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Riadh Sidaoui : « L’Iran pourrait devenir le deuxième Vietnam américain »

L’expert du monde arabe et directeur du CARPS, Riadh Sidaoui, estime qu’une éventuelle intervention militaire américaine en Iran pourrait transformer le pays en « deuxième Vietnam américain ». Interrogé par L’Économiste Maghrébin, le politologue tunisien analyse les scénarios possibles et leurs implications régionales.

Selon Riadh Sidaoui, Donald Trump a « grillé un feu rouge » en bombardant le Venezuela, pays souverain, et en enlevant son président. « Le fait qu’il a grillé un feu rouge, ça veut dire qu’il a bafoué le droit international. Il se fout totalement des droits internationaux », affirme l’expert, qui s’interroge : « Pourquoi pas l’Iran ? »

Cependant, Sidaoui souligne que la situation iranienne est « très très complexe ». Il rappelle que l’Iran compte 90 millions d’habitants et dispose d’armées révolutionnaires « très attachées à la révolution iranienne ». Le pouvoir en place, précise-t-il, tire sa légitimité de la révolution populaire de 1979 contre le Shah, allié des États-Unis.

La capacité de riposte iranienne

Le directeur du CARPS met en garde contre les capacités militaires iraniennes. « L’Iran n’est pas un pays facile. C’est un pays qui est très, très bien préparé », déclare-t-il, rappelant que lors de la « guerre de 12 jours », Téhéran a démontré « sa capacité de riposter fortement ».

Interrogé sur la probabilité d’une opération similaire à celle menée au Venezuela, Sidaoui évoque les missiles balistiques iraniens capables de frapper les bases américaines au Proche-Orient, notamment en Jordanie. Il cite l’exemple de la riposte iranienne qui a visé la base américaine de Al-Udeid au Qatar lorsque l’Iran a été attaqué par des bombardiers B-2 américains.

Concernant la position des pays arabes, l’expert estime qu’ils « ne peuvent pas décider du sort de la guerre » en raison de la présence de bases militaires américaines sur leur territoire : la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, les bases en Turquie, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.

Sidaoui note que « l’Iran a résolu ses problèmes avec ses voisins arabes, notamment avec l’Arabie saoudite après l’intervention et la médiation de la Chine ». Les pays arabes ne sont donc plus officiellement hostiles à l’Iran. Toutefois, si les avions américains bombardent l’Iran à partir de ces bases, « évidemment l’Iran va riposter et viser ces bases », prévient-il.

Manifestations et contexte économique

Sur la question des manifestations en Iran, Riadh Sidaoui reconnaît leur existence tout en établissant des comparaisons. « Certes, il y a des manifestations, mais en France on a eu les manifestations des Gilets jaunes et la répression française était affreuse. Il y a eu aussi des manifestations américaines et des citoyens américains sont morts pendant ces manifestations », affirme-t-il.

Concernant la dépréciation du rial, qui a perdu environ 300% de sa valeur, l’expert l’attribue à « l’embargo, aux sanctions américaines et occidentales contre l’Iran ». Il souligne également l’existence de « manifestations gigantesques de la part des partisans du régime iranien ».

Le politologue insiste sur les soutiens dont bénéficie Téhéran. « L’Iran a ses alliés », rappelle-t-il, citant l’adhésion du pays aux BRICS et ses « très bonnes relations » avec la Russie, y compris dans le domaine militaire, ainsi qu’avec la Chine, à laquelle l’Iran fournit environ 90% de son pétrole.

« Une agression contre l’Iran, si Donald Trump vise le changement du régime en Iran, ça veut dire une agression aussi contre les pays de BRICS. Ça veut dire une agression contre les intérêts de la Russie et les intérêts de la Chine dans le monde », conclut Riadh Sidaoui.

Un scénario difficile à prévoir

L’expert admet à plusieurs reprises la difficulté d’établir des prévisions précises. « C’est très difficile de répondre à votre question parce que les scénarios, c’est vraiment pour les politologues, c’est la tâche la plus difficile », reconnaît-il, s’interrogeant sur la nature d’une éventuelle intervention : bombardements aériens uniquement ou intervention terrestre avec l’envoi de commandos et de forces spéciales ?

Malgré ces incertitudes, Sidaoui maintient son pronostic : « L’Iran pourrait devenir le deuxième Vietnam américain. Ça veut dire que la résistance iranienne pourrait freiner ce processus ».

