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Eni cède 10 % du champ géant de Balen en Côte d’Ivoire

Un important gisement pétrolier en Côte d’Ivoire, dont les réserves sont estimées à environ 2,5 milliards de barils, vient de faire l’objet d’une transaction stratégique qui devrait stimuler son développement et renforcer ses capacités de production.

La compagnie énergétique italienne Eni a en effet signé un accord avec la société pétrolière azerbaïdjanaise State Oil Company of Azerbaijan Republic (SOCAR) portant sur la cession de 10 % de sa participation dans le projet du champ de Balen, principal projet offshore en développement en Côte d’Ivoire.

Selon les données de la plateforme énergétique spécialisée basée à Washington, Eni conserve l’opération et la gestion du champ avec une participation de 47,25 %, tandis que la société néerlandaise Vitol détient 30 % et la compagnie ivoirienne Petrosi 22,75%.

L’accord a été signé jeudi 22 janvier 2026 par le président de SOCAR, Roshan Najaf, et le PDG d’Eni, Claudio Descalzi, en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF en anglais) de 2026. Cette opération s’inscrit dans la stratégie d’expansion internationale de SOCAR, lui permettant d’accéder directement aux vastes ressources pétrolières et gazières du continent africain.

Une coopération stratégique entre Eni et SOCAR

Cette transaction s’inscrit dans le cadre d’un partenariat plus large entre Eni et SOCAR visant à développer plusieurs projets pétroliers et gaziers à travers le monde. En 2024, les deux groupes avaient signé trois protocoles d’accord axés sur la sécurité énergétique, l’expansion des activités d’exploration et de production, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que le développement de la chaîne de valeur des biocarburants.

Présente en Côte d’Ivoire depuis 2015, Eni fait du champ de Balen son premier grand projet de développement dans le pays, mais aussi le premier projet africain de l’entreprise conçu selon une approche « zéro émission nette » pour les scopes 1 et 2.

Découvert en 2021, deux décennies après la dernière découverte commerciale dans le pays, le champ de Balen est entré en production en un temps record dès 2023. Il produit actuellement plus de 62 000 barils de pétrole et environ 75 millions de pieds cubes de gaz par jour grâce à ses première et deuxième phases de développement.

Avec le lancement de la troisième phase, la production devrait atteindre 150 000 barils de pétrole et 200 millions de pieds cubes de gaz par jour, faisant du champ de Balen un pilier central de la sécurité énergétique ivoirienne…

Le champ est situé dans deux blocs offshore exploités par Eni, CE-101 et CE-802, en partenariat avec Petrosi. Ses réserves sont estimées à environ 2,5 milliards de barils de pétrole et 3,3 billions de pieds cubes de gaz associé, selon les chiffres annoncés lors de sa découverte.

Le navire de forage Saipem 10000 a joué un rôle clé dans le forage des premiers puits, notamment le puits « Balen-1X », à une profondeur d’environ 1 200 mètres, marquant la première découverte commerciale en Côte d’Ivoire depuis vingt ans et le premier forage d’Eni dans le pays.

Bien qu’Eni soit implantée en Côte d’Ivoire depuis 2015, le projet Balen renforce considérablement sa position sur les marchés énergétique régional et international. Les actifs du groupe dans le pays représentent aujourd’hui environ 22 000 barils équivalent pétrole par jour, répartis sur six blocs en eaux profondes.

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Myriam Kerkeni | Le souffle poétique de l’intime

‘‘Révélations d’une femme’’ est le premier recueil poétique en prose de Myriam Kerkeni. Publié par les Éditions Arcadia Tunis en janvier 2026, ce premier livre propose un voyage à la fois intime et universel au cœur de la féminité, explorant expériences personnelles, tensions sociales et luttes intérieures.

Djamal Guettala 

Dès les premières pages, Kerkeni plonge dans l’intime. Les poèmes comme Une mère imparfaite ou Une petite fille rêveuse, courageuse, merveilleuse révèlent le contraste entre aspirations personnelles et rôles imposés par la société. La mère, la femme mariée, la fille : autant de figures qui expriment fatigue, effacement et sacrifices, mais aussi force et résilience. Le rythme et la répétition des phrases confèrent à chaque mot une intensité particulière, rendant la lecture presque chantante.

