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Tunisie : le privé propose 30 000 unités par an en location-accession

Le trésorier de la Chambre nationale des promoteurs immobiliers, Hachemi Mleyani, a affirmé ce lundi 18 janvier 2026 à L’Economiste Maghrebin que les promoteurs immobiliers privés peuvent fournir entre 25 000 et 30 000 logements par an dans le cadre du dispositif de location-accession. Une annonce qui intervient alors que la Tunisie fait face à une crise du logement aggravée par la flambée des prix de l’immobilier et les difficultés d’accès au crédit bancaire.

Mleyani a cependant conditionné la réussite de ce mécanisme à la conjugaison des efforts dans le cadre de la loi sur le partenariat public-privé, insistant sur la nécessité de consultations entre la Chambre et les autorités concernées.

Un dispositif passant par une banque publique

Selon le responsable, le succès du projet nécessite que la location-accession passe par une banque publique. Celle-ci permettrait au bénéficiaire de régler mensuellement ses loyers sous forme de mensualités de crédit à des conditions avantageuses, adaptées au montant qu’il payait auparavant. En contrepartie, la banque verserait au promoteur immobilier la totalité du prix du logement, encourageant ainsi la poursuite de la construction de nouveaux logements pour répondre à la forte demande.

Cette contribution du secteur privé viendrait compléter les efforts de l’État qui prévoit de fournir 1 200 logements en location-accession d’ici fin 2026, répartis sur 11 gouvernorats pour un coût total avoisinant 200 millions de dinars. Pour rappel, le ministre de l’Équipement, Salah Zouari, avait précédemment annoncé un objectif de 5 000 logements sur la période 2026-2030, à raison de 1 000 logements par an.

Un mécanisme ancien remis au goût du jour

La location-accession n’est pas une nouveauté en Tunisie. Ce système de financement immobilier, qui permet au citoyen de devenir propriétaire après une période déterminée de location, était en vigueur depuis les années 1970 avec la création de la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS) en 1977. Après avoir débuté par la simple location, la SPROLS s’est orientée vers la location-accession en 1989, avant que le dispositif ne s’arrête en 2016 en raison de problématiques liées aux lois bancaires et aux mécanismes de financement différencié.

Le programme cible essentiellement les catégories à revenus modestes et moyens des secteurs public et privé ne possédant pas de logement, se distinguant ainsi du programme du « premier logement » destiné aux personnes dont le revenu se situe entre 4,5 et 12 fois le salaire minimum.

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Tensions internes à l’UGTT : un incident inédit viserait Taboubi

Selon des sources syndicales concordantes, l’un des membres du bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail, parmi les neuf opposés à l’avancement du congrès national à mars 2026, se serait violemment pris verbalement au secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, allant jusqu’à l’affubler des pires qualificatifs. Les faits se seraient déroulés le jeudi 15 janvier.

Ces mêmes sources précisent que cet acte contre M. Taboubi constituerait un précédent dans l’histoire de la centrale syndicale; et ce, en matière d’atteinte à l’institution du Secrétariat général et aux règles de l’éthique syndicale. L’intervention des employés de l’UGTT aurait été nécessaire pour mettre un terme à cette altercation. La situation ayant failli dégénérer sans leur présence et leur rejet de telles pratiques, ajoutent encore ces sources.

Depuis jeudi, le secrétaire général aurait reçu de nombreux appels téléphoniques émanant des unions régionales ainsi que de plusieurs secteurs professionnels. Tous se sont montrés solidaires et ont exprimé leur rejet de tels agissements à son encontre.

Notre source indique également que le syndicat des employés de l’Union aurait fait part de son opposition à ce comportement. De même que de sa détermination à faire face à toute atteinte visant la personne du secrétaire général.

Affaire à suivre.

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ASSAD franchit la barre des 112 MDT grâce au dynamisme local

L’Accumulateur Tunisien ASSAD a clôturé l’année 2025 avec un chiffre d’affaires global s’élevant à 112,335 millions de dinars; contre 103,739 millions de dinars l’année précédente. Soit une croissance de 8,3 %. Cette performance annuelle est principalement portée par le dynamisme du marché local, dont les revenus ont bondi de 21,0 % pour atteindre 59,001 millions de dinars. À l’inverse, l’activité à l’exportation a enregistré un léger repli de 3,0 %, s’établissant à 53,335 millions de dinars à la fin de l’exercice.

Au cours du quatrième trimestre 2025, la société a généré des revenus de 32,186 millions de dinars, marquant une hausse de 3,3 % par rapport à la même période en 2024. Durant ces trois derniers mois, le chiffre d’affaires local a progressé de 20,7 % pour s’établir à 16,664 millions de dinars. Tandis que les exportations ont subi une baisse de 10,6 %, totalisant 15,522 millions de dinars; contre 17,368 millions de dinars un an auparavant.

Par ailleurs, le volume de production annuel, exprimé en équivalent batterie standard, a connu une contraction de 2,1 % avec 867 251 unités produites en 2025; contre 885 972 unités en 2024. Parallèlement, l’entreprise a réduit ses investissements corporels et incorporels, qui sont passés de 3,620 millions de dinars en 2024 à 1,940 million de dinars en 2025, représentant une baisse de 46,4 %. Aucun investissement financier n’a été réalisé durant cet exercice.

La structure financière de l’entreprise montre une diminution de l’endettement total de 8,4 %. Celui-ci se fixant à 72,840 millions de dinars au 31 décembre 2025; contre 79,484 millions de dinars à la clôture précédente. Cette évolution est marquée par une réduction importante de 43,5 % de l’endettement à long et moyen terme, qui s’établit désormais à 12,723 millions de dinars. Les crédits de gestion ont quant à eux augmenté de 5,6 % pour atteindre 60,117 millions de dinars à la fin de l’année.

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Air Liquide Tunisie réalise un chiffre d’affaires de 37,6 millions de dinars

Air Liquide Tunisie a réalisé un chiffre d’affaires de 37,6 millions de dinars  au terme de l’exercice 2025, en progression de 2 % par rapport aux 36,8 millions de dinars enregistrés en 2024. Le marché local a principalement porté cette performance en générant 32,3 millions de dinars de revenus, soit une hausse de 11 % sur un an.  

