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De Washington à Bruxelles : l’affrontement Trump–UE et ses effets sur la Tunisie

Le conflit entre le président Donald Trump et l’Union européenne s’inscrit dans une rupture profonde du cadre institutionnel et idéologique qui a façonné les relations transatlantiques depuis plus de sept décennies.

 

Dès son accession à la Maison Blanche, Donald Trump a exprimé un scepticisme radical vis-à-vis des alliances traditionnelles, posant les États-Unis non plus comme le garant de l’ordre mondial mais comme une puissance devant reconquérir une souveraineté qu’il jugeait diluée au profit de partenaires devenus, selon ses termes, des “profiteurs”. L’Union européenne, incarnation la plus accomplie d’un multilatéralisme organisé, s’est alors retrouvée en première ligne d’une confrontation politique et économique qui lui était longtemps étrangère.

Les déterminants du conflit trouvent leur source dans une réinterprétation américaine de la mondialisation. La présidence Trump s’est construite sur l’idée que le libre-échange n’avait pas été équitable et que les États-Unis avaient consenti des sacrifices disproportionnés pour faire fonctionner le marché mondial et ses institutions. L’Union européenne, avec ses excédents commerciaux robustes, ses normes réglementaires strictes et sa capacité collective de négociation, fut identifiée comme un symbole de ces déséquilibres structurels.

Au cœur de l’analyse trumpienne se trouve la question du déficit commercial, analysé non comme un indicateur complexe de relations économiques interdépendantes, mais comme une preuve tangible d’une injustice commerciale et d’une exploitation économique.

Ce renversement d’approche a alimenté une politique résolument protectionniste. Les droits de douane sur l’acier et l’aluminium, l’omniprésente menace de pénalités sur l’automobile et les enquêtes ciblant les pratiques agricoles européennes ont constitué autant de fronts ouverts contre Bruxelles. Le langage, lui-même, prit un tournant conflictuel : l’Europe fut décrite comme une “adversaire” plutôt qu’une alliée, révélant une redéfinition symbolique du rapport transatlantique. Dans le même temps, la Maison Blanche utilisa les sanctions extraterritoriales non seulement contre ses rivaux déclarés mais également contre ses alliés, notamment lorsque les intérêts américains divergeaient de ceux des Européens sur des dossiers tels que l’Iran, la technologie ou l’énergie. Ce recours à l’unilatéralisme, désormais décomplexé, illustra la volonté de Washington d’imposer ses priorités stratégiques en court-circuitant les mécanismes collectifs.

 

Dans le même temps, la Maison Blanche utilisa les sanctions extraterritoriales non seulement contre ses rivaux déclarés mais également contre ses alliés, notamment lorsque les intérêts américains divergeaient de ceux des Européens sur des dossiers tels que l’Iran, la technologie ou l’énergie.

 

L’évolution de cette confrontation fut marquée par une alternance d’escalades et de trêves. Les périodes de tensions maximales furent accompagnées de menaces explicites de guerre commerciale globale et de discours dénonçant l’Union comme un acteur “bureaucratique et inefficace”. Par moments, la pression américaine força Bruxelles à envisager des concessions tactiques, notamment sur des quotas agricoles ou certains secteurs industriels. Puis, par vagues successives, des compromis partiels ont permis d’éviter que les différends ne se transforment en affrontement systémique. Mais ces accalmies ne dissipèrent jamais l’essence du conflit : la critique structurelle du modèle économique européen et du projet même d’intégration.

Ce changement dans la nature du leadership américain a entraîné un mouvement de repositionnement stratégique en Europe. Pour la première fois depuis 1945, l’Union dut considérer que l’axe transatlantique pouvait devenir une contrainte plutôt qu’une protection. Elle s’engagea dans des débats sur sa souveraineté économique, son autonomie industrielle et sa résilience commerciale, ouvrant la porte à des initiatives naguère impensables, telles que l’idée de capacités militaires communes ou la recherche de nouveaux accords commerciaux hors de l’espace occidental. Cette mutation interne à l’Europe constitue la seconde dimension du conflit : non seulement Trump s’en prit à l’Union, mais son offensive força Bruxelles à repenser sa place dans le monde.

