Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Le Kenya obtient un accès en franchise de droits au marché chinois

Le Kenya a conclu un accord commercial préliminaire avec la Chine, qui accorde un accès en franchise de droits au marché chinois pour 98,2% de ses produits d’exportation. Les deux parties poursuivent les discussions en vue d’un accord commercial bilatéral complet. Cet accord fait suite à des négociations visant à aligner l’accès au marché du Kenya sur celui d’autres pays africains bénéficiant déjà d’un accès en franchise de droits et sans quotas à la Chine.

Le Kenya cherche depuis longtemps à réduire le déséquilibre commercial persistant avec la Chine, tout en élargissant l’accès de ses produits locaux aux grands marchés mondiaux. Selon la base de données Comtrade des Nations unies sur le commerce international, les exportations de la Chine vers le Kenya se sont élevées à 8,582 milliards de dollars américains en 2024, alors que le flux dans le sens contraire n’a pas dépassé 200 millions de dollars.

Les nouvelles perspectives pourraient ouvrir de nouvelles trajectoires de croissance pour les agriculteurs, les industries et toute la région de l’Afrique de l’Est. En augmentant les exportations de produits très demandés comme le thé, le café et les avocats, le Kenya peut réduire son déficit commercial, générer des devises étrangères et renforcer sa production régionale. Des concertations techniques supplémentaires seront engagées pour mettre en œuvre l’accord et préparer les producteurs kényans à tirer pleinement parti de cet élargissement de l’accès au marché.

En ce qui nous concerne, la Tunisie bénéficie déjà d’un accord de libre-échange avec la Chine dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Il est donc crucial d’accélérer sa mise en œuvre pour en tirer pleinement profit et générer un impact positif significatif sur notre balance commerciale.

 

L’article Le Kenya obtient un accès en franchise de droits au marché chinois est apparu en premier sur Managers.

Le Tunindex reprend des couleurs

Comme attendu, le marché actions n’a pas tardé à reprendre des couleurs. Désormais, le Tunindex est en territoire positif, affichant un rendement annuel de 0,27%. Entre le plus haut et le plus bas de l’année, il y a bel et bien plus de 165 points.

Les banques ont été le moteur de cette reprise et leur rendement annuel est de 0,40%. Il y a une sorte de confiance dans les performances du secteur qui demeure le principal distributeur de dividendes. En dépit de toutes les pressions sur le secteur, les investisseurs demeurent convaincus de la capacité des établissements de crédit à se montrer résilients.

L’autre poids lourd du Tunindex, à savoir le groupe de sociétés opérant dans les biens de consommation, a fait également son rattrapage et affiche une performance de 0,88% depuis le début de l’année.

Côté volume, le début de l’année est prometteur. Les échanges ont totalisé 62,430 Mtnd, soit une moyenne quotidienne de 6,936 Mtnd (un seul sens), en hausse de 60,9% en glissement annuel.

La dynamique positive va se poursuivre, avec les dernières prises de position sur les sociétés qui collent avec une stratégie yield. Les chiffres trimestriels seront d’une grande utilité puisqu’ils guideront les investisseurs dans la bonne direction. Il n’y aurait pas un événement macroéconomique majeur dans les mois à venir. Même avec les perturbations géopolitiques, surtout dans les zones de production de pétrole, le Brent demeure dans la fourchette de prix estimée et ne risque pas un dérapage durable. Le momentum est favorable pour une prise de risque.

 

 

L’article Le Tunindex reprend des couleurs est apparu en premier sur Managers.

Les revenus de Telnet Holding dépassent 81 Mtnd fin 2025

Telnet Holding a publié ses chiffres pour le dernier trimestre 2025, ouvrant le bal des indicateurs d’activité de cette période. Les produits d’exploitation du quatrième quart ont affiché une baisse de 2,2%, totalisant 19,127 Mtnd. Sur toute l’année, une hausse de 17,0% en glissement annuel est enregistrée, à 81,134 Mtnd.   

Représentant 79,5% des produits d’exploitation, le pôle Recherche et développement en ingénierie produit a connu une croissance de 6,3%, en dépit d’un contexte économique mondial caractérisé par le ralentissement des activités des partenaires européens. La société projette une croissance plus importante à partir de 2026 grâce au démarrage d’un nouveau projet important avec un nouveau client.

Bien que contribuant moins aux produits d’exploitation (13,2%), le pôle Services PLM et services intégration réseaux a signé une croissance rapide de 23,4% par rapport à l’année précédente.

Les charges d’exploitation ont totalisé 68,948 Mtnd, en accélération de 24,2% sur une année. Les charges de personnel se sont établies à 51,886 Mtnd. La société a pris le choix de prendre en charge l’effet découlant de la révision du barème de l’impôt des personnes physiques tel que prévu par les nouvelles dispositions de la loi de finances pour l’année 2025. Cette mesure est justifiée par la volonté de préserver le capital humain du groupe afin d’assurer toujours les partenaires historiques et de faire face aux nouveaux défis, à la suite de l’entrée de la nouvelle activité avec le nouveau client. De plus, il y a eu l’octroi d’une augmentation des salaires en 2025 dont le taux moyen, inférieur à celui accordé en 2024, est proche du taux d’inflation du pays, sans oublier une hausse de l’effectif du groupe de 5% par rapport à l’année d’avant.  

