Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Réforme de l’ONU : l’appel de la Tunisie

La Tunisie a plaidé, jeudi 15 janvier, à New York, pour une réforme « globale » du Conseil de sécurité des Nations unies, réclamant une « représentation juste et permanente » de l’Afrique au sein de cet organe. Elle a appelé de ses vœux une Organisation « plus forte, plus réactive et plus efficace ».

Intervenant lors d’une réunion sur les priorités du secrétaire général pour 2026, le Représentant permanent de Tunisie auprès de l’ONU a réitéré l’appel de longue date visant à « corriger les injustices historiques » subies par le continent africain et à lui garantir une représentation permanente et équitable.

Dans une déclaration prononcée au nom de son pays, le diplomate a insisté sur l’impérieuse nécessité de préserver le pilier du développement, notamment dans le cadre de l’initiative « ONU 80 » qui marque les 80 ans de l’Organisation, mettant en garde contre toute tentative de l’affaiblir.

Selon les canaux de communication de la Représentation, la Tunisie a également souligné que les principes fondateurs de la Charte des Nations unies, notamment la souveraineté, l’intégrité territoriale, le non-recours à la force et le respect du droit international, doivent rester « la pierre angulaire des relations internationales », rejetant le colonialisme, les génocides et les actions unilatérales.

Par ailleurs, la Tunisie a exprimé son espoir que le prochain processus de sélection d’un nouveau secrétaire général reflètera l’engagement de l’ONU pour l’inclusion et l’égalité des genres, encourageant « la nomination d’une femme à ce poste”.

Le Représentant permanent a tenu à saluer le leadership du Secrétaire général et à exprimer le soutien total de la Tunisie à ses priorités pour l’année 2026.

L’article Réforme de l’ONU : l’appel de la Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

‘‘La Négociatrice’’ de Ghita El Khyari | Au cœur des crises qui façonnent le monde

‘‘La Négociatrice’’, premier roman de Ghita El Khyari, mêle fiction et faits géopolitiques réels. New York s’éveille sous une tempête de neige. Les rues glissent, les trottoirs deviennent boueux. Alya Nasser avance à grands pas, enveloppée dans son manteau. Les Uber refusent, elle persiste. Manhattan est silencieux, figé dans un hiver immaculé. Elle serre son badge, le rend visible, franchit les portiques de l’Onu. Chaque regard est indifférent, chaque mouvement calculé.

Djamal Guettala

Dans le bureau de Noah, petit et nerveux, la tension est palpable. Trois points à respecter : reconnaissance, contexte, information cruciale. Alya écoute, prend note. Chaque mot compte, chaque silence pèse. Le vrai enjeu ne se cache jamais dans les phrases simples, mais dans ce qui reste implicite.

À 45 ans, Alya a dédié sa vie à la diplomatie. Kaboul, Birmanie, Haïti : des crises mondiales suivies de nuits courtes et de jours sans repos. Son appartement à New York est minimaliste, rationnel : café, repas commandés, rapports annotés. La vie personnelle passe après l’urgence des conflits. Pourtant, Alya vit pour ces moments : l’adrénaline d’être au centre, la certitude que ses décisions influencent des vies et le destin du monde.

Entre intime, diplomatie et géopolitique

Genève l’attend. La Syrie, théâtre d’une guerre civile depuis 2011. Alliances fragiles : Union européenne, États-Unis, Russie, Turquie, Iran. Chaque rencontre, chaque mot devient un fil tendu entre diplomatie et survie humaine. C’est là qu’elle rencontrera Alexeï, son homologue russe. Rivalité et attraction se mêlent. L’invasion de l’Ukraine brouille la frontière entre intime et géopolitique.

Alya connaît la solitude et la discipline. Bureau froid, gris, lumière filtrée, East River argenté au loin. Téléphones qui vibrent, messages qui s’accumulent. Chaque minute est une décision, chaque geste un calcul. Elle suit les crises, alerte ses équipes, prépare ses briefings, relit ses rapports. Elle anticipe, mesure, pèse. Tout est chronométré, millimétré, calibré pour que rien n’échappe à sa vigilance.

Noah, ancien supérieur à Kaboul, désormais chef du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix, structure ses briefings en trois points : premièrement, la reconnaissance ; deuxièmement, le contexte ; troisièmement, l’information cruciale. Avec lui, Alya apprend à lire entre les lignes, à anticiper les pièges et à protéger sa stratégie face à l’intensité du monde.

