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Tunisie : Pourquoi la rentabilité ne suffit plus à relancer l’investissement ?

Aujourd’hui, 79 % des capitaux des entreprises tunisiennes servent à préserver l’existant plutôt qu’à préparer l’avenir. Pourtant, 62 % d’entre elles ont atteint leurs objectifs de rentabilité en 2024. Ce contraste saisissant résume l’état d’esprit du secteur privé, selon le rapport « CEO 50 » de l’IACE. Malgré des finances solides, l’économie avance à pas comptés. L’incertitude des règles freine les dirigeants plus que le marché lui-même.

L’enquête auprès de cinquante dirigeants révèle des entreprises robustes mais sur la réserve. Près de deux tiers des répondants affichent une réelle rentabilité, prouvant leur capacité d’adaptation. Cependant, cette réussite reste défensive. Les chefs d’entreprise redoutent surtout l’imprévisibilité réglementaire et fiscale. À cela s’ajoutent des procédures administratives lourdes et une concurrence informelle qui touche 44 % des entreprises. Ce cocktail alimente une forte aversion au risque.

L’innovation sacrifiée

Ce manque de visibilité dicte les choix d’investissement. Le renouvellement d’équipements obsolètes absorbe 46 % des budgets, tandis que 33 % servent à étendre des activités existantes. En revanche, l’innovation ne capte que 12 % des ressources et la diversification à peine 9 %. La quasi-totalité de l’effort financier finance la continuité plutôt que la transformation. Cette prudence diffère de l’attitude offensive observée au Maroc ou au Brésil, malgré des contraintes similaires.

Pour l’IACE, ce comportement révèle un verrou structurel lié à la confiance. La rentabilité seule ne déclenchera pas d’investissements ambitieux sans règles du jeu claires. Le rapport réclame donc une stabilisation institutionnelle urgente et des réformes lisibles. La simplification administrative est un levier déterminant. Elle doit passer par la numérisation et la généralisation de guichets uniques pour réduire les délais.

Moderniser pour croître

Sur le plan financier, l’IACE préconise des mécanismes de financement dédiés à l’innovation. Ces outils compenseraient la prudence des banques traditionnelles. La modernisation technologique doit aussi permettre à l’industrie de monter en gamme. Enfin, l’institut plaide pour un baromètre régulier de la perception des dirigeants. Cet outil permettrait d’ajuster les politiques publiques aux réalités du terrain.

En résumé, le tissu entrepreneurial tunisien sait résister aux chocs. Mais sans un environnement prévisible, cette résilience restera une gestion de survie plutôt qu’un moteur de croissance durable.

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Nacer Hachani : « L’ESG n’est plus une option éthique, mais le pivot de la viabilité de nos entreprises »

Alors que les exigences environnementales mondiales se durcissent, la Tunisie se trouve à la croisée des chemins. Pour décrypter ces enjeux, nous avons reçu dans nos locaux  Nacer Hachani, expert-comptable spécialisé dans la transition écologique et les mécanismes de tarification carbone. Entre contraintes bancaires et menace imminente de la taxe carbone aux frontières de l’UE, il livre une analyse sans concession sur l’urgence de passer d’une communication de façade à une véritable stratégie de décarbonation.

Depuis 2021, les entreprises tunisiennes, notamment cotées, intègrent de plus en plus les critères ESG. Quel est l’impact réel de cette évolution sur notre tissu économique ?

Le cadre réglementaire tunisien s’est considérablement densifié pour répondre à une nécessité de transparence accrue. Si la loi de 2018 sur la RSE a posé les premières pierres en s’inspirant de la norme ISO 26000, le véritable tournant a été pris par la Bourse de Tunis en 2021 avec son guide de reporting extra-financier. Plus récemment, le communiqué du Conseil du Marché Financier (CMF) de décembre 2025 marque une étape cruciale en exigeant que les sociétés faisant appel public à l’épargne détaillent leurs risques et opportunités liés à la durabilité directement dans leurs états financiers.

Cette dynamique transforme les organisations en profondeur. D’abord, elle conditionne l’accès aux marchés internationaux, car les exigences européennes ne laissent plus de place à l’improvisation. Ensuite, elle devient un levier financier majeur puisque les banques et fonds d’investissement conditionnent désormais leurs lignes de crédit à la transparence des pratiques environnementales, sociales et de gouvernance. Enfin, elle offre une rentabilité opérationnelle concrète en permettant aux entreprises de saisir de nouvelles opportunités de création de valeur, notamment pour les secteurs énergivores comme le ciment, où l’investissement dans l’autoconsommation d’énergies renouvelables permet de transformer un poste de coût stratégique en levier de performance opérationnelle et ESG.

Au regard des données actuelles, observe-t-on une réelle appropriation des valeurs ESG ou reste-t-on dans une logique de communication ?

Nous observons aujourd’hui une économie à deux vitesses. D’un côté, les grandes entreprises cotées et les filiales de groupes internationaux ont intégré ces enjeux dans leur ADN opérationnel. Pour ces acteurs, la pression vient souvent des donneurs d’ordres étrangers, particulièrement dans les secteurs stratégiques tels que le textile et l’industrie automobile, qui imposent des audits sociaux et environnementaux extrêmement rigoureux.

