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Visas-USA : Washington suspend les procédures pour 75 pays dont la Tunisie

La Maison-Blanche vient d’annoncer un gel des visas d’immigration pour de nombreux pays, dont la Tunisie, la Russie et le Brésil. 

« Les États-Unis gèlent toutes les procédures de visas pour 75 pays », a écrit la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt sur X, en renvoyant vers un article publié sur le site internet de la chaîne Fox News.

Cette mesure s’applique aux visas d’immigration et concerne entre autres les demandes de ressortissants de Somalie, de Russie, d’Afghanistan, du Brésil, d’Iran, d’Irak, d’Égypte, du Nigeria, de Thaïlande, du Yémen, mais aussi de la Tunisie.

A noter que le Département d’État a déclaré lundi 12 janvier avoir révoqué plus de 100 000 visas depuis le retour de Trump, un record en un an. En décembre, le ministère de la Sécurité intérieure avait état de l’expulsion par l’administration Trump de plus de 605 000 personnes, et que 2,5 millions d’autres étaient parties de leur propre chef. Cette dernière mesure n’affecte pas les visas de tourisme ou d’affaires, bien que l’administration Trump se soit engagée à vérifier l’historique des réseaux sociaux de tous les demandeurs.

On n’y reviendra.

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Cybersécurité mauritanienne « made in USA »…

Une délégation américaine avait déjà été reçue en novembre dernier par les autorités pour discuter de coopération dans le numérique. Les axes comprenaient l’infrastructure numérique, le commerce électronique, les capacités nationales et la cybersécurité.

La Mauritanie ambitionne d’intégrer davantage les outils numériques dans sa gestion publique pour moderniser les services, renforcer la transparence administrative et stimuler le développement économique et social.

Pour ce faire, le gouvernement de Moctar Ould Diay explore des perspectives de partenariats avec les Etats‑Unis d’Amérique en matière de renforcement de la cybersécurité et de protection des infrastructures numériques sensibles, rapporte Agence Ecofin. Le site assure que ces perspectives ont été discutées, lundi 12 janvier, lors d’une rencontre entre le ministre de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, Ahmed Salem Ould Bedde, et la chargée d’affaires de l’ambassade des États‑Unis à Nouakchott, Corina R. Sanders (qui était accompagnée à cette occasion d’une délégation de l’entreprise américaine Cybastion, spécialisée dans les solutions de cybersécurité et les services numériques).

Il faut rappeler que la Mauritanie recherche l’expertise américaine dans l’objectif de mettre en place une équipe nationale de réponse aux incidents de sécurité informatique (CSIRT) mais aussi un centre des opérations de sécurité (SOC), ajoute le média.

Et c’est dans cette perspective Nouakchott a déjà créé par décret, en avril 2024, l’Agence nationale de cybersécurité et de certification électronique (ANCCE). Mission : protéger le cyberespace national et améliorer la gouvernance de la cybersécurité, entre autres. « Cette création s’inscrit dans la continuité des avancées réalisées, notamment la ratification en 2023 de la Convention de Malabo de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles ».

Agence Ecofin rappelle que la Mauritanie dispose également d’une “Stratégie nationale de sécurité numérique 2022‑2026“, axée sur six objectifs stratégiques, en l’occurrence la gouvernance, la protection des infrastructures critiques, la lutte contre la cybercriminalité, la sensibilisation et le développement des compétences, ainsi que la coopération nationale et internationale.

Le gouvernement mauritanien considère la cybersécurité comme une condition sine qua non à la réussite de la transformation numérique, celle-ci faisant partie des leviers de développement socio‑économique de nombreux pays africains.

Il ne pourrait en être autrement, car on assiste à une recrudescence des menaces cybernétiques ciblant des systèmes publics, privés et financiers. D’ailleurs, Interpol chiffre à plus de 3 milliards de dollars entre 2019 et 2025 les pertes financières en Afrique.

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CAN 2025 (demi-finales): où regarder Nigeria-Maroc et Sénégal-Égypte ?