Les produits de placement ont baissé de 50,3% à 0,103 Mtnd, à cause de l’engagement de la trésorerie au cours du second semestre 2024 pour le règlement d’une pénalité douanière d’un montant de 7,400 Mtnd. Cela a entraîné une réduction de la trésorerie disponible génératrice de produits en 2025.

L’Ebitda du groupe s’élève à 12,186 Mtnd, en repli de 11,7% en glissement annuel. Ces chiffres sont globalement bons. Il est évident que la société a besoin d’augmenter plus rapidement ses revenus que ses charges. Telnet Holding demeure toujours profitable et il n’y a pas de risques sur le dividende de cette année, servi par la société mère.

 

 

 

L’article Les revenus de Telnet Holding dépassent 81 Mtnd fin 2025 est apparu en premier sur Managers.

Plus de 1 873 Mtnd d’émissions sur le marché financier en 2025

L’année 2025 a enregistré une nette amélioration des émissions de titres de capital. Les émissions ont totalisé 367,507 Mtnd, en hausse de 38,2 % par rapport à 2024. La contribution des sociétés cotées s’est élevée à 156,446 Mtnd, contre 211,060 Mtnd pour celles hors cote.

En numéraire, les émissions ont totalisé 235,500 Mtnd (130,143 Mtnd en 2024). Les incorporations des réserves ont atteint 67,446 Mtnd (76,636 Mtnd en 2024). Enfin, il y a eu des recapitalisations par compensation de créances pour un montant de 64,560 Mtnd (59,060 Mtnd en 2024).

En tout, et si nous tenons compte des titres de créances, dont les émissions se sont élevées à 1 506,300 Mtnd en 2025 (496,400 Mtnd en 2024), le marché a pu rapporter 1 873,807 Mtnd l’année dernière. C’est une vraie percée par rapport à 2024.

L’année en cours pose des questions, du moment que la fin de l’année a été marquée par la multiplication des émissions obligataires par les établissements de crédit, ce qui réduit la probabilité de les revoir sur le marché durant la première moitié de 2026. Quant au Trésor, nous sommes convaincus qu’il réduira ses interventions sur le marché cette année, surtout avec une belle enveloppe de 11 000 Mtnd sécurisée auprès de la Banque centrale de Tunisie.

Les chiffres de 2026 dépendront réellement du calendrier des introductions en Bourse et des augmentations de capital, surtout par les sociétés hors cote. Ce qui est certain, c’est que la liquidité est abondante et que la baisse des taux va pousser les investisseurs à accepter une dose supplémentaire de risque.

 

L’article Plus de 1 873 Mtnd d’émissions sur le marché financier en 2025 est apparu en premier sur Managers.

La Société de Services des Huileries signe une bonne année 2024

La Société de Services des Huileries, société faisant appel public à l’épargne, a annoncé des revenus de 0,625 MTND, en hausse de 52,1% à 0,625 MTND. Cette amélioration a permis à la société de couvrir les charges d’exploitation, qui se sont établies à 0,489 MTND, ce qui a permis de publier un EBIT de 0,139 MTND, contre une perte d’exploitation de 0,060 MTND en 2023.

La société n’a quasiment pas de charges financières puisqu’elle n’a pas d’endettement. Le résultat net s’est élevé à 0,135 MTND. Grâce à cette performance, la société pourra absorber ses pertes antérieures, qui sont de l’ordre de -0,131 MTND.

La société est spécialisée dans la collecte, le transport, le tri, le traitement, le recyclage et la valorisation des déchets des huileries. Vu l’excellente saison oléicole de la campagne précédente et de celle en cours, la production de margines et de grignons va exploser et il y a le potentiel pour produire des centaines de mètres cubes de margines par jour. Une telle dynamique garantira un volume d’affaires très intéressant durant la campagne actuelle. De plus, les huileries sont de plus en plus tenues de prouver une gestion écologique de leurs déchets via des sociétés agréées.

Le potentiel de valorisation agricole est très important, avec la production de compost de qualité, très demandé par l’agriculture. En outre, et après stabilisation et traitement, les margines peuvent être utilisées comme eau d’irrigation dans le cadre de programmes agréés. Malheureusement, nous n’avons pas de parc automobile qui utilise le biogaz, sinon il est possible d’extraire du biométhane purifié. C’est une perspective à moyen et long terme très porteuse.

 

L’article La Société de Services des Huileries signe une bonne année 2024 est apparu en premier sur Managers.