À l’opposé, une partie du tissu entrepreneurial se contente encore d’une approche superficielle axée sur l’image de marque. Ces entreprises adaptent leur communication sans transformer leurs processus profonds. C’est un calcul risqué, car nous ne sommes plus dans un simple exercice de conformité superficielle, mais bien dans un enjeu de viabilité économique à long terme. Pour les entreprises exportatrices, ce décalage entre le discours et la réalité opérationnelle devient une menace directe pour leur pérennité.

Quels sont les leviers concrets pour enraciner durablement cette culture chez les retardataires ?

La clé de la réussite réside dans la convergence totale entre les impératifs écologiques et la rentabilité économique. Pour obtenir une adhésion massive, il faut un retour sur investissement limpide. Par exemple, si la Tunisie instaurait une réglementation permettant l’échange de quotas carbone, les entreprises seraient naturellement incitées à investir pour générer des crédits valorisables.

Par ailleurs, il nous manque encore un système de traçabilité robuste pour l’énergie verte, similaire au modèle français des certificats d’origine. Sans une telle certification, nos exportateurs manquent de crédibilité pour valoriser leur décarbonation sur la scène internationale. Il est donc impératif de bâtir un environnement où l’engagement écologique devient un moteur de compétitivité financière plutôt qu’une charge supplémentaire.

Vous parlez souvent de « double matérialité ». Est-ce le concept qui doit guider les dirigeants ?

Le concept de double matérialité est effectivement le pivot de la conscience stratégique moderne. Auparavant, l’entreprise ne se souciait que de l’impact de l’environnement sur ses finances. Aujourd’hui, elle doit également mesurer l’impact de ses propres activités sur son environnement. C’est une question de survie : si une industrie continue d’émettre massivement du carbone, le changement climatique finira par détruire ses propres actifs physiques. Quand un dirigeant intègre que la dégradation de la planète équivaut à la destruction de sa propre valeur financière à terme, sa vision stratégique bascule radicalement.

Où en est l’empreinte carbone des entreprises tunisiennes face aux nouvelles sanctions internationales ?

Nous sommes encore loin d’une connaissance précise de notre empreinte carbone nationale. Il est désormais urgent que le calcul du bilan carbone soit généralisé par voie législative en instaurant des obligations par secteur ou par seuil de chiffre d’affaires. L’urgence est dictée par l’Europe avec le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières, qui cible déjà six secteurs clés : ciment, engrais, acier, hydrogène, électricité et aluminium.

Avec une taxe carbone avoisinant les 85 euros par tonne, le coût de l’inaction se chiffrera très bientôt en millions d’euros, lorsque le mécanisme atteindra son plein régime, dans un contexte de suppression progressive des quotas gratuits. Les entreprises tunisiennes s’engagent déjà contractuellement sur des seuils d’émissions dans leurs nouveaux marchés, et tout dépassement sera lourdement sanctionné par des audits européens dès 2027, qui porteront sur les émissions de 2026. Pour nos exportateurs, la décarbonation est désormais une condition sine qua non de survie face à la concurrence mondiale.

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Ce qu’il faut retenir de la mission tunisienne à Davos

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a représenté la Tunisie lors de la 56e édition du Forum économique mondial de Davos, tenue du 19 au 23 janvier 2026. Sous le thème « L’esprit du dialogue », ce rendez-vous majeur a permis à la délégation tunisienne de multiplier les échanges stratégiques avec des dirigeants mondiaux et des institutions financières de premier plan pour examiner l’avenir de l’économie globale.

Au cours de ce sommet réunissant des représentants de 130 pays, le ministre tunisien a pris part à plusieurs séminaires consacrés aux perspectives économiques pour l’année 2026. Les discussions, relayées par un communiqué officiel du département de l’Économie, ont porté sur des défis transversaux tels que le changement climatique, la finance durable, la promotion de l’innovation et le rôle moteur de l’intelligence artificielle dans le développement. Samir Abdelhafidh a particulièrement mis l’accent sur le développement du commerce numérique au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), explorant les leviers nécessaires pour stimuler l’investissement dans la connectivité et assurer une croissance inclusive sur le continent.

Intensification des partenariats avec les institutions internationales

En marge des sessions plénières, le ministre a mené une série d’entretiens bilatéraux de haut niveau, notamment avec Rebeca Grynspan, Secrétaire générale de la CNUCED. Cet échange a porté sur le renforcement de la coopération technique et le soutien au Centre de Tunis pour la formation sur le droit de la concurrence. Mme Grynspan a évoqué la création d’une plateforme pour les pays emprunteurs afin d’améliorer la gestion de la dette via des méthodes innovantes, tout en exprimant sa volonté de visiter prochainement la Tunisie et de contribuer à l’évolution des textes juridiques relatifs à l’investissement.

Parallèlement, la rencontre avec Alvaro Lario, président du Fonds international de développement agricole (FIDA), a permis de réaffirmer la solidité des relations historiques entre les deux parties. M. Lario s’est dit disposé à financer de nouveaux projets de développement rural adaptés aux priorités tunisiennes. De même, l’entretien avec Matteo Patrone, vice-président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a consolidé la dynamique instaurée par la récente visite de la présidente de l’institution à Tunis. La BERD a réitéré son engagement à soutenir le plan de développement 2026-2030, avec une nouvelle visite de M. Patrone prévue au second semestre de l’année.