Petit à petit, la 32e édition de la Coupe d’Afrique des nations – CAN Maroc 2025 – tend vers sa fin. Pour l’heure, les demi-finales nous proposent deux matchs qui seront sans doute très élevés, vu les équipes en présence, à savoir le Maroc – pays organisateur et demi-finaliste du Mondial 2022 au Qatar -, le Nigeria, le Sénégal et surtout l’Égypte, avec ses 7 titres de champion d’Afrique (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008, 2010). 

La première demi-finale opposera, à 17h00 (heure de Tunisie), le Sénégal à l’Égypte. Quant à la seconde, prévue à 20h00 (HT), elle mettra aux prises le Maroc et le Nigeria.

Nos pronostics

Sénégal-Égypte : 1-2

Nigeria-Maroc : 1-2.

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Les pharmacies d’officine réclament des décisions fermes

Le bureau national du Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) a souligné que les pharmacies privées ne peuvent plus supporter de solutions temporaires, ajoutant que la situation actuelle exige des décisions fermes plutôt que la gestion des crises par étapes.

Le bureau national a précisé, dans un communiqué, que la situation actuelle n’aboutira pas à la rupture des relations contractuelles entre les pharmacies et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), rappelant que la convention a pris fin le 31 décembre 2025 sans renouvellement en raison de l’absence de garanties minimales pour sa réussite.

« Il ne s’agit pas seulement du paiement des dettes, mais de la continuité de l’approvisionnement en médicaments et de la protection du secteur de la santé contre l’effondrement », a noté le SPOT, signalant que le pharmacien n’est pas à l’origine de la crise mais sa victime et a résisté à ses conséquences « jusqu’au bout ».

Et d’ajouter: « Le pharmacien n’a aucune autorité sur la tarification, le financement, les délais de paiement, la législation ou les décisions politiques ».

 

Lire aussi: Kaïs Saïed : il faut trouver des solutions pour financer les caisses sociales

 

Le syndicat a exprimé son refus de toutes solutions ne pouvant rompre clairement avec l’échec ni garantir l’approvisionnement effectif en médicaments, appelant au respect des résultats de l’annexe six pour restaurer la confiance, en plus de la protection financière et légale des pharmaciens et la recherche de mécanismes qui garantissent la pérennité de ce secteur.

Le syndicat a souligné que le pays a besoin aujourd’hui de réformes qui permettent de renforcer la capacité de l’État à garantir la sécurité des médicaments avec la participation des ministères concernés, dont notamment les ministères des Finances, de la Santé, des Affaires sociales et du Commerce.

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Insolite – Une erreur médicale aux lourdes conséquences !

Notre nouvelle du jour, c’est cette chimiothérapie agressive qui a duré quatre longues années mais qui, au final, va s’avérer inutile.

L’histoire nous est rapportée par  le journal Corriere Fiorentino. Pour « avoir été diagnostiquée à tort d’un cancer et subi quatre ans de chimiothérapie agressive et inutile », une sexagénaire italienne aurait obtenu un demi-million d’euros de dommages et intérêts de la part d’un hôpital ordonnés par la justice italienne.

« Quinze ans plus tôt, écrit le journal, elle a subi une chimiothérapie agressive durant quatre ans pour un cancer très grave… qu’elle n’avait pas. À cause de cette erreur de diagnostic, le lourd traitement a détruit son système immunitaire et sa santé mentale ». Donc, des traitements aussi erronés qu’inutiles et nocifs. Hélas.

L’histoire remonte à 2006. Alors âgée de 42 ans, la patiente décide de passer des examens à l’hôpital universitaire de Pise, quand une anomalie fut repérée. « Le diagnostic est tombé peu de temps après : elle souffrait d’un lymphome de type MALT, un cancer du système lymphatique affectant les intestins, en phase terminale », rapporte notre source.

Comme vous pouvez le deviner, le bonne dame entama des séances de chimiothérapie et de corticothérapie à fortes doses, et ce, de janvier 2007 à mai 2011, qui lui auraient provoqué un déséquilibre hormonal et affecté fortement son système immunitaire. Et ce n’est pas tout, parce que « la femme a également connu des épisodes dépressifs et d’anxiété ». Heureusement, à la quatrième année, c’est-à-dire en mai 2011, une biopsie osseuse révélera «… finalement qu’elle n’avait jamais eu de cancer ».

