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Deux morts à Moknine en raison des intempéries

En raison des fortes pluies et des inondations, deux décès par noyade ont été enregistrés dans la ville de Moknine, dans le gouvernorat de Monastir, dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 janvier 2026. (Ph. Inondations à Moknine).

Le lieutenant-colonel Khalil Mechri, du département des opérations de protection civile de la région, l’a confirmé aux émissions matinales des radios Mosaïque FM et Diwan FM.

Les interventions de la Protection civile ont été réalisées avec «tous les moyens de sauvetage, avec des renforts du sud qui ont été utilisés pour intervenir dans les gouvernorats du nord-est, comme le pompage d’eau dans les maisons, le dégagement des voitures coincées et l’aide à la traversée.»

I. B.

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Pluies et inondations en Tunisie | Ecoles fermées dans 11 gouvernorats   

En raison des fortes averses qui ont causé des inondations dans plusieurs régions et qui se poursuivent ce mardi 20 janvier 2026, il a été décidé de suspendre les cours dans tous les établissements d’enseignement publics et privés, les centres de formation professionnelle et les établissements d’enseignement supérieur dans 11 des 24 gouvernorats que compte la Tunisie.

Les gouvernorats concernés sont Nabeul, Tunis, Bizerte, Ariana, Manouba, Ben Arous, Zaghouan, Sousse, Monastir, Mahdia et Sfax.

Selon l’Institut national de météorologie, les cumuls de précipitations les plus importants enregistrés ces dernières 24 heures l’ont été dans les zones suivantes : Monastir (230 mm), Sidi Bou Saïd (206 mm), Zaghouan (212 mm), Moknine (192 mm), Grombalia (179 mm) et Mornag (171 mm).

Aujourd’hui, la mer sera très agitée à extrêmement agitée dans le nord, et les températures baisseront, avec des maximales comprises entre 6 et 10 degrés Celsius dans l’ouest, le nord et le centre du pays, et entre 11 et 15 degrés Celsius dans le sud.

I. B.

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Reza Pahlavi, un tapis persan sous les pieds des Américains

La grogne populaire, sans discontinuer de jour comme de nuit, menace de briser l’échine de l’Etat iranien. La jeunesse iranienne a rejoint les rangs des insurgés ignorant les avertissements et les menaces. Une jeunesse habituée à subir le pouvoir des mollahs et leur colère sans broncher de peur de représailles terribles. D’un malaise économique, la mobilisation s’est transformée au fil des jours. Elle a changé de cap et de slogans. La réponse agressive de l’Etat, arrestations et meurtres, aux revendications légitimes de la population ont poussé les manifestants dans leurs derniers retranchements. La foule réclame désormais ouvertement la fin de la République islamique. Le glas sonne la fin des mollahs. (Reza Pahlavi avec le Premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu et Gila Gamliel, ministre Israélien des renseignements, 17 avril 2023).

Mohsen Redissi *

Dans ce contexte de doute et d’incertitude totale sur l’issue, l’Occident est en train de commercialiser un produit nec plus ultra. Certains appellent ouvertement au retour à la barre du pays du prince déchu, Reza Pahlavi, en exil aux États-Unis depuis 47 ans. Son père le Shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, dépourvu de son trône est allé crier famine chez les Pharaons ses voisins, eux aussi adorateurs de Shahs.

Un prince au rabais  

Reza Pahlavi serait la figure politique la plus populaire en Iran avec 31% d’opinions favorables, loin devant l’ayatollah Ali Khameni qui se situe à 9%. De quoi mettre en doute l’impartialité de sondages effectués dans un pays en proie à la violence des rues. Dans toute la Perse, d’aucun n’est capable de tenir la barre, de calmer les ardeurs des foules et de trouver l’issue de secours.

On se croirait dans le Grand bazar de Téhéran. Reza Pahlavi est un article en réclame, un sous-produit préfabriqué dans les think tank étrangers pour le revendre aux Iraniens. Les médias étrangers et des analystes de tout bord, essayent de rassurer la population iranienne du bien-fondé de ses pensées pacifiques. Il est clean et prêt au sacrifice. Un dévot qui n’a qu’un seul souhait, celui d’assurer la transition démocratique. 

Comment peut-on gouverner un pays, même pour une période de transition, la plus difficile, sans avoir vécu les péripéties de l’intérieur ? Il est resté loin de la politique, droit d’asile oblige. Ses connaissances se résument aux briefings et aux informations glanées ici et là dans des médias hostiles.  
Steve Witkoff, l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, d’après certains médias américains, a secrètement rencontré Reza Pahlavi sans donner de détails sur la teneur de la rencontre, ni sur son lieu, ni sur son issue. Néanmoins, la référence à la rencontre suscite la curiosité et redore le blason du prince déchu sans avoir l’air de lui donner une nouvelle virginité. 

Persan, mode d’emploi

Les Iraniens gardent encore les séquelles, dans le corps et dans l’esprit, les années de braise de son feu père. L’adage ne dit-il pas tel père tel fils, sans arrière-pensée aucune. Le Shah Mohammad Reza, père de Reza, n’était pas un ange gardien et n’allait pas de main morte pour mater les insurgés. Il a dirigé l’Iran d’une main de fer de 1941 à 1979, date de l’exil. La Savak, une police secrète mise en place avec l’aide de la CIA, avait quartier libre. Personne n’était à l’abri. L’enlèvement, la torture et la liquidation de tout opposant étaient ses marques de fabrique.

Après le putsch contre Maduro, Trump a réuni tous les magnats américains du pétrole et s’est égosillé à les encourager à investir au Venezuela. Les patrons de l’or noir ont refusé discrètement son offre, trop dangereuse et très onéreuse. Le pétrole vénézuélien est profondément enfoui sous terre. Son exploitation demanderait des milliards de dollars pour le voir surgir de sous terre.

A la recherche de l’or noir perdu

En 1951, les Britanniques refusaient un partage équitable des revenus pétroliers. Mohammad Mossadegh, Premier ministre iranien de l’époque, se rebiffe et procède à la nationalisation de toute l’industrie pétrolière iranienne. Britanniques et Américains ont décidé d’un commun accord de limoger Mossadegh. En 1954, un nouvel accord est signé avec les entreprises pétrolières étrangères, britanniques et américaines, cela va de soi. 

L’or noir iranien est à nouveau à portée des firmes américaines après des années de disette si Reza Pahlavi accède à la tâche suprême du pouvoir même pour une période transitoire. Verra-t-on les derricks américains se dresser sur le sol des Shahs ?

L’adieu aux armes

Une fois remis sur le trône par les protecteurs de son feu père, la première grande initiative de Reza Pahlavi serait de réaliser le souhait le plus cher des ennemis de l’Iran, ceux qui l’ont porté au pouvoir. Mettre fin au rêve iranien d’enrichir suffisamment son uranium à des fins civiles ou militaires. Il réalisera, bon gré mal gré, ce que les Américains ont échoué de faire en lançant sur l’Iran, encore endormi, sept bombardiers furtifs qui ont largué quatorze bombes pénétrantes de 13 tonnes chacune sur deux sites d’enrichissement d’uranium en juin 2025.

Adieu aux armes, adieu aux atomes, adieu aux eaux lourdes et à l’enrichissement de l’uranium. Une page contaminée de l’histoire du combat iranien pour enrichir son uranium sera tournée. Plus de tracasseries des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Une victoire pour Israël qui n’aura plus à s’inquiéter d’un voisin belliqueux, et un soulagement pour les pays de la région. La voie serait libre. 

Si Reza Pahlavi est intronisé pour gérer les affaires du pays pendant la transition, serait-il le chat persan qui sortirait ses griffes et reprendrait ‘Le trône du Paon’ de ses aïeuls ? Ou bien s’écrasera-t-il tel un tapis persan utilisé par les ennemis de l’Iran pour percer ses secrets et pousser le pays à accepter leur paix ?

* Haut fonctionnaire à la retraite.