Synergies régionales et attractivité du site Tunisie

La coopération avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a également figuré au centre des priorités. Abdullah Almusaibeeh a salué le rôle de la Tunisie dans la coopération arabo-africaine, ouvrant la voie à un soutien accru pour les entreprises tunisiennes exportatrices et à l’exécution de projets en Afrique subsaharienne. Sur le plan bilatéral, des réunions avec les ministres du Koweït et d’Oman ont visé à intensifier les flux d’investissements directs et à organiser des manifestations commerciales conjointes.

Enfin, Samir Abdelhafidh a clôturé sa mission par une série de rencontres avec des investisseurs internationaux et des chefs d’entreprises. Il a exposé les avantages compétitifs de la Tunisie en tant que destination stratégique, réaffirmant la volonté des autorités de coordonner étroitement avec les opérateurs privés pour concrétiser leurs intentions d’investissement dans divers secteurs porteurs.

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La STB affiche un PNB de 687,9 millions de dinars en hausse de 5,89 %

La Société Tunisienne de Banque (STB) a réalisé un Produit Net Bancaire de 687,9 millions de dinars à la fin de l’exercice 2025, enregistrant une augmentation de 5,89 % par rapport à l’exercice antérieur. Le coefficient d’exploitation a connu une amélioration, passant de 50,08 % à 48,47 %, témoignant d’une meilleure efficacité opérationnelle.

Ces résultats s’expliquent par une évolution positive entre les produits et les charges d’exploitation bancaire. Les produits ont connu une hausse de 3,3 % pour se chiffrer à 1 454,4 millions de dinars, pendant que les charges correspondantes n’ont augmenté que de 1,08 % pour s’élever à 766,4 millions de dinars. Les charges opératoires ont enregistré une progression limitée à 2,48 % durant la période considérée.

La structure des produits d’exploitation bancaire se compose essentiellement des produits d’intérêts qui représentent 60,8 %, des revenus issus du portefeuille titres à hauteur de 29,9 %, et des commissions nettes qui comptent pour 9,4 %.

L’activité de crédit et les placements constituent les piliers de l’activité

L’activité de crédit génère 91,6 % des produits d’intérêts, correspondant à 809,6 millions de dinars. L’encours total des créances nettes auprès de la clientèle s’est fixé à 8 645 millions de dinars, marquant une diminution de 1 126 millions de dinars comparativement à la fin de l’année 2024. Cette baisse traduit une stratégie d’optimisation dans l’octroi de crédit, tout en préservant le soutien financier aux acteurs économiques et aux établissements publics.

Le portefeuille titres a connu une croissance significative avec une progression de 1 012 millions de dinars, soit une hausse de 26,1 %, portant le total à 4 886 millions de dinars. Cette augmentation découle principalement de l’accroissement des Bons du Trésor Assimilables (BTA) conservés dans le portefeuille d’investissement.

Des ressources solides et une situation de liquidité favorable

Concernant le passif, les charges d’exploitation bancaire totalisant 766,4 millions de dinars se composent presque entièrement de charges d’intérêts, liées en grande partie aux dépôts de la clientèle. À la fin du mois de décembre 2025, l’établissement n’a pas eu recours aux ressources de marché à court terme.

Les dépôts de la clientèle ont progressé de 9,7 % pour atteindre 12 508 millions de dinars. Leur composition, largement constituée de dépôts à vue et d’épargne, assure une base de financement stable.

Les ratios de liquidité demeurent satisfaisants. Le ratio Loan to Deposit (LTD) s’est positionné à 81,7 %, nettement inférieur au plafond réglementaire. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) se maintient au-dessus de la norme fixée à 100 %.

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OneTech réalise 281,9 millions de dinars de chiffre d’affaires au T4 2025

Le Groupe OneTech a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 281,9 millions de dinars au quatrième trimestre 2025, soit une progression de 7,6 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette croissance s’explique par la performance combinée des marchés d’exportation et du marché local. Les ventes à l’export ont atteint 236,3 millions de dinars, en hausse de 5,5 %, marquant le cinquième trimestre consécutif de croissance. Sur le marché local, le chiffre d’affaires s’est établi à 45,6 millions de dinars, en progression de 19,6 %.

Le pôle Câbles a porté cette dynamique grâce à la montée en puissance de nouveaux programmes et à l’amélioration du mix produits. Le pôle Mécatronique a également bénéficié de la reprise progressive de la demande sur les marchés automobiles européens, notamment liée aux véhicules électriques.

Performance annuelle 2025

Sur l’ensemble de l’exercice 2025, le Groupe OneTech a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1 080,9 millions de dinars, en progression de 3,1 % par rapport à 2024. Les exportations ont augmenté de 4,6 %, soit 40,6 millions de dinars supplémentaires, et représentent désormais 86,2 % du chiffre d’affaires total.

Investissements et structure financière

En ligne avec le plan stratégique « Challenge 2028 », les investissements réalisés en 2025 ont atteint 36,2 millions de dinars. Ces investissements visent l’amélioration de la qualité, de la productivité, de la performance énergétique et des engagements en matière de développement durable.

