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Crise en Iran : Pékin redoute la chute d’un allié stratégique au Moyen-Orient

La Chine considère l’Iran comme un pays stratégique, notamment sur le plan énergétique. Toutefois, elle réserve au régime des mollahs un soutien plutôt « calculé ».

 

Nouveau coup dur pour Pékin. D’abord, le renversement par les États-Unis de l’homme fort vénézuélien, Nicolas Maduro, un allié majeur de l’Empire du Milieu en Amérique, qui était en plus le principal acheteur du pétrole vénézuélien dont la Chine importait  des volumes très importants, notamment autour de 400 000 à 660 000 barils par jour fin 2025 ; obligeant le géant chinois à revoir complètement ses ambitions dans une région qui ressemble à nouveau à l’arrière-cour de Washington.

Diktat américain

Ensuite, la décision prise par Donald Trump, le 12 janvier, d’imposer « immédiatement » et « définitivement » des droits de douane de 25% contre tout pays commerçant avec Téhéran. « Tout pays faisant des affaires avec la République islamique d’Iran paiera un droit de douane de 25% sur toute et chaque activité commerciale avec les États-Unis d’Amérique. Cet ordre est définitif et non révisable », a déclaré le président américain.

Il est évident que le milliardaire républicain cible, sans la nommer, la deuxième puissance mondiale, laquelle est également le premier acheteur du pétrole iranien et principal partenaire commercial de ce pays.

Mais, il n’y a pas que la Chine qui est visée par les sanctions américaines. Les partenaires commerciaux de l’Iran sont nombreux, et incluent de grandes économies comme l’Inde et la Turquie. Sans oublier les pays d’Asie centrale qui commercent également avec l’Iran.

Ainsi, en 2024, le volume des échanges commerciaux de l’Iran avec le Kazakhstan s’est élevé à 340 millions de dollars, avec le Kirghizistan à 58,5 millions de dollars, avec le Tadjikistan à 377,7 millions de dollars, avec le Turkménistan à environ 600 millions de dollars, et avec l’Ouzbékistan à près de 500 millions de dollars.

En 2025, les pays de la région se sont mis d’accord avec l’Iran pour porter leurs échanges commerciaux à 2-3 milliards de dollars dans un avenir proche. En particulier, à l’issue du Forum d’affaires ouzbéko-iranien de mai, les représentants des deux pays ont conclu des accords pour un montant d’un milliard de dollars.

Cela étant, la Chine est le plus grand acheteur mondial de pétrole iranien et son principal partenaire commercial. Pékin achète 90% du pétrole exporté par l’Iran, en moyenne 1,38 million de barils par jour en 2025. Un pétrole d’abord de bonne qualité et surtout moins cher, ce qui permet à Pékin de faire, chaque année, des milliards d’euros d’économies.

Partenariat stratégique

D’autre part, et sur le plan géostratégique, l’Iran reste une pièce majeure des vieilles routes maritimes et terrestres de la soie et des épices. Avec des villes comme Nishapur, Rey (Téhéran), Hamadan et Tabriz, l’ancienne Perse a toujours été un point central reliant l’Asie centrale à l’Irak, la Turquie et l’Europe.

Ainsi, la République islamique s’impose comme un maillon stratégique du vaste projet lancé par Xi Jinping pour relier la Chine à l’Europe, à l’Afrique et au Moyen-Orient.

La raison première tient à la géographie. Situé à la croisée de l’Asie centrale, du Caucase, du Golfe et de l’Asie du Sud, l’Iran constitue un passage naturel entre l’Est et l’Ouest. Pour Pékin, ce positionnement permet de développer des corridors terrestres alternatifs aux routes maritimes traditionnelles, souvent longues, coûteuses et exposées aux tensions géopolitiques, notamment au niveau du canal de Suez ou du détroit de Malacca.

L’Iran est également un nœud logistique clé. Il s’insère dans plusieurs axes de transport majeurs reliant la Chine à l’Europe et à la Russie, ainsi qu’au sous-continent indien. Le développement de liaisons ferroviaires et routières à travers le territoire iranien réduit les délais de transit et renforce la résilience du commerce eurasiatique voulu par Pékin.