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L’Allemagne et ses grands chantiers en retard

Depuis plus de vingt ans, des déplacements réguliers dans plusieurs länder allemands permettent de constater concrètement la persistance et l’ampleur des retards affectant de nombreux grands chantiers d’infrastructures. Ce constat de terrain rejoint aujourd’hui une réalité largement documentée : longtemps perçue comme un modèle de rigueur, de fiabilité et d’excellence en matière d’ingénierie, l’Allemagne fait face à un problème nouveau : depuis une quinzaine d’années, de nombreux projets d’infrastructures majeurs accumulent retards, surcoûts et controverses.

Lotfi Sahli *

Les chantiers de l’aéroport de Berlin-Brandenburg, de la gare Stuttgart 21 (photo) ou encore du réseau ferroviaire national sont devenus les emblèmes d’un modèle qui montre ses limites. Cette situation ne s’explique pas seulement par des statistiques ou des rapports officiels : les observations répétées sur le terrain, dans différents länder, rendent ces dysfonctionnements particulièrement tangibles.

Ces dérives ne traduisent pas une perte de compétences techniques, mais mettent en évidence des fragilités structurelles profondes. La première concerne une gouvernance excessivement morcelée. Les grands chantiers associent l’État fédéral, les länder, les municipalités, des entreprises publiques telles que Deutsche Bahn, ainsi que des autorités de contrôle indépendantes.

Arbitrages ralentis et responsabilités diluées

Dans ce cadre, aucun acteur ne dispose d’une capacité décisionnelle claire et rapide. Chaque modification implique une succession de validations, ce qui ralentit les arbitrages et dilue les responsabilités. Cette inertie se retrouve d’un territoire à l’autre, avec des projets parfois immobilisés pendant de longues périodes.

Un deuxième facteur déterminant réside dans une culture juridique particulièrement ouverte aux recours. Riverains, associations environnementales et collectivités locales disposent de larges possibilités pour contester les projets, y compris une fois les travaux engagés.

Une profusion de contentieux

En conséquence, rares sont les grands chantiers épargnés par les procédures judiciaires. Stuttgart 21, le tunnel du Fehmarn Belt reliant l’Allemagne au Danemark, l’extension de l’autoroute A100 à Berlin ou encore plusieurs lignes ferroviaires nouvelles ont tous été freinés par une succession de contentieux. Concrètement, cela se traduit par des travaux interrompus, des sites laissés en suspens pendant des années et un sentiment d’inachèvement durable. À l’inverse, des pays comme l’Espagne limitent fortement les recours après validation des projets, ce qui accélère leur réalisation, au prix parfois de tensions sociales accrues.

À ces obstacles s’ajoute une planification initiale souvent trop optimiste. Afin d’obtenir un consensus politique, les porteurs de projets avancent des budgets contraints, des calendriers ambitieux et des risques présentés comme maîtrisés. Une fois les chantiers lancés, les réalités techniques s’imposent : durcissement des normes, exigences environnementales renforcées, imprévus géologiques.

L’aéroport de Berlin-Brandebourg (BER), inauguré avec près de dix ans de retard, illustre parfaitement cet écart entre annonces initiales et contraintes réelles. Les constats effectués dans différentes régions montrent que ce phénomène dépasse largement les seuls projets emblématiques et touche également des opérations moins médiatisées.

Des calendriers continuellement révisés

La complexité intrinsèque des chantiers constitue un autre facteur de ralentissement. Nombre d’opérations sont menées en milieu urbain dense, souvent en souterrain, tout en maintenant l’exploitation des infrastructures existantes. Stuttgart 21 associe tunnels, nouvelle gare et restructuration complète d’un nœud ferroviaire majeur. Le BER a été réalisé alors que les anciens aéroports berlinois restaient en service.

La modernisation du réseau ferroviaire national s’effectue sans interruption totale du trafic, ce qui multiplie les contraintes opérationnelles. Dans plusieurs länder, ces conditions se traduisent par des travaux nocturnes permanents et des calendriers continuellement révisés.

L’Allemagne souffre également d’un affaiblissement des compétences internes en matière de maîtrise d’ouvrage publique. Depuis les années 1990, l’ingénierie a été largement externalisée, entraînant une perte de savoir-faire au sein des administrations et des entreprises publiques. Cette dépendance accrue à l’égard de prestataires privés réduit les capacités de contrôle, retarde la détection des erreurs et complique la coordination entre intervenants. Le BER, avec ses milliers de défauts techniques identifiés en fin de chantier, en constitue l’illustration la plus frappante.

À cela s’ajoutent des règles de marchés publics particulièrement rigides, qui privilégient fréquemment le critère du prix au détriment de la solidité technique. Cette logique favorise des entreprises sous-dimensionnées, multiplie les avenants contractuels et génère des litiges. Le projet de gratte-ciel Elbtower à Hambourg, aujourd’hui à l’arrêt après la faillite de son promoteur, illustre clairement ces dérives.

Ces fragilités se traduisent par une longue liste de projets retardés ou perturbés à travers le pays : l’Elbphilharmonie de Hambourg, livrée avec plusieurs années de décalage ; le tunnel ferroviaire de Rastatt, paralysé après l’effondrement d’une galerie ; la ligne Karlsruhe–Bâle, régulièrement reportée ; le tunnel du Fehmarnsund ; l’extension de l’A100 à Berlin ; la modernisation du réseau de la Deutsche Bahn, elle aussi en retard ; la ligne Mannheim–Francfort, suspendue ; les accès allemands au tunnel du Brenner ; sans oublier de nombreux ponts autoroutiers vieillissants, fermés ou reconstruits dans l’urgence après des décennies de sous-investissement.

Des exigences environnementales élevées

Enfin, ces difficultés s’inscrivent dans un changement d’époque. L’Allemagne excellait dans les décennies d’après-guerre, marquées par la reconstruction rapide et des projets industriels standardisés. Elle doit aujourd’hui composer avec des exigences environnementales élevées, une société plus contestataire et des projets sur mesure, nettement plus complexes. Les retards constatés lors de déplacements répétés à travers le pays montrent que le modèle historique ne peut plus fonctionner sans une réforme en profondeur.

En conclusion, les retards observés ne relèvent pas d’un déficit de compétences techniques, mais résultent d’une combinaison de gouvernance éclatée, de judiciarisation poussée, de planification trop optimiste et de rigidités administratives. L’Allemagne paie ainsi le prix d’un modèle démocratique exigeant, sans disposer encore d’outils de pilotage pleinement adaptés aux mégaprojets du XXIᵉ siècle.

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Gaza après le feu | Reconstruction ou reconfiguration forcée ?

Avec l’annonce du lancement de la deuxième phase du cessez-le-feu, on tente de présenter Gaza comme entrant dans une nouvelle ère : une administration palestinienne technocratique et transitoire, la reconstruction, le calme et un discours régional et international suggérant la fin de la guerre. Or, la réalité démontre qu’il ne s’agit pas d’un véritable processus de redressement politique et humanitaire, mais plutôt d’une nouvelle manière de gérer la crise.

Israël l’affirme avec une clarté absolue : il n’y aura ni retrait complet, ni réouverture totale des points de passage frontaliers, ni reconstruction avant le désarmement de la résistance. Autrement dit, l’intention est d’appliquer l’accord en commençant par sa fin. Pour Israël, cette deuxième phase n’est pas politique, mais strictement sécuritaire : démanteler la résistance tout en se réservant le droit d’intervenir militairement lorsqu’il le juge nécessaire, sans calendrier ni garanties pour la levée du blocus.

Dans ce contexte, aucune volonté de reconnaître une véritable souveraineté palestinienne n’est envisagée. Ce qui est proposé, c’est une administration palestinienne des services, subordonnée au contrôle israélien. Ainsi, la reconstruction cesse d’être une obligation éthique et humanitaire pour devenir un instrument de pression et de chantage politique, où la survie quotidienne est garantie en échange de l’abandon des droits nationaux.

La position américaine, malgré son langage «modéré», ne diffère pas fondamentalement de la position israélienne. La reconstruction, le retrait et toute solution politique sont conditionnés par le désarmement de la résistance, comme si la Palestine n’était pas un peuple sous occupation, mais un problème de sécurité.

Dans ce contexte, les formules de tutelle internationale ou de «stabilité» refont surface, ce qui signifie en pratique passer de l’occupation directe à une administration internationale sous l’hégémonie américaine et la logique sioniste, reportant une fois de plus la souveraineté palestinienne.