Sur le plan financier, le Groupe a poursuivi sa trajectoire de désendettement. L’endettement global a reculé de 23,4 millions de dinars en 2025, soit une baisse de 19 % par rapport à fin 2024.

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PNB à 590,7 MD : Amen Bank confirme la résilience de son modèle

Amen Bank clôture l’année avec un PNB en progression de 4,3 %, s’établissant à 590,7 millions de dinars contre 566,5 millions dinars en 2024. Cette performance s’appuie sur une croissance de 8,8 % des dépôts clientèle, atteignant 8 721 millions de dinars, et une hausse de 3,2 % des crédits nets s’élevant à 7 534 millions de dinars. Malgré un coefficient d’exploitation qui se fixe à 41,09 %, la banque consolide ses indicateurs d’activité.

Une dynamique commerciale portée par les dépôts Le bilan de l’exercice 2025 révèle une accélération de la collecte. Les dépôts et avoirs de la clientèle ont bondi de 705,5 millions de dinars sur un an, pour atteindre un encours global de 8 721 millions de dinars au 31 décembre.

En parallèle, les crédits à la clientèle, nets de provisions, ont progressé de 234,7 millions de dinars, s’établissant à 7 534 millions de dinars. La structure de financement de l’institution a également été renforcée par une augmentation de 10,3 millions de dinars des ressources longues (emprunts et ressources spéciales), totalisant désormais 709,9 millions de dinars.

 

 

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Tunis Re atteint 97 % de ses objectifs annuels en 2025

Tunis Re a enregistré un chiffre d’affaires de 238,4 millions de dinars  au 31 décembre 2025, confirmant la stabilité de son portefeuille par rapport à l’exercice précédent. La société a atteint 97 % de ses objectifs annuels de chiffre d’affaires, tandis que son ratio de sinistralité a diminué à 47 %, contre 59 % au 31 décembre 2024. Les produits financiers ont progressé de 7,7 %, passant de 31,190 MDT à 33,587 MDT.

Ces indicateurs reflètent une gestion maîtrisée des engagements, un ajustement sélectif du portefeuille de souscription et une évolution favorable des risques. Sur les marchés étrangers, la performance reste robuste malgré la dépréciation du dollar américain observée récemment. L’amélioration de la performance technique est liée à une gestion rigoureuse des risques, à la baisse de la sévérité des sinistres et à la revalorisation à la baisse de certains sinistres relatifs à des exercices antérieurs.

Les produits financiers intègrent les intérêts courus et non échus pour les exercices 2024 et 2025, hors intérêts sur dépôts auprès des cédantes, et témoignent d’une gestion prudente et efficace des placements. Ces chiffres consolidés, publiés par Tunis Re au quatrième trimestre 2025, confirment la solidité des fondamentaux du réassureur et la résilience de son modèle économique dans un contexte de marché exigeant.

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Hausse de 85 % du CA export de la bière pour la SFBT au T4 2025

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) a publié ses indicateurs financiers pour le quatrième trimestre 2025. Le chiffre d’affaires local des boissons gazeuses hors taxes a diminué, passant de 33,91 millions de dinars à 32,12 millions de dinars, soit une baisse de 5,29 %. À l’export, le chiffre d’affaires de ces mêmes produits a reculé de 6,42 millions de dinars à 5,33 millions de dinars, enregistrant une diminution de 17,02 %.

Le chiffre d’affaires hors taxes de la bière locale a progressé de 154,8 millions de dinars à 166,95 millions de dinars, une hausse de 7,85 %. La bière exportée a connu une croissance plus marquée, passant de 931 665 dinars à 1,72 million de dinars, soit une augmentation de 85,03 % au quatrième trimestre 20255 par rapport au quatrième trimestre 2024. En revanche, il y a une baisse des exportations qui sont passées de 4 942 181,245 en 2024 à  4 781 021,122 pour l’année 2025  soit une baisse de l’ordre de 4%.

En termes de volumes, les ventes de boissons gazeuses ont légèrement reculé de 3,66 millions à 3,59 millions de caisses. Tandis que les ventes de bière ont augmenté de 456 738 hectolitres à 487 032 hectolitres, représentant une progression de 6,63 %. La production de boissons gazeuses a enregistré une faible hausse de 225 831 hectolitres à 226 095 hectolitres. La production de bière a atteint 489 314 hectolitres contre 472 259 hectolitres au trimestre précédent, soit une augmentation de 3,61 %.

Les investissements de la période ont principalement concerné l’acquisition de matériel d’emballage consigné, incluant des casiers et des bouteilles. Les soldes comptables bancaires prennent en compte les encaissements auprès des clients et les dividendes reçus, déduction faite des paiements d’impôts, des salaires et des fournisseurs.

La société précise que la baisse des ventes de boissons gazeuses est liée à la mise en place d’un centre de facturation dédié aux produits de la filiale SGBIA au sein de l’usine SFBT-Charguia. Cette évolution opérationnelle a réduit le volume facturé par la société mère sans affecter l’activité globale du groupe. Le recul du chiffre d’affaires à l’export des boissons gazeuses est attribué à une diminution des commandes d’un client en Afrique subsaharienne, une variation qui reste limitée dans le chiffre d’affaires global.