C’est donc en toute logique que l’Italienne porta « plainte pour négligence médicale, obtient 300 000 euros en première instance », mais fit appel, estimant que cette somme était trop basse. Jeudi 18 janvier 2026, la cour d’appel de Florence lui donne raison en relevant les dommages et intérêts à 500 000 euros. « Cette hausse est sans conteste justifiée par l’angoisse et les souffrances extraordinaires subies par la plaignante », indique la cour d’appel dans son arrêt.

La leçon à tirer de cette histoire est que la vie peut à tout moment basculer pour un petit manque d’attention !

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Commerce extérieur tunisien : le trio de tête en 2025

Avec près de 70 % des ventes tunisiennes à l’étranger pour une valeur de 44,5 milliards de dinars au cours de l’année 2025, l’Union européenne conserve sa position de premier client et premier fournisseur de la Tunisie. C’est en tout cas ce qu’il ressort des données de l’Institut national de la statistique (INS) publiées récemment.

Toutefois, on remarque que cette concentration structurelle s’accompagne de dynamiques contrastées, marquées par une progression des échanges avec certains partenaires européens, mais aussi asiatiques et arabes.

En effet, la France demeure de loin le premier client de la Tunisie (absorbant 23,3 % de ses exportations). L’Italie et l’Allemagne suivent avec respectivement 16,6 % et 14,4 %. Mais le contraste est saisissant quand on compare ces chiffres (européens) avec ceux de la Libye (3,9 %) et de l’Algérie (2,9 %), considérés pourtant comme faisant partie des principaux débouchés de la Tunisie…

Idem pour les importations, où l’Union européenne occupe également la tête du classement, représentant 43,7 % des achats de la Tunisie, pour un montant de plus de 37 milliards de dinars. Dans ce cadre, l’Italie, la France et l’Allemagne constituent les principaux fournisseurs européens de la Tunisie.

Mais on remarquera que, avec 12,9 % de nos importations, la Chine est devenue le deuxième fournisseur du pays, très loin devant notre voisin l’Algérie (7,6 %) et la Turquie (5 %).

Les chiffres de l’INS montrent une augmentation des importations en 2025 en provenance de quatre pays, à savoir : la France, l’Allemagne, la Chine et la Turquie; mais une forte diminution les échanges avec la Russie et l’Inde.

Grosso modo, en 2025, les échanges extérieurs de la Tunisie sont restés stables avec les partenaires traditionnels, dominés par l’Union européenne, mais aussi par des évolutions graduelles des flux. Ceci dit, notre pays se doit de fournir davantage d’effort de diversification de ses échanges commerciaux en vue de diminuer sa dépendance vis-à-vis de ses partenaires historiques.

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5 000 logements d’ici 2030 pour les revenus faibles et moyens

Un conseil ministériel restreint consacré à la politique sociale de l’État dans le domaine du logement s’est tenu mardi 13 janvier au palais du gouvernement à La Kasbah, présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri. La réunion a porté sur le plan d’exécution des programmes de logements sociaux, destinés aux catégories à revenus faibles et moyens, à travers les mécanismes de location-accession, de vente avec facilités de paiement et l’aménagement de lotissements sociaux.

L’État prévoit, dans le cadre du plan de développement 2026-2030, la construction d’environ 5 000 logements sociaux pour un coût global estimé à 750 millions de dinars. Une première tranche, prévue à partir de cette année 2026, concernera 1 213 logements répartis sur 11 gouvernorats, pour un investissement d’environ 212 millions de dinars. D’autres projets seront programmés ultérieurement afin de couvrir l’ensemble des régions.

La cheffe du gouvernement a rappelé lors du conseil que la politique de logement s’inscrit dans la consécration du droit constitutionnel à un logement décent, en mettant en place des mécanismes concrets adaptés aux capacités financières des ménages, notamment ceux à revenus faibles et moyens. Elle a toutefois insisté sur la nécessité de maîtriser les coûts de construction, d’élargir les interventions du Fonds de promotion des logements pour les salariés (FOPROLOS) et de renforcer le mécanisme de location-accession.