La société industrielle Air Liquide Tunisie a toutefois vu ses ventes à l’export reculer significativement. Les marchés extérieurs ont généré 5,3 millions de dinars en 2025; contre 7,7 millions de dinars l’année précédente. Le quatrième trimestre 2025 a affiché 1,5 million de dinars d’exportations, en baisse par rapport aux 2,1 millions de dinars du quatrième trimestre 2024.

La production bondit de 8% portée par l’oxygène

L’entreprise a accru sa production de 8 % en volume pour atteindre environ 34 500 tonnes en 2025; contre 32 000 tonnes en 2024. La hausse de la production d’oxygène a essentiellement porté cette augmentation. La société a produit 8 600 tonnes au quatrième trimestre 2025, comparés aux 8 100 tonnes sur la même période de l’année précédente.

Une rentabilité opérationnelle en nette amélioration

Les indicateurs de rentabilité témoignent d’une amélioration généralisée des performances opérationnelles. La marge sur coût matières a atteint 16,4 millions de dinars à fin décembre 2025, en hausse de 4% par rapport aux 15,7 millions de dinars de 2024. L’augmentation de la production des gaz de l’air combinée à l’efficacité énergétique obtenue grâce à la mise à niveau des unités de production expliquent cette progression.

La valeur ajoutée brute a progressé de 11  % pour atteindre 12,4 millions de dinars en 2025; contre 11,2 millions de dinars l’année précédente. L’excédent brut d’exploitation affiche une amélioration encore plus marquée de 22 % et s’établit à 4,1 millions de dinars au 31 décembre 2025, comparés aux 3,4 millions de dinars en 2024.

Les investissements s’envolent de 78 %

L’entreprise a considérablement renforcé son effort d’investissement en 2025. Les investissements nets ont atteint 16,9 millions de dinars. Soit une augmentation de 78 % par rapport aux 9,5 millions de dinars investis en 2024. Le projet de rénovation de l’une des deux unités de production explique principalement cette hausse substantielle.

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Tawasol dépasse les 90 millions de dinars de revenus en 2025

Tawasol Group Holding a réalisé au quatrième trimestre 2025 un chiffre d’affaires global de 30,56 millions de dinars, contre 16,34 millions un an plus tôt, soit une progression de 87,01 %. Sur l’ensemble de l’exercice, les revenus atteignent 90,85 millions de dinars, contre 72,15 millions en 2024, en hausse de 25,91 %. Le chiffre d’affaires local s’établit à 27,52 millions de dinars au quatrième trimestre, en augmentation de 145 %, tandis que l’export recule à 3,04 millions de dinars, en baisse de 40,57 %. En cumulé annuel, le chiffre d’affaires local atteint 64,52 millions de dinars, en hausse de 31,67 %, et l’export 26,33 millions de dinars, en progression de 13,73 %.

La production du groupe suit la même dynamique avec 30,10 millions de dinars au quatrième trimestre 2025, contre 15,92 millions un an auparavant, soit une hausse de 89,13 %. Au 31 décembre 2025, la production cumulée s’élève à 89,96 millions de dinars, en augmentation de 27,28 % par rapport à 2024.

Une structure financière globalement maîtrisée

Sur le plan financier, les investissements du groupe atteignent 4,76 millions de dinars en 2025, contre 5,00 millions en 2024. L’endettement total s’établit à 40,19 millions de dinars au 31 décembre 2025, contre 40,42 millions un an plus tôt, soit une variation de -0,56 %. La dette à court terme recule de 29,97 % à 16,34 millions de dinars, tandis que la dette à moyen et long terme progresse de 39,57 % à 23,86 millions de dinars.

Des performances contrastées selon les pôles

Par métier, le pôle Télécommunications enregistre au quatrième trimestre 2025 un chiffre d’affaires de 3,16 millions de dinars, en hausse de 10,67 %. En cumul annuel, il atteint 20,84 millions de dinars, contre 16,17 millions en 2024, soit une progression de 28,90 %. L’endettement du pôle recule à 2,36 millions de dinars.

Le pôle Services et Infrastructures affiche une forte croissance avec un chiffre d’affaires trimestriel de 16,65 millions de dinars, contre 2,36 millions un an plus tôt, soit une hausse de 605,98 %. Sur l’année, les revenus atteignent 32,96 millions de dinars, en progression de 96,51 %. L’endettement du pôle diminue à 14,20 millions de dinars, contre 19,60 millions en 2024.

Le pôle Industries enregistre au quatrième trimestre un chiffre d’affaires de 10,63 millions de dinars, en recul de 11,28 %. En cumul annuel, il s’établit à 36,80 millions de dinars, contre 39,86 millions en 2024, soit une baisse de 7,67 %. Son endettement recule à 8,76 millions de dinars.

Le pôle Immobilier réalise un chiffre d’affaires trimestriel de 117 384 dinars, contre 354 978 dinars un an auparavant, soit une baisse de 66,93 %. En cumul annuel, les revenus atteignent 259 384 dinars, en recul de 54,89 %. L’endettement du pôle s’élève à 14,88 millions de dinars au 31 décembre 2025.

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Khouloud Toumi : « Chaque dinar exporté entraîne une demande parallèle d’importation »

Le déficit commercial de la Tunisie a atteint près de 21,8 milliards de dinars en 2025, contre 18,9 milliards en 2024 et 17,1 milliards en 2023, selon les statistiques de l’Institut National de la Statistique (INS). Le taux de couverture des importations par les exportations a chuté à 64,5%, signalant une incapacité croissante à financer les importations par les exportations. Pour Khouloud Toumi, analyste en politique économique, ces chiffres témoignent d’une dégradation structurelle préoccupante.

« Cette évolution reflète des rigidités structurelles de l’économie tunisienne bien plus qu’un simple choc conjoncturel », souligne Khouloud Toumi, dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin. L’analyste identifie cinq facteurs principaux expliquant cette dégradation.

Une dépendance persistante aux importations dans tous les secteurs clés

Sur les dix premiers mois de 2025, les importations ont atteint 65 milliards de dinars contre 67,34 milliards en 2024, soit une augmentation de plus de 5%. Les secteurs les plus concernés sont l’énergie, les biens intermédiaires, l’équipement industriel et les produits alimentaires. « Il y a une faible élasticité-prix et une forte élasticité-revenu : toute reprise de la demande intérieure entraîne mécaniquement une hausse des importations », explique l’analyste.