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Réservation en ligne : une victoire majeure pour les passagers en cas d’annulation

La Cour de justice de l’Union européenne a statué ce jeudi que les compagnies aériennes doivent indemniser les passagers pour les commissions versées aux agences de voyage en cas d’annulation de vol, même lorsque la compagnie ne connaît pas le montant exact de ces commissions

Cette décision renforce les droits des voyageurs qui réservent leurs billets via des plateformes en ligne. Elle intervient dans le cadre d’une affaire où des passagers avaient acheté des billets pour un vol de Vienne à Lima opéré par la compagnie néerlandaise KLM, par l’intermédiaire d’une agence de voyages en ligne. Lorsque le vol a été annulé, KLM a remboursé le prix des billets, mais a conservé environ 95 euros (110 dollars), correspondant à la commission facturée par la plateforme.

L’affaire a été portée devant la Cour suprême d’Autriche, qui l’a renvoyée à la Cour de justice de l’Union européenne afin qu’elle se prononce sur la légalité de cette pratique. Dans un arrêt rendu en 2018, la Cour européenne avait jugé que les compagnies aériennes sont tenues de rembourser les commissions perçues par des tiers en plus du prix du billet, mais uniquement si la compagnie avait connaissance de cette commission. Dans sa décision rendue ce jeudi, la Cour précise toutefois qu’il importe peu que la compagnie aérienne connaisse ou non le montant exact de la commission.

Elle affirme que les transporteurs sont tenus de rembourser cette commission dès lors qu’ils reconnaissent que l’agent émet des billets en leur nom. Selon l’arrêt, la commission constitue une part « indissociable » du prix du billet et doit, à ce titre, être considérée comme approuvée par la compagnie aérienne.

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Telnet : un chiffre d’affaires à 81 MD en hausse de 17 %

Telnet Holding, boucle l’exercice 2025 sur une dynamique de croissance soutenue de son activité avec un chiffre d’affaires consolidé qui bondit de 17,02 %, s’établissant à 81,13 millions de dinars contre 69,33 millions de dinars un an plus tôt.

Cette performance commerciale notable s’accompagne toutefois d’une contraction de la rentabilité opérationnelle, l’EBITDA consolidé reculant à 12,19 millions de dinars contre 13,80 millions en 2024, ce qui porte la marge d’EBITDA à 15,02 % contre 19,91 % précédemment.

Cette trajectoire ascendante des revenus repose essentiellement sur la solidité du pôle Recherche et développement en ingénierie produit, véritable moteur du groupe qui génère à lui seul 79,49 % des produits d’exploitation. Bien que l’environnement économique européen ait été marqué par un certain ralentissement, ce segment a progressé de 6,32 % pour atteindre 64,49 millions de dinars. Parallèlement, le pôle Services PLM et intégration réseaux se distingue par une accélération vigoureuse de 23,45 %, portée par le dynamisme de la métrologie 3D et des infrastructures réseaux.

L’érosion de la marge opérationnelle s’explique par une progression des charges d’exploitation plus rapide que celle des produits, ces dernières ayant augmenté de 24,16 % sur l’année. Les charges de personnel, en hausse de 14,46 %, constituent le principal facteur de cette pression financière. Le management justifie cette évolution par une stratégie de préservation du capital humain, incluant une augmentation des effectifs de 5 % et la prise en charge de l’impact de la révision du barème de l’impôt sur le revenu prévue par la loi de finances 2025.

Malgré ces défis structurels et conjoncturels, Telnet Holding affiche un optimisme prudent pour les exercices à venir. Le groupe mise sur le démarrage imminent d’un projet d’envergure avec un nouveau client international au sein du pôle ingénierie. De plus, le secteur spatial constitue un relais de croissance stratégique avec des perspectives prometteuses pour les satellites et leurs applications sur les marchés d’Afrique et du Moyen-Orient.

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L’UE accorde 35,8 M€ à la Tunisie pour booster les énergies renouvelables

L’Union européenne a débloqué 35,8 millions d’euros de subventions en faveur de la Tunisie pour financer des projets solaires photovoltaïques et moderniser les infrastructures du réseau électrique. Deux accords ont été conclus, l’un avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pour 20,4 millions d’euros, l’autre avec la Banque européenne d’investissement, via BEI Global, pour 15,4 millions d’euros. Ces financements portent sur des projets représentant 400 mégawatts de capacité solaire, répartis entre Sidi Bouzid et Gafsa, et s’inscrivent dans le cadre de l’initiative européenne Global Gateway.

