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Pénurie de certains médicaments vitaux en Tunisie

La secrétaire générale du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop), Dr Thouraya Ennaifer, a déclaré, ce lundi 12 janvier 2026, que les pharmacies privées manquaient de plusieurs médicaments vitaux (ou médicaments d’intérêt thérapeutique majeur, MITM) et que certains de ses collègues puisaient dans des stocks datant de l’année dernière, l’approvisionnement de ces médicaments étant interrompu depuis deux mois.

Dr Ennaifer a expliqué, dans une déclaration à l’agence de presse Tunis Afrique Presse (Tap), que les médicaments manquants concernent le traitement des atteintes de la thyroïde, des troubles bipolaires et de l’hyperactivité, ainsi que des analgésiques pour les patients atteints de cancer, comme la morphine. Elle a indiqué que la plupart de ces médicaments sont importés et n’ont pas d’équivalent générique dans l’industrie pharmaceutique locale.

Dr Ennaifer a exprimé ses regrets concernant le manque de ces médicaments, qui ne peuvent être remplacés par d’autres pour le patient, notant que le Cnop a contacté l’Agence nationale des médicaments et des produits de santé pour s’enquérir du manque de ces médicaments et des moyens pour s’approvisionner, étant donné qu’ils sont inexistants chez les fournisseurs des pharmacies privées.

Ces pénuries de médicaments sont dues à une crise de liquidités financières au niveau de la Pharmacie centrale, qui monopolise l’importation et la commercialisation des produits pharmaceutiques, et qui a du mal à payer ses fournisseurs étrangers.

I. B.

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Pénurie de médicaments : Le CNRD ouvre le dossier

Le Conseil national des régions et des districts (CNRD) s’est saisi, ce mardi, du dossier sensible de la pénurie de médicaments en Tunisie. La question a été au cœur d’une réunion de la Commission des services et du développement social, dans un contexte marqué par des ruptures récurrentes de stocks, notamment pour les traitements des maladies chroniques et des cancers.

Lors de cette séance, les membres de la commission ont convenu de la nécessité de sortir du cadre théorique et d’aller vérifier la situation sur le terrain. Des visites sont prévues dans plusieurs établissements de santé, en particulier dans les régions de l’intérieur du pays, afin d’identifier précisément les dysfonctionnements à l’origine de la pénurie.

Les députés ont insisté sur le fait que le problème ne se limite pas à un simple déficit d’approvisionnement, mais qu’il pourrait être lié à des failles structurelles dans la gestion, la planification et la distribution des médicaments.

Distribution et contrebande au cœur des préoccupations

Les débats ont mis en lumière la fragilité des circuits de distribution et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle. Plusieurs intervenants ont souligné que la mauvaise organisation du réseau de distribution, combinée à la persistance de la contrebande de médicaments, aggrave la situation et prive de nombreux patients de traitements essentiels.

La commission a appelé à intensifier la lutte contre les circuits parallèles, dont l’impact est jugé particulièrement néfaste pour la crédibilité du système de santé public et pour la sécurité des patients.

Les industriels du médicament dans le viseur

Les parlementaires se sont également interrogés sur le recul de la production nationale de certains médicaments. Ils ont évoqué les difficultés rencontrées par plusieurs entreprises pharmaceutiques, qu’elles soient d’ordre organisationnel, financier ou logistique.

Cette baisse de performance industrielle est perçue comme l’un des facteurs clés expliquant les ruptures répétées de certains produits, y compris ceux considérés comme vitaux.

La Pharmacie centrale appelée à jouer un rôle renforcé

Face à cette situation, la commission a mis l’accent sur la nécessité de redynamiser le rôle de la Pharmacie centrale et d’améliorer l’efficacité globale du dispositif d’approvisionnement. L’objectif affiché est de garantir un approvisionnement régulier et équitable des établissements de santé dans toutes les régions du pays, en quantités suffisantes et dans des délais maîtrisés.

Les députés estiment que sans une réforme en profondeur de la chaîne d’approvisionnement, les tensions sur le marché du médicament risquent de se prolonger.

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