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BH Bank enregistre un PNB de 681,5 MDT, en baisse de 2,8 %

À la clôture de l’exercice 2025, l’activité bancaire de BH BANK  affiche des évolutions contrastées, marquées par un recul des crédits et une forte progression des dépôts.

L’encours des créances sur la clientèle s’établit à 10 336 MDT à fin décembre 2025, contre 10 577 MDT un an plus tôt, soit une baisse de 2,3 %. Dans le même temps, les dépôts de la clientèle atteignent 10 020 MDT, contre 9 009 MDT à fin décembre 2024, enregistrant une hausse de 11,2 %. Les emprunts et ressources spéciales reculent de 7,8 % pour s’établir à 1 442 MDT, contre 1 565 MDT un an auparavant.

Les produits d’exploitation bancaires s’élèvent à 1 438 MDT à fin décembre 2025, contre 1 446 MDT à la même période en 2024, en diminution de 0,6 %. Les charges d’exploitation bancaires atteignent 756 MDT, contre 745 MDT un an plus tôt, en hausse de 1,5 %. Le produit net bancaire ressort à 681,5 MDT, contre 701,2 MDT à fin décembre 2024, soit un repli de 2,8 %.

Parallèlement, les charges générales d’exploitation augmentent de 19,2 % pour atteindre 85 MDT, contre 72 MDT un an auparavant. Les frais du personnel progressent de 9,2 %, s’établissant à 207 MDT à fin décembre 2025, contre 189 MDT à fin décembre 2024.

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UNIMED clôture 2025 avec un chiffre d’affaires de 148,9 MDT

UNIMED a publié ses indicateurs d’activité relatifs au quatrième trimestre 2025. Au 31 décembre 2025, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 148,9 millions de dinars, contre 147,7 millions de dinars un an auparavant. Cette évolution est portée par la progression des ventes sur le marché national, avec un chiffre d’affaires officinal en hausse de 16 %, passant de 43,6 millions de dinars au 31 décembre 2024 à 50,5 millions de dinars au 31 décembre 2025, ainsi que par une augmentation de 3 % du chiffre d’affaires à l’export.

La production en unités, incluant ampoules, flacons, seringues et poches, s’établit à 245 782 157 unités au 31 décembre 2025, enregistrant une baisse de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les investissements incorporels et corporels réalisés sur l’exercice atteignent 4,4 millions de dinars, provenant principalement des travaux d’agencements et d’aménagements.

L’endettement à long terme s’élève à 17,6 millions de dinars au 31 décembre 2025, en baisse de 29 %. Les dettes à court terme atteignent 27,4 millions de dinars, composées des échéances à moins d’un an sur les crédits bancaires pour 7,1 millions de dinars, sur les crédits de leasing pour 0,9 million de dinars et des crédits de gestion pour 19,4 millions de dinars, soit une hausse de 2 % par rapport au 31 décembre 2024.

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Inondations de 1969 : quand la Tunisie a vécu sa pire catastrophe naturelle

Les inondations et intempéries qui ont commencé le 20 janvier 2026 ne constituent ni les premières, ni les plus graves que la Tunisie ait connues. L’histoire récente du pays garde en mémoire une catastrophe d’une ampleur sans précédent : les inondations de 1969. Un drame national qui a profondément marqué le territoire, les populations et les politiques publiques.

Entre la fin septembre et la fin octobre 1969, une succession exceptionnelle de pluies torrentielles frappe la Tunisie. En l’espace de quelques jours, certaines régions reçoivent l’équivalent de plusieurs années de précipitations. Les oueds débordent, les sols saturés cèdent et les eaux engloutissent des zones entières du pays.

Le Nord-Ouest, le Centre et le Sahel subissent les plus lourds dégâts. À Kairouan, à Sidi Bouzid, dans le bassin de l’Oued Merguellil, mais aussi dans plusieurs régions côtières, les flots font disparaître routes, maisons et terres agricoles. Les crues se succèdent pendant près d’un mois et empêchent toute stabilisation rapide de la situation.

Le désastre entraîne un lourd bilan humain : les estimations les plus couramment citées évoquent plus de 500 morts. Environ 300 000 personnes perdent leur logement. Les eaux détruisent ou rendent inhabitables des dizaines de milliers d’habitations. Les crues ravagent les infrastructures vitales : elles emportent des ponts, coupent des routes sur des centaines de kilomètres, interrompent les voies ferrées et mettent hors service les réseaux d’eau et d’électricité.

Une mobilisation nationale sans précédent

Face à l’ampleur du désastre, l’État tunisien déclare la catastrophe nationale. Il mobilise en urgence les forces armées, la protection civile et l’administration centrale.

Les autorités mènent des opérations d’évacuation dans les zones les plus exposées. Des convois d’aide transportent de l’eau potable, de la nourriture et des couvertures vers des villages isolés. Les services publics installent des abris provisoires pour accueillir les sinistrés. Les responsables poursuivent un double objectif : sauver des vies et rétablir les services essentiels.

Parallèlement, des équipes techniques rouvrent les axes routiers, réparent les ponts et remettent en état les réseaux hydrauliques. La crise s’étend sur plusieurs semaines, bien au-delà de la fin des pluies, tant les dégâts restent profonds.