Lire aussi: Budget 2026 : 1 000 nouveaux logements et lancement de la location-vente

De son côté, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a présenté le plan opérationnel qui sera mis en œuvre par les promoteurs immobiliers publics. Celui-ci prévoit la cession de terrains domaniaux au dinar symbolique à la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) et à la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS), afin de renforcer leur rôle social et de proposer des logements à des prix compatibles avec le pouvoir d’achat des citoyens.

Le plan inclut également l’aménagement de lotissements sociaux et la constitution d’une réserve foncière publique, acquise à des prix préférentiels par l’Agence foncière d’habitation (AFH). Une plateforme numérique sera mise en place pour l’enregistrement des demandes, garantissant une attribution transparente fondée sur des critères objectifs.

Lire également: Indice du progrès social: la Tunisie classée 1ère à l’échelle arabe et africaine

Les autorités ont souligné l’urgence du démarrage effectif des projets, la simplification des procédures et le respect des normes et délais. Cette politique vise à répondre à la hausse continue des prix de l’immobilier et des loyers, tout en réaffirmant le rôle social de l’État et la préservation de la dignité des citoyens à travers un accès équitable au logement.

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Google et Apple s’allient : Gemini au cœur de l’IA des futurs iPhone

Alphabet a annoncé le 12 janvier la conclusion d’un accord pluriannuel avec Apple pour intégrer les modèles d’intelligence artificielle Gemini de Google dans les futures fonctionnalités « Apple Intelligence ».

Les modèles Gemini alimenteront notamment la prochaine version de Siri et d’autres outils intelligents qu’Apple prévoit de lancer cette année, selon Reuters.

Google a déclaré que l’entreprise dont le siège social se trouve à Cupertino en Californie avait jugé sa technologie « optimale »; et ce, après une évaluation approfondie. De son côté, Apple précise que son IA continuera de fonctionner sur ses appareils et sur son infrastructure Private Cloud Compute. Tout en respectant ses standards élevés en matière de confidentialité.

Cet accord illustre la confiance accordée à la technologie de Google et renforce la concurrence face aux autres acteurs majeurs de l’IA, comme OpenAI et Microsoft.

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La Tunisie élargit sa diplomatie parlementaire vers cinq États africains

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a annoncé la création de nouveaux groupes d’amitié parlementaire avec cinq pays africains, en l’occurrence : l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Nigeria. Cette décision a été prise mardi 13 janvier 2026 à l’issue d’une réunion du Groupe de coopération parlementaire avec les pays africains, tenue au Palais du Bardo, selon un communiqué de l’Assemblée.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à structurer et renforcer les relations parlementaires bilatérales avec les pays africains. À cette occasion, le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, a expliqué que la mise en place des groupes d’amitié découle d’une approche progressive, débutant par la création de groupes de coopération parlementaire afin d’assurer une action plus efficace et durable.

Toujours selon le communiqué de l’ARP, Brahim Bouderbala a souligné le rôle central des députés dans la promotion de la coopération internationale, notamment à travers le renforcement des échanges parlementaires et le développement de partenariats dans divers domaines d’intérêt commun.

Les députés présents ont, pour leur part, insisté sur la nécessité de renforcer la coordination avec le pouvoir exécutif afin d’améliorer l’efficacité de la diplomatie parlementaire et d’assurer sa cohérence avec les orientations générales de l’État. Ils ont également appelé à une ouverture accrue sur le continent africain, estimant que les marchés africains offrent des perspectives économiques importantes et constituent un levier stratégique pour renforcer la présence tunisienne en Afrique.

Dans le cadre des futurs groupes d’amitié parlementaire, les députés ont évoqué leur contribution au traitement de plusieurs dossiers, notamment la question de la migration irrégulière. Ils ont réaffirmé, à ce titre, l’engagement de la Tunisie à coopérer avec ses partenaires africains dans le respect de la législation nationale et de la souveraineté de l’État.

La réunion a enfin mis en avant l’importance d’organiser des journées d’étude dédiées à la diplomatie parlementaire. Ces rencontres visent à améliorer les mécanismes de travail des groupes d’amitié et à renforcer les capacités des députés dans ce domaine, afin d’accroître l’impact de l’action parlementaire sur la scène internationale.