Et qu’est-ce que cela signifie pour Gaza ?

Cela signifie une aide humanitaire limitée, une reprise partielle de la vie et des améliorations des services, en échange d’une paralysie politique totale : pas d’État, pas de souveraineté et pas de vision nationale. Gaza passe d’une guerre ouverte à une trêve fragile, constamment menacée d’effondrement, sous la menace permanente d’une nouvelle agression.

Gaza a besoin de bien plus que de ciment et d’acier. Elle a besoin d’une vision politique claire et de garanties concrètes que le sang de ses martyrs ne soit pas instrumentalisé dans les négociations de sécurité.

Cette seconde phase sera-t-elle un chemin vers la reconstruction et une paix juste ?

Ou un nouveau mécanisme de gestion de la crise et de remodelage de Gaza par la force, après l’échec de la soumission militaire ?

Union palestinienne d’Amérique latine (UPAL), 16 janvier 2026

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Les 5 Tunisian Women in Tech 2025

L’association tunisienne Reconnect, basée en France, a annoncé la désignation des cinq femmes tunisiennes lauréates du prix Tunisian Women in Tech 2025, dans le cadre de la 4ᵉ édition de cette initiative dédiée à la valorisation de l’excellence féminine tunisienne dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (Stem).

Ces femmes d’exception ont été sélectionnées pour l’excellence de leurs parcours professionnels, l’impact de leurs travaux scientifiques, ainsi que pour leur engagement en faveur de l’innovation, du transfert de compétences et du rayonnement technologique de la Tunisie à l’échelle internationale.

Issues des sphères académiques, scientifiques et professionnelles, les lauréates de cette 4ᵉ édition se distinguent dans des domaines stratégiques tels que la médecine, l’intelligence artificielle, l’analyse des données biomédicales, la génomique, les technologies émergentes et la sûreté nucléaire.

Lilia Zakhama : professeure de cardiologie et vice-doyenne à la Faculté de Médecine de Tunis, Université de Tunis El Manar, Tunisie.

Neila Mezghani : professeure à l’Université Téluq (Canada), titulaire d’une chaire de recherche en analyse des données biomédicales

Haifa Raja Maamar : executive director of emerging technologies, Full Sail University, États-Unis.

Rym Kef Ben Atig : professeure associée à l’Institut Pasteur de Tunis, spécialisée en génomique biomédicale et oncogénétique, Tunisie.

Basma Loussaif : inspectrice en garanties nucléaires auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Autriche

Par leurs réalisations et leur leadership, ces cinq lauréates contribuent activement à stimuler l’innovation scientifique et technologique, renforcer le transfert de savoir et de compétences, et promouvoir l’excellence tunisienne dans la recherche et les technologies de pointe.

Leur rayonnement dépasse les frontières nationales et participe à positionner la Tunisie comme un vivier de talents féminins d’excellence, tout en inspirant les jeunes générations de filles et de femmes à s’engager dans des carrières scientifiques et technologiques ambitieuses.

Reconnect se donne pour missions d’encourager et valoriser les femmes tunisiennes dans les sciences et la technologie, promouvoir les scientifiques, chercheuses, expertes et leaders tunisiennes, renforcer le rayonnement du capital humain, scientifique et culturel tunisien à l’échelle internationale

L’association est également à l’origine de deux initiatives spécialisées : Tunisian AI Society, dédiée à l’intelligence artificielle et Tunisia CyberShield, dédiée à la cybersécurité, qui traduisent son engagement continu en faveur des technologies de pointe, de la souveraineté technologique et de l’excellence scientifique tunisienne.

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L’économie de la truffe de Tataouine… à 200 dinars le kg

Dans les étendues arides du sud tunisien, entre les dunes ocres et les plateaux rocheux de Tataouine, se cache un trésor culinaire ancestral : la truffe du désert, appelée localement «terfess». Aujourd’hui, elle se vend à presque 200 dinars le kg (60 euros). Loin des truffes noires du Périgord, les terfess de Tataouine, ces champignons mystérieux du Sahara, constituent depuis des siècles une ressource précieuse pour les populations nomades et sédentaires de la région. Que faut-il savoir ?

Moktar Lamari *

Contrairement aux truffes européennes qui poussent en symbiose avec les chênes, les truffes de Tataouine appartiennent principalement au genre Terfezia et Tirmania.

Ces champignons hypogés se développent en association avec des plantes du désert, notamment les hélianthèmes (Helianthemum), petites plantes vivaces aux fleurs jaunes qui parsèment les zones semi-arides.

La truffe du désert présente une apparence bien différente de sa cousine européenne : sa chair est généralement blanche à beige, parfois rosée, avec une texture ferme et une peau lisse ou légèrement rugueuse. Sa taille varie de celle d’une noix à celle d’une orange, pouvant atteindre 200 à 300 grammes pour les plus beaux spécimens.

Le cycle de développement de ces champignons dépend entièrement des précipitations hivernales. Après les pluies de novembre à février, les spores germent et le mycélium se développe sous terre, donnant naissance aux truffes entre février et avril. Sans pluie, pas de récolte – un phénomène qui rend certaines années exceptionnelles et d’autres totalement stériles.

Un savoir-faire millénaire

La récolte des truffes de Tataouine est une tradition profondément ancrée dans la culture locale. Dès les premières lueurs de l’aube, les cueilleurs, souvent des Bédouins connaissant parfaitement leur territoire, partent sonder le désert. «Mon grand-père m’a appris à lire les signes du sol», témoigne Ahmed, ramasseur de truffes depuis vingt ans. «Quand la terre se craquelle d’une certaine façon, avec de petites fissures en étoile, c’est qu’il y a une truffe en dessous. On observe aussi les plantes hôtes, leur vigueur nous indique la présence du champignon», ajoute-t-il.

Contrairement à la pratique européenne qui utilise des chiens ou des cochons truffiers, la récolte à Tataouine se fait principalement à l’œil nu et au bâton. Les ramasseurs scrutent le sol à la recherche de gonflements caractéristiques ou de fissures révélatrices. Une fois repérée, la truffe est délicatement extraite à la main ou avec un petit outil, en prenant soin de ne pas endommager le mycélium pour préserver les récoltes futures.

Certains cueilleurs expérimentés peuvent récolter entre 5 et 15 kilogrammes par jour lors des bonnes années, tandis que d’autres rentrent bredouilles. La moyenne régionale oscille entre 200 et 500 tonnes par an pour l’ensemble de la Tunisie, selon les années et les précipitations.

De la terre à l’assiette

Une fois récoltées, les truffes doivent être rapidement nettoyées. «On les brosse délicatement sous l’eau froide pour enlever le sable», explique Fatma, cuisinière dans un restaurant de Tataouine. Et s’empresse d’avertir : «Il ne faut jamais les laisser tremper, elles perdraient leur texture et leur goût.»

En cuisine tunisienne, la truffe du désert se prépare de multiples façons. Le plat le plus traditionnel est le «kamé bil beid», où les truffes sont mijotées avec des œufs, de l’huile d’olive, du cumin et du carvi.

Coupées en lamelles ou en dés, elles peuvent également être intégrées dans des tajines, des couscous, ou simplement sautées à la poêle avec de l’ail et du persil.

«Le goût est subtil, terreux, avec des notes de noisette», décrit Fatma. Qui ajoute : «C’est moins puissant que les truffes noires d’Europe, mais tout aussi délicieux. La texture reste ferme même après cuisson, ce qui les rend parfaites pour les plats mijotés.»

Les truffes fraîches se conservent au réfrigérateur pendant environ une semaine, enveloppées dans du papier absorbant. Certaines familles les congèlent ou les font sécher pour en profiter toute l’année.

Une économie précieuse

Le prix des truffes de Tataouine varie considérablement selon les années et la qualité. Sur les marchés locaux, elles se vendent entre 150 et 210 dinars tunisiens le kilogramme (environ 50 à 60 euros), un prix monte en flèche, pour se vendre en Europe, compétitionnant avec les truffes européennes qui peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros le kilo, mais significatif pour une population souvent modeste. «Certaines années, la récolte représente l’essentiel de nos revenus de printemps», confie Ahmed. «Mais le changement climatique nous inquiète. Les pluies deviennent imprévisibles, et certaines zones autrefois productives ne donnent plus rien», ajoute-t-il.