Enfin, l’Iran offre à la Chine un levier géopolitique au Moyen-Orient. En approfondissant son partenariat avec Téhéran, Pékin étend son influence dans une région stratégique, tout en affichant une alternative diplomatique aux puissances occidentales.

Au final, il n’est pas question pour l’Empire du Milieu de renoncer à ses relations stratégiques avec l’Iran en dépit de possibles droits de douane américains. D’ailleurs, les menaces commerciales de Donald Trump ne font plus vraiment peur en Chine. En 2025, après des mois de bras de fer, Donald Trump avait finalement fait profil bas en acceptant un accord commercial avec la Chine.

Pour autant, même si l’Iran demeure au cœur de leurs intérêts nationaux, il est peu probable que les dirigeants chinois, connus pour leur pragmatisme et leur sens de la mesure, aillent au conflit avec les États-Unis rien que pour les beaux yeux des mollahs.

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USA – Iran : bruits de bottes au Proche-Orient

Des frappes ciblées à une offensive d’envergure en Iran, en passant par l’assassinat du Guide suprême iranien, plusieurs scénarios sont examinés à Washington. Mais la voie diplomatique n’est pas non plus écartée.

La question n’est plus de savoir si Donald Trump va donner le feu vert pour frapper l’Iran, mais quand. Le président américain a affirmé, dans la nuit du mercredi 14 janvier lors d’un événement ouvert à la presse à la Maison Blanche, que « les tueries en Iran ont pris fin » après la répression de manifestations par les autorités. Tout en entretenant le flou sur la perspective d’une intervention militaire américaine, affirmant que Washington suivrait de près la situation.

Pause en trompe-l’œil ?

S’agit-il pour Washington d’un faux-semblant de « pause » savamment calculé pour mieux se préparer à une éventuelle attaque contre l’Iran? Aucun porte-avion américain ne se trouvant actuellement dans la région. Alors que Trump a assuré auparavant, le mardi 3 janvier, que les Etats-Unis agiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis fin décembre et que le soutien aux manifestants était « en route ». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ayant pour sa part affirmé qu’il n’y aurait « pas de pendaison aujourd’hui (mercredi) ou demain (jeudi) », dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News.

Mais, un signe ne trompe pas sur les intentions cachées des Américains. En effet, Washington vient de procéder au retrait d’une partie de son personnel de certaines bases stratégiques dans la région, notamment à Bahreïn, au Qatar, en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis. Et ce, par mesure de précaution, après que Téhéran a menacé hier mercredi de prendre pour cible les bases militaires américaines dans la région, face à la possibilité d’une intervention des Etats-Unis brandie par Donald Trump. Sachant qu’en juin dernier, la base américaine d’al Oudeïd au Qatar a été prise pour cible par Téhéran après les frappes américaines contre ses installations nucléaires, intervenues dans le cadre du conflit de 12 jours entre Israël et l’Iran.

L’évacuation d’une partie du personnel des bases américaines au Moyen-Orient fait suite à la promesse de Donald Trump de venir en aide aux manifestants. « Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS !!! […] J’ai annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas. L’AIDE EST EN ROUTE. MIGA [Make Iran Great Again]!!! Ainsi a-t-il écrit mardi 13 janvier dans un post sur son réseau Truth Social.

Options

Mais quelle est la nature de cette aide et quelles sont les options envisagées par l’administration américaine ?

Des frappes ciblées à une offensive d’envergure, cyberattaques massives- Donald Trump s’est d’ailleurs vanté d’avoir éteint toutes les lumières de Caracas, le 3 janvier dernier ou s’inspirer des bipeurs et des talkies-walkies que le Mossad avait activés en 2024- en passant par l’assassinat ou le kidnapping du guide suprême Ali Khamenei… Plusieurs scénarios sont sur la table du président américain. Mais son choix devrait surtout dépendre de l’objectif qu’il cherche à atteindre. Toutefois, la voie diplomatique n’est pas non plus totalement écartée.

Cependant, est écartée toute intervention militaire terrestre contre l’Iran, l’ennemi juré des États-Unis depuis la révolution islamique de 1979. Washington ayant retenu notamment les leçons tirées de l’invasion américaine désastreuse de l’Irak en 2003. D’autant plus que cela pourrait paradoxalement faire le jeu du régime des mollahs et renforcer l’unité autour de lui.