Les premiers investissements concernent une centrale solaire de 100 mégawatts à Sidi Bouzid, développée par Scatec et Aeolus, ainsi qu’un portefeuille de projets totalisant 300 mégawatts dans la région de Gafsa, porté par le groupe Qair. Ces installations constituent la première phase opérationnelle des accords signés entre l’Union européenne et ses partenaires financiers.

Les subventions visent à améliorer la viabilité économique de projets d’énergies renouvelables à grande échelle et à réduire les risques pour les investisseurs. Elles soutiennent également les travaux de raccordement au réseau et le renforcement des infrastructures de transport de l’électricité, afin de faciliter l’intégration des nouvelles capacités de production. Les opérations bénéficient en outre des garanties du mécanisme EFSD+ de l’Union européenne, destiné à attirer des financements publics et privés supplémentaires.

Tunisie, un partenaire stratégique de la BIE

Pour la Banque européenne d’investissement, la Tunisie constitue un partenaire stratégique. Son vice-président, Ioannis Tsakiris, estime que la subvention européenne de 15 millions d’euros marque une étape décisive en transformant des projets prioritaires d’énergies renouvelables en investissements bancables. Il considère que l’articulation entre le soutien financier de l’Union européenne et les financements de BEI Global permet de mobiliser des volumes d’investissement importants dans le solaire et dans les infrastructures de réseau indispensables à son déploiement, accélérant ainsi la transition énergétique du pays tout en renforçant l’impact de Global Gateway.

Du côté de la délégation européenne, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, souligne que cette initiative s’inscrit dans la droite ligne de la stratégie énergétique nationale. Selon lui, l’investissement européen dans les énergies renouvelables et dans des infrastructures modernes vise à renforcer l’autonomie énergétique du pays, à stimuler une croissance durable et à accroître sa résilience face aux effets du changement climatique, avec des retombées concrètes pour les citoyens et un impact sur la stabilité régionale en Méditerranée.

Massifier les investissements dans les énergies renouvelables

La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, Odile Renaud-Basso, met pour sa part en avant la dimension partenariale de l’opération. Elle indique que la combinaison des subventions européennes et des financements des institutions permet de mobiliser des investissements de grande ampleur dans les énergies renouvelables et les réseaux. Selon elle, ces projets doivent contribuer à valoriser les ressources énergétiques abondantes de la Tunisie afin de fournir une électricité locale, sûre et à coût maîtrisé.

Ces engagements s’inscrivent dans le programme tunisien de développement des énergies renouvelables, qui prévoit l’installation de 1,7 gigawatt de capacités nouvelles. Ils contribuent à l’objectif national de produire 35 pour cent de l’électricité à partir de sources renouvelables à l’horizon 2035, conformément au protocole d’accord sur la coopération énergétique entre la Tunisie et l’Union européenne.

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Rapport WEF 2026 : la Tunisie face aux défis économiques et sociétaux

Le World Economic Forum (WEF) a publié le 14 janvier 2026 la 21ème édition de son rapport annuel sur les risques globaux. Il se base sur une enquête menée auprès de 1 300 dirigeants et experts internationaux, entre mars et juin 2025. 

Selon l’enquête de perception des risques globaux de WEF, la confrontation géoéconomique constitue le risque le plus alarmant pour 2026. Elle est citée par 18 % des répondants. Les conflits armés entre pays arrivent en deuxième position avec 14% des réponses. Confirmant ainsi la prédominance des risques géopolitiques dans les préoccupations immédiates.

Les événements météorologiques extrêmes complètent le podium avec 8 % des réponses. Suivent la polarisation sociétale et de la désinformation-mésinformation, chacune recueillant 7 % des mentions.

Une vision à long terme dominée par l’environnement

De ce fait, l’analyse distingue trois horizons temporels et révèle une évolution notable des préoccupations. Si les risques géopolitiques dominent à court terme, les inquiétudes environnementales prennent le dessus à long terme (horizon 2036). Les événements météorologiques extrêmes occuperont alors le premier rang, suivis par la perte de biodiversité et les changements critiques du système terrestre.

Pour la Tunisie, l’enquête menée par l’IACE, partenaire officiel du WEF, révèle des préoccupations centrées sur deux catégories : économique et sociétale. L’insuffisance des opportunités économiques ou le chômage arrive en tête, suivi par l’insuffisance des services publics et des dispositifs de protection sociale.

