Le Ministère de l’Éducation et de la Recherche Scientifique informe que, en raison des récents épisodes d’intempéries et de la poursuite de la suspension des cours dans certaines régions de la République tunisienne, l’épreuve du Concours national d’expertise comptable 2026-2027, initialement prévue le mercredi 21 janvier 2026, est reportée au vendredi 23 janvier 2026, au même horaire. Cette décision vise à garantir la sécurité des candidats et du personnel encadrant.
Le nouveau calendrier des épreuves est le suivant:
Gestion et administration des systèmes d’information : jeudi 22 janvier 2026 à partir de 08h30
Contrôle des comptes et Droit des affaires : vendredi 23 janvier 2026 à partir de 08h30
À partir du 1er janvier 2026, les entreprises privées qui recrutent des diplômés de l’enseignement supérieur bénéficieront d’une prise en charge partielle ou totale de la contribution patronale au régime légal de sécurité sociale.
Le dispositif fonctionne selon un barème dégressif sur 5 ans:
100 % la première année
80 % la deuxième année
60 % la troisième année
40 % la quatrième année
20 % la cinquième année
Concrètement, l’État prend en charge progressivement les cotisations sociales, réduisant ainsi le coût du recrutement pour les employeurs et encourageant l’embauche de profils qualifiés.
Cette mesure a été introduite dans le cadre de l’article 13 de la loi de finances 2026 et s’inscrit dans la modification de l’article 17 de la loi n° 94-28 du 21 février 1994 portant Code de la Sécurité Sociale, qui prévoit désormais un dispositif spécifique d’exonération des cotisations patronales pour les jeunes diplômés embauchés dans le secteur privé.
Les fortes pluies ont provoqué des accumulations d’eau sur les voies ferroviaires, perturbant temporairement le métro léger et le TGM. Pour garantir la mobilité des usagers, la Transtu a déployé des bus de substitution sur les lignes les plus touchées.
Voici la liste des lignes desservies par bus:
Métro ligne 2: Jean Jaurès-terminus
Métro ligne 4: Bab Saadoun-Slimane Kahia
Métro lignes 3 et 5: Bab Saadoun -El Intilaka
Métro ligne 6 ligne de bus n°24 prolongée jusqu’à Barcelone
On sait tous que les fortes pluies ont touché une grande partie de la Tunisie et fait parler d’elles dans tous les médias, radios et journaux. Plusieurs photos, montrant des routes inondées et des véhicules bloqués, ont fait le tour des médias et témoignent de l’ampleur des perturbations.
Ces intempéries ont affecté plusieurs axes routiers du pays. Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, ainsi que la société Tunisie Autoroutes, ont publié des mises à jour sur l’état des routes et les mesures prises pour garantir la sécurité des usagers.
Dans le gouvernorat de Tunis, l’évacuation des eaux se poursuit sur la route secondaire de la nationale n°9, au niveau de l’école américaine, permettant une circulation plus sûre.
À Ben Arous, la circulation a repris sur les routes nationales n°1 et l’ancienne n°3 ainsi que sur la route locale 559, tandis que les routes locales 557 et 573 restent interrompues.
Dans le gouvernorat de Nabeul, la situation reste contrastée. Certaines portions ont rouvert après la baisse du niveau des eaux, notamment sur la nationale n°1 à Boughrâb et sur la régionale 27 devant la caserne. En revanche, certaines zones restent à risque! Le niveau d’eau demeure élevé sur la régionale 26 à Soliman, et la circulation se fait avec prudence sur le tronçon PK 3 à PK 7+500. Pour la zone d’Oued El-Kebir à Dar Chaaban, le trafic est détourné sur un seul pont dans les deux sens.
À Sousse, une fermeture préventive partielle de la route régionale 814, entre Hergla et Sousse, a été décidée en raison des vagues de mer qui submergent une partie de la chaussée.
Concernant l’autoroute A1, Tunisie Autoroutes rappelle néanmoins aux automobilistes de rester prudents, de respecter les limites de vitesse et de ne prendre aucun risque, surtout en cas de pluies continues.