Par contre, une frappe symbolique contre des sites nucléaires iraniens, à l’instar des opérations militaires ponctuelles au Venezuela, que Trump peut ensuite revendiquer comme des succès, est envisageable. A moins de cibler les casernes et les  centres de commandements des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique coupable de la répression des manifestations.

Reste l’arme la plus redoutable : frapper le régime des mollahs au portefeuille. En effet, Donald Trump a prévenu le 12 janvier que les partenaires commerciaux de l’Iran s’exposeront à une hausse de 25 % des droits de douane déjà appliqués par les États-Unis. Via son réseau Truth social, le locataire de la Maison-Blanche a déclaré que la mesure prenait effet  immédiatement. Par conséquent, ces surtaxes douanières s’appliqueront sur tous les échanges commerciaux effectués par les pays visés par les États-Unis.

A cet égard, notons que l’Iran, membre du groupe des producteurs de pétrole de l’OPEP, a exporté des produits vers 147 partenaires commerciaux en 2022, indiquent les données les plus récentes de la Banque mondiale. Ses principaux partenaires commerciaux sont la Chine, l’Irak, les Émirats arabes unis, la Turquie, la Russie, l’Irak et l’Allemagne. Selon les données de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), c’est la Chine qui est la plus visée :  plus d’un quart des échanges commerciaux de l’Iran ont été réalisés en 2024 avec Pékin. Et ce, pour 18 milliards de dollars d’importations et 14,5 milliards de dollars d’exportation

Bref, taper sur l’ennemi, là où cela fait mal sans se salir les mains, tel semble être  la tactique de l’actuel locataire de la Maison Blanche et c’est plus conforme à son tempérament de promoteur immobilier.

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Reza Pahlavi, candidat de l’Occident pour diriger un Iran post-mollahs ?

Reza Pahlavi, l’héritier du trône du Chah d’Iran, s’érige aujourd’hui en figure de ralliement dans le mouvement de contestation secouant son pays. Mais il est sévèrement critiqué pour sa proximité avec Israël et surtout son soutien à l’intervention étrangère.

Parfaitement inconnu du grand public, il y a à peine deux semaines, Reza Pahlavi, le prétendant au trône en sa qualité de fils du dernier Chah d’Iran renversé par la révolution islamique en 1979, est-il une alternative crédible ?

Monarque constitutionnel ?

Alors que la République islamique d’Iran fait face à une mobilisation inédite depuis trois ans- les inquiétudes grandissant sur une brutale répression dans le pays coupé du monde par un blocage d’internet, probablement  pour tirer sur la foule à l’abri des regards. Et que de son côté, le président américain Donald Trump a réitéré ses menaces affirmant que l’Iran « aspirait à la liberté » et que les États-Unis « se tenaient prêts à aider »; tout en menaçant de « frapper très fort » l’Iran  en cas de vague de répression meurtrière. Reza Pahlavi, le prince en exil aux Etats-Unis depuis un demi-siècle, se dit prêt à mener une transition démocratique. En tant que monarque constitutionnel ?
« C’est une opportunité qui s’est présentée. Je suis prêt à retourner en Iran dès que possible », a-t-il  déclaré dimanche 11 janvier dans l’émission « Sunday Morning Futures », sur Fox News.

« Mon travail consiste à mener cette transition afin de m’assurer que tout soit mis en œuvre, dans une transparence totale, pour que les citoyens puissent élire librement leurs dirigeants et décider de leur propre avenir », a  encore ajouté le prince qui prône notamment un nouveau système avec comme principes fondamentaux l’intégrité territoriale, les libertés individuelles et la séparation de la religion et de l’Etat. Vaste programme.

Un candidat par défaut

Sauf que cet homme qui se pose en recours pour l’Occident après la chute espérée du régime des mollahs, est loin de faire l’unanimité dans son pays et au sein de la diaspora. Même si aux yeux de nombreux jeunes iraniens des quartiers huppés, qui appellent à la fin du régime des Mollahs et ses pratiques rétrogrades, il incarne une certaine image de la modernité, de la laïcité et la possibilité pour l’Iran de renouer avec « le monde civilisé ».