Les exportations des dix premiers mois de 2025 s’élèvent à 52,21 milliards de dinars, contre 51,62 milliards en 2024. Toutefois, Khouloud Toumi pointe une dépendance élevée aux intrants importés, notamment dans le textile, la mécanique et l’électrique. « Chaque dinar exporté entraîne une demande parallèle d’importation, limitant l’amélioration du solde commercial », précise-t-elle.

Le déficit énergétique contribue à hauteur de 8 milliards de dinars au déficit total. « Les importations d’énergie sont peu substituables. Le facteur énergétique est peu sensible à la dépréciation monétaire, à la compression de la demande ou aux chocs extérieurs », analyse l’experte.

Khouloud Toumi évoque également une productivité limitée, des coûts logistiques élevés, un faible investissement et une instabilité réglementaire. Ces facteurs rendent « impossible de substituer rapidement les importations et de monter en gamme les exportations ».

La concentration des exportations vers le marché européen rend le commerce extérieur sensible aux cycles économiques des partenaires. « En 2025, le ralentissement relatif en Europe a affecté la dynamique des exportations », constate-t-elle.

Concernant la dépréciation du dinar tunisien, l’analyste estime qu’elle reste « inefficace car l’économie dépend fortement des intrants importés pour produire et exporter ». Elle rappelle que la Tunisie importe des matières premières et semi-finies, notamment depuis la France, l’Allemagne et l’Italie, y ajoute une valeur ajoutée limitée, puis réexporte vers ces mêmes marchés.

Cinq axes stratégiques pour sortir de l’impasse

Pour réduire le déficit commercial, Khouloud Toumi propose cinq axes stratégiques. Le premier consiste à substituer les importations en développant les secteurs capables de produire des biens essentiels pour réduire la dépendance extérieure. Le deuxième vise à réduire le contenu importé des exportations en soutenant les fournisseurs nationaux, l’investissement productif et l’intégration locale dans les chaînes de valeur. Le troisième axe porte sur l’allégement du déficit énergétique par la diversification des sources d’énergie, l’efficacité énergétique et la transition vers le renouvelable. Le quatrième recommande de diversifier les marchés et les produits exportés en explorant l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie pour réduire la dépendance à l’Europe. Enfin, le cinquième axe préconise d’améliorer la compétitivité hors-prix à travers la productivité, la qualité, une logistique fiable et une stabilité réglementaire pour rendre les exportations plus résilientes.

« Le déficit commercial tunisien en 2025 est structural et non conjoncturel. Il résulte d’une dépendance aux importations, d’exportations à faible valeur ajoutée, d’un déficit énergétique persistant et d’une faible capacité d’ajustement de l’offre », conclut Khouloud Toumi. Selon elle, seule une transformation du modèle économique tunisien permettra de remédier durablement à cette situation en développant l’offre locale, en augmentant la valeur ajoutée des exportations, en diversifiant les marchés et en renforçant la compétitivité structurelle. « Sans ces réformes, le déficit restera une contrainte sur la stabilité macroéconomique et les financements extérieurs du pays », avertit-elle.

Lire aussi :
Tunisie – Commerce extérieur : un déficit de 21,8 Mrds de dinars en 2025
Taux d’intérêt en Tunisie : une baisse nécessaire malgré le risque inflationniste

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Disparition de Kamel Labidi, artisan de la réforme des médias tunisiens après 2011

Le Syndicat national des journalistes tunisiens a annoncé samedi 17 janvier 2026 le décès du journaliste et militant des droits humains Kamel Labidi, figure majeure de la défense de la liberté de la presse et des droits de l’homme en Tunisie.

Kamel Labidi s’est éteint après une carrière professionnelle et militante marquée par son engagement indéfectible pour la liberté d’expression et l’indépendance des médias. Le défunt était titulaire d’une maîtrise en journalisme obtenue en 1975 à l’Institut de presse et des sciences de l’information, d’une maîtrise en littérature anglaise de la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis en 1976, ainsi que d’un diplôme d’études approfondies en sciences de la communication de l’université Paris II.

Sa carrière journalistique a débuté en 1975 à l’Agence Tunis Afrique Presse ( TAP) , où il a connu de premières difficultés en raison de ses positions professionnelles. Il a été licencié entre 1978 et 1981 pour avoir refusé de participer à la campagne médiatique officielle contre l’Union générale tunisienne du travail, avant d’être définitivement écarté en 1994 en raison de ses prises de position indépendantes. Cette éviction s’est accompagnée d’une interdiction de collaborer avec plusieurs médias étrangers.

Son engagement pour les droits humains l’a conduit à diriger la section tunisienne d’Amnesty International entre 1995 et 1996. Il a ensuite poursuivi ses activités au niveau régional et international, occupant notamment les postes de coordinateur du programme d’éducation aux droits de l’homme au bureau régional d’Amnesty International à Beyrouth, de conseiller pour le réseau international d’échange d’informations sur la liberté d’expression, et de représentant puis conseiller du Comité pour la protection des journalistes pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.

Après la révolution du 14 janvier 2011, Kamel Labidi a été nommé président de l’Instance nationale de réforme de l’information et de la communication. Cette institution a publié un rapport de référence contenant une série de réformes fondamentales pour le secteur des médias. Il a également fondé par la suite l’organisation Vigilance pour les libertés.

Le défunt comptait parmi les voix les plus éminentes dans la défense de la liberté de la presse, d’expression et de la parole libre en Tunisie. Il a consacré sa vie professionnelle et militante à la lutte contre la censure et les restrictions imposées aux journalistes, à la défense de l’indépendance des médias et à l’établissement d’un journalisme responsable et professionnel fondé sur le droit d’accès à l’information et le respect de la déontologie. Il était convaincu que la liberté d’expression constitue un pilier fondamental de tout processus démocratique.

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HUB Industrie 4.0 : La Tunisie accélère sa transformation numérique

L’APPI et ses partenaires ont officiellement lancé le HUB Industrie 4.0 le 12 décembre 2025 lors d’un atelier national que l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises a organisé à Tunis. Cet événement a réuni des acteurs institutionnels, des représentants du secteur privé et des partenaires techniques et financiers, avec l’objectif de structurer et d’accélérer la transformation numérique de l’industrie nationale. Le Ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et la coopération allemande, via la GIZ, soutiennent le dispositif.