L’équipementier automobile américain Lear Corporation a inauguré une nouvelle unité industrielle à Menzel Bourguiba, consacrée aux Thermal Comfort Systems.
Le site est dédié à la production de systèmes intégrés aux sièges automobiles, combinant chauffage, ventilation et refroidissement actif, mais aussi des fonctions avancées telles que le soutien lombaire, le massage, le chauffage du volant et la détection de présence. Ces équipements, de plus en plus demandés par les constructeurs, accompagnent l’évolution des véhicules vers davantage de confort, de sécurité et d’intelligence embarquée.
Par ailleurs, l’unité représente un investissement d’environ 100 millions de dinars pour la phase de construction. Elle s’étend sur 32 000 m² couverts, avec des installations conçues selon des standards élevés en matière de sécurité industrielle et de respect de l’environnement. À pleine capacité, le site devrait générer 4 500 emplois directs, renforçant l’impact socioéconomique du projet dans la région de Bizerte.
En effet, cette implantation s’inscrit dans la stratégie globale de Lear Corporation, qui compte 255 sites dans 37 pays et emploie plus de 173 700 personnes à travers le monde. En choisissant la Tunisie pour développer ces activités à forte valeur ajoutée, le groupe consolide la place du pays au sein des chaînes de valeur mondiales de l’industrie automobile, au-delà des activités d’assemblage ou de sous-traitance classique.
Pour la Tunisian Automotive Association (TAA), cette implantation confirme une tendance déjà observée ces dernières années: la Tunisie n’est plus seulement un site de production à coûts compétitifs, mais un maillon de plus en plus intégré des chaînes de valeur mondiales, capable d’accueillir des activités à contenu technologique élevé.
La circulation des trains sur les lignes, Tunis-Gobâa et Tunis-Bougatfa, du réseau ferroviaire rapide (RFR) reprendra normalement à partir de la matinée du mercredi 21 janvier 2026, a annoncé la Société nationale des chemins de fer tunisiens (Sncft).
Selon communiqué, cette reprise fait suite à la baisse du niveau des eaux ayant affecté certaines sections du réseau ces derniers jours, conséquence des fortes intempéries enregistrées notamment hier.
La 4ᵉ édition des Tunisia Digital Awards (TDA) a commencé. Elle réunit pendant deux jours les acteurs du digital en Tunisie, avec comme point d’orgue une compétition récompensant les projets dans des domaines tels que le marketing digital, le SEO/SEA, les réseaux sociaux ou le e‑commerce…
Mais cette édition a aussi mis en lumière un des changements notables pour les entreprises, qui est que la visibilité en ligne ne se joue plus seulement sur Google. Avec l’arrivée des assistants conversationnels et de l’intelligence artificielle, comme ChatGPT, Gemini ou Perplexity, les internautes peuvent obtenir des réponses complètes sans cliquer sur un site web. C’est dans ce contexte qu’émerge le GEO, ou Generative Engine Optimization.
GEO, la nouvelle approche de la visibilité
Le GEO consiste à optimiser ses contenus pour les moteurs génératifs, qui utilisent l’IA pour répondre aux questions des utilisateurs. Ces moteurs ne présentent pas une liste de liens comme Google, mais fournissent des réponses construites à partir de plusieurs sources web, qu’ils citent. L’objectif pour une marque? Etre mentionnée parmi ces sources.
Contrairement au SEO classique, qui cherche à positionner un site sur des mots-clés, le GEO mise sur la pertinence et la précision des réponses. Il s’agit de guider l’utilisateur et, indirectement, de favoriser les conversions. Les contenus doivent être crédibles, structurés et liés aux sujets stratégiques de l’entreprise, comme le précise Benoît Martin, cofondateur d’eDigiobs-France.
Comment intégrer le GEO dans la stratégie
Dans la même optique, Benoît Martin insiste sur l’importance d’intégrer cette dimension dans le rôle du responsable référencement ou marketing.