Une solidarité internationale massive

L’ampleur de la catastrophe déclenche une vague de solidarité internationale. Près de vingt-quatre pays répondent à l’appel de la Tunisie.

Parmi eux figurent notamment le Maroc, la France, les États-Unis, l’Allemagne de l’Ouest, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, la Suisse, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Union soviétique. Les partenaires apportent une aide variée : hélicoptères de secours, ingénieurs, matériel de pompage, tentes, médicaments, nourriture et contributions financières.

Les Pays-Bas envoient une brigade spécialisée dans les situations de catastrophe afin de rétablir les réseaux d’eau et de sauver les puits. Les États-Unis déploient des moyens aériens et accordent une aide financière importante. Des équipes européennes participent à la reconstruction des infrastructures et à l’approvisionnement en eau potable. L’ONU coordonne une partie de cette assistance.

Cette mobilisation internationale renforce la capacité de réponse du pays et accélère la phase de relèvement.

Un tournant dans la politique hydraulique

Les inondations de 1969 ne représentent pas seulement une tragédie humaine. Elles imposent un tournant stratégique. Dans les années suivantes, l’État engage une refonte profonde de la gestion des risques hydrologiques.

Les autorités lancent des études sur les bassins versants. Elles planifient et construisent des barrages, des digues et des ouvrages de régulation, notamment dans les régions centrales. La catastrophe s’impose comme une référence majeure dans la politique d’aménagement du territoire et dans la conception des infrastructures hydrauliques.

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Tempête sur la côte nord : Hammamet, Kélibia et d’autres villes touchées

Des vagues puissantes et des pluies intenses frappent plusieurs villes touristiques du nord de la Tunisie, provoquant l’inondation de plages, de rues et de complexes hôteliers, notamment à Hammamet et Kélibia.

Lundi 19 janvier, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime a annoncé de fortes précipitations, parfois orageuses, sur plusieurs régions du nord du pays. Ces intempéries s’accompagnent de vents forts à très forts, en particulier sur les zones côtières, entraînant une mer très agitée. Face à la situation, des plans régionaux de prévention des catastrophes ont été activés.

Sur l’ensemble du littoral, les vagues ont atteint des zones habituellement épargnées. À Hammamet, station balnéaire majeure, plusieurs cafés, restaurants et complexes touristiques ont été envahis par l’eau. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des infrastructures touchées par la montée de la mer.

À Kélibia, ville côtière du Cap Bon, l’élévation des eaux a provoqué l’inondation de rues et d’établissements situés en bordure de plage, notamment des restaurants et des cafétérias. Des scènes similaires ont été observées dans d’autres zones touristiques du nord-est du pays.

Selon des médias locaux, des quartiers de la banlieue nord de Tunis ainsi que d’autres régions du nord-est ont également été touchés par les inondations. Le niveau d’alerte a été relevé à « très élevé » dans les gouvernorats de Tunis et de Nabeul.

Par ailleurs, plusieurs gouvernorats ont annoncé la suspension des cours le mardi 20 janvier en raison des précipitations et des fortes perturbations affectant des zones résidentielles et des axes routiers. À Soliman, porte d’entrée du Cap Bon, les pluies ont entraîné des difficultés de circulation et une montée du niveau des eaux dans l’Oued El Bey. Les citoyens et les touristes présents dans ces villes sont appelés à respecter les consignes de sécurité. De même qu’à signaler toute situation dangereuse, dans l’attente d’une amélioration des conditions météorologiques.

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TGH affiche un résultat net consolidé de 1,15 million de dinars

L’Assemblée générale ordinaire de Tawsol Group Holding a enregistré une participation de 74 % du capital. Le groupe annonce un résultat net consolidé de 1,15 million de dinars. Tandis que la société mère affiche un bénéfice proche d’un million de dinars et un bilan de 138,4 millions de dinars.

Sur 3,3 millions de dinars à répartir, les bénéfices seront principalement affectés au renforcement des fonds propres, avec priorité au report à nouveau et aux réserves légales. Ahmed Sellami a été désigné représentant des actionnaires minoritaires jusqu’en 2026.

Le mandat de Moez Ben Ali comme commissaire aux comptes a été renouvelé pour trois exercices. Et les administrateurs ont reçu le quitus pour leur gestion. Toutes les résolutions ont été adoptées à la quasi-unanimité, confirmant la stabilité et la solidité financière du groupe.

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Placements Tunisie SICAF : les revenus atteignent 3,988 millions de dinars en 2025

Placements Tunisie SICAF affiche, au 31 décembre 2025 (T4), une nette amélioration de ses performances, marquée par une progression de l’ensemble de ses principaux indicateurs d’activité.

Les revenus de Placements Tunisie SICAF atteignent 3,988 millions de dinars, contre 3,244 millions de dinars un an auparavant, enregistrant ainsi une hausse significative de 23 %. Dans le même temps, les charges d’exploitation s’élèvent à 304 mille dinars; contre 264 mille dinars au 31 décembre 2024. Soit une augmentation maîtrisée de 15 %.