Bénéficiaire effectif: ce qui change dans son obtention

La notion de bénéficiaire effectif est un concept clé dans la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, la fraude fiscale et la corruption. Il s’agit des personnes physiques qui contrôlent directement ou indirectement une société et profitent des avantages économiques (dividendes essentiellement) générés par les actifs détenus par l’entreprise, même si ces actifs sont enregistrés au nom d’un tiers. En Tunisie, cela concerne les personnes physiques qui détiennent directement ou indirectement un pourcentage égal ou supérieur à 20% du capital ou des droits de vote.

Ces informations, qui concernent des personnes physiques, relèvent de la protection des données personnelles et ne sont donc pas publiques. Cependant, un récent arrêté de la présidence du gouvernement permet désormais aux entités assujetties à la lutte contre le blanchiment d’argent d’y accéder via la plateforme du RNE, pour leur permettre de remplir leurs obligations légales. Ces informations sont envoyées électroniquement aux entités spécialisées, sur demande. Parmi ces dernières, nous trouvons la Banque centrale de Tunisie, la Commission tunisienne des analyses financières, la douane, la CNSS, les tribunaux et le ministère de l’Intérieur.

Pour le grand public, l’accès n’est possible que sur demande justifiée. Celle-ci doit être déposée via la plateforme du Registre national des entreprises (RNE) et doit exposer de manière détaillée les motifs nécessitant l’identification du bénéficiaire effectif d’une entité. Une réponse, qu’il s’agisse d’une acceptation ou d’un refus, sera communiquée sous 48 heures.

Cette mesure représente une nouvelle avancée dans le dispositif national de lutte contre le blanchiment d’argent. En renforçant la transparence, elle consolidera les outils de détection et de prévention, permettant ainsi aux entités assujetties d’agir avec plus d’efficacité.

 

L’article Bénéficiaire effectif: ce qui change dans son obtention est apparu en premier sur Managers.

La Bulgarie lance un programme Visa pour nomades numériques

Si vous êtes à la recherche de votre prochaine base de travail à distance, regardez au-delà des pôles habituels au Portugal et en Espagne et envisagez le nouveau membre de l’espace Schengen, la Bulgarie. Ce pays a récemment lancé un visa pour nomades numériques.

Pour postuler à ce visa, les candidats doivent être des citoyens non membres de l’EEE (Espace économique européen, soit les 27 pays de l’Union européenne et les trois pays de l’Association européenne de libre-échange qui sont l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège) qui travaillent à distance et perçoivent un revenu en dehors de la Bulgarie.

Vous devez également répondre à l’un des trois critères d’éligibilité suivants:

– Indépendants ou prestataires de services fournissant des services à des clients non bulgares depuis au moins un an avant la demande.

– Employés à distance d’entreprises enregistrées en dehors de l’UE, de l’EEE et de la Suisse.

– Propriétaires d’entreprise ou détenteurs de plus de 25% d’une société enregistrée à l’étranger.

Les candidats doivent prouver un revenu annuel d’au moins 50 fois le salaire minimum mensuel bulgare, soit 620 euros ou au moins 31 000 euros par an.

Pour bénéficier du visa de nomade numérique de la Bulgarie, les candidats doivent obtenir un visa de long séjour de type D dans une ambassade ou un consulat bulgare dans leur pays d’origine. Le visa de long séjour de type D permet aux étrangers d’entrer en Bulgarie et de demander un titre de séjour.

Une fois arrivé en Bulgarie, vous devez demander un permis de séjour dans le cadre du programme Visa pour nomades numériques dans les 14 jours.

Pour obtenir un permis de séjour, les candidats doivent fournir une preuve de leur séjour en Bulgarie, un certificat de casier judiciaire vierge de leur pays de résidence, des traductions en bulgare de tout document étranger, et atteindre le seuil de revenu minimum officiel de 31 000 euros par an.

Les candidats doivent également prouver qu’ils disposent d’une assurance maladie qui les couvre en Bulgarie et qui est valable dans tout l’espace Schengen.

Le Visa de nomade numérique est valable un an et peut être renouvelé pour une autre année, à condition de remplir les conditions d’éligibilité.

Bonne chance!

 

L’article La Bulgarie lance un programme Visa pour nomades numériques est apparu en premier sur Managers.

Pourquoi les sociétés cotées anticipent-elles le recrutement d’administrateurs?

Quelques sociétés cotées à la Bourse de Tunis commencent déjà à lancer des appels à candidatures pour les représentants des actionnaires minoritaires et/ou indépendants au sein de leurs conseils d’administration. Pourtant, nous sommes encore au mois de janvier, à pas moins de trois mois du coup d’envoi de la saison des assemblées générales.

À notre avis, cela s’explique par les contraintes réglementaires strictes, la logique de bonne gouvernance et la nécessaire anticipation stratégique.

La réglementation impose un calendrier très précis. L’ordre du jour complet et les projets de résolutions doivent être publiés au moins 15 jours avant la tenue de l’Assemblée générale pour les sociétés cotées. Pour qu’une candidature puisse y être intégrée et soumise au vote de l’ensemble des actionnaires, elle doit parvenir à la société bien en amont. Lancer les appels à candidatures dès maintenant est indispensable pour respecter le cadre légal.