Le secteur industriel tunisien doit accélérer son adoption des technologies numériques pour maintenir et renforcer sa compétitivité à l’international. Les entreprises nécessitent un accompagnement structuré et coordonné pour généraliser l’usage de l’automatisation, de la robotique, de l’Internet des objets et de l’intelligence artificielle dans les processus de production. Le lancement du HUB répond à ce besoin en se positionnant comme le coordinateur central de l’écosystème technologique national.

Les parties prenantes ont défini une feuille de route qu’elles ont organisée autour de six axes prioritaires : la réglementation, la communication, la gouvernance, les outils, la formation et le financement. Elles recommandent notamment d’adapter le cadre législatif aux enjeux de l’intelligence artificielle, des données et de la transition écologique. Les acteurs doivent consacrer un effort soutenu à la montée en compétences, via l’intégration de modules spécialisés dans l’enseignement supérieur et la certification d’experts capables d’accompagner les entreprises.

Enfin, le modèle de gouvernance adopté confie le pilotage stratégique au ministère de tutelle et la mise en œuvre opérationnelle à l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation, tandis que le HUB assure une coordination entre les centres techniques, les universités et les fournisseurs de solutions. Les partenaires doivent activer rapidement des projets pilotes et des mécanismes de financement mixtes, publics et internationaux, pour concrétiser cette transition.

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Quels produits tunisiens pourraient concrètement remplacer les importations sud-américaines dans les cantines françaises ?

Nos opérateurs économiques sauront-ils saisir les opportunités commerciales qui émergent des repositionnements du marché alimentaire européen ? Cette question se pose avec une acuité particulière. Le département français du Loiret vient d’annoncer mercredi 14 janvier qu’il cessera d’acheter des produits alimentaires originaires d’Amérique du Sud pour ses cantines scolaires. Une décision qui pourrait libérer des parts de marché. Mais la captation par les opérateurs tunisiens reste à démontrer.

Le conseil départemental du Loiret a justifié cette mesure par son opposition à l’accord commercial du Mercosur. Cet accord lie l’Union Européenne à plusieurs États sud-américains. La collectivité invoque des risques multiples pour l’agriculture locale : économiques, sanitaires, environnementaux et sociaux.

Concrètement, plusieurs produits disparaîtront des menus. Le soja, l’avocat, l’ananas sud-américains seront bannis. Certains produits transformés et viandes surgelées également. Ces changements concerneront 24.000 repas quotidiens. Ils toucheront les 68 collèges publics du département. La décision sera soumise au vote des conseillers départementaux le 30 janvier prochain.

La loi Egalim redessine la carte des approvisionnements

Cette initiative s’inscrit dans l’application de la loi Egalim. Ce texte impose 50% de produits locaux et durables dans la restauration collective publique. Actuellement, le Loiret n’atteint qu’environ 25%. D’autres départements français pourraient suivre cet exemple dans les prochains mois. Le mouvement de relocalisation alimentaire en Europe s’amplifiera. Les volumes concernés augmenteront.

Pour les autorités et opérateurs économiques tunisiens, cette évolution soulève une question cruciale. Ont-ils la capacité d’identifier rapidement ces transformations du marché européen ? Le pays méditerranéen dispose certes d’avantages géographiques. Sa proximité de l’Europe est un atout. Il produit certaines denrées potentiellement concernées : huile d’olive, dattes, agrumes, tomate transformée. Mais la proximité géographique suffit-elle face aux exigences françaises ?

Certifications et normes : le premier obstacle à franchir

Le premier défi concerne la certification et la conformité aux normes. Les collectivités françaises rejettent les produits sud-américains pour une raison précise. Ces produits ne répondent pas aux mêmes standards sanitaires, environnementaux et sociaux que les productions européennes.

Les exportateurs tunisiens disposent-ils des certifications nécessaires ? Leurs processus de production respectent-ils les cahiers des charges français et européens ? Les normes portent sur les pesticides, la traçabilité et les conditions de travail. Ces questions techniques détermineront l’éligibilité même des produits tunisiens.

La dimension logistique constitue un autre enjeu majeur. Les cantines scolaires exigent des approvisionnements réguliers. Les volumes doivent être constants. La chaîne du froid doit être irréprochable pour les produits frais.

Les circuits d’exportation tunisiens actuels sont souvent orientés vers les grandes centrales d’achat. Ils privilégient aussi l’export de produits transformés. Sont-ils adaptés aux besoins spécifiques de la restauration collective territoriale française ? La capacité à livrer régulièrement des petites et moyennes quantités dans différents départements français demande une organisation particulière. Cette organisation commerciale et logistique existe-t-elle ?

Prospection territoriale : une approche département par département

La prospection commerciale auprès des collectivités territoriales françaises représente un troisième défi de taille. Contrairement aux grandes surfaces, le modèle diffère. Les négociations avec les grandes surfaces se mènent avec quelques centrales d’achat nationales. Les départements français, eux, disposent d’une autonomie dans leurs choix d’approvisionnement.

Cela suppose une démarche commerciale ciblée, département par département. Il faut une compréhension fine des procédures d’appels d’offres publics français. Les contraintes budgétaires des collectivités doivent être maîtrisées. Les structures d’export tunisiennes disposent-elles des ressources humaines nécessaires ? Ont-elles l’expertise pour mener ces prospections ? Existe-t-il une coordination entre les instances tunisiennes de promotion des exportations et les associations de collectivités territoriales françaises ?

La question des prix ne peut être éludée. La loi Egalim privilégie explicitement les produits locaux français. Mais les collectivités restent soumises à des contraintes budgétaires. Les produits tunisiens devront donc trouver un équilibre. Ils devront être compétitifs au niveau tarifaire. Ils devront respecter les standards de qualité exigés.

Les coûts de certification et de mise aux normes s’ajoutent aux frais logistiques. Permettront-ils de proposer des prix attractifs ? Les producteurs français bénéficient du soutien de leurs collectivités. La concurrence sera rude.

Le facteur temps : agir vite avant que d’autres ne s’emparent du marché

Le contexte politique et diplomatique entre la Tunisie et la France pourrait également jouer un rôle. Les opérateurs tunisiens pourront-ils se positionner sur ces marchés ? Les accords commerciaux bilatéraux existent. Les programmes de coopération agricole sont en place. Les relations entre chambres de commerce constituent autant de leviers potentiels. Leur activation dépendra de la volonté politique des deux pays.