Cela passe par quelques étapes simples:
Sélectionner des prompts stratégiques: environ une dizaine de requêtes prioritaires, liées aux opportunités business, à tester régulièrement auprès des outils d’IA.
Suivre la visibilité: vérifier si la marque est citée, dans quels contextes et à partir de quelles sources. Ces informations permettent d’adapter la stratégie éditoriale et de produire des contenus plus pertinents.
Renforcer les contenus experts: analyser les contenus qui apparaissent en tête des réponses génératives et s’inspirer des sources citées, comme les forums actifs, les plateformes d’avis ou les sites de comparaison.
Le but n’est pas de tout surveiller, mais d’adopter une démarche ciblée et régulière. Des outils peuvent automatiser une partie de cette veille, mais même un suivi manuel permet de mesurer l’évolution de la présence de la marque et d’ajuster sa stratégie.
SEO et GEO: deux réalités complémentaires
Même si le GEO prend de l’importance, Google reste le moteur dominant, avec plus de 80% des recherches en ligne. Selon ses propos, il faudra encore environ cinq ans pour que les IA aient autant de part de voix que Google sur le marché de la recherche.
Les IA génératives sont en forte progression, mais leur adoption reste encore limitée. Pour l’instant, il vaut mieux maintenir une bonne présence sur Google tout en préparant progressivement son positionnement dans l’univers des moteurs génératifs.
Bref, “le GEO ne remplace pas le SEO, mais il l’accompagne plutôt”, précise Martin. C’est une adaptation à un environnement où la visibilité se mesure aussi en mentions dans des réponses générées, pas seulement en clics. Pour les marques, c’est un moyen de rester visibles et pertinentes, même lorsque les habitudes de recherche évoluent.
Les travaux de réalisation d’une unité pilote de traitement biologique des déchets ménagers et similaires ont officiellement démarré, vendredi 16 janvier 2026, sur l’île de Djerba. Le projet vise la production de biométhane destiné à la génération d’électricité à partir des déchets organiques.
Cette unité permettra de traiter environ 6 000 tonnes de déchets organiques par an. Selon les données communiquées par le ministère de l’Industrie, elle contribuera à éviter près de 5 600 tonnes d’émissions de carbone par an. La production électrique attendue est estimée à 1 600 MWh par an, couvrant l’équivalent de la consommation de 250 logements. Le processus générera également près de 3 900 tonnes de compost organique.
Le projet est mis en œuvre dans le cadre d’un partenariat entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (Anme) et l’Agence nationale de gestion des déchets (Anged), avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le soutien des gouvernements japonais et italien. Il repose sur des compétences tunisiennes et s’inscrit dans les efforts de renforcement-structuration du système de biogaz en Tunisie.
En 2025, l’intelligence artificielle s’impose comme l’une des technologies les plus rapidement adoptées au monde, mais sa diffusion révèle une fracture numérique de plus en plus marquée. Selon le rapport “Global AI Adoption in 2025- A Widening Digital Divide” de l’AI Economy Institute de Microsoft, 16,3% de la population mondiale a utilisé un outil d’IA au second semestre de l’année, contre 15,1% six mois plus tôt, confirmant une progression continue.
Derrière cette dynamique globale se cache toutefois une forte disparité entre les régions: près d’un quart de la population active des pays à hauts revenus utilise aujourd’hui l’IA, contre à peine 14% dans les pays à revenus intermédiaires ou faibles, un écart qui s’est encore creusé au fil de l’année.
Les pays les plus avancés dans l’adoption ne sont pas nécessairement les plus puissants économiquement, mais ceux qui ont investi précocement dans les infrastructures numériques, la formation et des politiques publiques favorables, à l’image des Émirats arabes unis, de Singapour ou de plusieurs pays européens. À l’inverse, de nombreuses économies du Sud restent freinées par le coût d’accès, le manque de compétences et des infrastructures insuffisantes.