La structure financière demeure solide : la valeur des immobilisations financières reste stable à 12,268 millions de dinars. Tandis que les placements à court terme progressent de 14 % pour s’établir à 6,144 millions de dinars; contre 5,383 millions de dinars à la même date en 2024.

Par ailleurs, la société a constitué des provisions sur titres pour un montant d’environ 4 mille dinars, compensées en partie par des reprises de provisions d’environ 13 mille dinars. Ces éléments retracent l’évolution de l’activité de Placements Tunisie SICAF à la clôture du quatrième trimestre 2025, telle qu’arrêtée au 31 décembre de l’exercice.

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ATL : le produit net du leasing en hausse de 10 % à fin décembre 2025

L’Arab Tunisian Lease (ATL) a publié ses indicateurs d’activité relatifs au quatrième trimestre 2025, faisant état d’une progression de ses principaux agrégats par rapport à décembre 2024.

Les mises en force enregistrent une augmentation de 8 % par rapport à décembre 2024. Le total des engagements affiche une hausse de 11 % sur la même période. Le produit net du leasing progresse de 10% par rapport à décembre 2024. La masse des créances classées diminue de 3 % malgré l’augmentation de 11 % des engagements. Le ratio des créances classées recule de 95 points de base par rapport à décembre 2024 pour s’établir à 6,99 %.

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UIB : le PNB recule de 2,6 % à 522,6 millions de dinars en 2025

L’Union Internationale de Banques (UIB) a publié ses indicateurs d’activité au 31 décembre 2025, faisant état d’une croissance de 5,5 % des dépôts de la clientèle et de 5 % de l’encours des crédits. Tandis que le résultat brut d’exploitation enregistre une baisse de 10,3 % impacté par l’application de la loi 2024-41 portant amendement au code de commerce.

Les dépôts de la clientèle s’établissent à 7 240,7 millions de dinars tunisiens à fin 2025; contre 6 859,9 millions de dinars à fin 2024. Soit une augmentation de 380,7 millions de dinars. Cette croissance résulte de la hausse des dépôts à vue de 228 millions de dinars, des dépôts d’épargne de 219,2 millions de dinars et des autres dépôts et avoirs de la clientèle de 40,4 millions de dinars. Compensant ainsi partiellement la baisse des dépôts à terme, des certificats de dépôt et autres produits financiers de 106,9 millions de dinars.

L’encours net des crédits à la clientèle atteint 6 518,7 millions de dinars à fin 2025 contre 6 212,6 millions de dinars une année auparavant, marquant une progression de 306,1 millions de dinars. L’encours des emprunts et ressources spéciales diminue à 113,4 millions de dinars à fin 2025 contre 147,8 millions de dinars un an plus tôt.

Un produit net bancaire en léger recul

Les produits d’exploitation bancaire, présentés nets des agios réservés, demeurent quasi stables avec une légère baisse de 0,3 % à 918,6 millions de dinars à fin 2025; contre 921,5 millions de dinars à fin 2024.

La marge d’intérêt recule de 6,5 % pour s’établir à 288,8 millions de dinars; contre 308,9 millions de dinars une année auparavant. Retraitée de l’impact de la loi 2024-41 portant amendement au code de commerce chiffré à 27 millions de dinars, l’évolution serait positive de 2,3 %.

La marge sur les commissions progresse de 2,5 % à 151,5 millions de dinars à fin 2025 contre 147,8 millions de dinars à fin 2024. Les revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement enregistrent une hausse de 3,3 % à 82,3 millions de dinars contre 79,6 millions de dinars une année auparavant.

Le produit net bancaire s’inscrit en baisse de 2,6 % à 522,6 millions de dinars à fin décembre 2025 contre 536,3 millions de dinars à fin décembre 2024. Retraité de l’impact de la loi 2024-41, la hausse serait de 2,5 %.

Une pression sur la rentabilité

Les frais de personnel augmentent de 4,3 % à 206,5 millions de dinars contre 197,9 millions de dinars une année auparavant. Les charges opératoires dans leur ensemble progressent de 5 % pour atteindre 283,6 millions de dinars à fin décembre 2025 contre 269,9 millions de dinars à fin décembre 2024.

Le résultat brut d’exploitation s’établit à 239,6 millions de dinars à fin décembre 2025, en baisse de 10,3 % par rapport aux 267 millions de dinars enregistrés une année auparavant. Retraitée de l’impact de la loi 2024-41, la baisse serait limitée à 0,1 %.

Le coefficient d’exploitation s’élève à 54,3 % à fin décembre 2025 contre 50,3 % une année auparavant. Retraité de l’impact de la loi 2024-41 portant amendement au code de commerce, ce ratio s’établirait à 51,6 %.

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Tunisie : le privé propose 30 000 unités par an en location-accession

Le trésorier de la Chambre nationale des promoteurs immobiliers, Hachemi Mleyani, a affirmé ce lundi 18 janvier 2026 à L’Economiste Maghrebin que les promoteurs immobiliers privés peuvent fournir entre 25 000 et 30 000 logements par an dans le cadre du dispositif de location-accession. Une annonce qui intervient alors que la Tunisie fait face à une crise du logement aggravée par la flambée des prix de l’immobilier et les difficultés d’accès au crédit bancaire.