Enfin, la question de la réactivité se pose avec insistance. Le vote du conseil départemental du Loiret est prévu pour le 30 janvier. D’autres départements pourraient suivre rapidement. Les acteurs tunisiens disposent-ils de mécanismes de veille suffisamment performants ? Peuvent-ils détecter ces opportunités en temps réel ? Peuvent-ils mobiliser rapidement les ressources nécessaires ? Il faut présenter des offres commerciales crédibles. D’autres concurrents méditerranéens ou européens guettent ces parts de marché.

La décision du Loiret s’inscrit dans un mouvement plus large. Le repositionnement alimentaire européen s’accélère. Les débats autour du Mercosur l’alimentent. Les préoccupations croissantes sur la souveraineté alimentaire aussi. La pandémie et les tensions géopolitiques récentes ont renforcé cette tendance. Cette dynamique pourrait s’amplifier dans les mois à venir. Des fenêtres d’opportunité significatives pourraient s’ouvrir pour les pays méditerranéens producteurs.

Reste à déterminer si les autorités et opérateurs économiques tunisiens sauront identifier ces évolutions du marché européen. Mobiliseront-ils les ressources nécessaires pour y répondre ? Les enjeux sont multiples : certification, logistique, prospection commerciale auprès des collectivités territoriales françaises. La réponse à cette question se mesurera dans les prochains mois. Elle se lira au nombre de contrats signés. Elle s’évaluera aux appels d’offres remportés par des entreprises tunisiennes. Les départements français s’engagent dans cette démarche de relocalisation alimentaire. Le compte à rebours a commencé.

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Grève générale en Tunisie : le préavis légal non publié, la mobilisation reportée

Le Bureau exécutif national de l’UGTT a annoncé mardi 13 janvier 2026 le report de la grève générale qui devait avoir lieu le 21 janvier prochain. Cette décision fait suite à la démission du Secrétaire général et à l’impossibilité de publier le préavis de grève dans les délais légaux de dix jours.

L’instance administrative nationale avait pourtant voté à l’unanimité lors de sa réunion des 5 et 6 décembre 2025 en faveur de cette date du 21 janvier pour exécuter la grève décidée initialement par le Conseil national en septembre 2024. Les développements récents au sein du Bureau exécutif, marqués par plusieurs démissions dont celle du Secrétaire général, ont perturbé le fonctionnement de l’organisation.

Le Bureau exécutif justifie ce report par des raisons de force majeure et d’ordre organisationnel. Il souhaite éviter toute contestation juridique ou vice de procédure qui pourrait fragiliser l’exercice du droit de grève. Une instance administrative nationale urgente sera convoquée ultérieurement pour fixer une nouvelle date et examiner les questions internes de l’organisation.

L’organisation maintient son attachement aux motifs de la grève et aux revendications établies en décembre 2025. Le Bureau exécutif précise que ce report ne constitue pas un renoncement mais une mesure de protection du processus syndical. Des décisions seront prises pour combler les postes vacants et établir les responsabilités selon le règlement intérieur.

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Riadh Sidaoui : « L’Iran pourrait devenir le deuxième Vietnam américain »

L’expert du monde arabe et directeur du CARPS, Riadh Sidaoui, estime qu’une éventuelle intervention militaire américaine en Iran pourrait transformer le pays en « deuxième Vietnam américain ». Interrogé par L’Économiste Maghrébin, le politologue tunisien analyse les scénarios possibles et leurs implications régionales.

Selon Riadh Sidaoui, Donald Trump a « grillé un feu rouge » en bombardant le Venezuela, pays souverain, et en enlevant son président. « Le fait qu’il a grillé un feu rouge, ça veut dire qu’il a bafoué le droit international. Il se fout totalement des droits internationaux », affirme l’expert, qui s’interroge : « Pourquoi pas l’Iran ? »

Cependant, Sidaoui souligne que la situation iranienne est « très très complexe ». Il rappelle que l’Iran compte 90 millions d’habitants et dispose d’armées révolutionnaires « très attachées à la révolution iranienne ». Le pouvoir en place, précise-t-il, tire sa légitimité de la révolution populaire de 1979 contre le Shah, allié des États-Unis.

La capacité de riposte iranienne

Le directeur du CARPS met en garde contre les capacités militaires iraniennes. « L’Iran n’est pas un pays facile. C’est un pays qui est très, très bien préparé », déclare-t-il, rappelant que lors de la « guerre de 12 jours », Téhéran a démontré « sa capacité de riposter fortement ».

Interrogé sur la probabilité d’une opération similaire à celle menée au Venezuela, Sidaoui évoque les missiles balistiques iraniens capables de frapper les bases américaines au Proche-Orient, notamment en Jordanie. Il cite l’exemple de la riposte iranienne qui a visé la base américaine de Al-Udeid au Qatar lorsque l’Iran a été attaqué par des bombardiers B-2 américains.

Concernant la position des pays arabes, l’expert estime qu’ils « ne peuvent pas décider du sort de la guerre » en raison de la présence de bases militaires américaines sur leur territoire : la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, les bases en Turquie, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.

Sidaoui note que « l’Iran a résolu ses problèmes avec ses voisins arabes, notamment avec l’Arabie saoudite après l’intervention et la médiation de la Chine ». Les pays arabes ne sont donc plus officiellement hostiles à l’Iran. Toutefois, si les avions américains bombardent l’Iran à partir de ces bases, « évidemment l’Iran va riposter et viser ces bases », prévient-il.

Manifestations et contexte économique

Sur la question des manifestations en Iran, Riadh Sidaoui reconnaît leur existence tout en établissant des comparaisons. « Certes, il y a des manifestations, mais en France on a eu les manifestations des Gilets jaunes et la répression française était affreuse. Il y a eu aussi des manifestations américaines et des citoyens américains sont morts pendant ces manifestations », affirme-t-il.

Concernant la dépréciation du rial, qui a perdu environ 300% de sa valeur, l’expert l’attribue à « l’embargo, aux sanctions américaines et occidentales contre l’Iran ». Il souligne également l’existence de « manifestations gigantesques de la part des partisans du régime iranien ».