La course mondiale à l’intelligence artificielle s’accélère…
En 2025, les Émirats arabes unis restent en tête de l’adoption de l’IA, avec 64% de leur population adulte utilisant des outils d’intelligence artificielle au second semestre. Cela représente une hausse de 4,5 points par rapport au premier semestre. Singapour suit avec 60.9%, en progression de 2.3 points. En Europe, la Norvège passe de 45.3 à 46.4%, l’Irlande de 41.7 à 44.6% et la France de 40.9 à 44%. Même des pays de taille moyenne, comme la Nouvelle‑Zélande ou les Pays‑Bas, enregistrent des hausses de 2 à 3 points. À l’inverse, les États‑Unis et la Chine sont derrière, malgré leur rôle dans le développement de ces technologies. Ainsi, cette situation révèle que la diffusion de l’IA ne dépend pas seulement de la technologie, mais aussi des infrastructures, de la formation et des politiques publiques.
Source: Microsoft
Quid de l’Afrique et de la Tunisie?
En 2025, l’intelligence artificielle se diffuse progressivement en Afrique, mais le continent reste largement en retrait par rapport aux nations les plus avancées. Selon les estimations, environ 12% de la population africaine a utilisé des outils d’IA générative au second semestre de l’année, contre plus de 16% en moyenne mondiale.
La Tunisie, quant à elle, se place parmi les leaders africains, avec 12.7% de la population utilisant l’IA, ce qui la classe 8ᵉ sur le continent, derrière la Libye (13.7%), le Botswana (13.7%), le Gabon (13.4%), l’Égypte (13.4%), le Sénégal (12.9%) et l’Afrique du Sud (21.1%). Ces chiffres montrent que même les pays africains les plus avancés restent loin derrière les taux d’adoption observés en Europe ou en Asie, où certains États dépassent les 60% d’utilisateurs actifs.
L’adoption en Tunisie est portée par une population jeune et relativement formée, sensible aux usages professionnels et éducatifs de l’IA, mais qui reste freinée par des infrastructures limitées et le coût d’accès aux outils avancés.
Cofat Tunisia, filiale du groupe Elloumi, a inauguré un nouveau site industriel de pointe dans la zone industrielle de Sbikha, à Kairouan. Il s’agit du plus grand projet industriel de la région, dédié à la production de composants pour véhicules électriques destinés à des clients internationaux.
L’usine, construite en moins de deux ans, devrait créer près de 2 000 emplois directs, contribuant à renforcer l’employabilité locale et le développement des compétences tunisiennes dans le secteur automobile.
Ce projet illustre la stratégie de la Tunisie de développer l’industrialisation des régions intérieures et de s’affirmer comme une plateforme industrielle automobile compétitive, portée par des groupes tunisiens ayant une dimension internationale.
Le secteur des télécommunications a confirmé en 2025 sa capacité à se renouveler. Plus qu’une simple progression des revenus, c’est la nature même de la consommation qui évolue. Selon les chiffres de l’Instance nationale des télécommunications (INT), le chiffre d’affaires global du secteur a atteint plus de 4,1 milliards de dinars, en légère mais réelle progression par rapport à 2024.
Cette progression intervient dans un contexte charnière, marqué par l’entrée officielle de la 5G sur le marché tunisien. Lancée commercialement à la mi-février 2025 par les 3 opérateurs, à savoir Tunisie Télécom, Ooredoo et Orange, cette nouvelle technologie a donné un nouvel élan au secteur, après une longue phase de tests et de préparation.
Cette transition s’est traduite par un effort d’investissement sans précédent. Les dépenses engagées par le secteur sont passées de 753,5 millions de dinars en 2024 à près de 1 198,6 millions de dinars en 2025, selon les chiffres de l’INT, qui célèbre cette année son 25ᵉ anniversaire. Une dynamique appelée à se poursuivre avec l’extension progressive de la couverture 5G.
Sans surprise, ce sont les services Internet qui tirent la croissance. L’Internet mobile en particulier s’impose comme le principal moteur du marché, avec des revenus en nette hausse. L’Internet fixe suit la même trajectoire, porté par l’élargissement de l’accès et par des usages domestiques de plus en plus intensifs.