Les autorités tunisiennes et plusieurs ONG travaillent aujourd’hui à la préservation de cette ressource, encourageant des pratiques de récolte durables et étudiant la possibilité de cultures contrôlées. Car au-delà de son importance économique, la truffe du désert représente un patrimoine culturel et gastronomique unique, témoin de l’ingéniosité des populations sahariennes qui ont su, depuis des millénaires, tirer profit des moindres présents de leur environnement hostile.​​​​

​​​​​​​​​​​Le ministère du Commerce doit aider la région à protéger son produit par une appellation d’origine contrôlée (AOC), pour un meilleur branding de vente sur les marchés internationaux. Un patrimoine à défendre aussi au sein des institutions de l’Unesco… et des autres systèmes d’appellations brevetées… Si rien n’est fait, il y aura toujours un Français qui va venir voler le label de ce produit rare, spécifique et succulent…

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : E4T.

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Naoufel Saïed dément avoir été nommé au ministère des Finances

L’annonce de la nomination de Naoufel Saïed, frère du président de la République, au poste de conseiller au ministère des Finances a suscité la polémique sur les réseaux sociaux le week-end dernier.

Ce matin, lundi 19 janvier 2026, M. Saïed a publié le post suivant en arabe sur sa page Facebook : «Un nouvel épisode dans une longue série de mensonges, de calomnies et de diffamations : je n’ai pas été nommé conseiller au ministère des Finances.»

Malgré les clarifications de l’intéressé, de nombreux internautes ont réagi négativement à son démenti… bien que la rumeur soit difficile à croire, Naoufel Saïed n’étant pas connu pour avoir une quelconque expertise financière qui l’aurait habilité à conseiller la ministre des Finances.

S’il défend parfois les «réussites» et le «réalisations» de son frère et répond à ses détracteurs sur les réseaux sociaux et, plus rarement, dans les médias, il n’a jamais (ou pas encore) occupé de fonction officielle au sein de l’Etat.

I. B.

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Tunis | Meurtre au Jardin Habib Thameur

La piste du meurtre est privilégiée par les enquêteurs après la découverte, dimanche 18 janvier 2026, du corps sans vie d’un jeune homme au Jardin Habib Thameur, quartier Le Passage, au centre-ville de Tunis.

Le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis a été dépêché sur les lieux, a constaté le décès du jeune homme âgé d’une vingtaine d’année et ordonné l’ouverture d’une information judiciaire.

Selon les premières données, il s’agirait d’un  meurtre que le rapport attendu du médecin légiste devrait confirmer.

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Le Groenland et l’hypocrisie des puissances occidentales

Pour contrer les intentions des États-Unis d’occuper le Groenland, la France a envoyé quinze personnes dans l’île danoise. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées. Ainsi, Donald Trump doit réfléchir avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.

Oleg Nesterenko*

Dès son premier mandat, Donald Trump a manifesté son désir d’acquérir le Groenland, territoire danois depuis le XVIe siècle. Ces propos, initialement accueillis avec scepticisme, ont ressurgi lors de son retour au pouvoir en janvier 2025, ravivant l’intérêt américain pour cette colonie arctique danoise.

Les déclarations de la Maison Blanche concernant la convoitise du Groenland, initialement perçues comme une extravagante aberration, ont pris une toute nouvelle tournure avec l’enlèvement du président vénézuélien le 3 janvier. Ce passage de la fantaisie à l’action a révélé à la communauté internationale la détermination des États-Unis d’Amérique, sous la présidence Trump, à transgresser le droit international, au besoin, afin d’obtenir les bénéfices géo-économiques unilatéraux.

Les prétextes fallacieux

Les prétextes drapés dans des justifications sécuritaires antirusses et antichinoises, que brandit la présidence américaine pour justifier sa volonté de s’approprier l’île du Groenland, ne sont que des mensonges caractérisés que la Maison Blanche ne prend même pas la peine de camoufler davantage. L’époque où l’on exhibait à l’Onu une prétendue fiole d’anthrax, comme le fit le secrétaire d’État américain Colin Powell le 5 février 2003, pour maquiller l’invasion de l’Irak sous un vernis de légitimité, semble révolue. Cette mascarade avait alors servi de prétexte pour déclencher la destruction d’un pays et le massacre de son peuple.

L’anéantissement de l’Irak, ne nous y trompons pas, n’était pas un but en soi, mais la conséquence inéluctable d’une stratégie américaine. La véritable motivation résidait dans la nécessité de neutraliser l’initiative de Saddam Hussein contre le «pétrodollar».

En octobre 2000, le président irakien avait osé déclarer son intention de ne plus vendre son pétrole contre des dollars américains, mais uniquement contre des euros. Une telle audace valait la signature de son propre arrêt de mort. En février 2003, Saddam Hussein mit sa «menace» à exécution en vendant plus de 3 milliards de barils de pétrole brut pour 26 milliards d’euros. Un mois plus tard, les États-Unis envahissaient et détruisaient l’Irak, infligeant au peuple irakien une tragédie marquée par l’anéantissement des infrastructures et un nombre effroyable de victimes civiles.

Forte de l’impunité judiciaire totale dont jouissent les crimes contre l’humanité commis par les gouvernements successifs des Etats-Unis, ils ne se donnent plus la peine de les couvrir par des narrations ne serait-ce qu’un peu crédibles aux yeux de la communauté internationale. Nul besoin, donc, de déployer des efforts de communication supplémentaires pour préparer l’annexion du Groenland, que ce soit de gré ou de force.

La véritable raison de la convoitise américaine pour cette zone polaire peu hospitalière réside incontestablement dans les gigantesques réserves de matières premières qu’elle recèle, tant dans son sous-sol que dans les profondeurs de l’océan Arctique, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) danoise qui s’étend jusqu’à 200 milles marins des côtes du Groenland (370,42 km) et confère à son détenteur des droits souverains en matière de ressources économiques.

Si le Groenland venait à passer sous l’autorité américaine, le fait que l’extraction américaine de terres rares et d’uranium se fasse sans consulter les populations autochtones serait une considération secondaire, une simple formalité qui sera ignorée à Washington. En 2021, pourtant, ces populations avaient réussi à bloquer le début d’une telle exploitation (affaire d’Energy Transition Minerals), afin de préserver leurs moyens de subsistance traditionnels d’une pollution imminente.

Compte tenu des enjeux économiques pour les États-Unis, il est prévisible que l’opinion des populations autochtones sur ce sujet ne suscitera pas plus d’intérêt que l’avis des Européens concernant l’annexion de l’île. Cette indifférence stratégique s’inscrit dans une logique géopolitique et économique où les intérêts nationaux prévalent sur les considérations éthiques ou les droits des minorités. De plus, l’histoire des relations entre les États-Unis et les peuples autochtones est profondément marquée par une marginalisation systématique de ces derniers dans les processus décisionnels concernant leurs propres territoires et ressources.

«Un conflit ou une tentative d’annexion du territoire d’un pays membre de l’Otan par un autre pays également membre de l’Otan serait la fin du monde tel que nous le connaissons», a déclaré le Premier ministre polonais Tusk. Une déclaration qui semble ignorer que la préservation du monde tel que nous le connaissons est la dernière des préoccupations du maître d’Outre-Atlantique.

La présence américaine au Groenland

Contrairement aux insinuations fallacieuses, la présence militaire américaine dans l’océan Arctique ne nécessite nullement l’annexion du Groenland ni sa transformation en territoire national des États-Unis. En réalité, les forces armées américaines sont stationnées en permanence sur cette île arctique depuis la Seconde Guerre mondiale, une présence officialisée dès 1951 par un accord bilatéral américano-danois (Accord du 27 avril 1951). Cet accord confère à Washington une latitude d’action militaire significative dans la région arctique.

À ce jour, la base aérienne de Pituffik (Thulé Air Base) demeure la seule installation militaire américaine active au Groenland.