Le politologue insiste sur les soutiens dont bénéficie Téhéran. « L’Iran a ses alliés », rappelle-t-il, citant l’adhésion du pays aux BRICS et ses « très bonnes relations » avec la Russie, y compris dans le domaine militaire, ainsi qu’avec la Chine, à laquelle l’Iran fournit environ 90% de son pétrole.

« Une agression contre l’Iran, si Donald Trump vise le changement du régime en Iran, ça veut dire une agression aussi contre les pays de BRICS. Ça veut dire une agression contre les intérêts de la Russie et les intérêts de la Chine dans le monde », conclut Riadh Sidaoui.

Un scénario difficile à prévoir

L’expert admet à plusieurs reprises la difficulté d’établir des prévisions précises. « C’est très difficile de répondre à votre question parce que les scénarios, c’est vraiment pour les politologues, c’est la tâche la plus difficile », reconnaît-il, s’interrogeant sur la nature d’une éventuelle intervention : bombardements aériens uniquement ou intervention terrestre avec l’envoi de commandos et de forces spéciales ?

Malgré ces incertitudes, Sidaoui maintient son pronostic : « L’Iran pourrait devenir le deuxième Vietnam américain. Ça veut dire que la résistance iranienne pourrait freiner ce processus ».

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Réservation en ligne : une victoire majeure pour les passagers en cas d’annulation

La Cour de justice de l’Union européenne a statué ce jeudi que les compagnies aériennes doivent indemniser les passagers pour les commissions versées aux agences de voyage en cas d’annulation de vol, même lorsque la compagnie ne connaît pas le montant exact de ces commissions

Cette décision renforce les droits des voyageurs qui réservent leurs billets via des plateformes en ligne. Elle intervient dans le cadre d’une affaire où des passagers avaient acheté des billets pour un vol de Vienne à Lima opéré par la compagnie néerlandaise KLM, par l’intermédiaire d’une agence de voyages en ligne. Lorsque le vol a été annulé, KLM a remboursé le prix des billets, mais a conservé environ 95 euros (110 dollars), correspondant à la commission facturée par la plateforme.

L’affaire a été portée devant la Cour suprême d’Autriche, qui l’a renvoyée à la Cour de justice de l’Union européenne afin qu’elle se prononce sur la légalité de cette pratique. Dans un arrêt rendu en 2018, la Cour européenne avait jugé que les compagnies aériennes sont tenues de rembourser les commissions perçues par des tiers en plus du prix du billet, mais uniquement si la compagnie avait connaissance de cette commission. Dans sa décision rendue ce jeudi, la Cour précise toutefois qu’il importe peu que la compagnie aérienne connaisse ou non le montant exact de la commission.

Elle affirme que les transporteurs sont tenus de rembourser cette commission dès lors qu’ils reconnaissent que l’agent émet des billets en leur nom. Selon l’arrêt, la commission constitue une part « indissociable » du prix du billet et doit, à ce titre, être considérée comme approuvée par la compagnie aérienne.

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Telnet : un chiffre d’affaires à 81 MD en hausse de 17 %

Telnet Holding, boucle l’exercice 2025 sur une dynamique de croissance soutenue de son activité avec un chiffre d’affaires consolidé qui bondit de 17,02 %, s’établissant à 81,13 millions de dinars contre 69,33 millions de dinars un an plus tôt.

Cette performance commerciale notable s’accompagne toutefois d’une contraction de la rentabilité opérationnelle, l’EBITDA consolidé reculant à 12,19 millions de dinars contre 13,80 millions en 2024, ce qui porte la marge d’EBITDA à 15,02 % contre 19,91 % précédemment.

Cette trajectoire ascendante des revenus repose essentiellement sur la solidité du pôle Recherche et développement en ingénierie produit, véritable moteur du groupe qui génère à lui seul 79,49 % des produits d’exploitation. Bien que l’environnement économique européen ait été marqué par un certain ralentissement, ce segment a progressé de 6,32 % pour atteindre 64,49 millions de dinars. Parallèlement, le pôle Services PLM et intégration réseaux se distingue par une accélération vigoureuse de 23,45 %, portée par le dynamisme de la métrologie 3D et des infrastructures réseaux.

L’érosion de la marge opérationnelle s’explique par une progression des charges d’exploitation plus rapide que celle des produits, ces dernières ayant augmenté de 24,16 % sur l’année. Les charges de personnel, en hausse de 14,46 %, constituent le principal facteur de cette pression financière. Le management justifie cette évolution par une stratégie de préservation du capital humain, incluant une augmentation des effectifs de 5 % et la prise en charge de l’impact de la révision du barème de l’impôt sur le revenu prévue par la loi de finances 2025.

Malgré ces défis structurels et conjoncturels, Telnet Holding affiche un optimisme prudent pour les exercices à venir. Le groupe mise sur le démarrage imminent d’un projet d’envergure avec un nouveau client international au sein du pôle ingénierie. De plus, le secteur spatial constitue un relais de croissance stratégique avec des perspectives prometteuses pour les satellites et leurs applications sur les marchés d’Afrique et du Moyen-Orient.

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L’UE accorde 35,8 M€ à la Tunisie pour booster les énergies renouvelables

L’Union européenne a débloqué 35,8 millions d’euros de subventions en faveur de la Tunisie pour financer des projets solaires photovoltaïques et moderniser les infrastructures du réseau électrique. Deux accords ont été conclus, l’un avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pour 20,4 millions d’euros, l’autre avec la Banque européenne d’investissement, via BEI Global, pour 15,4 millions d’euros. Ces financements portent sur des projets représentant 400 mégawatts de capacité solaire, répartis entre Sidi Bouzid et Gafsa, et s’inscrivent dans le cadre de l’initiative européenne Global Gateway.

Les premiers investissements concernent une centrale solaire de 100 mégawatts à Sidi Bouzid, développée par Scatec et Aeolus, ainsi qu’un portefeuille de projets totalisant 300 mégawatts dans la région de Gafsa, porté par le groupe Qair. Ces installations constituent la première phase opérationnelle des accords signés entre l’Union européenne et ses partenaires financiers.