À l’inverse, la téléphonie traditionnelle continue de perdre du terrain. Les appels mobiles reculent, concurrencés par les applications de messagerie et de communication en ligne, désormais au cœur des habitudes numériques. La téléphonie fixe, déjà fragilisée depuis plusieurs années, poursuit son déclin, confirmant une tendance structurelle plutôt que conjoncturelle. Les indicateurs de pénétration confirment, par ailleurs, l’ancrage du numérique dans le quotidien des Tunisiens. Le nombre d’abonnements frôle désormais les 15 millions, pour un taux de pénétration dépassant les 125%. L’accès à l’Internet mobile approche les 90%, tandis que plus d’un foyer sur deux dispose d’une connexion fixe.
Côté consommation, les usages évoluent plus que les budgets. À dire vrai, les habitudes de consommation évoluent sensiblement. Les dépenses mensuelles moyennes liées aux appels mobiles sont restées stables, autour de 3,3 dinars. Un glissement révélateur d’un changement profond! La donnée est devenue le cœur de la consommation télécom, reléguant la voix au second plan. En fait, la dépense consacrée à l’Internet mobile (3G, 4G et 5G) a augmenté, passant de 9,1 à 10,4 dinars, confirmant le rôle central de la donnée dans l’économie des télécommunications.
Inventeurs, chercheurs, étudiants, entreprises… oui, vous tous qui avez une idée, cet appel vous concerne. L’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) annonce le lancement de la 4ᵉ édition du Concours national de l’invention, sous l’égide du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Ce concours vise à stimuler la créativité tunisienne, faciliter le transfert des résultats de la recherche vers l’industrie et encourager des projets à fort impact économique, social et environnemental. Deux catégories sont ouvertes, à savoir les inventeurs indépendants et inventeurs institutionnels (centres de recherche, laboratoires, entreprises et établissements publics ou privés). Les inscriptions se font directement sur le site de l’APII: www.apiiconcours.tn.
Les prix sont de 10 000 Tnd pour le 1ᵉʳ prix, 7 000 Tnd pour le 2ᵉ et 5 000 Tnd pour le 3ᵉ. Un Prix spécial “Green” de 3 000 Tnd récompensera l’invention la plus respectueuse de l’environnement, en cohérence avec les principes du développement durable.
Depuis sa création en 2016, le Concours national de l’invention constitue une plateforme incontournable pour détecter, valoriser et accompagner les innovations tunisiennes. Il a permis à de nombreux inventeurs de nouer des partenariats nationaux et internationaux, tout en renforçant la visibilité de la Tunisie sur la scène méditerranéenne et mondiale.
Le concours est soutenu par des partenaires tels que la CDC, l’Innorpi, la STB, le Citet… et le projet Greenov’i d’Expertise France.
Tunisair et Etihad Airways lancent un partenariat aérien. L’accord viendra enrichir le réseau étendu de partage de codes d’Etihad. Les deux parties ont officialisé, vendredi 16 janvier 2026, la signature d’un accord de partage de codes destiné à renforcer la coopération entre les deux transporteurs.
Selon Tunisair, cet accord a pour objectif d’améliorer l’expérience de voyage des passagers et de soutenir le développement des échanges touristiques entre les deux pays.
Depuis cette date, les voyageurs peuvent réserver leurs vols entre Tunis et Abu Dhabi sous le code de l’une ou l’autre des deux compagnies, sur des vols opérés par Etihad Airways. D’après le communiqué de la compagnie nationale, cette formule permet de voyager avec un billet unique, un enregistrement simplifié et un acheminement direct des bagages jusqu’à la destination finale.
À travers ce partenariat, Tunisair renforce l’accès de son réseau vers les pays du Golfe, un marché stratégique en forte croissance. Selon la même source, l’accord offre également de nouvelles opportunités de correspondances vers l’Asie, le Moyen-Orient et d’autres destinations desservies par Etihad Airways.
Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique plus large de développement des échanges économiques, touristiques et culturels entre les deux régions. Elle confirme aussi l’attractivité de Tunisair auprès des grands acteurs du transport aérien international.