Les déclarations occasionnelles de Donald Trump, telles que celles sur Truth Social, suggérant que «l’Otan deviendrait plus redoutable et efficace si le Groenland était entre les mains des États-Unis. Tout ce qui est en-deçà de cela est inacceptable», n’altèrent pas la nature juridique de l’accord existant.

Il ne fait aucun doute que, si les circonstances l’exigeaient, les États-Unis pourraient accroître très considérablement leur présence militaire sur l’île, même si cette dernière demeure sous la souveraineté danoise.

Les hypocrisies de l’Union Européenne 

À ce jour, seuls six des vingt-sept États membres de l’Union Européenne (UE), abstraction faite du Danemark, ont formalisé leur position par une déclaration officielle condamnant l’initiative des États-Unis d’Amérique vis-à-vis du Groenland (déclaration conjointe du 6 janvier, émanant de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie, de la Pologne et de l’Espagne).

Cette déclaration, confinée à l’expression verbale, est dénuée d’un véritable engagement : les paroles qui n’ont aucune valeur, ne signifient rien et n’engagent les déclarants à rien.

À l’instar des prédateurs opportunistes, l’appareil politico-bureaucratique de l’UE et de ses États membres manifeste une propension à cibler exclusivement les Etats perçues, à tort ou à raison, comme structurellement plus faibles ou en situation de vulnérabilité conjoncturelle. Face aux forces dominantes, une politique de deux poids, deux mesures, d’une perversité indéniable, se révèle inéluctablement.

La devise de l’UE est bien celle formulée jadis par les Romains : «Ce qui est permis à Jupiter n’est pas permis au bœuf».

La protection des démocraties, des droits de l’homme et de la liberté d’expression n’est qu’une pure chimère, un artifice rhétorique destiné à manipuler l’électorat. La classe politique européenne, majoritairement constituée de vulgaires activistes carriéristes, est bien davantage préoccupée par la conservation du pouvoir et la dissimulation de ses crimes à l’encontre des nations entières, commis en continu à travers le monde.

L’UE redécouvre avec soudaineté l’existence du droit international, une prise de conscience motivée par la menace que représente Donald Trump pour ses propres intérêts. Les instances dirigeantes de l’UE et de nombreux États européens, qui critiquent la Maison Blanche pour ses velléités de démembrement du Danemark, en appellent désormais au respect du droit international.

Abstraction faite des causes profondes du conflit en Ukraine et des opinions divergentes, toute personne raisonnable dotée d’un minimum de capacités analytiques ne peut nier que la Fédération de Russie avait des raisons bien plus impérieuses de revendiquer la Crimée et le Donbass que les États-Unis d’Amérique d’annexer le Groenland, dont l’unique rapport de l’État américain avec ce dernier ne consiste que dans la modeste présence sur son sol d’une seule, parmi plus de 700, de leurs bases militaires dans le monde.

Dès lors, la question qui se pose est la suivante : quelle est la réaction des pays de l’UE et de leurs «élites» politiques face à ces deux revendications ?

La réponse est indéniable et bien étonnante pour un esprit non averti : une quasi-guerre totale contre la Russie, impliquant des investissements de centaines de milliards d’euros, des centaines de milliers de morts sur les champs de bataille et plus de 30 711 sanctions imposées à la Russie (au 1er janvier 2026).

En revanche, quelle est l’action de ces mêmes pays face à leur suzerain américain ? Quelques paroles impuissantes qui n’iront jamais plus loin.

De même, il est inutile de détailler l’hypocrisie profonde des «élites» européennes face au massacre à grande échelle des populations civiles à Gaza et à d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à travers le monde, auxquels les «défenseurs des droits de l’homme» ont opposé le silence, s’ils n’en sont pas directement responsables.

Le jardin fleuri et les jungles

Le droit fondamental de la classe politique de l’Occident collectif vis-à-vis du reste du monde, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, est celui du plus fort. Elle ne sait avancer que par la force et ne comprend aucun autre langage que celui de la force. Cette monolangue de la force annihile toute tentative de dialogue subtil, d’échange constructif, réduisant la relation à un rapport de domination brute et simpliste. 

Les abus et crimes extraterritoriaux à répétition, visant à accroître la richesse des «élites» (à ne pas confondre avec les peuples) du «jardin fleuri» aux dépens des intérêts des nations non occidentales, qualifiées de «jungles» («L’Europe est un jardin. La plus grande partie du reste du monde est une jungle», Josep Borrell, Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, vice-président de la Commission Européenne), sont justifiés par des discours incessants sur les droits de l’homme, la démocratie et de nobles idéaux servant de prétexte à leurs ingérences et invasions, tout en réprimant avec véhémence ceux qui s’y opposent.

Simultanément, tout régime, aussi antidémocratique, dictatorial, voire sanguinaire soit-il, mais soumis aux intérêts des capitales occidentales, peut compter sur leur soutien indéfectible.

Cependant, les discours de ces fervents défenseurs du concept spirituel incarné par les cochons orwelliens de ‘‘La Ferme des animaux’’ : «Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres», ne trompent plus personne, ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie.

Peu importe les déclarations européennes actuelles et futures :  aucune action européenne égale ne serait-ce qu’à quelques pour cent de celles entreprises contre la Russie ne verra jamais le jour à l’égard des États-Unis d’Amérique.

Le 14 janvier, le président français Emmanuel Macron déclarait que la France «ne sous-estimait pas» les intentions des États-Unis concernant le Groenland et s’engageait à «faire preuve d’une solidarité totale» avec le Danemark.

En guise d’illustration, rien ne révèle mieux le degré d’hypocrisie pathétique des «élites» européennes que le déploiement de troupes européens au Groenland pour préparer le terrain à une résistance contre une éventuelle invasion américaine. La Norvège a envoyé deux personnes. La France a envoyé quinze personnes. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées.

Ainsi, Donald Trump est incité à réfléchir davantage avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.

* Président du CCIE.

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Vendredi à Tunis, la soirée des Victoires de l’Automobile

La soirée des Victoires de l’Automobile, copilotée par Sadri Skander et Hedi Hamdi, se tiendra le vendredi 23 janvier 2026 à l’hôtel Radisson Blu (ex Laico) à Tunis. Organisé sous le signe de l’élégance et du prestige, cet événement vise à célébrer les performances, l’excellence et le savoir-faire du secteur automobile en Tunisie.

Par la même occasion seront dévoilés les résultats de l’enquête de l’Observatoire de l’Automobile réalisé pour l’occasion par le cabinet Emrhod Consulting, dont le directeur général Nebil Belaam, décryptera les grandes tendances actuelles du marché de l’automobile en Tunisie : intentions d’achat des consommateurs et évolutions de la mobilité.

La soirée sera couronnée par la remise des trophées aux vainqueurs de l’édition 2026 des Victoires de l’Automobile dans 5 catégories.

Les Victoires de l’Automobile, dont c’est la 2e édition, se donnent pour mission mettre en lumière et valoriser les marques, les concessionnaires et les acteurs du secteur de l’automobile qui ont marqué l’année par leurs performances, leur innovation et leur responsabilité.

C’est une occasion pour distinguer les meilleurs acteurs du marché qui ont su répondre aux attentes des consommateurs, proposer des expériences clients remarquables, et démontrer une excellence globale dans leurs activités.

Les trophées sont attribués selon un processus rigoureux, crédible et transparent, reposant sur des méthodologies d’analyse indépendantes et des critères objectifs.

I. B.

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Tourisme | Maroc et Égypte, destinations phares en Afrique

Le Maroc et l’Égypte ont connu un afflux touristique record en 2025, grâce notamment à de nouvelles liaisons aériennes et des investissements soutenus dans les infrastructures touristiques, qui ont contribué à conforter leur position de destinations les plus prisées du continent africain.

Le Maroc a enregistré quelque 19,8 millions d’arrivées, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente, tandis que le nombre de visiteurs en Égypte a bondi de 21 % pour atteindre 19 millions.

Ces performances sont à comparer avec les 11 millions de visiteurs dont la Tunisie se félicite d’avoir accueillis l’année dernière.