Contrairement aux années précédentes, les risques environnementaux disparaissent du classement tunisien en 2026. L’inflation, présente depuis 2023, demeure au cinquième rang des préoccupations nationales.

Les pays arabes partagent des inquiétudes similaires

L’analyse des neuf pays arabes interrogés (Tunisie, Maroc, Algérie, Égypte, Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar, Jordanie et Irak) démontre une convergence autour des risques économiques et sociétaux. L’inflation figure dans le top 5 de la majorité des pays.

Quelques exceptions notables : le Maroc place la pénurie d’eau et d’aliments au quatrième rang; l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis intègrent les effets néfastes de l’intelligence artificielle dans leur top 3; tandis que le Qatar s’inquiète des conflits armés entre États et des risques biologiques, chimiques ou nucléaires.

Méthodologie

L’échantillon global compte 60 % d’hommes et 40 % de femmes, composé à 38 % de professionnels, 24 % d’universitaires et 10 % de membres gouvernementaux. La tranche d’âge 40-59 ans représente 55 % des personnes interrogées, avec une majorité localisée en Europe (37,3 %).

Le rapport classe 34 risques selon cinq catégories : économiques, environnementaux, géopolitiques, technologiques et sociétaux. Ils permettent aux décideurs d’anticiper les défis émergents et de promouvoir une action collective pour bâtir un avenir plus résilient.

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Cession de 10 000 actions d’Assurances Maghrebia pour 565 000 dinars

Abdelaziz Essassi a procédé à la cession de dix mille actions de la compagnie Assurances Maghrebia le 23 décembre 2025. Et ce, pour un montant total s’élevant à 565 mille dinars. Cette transaction a été réalisée sur la base d’un cours moyen pondéré de 56,500 dinars par titre.

L’opération a fait l’objet d’une déclaration officielle à Tunis le 14 janvier 2026, conformément aux dispositions réglementaires régissant les transactions effectuées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes ou leurs proches. Le déclarant, Abdelaziz Essassi, est le père de Monsieur Nabil Essassi qui occupe actuellement la fonction de président du conseil d’administration de la société émettrice.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la transparence des marchés financiers imposée aux émetteurs dont les titres sont soumis à une communication rigoureuse sur les mouvements de capitaux impliquant des cadres dirigeants ou des membres de leur famille directe.

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Le ministère de l’Industrie adopte le Kaizen pour moderniser l’administration

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie engage une réforme interne majeure. Il adopte la démarche « Kaizen » d’amélioration continue pour moderniser son administration. L’objectif est clair : gagner en efficacité, améliorer la qualité du service public et renforcer la performance globale; avant une généralisation à toutes les structures relevant du ministère.

L’annonce a été faite le mercredi 14 janvier au siège du ministère. La ministre Fatma Thabet Chiboub a présidé la séance de travail dédiée au lancement de cette initiative. Elle était entourée de la cheffe de cabinet Afef Chachi Teyari, de Selim Fréchichi, chargé par intérim de la direction générale de l’innovation et du développement technologique, ainsi que de formateurs issus des principaux centres techniques industriels du pays. La ministre a souligné que la démarche Kaizen constitue un outil central pour installer des méthodes de gestion modernes. Elle repose sur la formation continue, la simplification des processus et la recherche permanente de l’excellence. Selon elle, cette culture ne doit pas se limiter aux entreprises. L’administration et ses cadres sont appelés à en devenir des acteurs clés.

Elle a également rappelé que la Tunisie a été désignée en tant que centre régional d’excellence Kaizen. Le pays devient ainsi une plateforme de diffusion de la culture de l’amélioration continue. Ce positionnement vise à renforcer la compétitivité de l’industrie tunisienne et impose un effort accru sur le développement des compétences et du capital humain.

Introduite en Tunisie dès 2006, la démarche Kaizen a déjà porté ses fruits. Plus de 200 entreprises industrielles ont été accompagnées. Près de 130 experts ont été formés dans le domaine de l’amélioration continue, jetant les bases d’un écosystème national tourné vers la performance et la qualité.

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Plastique en Tunisie : l’alerte rouge sur les côtes et dans les corps

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord verra sa production de déchets passer de 129 millions de tonnes par an actuellement à 255 millions de tonnes d’ici 2050, selon le rapport « Problème mondial, solutions locales » de Greenpeace MENA. Le document alerte sur l’ampleur de la pollution plastique et met en avant les initiatives citoyennes face aux carences étatiques.