Au-delà du simple respect des délais, un processus de sélection précoce permet de mener un processus de sélection rigoureux et crédible. Les candidats doivent être vérifiés, avec le contrôle de leur éligibilité, l’analyse approfondie de leur indépendance réelle, l’évaluation de leurs compétences et de leur expérience au regard des besoins du conseil. Le comité des nominations, ou le conseil dans son ensemble, doit prendre le temps d’examiner les dossiers et de rencontrer les candidats potentiels. Un recrutement précipité nuirait à la qualité de la sélection et à la légitimité future de l’administrateur élu. S’il s’agit d’un établissement financier ou de crédit, il faut également avoir le feu vert de la Banque centrale de Tunisie.

Par ailleurs, cette démarche précoce est un signal fort envoyé au marché, démontrant une volonté de transparence et une prise au sérieux des droits des minoritaires, éléments clés d’une gouvernance saine. Elle tient compte des réalités pratiques. Les profils expérimentés et qualifiés pour ces postes ont des agendas chargés. Les approcher tôt est nécessaire.

 

L’article Pourquoi les sociétés cotées anticipent-elles le recrutement d’administrateurs? est apparu en premier sur Managers.

Tunisie – Soldes : et si on libérait les prix toute l’année ?

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a annoncé que le coup d’envoi des soldes d’hiver sera donné le jeudi 29 janvier. Ils continueront sur 8 semaines.

 

Une question se pose cependant : pourquoi ne pas libéraliser les prix durant toute l’année ? Plusieurs boutiques le font sous la forme de « remise à la caisse » ou profitent des “Black Friday“ pour lancer des campagnes agressives durant quelques jours.

 

La raison d’être des périodes réglementées

Les soldes sont légalement encadrés et limités à des périodes précises, principalement pour réguler la concurrence et protéger les petits commerces. En empêchant une guerre des prix permanente, les autorités évitent que les grandes enseignes n’écrasent les acteurs plus modestes par des remises récurrentes.

 

Cette politique vise également à garantir une loyauté envers le consommateur en distinguant clairement les vraies périodes de déstockage des réductions marketing courantes. Cela permet aussi aux commerçants de gérer leurs stocks de façon cyclique et prévisible.

 

Impact d’une éventuelle libéralisation des prix

Si les prix devenaient libres toute l’année, les consommateurs pourraient effectivement bénéficier, en théorie, d’un coup de pouce immédiat sur leur pouvoir d’achat. La concurrence pourrait générer des promotions continues, offrant davantage de flexibilité pour acheter au bon moment sans attendre des dates officielles. Cela mettrait fin à l’attente semestrielle et rendrait les bonnes affaires potentiellement accessibles en permanence.

 

Cependant, cette libéralisation présenterait des risques à prendre en considération. Sans le cadre légal actuel, le prix de référence pourrait devenir fictif, les enseignes ajustant leurs tarifs initiaux à la hausse pour simuler des promotions permanentes, limitant ainsi le gain réel pour l’acheteur. Elle accélérerait aussi la concentration du marché au profit des grands acteurs capables de soutenir une guerre des prix constante, au détriment de la diversité commerciale. Une pression accrue sur toute la chaîne d’approvisionnement pourrait aussi en résulter, affectant à terme la qualité des produits ou les conditions de travail pour les fabricants locaux.

 

Il s’agit donc de faire le choix entre la liberté des prix et la stabilité régulée. Si l’assouplissement progressif de la loi, comme l’autorisation des promotions hors soldes, répond partiellement à l’envie de prix attractifs, une déréglementation totale pourrait brouiller les repères et avoir des effets indésirables à long terme. Une amélioration durable du pouvoir d’achat passerait plutôt par des mesures ciblées sur les revenus, la fiscalité et la transparence des marges, sans déstabiliser l’écosystème commercial dans son ensemble.

L’article Tunisie – Soldes : et si on libérait les prix toute l’année ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tarek Lassadi se rapproche du Groupe Kilani pour du tourisme haut de gamme

Tarek Lassadi est une figure bien connue du secteur touristique tunisien, largement reconnu comme un pionnier du tourisme numérique. Il est le fondateur de Traveltodo, la première agence de voyages en ligne de Tunisie, créée en 2004. La plateforme a révolutionné le marché en introduisant l’e-tourisme en Tunisie et s’est imposée comme un leader du secteur grâce à une croissance rapide et à des concepts innovants adaptés aux voyageurs tunisiens.

Après plus de 20 ans à la tête de Traveltodo, Tarek Lassadi a annoncé son départ et le début d’une nouvelle étape dans sa vie professionnelle. Il a annoncé sur sa page LinkedIn son rapprochement avec le Groupe Kilani, et ce, en vue de la création d’un pôle tourisme, principalement axé sur l’hospitalité et le haut de gamme.