La diplomatie n’est pas une abstraction. Chaque conflit, chaque accord, chaque parole prononcée peut modifier le cours des événements. Alya s’y plonge avec une discipline quasi militaire. Elle sait que le poids de la responsabilité repose sur ses épaules et que les décisions qu’elle prend affectent des milliers de vies.

La pandémie de Covid-19 a transformé les espaces de travail. Les bureaux sont froids, impersonnels. Mais Alya s’y adapte. Chaque détail, du bruit des flocons sur le pavé au reflet argenté de l’East River, lui rappelle l’urgence et la fragilité des situations qu’elle doit gérer. Elle avance, seule mais jamais isolée, soutenue par une connaissance intime des crises et une détermination sans faille.

Un thriller humain et politique

Alya Nasser devient le miroir d’un monde où la diplomatie et la vie personnelle s’entrelacent, où chaque choix est un risque et chaque mot une arme. Le lecteur traverse New York et Genève, suit les négociations syriennes et ressent la tension de la diplomatie mondiale.

La fiction prend ici la dimension d’un thriller humain et politique. Les alliances sont fragiles, les enjeux immenses, les relations ambiguës. Alya Nasser incarne cette réalité : fragile et puissante à la fois, vulnérable et indispensable. Chaque décision peut bouleverser le cours des événements, chaque silence est porteur de conséquences.

Ghita El Khyari offre une plongée inédite dans le quotidien des diplomates et des fonctionnaires internationaux. Elle raconte la diplomatie non pas comme une abstraction, mais comme un art de précision, où émotions, stratégies et enjeux humains se croisent. Alya avance, et le lecteur avance avec elle, au rythme des négociations, des urgences et des dilemmes. Chaque page respire l’adrénaline et l’intelligence de la décision.

Ghita El Khyari (née en 1983 au Maroc) est autrice et ancienne diplomate. Elle a travaillé près de vingt ans au sein des Nations Unies, expérience qu’elle transpose dans ses romans, explorant les coulisses de la diplomatie et des organisations internationales. Son premier roman suit une négociatrice de paix en Syrie confrontée à un dilemme personnel, et son second, en cours, met en scène une jeune femme dans le monde humanitaire et le Forum de Davos. Ghita El Khyari a vécu dans plusieurs pays et réside aujourd’hui en région parisienne.

L’article ‘‘La Négociatrice’’ de Ghita El Khyari | Au cœur des crises qui façonnent le monde est apparu en premier sur Kapitalis.

Gaza : scepticisme face à la force internationale approuvée par l’ONU

La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU soutenant le plan américain pour Gaza, incluant un cessez-le-feu permanent et le déploiement d’une force internationale de stabilisation, suscite à Gaza un accueil largement sceptique. Sur le terrain, de nombreux Palestiniens perçoivent cette force non pas comme un mécanisme de protection, mais comme un dispositif sécuritaire imposé sans leur consentement.

Une population méfiante face au mandat annoncé

Selon les témoignages recueillis à Gaza City et rapportés par Al Jazeera, l’idée d’une force internationale est associée à la crainte d’un nouveau système de contrôle. Le mandat prévu — comprenant des fonctions de police, de sécurité frontalière et de démilitarisation — nourrit la perception d’une présence intrusive davantage centrée sur l’ordre public que sur la reconstruction ou l’aide humanitaire.

Dans un contexte où l’hiver aggrave la situation des déplacés, les autorités locales rappellent que 300 000 tentes supplémentaires sont nécessaires pour faire face à l’urgence. Beaucoup s’interrogent sur la capacité réelle de cette force à empêcher de nouvelles frappes israéliennes ou à améliorer les conditions humanitaires.

Hamas rejette, l’Autorité palestinienne approuve

Les réactions politiques sont contrastées.
Hamas, au pouvoir à Gaza, a rejeté la résolution, qu’il juge insuffisante et biaisée. Le mouvement estime que confier à une force internationale la mission de désarmer les groupes armés revient à « favoriser l’occupation » et à retirer toute neutralité au dispositif.

À l’inverse, l’Autorité palestinienne, basée à Ramallah, a salué le texte. Dans un communiqué relayé par l’agence Wafa, elle affirme que la résolution pose les bases d’un cessez-le-feu durable, garantit l’accès de l’aide humanitaire et réaffirme le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. Le gouvernement se dit prêt à coopérer avec l’ONU et Washington pour la mise en œuvre du plan.