Le secteur touristique marocain bénéficie de l’ouverture de nouvelles liaisons aériennes, d’un marketing de destination dynamique, d’événements majeurs tels que des tournois de football et de la poursuite des améliorations de ses infrastructures.

Le tourisme égyptien est dynamisé par des attractions comme le Grand Musée Égyptien, récemment inauguré, et par les initiatives gouvernementales visant à accroître le nombre de visiteurs. Les stations balnéaires de la mer Rouge et les grands centres culturels tels que Le Caire et Louxor ont bénéficié de l’augmentation des vols charters et de l’amélioration des conditions de sécurité

Les deux pays nord-africains misent sur le tourisme pour assurer leur relance économique et accroître leurs recettes en devises.

I. B.

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Quels scénarios pour l’Iran après la reculade de Trump ?

Le très lunatique président américain Donald Trump a fait marche arrière et a décidé de ne pas attaquer l’Iran. Il a prétendu qu’aucune partie n’a fait pression sur lui pour qu’il se rétracte indiquant avoir pris cette décision après que l’Iran ait suspendu la pendaison de 800 manifestants arrêtés.

Imed Bahri

L’entourage du président américain lui a expliqué que les bombardements ne feront pas tomber le régime et trois pays du Golfe (Arabie saoudite, Qatar et Oman) et la Turquie ont également ferraillé pour le dissuader, de même que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui lui a demandé de ne pas attaquer maintenant mais pour d’autres raisons. Il souhaite mieux se préparer.

En même temps, Trump qui veut jouer avec les nerfs de ses adversaires n’a pas définitivement écarté l’option militaire. Quel avenir aujourd’hui pour l’Iran après ce sanglant début année ?

L’Iran traverse l’une de ses crises politiques les plus graves depuis l’instauration de la République islamique en 1979, sur fond de manifestations sans précédent qui ont éclaté fin 2025 en raison de la détérioration de la situation économique. Ces protestations sont rapidement devenues les plus importantes qu’ait connues le pays depuis la révolution et ont été réprimées avec une violence inouïe par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Cette répression féroce à huis clos -les autorités ont coupé internet pour que le monde ne voit pas cette répression- ont fini par avoir raison des protestations qui se sont essoufflées aussi bien à Téhéran que dans les provinces. 

Les Gardiens de la révolution sauvent le régime

Selon une enquête publiée par Bloomberg, signée par le journaliste Patrick Sykes et l’analyste Dina Esfandiary, le rapport de force au sein du régime iranien a clairement basculé en faveur du CGRI, qui n’est plus seulement le bras armé du régime, mais est devenu un acteur central de la politique, de l’économie et de la sécurité. Les Gardiens de la révolution ont sauvé le régime.  

Pour rappel, les manifestations ont éclaté dans plusieurs villes iraniennes en réaction à la flambée des prix, à une inflation dépassant les 40%, à l’effondrement de la monnaie nationale (qui a perdu plus de la moitié de sa valeur en une seule année), à ​​la montée du chômage et à la baisse du pouvoir d’achat des citoyens.

Les revendications pour de meilleures conditions de vie se sont rapidement transformées en slogans politiques appelant à une refonte complète de la structure de la gouvernance.

En réponse, les autorités ont déployé une répression sécuritaire sans précédent, incluant l’usage de la force létale, des coupures généralisées d’internet, des arrestations massives et un déploiement sans précédent des forces de sécurité dans les grandes villes.

Contrairement aux prévisions, les sanctions occidentales sévères ont permis aux Gardiens de la révolution de consolider davantage leur pouvoir.

Bloomberg explique que face au retrait des entreprises internationales et à l’effondrement du secteur privé sous la pression économique, les Gardiens de la révolution se sont empressés de combler le vide, prenant le contrôle des secteurs de l’énergie, de la construction, des télécommunications et des ports.

Selon le media américain, cette mainmise sur le pouvoir a fait des Gardiens de la révolution un «État dans l’État», contrôlant une économie estimée à environ 475 milliards de dollars.

D’après les analystes, cette influence financière rend les Gardiens de la révolution particulièrement vulnérables à tout changement fondamental de la structure du régime, ce qui explique la violence de la répression des récentes manifestations.

Ces milices armées sont ainsi devenues un acteur incontournable de la gestion de l’économie iranienne et le principal garant de la survie du régime. De ce fait, elles constituent la force la plus intransigeante face aux manifestations, qu’elles considèrent comme une menace pour la sécurité nationale et une tentative extérieure de déclencher une guerre civile.

Selon Bloomberg, la caractéristique la plus marquante des Gardiens de la révolution, dans leur forme actuelle, est leur transformation en une institution «post-idéologique». La loyauté n’est plus uniquement fondée sur des principes religieux révolutionnaires mais est désormais liée à la protection des intérêts nationaux et des gains économiques.

Scénarios d’un avenir sombre

A la lumière de ces développements, Bloomberg présente trois scénarios principaux pour l’avenir de l’Iran, tous liés au rôle des Gardiens de la révolution.

1- Le scénario de l’homme fort envisage la possibilité qu’un homme fort émerge des rangs des Gardiens ou de leurs anciens combattants pour prendre le pouvoir. Il suppose l’éviction du pouvoir religieux traditionnel, représenté par le Guide suprême Ali Khamenei, et l’instauration d’un modèle militaro-politique pragmatique visant à apaiser la population par de véritables réformes économiques.

Toutefois, l’agence estime que pour réussir, cet homme fort devra composer avec le président  Trump, seul allié capable d’offrir une bouée de sauvetage à Téhéran en levant les sanctions, une «pilule empoisonnée» que les Gardiens pourraient être contraints d’avaler pour assurer leur survie, selon les auteurs de l’enquête. 

2- Un coup d’État militaire et la prise de contrôle directe du pays par les Gardiens de la révolution. Bien que le CGRI dispose des effectifs et des capacités militaires suffisants pour mener à bien un tel coup d’État, il est conscient qu’un pouvoir direct l’accablerait des conséquences des crises accumulées qui secouent le pays.

C’est pourquoi, historiquement, le CGRI a préféré rester une force discrète, gérant la politique étrangère et de sécurité et en en tirant profit, laissant aux politiciens le soin d’exercer le pouvoir public, comme l’affirme Bloomberg.

Cependant, si la menace d’un effondrement imminent se faisait sentir, les nouveaux dirigeants pourraient se voir contraints de céder aux revendications des masses descendues dans la rue et de s’ouvrir davantage à la société. Néanmoins, le media américaine suggère que les généraux du CGRI qui accéderont au pouvoir seront probablement encore plus intransigeants, politiquement répressifs et plus restrictifs des libertés.

3- Le scénario d’une mort lente ou d’un effondrement chaotique : malgré la capacité du régime à réprimer les manifestations d’une main de fer, les causes profondes de la colère persistent et s’intensifient.

En l’absence d’une opposition unifiée capable de mener la transition, tout effondrement soudain du régime pourrait plonger le pays dans un vide politique où s’affronteraient les centres de pouvoir, menaçant de transformer l’Iran en un théâtre de règlements de comptes régionaux et internationaux.

Un avenir des plus incertains

Trump demeure l’élément imprévisible dans cette équation complexe. Pris entre le discours des menaces militaires et les messages suggérant une volonté de négocier, les Gardiens de la révolution se trouvent dans un état d’attente et de prudence.

Les analyses concluent que l’alternative la plus probable au régime actuel, s’il venait à tomber, ne serait pas une démocratie de type occidental, mais plutôt un système plus militarisé et nationaliste, dirigé par une nouvelle génération de commandants des Gardiens pour qui la survie justifie tous les moyens, qu’il s’agisse de répression absolue ou d’accords pragmatiques majeurs.

Bloomberg cite la déclaration de Trita Parsi, universitaire d’origine iranienne et de nationalité suédoise, qui occupe le poste de vice-président exécutif du Quincy Institute, selon laquelle «le scénario le plus probable, en cas de chute du régime de Téhéran, n’est pas que le fils de l’ancien Shah ou une figure similaire venue de l’étranger prenne le pouvoir, mais plutôt que le pouvoir soit vraisemblablement transféré à d’autres factions au sein même du régime, et que ces factions soient potentiellement encore plus radicales».