Investir dans ce segment constitue une opportunité stratégique et rentable. Il y a un besoin pour la différenciation et la proposition d’une offre touristique réhaussée. Ce segment permet de capter une clientèle à fort pouvoir d’achat, moins sensible à la saisonnalité et générant des dépenses significativement supérieures au tourisme de masse, améliorant ainsi la rentabilité et stabilisant les revenus.

Face à une concurrence régionale encore limitée sur le luxe, et une demande internationale croissante pour des voyages authentiques et responsables, un investissement bien conçu peut générer des retours substantiels tout en contribuant à redynamiser l’image du pays, à créer des emplois qualifiés et à entraîner d’autres secteurs économiques locaux.

https://www.linkedin.com/posts/tareklassadi_whats-next-apr%C3%A8s-plus-de-20-ans-%C3%A0-la-t%C3%AAte-activity-7414261627752972290-B1D-?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAT1QcoBE1VLp9O2O1Upe8x_FQYe5LBYGs0

L’article Tarek Lassadi se rapproche du Groupe Kilani pour du tourisme haut de gamme est apparu en premier sur Managers.

Alkimia affiche une nouvelle perte de 18,759 Mtnd fin juin 2025

La Société chimique Alkimia a publié ses états financiers intermédiaires 2025. Les six premiers mois ont été soldés par une nouvelle perte de 18,759 Mtnd. Les fonds propres du spécialiste de l’industrie chimique se sont encore enfoncés, à -206,759 Mtnd.

Les revenus de la période se sont repliés de 19,6%, à 50,466 Mtnd. La production au 30 juin 2025 a atteint 14 482 tonnes réparties en 8 790 tonnes de tri-polyphosphate de sodium et 5 692 tonnes de MAP cristallisé, contre 16 787 tonnes produites au premier semestre 2024, enregistrant ainsi une baisse de 13,7%. Pour rappel, la société réalisait un chiffre d’affaires supérieur à 200 Mtnd jusqu’en 2014, avec des bénéfices à deux chiffres en millions de dinars.

D’un autre côté, l’entreprise a vu la valeur de ses charges d’exploitation baisser de croître de 20,8%, à 57,102 Mtnd. Le résultat d’exploitation demeure négatif, à -6,635 Mtnd, mais en amélioration par rapport aux -9,373 Mtnd de 2024. L’Ebitda s’est établi à -2,482 Mtnd contre -6,302 Mtnd une année auparavant. Alkimia a payé des charges financières nettes de -12,326 Mtnd, vu le recours à l’endettement pour financer le cycle d’exploitation.

Les commissaires aux comptes ont signalé le fait que la société rencontre toujours de grandes difficultés pour s’approvisionner en acide phosphorique, en quantité suffisante auprès du Groupe chimique tunisien qui, selon sa stratégie, donne la priorité à l’export, mettant ainsi en difficulté les entreprises locales qui revalorisent cette matière première en fabriquant d’autres produits finis destinés à l’export. Le plan de sauvetage arrêté par Alkimia a déjà débuté, mais il faut des années pour qu’il soit totalement exécuté.

 

L’article Alkimia affiche une nouvelle perte de 18,759 Mtnd fin juin 2025 est apparu en premier sur Managers.

Bourse: faut-il s’inquiéter de la baisse du Tunindex?

La Bourse de Tunis a entamé l’année 2026 dans le rouge foncé, reculant de 2,07% en trois séances d’échange. La capitalisation boursière a perdu 1,40% de sa valeur. Faut-il s’inquiéter de cette tendance, surtout après avoir terminé l’année 2025 sur une performance notable de 35,12%? Concrètement, rien n’a changé sur le front macroéconomique en quelques jours, ce qui exclut la thèse d’une chute brusque de la confiance des investisseurs. De plus, il y a toujours un volume d’échange cohérent avec la moyenne du marché par des épargnants qui cherchent des points d’entrée.

À titre de comparaison, le Tunindex a affiché un repli de 0,42% durant les trois premiers jours de Bourse en 2025. Il faut remonter à 2017 pour trouver une évolution positive de l’indice phare de la Place de Tunis sur une telle période.

Ce mouvement est donc une prise de bénéfices pour un réinvestissement dans l’action, la dette ou les placements bancaires. N’oublions pas qu’avec l’impôt sur la fortune, une gestion dynamique du patrimoine financier s’impose pour les plus fortunés qui ont nécessairement des portefeuilles en Bourse.

De plus, certains poids lourds du Tunindex étaient sous pression ces derniers jours, à l’instar de la Banque de Tunisie (-7,03%), de Délice Holding (-5,04%) et de la STAR (-5,53%). Globalement, les banques ont perdu 2,83%, les assurances 2,19%. Il suffit que ces titres reprennent pour que l’indice atteigne un point d’inflexion.

Il faut donc rester positif. Toutefois, cela n’empêche de bien valoriser les titres et de choisir le bon moment d’acquérir des actions. Les portefeuilles doivent être diversifiés. Nous ne sommes pas à l’abri des événements d’envergure mondiale qui peuvent causer des soucis à tous les marchés.