Mleyani a cependant conditionné la réussite de ce mécanisme à la conjugaison des efforts dans le cadre de la loi sur le partenariat public-privé, insistant sur la nécessité de consultations entre la Chambre et les autorités concernées.

Un dispositif passant par une banque publique

Selon le responsable, le succès du projet nécessite que la location-accession passe par une banque publique. Celle-ci permettrait au bénéficiaire de régler mensuellement ses loyers sous forme de mensualités de crédit à des conditions avantageuses, adaptées au montant qu’il payait auparavant. En contrepartie, la banque verserait au promoteur immobilier la totalité du prix du logement, encourageant ainsi la poursuite de la construction de nouveaux logements pour répondre à la forte demande.

Cette contribution du secteur privé viendrait compléter les efforts de l’État qui prévoit de fournir 1 200 logements en location-accession d’ici fin 2026, répartis sur 11 gouvernorats pour un coût total avoisinant 200 millions de dinars. Pour rappel, le ministre de l’Équipement, Salah Zouari, avait précédemment annoncé un objectif de 5 000 logements sur la période 2026-2030, à raison de 1 000 logements par an.

Un mécanisme ancien remis au goût du jour

La location-accession n’est pas une nouveauté en Tunisie. Ce système de financement immobilier, qui permet au citoyen de devenir propriétaire après une période déterminée de location, était en vigueur depuis les années 1970 avec la création de la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS) en 1977. Après avoir débuté par la simple location, la SPROLS s’est orientée vers la location-accession en 1989, avant que le dispositif ne s’arrête en 2016 en raison de problématiques liées aux lois bancaires et aux mécanismes de financement différencié.

Le programme cible essentiellement les catégories à revenus modestes et moyens des secteurs public et privé ne possédant pas de logement, se distinguant ainsi du programme du « premier logement » destiné aux personnes dont le revenu se situe entre 4,5 et 12 fois le salaire minimum.

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Tensions internes à l’UGTT : un incident inédit viserait Taboubi

Selon des sources syndicales concordantes, l’un des membres du bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail, parmi les neuf opposés à l’avancement du congrès national à mars 2026, se serait violemment pris verbalement au secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, allant jusqu’à l’affubler des pires qualificatifs. Les faits se seraient déroulés le jeudi 15 janvier.

Ces mêmes sources précisent que cet acte contre M. Taboubi constituerait un précédent dans l’histoire de la centrale syndicale; et ce, en matière d’atteinte à l’institution du Secrétariat général et aux règles de l’éthique syndicale. L’intervention des employés de l’UGTT aurait été nécessaire pour mettre un terme à cette altercation. La situation ayant failli dégénérer sans leur présence et leur rejet de telles pratiques, ajoutent encore ces sources.

Depuis jeudi, le secrétaire général aurait reçu de nombreux appels téléphoniques émanant des unions régionales ainsi que de plusieurs secteurs professionnels. Tous se sont montrés solidaires et ont exprimé leur rejet de tels agissements à son encontre.

Notre source indique également que le syndicat des employés de l’Union aurait fait part de son opposition à ce comportement. De même que de sa détermination à faire face à toute atteinte visant la personne du secrétaire général.

Affaire à suivre.

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ASSAD franchit la barre des 112 MDT grâce au dynamisme local

L’Accumulateur Tunisien ASSAD a clôturé l’année 2025 avec un chiffre d’affaires global s’élevant à 112,335 millions de dinars; contre 103,739 millions de dinars l’année précédente. Soit une croissance de 8,3 %. Cette performance annuelle est principalement portée par le dynamisme du marché local, dont les revenus ont bondi de 21,0 % pour atteindre 59,001 millions de dinars. À l’inverse, l’activité à l’exportation a enregistré un léger repli de 3,0 %, s’établissant à 53,335 millions de dinars à la fin de l’exercice.

Au cours du quatrième trimestre 2025, la société a généré des revenus de 32,186 millions de dinars, marquant une hausse de 3,3 % par rapport à la même période en 2024. Durant ces trois derniers mois, le chiffre d’affaires local a progressé de 20,7 % pour s’établir à 16,664 millions de dinars. Tandis que les exportations ont subi une baisse de 10,6 %, totalisant 15,522 millions de dinars; contre 17,368 millions de dinars un an auparavant.

Par ailleurs, le volume de production annuel, exprimé en équivalent batterie standard, a connu une contraction de 2,1 % avec 867 251 unités produites en 2025; contre 885 972 unités en 2024. Parallèlement, l’entreprise a réduit ses investissements corporels et incorporels, qui sont passés de 3,620 millions de dinars en 2024 à 1,940 million de dinars en 2025, représentant une baisse de 46,4 %. Aucun investissement financier n’a été réalisé durant cet exercice.

La structure financière de l’entreprise montre une diminution de l’endettement total de 8,4 %. Celui-ci se fixant à 72,840 millions de dinars au 31 décembre 2025; contre 79,484 millions de dinars à la clôture précédente. Cette évolution est marquée par une réduction importante de 43,5 % de l’endettement à long et moyen terme, qui s’établit désormais à 12,723 millions de dinars. Les crédits de gestion ont quant à eux augmenté de 5,6 % pour atteindre 60,117 millions de dinars à la fin de l’année.

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