Une force internationale non onusienne

Selon Daniel Forti, analyste à l’International Crisis Group, la force approuvée par le Conseil de sécurité ne sera pas une mission de Casques bleus. Elle ne sera pas dirigée par l’ONU, mais par une coalition volontaire bénéficiant de la légitimité du Conseil. Le financement, le déploiement des troupes et les règles d’intervention dépendront des États contributeurs, et non des procédures onusiennes habituelles.

Des ONG actives à Gaza soulignent toutefois qu’une telle mission devrait disposer d’un mandat clair lui permettant de maintenir l’ordre dans un territoire profondément dévasté.

Les critiques de Pékin et Moscou

Plusieurs membres du Conseil ont justifié leur vote en faveur de la résolution.

  • Le Royaume-Uni a évoqué la nécessité d’ouvrir tous les points de passage et d’accélérer l’aide.
  • La France a mis en avant les efforts de paix et la priorité humanitaire.
  • La Corée du Sud a salué le retour de l’aide et la structure de gouvernance prévue.
  • La Slovénie a souligné que le texte représente la meilleure chance d’avancer vers une paix durable.
  • Le Danemark a insisté sur la réunification future de Gaza et de la Cisjordanie sous une Autorité palestinienne réformée.
  • La Chine a soutenu l’objectif d’un cessez-le-feu permanent mais a exprimé des réserves sur le mécanisme de la force internationale, appelant à garantir son impartialité et à éviter toute mesure susceptible d’alimenter les tensions. Pékin a insisté sur la nécessité de protéger les civils et de respecter le droit international.
  • La Russie, de son côté, a critiqué le plan américain, estimant qu’il ne répond pas suffisamment aux besoins humanitaires urgents et risque de légitimer des arrangements sécuritaires imposés. Moscou a dénoncé un texte qu’elle juge déséquilibré mais n’a pas bloqué son adoption, tout en appelant à un rôle international plus neutre et réellement multilatéral.

Selon les autorités sanitaires de Gaza, 69 483 Palestiniens ont été tués et 170 706 blessés depuis octobre 2023. La situation humanitaire reste extrêmement critique, avec des infrastructures largement détruites et des besoins croissants.

Lire aussi:

Gaza : Des milliers en route, des plaies à jamais ouvertes !

L’article Gaza : scepticisme face à la force internationale approuvée par l’ONU est apparu en premier sur webdo.

Sahara occidental : Liesse au Maroc après la résolution de l’ONU

Des scènes de joie ont envahi les rues de Rabat, Casablanca et d’autres grandes villes marocaines après le vote du Conseil de sécurité de l’ONU en faveur d’une nouvelle résolution sur le Sahara occidental. Le texte, qui reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme une base « crédible et réaliste », a été perçu comme une victoire diplomatique majeure pour le royaume.

Ferveur populaire et symbole historique

Klaxons, drapeaux brandis, danses improvisées : vendredi soir, les rues marocaines ont pris des airs de célébration nationale. Pour beaucoup, cette décision de l’ONU marque un tournant historique, à quelques jours du cinquantenaire de la Marche verte — symbole fort de la souveraineté revendiquée sur le territoire.

Un tournant politique pour Rabat

Le Roi Mohammed VI a salué « un tournant décisif » et appelé à « un dialogue constructif » avec l’Algérie pour dépasser les différends persistants entre les deux pays. Dans les faits, la résolution du Conseil de sécurité évoque, au conditionnel, qu’une autonomie sous souveraineté marocaine pourrait constituer la solution la plus praticable au conflit vieux de cinq décennies.

Réactions internationales et espoir de détente

Les États-Unis ont exprimé leur souhait de parvenir à un accord entre Rabat et Alger « dans les soixante jours », tandis que plusieurs chancelleries européennes ont salué une résolution équilibrée susceptible de relancer les discussions politiques.

Lire aussi

L’article Sahara occidental : Liesse au Maroc après la résolution de l’ONU est apparu en premier sur webdo.

Les Nations Unies continueront à soutenir la Tunisie dans ses priorités de développement

En visite à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), la coordinatrice résidente des Nations Unies en Tunisie, Rana Taha, a réaffirmé jeudi l’engagement constant de l’ONU à accompagner la Tunisie dans ses projets de développement et à renforcer les partenariats en cours avec les institutions nationales.