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Santé numérique : la Tunisie et la France explorent de nouveaux axes de coopération

Les opportunités de coopération entre la Tunisie et la France dans le domaine de la santé numérique ont été examinées. Et ce, lors d’une rencontre entre l’ambassadeur de Tunisie en France, Dhia Khaled, et la co-responsable de la Délégation au Numérique en Santé, relevant du ministère français de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Héla Ghariani.

L’ambassade de Tunisie en France a publié, lundi 12 janvier, un communiqué. Elle fait état de  discussions qui ont mis en avant l’intérêt stratégique de ce partenariat. Et ce, au regard des solutions innovantes offertes par la santé numérique pour améliorer l’accès aux soins, leur efficacité ainsi que leur fiabilité au bénéfice des citoyens.

Les deux responsables ont également échangé sur leurs expériences respectives en matière de développement de plateformes numériques de santé. De même que sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans les pratiques médicales. Ouvrant ainsi la voie à de potentielles collaborations futures dans ce domaine en pleine évolution.

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Médicaments vitaux introuvables : l’alerte des pharmaciens

La pénurie de médicaments s’aggrave dans les pharmacies privées. En effet, plusieurs traitements essentiels sont désormais en rupture de stock. Et ce, en raison d’un déficit d’approvisionnement qui dure depuis plus de deux mois.

Dans ce cadre, la secrétaire générale du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, Thouraya Naifer, est montée au créneau, lundi 12 janvier. Elle affirme que certaines officines sont contraintes de puiser dans des stocks anciens datant de l’année dernière pour répondre aux besoins des patients, rapporte la TAP.

Elle poursuit en affirmant que les médicaments concernés incluent des traitements pour les pathologies thyroïdiennes, des médicaments destinés aux troubles bipolaires et à l’hyperactivité, ainsi que des antalgiques puissants, notamment la morphine utilisée dans la prise en charge des patients atteints de cancer.

Toujours selon Mme Naifer, ces médicaments sont majoritairement importés et ne disposent d’aucune alternative thérapeutique sur le marché tunisien actuellement. Ce qui accentue les difficultés pour les patients tunisiens.

Face à cette situation, l’Ordre des pharmaciens a saisi l’Agence nationale des médicaments et des produits de santé. Et ce, afin d’identifier les causes de cette pénurie et d’accélérer l’approvisionnement des médicaments manquants.

Affaire à suivre.

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Le CEPEX promeut l’or vert tunisien à Abidjan

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX), en collaboration avec l’ambassade de Tunisie en Côte d’Ivoire, organise le 29 janvier 2026 à Abidjan une journée de networking dédiée à la promotion de l’huile d’olive tunisienne.

Cette initiative du CEPEX vise à renforcer la présence des exportateurs tunisiens d’olives, d’huile d’olive et de produits dérivés sur le marché ivoirien – et pourquoi pas des autres marchés de la sous-région ouest-africaine -, à travers des rencontres avec les principaux importateurs et acteurs institutionnels du secteur.

L’événement mettra en avant la qualité de l’huile d’olive tunisienne à travers des présentations, des interventions d’exportateurs et des séances de dégustation. Les entreprises intéressées sont invitées à déposer leurs supports promotionnels au siège du CEPEX; et ce, avant le 15 janvier 2026.

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Sénégal–Mauritanie : le secteur privé chargé de bâtir une zone de prospérité partagée

Les gouvernements sénégalais et mauritanien ont confié au Conseil d’affaires Mauritanie–Sénégal (CAMS) la mission de concevoir et de structurer une « zone de prospérité partagée » entre les deux pays. L’annonce a été faite vendredi à Dakar par les Premiers ministres Ousmane Sonko et El Moctar Ould Djay (PM sénégalais et mauritanien respectivement), à l’issue d’une rencontre officielle.

La résolution adoptée, le CAMS, qui regroupe des acteurs des secteurs privés sénégalais et mauritanien, sera chargé de définir le cadre institutionnel et les règles de fonctionnement de cette future zone économique, avec un délai de six mois pour valider le projet, rapporte l’Agence de presse du Sénégal (APS). Pour ce faire, un groupe mixte chargé de superviser sa réalisation sera mis en place.