En effet, Reza Pahlavi, 65 ans, aura quitté l’Iran à l’âge de 18 ans et n’y a depuis plus jamais remis les pieds. Et si beaucoup d’Iraniens aujourd’hui n’ont pas connu l’époque despotique du régime du Chah, marquée notamment par les geôles remplies de prisonniers politiques, les inégalités qui ont poussé à la révolution de 1979 et à l’installation de la république islamique, il est difficile de croire  qu’une telle figure du passé soit en mesure de fédérer le pays. Car il incarne plus une nostalgie qu’un recours, estime Clément Therme, chercheur spécialiste de l’Iran : « Il aura du mal à faire l’unité de l’ensemble des mouvements de protestation, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il existe parce qu’il y a un vide politique et qu’il représente surtout une nostalgie qui est massive pour la période d’avant la révolution islamique en Iran aujourd’hui ». Bref, un candidat par défaut.

Les liaisons dangereuses

D’autant plus, et c’est impardonnable aux yeux de la majorité des Iraniens, que le fis du Roi des Rois déchu et mort en exil dans le déshonneur et l’indifférence totale, s’affiche ostensiblement avec l’extrême droite américaine. De même, sa proximité avec l’entourage de Benyamin Netanyahou – avec lequel il s’affichait en photo sur sa page X en 2023 – fait grincer des dents. D’ailleurs, une enquête menée par le  quotidien israélien de gauche Haaretz démontre qu’une vaste opération d’influence israélienne en langue persane aurait été orchestrée et financée par Israël dès juin dernier. Objectif : présenter le fils du Chah comme la figure légitime d’un futur Iran.

Comble de l’infamie : en juin 2025, alors qu’Israël attaquait l’Iran, en vue de démolir ses programmes nucléaires et balistiques, Reza Pahlavi refusa de condamner ces frappes contre son pays. Etant donné qu’il est un partisan de longue date de renouer des liens et de reconnaître l’Etat hébreu.

Fin de non-recevoir

Rien que ce vendredi 9 janvier, le fils du Chah a demandé à Donald Trump d’intervenir en Iran. « Monsieur le président, ceci est un appel urgent et immédiat réclamant votre attention, votre soutien et votre action », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. « Veuillez vous tenir prêt à intervenir pour aider le peuple iranien ».

Réaction glaçante du président américain qui a estimé que le prince « semble être une personne sympathique ». Toutefois, « je ne suis pas sûr que ce soit approprié de le rencontrer en tant que président », a-t-il déclaré. En attendant la tournure que prendra le vent.

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Après la capture humiliante de Maduro, Pyongyang montre les crocs

Pour se prémunir du scénario d’un enlèvement à la Maduro, Kim Jong-un vient d’envoyer un message clair aux États-Unis en lançant des missiles balistiques ayant « touché les cibles à 1 000 kilomètres » dans la mer du Japon. Une indication corroborée par Tokyo.

 

A qui le tour ? Après l’enlèvement de Nicolás Maduro, un vent de panique souffle sur Téhéran, La Havane, Mexico ou encore Pyongyang – dont  Donald Trump caresse, semble-t-il, le rêve d’épingler le Lider Maximo à son tableau de chasse.

L’attaque comme meilleure défense

Or, si certaines capitales ont choisi de faire profil bas en attendant le passage de l’ouragan, le président nord-coréen, Kim Jong-un, quant à lui, est passé à l’offensive, étant convaincu que la meilleure défense est l’attaque : ainsi, il est même allé jusqu’à narguer la brutalité américaine en menant des nouveaux tirs de missiles. Officiellement pour mettre progressivement en place « une force de dissuasion nucléaire hautement développée ». Intimement, étant persuadé, à juste titre, que la survie de son régime ne tient qu’à son arsenal nucléaire.

« Même si la Corée du Nord est une cible plus difficile, son gouvernement pourrait subir le même sort. Les États-Unis ont déjà envisagé des frappes contre la Corée du Nord, et Kim le sait », a affirmé Ramón Pacheco Pardo, professeur de relations internationales au King’s College à Londres.