 

L’article Bourse: faut-il s’inquiéter de la baisse du Tunindex? est apparu en premier sur Managers.

Etats-Unis – Venezuela : une histoire de pétrole lourd

Ce qui s’est produit au Venezuela est, avant tout, une problématique économique. Le pays, qui s’est enfoncé dans le chaos, abrite pourtant 17 % des réserves mondiales de pétrole. L’oncle Sam, qui se focalise depuis quelques temps sur la sécurisation des différentes ressources naturelles pour se développer, ne peut pas rater une telle opportunité.

 

Un gisement encore peu exploité

Actuellement, le Venezuela possède les plus grandes réserves pétrolières au monde, avec 303 milliards de barils, constituées majoritairement de pétrole extra-lourd non conventionnel provenant de la ceinture pétrolifère de l’Orénoque. Étant donné que les perspectives de croissance de la production du Venezuela sont supérieures à celles de sa demande intérieure, le potentiel d’exportation du pays sera encore plus important à l’avenir.

 

Les données de production récentes révèlent la volatilité caractérisant les schémas de perturbation de l’approvisionnement en pétrole brut vénézuélien. Selon les estimations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la production est tombée au-dessous de 1 million de barils par jour fin 2025.

 

Du brut extra-lourd à volonté

Tout tourne effectivement autour de ce qui est appelé des ressources pétrolières non conventionnelles qui sont nécessaires pour compléter l’approvisionnement mondial en pétrole au cours des prochaines décennies.

 

Lire aussi: Venezuela – Adnen Limam : « L’intervention US enterre l’ordre mondial post-1945 »

 

Sont considérés comme conventionnels les pétroles bruts qui peuvent être produits dans les conditions économiques et technologiques actuelles et dans celles attendues dans un avenir proche. Le pétrole non conventionnel comprend les gisements de densité supérieure à celle de l’eau, ou le pétrole lourd.

 

Compte tenu des contraintes liées à la production de ces ressources, le Venezuela peut constituer une source fiable de pétrole extra-lourd non conventionnel pour bien longtemps.

 

Pourquoi les Etats-Unis en ont besoin ?

Les États-Unis ont besoin de pétrole brut lourd car leur infrastructure de raffinage, en particulier le long de la côte du Golfe, a été spécifiquement conçue pour traiter le pétrole dense et à haute teneur en soufre.

 

Des milliards de dollars ont été investis dans des machines complexes conçues pour traiter les importations en provenance du Canada, du Mexique et du Venezuela. Le remplacement ou la réaffectation de ces installations pour traiter le pétrole brut léger produit par la fracturation hydraulique nationale n’est pas réalisable sur le plan économique, car cela coûterait cher et prendrait des années à se concrétiser.

 

De plus, le pétrole brut lourd est essentiel pour produire des produits industriels très demandés comme le diesel, le kérosène et l’asphalte, qui ne sont pas aussi facilement dérivés du pétrole léger. Cela garantit que les États-Unis peuvent produire le mélange spécifique de produits raffinés nécessaire à leurs secteurs du transport et de la construction.

 

Cela crée un équilibre commercial stratégique. Les États-Unis exporteront leur pétrole brut léger de qualité supérieure vers les marchés internationaux à un prix plus élevé tout en important du pétrole brut lourd moins cher pour maximiser les marges bénéficiaires des raffineries et répondre aux besoins nationaux en carburant.

 

C’est pour cette raison que le Groenland, convoité publiquement par le président américain pour ses importantes ressources minières et son emplacement stratégique, doit sérieusement s’inquiéter.

L’article Etats-Unis – Venezuela : une histoire de pétrole lourd est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Un bénéfice de 1,720 Mtnd pour la SIAME au premier semestre 2025

La Société industrielle d’appareillage et de matériels électriques -SIAME- a fini par publier ses états financiers intermédiaires 2025, accompagnés du rapport des nouveaux commissaires aux comptes. La première moitié de l’exercice a été soldée par un bénéfice net de 1,720 Mtnd, quasiment stable par rapport à la même date en 2025.

Les revenus de la période se sont élevés à 22,643 Mtnd, en hausse annuelle de 2,2%. Le résultat d’exploitation s’est établi à 3,089 Mtnd, une amélioration de 10,2% en glissement annuel. L’Ebitda totalise 3,769 Mtnd contre 3,442 Mtnd fin juin 2024. Cette résilience revient, entre autres, à la stratégie mise en place par la SIAME et qui répercute la hausse des prix d’achat des matières premières et composants sur les prix de vente des produits finis, si l’augmentation est supérieure à 2%.

La société a engagé des charges financières de 1,137 Mtnd, expliquées par un recours plus intensif à l’endettement bancaire à court terme. Les concours bancaires et autres passifs financiers sont passés de 12,451 Mtnd mi-2024 à 15,832 Mtnd une année plus tard.