Le rapport se concentre sur cinq pays (Égypte, Liban, Arabie saoudite, Maroc et Tunisie) et souligne l’action d’organisations locales engagées contre la pollution plastique, notamment marine. En Tunisie, les chiffres sont préoccupants. Le pays produit 2,5 millions de tonnes de déchets par an, dont environ 188.000 tonnes de plastique. Chaque année, près de 80.000 tonnes de plastique polluent les côtes tunisiennes, dont 17.000 tonnes se retrouvent directement en mer. Cette pollution affecte lourdement la biodiversité marine : des résidus plastiques ont été retrouvés dans 80 % des animaux échoués ou autopsiés sur les plages tunisiennes, particulièrement les tortues marines.

Des lois inefficaces et des acteurs locaux mobilisés

Malgré l’adoption de décrets interdisant les sacs plastiques à usage unique en 2016 puis 2020, leur application reste largement défaillante. Les sacs prohibés demeurent omniprésents sur les marchés, illustrant les failles dans l’exécution de la législation.

L’ONG « Notre Grand Bleu » (NGB), fondée en 2012 par des plongeurs, pêcheurs et chercheurs, s’est imposée comme acteur clé de la protection marine en Tunisie. L’organisation combine recherche scientifique et savoirs empiriques des pêcheurs locaux. Elle milite notamment contre le « plastique fantôme », appelant à l’interdiction des engins de pêche en plastique. Selon ses estimations, quelque 100.000 pièges à poulpes en plastique sont perdus chaque année dans le golfe de Monastir, continuant de piéger la faune marine. L’association développe également des projets d’économie circulaire en collaboration avec des artisans transformant les engins de pêche récupérés en objets décoratifs, et mène des actions de sensibilisation auprès de la jeunesse, avec plus de 100 jeunes membres formés à la plongée et à l’éducation environnementale.

Les « Berbechas », héros invisibles du recyclage

Le rapport salue le rôle des chiffonniers, appelés « Berbechas », qualifiés de « héros invisibles » du recyclage. Ces collecteurs informels récupèrent environ 80 % des déchets recyclables du pays. Bien que l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGed) supervise le secteur, le taux de recyclage officiel ne dépasse pas 4 %, laissant le système largement dépendant de ces travailleurs non reconnus et dépourvus de protection sociale.

À l’échelle régionale, le rapport rappelle que la mer Méditerranée est devenue l’une des plus polluées au monde. Bien qu’elle ne représente que 1 % des eaux mondiales, elle concentre 7 % des microplastiques de la planète. Les pertes économiques liées à la dégradation des écosystèmes marins sont estimées entre 500 milliards et 2.500 milliards de dollars par an.

Les risques sanitaires sont également pointés du doigt. Les individus peuvent ingérer jusqu’à 68.000 microparticules de plastique par jour via l’air intérieur, une exposition associée à des inflammations chroniques et à des atteintes à la santé reproductive, conclut Greenpeace MENA.

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Analytica 2026 : l’AHK Tunisie ouvre les portes du géant mondial des technologies de laboratoire

L’AHK Tunisie organise une délégation professionnelle au salon Analytica 2026, que le parc des expositions de Munich accueillera du 24 au 27 mars 2026. Les professionnels du secteur reconnaissent ce salon comme le leader mondial des technologies de laboratoire, de l’analyse, des biotechnologies et de la conférence. Cet événement revient tous les deux ans et constitue un rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur.

Le salon réunit l’ensemble de la filière, de l’industrie à la recherche, et offre une plateforme unique permettant de découvrir les solutions les plus récentes pour toute la chaîne de valeur de l’analyse et du traitement de données. Les visiteurs pourront explorer les tendances majeures en sciences de la vie et comprendre comment l’intelligence artificielle transforme le travail en laboratoire. L’événement mettra également en lumière des solutions pour rendre les laboratoires plus écologiques et durables.

Analytica 2026 permettra de rencontrer un large panel de fournisseurs, incluant des start-ups innovantes, des leaders internationaux et des fournisseurs multibranches. Le salon garantit une présentation réussie des technologies de laboratoire innovantes, des analyses de pointe et des biotechnologies d’avenir. Dans ce cadre, l’AHK Tunisie propose un accompagnement personnalisé aux participants du 23 au 27 mars 2026. Les organisateurs fixent la date limite d’inscription à cette délégation au 23 janvier 2026.