Au-delà de l’enjeu économique, Ousmane Sonko a présenté cette initiative comme « un outil de coopération et de pacification entre les deux peuples », appelant les investisseurs à lever les obstacles à l’investissement transfrontalier et à se mobiliser autour de projets communs. Il a notamment plaidé pour le développement de la zone côtière partagée, riche en ressources énergétiques, halieutiques et industrielles, afin d’en faire un moteur de souveraineté économique régionale.

De son côté, le Premier ministre mauritanien a salué cette démarche, estimant qu’elle illustre « la capacité des pays africains à porter des projets structurants financés par des investisseurs du continent ».

En tout cas, cette vision commune, portée par Dakar et Nouakchott, ambitionne de renforcer l’intégration économique et de contribuer durablement à la lutte contre le sous-développement.

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UGTT sous tension : un flou juridique menace la grève générale du 21 janvier

Le 21 janvier 2021, une grève générale est annoncée par la principale centrale syndicale, l’UGTT. Cependant, cette dernière est confrontée à une incertitude majeure : le préavis légal, exigé par le Code du travail, n’a toujours pas été émis. Cette absence de formalité, alors que l’échéance expire ce dimanche 11 janvier, fait planer un doute sérieux sur la validité juridique du mouvement et met en lumière les divisions internes persistantes au sein dudit syndicat.

Rappelons que la grève avait été décidée par la commission administrative de l’UGTT lors de sa réunion des 5 et 6 décembre 2025, en application d’une résolution du Conseil national adoptée en septembre 2024. Toutefois, le préavis n’a pas été signé par le secrétaire général démissionnaire, Noureddine Taboubi, dont le départ, annoncé le 23 décembre, n’est pas encore formellement acté selon les procédures internes.

Sur le plan légal, l’absence de préavis rendrait ainsi toute action de grève invalide, malgré la garantie constitutionnelle du droit de grève consacrée par la Constitution de 2022. Cette situation contraint déjà certaines structures sectorielles à envisager des alternatives. Ikbal Azzabi, secrétaire général de la Fédération de l’enseignement de base, cité par un confrère de la place, aurait indiqué que sa fédération pourrait convoquer sa commission administrative pour décider d’autres formes de protestation. Une grève sectorielle initialement prévue le 26 janvier a d’ailleurs été reportée afin de coïncider avec la mobilisation générale.

L’UGTT justifie son appel à la grève par l’impasse des négociations sociales avec le gouvernement, notamment après l’intégration, dans la loi de finances 2026, d’augmentations salariales étalées sur la période 2026-2028 sans concertation avec le partenaire syndical. Le différend illustre une tension durable autour du dialogue social et de la représentation des travailleurs.

Cette séquence s’inscrit enfin dans une crise interne plus large, marquée par des désaccords au sein du bureau exécutif et par l’incertitude entourant l’organisation du prochain congrès de l’UGTT. À l’approche du 21 janvier, le respect des procédures légales apparaît désormais comme un facteur déterminant, non seulement pour la tenue de la grève, mais aussi pour l’avenir et la crédibilité de la centrale syndicale.

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CAN 2025 (1/4 de finale) : qui diffusera Algérie-Nigeria et Égypte-Côte d’Ivoire ?

Après Mali-Sénégal et Cameroun-Maroc, vendredi 9 janvier, place aux deux autres quarts de finale qui opposent Algériens et Nigérians d’un côté, et Égyptiens et Ivoiriens de l’autre, ce samedi 10 janvier. Il s’agit donc de deux affiches alléchantes de cette CAN Maroc 2025.

Cet après-midi, les Fennecs d’Algérie vont croiser le fer avec les Super Eagles du Nigeria. Malin qui saura deviner l’issue de la rencontre, tant les deux équipes comptent de talents et ambitionnent de poursuivre l’aventure dans cette CAN 2025.

Le match sera à suivre à partir de 17h00 (heure de Tunisie) sur les antennes africaines de RFI et sur BeIN Sports (arabe) et BeIN France.