Le point le plus attendu était la conclusion du rapport des nouveaux commissaires aux comptes. Elle est positive, bien qu’il s’agisse d’un examen limité. Il “n’a pas relevé de faits qui nous laissent à penser que les états financiers intermédiaires ne présentent pas sincèrement, dans tous leurs aspects significatifs, la situation financière de la société au 30 juin 2025, ainsi que sa performance financière et ses flux de trésorerie pour la période arrêtée à cette date”. Cela devrait donner un coup de pouce au cours de l’action dès l’ouverture du marché aujourd’hui.

 

 

L’article Un bénéfice de 1,720 Mtnd pour la SIAME au premier semestre 2025 est apparu en premier sur Managers.

La capture de Nicolás Maduro se transforme en coup de pub du siècle pour Nike

Quelques heures après la publication de la photo de Nicolás Maduro menotté, les yeux bandés et vêtu d’un survêtement Nike Tech gris, cette tenue a été épuisée des magasins grâce à ce coup de projecteur marketing gratuit offert par l’image devenue virale. La veste et le pantalon restent, cependant, disponibles sur le site web de Nike, au prix respectif de 140 et 120 dollars. La recherche sur Google de sweat à capuche Nike Tech a affiché un pic.

Lancée à l’origine en 2013 dans le cadre de la collection Tech Pack de Nike, la ligne Tech Fleece avait connu un intérêt de recherche déclinant ces derniers mois. Cette tendance a été inversée de façon spectaculaire après que l’image a été postée par le président américain Donald Trump.

Et le leader incontestable du marché mondial des articles de sport n’était pas le seul à bénéficier de ce coup de grâce venu du ciel. Il y a aussi Origin USA qui a reçu une attention considérable après que Maduro a été photographié portant l’un de ses sweats à capuche bleus, cette fois après avoir été amené aux États-Unis. Cet article a été également épuisé des boutiques.

Ces événements ont montré comment un événement géopolitique inattendu peut avoir un impact significatif sur les tendances de consommation, relançant même l’intérêt pour un vêtement vieux de plus d’une décennie. Le rôle des réseaux sociaux est incontestable, faisant émerger des discussions sur le “coup de pub du siècle”, des blagues sur le costume d’Halloween parfait et des comparaisons stylistiques avec d’autres figures. Ils ont catalysé la transformation d’une image anecdotique en un phénomène internet global, fusionnant actualité, mode et commerce.

 

L’article La capture de Nicolás Maduro se transforme en coup de pub du siècle pour Nike est apparu en premier sur Managers.

Flutterwave acquiert la startup nigériane d’open-banking Mono

Flutterwave, l’une des plus grandes plateformes de paiement en Afrique, a acquis la startup nigériane d’open-banking Mono dans une transaction entièrement en actions évaluée entre 25 et 40 millions de dollars. En 2021, lors d’une levée de fonds de 15 millions de dollars en série A, elle a été valorisée (post-money) à 50 millions de dollars.

Mono a été fondée en 2020 et s’est développée au Kenya et au Ghana. Elle a pu traiter plus de 150 milliards de transactions et servi plus de 7 millions d’utilisateurs, se positionnant comme un fournisseur clé alors que le secteur fintech africain évolue vers des modèles de paiement bancaires et axés sur les données. Conformément à l’accord, elle continuera à fonctionner comme un produit indépendant, sans aucun changement dans sa direction ou ses opérations quotidiennes.

Grâce à cette opération, Flutterwave, qui se concentre sur les infrastructures de paiement pour les commerçants, les banques et les entreprises internationales opérant en Afrique, pourra élargir ses capacités au-delà de ses services actuels vers l’open-banking, les transferts de compte à compte et le KYC à travers le continent.

L’open-banking en est encore à un stade précoce et inégal à travers les marchés africains, les cadres réglementaires variant considérablement d’un pays à l’autre. Alors que le Nigeria a pris des mesures vers la standardisation, de nombreux marchés manquent encore de règles claires régissant le partage des données, le consentement et la responsabilité, ce qui façonne le rythme de l’adoption. Le vrai pari est donc une levée proche de ces barrières réglementaires.

 

L’article Flutterwave acquiert la startup nigériane d’open-banking Mono est apparu en premier sur Managers.

L’inflation à 5,3% en 2025

L’INS vient de confirmer les estimations avancées par la Banque centrale de Tunisie dans son dernier communiqué: le taux d’inflation pour l’ensemble de l’année 2025 s’est établi à 5,3%, contre 7% en 2024.

Pour le mois de décembre, le taux d’inflation a augmenté de 20 points de base par rapport à fin novembre. Cette hausse est principalement due à l’augmentation des prix du groupe «Habillement et chaussures» (+1,7%) et du groupe «Services de restauration, cafés et hôtellerie» (+0,6%), tandis que les prix du groupe «Alimentation» ont diminué de 0,2%. En glissement annuel, l’inflation s’est stabilisée à 4,9% par rapport au mois de novembre. Les prix des produits alimentaires se sont accélérés de 6,1%. Le mouvement de hausse a touché la viande d’agneau de 17,3%, les fruits frais de 16%, les légumes frais de 14%, la viande bovine de 10,6% et les poissons frais de 9,9%. En revanche, les prix des huiles alimentaires ont baissé de 14,8%.