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La BVMT lance la deuxième cohorte du programme Reporting ESG

La Bourse de Tunis a annoncé le lancement, à partir du 15 janvier 2026, de la deuxième cohorte du programme « Reporting ESG », en partenariat avec la Société Financière Internationale, institution du Groupe de la Banque mondiale. Cette nouvelle phase élargit le périmètre des bénéficiaires en intégrant à la fois des sociétés cotées et des entreprises à participation publique.

Ce programme s’inscrit dans l’engagement de la Bourse de Tunis en faveur de la finance durable et dans le cadre de son adhésion à l’initiative des Nations Unies « Sustainable Stock Exchanges ». Il vise à promouvoir la transparence et les meilleures pratiques en matière environnementale, sociale et de gouvernance.

Après les résultats jugés encourageants de la première cohorte pilote, cette seconde édition ambitionne de renforcer les capacités des entreprises participantes en gouvernance ESG, d’améliorer la qualité et la comparabilité des informations extra financières publiées et de soutenir leur contribution aux Objectifs de Développement Durable.

Le dispositif prévoit un accompagnement des entreprises à travers des sessions de formation et un appui méthodologique tout au long du processus de reporting.

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« Trump et Netanyahou » : la riposte cinglante de Larijani enflamme les réseaux

« Nous annonçons les noms des principaux assassins du peuple iranien : Trump et Netanyahou ». C’est par cette formule que le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, Ali Larijani, a réagi à un message publié par le président américain Donald Trump sur la plateforme Truth Social, dans lequel celui-ci écrivait : « Patriotes iraniens, continuez à manifester et prenez le contrôle de vos institutions ! Retenez les noms des assassins et des agresseurs, car ils paieront un prix très lourd ».

Trump ajoutait : « J’ai annulé toutes les réunions avec les responsables iraniens jusqu’à ce que cessent les massacres insensés des manifestants. L’aide est en route vers vous. Œuvrons pour rendre l’Iran grand à nouveau ».

La réponse directe de Larijani au message de Trump a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où militants et analystes se sont employés à décrypter l’appel de Trump et la position de Larijani.

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Crise à l’UGTT : Taboubi revient sur sa démission

Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a annoncé, mercredi 14 janvier 2026, qu’il revenait sur sa décision de démissionner de la direction de la centrale syndicale. Cette information a été relayée par un média de la place.

Le dirigeant syndical a expliqué que ce revirement fait suite à la demande de la majorité des membres du bureau exécutif qui se sont déplacés à son domicile dans la journée. Taboubi a précisé que l’organisation syndicale a traversé plusieurs tournants depuis sa création et que la réorganisation interne de la structure constitue désormais une priorité majeure.

Le secrétaire général a appelé l’ensemble des acteurs à tirer les enseignements de leurs erreurs et des crises traversées afin que l’Union revienne plus forte qu’auparavant. Ces déclarations interviennent après une période de tensions au sein de la direction de la centrale syndicale tunisienne.

Nous y reviendrons.

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Grandes surfaces et partenaires sociaux : un accord en faveur des salariés

Une avance sur l’augmentation salariale prévue pour l’année 2025, d’un montant net de 450 dinars, sera versée aux travailleurs du secteur des grandes surfaces. Cette décision a été prise à l’issue d’une séance de travail tenue le lundi 12 janvier 2026 au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).

L’information a été confirmée par Mohamed Barkati, secrétaire général par intérim de la fédération concernée, dans une déclaration accordée à Echâab News, l’organe de presse de l’UGTT. La réunion a rassemblé la Chambre nationale des grandes surfaces, la société Aziza ainsi que la Fédération générale des industries alimentaires, du tourisme, du commerce et de l’artisanat. Elle s’est soldée par un accord prévoyant le versement de cette avance en deux tranches.

Cette mesure vise à anticiper les hausses salariales prévues pour 2025 et à renforcer le pouvoir d’achat des employés du secteur; et ce, dans un contexte économique particulièrement difficile. Les modalités précises du calendrier de paiement seront arrêtées prochainement entre les parties signataires.

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Soldes d’hiver : des prévisions pessimistes

La saison des soldes hivernales 2026 débutera le jeudi 29 janvier et s’étendra sur une période de huit semaines à compter de la date de lancement. L’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur (OTIC) réclame une refonte complète du cadre législatif régissant les soldes et les franchises commerciales. Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, son président, Lotfi Riahi, dénonce un système qui fragilise l’industrie nationale et érode le pouvoir d’achat des Tunisiens. Une initiative législative est actuellement en préparation pour fusionner et amender les textes régissant ces deux domaines, jugés indissociables pour la protection du produit tunisien.