La Tunisie entre chocs géopolitiques et bataille normative

Les implications pour la Tunisie s’inscrivent dans cette transformation globale. Pays structurellement dépendant de l’Union européenne pour ses exportations, ses flux financiers et sa stabilité macroéconomique, la Tunisie se trouve exposée à tout choc touchant les économies européennes. Un ralentissement du commerce transatlantique, un affaiblissement de la demande européenne ou un déplacement de capitaux internationaux peuvent pénaliser l’industrie tunisienne, particulièrement les secteurs textile, mécaniques et électroniques intégrés à des chaînes de valeur mondiales où l’Europe occupe un rôle d’assemblage et de redistribution.

 

La Tunisie est également concernée par la bataille normative. L’Europe et les États-Unis envisagent désormais différemment les règles commerciales, les standards techniques, les subventions aux industries et les conditions de marché. 

 

La Tunisie est également concernée par la bataille normative. L’Europe et les États-Unis envisagent désormais différemment les règles commerciales, les standards techniques, les subventions aux industries et les conditions de marché. Dans un espace dominé par l’incertitude, le statut d’économie externe mais dépendante devient une position risquée. La Tunisie doit alors diversifier ses débouchés, se repositionner sur des filières régionales, notamment africaines, et mettre en place des amortisseurs capables d’encaisser les fluctuations d’un système international sans arbitre clair.

Sur le plan géopolitique, le pays est confronté à un dilemme stratégique. L’Union européenne demeure son partenaire principal, mais un glissement graduel vers un monde multipolaire offre de nouvelles opportunités, qu’il s’agisse du marché américain, d’investissements du Golfe, ou du rapprochement avec des pôles émergents comme les BRICS. Le conflit entre Trump et l’Europe annonce l’effritement d’un système où la Tunisie pouvait compter sur un environnement relativement prévisible et signale l’émergence d’un paysage plus fluide, concurrentiel et fragmenté.

Ainsi, le choc transatlantique n’est pas un orage passager mais le symptôme d’une transformation profonde des équilibres mondiaux. Pour la Tunisie, il rappelle avec force la nécessité d’une stratégie économique résiliente, d’une diplomatie agile et d’un projet national capable de tirer parti des espaces qui se ferment comme de ceux qui s’ouvrent. Dans un monde qui se décentre, les marges deviennent des carrefours et les pays situés aux frontières des blocs peuvent, s’ils anticipent les mutations en cours, convertir la vulnérabilité en avantage stratégique.

 

Ainsi, le choc transatlantique n’est pas un orage passager mais le symptôme d’une transformation profonde des équilibres mondiaux. Pour la Tunisie, il rappelle avec force la nécessité d’une stratégie économique résiliente, d’une diplomatie agile et d’un projet national capable de tirer parti des espaces qui se ferment comme de ceux qui s’ouvrent.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Tunisie – Économie sous tension : le souffle court

Au gré des chiffres qui s’affichent sur les écrans des cambistes et des analystes, la Tunisie donne l’image d’un pays à la recherche d’un souffle long. Les indicateurs monétaires du 16 janvier 2026 racontent un début d’année placé sous le signe de la stabilisation prudente, celle qui apaise la surface sans dissiper l’inquiétude tapie dans les profondeurs du système financier. Car si l’économie tunisienne semble retrouver une forme d’équilibre interne, elle reste prisonnière d’un environnement extérieur volatil et d’un coût financier qui pèse de tout son poids.