Forte de plus de 77 ans d’expérience, la compagnie nationale poursuit le renforcement de sa connectivité régionale et internationale. L’accord conclu avec Etihad Airways illustre sa volonté de nouer des partenariats structurants au service des passagers et de l’économie nationale, selon Tunisair.
À noter qu’en 2023, Etihad Airways avait déjà conclu des accords de partage de codes avec près de 30 compagnies aériennes, offrant un accès élargi à des centaines de destinations en Europe, en Afrique et en Asie.
Pour info, le partage de codes est une pratique répandue dans l’aviation. Elle consiste à ce que plusieurs compagnies proposent des places sur le même vol sous leurs propres numéros de vol. Ainsi, un passager peut réserver un billet auprès d’une compagnie tout en voyageant sur un vol exploité par une autre. Ce système permet aux transporteurs d’étendre leur réseau, d’être plus visibles sur les plateformes de réservation internationales (GDS) et de rationaliser leurs opérations en partageant certaines ressources.
Firas Ben Hassan est un ingénieur tunisien installé en Allemagne, spécialisé en intelligence artificielle. Après des études préparatoires à Sfax, il a intégré Sup’Com. Dans le cadre d’un programme de mobilité, il a poursuivi ses études supérieures en Allemagne, ce qui lui a permis de se familiariser avec les outils et méthodes de l’IA et de renforcer son intérêt pour ce domaine.
Son premier contact avec le monde professionnel s’est fait chez Allianz, où il a commencé comme stagiaire avant d’être embauché. Aujourd’hui, il occupe le poste de directeur of Agentic AI au sein d’Allianz Technology, la branche technologique du groupe. Il dirige le programme AllianzGPT, un réseau d’intelligence artificielle générative qui rassemble plus de 30 ingénieurs et data scientists venus de différents pays, parmi lesquels l’Espagne, l’Inde ou la Hongrie.
Dans ce rôle, il suit l’avancement des projets des filiales du groupe, comme Allianz France ou Allianz Royaume-Uni, et transforme les besoins exprimés par les clients en solutions techniques concrètes. Le fonctionnement de son équipe s’apparente à une filiale technologique interne qui fournit des outils et des solutions à l’ensemble du groupe.
Ben Hassan est également formateur et partage son expertise au sein du groupe. Il a déjà formé plus de 15 000 employés à l’intelligence artificielle générative et au Prompt Engineering. Il intervient régulièrement dans des conférences internationales pour présenter des applications concrètes de l’IA dans l’assurance, notamment pour l’optimisation des processus, la détection de fraudes ou la gestion des réclamations. Pour compléter son parcours, il a suivi un Advanced Executive Program au MIT, afin de renforcer ses compétences en management et en stratégie appliquée à l’intelligence artificielle dans les grandes organisations.
Selon lui, évoluer dans une grande entreprise, surtout lorsqu’on fait partie de la diaspora, repose sur 3 éléments essentiels: le travail et la persévérance, la capacité à se former en continu et l’importance du réseau professionnel. Il insiste sur le fait qu’il ne faut pas attendre que les opportunités viennent d’elles-mêmes, mais savoir les saisir et apprendre en travaillant. Le réseau, pour lui, est un facteur clé! Professeurs, collègues, événements professionnels ou associations permettent de mieux comprendre le contexte et de progresser dans un environnement nouveau. C’est cette combinaison de compétences techniques, de curiosité et de contacts qui lui a permis de participer au lancement d’AllianzGPT et de contribuer au développement de projets stratégiques à l’échelle mondiale, même sans expérience initiale sur certaines technologies comme ChatGPT.
Aujourd’hui, son expertise est orientée vers l’innovation et l’application concrète de l’intelligence artificielle dans des environnements complexes. En suivant les besoins des filiales et en traduisant ces besoins en solutions techniques, Firas Ben Hassan illustre comment un ingénieur tunisien, installé dans un autre pays, peut construire une carrière internationale et contribuer à des projets d’envergure mondiale grâce à la combinaison de formation, de travail, de réseau et de curiosité permanente.
