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Finance islamique: voici les pays africains qui s’imposent aujourd’hui!

L’industrie mondiale de la finance islamique a atteint une valorisation record de 5 980 milliards de dollars en 2024, affichant une croissance impressionnante de 21% en un an. Si les marchés historiques d’Asie et du Golfe dominent toujours, le rapport 2025 souligne une expansion sans précédent sur le continent africain, marquée par l’arrivée de nouveaux pays dans le classement et des réformes réglementaires majeures.

Le rapport 2025, qui évalue désormais 140 pays, a accueilli quatre nouveaux entrants mondiaux, dont deux nations africaines: le Soudan du Sud et le Lesotho. Bien que ces pays affichent des scores encore modestes, leur inclusion témoigne de l’intérêt croissant pour les solutions financières éthiques à travers tout le continent.

En fait, plusieurs pays africains se distinguent par une amélioration significative de leur position ou par le franchissement d’étapes stratégiques:

  • Djibouti (37e rang mondial): le pays a enregistré une amélioration de ses scores, particulièrement dans les domaines de la sensibilisation (awareness) et de la performance financière.
  • L’Ouganda: citée comme l’une des juridictions ayant le plus progressé en matière de réglementation, l’Ouganda abrite désormais deux banques islamiques de plein exercice. Son autorité de régulation des assurances a également publié des directives sur le Takaful en 2024.
  • L’Égypte: le pays a grimpé dans le classement de la gouvernance grâce au renforcement de son cadre réglementaire. L’Égypte a officiellement reconnu les contrats d’assurance Takaful dans sa nouvelle loi sur les assurances introduite en 2024.
  • Le Nigeria: bien que classé 15e mondial en 2024 avec un score de 28, le Nigeria continue d’innover. En 2025, sa Banque centrale a introduit trois nouveaux instruments de liquidité destinés aux institutions financières non intéressées (non-interest financial institutions).

La dynamique de l’Afrique subsaharienne

Le secteur bancaire islamique connaît une traction particulière en Afrique subsaharienne. En 2024, la région comptait 104 banques et guichets islamiques répartis dans 28 pays.

  • Expansion des guichets: des groupes bancaires conventionnels ont lancé des guichets islamiques dans de nouvelles niches, comme au Bénin et au Togo via Coris Bank Baraka.
  • Kenya: en avril 2025, le Trésor national a commencé à former un conseil central de la charia pour guider les investisseurs et soutenir l’émission de Sukuk. Le pays a d’ailleurs vu la cotation de son premier Sukuk (Linzi Finco Trust Islamic) en avril 2024.
  • Éthiopie: l’Autorité du marché des capitaux a commandé une étude de feuille de route pour intégrer un marché des capitaux islamiques, considéré comme un impératif stratégique pour l’inclusion financière du pays.
  • Eswatini: la Banque centrale a annoncé en 2024 son intention d’attirer davantage de banques islamiques pour diversifier son paysage financier.

Réformes réglementaires et Sukuk

L’année 2025 a été marquée par une activité législative intense sur le continent:

  • Algérie: publication de la Loi sur les Sukuk souverains en juin 2025, permettant diverses structures telles que l’Ijara, la Musharaka et la Wakala.
  • Somalie: le président a signé en mai 2025 de nouvelles lois, dont une loi sur le Takaful, visant à élargir l’offre de services financiers.
  • Tanzanie: le pays continue de développer son système financier islamique avec l’émission de Sukuk supplémentaires, ce qui a boosté ses indicateurs de performance financière.

La Tunisie se distingue dans le rapport 2025 par une performance solide dans l’indicateur de la connaissance (knowledge), qui évalue l’éducation et la recherche en finance islamique, bien qu’elle ne figure pas parmi les nations les mieux classées au niveau global.

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