Et c’est dans cet état d’esprit que le dirigeant nord-coréen vient de superviser en personne un nouveau système d’armement « de pointe » utilisant des missiles hypersoniques testés pour la première fois en octobre. L’agence centrale de presse du pays, connue à l’étranger sous son sigle anglophone KCNA, n’a pas précisé combien de missiles avaient été tirés, indiquant néanmoins qu’ils avaient « touché les cibles à 1 000 kilomètres de là » dans la mer du Japon. Une indication corroborée par le Japon, qui a déclaré qu’au moins deux missiles avaient volé sur des distances d’environ 900 et 950 kilomètres.

« Le développement nucléaire et balistique de la Corée du Nord menace la paix et la stabilité de notre pays et de la communauté internationale, et est absolument intolérable », a réagi devant des journalistes le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi.

Pour leur part, les forces américaines pour l’Indo-Pacifique ont affirmé dans un communiqué que les tirs nord-coréens ne constituaient pas « une menace immédiate pour le personnel ou le territoire américain, ni pour (leurs) alliés ».

Cette manœuvre est justifiée par « la récente crise géopolitique et les événements internationaux complexes illustrent la raison pour laquelle c’est nécessaire », a déclaré Kim Jong-un en allusion claire à la capture, il y a une semaine, de Nicolás Maduro par les forces Delta lors d’une opération américaine. Ajoutant que des « avancées importantes avaient été réalisées récemment » pour préparer les forces nucléaires nord-coréennes « à une guerre réelle ».

Pyongyang montre ses muscles

Pyongyang cherche-t-il à dissuader les Etats-Unis de tout interventionnisme ? Toujours est-il que Kim Jong-un se montre très présent ces derniers jours sur le plan militaire. Il a notamment visité un chantier de sous-marins à propulsion nucléaire, ordonné d’augmenter la production de missiles et la construction d’usines, supervisé le test de deux missiles de croisière longue portée capables de voyager à plus de cinq fois la vitesse du son et pouvant manœuvrer en vol, ce qui les rend plus difficiles à suivre et à intercepter.

De même, le président nord-coréen s’était à nouveau rendu samedi 3 janvier dans une usine de matériel militaire, impliquée dans la fabrication d’armes tactiques guidées, a rapporté l’agence officielle KCNA. Le dirigeant a ordonné au site d’augmenter sa capacité de production actuelle de 250%, selon la même source.

Dissuasion autant politique que militaire

Rappelons à ce propos que depuis l’arrivée au pouvoir de Kim-Jong-un en 2011, la Corée du Nord affirme avoir développé plusieurs nouveaux modèles de missiles hypersoniques principalement des missiles balistiques équipés de planeurs capables de manœuvrer à très grande vitesse dont le Hwasong-15 qui serait capable d’atteindre tout le territoire américain.

Toutefois, assurent les experts militaires occidentaux, ces missiles affichent des portées limitées, insuffisantes pour atteindre l’Amérique du Nord, mais susceptibles de viser des bases américaines et alliées en Asie-Pacifique, notamment au Japon, en Corée du Sud ou sur l’île de Guam – un territoire américain stratégique dans le Pacifique.

En revanche, franchir la distance qui sépare la péninsule coréenne du continent américain supposerait la maîtrise complète d’un missile balistique intercontinental doté d’un véhicule hypersonique fiable ; une capacité que la Corée du Nord ne semble pas, pour le moment, posséder de manière opérationnelle.

Bref, pour ces mêmes experts, la menace est donc moins immédiate que progressive. Les programmes nord-coréens avancent par essais successifs, servant autant des objectifs militaires que politiques. S’ils ne permettent pas aujourd’hui de frapper directement les États-Unis, ils renforcent la capacité de dissuasion des Nord-coréens qui envoient ainsi un signal de plus aux Américains que, sur le terrain stratégique, il faut les prendre au sérieux.

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Un « plan d’évasion » de Khamenei pour la Russie ? 

Selon The Times, le guide suprême iranien Khamenei envisagerait de partir en Russie en fonction de la tournure des événements dans son pays. Des « révélations » à prendre avec des pincettes.

Jamais le régime des Mollahs n’a eu à faire face, en même temps, à deux dangers imminents : la contestation de la rue et la menace d’une action militaire américaine contre Téhéran et Khamenei, similaire au coup d’Etat sans précédent à Caracas. Où le président Nicolas Maduro et son épouse furent arrêtés et exfiltrés vers les Etats-Unis pour y être jugés pour « narco-terrorisme ».