Fondée en 2019 en Tunisie, par l’ingénieur Adel Jenni, Insight Plus est une fintech pionnière qui ambitionne de transformer le marché des changes. Labellisée en juin 2019, la startup a d’abord concentré ses efforts sur les bureaux de change, avant de s’ouvrir récemment au grand public et à la diaspora tunisienne.
Quand la contrainte devient opportunité! À ses débuts, Insight Plus s’est positionnée comme un acteur B2B. La fintech a développé Exsys, une plateforme-écosystème innovante qui connecte les banques, bureaux de change, importateurs, exportateurs et voyageurs. Grâce à cette solution, chaque acteur peut interagir et négocier librement des opérations de change tout en respectant strictement les réglementations locales.
L’histoire commence avec un constat simple… et une contrainte réglementaire. En 2018, une circulaire de la Banque centrale de Tunisie imposait aux bureaux de change de se doter d’un système d’information pour gérer leurs opérations. Sur le terrain, sur les quelque 400 bureaux de change opérationnels en Tunisie, très peu disposaient de solutions efficaces. Insight Plus a donc développé un système SaaS capable de gérer les opérations de change manuelles, combiné à un ERP et à une marketplace permettant aux banques et bureaux de change de collaborer efficacement. Trois ans de travail acharné ont été nécessaires pour aboutir à cette solution complète.
Une néobanque tunisienne verra le jour à la mi-2026
Mais Insight Plus ne s’est pas arrêtée là. La fintech se lance désormais dans le B2C. Son projet consiste à la mise en place d’une néobanque transfrontalière pour la diaspora tunisienne, principalement en Europe. Une filiale française a récemment vu le jour à Nice, soutenue par une levée de fonds réussie.
En fait, le concept est simple mais révolutionnaire pour les utilisateurs: en une seule interface, l’utilisateur peut suivre de manière continue, de A à Z, l’émission et la réception d’argent, gérer la conversion entre dinars et euros et négocier le flux dans une véritable “salle de marché” virtuelle. Cela signifie que le transfert d’argent, de la Tunisie vers l’Europe, “peut se faire plus simplement et avec moins de pertes”, comme le précise le fondateur. Et d’ajouter: “Cette solution permet de résoudre deux grands problèmes de la diaspora. En premier lieu, les flux transfrontaliers sont souvent inefficaces et longs. Et en second lieu, les pertes liées aux conversions et aux virements”. À dire vrai, les pertes peuvent atteindre 5 à 10% par euro, que ce soit via un virement bancaire ou un service de transfert d’argent (MTO). Pour les fintechs spécialisées dans le paiement, ce coût tombe à environ 2%.
L’ouverture d’un compte en Tunisie sera rapide et simple, en dinars, et le lancement commercial est prévu à la mi-2026, avec une politique de tarification encore en cours d’étude. “Nous travaillons à interconnecter l’écosystème mondial du change avec notre plateforme FX de pointe”, déclare-t-il. Insight Plus ne veut pas seulement moderniser le marché local, elle ambitionne de devenir la référence pour les transferts transfrontaliers et la fintech de choix pour la diaspora.
Le secteur touristique tunisien a poursuivi sa dynamique positive en 2024. Les dernières données issues du Compte Satellite du Tourisme (CST), publié par l’INS et élaboré selon les normes internationales, mettent en évidence une progression des principaux indicateurs liés aux dépenses touristiques, à la valeur ajoutée et à la contribution au produit intérieur brut.
Outil de référence pour mesurer l’impact économique réel du tourisme, le CST repose sur les comptes nationaux tunisiens et s’appuie sur un cadre comptable de type «offre et demande».
En 2024, les dépenses de tourisme intérieur atteignent 16,1 milliards de dinars, contre 14,6 milliards un an plus tôt. Cette hausse est largement portée par les visiteurs internationaux et non résidents, dont les dépenses s’élèvent à 11,8 milliards de dinars, représentant près des trois quarts du total, soit 73,3%.