Les subventions visent à améliorer la viabilité économique de projets d’énergies renouvelables à grande échelle et à réduire les risques pour les investisseurs. Elles soutiennent également les travaux de raccordement au réseau et le renforcement des infrastructures de transport de l’électricité, afin de faciliter l’intégration des nouvelles capacités de production. Les opérations bénéficient en outre des garanties du mécanisme EFSD+ de l’Union européenne, destiné à attirer des financements publics et privés supplémentaires.

Tunisie, un partenaire stratégique de la BIE

Pour la Banque européenne d’investissement, la Tunisie constitue un partenaire stratégique. Son vice-président, Ioannis Tsakiris, estime que la subvention européenne de 15 millions d’euros marque une étape décisive en transformant des projets prioritaires d’énergies renouvelables en investissements bancables. Il considère que l’articulation entre le soutien financier de l’Union européenne et les financements de BEI Global permet de mobiliser des volumes d’investissement importants dans le solaire et dans les infrastructures de réseau indispensables à son déploiement, accélérant ainsi la transition énergétique du pays tout en renforçant l’impact de Global Gateway.

Du côté de la délégation européenne, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, souligne que cette initiative s’inscrit dans la droite ligne de la stratégie énergétique nationale. Selon lui, l’investissement européen dans les énergies renouvelables et dans des infrastructures modernes vise à renforcer l’autonomie énergétique du pays, à stimuler une croissance durable et à accroître sa résilience face aux effets du changement climatique, avec des retombées concrètes pour les citoyens et un impact sur la stabilité régionale en Méditerranée.

Massifier les investissements dans les énergies renouvelables

La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, Odile Renaud-Basso, met pour sa part en avant la dimension partenariale de l’opération. Elle indique que la combinaison des subventions européennes et des financements des institutions permet de mobiliser des investissements de grande ampleur dans les énergies renouvelables et les réseaux. Selon elle, ces projets doivent contribuer à valoriser les ressources énergétiques abondantes de la Tunisie afin de fournir une électricité locale, sûre et à coût maîtrisé.

Ces engagements s’inscrivent dans le programme tunisien de développement des énergies renouvelables, qui prévoit l’installation de 1,7 gigawatt de capacités nouvelles. Ils contribuent à l’objectif national de produire 35 pour cent de l’électricité à partir de sources renouvelables à l’horizon 2035, conformément au protocole d’accord sur la coopération énergétique entre la Tunisie et l’Union européenne.

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Rapport WEF 2026 : la Tunisie face aux défis économiques et sociétaux

Le World Economic Forum (WEF) a publié le 14 janvier 2026 la 21ème édition de son rapport annuel sur les risques globaux. Il se base sur une enquête menée auprès de 1 300 dirigeants et experts internationaux, entre mars et juin 2025. 

Selon l’enquête de perception des risques globaux de WEF, la confrontation géoéconomique constitue le risque le plus alarmant pour 2026. Elle est citée par 18 % des répondants. Les conflits armés entre pays arrivent en deuxième position avec 14% des réponses. Confirmant ainsi la prédominance des risques géopolitiques dans les préoccupations immédiates.

Les événements météorologiques extrêmes complètent le podium avec 8 % des réponses. Suivent la polarisation sociétale et de la désinformation-mésinformation, chacune recueillant 7 % des mentions.

Une vision à long terme dominée par l’environnement

De ce fait, l’analyse distingue trois horizons temporels et révèle une évolution notable des préoccupations. Si les risques géopolitiques dominent à court terme, les inquiétudes environnementales prennent le dessus à long terme (horizon 2036). Les événements météorologiques extrêmes occuperont alors le premier rang, suivis par la perte de biodiversité et les changements critiques du système terrestre.

Pour la Tunisie, l’enquête menée par l’IACE, partenaire officiel du WEF, révèle des préoccupations centrées sur deux catégories : économique et sociétale. L’insuffisance des opportunités économiques ou le chômage arrive en tête, suivi par l’insuffisance des services publics et des dispositifs de protection sociale.

Contrairement aux années précédentes, les risques environnementaux disparaissent du classement tunisien en 2026. L’inflation, présente depuis 2023, demeure au cinquième rang des préoccupations nationales.

Les pays arabes partagent des inquiétudes similaires

L’analyse des neuf pays arabes interrogés (Tunisie, Maroc, Algérie, Égypte, Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar, Jordanie et Irak) démontre une convergence autour des risques économiques et sociétaux. L’inflation figure dans le top 5 de la majorité des pays.

Quelques exceptions notables : le Maroc place la pénurie d’eau et d’aliments au quatrième rang; l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis intègrent les effets néfastes de l’intelligence artificielle dans leur top 3; tandis que le Qatar s’inquiète des conflits armés entre États et des risques biologiques, chimiques ou nucléaires.

Méthodologie

L’échantillon global compte 60 % d’hommes et 40 % de femmes, composé à 38 % de professionnels, 24 % d’universitaires et 10 % de membres gouvernementaux. La tranche d’âge 40-59 ans représente 55 % des personnes interrogées, avec une majorité localisée en Europe (37,3 %).

Le rapport classe 34 risques selon cinq catégories : économiques, environnementaux, géopolitiques, technologiques et sociétaux. Ils permettent aux décideurs d’anticiper les défis émergents et de promouvoir une action collective pour bâtir un avenir plus résilient.

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Cession de 10 000 actions d’Assurances Maghrebia pour 565 000 dinars

Abdelaziz Essassi a procédé à la cession de dix mille actions de la compagnie Assurances Maghrebia le 23 décembre 2025. Et ce, pour un montant total s’élevant à 565 mille dinars. Cette transaction a été réalisée sur la base d’un cours moyen pondéré de 56,500 dinars par titre.

L’opération a fait l’objet d’une déclaration officielle à Tunis le 14 janvier 2026, conformément aux dispositions réglementaires régissant les transactions effectuées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes ou leurs proches. Le déclarant, Abdelaziz Essassi, est le père de Monsieur Nabil Essassi qui occupe actuellement la fonction de président du conseil d’administration de la société émettrice.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la transparence des marchés financiers imposée aux émetteurs dont les titres sont soumis à une communication rigoureuse sur les mouvements de capitaux impliquant des cadres dirigeants ou des membres de leur famille directe.

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Le ministère de l’Industrie adopte le Kaizen pour moderniser l’administration

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie engage une réforme interne majeure. Il adopte la démarche « Kaizen » d’amélioration continue pour moderniser son administration. L’objectif est clair : gagner en efficacité, améliorer la qualité du service public et renforcer la performance globale; avant une généralisation à toutes les structures relevant du ministère.