Dans le monde, la détente progressive de l’inflation a ramené un peu de sérénité sur les marchés. L’Europe entrevoit les premiers gestes d’assouplissement monétaire quand les États-Unis se préparent à une année électorale dont l’issue conditionnera les grandes orientations géopolitiques et financières. Mais ces signaux favorables restent fragiles, bousculés par des routes maritimes perturbées en mer Rouge et par un ralentissement industriel mondial dont l’onde se propage jusqu’au sud de la Méditerranée. Dans ce contexte mouvant, la Tunisie avance avec prudence, les yeux rivés sur le curseur délicat qui sépare la stabilisation de la contraction.

En Tunisie, au cœur du système, la Banque centrale maintient son taux directeur à 7 %, fidèle à une ligne de crête entre lutte contre l’inflation et soutien minimal à l’activité. Le marché monétaire suit, le taux effectif s’établissant à 6,99 %. L’ensemble montre une politique désormais en phase d’observation, après des mois où la hausse des taux constituait la seule réponse à la flambée des prix. La liquidité bancaire demeure tendue, mais moins qu’en 2025. Le volume global de refinancement recule légèrement, témoignant d’un système bancaire qui respire un peu mieux, sans pour autant retrouver son aisance.

 

La liquidité bancaire demeure tendue, mais moins qu’en 2025. Le volume global de refinancement recule légèrement, témoignant d’un système bancaire qui respire un peu mieux, sans pour autant retrouver son aisance.

 

L’œil se tourne ensuite vers les équilibres extérieurs et l’image se trouble. Les réserves de devises s’effritent à 24,99 milliards de dinars, soit 105 jours d’importation, treize de moins que l’an dernier. Rien d’alarmant à court terme, mais suffisamment significatif pour rappeler que chaque dollar ou euro gagné par le tourisme ou la diaspora est immédiatement absorbé par les paiements dus aux créanciers internationaux. Le dinar glisse légèrement face au dollar, hésite face à l’euro, perd du terrain face aux monnaies asiatiques. Le mouvement reste contenu, mais il témoigne d’une économie vulnérable à la moindre bourrasque extérieure.

Pourtant, les moteurs réels de l’économie livrent des signaux d’espoir. L’année écoulée s’est close sur des performances remarquables : un tourisme consolidé retrouvant son rôle de pilier de rentrée de devises et des transferts des Tunisiens à l’étranger qui s’affirment comme véritable amortisseur social et économique. En miroir, le service de la dette extérieure atteint 12,45 milliards de dinars sur l’ensemble de 2025, absorbant des ressources qui pourraient irriguer l’investissement, l’éducation ou l’effort industriel.

L’État, lui, continue de marcher sur un fil. Le compte courant du Trésor se contracte, reflet des dépenses d’ouverture d’exercice et d’une trésorerie qui devra être alimentée avec précision au fil des mois. Le recours massif aux bons du Trésor assimilables traduit une stratégie assumée : internaliser autant que possible le financement public en attendant des conditions plus clémentes à l’extérieur.

 

L’État continue de marcher sur un fil. Le compte courant du Trésor se contracte, reflet des dépenses d’ouverture d’exercice et d’une trésorerie qui devra être alimentée avec précision au fil des mois.

 

À court terme, les prochains mois s’annoncent comme un exercice d’équilibrisme attentif. Les tensions devraient rester maîtrisées, à condition que les réserves se renforcent avec la reprise saisonnière, que la stabilité politique soit préservée et que l’économie mondiale évite un nouveau choc.

À moyen terme, la Tunisie ne pourra toutefois échapper à la question centrale : comment sortir d’un modèle épuisé où les devises entrent pour repartir aussitôt au titre du remboursement, où la politique monétaire compense les faiblesses économiques plus qu’elle ne les corrige, où l’endettement international dicte l’agenda économique ?

Les réponses appartiennent autant à l’exécutif qu’au pays tout entier. Investir dans ce qui génère de la valeur réelle, reconstruire la confiance des investisseurs, alléger progressivement le fardeau financier, libérer l’énergie entrepreneuriale qui sommeille derrière les obstacles administratifs. Telles sont les pistes qui permettront de transformer une respiration courte en souffle durable.

