TDA 2026: du SEO au GEO, préparer sa visibilité dans un monde dominé par l’IA
La 4ᵉ édition des Tunisia Digital Awards (TDA) a commencé. Elle réunit pendant deux jours les acteurs du digital en Tunisie, avec comme point d’orgue une compétition récompensant les projets dans des domaines tels que le marketing digital, le SEO/SEA, les réseaux sociaux ou le e‑commerce…
Mais cette édition a aussi mis en lumière un des changements notables pour les entreprises, qui est la visibilité en ligne ne se joue plus seulement sur Google. Avec l’arrivée des assistants conversationnels et de l’intelligence artificielle, comme ChatGPT, Gemini ou Perplexity, les internautes peuvent obtenir des réponses complètes sans cliquer sur un site web. C’est dans ce contexte qu’émerge le GEO, ou Generative Engine Optimization.
GEO, la nouvelle approche de la visibilité
Le GEO consiste à optimiser ses contenus pour les moteurs génératifs, qui utilisent l’IA pour répondre aux questions des utilisateurs. Ces moteurs ne présentent pas une liste de liens comme Google, mais fournissent des réponses construites à partir de plusieurs sources web, qu’ils citent. L’objectif pour une marque? être mentionnée parmi ces sources.
Contrairement au SEO classique, qui cherche à positionner un site sur des mots-clés, le GEO mise sur la pertinence et la précision des réponses. Il s’agit de guider l’utilisateur et, indirectement, de favoriser les conversions. Les contenus doivent être crédibles, structurés et liés aux sujets stratégiques de l’entreprise. Comme le précise Benoît Martin, co‑fondateur d’eDigiobs-France.
Comment intégrer le GEO dans la stratégie
Dans la même optique, Benoît Martin insiste sur l’importance d’intégrer cette dimension dans le rôle du responsable référencement ou marketing.
Cela passe par quelques étapes simples:
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Sélectionner des prompts stratégiques : environ une dizaine de requêtes prioritaires, liées aux opportunités business, à tester régulièrement auprès des outils d’IA.
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Suivre la visibilité: vérifier si la marque est citée, dans quels contextes et à partir de quelles sources. Ces informations permettent d’adapter la stratégie éditoriale et de produire des contenus plus pertinents.
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Renforcer les contenus experts: analyser les contenus qui apparaissent en tête des réponses génératives et s’inspirer des sources citées, comme les forums actifs, les plateformes d’avis ou les sites de comparaison.
Le but n’est pas de tout surveiller, mais d’adopter une démarche ciblée et régulière. Des outils peuvent automatiser une partie de cette veille, mais même un suivi manuel permet de mesurer l’évolution de la présence de la marque et d’ajuster sa stratégie.
SEO et GEO: deux réalités complémentaires
Même si le GEO prend de l’importance, Google reste le moteur dominant, avec plus de 80 % des recherches en ligne. Selon ses propos, il faudra encore environ cinq ans pour que les IA aient autant de part de voix que Google sur le marché de la recherche.
Les IA génératives sont en forte progression, mais leur adoption reste encore limitée. Pour l’instant, il vaut mieux maintenir une bonne présence sur Google tout en préparant progressivement son positionnement dans l’univers des moteurs génératifs.
Bref, “le GEO ne remplace pas le SEO, mais plutôt il l’accompagne”, précise Martin. C’est une adaptation à un environnement où la visibilité se mesure aussi en mentions dans des réponses générées, pas seulement en clics. Pour les marques, c’est un moyen de rester visibles et pertinentes, même lorsque les habitudes de recherche évoluent.
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