Le recueil explore également le feu intérieur et le désir de s’affranchir des contraintes. Dans Fuite ou Colère, Kerkeni exprime révolte et frustration, transformant l’écriture en refuge et en instrument de survie. Les émotions longtemps refoulées trouvent ici une forme et une voix.

L’écriture comme un acte de libération

Certaines pièces élargissent le regard au monde extérieur. Dans ‘‘L’enfant et le maçon’’, la poétesse illustre, par la métaphore de la construction et de la reconstruction, l’importance de la persévérance et du travail pour atteindre la beauté. Hypocrisie sociale dénonce les faux-semblants et les masques que chacun adopte, rappelant que lucidité et intégrité sont essentielles pour préserver son espace intérieur.

Au cœur du recueil, l’écriture devient un acte de libération. Dans ‘‘Écrire’’, Kerkeni se fait la voix de ceux qui se taisent, offrant aux silences et aux non-dits une expression tangible. Chaque mot devient souffle, chaque phrase un pas vers la liberté.

Le poème ‘‘Célébration’’, qui clôt le livre, synthétise cette quête : l’auteure y célèbre sa vie, ses cicatrices, ses choix et sa lumière. Elle célèbre sa liberté, sa force retrouvée et toutes les femmes qui marchent à ses côtés. Ce geste est à la fois personnel et universel, invitant le lecteur à reconnaître sa propre valeur et à affirmer son existence.

Avec ‘‘Révélations d’une femme’’, Myriam Kerkeni impose un style à la fois intime, lucide et poétique. Son écriture conjugue émotion, réflexion et puissance narrative, rappelant que la poésie peut être miroir des blessures et levier de résilience. Ce premier recueil est une déclaration d’amour à la vie, à la féminité et à la puissance de la parole.

Un parcours poétique où l’intime devient lumière et chaque mot une victoire sur le silence : «J’écris pour renaître et fuir sans soumettre. Dans mon encre, je deviens libre.»

Un parcours littéraire et académique

Née le 18 avril 1989 à Tunis et originaire de Kelibia, Myriam Kerkeni est autrice et enseignante passionnée par les secrets de la langue française.

Diplômée d’une licence en littérature, langue et civilisation françaises, elle a poursuivi ses études par un master de linguistique générale, se spécialisant dans la structure et la construction des mots.

Son expérience professionnelle est diversifiée : enseignement à l’école primaire et à l’université, cours de français des affaires, puis service client. Elle s’épanouit désormais dans l’enseignement du français au niveau secondaire, tout en continuant d’écrire et de partager sa passion pour la langue.

‘‘Révélations d’une femme’’ enrichit son parcours littéraire et académique.

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Reza Pahlavi, un tapis persan sous les pieds des Américains

La grogne populaire, sans discontinuer de jour comme de nuit, menace de briser l’échine de l’Etat iranien. La jeunesse iranienne a rejoint les rangs des insurgés ignorant les avertissements et les menaces. Une jeunesse habituée à subir le pouvoir des mollahs et leur colère sans broncher de peur de représailles terribles. D’un malaise économique, la mobilisation s’est transformée au fil des jours. Elle a changé de cap et de slogans. La réponse agressive de l’Etat, arrestations et meurtres, aux revendications légitimes de la population ont poussé les manifestants dans leurs derniers retranchements. La foule réclame désormais ouvertement la fin de la République islamique. Le glas sonne la fin des mollahs. (Reza Pahlavi avec le Premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu et Gila Gamliel, ministre Israélien des renseignements, 17 avril 2023).

Mohsen Redissi *

Dans ce contexte de doute et d’incertitude totale sur l’issue, l’Occident est en train de commercialiser un produit nec plus ultra. Certains appellent ouvertement au retour à la barre du pays du prince déchu, Reza Pahlavi, en exil aux États-Unis depuis 47 ans. Son père le Shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, dépourvu de son trône est allé crier famine chez les Pharaons ses voisins, eux aussi adorateurs de Shahs.

Un prince au rabais  

Reza Pahlavi serait la figure politique la plus populaire en Iran avec 31% d’opinions favorables, loin devant l’ayatollah Ali Khameni qui se situe à 9%. De quoi mettre en doute l’impartialité de sondages effectués dans un pays en proie à la violence des rues. Dans toute la Perse, d’aucun n’est capable de tenir la barre, de calmer les ardeurs des foules et de trouver l’issue de secours.