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La plus grande erreur historique des Palestiniens

La plus grande erreur commise par les dirigeants palestiniens, au fil de décennies de négociations infructueuses, a été de faire des concessions aux sionistes en croyant que l’abandon de droits fondamentaux apporterait la paix, la justice ou une reconnaissance réelle. L’histoire a démontré exactement le contraire. 

Ricardo Mohrez Muvdi *

Dès le début du conflit moderne, il aurait fallu exiger clairement un seul État, démocratique et garantissant l’égalité des droits pour tous ses habitants, sur l’ensemble de la Palestine historique. Accepter — et continuer à défendre — l’idée de «deux États» n’a pas seulement été une mauvaise stratégie : cela a constitué une renonciation progressive à la Palestine, légitimant la colonisation, la fragmentation territoriale et le nettoyage ethnique déguisé.

La prétendue «solution à deux États» est née déjà mutilée. Ce n’était pas une proposition de justice, mais une gestion de la dépossession. À chaque concession palestinienne il a été répondu par davantage de colonies, de murs, de points de contrôle et de lois raciales. Négocier sous occupation n’a jamais été négocier : c’était accepter les règles de l’occupant. Persister aujourd’hui dans le fantasme des deux États est, outre une naïveté, un suicide politique. Sur le terrain, il n’y a ni continuité territoriale, ni souveraineté réelle, ni contrôle des frontières, de l’eau ou des ressources.

Ce qui est offert au peuple palestinien n’est pas un État, mais des réserves fragmentées, dépendantes et sous surveillance. Pendant ce temps, le projet sioniste a été cohérent : avancer sans reculer, consolider les faits accomplis et exiger une reconnaissance internationale sans accorder l’égalité. En ce sens, continuer à parler de deux États revient à soutenir de facto la pérennité de l’occupation et à accepter que le vol territorial se transforme en légalité internationale.

La seule proposition éthique, historiquement et juridiquement viable est celle d’un seul État, où les Palestiniens, qu’ils soient musulmans, chrétiens ou juifs, vivraient avec les mêmes droits, sans suprématie ethnique ou religieuse. Un État où le droit au retour, l’égalité devant la loi et la justice historique ne seraient pas négociables.

Il ne s’agit pas d’utopie, mais de cohérence. Les régimes d’apartheid ne se réforment pas, ils se démantèlent. Et la libération ne naît pas de concessions à l’oppresseur, mais de la fermeté dans les principes. Le peuple palestinien n’a pas survécu à des décennies d’expulsion, d’exil et de résistance pour se contenter de miettes. La dignité ne se négocie pas, elle s’exerce.

Traduit de l’espagnol.

* Palestinien, né à Beit-Jala, en Palestine (1952). Réfugié en Colombie, il est administrateur d’entreprises et président de l’Union Palestinienne d’Amérique Latine (UPAL), créée en 2019 à San Salvador, au Salvador. Il est également président de la Fondation Culturelle Colombo-Palestinienne.

Source : Tlaxcala.

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‘‘Je te revois, père’’ de Tahar Bekri | Entre fiction et autobiographie

Vient de paraître dans la collection «Contemporains», dirigée par Eric Brogniet, aux éditions Asmodée Edern, à Bruxelles, ‘‘Je te revois, père’’ (130 pages, 21euros), récit écrit par le poète, Tahar Bekri.

Entre écriture autobiographique, fiction et conte, le poète donne à lire des récits émouvants sur les rapports au père, la mère, trop tôt disparue, l’hommage à la palmeraie de l’enfance, Gabès.

La mémoire intime s’écrit dans le contexte collectif, entre pays natal et exil. Un retour aux sources, à l’évocation testamentaire.

Voix intérieure, quête profonde des repères, résonance historique, s’entremêlent dans une prose largement poétique où le poète met son cœur à nu.

Le livre dont la couverture reproduit une calligraphie de Hassan Massoudy sortira en librairie le 1er février 2026.

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Tunis | Marche du PDL appelant à l’unité nationale

Le Parti destourien libre (PDL) a organisé ce dimanche 18 janvier 2026, à Tunis, «une marche nationale pour réhabiliter le concept d’unité nationale et raviver les nobles principes unissant les Tunisiens».

La marche a démarré vers 9 heures devant le Lycée Alaoui. Elle devra traverser les rues Tahar Haddad et Abdelwahab pour arriver à la place Maaqal Al-Zaim, à la lisière de la Médina de Tunis, non loin de la maison où Habib Bourguiba, le leader nationaliste et fondateur du Néo Destour (ancêtre du PDL), avait été arrêté par les autorités coloniales françaises, ainsi que 20 autres militants nationalistes, il y a exactement 74 ans, le 18 janvier 1952, déclenchant ainsi une grève générale et des émeutes violentes à travers tout le pays, qui ont abouti à l’indépendance, le 20 mars 1956.

Les manifestants ont protesté contre l’instrumentalisation de la justice dans les règlements de comptes politiques et la dégradation de la situation générale dans le pays, et appelé à la libération de la leader de leur parti, Abir Moussi, incarcérée depuis le 4 octobre 2023 et poursuivie dans plusieurs affaires, ainsi que les autres prisonniers politiques dans les prisons tunisiennes.

En choisissant de défiler à la date anniversaire du 18 juin 1952, qui marque le déclenchement de ce qui est appelé la «révolution tunisienne» contre l’occupation française, les militants du PDL ont voulu inscrire leur combat actuel dans un esprit d’unité nationale qui dépasse les conflits idéologiques et les différends politiques. Cette volonté s’est d’ailleurs exprimée dans les slogans unificateurs scandés à cette occasion.  

I. B.

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Tunisie | L’hydrothérapie a le vent en poupe

Le nombre de visiteurs dans les centres d’hydrothérapie en Tunisie en 2025 a atteint 7 millions de personnes, réparties dans 490 centres comprenant des stations thermales, des bains minéraux et des spas d’eau de mer et d’eau douce.

C’est ce qu’a indiqué le directeur général de la santé au ministère de la Santé, Walid Naïja, en marge de sa participation au Forum de Kapsa sur l’hydrothérapie, jeudi 15 janvier 2026, soulignant l’intérêt grandissant pour l’hydrothérapie en tant que pratique à la fois thérapeutique et touristique, les centres d’hydrothérapie ayant enregistré un taux de croissance estimé à 5 % entre 2024 et 2025.

Par ailleurs, 70 % des visiteurs des centres et stations de thérapie par l’eau en Tunisie sont des touristes étrangers, qui se rendent notamment dans les centres de thérapie par l’eau de mer, renforçant ainsi la position de la Tunisie comme destination de premier plan dans le domaine du tourisme médical.

Walid Naïja a déclaré que le nombre de visiteurs dans les centres de thérapie par l’eau de mer a atteint 180 000 visiteurs en 2025, ce qui souligne la nécessité d’un soutien accru en matière d’investissement, de développement des infrastructures et d’amélioration de la qualité des services de santé fournis.

Le responsable a formé l’espoir que le volume des revenus du secteur augmentera dans les années à venir avec la mise en service de nouvelles unités et la réalisation de projets, notamment ceux relatifs aux cités médicales dont les études techniques et économiques ont été achevés.

Le ministère de la Santé s’efforce de renforcer la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale d’exportation de services de santé, faisant de l’hydrothérapie un secteur clé pour attirer de nouveaux marchés, a souligné le directeur général de la Santé, ajoutant que l’hydrothérapie est une option de traitement complémentaire au système traditionnel et qu’elle s’est avérée efficace dans le traitement des maladies chroniques telles que les rhumatismes et les maladies respiratoires, ainsi que dans la réadaptation fonctionnelle et motrice et la santé mentale.

I. B. (avec Tap)

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Déménagement du ministère de la Culture | Une vraie fausse polémique ?