En cette mi-janvier, la Tunisie ne s’effondre pas ; elle avance, prudemment, portée par ses ressources, freinée par ses contraintes. C’est dans ce mouvement lent, parfois imperceptible, que se joue le destin économique des mois à venir.

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Références :

(1) Sources principales consultées pour le contexte international : World Bank MENAAP (16 jan. 2026), données prix Brent / marché pétrolier (16 jan. 2026), minutes Fed / prises de position récentes, analyses Reuters sur la réaction des marchés aux tensions régionales. (Banque Mondiale)

(2) (*) https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/indicateurs.jsp

(**) https://www.ins.tn/

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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ZOOM – L’avenir n’attend pas : le débat tunisien…

L’avenir n’attend pas, mais certains persistent à le regarder avec une angoisse profonde, comme si le progrès était une menace et non une promesse. On en vient à se demander si les grands esprits de notre époque ne sont pas terrifiés par le monde qu’ils ont pourtant contribué à penser. La technologie avance à pas de géant, l’intelligence artificielle et la robotique redessinent le paysage du travail, mais voilà que certains économistes semblent vivre dans un univers parallèle où les machines attendraient docilement l’aval des professeurs pour exister.

Daron Acemoglu, figure respectée et auréolée d’un Nobel, suggère une vision qui ressemble étrangement à une nostalgie assumée. Il prône des réformes fiscales destinées à décourager une automatisation jugée excessive, imagine des consultations obligatoires des salariés avant toute implantation technologique dans l’entreprise, comme si l’innovation devait désormais demander la permission pour franchir les portes des usines et des bureaux. C’est, en somme, une tentative de dompter un fleuve impétueux en plantant quelques roseaux sur ses rives. Une lutte contre une marée qui emporte tout, un pari impossible, comme celui de contenir l’océan avec une digue de sable fraîchement moulée à la main.

La grande illusion d’Acemoglu!

Le raisonnement n’est pas dénué de noblesse. Il prétend ralentir le progrès afin d’épargner les travailleurs que la logique économique et l’efficacité technologique tendent à marginaliser. Mais il repose sur une grande illusion : celle de croire qu’il existe un juste milieu contrôlable entre l’homme et la machine, une automatisation qu’on pourrait calibrer comme un thermostat en hiver. Qui déterminerait ce que signifie « trop automatiser » ? Quelles institutions décideraient où se situe la frontière morale, sociale, ou économique du progrès acceptable ? Les technologies n’obéissent pas aux ministères, mais aux courbes d’apprentissage, aux effets d’échelle, aux incitations économiques, et à l’implacable concurrence mondiale. Taxer une transition ne la rend pas plus humaine : elle la rend seulement plus lente, plus coûteuse et, souvent, plus inefficace.

Dans le fond, Acemoglu propose un renversement complet de la logique économique moderne : abaisser artificiellement la productivité du capital dans le seul but de préserver celle du travail humain. C’est demander à un marathonien de s’alourdir d’un sac de sable afin de laisser une chance au marcheur. L’histoire du progrès n’a jamais été écrite dans ces termes.

 

On peut dès lors imaginer, avec un sourire, les décisions qu’il aurait défendues au début du XXᵉ siècle. Aurait-il limité la vitesse des voitures au trot du cheval ? Institué des taxes punitives sur les moteurs thermiques pour protéger les palefreniers ? Exigé des consultations préalables auprès des éleveurs d’étalons avant que Ford ne lance son modèle T ?

 

Qui regrette l’ère des carrioles ?

On peut dès lors imaginer, avec un sourire, les décisions qu’il aurait défendues au début du XXᵉ siècle. Aurait-il limité la vitesse des voitures au trot du cheval ? Institué des taxes punitives sur les moteurs thermiques pour protéger les palefreniers ? Exigé des consultations préalables auprès des éleveurs d’étalons avant que Ford ne lance son modèle T ? L’industrie équestre a été balayée, et pourtant, personne aujourd’hui ne regrette l’ère des carrioles et des ferronnières. Ce qui est disruptif ne demande jamais la permission de l’ordre établi.