Trois axes pour la coopération jusqu’en 2030

Selon la responsable onusienne, la stratégie d’action de l’ONU en Tunisie à l’horizon 2030 repose sur trois piliers essentiels :

  • Investir dans le capital humain, à travers des programmes touchant à l’éducation, la santé et la formation.
  • Promouvoir une économie inclusive, génératrice d’opportunités pour tous, tout en consolidant la justice sociale, un domaine dans lequel « la Tunisie est pionnière », a-t-elle souligné.
  • Faire face aux changements climatiques, en favorisant une vision de développement durable intégrant la conscience des risques environnementaux et la protection de la société.

Rana Taha a également insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination avec le Parlement tunisien, saluant les progrès enregistrés en matière d’action parlementaire. Elle a exprimé la volonté des agences onusiennes de mobiliser davantage de partenaires et de bailleurs de fonds pour concrétiser les projets engagés.

L’Assemblée prône la continuité du partenariat

De son côté, le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, a réaffirmé l’importance que la Tunisie accorde à sa coopération avec les institutions onusiennes. Il a mis en avant la volonté du pays de poursuivre les programmes conjoints, notamment dans les domaines économique, social et environnemental, et d’ancrer cette coopération dans les principes de bonne gouvernance et de transparence.

Bouderbala a également évoqué la coopération déjà établie entre le Parlement et plusieurs agences de l’ONU, telles que le PNUD, ONU Femmes et ONU-Habitat, qu’il souhaite renforcer pour soutenir le développement du travail parlementaire et la modernisation institutionnelle.

L’article Les Nations Unies continueront à soutenir la Tunisie dans ses priorités de développement est apparu en premier sur webdo.

A New York, la Tunisie réaffirme son engagement multilatéral

En marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a enchaîné les activités diplomatiques majeures. Lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, il a souligné l’attachement constant de la Tunisie au multilatéralisme.

Rencontre avec António Guterres : soutien à la cause palestinienne

Lors de son entretien avec António Guterres, Mohamed Ali Nafti a salué les positions de principe du secrétaire général en faveur de la cause palestinienne. Le ministre a souligné l’attachement constant de la Tunisie au multilatéralisme et au rôle central de l’ONU, malgré ses insuffisances structurelles. Il a rappelé l’implication historique de la Tunisie dans les missions de maintien de la paix et l’initiative présidentielle proclamant 2025 comme l’année du renforcement de l’action multilatérale.

En réponse, António Guterres a qualifié la Tunisie de « voix de la sagesse en Méditerranée », louant ses positions équilibrées et son soutien constant aux missions onusiennes, notamment en Libye.

Plaidoyer pour une zone sans armes nucléaires au Moyen-Orient

Dans son discours prononcé lors de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, Mohamed Ali Nafti a plaidé pour la création urgente d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient.

Il a insisté sur la nécessité de mettre fin à l’occupation israélienne et de garantir les droits inaliénables du peuple palestinien, conditions qu’il juge « fondamentales » pour parvenir à une paix juste et globale.

Le ministre a exhorté les puissances nucléaires à abandonner leurs politiques de dissuasion et à assumer leurs responsabilités historiques, tout en saluant les efforts de la Tunisie pour développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques et en appelant à la création d’une instance nationale spécialisée.

L’article A New York, la Tunisie réaffirme son engagement multilatéral est apparu en premier sur webdo.

Coopération Tunisie–Conseil de l’Europe : engagement renouvelé à New York

En marge de la 80e Assemblée générale de l’ONU, le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti a rencontré vendredi le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Alain Berset. La discussion a porté sur l’état de la coopération bilatérale et les moyens de la renforcer, dans le respect de la souveraineté nationale et de l’intérêt mutuel.

Les échanges ont permis de faire le point sur l’appui fourni à la Tunisie dans le cadre du Programme Sud V. Celui-ci couvre plusieurs volets stratégiques : la lutte contre la corruption, la cybersécurité, la protection de l’enfance, les droits des femmes et la promotion de la bonne gouvernance.

Le Conseil de l’Europe salue le rôle régional de la Tunisie

Alain Berset a salué la qualité de la coopération actuelle ainsi que la participation active de la Tunisie aux travaux du Conseil sur les plans régional et international.

Il a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner la Tunisie dans ses réformes et à consolider le partenariat dans les domaines d’intérêt commun.

L’article Coopération Tunisie–Conseil de l’Europe : engagement renouvelé à New York est apparu en premier sur webdo.

❌