Sur un an, les prix des produits manufacturés augmentent de 4,9% en raison de la hausse des prix des produits de l’habillement et chaussures de 9,1% et des produits d’entretien courant du foyer de 5,1%. Pour les services, l’augmentation des prix est de 3,9% sur un an, principalement expliquée par l’augmentation des prix des services d’hébergement de 11,6%.

Le taux d’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie) a baissé pour s’établir à 4,9% après 5% le mois précédent. Les prix des produits libres affichent une augmentation de 6,1% sur une année, alors que ceux des produits encadrés augmentent quant à eux de 0,8%. Les produits alimentaires libres ont connu une hausse de 7% contre 0,3% pour les produits alimentaires à prix encadrés.

Ces chiffres confirment qu’il y a une décélération certaine de l’inflation mais la pression sur les produits alimentaires demeure élevée. C’est le plus gros risque à moyen terme.

 

L’article L’inflation à 5,3% en 2025 est apparu en premier sur Managers.

Le marché de la pension livrée a dépassé 51 milliards de dinars en 2025

Le REPO (sale and repurchase agreement) dans la terminologie financière anglo-saxonne, ou pension livrée, est un contrat par lequel une personne morale ou un OPCVM cède temporairement des titres (valeurs mobilières ou effets de commerce) à une autre personne morale ou OPCVM. La particularité réside dans l’engagement irrévocable du cédant de racheter ces actifs, et du cessionnaire de les lui restituer, à un prix et à une date fixés d’avance.

En pratique, il s’agit d’une opération de prêt garantie par des titres. Le cessionnaire prête des liquidités, le cédant emprunte en donnant des titres en garantie. Le taux d’intérêt, librement négocié entre les parties, fluctue en fonction des conditions de liquidité du marché. Plus les liquidités sont rares, plus les taux ont tendance à augmenter et vice-versa.

Après un exercice 2024 record, avec un volume de 70,110 milliards de dinars, 2025 a enregistré un net recul avec un volume de 51,002 milliards de dinars. Le nombre d’opérations a également reculé, passant de 13 735 fin 2024 à 10 466 une année plus tard. Les maturités de 8 à 90 jours sont dominantes, représentant 77,5% des échanges. Côté taux, la baisse a touché toutes les maturités sans exception.

Étant donné que la taille des portefeuilles détenus par les banques demeure importante et qu’il y a encore suffisamment de transactions sur les titres de l’État, ce repli indique un besoin moins accentué en termes de liquidités, expliqué par sa disponibilité d’une part, et par le durcissement des conditions de crédit de l’autre. Il est évident qu’en période d’incertitude économique, les acteurs privilégient les contreparties les plus sûres, réduisant la croissance du volume global des financements.

Pour 2026, nous pensons que le volume va se stabiliser. Rien n’indique une détérioration dans la disponibilité des liquidités pour les banques ou une accélération dans la demande de crédits. À suivre. 

 

 

 

L’article Le marché de la pension livrée a dépassé 51 milliards de dinars en 2025 est apparu en premier sur Managers.

Pas d’effet janvier à la Bourse de Tunis?

En Bourse, l’effet janvier est un phénomène selon lequel les cours boursiers, notamment ceux des petites capitalisations, affichent une tendance haussière marquée au premier mois de l’année. Il s’explique principalement par des motifs fiscaux. En décembre, les investisseurs vendent souvent des titres même à perte pour alléger leur base imposable, ce qui exerce une pression à la baisse sur les cours. Dès janvier, ces mêmes actifs sont rachetés, tandis que les liquidités nouvelles sont réinvesties, provoquant un rebond technique. L’effet est également renforcé par un sentiment psychologique de nouveau départ qui encourage les prises de risque en début d’année.

Ces dernières années, il n’a pas été observé sur le marché actions tunisien. C’est un signe que le marché est de plus en plus mature et anticipé par de nombreux acteurs qui arbitrent cette saisonnalité en prenant des positions dès décembre.

La première séance de l’exercice, qui a vu le Tunindex laisser des plumes, n’est pas une référence. Il porte l’empreinte d’un repli de certains poids lourds de l’industrie financière, reflétant l’impact de la baisse du Taux Directeur. Mais sur le fonds rien n’a changé entre le 31 décembre 2025 et le 2 janvier 2026 et tout le monde s’attendait à une telle décision par la Banque Centrale. La tendance globale sera dictée par les chiffres des indicateurs d’activité du dernier trimestre, qui seront publiés durant la seconde quinzaine du mois. Les banques, en particulier, seront observées de très près car leurs performances seront décisives pour l’ensemble de la Place.

 

L’article Pas d’effet janvier à la Bourse de Tunis? est apparu en premier sur Managers.

❌