On se croirait dans le Grand bazar de Téhéran. Reza Pahlavi est un article en réclame, un sous-produit préfabriqué dans les think tank étrangers pour le revendre aux Iraniens. Les médias étrangers et des analystes de tout bord, essayent de rassurer la population iranienne du bien-fondé de ses pensées pacifiques. Il est clean et prêt au sacrifice. Un dévot qui n’a qu’un seul souhait, celui d’assurer la transition démocratique. 

Comment peut-on gouverner un pays, même pour une période de transition, la plus difficile, sans avoir vécu les péripéties de l’intérieur ? Il est resté loin de la politique, droit d’asile oblige. Ses connaissances se résument aux briefings et aux informations glanées ici et là dans des médias hostiles.  
Steve Witkoff, l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, d’après certains médias américains, a secrètement rencontré Reza Pahlavi sans donner de détails sur la teneur de la rencontre, ni sur son lieu, ni sur son issue. Néanmoins, la référence à la rencontre suscite la curiosité et redore le blason du prince déchu sans avoir l’air de lui donner une nouvelle virginité. 

Persan, mode d’emploi

Les Iraniens gardent encore les séquelles, dans le corps et dans l’esprit, les années de braise de son feu père. L’adage ne dit-il pas tel père tel fils, sans arrière-pensée aucune. Le Shah Mohammad Reza, père de Reza, n’était pas un ange gardien et n’allait pas de main morte pour mater les insurgés. Il a dirigé l’Iran d’une main de fer de 1941 à 1979, date de l’exil. La Savak, une police secrète mise en place avec l’aide de la CIA, avait quartier libre. Personne n’était à l’abri. L’enlèvement, la torture et la liquidation de tout opposant étaient ses marques de fabrique.

Après le putsch contre Maduro, Trump a réuni tous les magnats américains du pétrole et s’est égosillé à les encourager à investir au Venezuela. Les patrons de l’or noir ont refusé discrètement son offre, trop dangereuse et très onéreuse. Le pétrole vénézuélien est profondément enfoui sous terre. Son exploitation demanderait des milliards de dollars pour le voir surgir de sous terre.

A la recherche de l’or noir perdu

En 1951, les Britanniques refusaient un partage équitable des revenus pétroliers. Mohammad Mossadegh, Premier ministre iranien de l’époque, se rebiffe et procède à la nationalisation de toute l’industrie pétrolière iranienne. Britanniques et Américains ont décidé d’un commun accord de limoger Mossadegh. En 1954, un nouvel accord est signé avec les entreprises pétrolières étrangères, britanniques et américaines, cela va de soi. 

L’or noir iranien est à nouveau à portée des firmes américaines après des années de disette si Reza Pahlavi accède à la tâche suprême du pouvoir même pour une période transitoire. Verra-t-on les derricks américains se dresser sur le sol des Shahs ?

L’adieu aux armes

Une fois remis sur le trône par les protecteurs de son feu père, la première grande initiative de Reza Pahlavi serait de réaliser le souhait le plus cher des ennemis de l’Iran, ceux qui l’ont porté au pouvoir. Mettre fin au rêve iranien d’enrichir suffisamment son uranium à des fins civiles ou militaires. Il réalisera, bon gré mal gré, ce que les Américains ont échoué de faire en lançant sur l’Iran, encore endormi, sept bombardiers furtifs qui ont largué quatorze bombes pénétrantes de 13 tonnes chacune sur deux sites d’enrichissement d’uranium en juin 2025.

Adieu aux armes, adieu aux atomes, adieu aux eaux lourdes et à l’enrichissement de l’uranium. Une page contaminée de l’histoire du combat iranien pour enrichir son uranium sera tournée. Plus de tracasseries des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Une victoire pour Israël qui n’aura plus à s’inquiéter d’un voisin belliqueux, et un soulagement pour les pays de la région. La voie serait libre. 

Si Reza Pahlavi est intronisé pour gérer les affaires du pays pendant la transition, serait-il le chat persan qui sortirait ses griffes et reprendrait ‘Le trône du Paon’ de ses aïeuls ? Ou bien s’écrasera-t-il tel un tapis persan utilisé par les ennemis de l’Iran pour percer ses secrets et pousser le pays à accepter leur paix ?

* Haut fonctionnaire à la retraite.

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