Il explique que le dispositif actuel de la franchise a dévié de sa mission première qui visait à favoriser le transfert technologique et le développement économique. Au lieu de cela, il a permis l’inondation du marché par des produits étrangers souvent de qualité inférieure, mais commercialisés à prix élevés sous couvert de marques internationales. Les produits importés occupent désormais environ 80 % de l’espace de vente, ne laissant qu’une part marginale de 20 % aux productions tunisiennes. Ce déséquilibre empêche toute concurrence loyale et affaiblit la compétitivité des fabricants locaux face à la masse des importations.

Lotfi Riahi dénonce des marges bénéficiaires démesurées pratiquées sur les articles vendus sous franchise, atteignant parfois 70 % à 80 %. Cette situation pèse lourdement sur le budget des ménages et a instauré une normalisation de la cherté de la vie. Le consommateur finit par accepter des prix élevés comme une fatalité, sans percevoir l’impact réel des marges commerciales sur le coût final des produits. L’érosion du pouvoir d’achat et la domination des produits importés laissent présager une saison des soldes d’hiver peu attractive pour les citoyens tunisiens.

Le président de l’OTIC met en garde contre les répercussions sociales de ce modèle économique qu’il qualifie d’importation de chômage. En privilégiant systématiquement les produits étrangers, la Tunisie délaisse son propre secteur industriel, notamment le textile, qui disposait autrefois d’un réseau de production d’excellence. L’organisation préconise une décision politique ferme pour plafonner les marges bénéficiaires et encourager la production locale afin de combler le vide laissé par les importations massives.

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Le ministère des Finances assouplit l’application de la facturation électronique obligatoire

Le ministère des Finances a annoncé qu’il adoptera une approche flexible dans l’application de la « facturation électronique obligatoire » entrée en vigueur le 1er janvier 2026, afin d’éviter les perturbations économiques.

L’article 53 de la loi n° 17 de 2025 datée du 12 décembre 2025 relative à la loi de finances pour l’année 2026 impose la soumission des opérations à la facturation électronique à compter du 1er janvier 2026, a rappelé le ministère dans un communiqué.

Cette souplesse dans l’application vise à pallier les difficultés d’accès aux plateformes électroniques que pourraient rencontrer de nombreuses petites et moyennes entreprises en particulier, ainsi que plusieurs autres secteurs d’activité.

Le ministère entend ainsi prévenir les dysfonctionnements et la confusion susceptibles d’engendrer des conséquences indésirables sur la situation économique générale.

A noter que le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu en audience la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, dans la soirée du lundi 12 janvier au Palais de Carthage, audience au cours de laquelle il a été  question entre autres de la facturation électronique. Et du moins qu’on puisse dire, et une fois n’est pas coutume, la presse a été d’un apport important en la matière.

 

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Tunisie : le tourisme de golf bondit de 24 % en 2025

Près de 83 000 visiteurs ont fréquenté les parcours de golf en 2025; contre environ 67 000 en 2024. Soit une progression de 24 %, selon les données du ministère du Tourisme et de l’Artisanat. Ces chiffres confirment l’essor rapide du tourisme de golf en Tunisie et son poids économique stratégique. D’autant plus que la dépense d’un touriste de golf équivaut à quatre fois la dépense moyenne par touriste.

Cette dynamique a été présentée lors d’une séance de travail présidée lundi par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofien Tekia. Elle se consacrait au suivi de la mise en œuvre du programme de développement du tourisme de golf. Le ministère souligne que cette hausse reflète un intérêt croissant pour ce produit touristique et met en évidence des opportunités d’investissement à forte valeur ajoutée.

La réunion, tenue en présence d’acteurs du secteur issus de plusieurs régions et de représentants des fédérations professionnelles, a abouti à la décision d’organiser prochainement un forum national dédié au tourisme de golf. Ce rendez-vous rassemblera l’ensemble des intervenants. Et ce, afin de présenter un plan d’action fondé sur la complémentarité entre les secteurs public et privé. Il cherchera également à lever les obstacles, stimuler l’investissement et renforcer la compétitivité de la destination tunisienne.

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2902 Tunisiens recrutés à l’étranger en 2025, l’Allemagne en tête

En 2025, environ 2 902 Tunisiens ont été recrutés pour travailler à l’étranger; contre 3 650 en 2024. C’est ce qu’indique l’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT).

