé à Gaza. Selon Wael Nouar, membre de la coordination de la Flottille de la Résilience, des consultations sont en cours pour lancer prochainement une nouvelle flottille, après que l’instance mondiale a validé le principe de son départ. La date exacte ainsi que […]

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Gaza : incertitudes autour de la deuxième phase du cessez-le-feu Israël-Hamas

L’entrée dans la deuxième phase du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas reste très incertaine, alors que le mouvement palestinien doit remettre prochainement la dépouille du dernier captif israélien détenu dans la bande de Gaza.

Hamas a indiqué qu’il se disait prêt à discuter d’un « gel » de ses armes afin de faciliter le passage à la seconde étape de l’accord. De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a reconnu que la mise en œuvre de cette phase serait « difficile », tout en affirmant qu’elle pourrait théoriquement débuter d’ici la fin du mois.

Mais sur le terrain, le bilan de la première phase complique fortement l’équation.

Violations et pressions accrues sur Netanyahu

Depuis le début de la trêve, le 10 octobre, Israël a multiplié les violations, selon les autorités de Gaza, qui recensent plus de 590 incidents et au moins 360 Palestiniens tués durant cette période. L’accord exigeait un arrêt complet des opérations, un retrait derrière la « ligne jaune », un accès humanitaire renforcé et l’échange de prisonniers. Mais les forces israéliennes ont poursuivi leurs opérations, maintenant un niveau d’aide nettement inférieur aux engagements pris, dans un contexte où les agences de l’ONU alertent toujours sur une situation nutritionnelle critique pour des milliers d’enfants.

Cette réalité fragilise davantage Benyamin Netanyahu, confronté aux critiques de sa coalition, opposée à toute concession, et à la pression américaine pour appliquer le plan en 20 points soutenu par Washington. En affirmant que “la guerre n’est pas terminée” et que Hamas sera “désarmé”, le Premier ministre israélien peine à concilier ses engagements politiques internes avec les exigences diplomatiques internationales.

Une phase 2 encore hors d’atteinte

Sur le terrain, le retrait prévu derrière la « ligne jaune » reste incomplet, le Hamas accusant Israël d’avancer la limite chaque jour, provoquant de nouveaux déplacements de civils. L’aide humanitaire demeure insuffisante, en grande partie commerciale, au détriment des grandes agences comme l’UNRWA.

Malgré les annonces politiques, aucune date n’a été fixée pour le lancement de la phase 2, laquelle suppose accord sur la gouvernance de Gaza, la présence éventuelle d’une force internationale et la supervision d’un organe transitoire. Les divergences persistantes entre les parties rendent pour l’instant la mise en œuvre de cette étape hautement incertaine.

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67 journalistes tués en 2025, Gaza au centre du bilan meurtrier

L’année 2025 s’achève avec un lourd tribut pour la presse mondiale : 67 journalistes ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, dont près de la moitié dans la bande de Gaza. Le rapport publié par Reporters sans frontières souligne l’impunité et les dangers croissants auxquels font face les professionnels de l’information.

Entre le 1er décembre 2024 et le 1er décembre 2025, 67 journalistes ont été tués dans le monde, une augmentation par rapport aux 49 décès enregistrés en 2023. L’organisation RSF pointe la responsabilité des forces armées, régulières ou irrégulières, ainsi que des gangs du crime organisé. « Les journalistes ne meurent pas, ils sont tués », affirme le rapport, rappelant la dangerosité accrue de l’exercice du métier dans les zones de conflit et d’instabilité.

Gaza, zone la plus meurtrière

La guerre à Gaza, déclenchée le 7 octobre 2023, continue d’alourdir le bilan. Près de la moitié des journalistes tués en 2025 ont trouvé la mort sous les tirs des forces israéliennes. Depuis octobre 2023, RSF recense au moins 220 décès de collaborateurs de médias, dont 29 survenus au cours de la dernière année dans le cadre de leur activité professionnelle. L’organisation dénonce le ciblage délibéré des journalistes pour leur rôle d’informateurs internationaux.