La valeur ajoutée brute directe du tourisme (VABDT) est estimée à 7 844,5 millions de dinars en 2024, contre 7 343,1 millions un an auparavant. Elle représente 5,2% de la valeur ajoutée brute totale de l’économie, contre 5,1% en 2023. Le produit intérieur brut direct du tourisme suit la même tendance. Estimé à 8,07 milliards de dinars en 2024, il représente 5,1% du PIB national, contre 5% l’année précédente.
Le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a été officiellement constitué hier jeudi lors de sa première réunion, sous la présidence de Brahim Bouderbala.
Un décret publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) le 14 janvier 2026 prévoit une augmentation des indemnités mensuelles de logement et de nourriture des internes et résidents en médecine, pharmacie et médecine dentaire. Il s’agit du décret n° 2026-9, daté du 13 janvier 2026.
Selon ce texte, chaque indemnité (logement et nourriture) sera majorée de 50 dinars par mois à partir du 1er janvier 2026. Cette hausse sera reconduite les 1er janvier 2027 et 1er janvier 2028. À terme, en 2028, les indemnités cumulées atteindront 150 dinars pour le logement et 150 dinars pour la nourriture, soit 300 dinars par mois.
L’Union internationale de banques (UIB) a lancé un appel à candidatures en vue de la désignation d’un administrateur représentant les actionnaires minoritaires au sein de son conseil d’administration. Le mandat concerne les exercices 2026, 2027 et 2028, selon un communiqué publié par le Conseil du marché financier (CMF).
Sont considérés comme actionnaires minoritaires ceux qui détiennent, individuellement, au plus 0,5% du capital de la banque. Le poste est réservé à une personne physique remplissant des conditions strictes d’honorabilité, d’intégrité, d’impartialité et de disponibilité. Parmi les conditions, le candidat doit notamment jouir de ses droits civiques et ne faire l’objet d’aucune interdiction judiciaire de gérer des sociétés. Il ne peut être salarié d’une autre banque ou d’une de ses filiales. Il ne doit pas non plus siéger dans les organes de gouvernance d’une société cotée opérant dans le même secteur ou appartenant au même groupe que l’UIB. Sont également exclus les dirigeants, associés ou salariés de sociétés ayant des liens financiers, commerciaux ou contractuels avec l’UIB, ainsi que ceux de sociétés concurrentes.
Sur le plan des compétences, le futur administrateur doit être diplômé d’une grande école ou titulaire, au minimum, d’un diplôme universitaire équivalent à une maîtrise, en lien avec les métiers de la finance. Une expérience professionnelle d’au moins dix ans dans le domaine financier est exigée. Le profil recherché doit démontrer une capacité avérée à exercer les fonctions d’administrateur et une compréhension suffisante de l’environnement bancaire et financier.
Selon la même source, tout dossier incomplet sera automatiquement rejeté. Les candidats peuvent demander des informations complémentaires par courrier électronique à l’adresse indiquée par l’UIB: amel.raissi@uib.com.tn
Les dossiers de candidature doivent être envoyés sous pli fermé, par courrier recommandé, Rapid-Poste ou déposés directement contre décharge au siège de l’UIB, à la Direction des Affaires juridiques, aux Berges du Lac 1. La date limite de réception est fixée au lundi 2 février 2026 à 12h00. Le dossier doit comporter la mention “Lu et approuvé“, accompagnée d’une signature légalisée, et être adressé au président du conseil d’administration de l’UIB avec la mention “Ne pas ouvrir – Appel à candidatures”.
Dans un délai maximum de 10 jours après la clôture de l’appel, les actionnaires minoritaires seront convoqués à une assemblée élective. L’avis de convocation sera publié dans le bulletin officiel du CMF et sur le site de la Bourse de Tunis. L’assemblée aura pour seul ordre du jour l’élection du représentant des actionnaires minoritaires. Le candidat retenu devra ensuite être ratifié par l’Assemblée générale ordinaire de la banque, appelée à statuer sur les états financiers de l’exercice 2025.