L’Allemagne a accueilli le plus grand nombre de travailleurs tunisiens (647), suivie par l’Arabie saoudite (358), le Canada (339), la France (331), le Sultanat d’Oman (300), le Qatar (183) et l’Italie (139). Le secteur de la santé a dominé les recrutements avec 1 244 cadres médicaux et paramédicaux, soit 43 % du total. Le secteur de l’enseignement a enregistré 620 recrutements (21 %), suivi par l’administration (214), les activités culturelles et sportives (192), l’industrie (180) et enfin le tourisme et les services (156).

L’ATCT gère 27 486 coopérants et experts, dont 52 % travaillent dans les pays arabes, 31 % en Europe et 13 % au Canada. Dans le cadre de la coopération triangulaire et de la coopération Sud-Sud, l’Agence a envoyé 22 experts en 2025 pour soutenir divers domaines — promotion des exportations, agriculture, irrigation et pêche maritime — dans des pays africains et arabes comme le Tchad, la Guinée, le Sultanat d’Oman et la Jordanie.

L’ATCT a également organisé douze visites d’études, sessions de formation et ateliers, permettant à 119 cadres africains et arabes d’échanger leurs expériences et de renforcer leurs compétences en s’inspirant des pratiques tunisiennes dans plusieurs secteurs de développement prioritaires.

Par ailleurs, l’Agence poursuit quatre projets de coopération triangulaire avec la Banque islamique de développement, couvrant le commerce, la sécurité alimentaire, la numérisation des services financiers et l’agriculture, au profit de la Guinée, du Tchad, de Djibouti, du Sultanat d’Oman et de la Jordanie, en partenariat avec des institutions tunisiennes.

Elle a lancé un projet dans le secteur laitier pour le Sultanat d’Oman avec la Banque islamique de développement, ainsi qu’un projet en Jordanie consacré à la culture du blé et des agrumes.

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Le FCPR Theemar distribuera 236,099 dinars de dividendes par action

Les porteurs de parts du FCPR Theemar Investment Fund vont percevoir un nouveau flux de trésorerie. United Gulf Financial Services – North Africa a officialisé la distribution d’un dividende au titre de l’exercice 2023, marquant une étape supplémentaire dans la phase de liquidation du fonds.

Chaque part souscrite et entièrement libérée donnera droit à un montant de 236,099 dinars. Les paiements débuteront à partir du jeudi 18 décembre 2025, selon le calendrier communiqué par la société de gestion.

Cette opération découle de la décision adoptée par le conseil d’administration lors de sa réunion du 23 septembre 2025. Elle s’inscrit dans le cadre du régime spécifique dont bénéficie le fonds, actuellement en état de liquidation sous procédure allégée.

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Un médecin, une conscience, un combat : adieu Slim Ben Salah !

 La disparition de Docteur  Slim Ben Salah, ancien président du Conseil national de l’Ordre des médecins et éminent spécialiste en chirurgie pédiatrique, survenue le 9 janvier 2026, a bouleversé bien au-delà du monde médical. Elle a ému les milieux humanitaires et les défenseurs des droits de l’homme, tant l’homme incarnait une vision engagée, éthique et profondément humaine de la médecine.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a annoncé son décès dans un communiqué saluant « un confrère qui a profondément marqué la profession par son engagement et son parcours ». La nouvelle a aussitôt suscité une vive émotion dans les cercles médicaux, académiques et institutionnels.

Médecin reconnu, Slim Ben Salah incarnait une pratique exigeante, responsable et tournée vers l’avenir. Il s’opposait aux dérives de la communication médicale, à la marchandisation de la santé et à l’usage superficiel des technologies. Pour lui, la télémédecine et la e-santé devaient demeurer des outils au service du patient et de la qualité des soins, jamais des vitrines ni des gadgets.

Homme de dialogue et de convictions, il était aussi un homme de causes. Son engagement humanitaire, constant et discret, trouvait une expression particulière dans son soutien à la cause palestinienne. À plusieurs reprises, il s’était rendu en Cisjordanie dans le cadre de missions médicales, mettant son expertise au service de populations privées d’un accès normal aux soins. Cet engagement, loin de toute posture médiatique, révélait une rare cohérence entre ses valeurs, sa pratique et sa conception du rôle du médecin dans le monde contemporain.

Slim Ben Salah laisse l’image d’un grand médecin humaniste, d’un militant des droits de l’homme et d’un bâtisseur d’institutions, dont l’héritage continuera d’inspirer la profession.

 

 

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