L’annonce a été faite le mercredi 14 janvier au siège du ministère. La ministre Fatma Thabet Chiboub a présidé la séance de travail dédiée au lancement de cette initiative. Elle était entourée de la cheffe de cabinet Afef Chachi Teyari, de Selim Fréchichi, chargé par intérim de la direction générale de l’innovation et du développement technologique, ainsi que de formateurs issus des principaux centres techniques industriels du pays. La ministre a souligné que la démarche Kaizen constitue un outil central pour installer des méthodes de gestion modernes. Elle repose sur la formation continue, la simplification des processus et la recherche permanente de l’excellence. Selon elle, cette culture ne doit pas se limiter aux entreprises. L’administration et ses cadres sont appelés à en devenir des acteurs clés.

Elle a également rappelé que la Tunisie a été désignée en tant que centre régional d’excellence Kaizen. Le pays devient ainsi une plateforme de diffusion de la culture de l’amélioration continue. Ce positionnement vise à renforcer la compétitivité de l’industrie tunisienne et impose un effort accru sur le développement des compétences et du capital humain.

Introduite en Tunisie dès 2006, la démarche Kaizen a déjà porté ses fruits. Plus de 200 entreprises industrielles ont été accompagnées. Près de 130 experts ont été formés dans le domaine de l’amélioration continue, jetant les bases d’un écosystème national tourné vers la performance et la qualité.

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Plastique en Tunisie : l’alerte rouge sur les côtes et dans les corps

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord verra sa production de déchets passer de 129 millions de tonnes par an actuellement à 255 millions de tonnes d’ici 2050, selon le rapport « Problème mondial, solutions locales » de Greenpeace MENA. Le document alerte sur l’ampleur de la pollution plastique et met en avant les initiatives citoyennes face aux carences étatiques.

Le rapport se concentre sur cinq pays (Égypte, Liban, Arabie saoudite, Maroc et Tunisie) et souligne l’action d’organisations locales engagées contre la pollution plastique, notamment marine. En Tunisie, les chiffres sont préoccupants. Le pays produit 2,5 millions de tonnes de déchets par an, dont environ 188.000 tonnes de plastique. Chaque année, près de 80.000 tonnes de plastique polluent les côtes tunisiennes, dont 17.000 tonnes se retrouvent directement en mer. Cette pollution affecte lourdement la biodiversité marine : des résidus plastiques ont été retrouvés dans 80 % des animaux échoués ou autopsiés sur les plages tunisiennes, particulièrement les tortues marines.

Des lois inefficaces et des acteurs locaux mobilisés

Malgré l’adoption de décrets interdisant les sacs plastiques à usage unique en 2016 puis 2020, leur application reste largement défaillante. Les sacs prohibés demeurent omniprésents sur les marchés, illustrant les failles dans l’exécution de la législation.

L’ONG « Notre Grand Bleu » (NGB), fondée en 2012 par des plongeurs, pêcheurs et chercheurs, s’est imposée comme acteur clé de la protection marine en Tunisie. L’organisation combine recherche scientifique et savoirs empiriques des pêcheurs locaux. Elle milite notamment contre le « plastique fantôme », appelant à l’interdiction des engins de pêche en plastique. Selon ses estimations, quelque 100.000 pièges à poulpes en plastique sont perdus chaque année dans le golfe de Monastir, continuant de piéger la faune marine. L’association développe également des projets d’économie circulaire en collaboration avec des artisans transformant les engins de pêche récupérés en objets décoratifs, et mène des actions de sensibilisation auprès de la jeunesse, avec plus de 100 jeunes membres formés à la plongée et à l’éducation environnementale.

Les « Berbechas », héros invisibles du recyclage

Le rapport salue le rôle des chiffonniers, appelés « Berbechas », qualifiés de « héros invisibles » du recyclage. Ces collecteurs informels récupèrent environ 80 % des déchets recyclables du pays. Bien que l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGed) supervise le secteur, le taux de recyclage officiel ne dépasse pas 4 %, laissant le système largement dépendant de ces travailleurs non reconnus et dépourvus de protection sociale.

À l’échelle régionale, le rapport rappelle que la mer Méditerranée est devenue l’une des plus polluées au monde. Bien qu’elle ne représente que 1 % des eaux mondiales, elle concentre 7 % des microplastiques de la planète. Les pertes économiques liées à la dégradation des écosystèmes marins sont estimées entre 500 milliards et 2.500 milliards de dollars par an.

Les risques sanitaires sont également pointés du doigt. Les individus peuvent ingérer jusqu’à 68.000 microparticules de plastique par jour via l’air intérieur, une exposition associée à des inflammations chroniques et à des atteintes à la santé reproductive, conclut Greenpeace MENA.

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Analytica 2026 : l’AHK Tunisie ouvre les portes du géant mondial des technologies de laboratoire

L’AHK Tunisie organise une délégation professionnelle au salon Analytica 2026, que le parc des expositions de Munich accueillera du 24 au 27 mars 2026. Les professionnels du secteur reconnaissent ce salon comme le leader mondial des technologies de laboratoire, de l’analyse, des biotechnologies et de la conférence. Cet événement revient tous les deux ans et constitue un rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur.

Le salon réunit l’ensemble de la filière, de l’industrie à la recherche, et offre une plateforme unique permettant de découvrir les solutions les plus récentes pour toute la chaîne de valeur de l’analyse et du traitement de données. Les visiteurs pourront explorer les tendances majeures en sciences de la vie et comprendre comment l’intelligence artificielle transforme le travail en laboratoire. L’événement mettra également en lumière des solutions pour rendre les laboratoires plus écologiques et durables.

Analytica 2026 permettra de rencontrer un large panel de fournisseurs, incluant des start-ups innovantes, des leaders internationaux et des fournisseurs multibranches. Le salon garantit une présentation réussie des technologies de laboratoire innovantes, des analyses de pointe et des biotechnologies d’avenir. Dans ce cadre, l’AHK Tunisie propose un accompagnement personnalisé aux participants du 23 au 27 mars 2026. Les organisateurs fixent la date limite d’inscription à cette délégation au 23 janvier 2026.

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