«Je lance un appel à mes amis qui sont en colère et affectés par les rumeurs qui circulent concernant le possible déménagement du ministère des Affaires culturelles de son emplacement actuel à la Kasbah vers un autre lieu : s’il vous plaît, gardez votre colère pour quelque chose qui la mérite davantage, et conservez votre douleur pour quelque chose qui mérite davantage que l’on souffre pour elle !», a lancé le chroniqueur Mokhtar Khalfaoui dans un poste Facebook, minimisant l’importance de la polémique suscitée à ce sujet qui, selon lui, ne méritait pas tant de tapage. (Ph: Cité de la culture de Tunis où seraient transférés les bureaux du ministère des Affaires culturelles).

Latif Belhedi

L’information selon laquelle le gouvernement aurait décidé de transférer le siège du ministère des Affaires culturelles de son emplacement actuel, à la Kasbah, non loin du siège du gouvernement et du ministère de la Défense, vers la Cité de la culture de Tunis, sur l’avenue Mohammed V, a suscité une vive polémique, notamment au sein des milieux culturels. On craint en effet que sa mise en œuvre ne compromette l’avenir d’un secteur marginalisé depuis des années.

Dans ce contexte, la Fédération générale de la culture et de l’information, affiliée à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a exigé l’annulation immédiate de cette décision. Elle demande un moratoire jusqu’à ce qu’un autre lieu soit trouvé pour le ministère des Affaires culturelles, afin de garantir le respect des droits des acteurs culturels, et de préserver le statut et le rôle national de ce ministère.

Dans un communiqué publié vendredi 16 janvier 2026, le syndicat a affirmé que toute décision de cette ampleur «doit reposer sur une approche globale prenant en compte les intérêts du secteur et de toutes les personnes qui y sont liées». Elle a averti que le transfert du siège du ministère pourrait perturber le travail administratif et culturel, porter atteinte aux droits des intellectuels, du personnel et des fonctionnaires, et nuire aux infrastructures culturelles publiques, aggravant ainsi la marginalisation dont souffre le secteur depuis des années.

Le syndicat a également souligné sa détermination à défendre le secteur, la dignité de ses travailleurs et le droit à une culture nationale libre et efficace, et a demandé des clarifications officielles à la communauté culturelle concernant les raisons de cette décision et ses conséquences potentielles.

Valeur historique et identitaire

Le Syndicat indépendant des réalisateurs producteurs (Sirp)a exprimé, quant à lui, sa profonde inquiétude quant à la décision de transférer le siège du ministère, considérant que «le siège actuel n’est pas un simple espace administratif, mais revêt une valeur historique et culturelle qui incarne l’identité de la culture tunisienne et son long parcours, et témoigne de moments charnières de l’histoire de la création artistique dans le pays.»

Le Sirp a réaffirmé son attachement au maintien du siège historique du ministère des Affaires culturelles, comme un prolongement de la mémoire nationale et une manifestation de la continuité culturelle, avertissant qu’«une décision unilatérale prise sans consultation des artistes, des intellectuels et des instances professionnelles représente une dévalorisation de la culture et une marginalisation du rôle des arts et de la créativité dans le projet de société.»

Une atteinte à la mémoire nationale

Parallèlement, sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont exprimé leur rejet de cette décision. La professeure d’université Raja Ben Slama a déclaré que «la réquisition du siège du ministère des Affaires culturelles est une atteinte à la mémoire nationale et un mépris pour la culture.»

Mme Ben Slama, ex-directrice générale de la Bibliothèque nationale, a lancé un appel à ne pas accepter cette décision et à empêcher sa mise en œuvre, considérant que «la véritable richesse de ce pays réside dans sa culture, son histoire, sa civilisation et son patrimoine», affirmant que l’application de cette décision constituerait «une nouvelle tragédie parmi celles que le pays a connues ces dernières années».

L’activiste Thamer Idriss considère que la décision d’évacuer le ministère des Affaires culturelles de son siège historique à la Kasbah «n’est pas une simple procédure administrative de déménagement, mais une atteinte flagrante à la symbolique historique et au statut souverain de la culture en Tunisie». Selon lui, «le transfert du siège du ministère loin de la Place du  Gouvernement reflète une tendance inquiétante à la marginalisation du secteur culturel et à l’affaiblissement de sa présence au centre du pouvoir décisionnel».

Idriss souligne que le siège actuel du ministère des Affaires culturelles «n’est pas qu’un ensemble de murs, mais un symbole de la mémoire nationale et un emblème indissociable de l’identité de l’État tunisien depuis l’indépendance». Il ajoute que «son démantèlement sans vision claire ni alternative appropriée perturbe le fonctionnement de l’administration et constitue un dénigrement de la valeur des créateurs et des intellectuels qui voient en cet édifice un symbole de leur présence au cœur de l’État».

Le siège du ministère des Affaires culturelles est considéré comme l’un des monuments administratifs à forte valeur symbolique en Tunisie, car il est situé sur la place du Gouvernement, dans la capitale, à proximité d’institutions souveraines, dont le ministère de la Défense ou celui des Finances.

Une politique culturelle inexistante

A l’appui de leur position, les personnes opposées au transfert du siège du ministère des Affaires culturelles citent les noms des nombreux ministres et hommes de culture qui ont dirigé cette institution tels Chedly Klibi, Béchir Ben Slama, Habib Boularèsou autres Abdelbaki Hermassi.

En réponse à cette polémique qu’il trouve déplacée et inutile, Mokhtar Khalfaoui a écrit, sur le ton de l’ironie : «S’il nous faut pleurer, pleurons donc pour une politique culturelle inexistante, une industrie culturelle en déclin et un modèle de développement culturel absent. Et s’il nous faut pleurer, pleurons donc pour un ministère de la Culture dont le budget ne dépasse pas 0,73 % du budget de l’État !»

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Divorce | La réforme de la pension alimentaire fait débat en Tunisie

Un groupe d’hommes divorcés et de pères a manifesté, le 15 janvier 2026, devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), au Bardo, pour exiger une révision de la législation tunisienne sur la pension alimentaire, un sujet qui est revenu au premier plan du débat public et parlementaire en Tunisie ces derniers mois, dans un contexte socioéconomique difficile où le nombre de divorces prononcés par les tribunaux explose : entre 14 000 et 16 000 par an, soit environ 40 à 46 par jour, marquant une tendance à la hausse significative au cours des dernières années.

Les manifestants ont dénoncé un système qu’ils jugent déséquilibré et ont affirmé vouloir «faire entendre la voix des personnes marginalisées» dans un conflit qui affecte directement la vie familiale

Lors du sit-in, les participants ont réitéré deux revendications principales : une forme de garde partagée qui reconnaît une responsabilité parentale plus équilibrée, et la fin des peines de prison comme sanction automatique pour non-paiement de la pension alimentaire.

Selon les manifestants, la détention «punit la précarité» sans apporter de solution durable au problème de la pension alimentaire, en particulier dans un contexte économique marqué par les difficultés d’emploi et l’instabilité des revenus.

En Tunisie, la pension alimentaire pour enfants est régie par le Code du statut personnel (CSP) et vise principalement à assurer l’entretien des enfants, notamment, conformément à la définition légale, les dépenses telles que l’alimentation, l’habillement, le logement et l’éducation.

La compétence procédurale relève du tribunal cantonal du domicile du créancier ou du débiteur, tandis que le juge aux affaires familiales peut ordonner des mesures provisoires lors d’une procédure de divorce.

L’une des questions les plus controversées demeure le caractère répressif du non-paiement : l’article 53 bis du CSP prévoit des sanctions pénales, notamment une peine d’emprisonnement de trois mois à un an et une amende, en cas de non-paiement délibéré. ​

​En parallèle, le Fonds de garantie des pensions alimentaires et des rentes de divorce, créé en 1993, intervient pour protéger les femmes divorcées et leurs enfants lorsque les décisions de justice ne sont pas exécutées, en se procurant ensuite le droit de recouvrer les sommes dues auprès du débiteur.

Cette mobilisation s’inscrit dans un débat plus large qui se dessine déjà au Parlement, avec des propositions et des positions favorables à une réforme explorant des alternatives à la détention, notamment la possibilité d’amnisties ou de régularisations pour les dettes liées aux pensions alimentaires.

À ce jour, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités ou du Parlement, tandis que les organisateurs affirment vouloir poursuivre la mobilisation afin d’ouvrir un dialogue institutionnel sur la réforme.

I. B.

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