L’un des aspects les plus déroutants de la proposition d’Acemoglu réside précisément dans cette idée d’associer les salariés à la validation des innovations qui pourraient les remplacer. Un tel mécanisme reviendrait à instaurer dans toutes les organisations une bureaucratie paralysante, des comités permanents d’évaluation, des procédures sans fin, des vetos implicites, bref une machine lourde chargée de freiner toutes les autres. Imagine-t-on les dactylographes statuant sur l’introduction des ordinateurs, les archivistes votant sur l’arrivée des bases de données, ou les projectionnistes de cinéma approuvant le numérique ? Si l’humanité avait adopté cette logique, elle en serait probablement encore à discuter de l’avenir de l’imprimerie.

 

La réalité est simple et brutale : l’automatisation n’est pas un choix politique. C’est une loi gravitationnelle de l’économie moderne. La compétition mondiale la stimule, les avancées exponentielles en IA l’alimentent, et la quête des entreprises pour survivre la rend inexorable.

 

La réalité est simple et brutale : l’automatisation n’est pas un choix politique. C’est une loi gravitationnelle de l’économie moderne. La compétition mondiale la stimule, les avancées exponentielles en IA l’alimentent, et la quête des entreprises pour survivre la rend inexorable. On ne ralentit pas une marée avec un décret, pas plus qu’on ne modifie la trajectoire du vent en votant une taxe.

Mais où se situe le débat tunisien?

S’obstiner à protéger le travail humain tel qu’il existe équivaut à maintenir vivant un monde en train de disparaître. L’enjeu réel n’est pas de contenir l’automatisation, mais de repenser la manière dont la valeur est créée et distribuée. Une société où il faudra garantir des revenus et une stabilité sociale sans forcément passer par le salariat traditionnel. Une fiscalité orientée non plus vers l’emploi mais vers les flux de valeur. Une redistribution qui permette à tous de bénéficier des gains d’efficacité générés par les machines. Une éducation tournée vers l’analyse, la créativité, les compétences humaines non substituables, et non plus vers la compétition contre des algorithmes.

C’est là que se joue le débat tunisien, même si la transition technologique y avance moins vite qu’ailleurs : non dans le refus du monde qui arrive, mais dans la capacité à y inscrire notre société, nos talents et notre modèle économique. La Tunisie ne peut pas se permettre de rester sur le quai tandis que le train du progrès mondial s’éloigne. Il lui faut accompagner la mutation, préparer les jeunes aux métiers qui n’existent pas encore, construire un filet de sécurité qui protège sans figer, encourager l’innovation plutôt que la suspecter.

 

La Tunisie ne peut pas se permettre de rester sur le quai tandis que le train du progrès mondial s’éloigne. Il lui faut accompagner la mutation, préparer les jeunes aux métiers qui n’existent pas encore, construire un filet de sécurité qui protège sans figer, encourager l’innovation plutôt que la suspecter.

 

L’erreur d’Acemoglu est de regarder le travail, quand c’est la société tout entière qui devrait être observée. Chercher à ralentir l’avenir pour préserver le présent, c’est forcément perdre les deux. Le seul futur viable est celui qui accueille le progrès et le redistribue, plutôt que celui qui le refuse et s’épuise à combattre ses conséquences.

 

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**  Acemoglu, économiste turco-américain, est l’une des figures majeures de la recherche économique contemporaine.Le 14 octobre 2024, Acemoglu et Robinson ont été décorés du prix Nobel, ces derniers ayant coécrit de multiples ouvrages et ayant une pensée économique proche. Nous étudierons la pensée de ces deux hommes, que vous avez peut-être déjà croisés en cours d’ESH, puisque ce sont des auteurs fondamentaux sur plusieurs chapitres, notamment sur la question du développement des économies émergentes.

https://misterprepa.net/acemoglu-institutions-developpement-economique/

 

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

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