Un kidnapping opéré par les Américains au mépris, il va sans dire, du droit international et de la Charte des Nations Unies d’un dirigeant qui avait réussi à se maintenir au pouvoir en 2024 après une manipulation électorale massive mais qui a toujours été un allié précieux de la République islamique de l’Iran

Cette alliance entre Téhéran et Caracas s’explique par le fait que ces deux régimes autoritaires ont un ennemi commun, les Etats-Unis ; que leur économie est en lambeaux malgré d’énormes réserves en or noir ; et qu’enfin les deux capitales cherchent à contrecarrer les sanctions internationales et un ordre mondial dominé par l’hégémonie américaine.

Les Iraniens dans la rue

Faut-il rappeler à ce propos que ce qui se passe au Venezuela coïncide avec les manifestations de masse en Iran qui ont déjà fait au moins 27 morts, selon une ONG. Pour la première fois-les manifestants, auxquels se sont associés les commerçants du Grand bazar de Téhéran, poumon économique du pays- ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique.

Un simple mouvement contre la vie chère ? Depuis le début de la mobilisation le 28 décembre, les manifestants affichent de plus en plus des revendications politiques, bien au-delà de la simple question économique.

Ultimatum américain

C’est dans ce contexte explosif que Donald Trump a ouvertement menacé d’intervenir en Iran et assure que les États-Unis surveillent les manifestations « de très près ». Tout en menaçant de  frapper  l’Iran si ses autorités tiraient sur la foule.

« Nous regardons cela de très près. S’ils commencent à tuer des gens comme ils l’ont fait dans le passé, je pense qu’ils seront frappés très durement par les Etats-Unis », a déclaré le président américain dimanche 4 janvier à bord de son avion Air Force One au sujet des manifestations en Iran. Un ultimatum à prendre au sérieux d’autant plus qu’en juin 2025, l’aviation américaine avait bombardé des installations nucléaires iraniennes lors de la guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran.

Khamenei en Russie ?

Et si les Américains, grisés par la folie des grandeurs et par leur exploit militaire, incontestable, à Caracas, songeaient à refaire le coup en ajoutant le Guide suprême iranien Ali Khamenei à leur trophée ?

Selon The Times, le plus ancien des quotidiens britanniques, le guide suprême de la République islamique d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait un « plan d’évasion » pour s’exiler en Russie si les manifestations dans le pays continuaient de s’intensifier.

« Khamenei, 86 ans, prévoit de fuir Téhéran avec un cercle restreint de 20 proches et membres de sa famille, s’il constate que l’armée et les forces de sécurité appelées à réprimer les troubles désertent, font défection ou refusent d’obéir aux ordres », écrit le journal britannique, dimanche 5 janvier, citant un rapport des services de renseignement. Ce groupe sélect comprendrait notamment son fils et héritier présomptif, Mojtaba.

Pourquoi Moscou qui rappelle l’exil doré de l’ex-président syrien Bachar al-Assad renversé en décembre 2024 ?

« Parce qu’il n’a pas d’autre choix », assure la même source qui ajoute que le guide suprême « admire Poutine, parce que la culture iranienne est plus proche de la culture russe ».

Toujours selon le quotidien britannique, l’exil de Khamenei et son clan serait assuré par le vaste réseau « d’actifs, de propriétés à l’étranger et d’argent liquide » du guide suprême, évalué à environ 95 milliards de dollars, d’après une enquête menée par l’agence Reuters en 2013.

Désinformation ?

De la science-fiction ? Une campagne de désinformation orchestrée par les services de renseignements britanniques visant à faire croire aux manifestants iraniens que leurs dirigeants sont prêts à prendre la poudre d’escampette. Et ce, afin de saper le moral du régime et booster celui de l’opposition ?

Un scénario que réfute Rex Brynen, professeur de science politique à l’Université McGill, en raison de la stature spirituelle de l’ayatollah Ali Khamenei et de l’importance du statut de martyre dans la tradition chiite.

« Khamenei préférerait mourir en héros chez lui que trouver refuge à l’étranger ». Et de conclure : «  Il y a des leaders qui s’enfuient et d’autres qui ne s’enfuient pas. Et je ne pense pas que celui-ci s’enfuirait ».

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