Le Mexique et le crime organisé

Le rapport met également en évidence d’autres zones critiques, notamment le Mexique, où neuf journalistes ont été tués en 2025 malgré les promesses de protection du gouvernement. RSF déplore que, dans plusieurs pays, les autorités échouent à protéger les journalistes et que l’impunité reste la norme.

Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF, insiste : « L’enjeu réel aujourd’hui est que les gouvernements remettent la protection des journalistes au centre de leurs préoccupations et n’en fassent pas, au contraire, des cibles. » L’organisation appelle à des mesures concrètes pour assurer la sécurité des professionnels des médias et lutter contre l’impunité.

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Accusations autour du rapport financier de la flottille Soumoud : Wael Naouar contre-attaque

Une vive polémique a resurgi ces derniers jours autour du rapport financier de la flottille Sumud, partie depuis la Tunisie il y a quelques semaines pour acheminer une aide symbolique et médiatique à Gaza. Face aux interrogations insistantes sur la publication des comptes, l’un des initiateurs du projet, Wael Naouar, a répondu dans un long message publié sur les réseaux sociaux.

Dans son post, Naouar dénonce “l’activation soudaine de la machine ‘Où est le rapport financier ?’”, qu’il attribue aux mêmes acteurs qu’il accuse régulièrement de “mener des campagnes de discrédit” contre toute initiative liée à la cause palestinienne.

Selon lui, ces critiques proviennent de “blogueurs connus”, de “pseudo-journalistes impliqués dans des affaires de corruption financière”, ainsi que de pages médiatiques accusées de relayer des narratifs hostiles. Il ironise également sur les compétences de certains administrateurs de pages, qui auraient “mal calculé les 45 jours” annoncés pour la publication du rapport.

Un contexte de tensions permanentes

Naouar rappelle que les organisateurs s’étaient engagés à publier un rapport financier dans un délai de 45 jours après le retour de la flottille — un délai qui, selon lui, expire le 10 décembre.

Il souligne que cette transparence n’est ni une obligation légale ni une exigence extérieure, mais un choix “pour rendre des comptes aux Tunisiens qui ont fait des dons”. Il ajoute que l’objectif est aussi de démontrer qu’une initiative entièrement tunisienne et sans financements étrangers peut mobiliser les ressources nécessaires à une opération maritime de solidarité.

Dans son message, Naouar affirme que les attaques contre la flottille s’inscrivent dans une série de campagnes, déjà observées, selon lui, depuis le 7 octobre : contre des sit-in, des manifestations ou des actions de soutien à la cause palestinienne. Il reproche aux mêmes pages et personnalités de relancer un nouveau front de critique à chaque fois que les précédents sont démentis par les faits.

Il cite à ce propos une anecdote : lors d’une visite de condoléances à un responsable du mouvement Hamas, celui-ci lui aurait confié s’être initialement “méfié” de l’absence d’attaques contre la caravane Sumud, estimant que toute initiative pro-Palestine faisait normalement l’objet de campagnes hostiles. “Le lendemain, quand les attaques ont commencé, ils ont compris que l’initiative avait surpris l’ennemi”, relate Naouar.

“Le rapport sera publié, mais les campagnes vont continuer”

Face aux doutes d’une partie de l’opinion, Naouar assure que le rapport financier sera rendu public à la date annoncée et constituera “une leçon de transparence”.

Il reconnaît toutefois que la publication ne fera pas taire tout le monde : « Les personnes “sincères”, dit-il, cesseront leur interrogation ; Les acteurs aux “agendas hostiles”, selon ses mots, lanceront aussitôt une nouvelle campagne.

Il conclut son message en s’adressant à une entreprise européenne qu’il accuse — sans la nommer — de financer des pages visant à discréditer la flottille, affirmant que ses initiateurs continueront leur action et qu’ils lutteront contre “toute tentative de normalisation”.

Lire aussi : Flottille pour Gaza : Vol spécial Turkish Airlines pour rapatrier les Tunisiens détenus en Israël

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