Notre pronostic : victoire du Nigeria 2-1

Quant à la seconde affiche, elle opposera les Pharaons d’Égypte et les Éléphants de Côte d’Ivoire. Mais ce quart de finale a un goût particulier. En effet, les deux formations ont des entraîneurs qui ont déjà remporté au moins une fois la CAN en tant que joueurs. Ainsi, les jumeaux Hossam et Ibrahim Hassan avec leur expérience (trois CAN remportées) pourraient bien faire la différence.

Pour sa part, l’équipe de Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, avec plusieurs jeunes talents, va elle aussi s’appuyer sur un ancien joueur de la sélection, en l’occurrence Emerse Fae. Récemment, il a notamment rappelé son mauvais souvenir de la CAN 2006 face aux Pharaons. « Nous ne sommes pas les mêmes qu’en 2006 ». Il faut dire que l’Égypte a souvent été la bête noire des Éléphants de Côte d’Ivoire. Va-t-il mettre fin à cela aujourd’hui, comme l’ont fait vendredi 9 janvier les Lions de l’Atlas (qui ont mis fin à une domination sans partage sur eux des Lions Indomptables du Cameroun) ?

On le saura au coup de sifflet final du match.

La rencontre est à suivre à partir de 20h00 (heure de Tunisie) sur les antennes africaines de RFI et sur BeIN Sports (arabe) et BeIN France.

Notre pronostic : victoire de l’Égypte 2-1

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Accord UE-Mercosur : Bruxelles jubile, les agriculteurs vent debout

Après plus de 25 ans de négociations, l’Union européenne (UE) a donné son feu vert à l’accord de libre-échange avec le Mercosur, vendredi 9 janvier, malgré la colère des agriculteurs et l’opposition de la France. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué un « accord historique » avec l’Amérique latine, qu’elle dit avoir « hâte » de signer. 

Conclu entre l’Union européenne, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, ce traité donnerait naissance à l’une des plus vastes zones de libre-échange au monde, regroupant plus de 700 millions de consommateurs. Mais sa mise en œuvre reste conditionnée à une ratification par le Parlement européen, attendue en février ou mars, dans un climat politique explosif.

La contestation agricole ne cesse de s’amplifier. En France, la FNSEA, principal syndicat agricole, a annoncé une grande mobilisation le 20 janvier à Strasbourg, devant le siège du Parlement européen. Vendredi déjà, des manifestations ont eu lieu en Pologne et en Italie, tandis que la mobilisation se poursuivait en France.

Une cinquantaine de tracteurs français et allemands ont bloqué le pont de l’Europe reliant Strasbourg à Kehl, en Allemagne. Deux autoroutes à la frontière franco-belge, ainsi qu’un dépôt pétrolier dans le nord de la France, ont également été paralysés.

L’Italie, arbitre décisif

À Bruxelles, une majorité d’États membres a donné son feu vert politique à l’accord, grâce au soutien déterminant de l’Italie. La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, met en avant un « équilibre » entre les bénéfices attendus pour l’industrie et les « garanties » accordées aux agriculteurs.

En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz a parlé d’un « signal fort », particulièrement attendu par l’industrie automobile, fragilisée par les droits de douane américains et la concurrence chinoise.

À l’inverse, la France, comme la Hongrie, la Pologne, l’Irlande et l’Autriche, s’oppose à ce traité jugé « d’un autre âge », dont les négociations ont débuté en 1999. Paris entend poursuivre la bataille au Parlement européen et s’inquiète d’une éventuelle application provisoire de l’accord avant sa ratification.

Par ailleurs, 150 eurodéputés sur 720 ont appelé à saisir la justice afin de tenter de suspendre le processus.

« Échec diplomatique » pour la France

Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a renforcé l’argumentaire des partisans de l’accord, la Commission européenne martelant la nécessité pour l’UE de diversifier ses partenariats commerciaux. Le président brésilien Lula a, lui, parlé d’un « jour historique pour le multilatéralisme ».

Pour tenter d’apaiser la colère agricole, Bruxelles a multiplié les concessions ces derniers mois, notamment en renforçant les garanties pour les produits les plus sensibles. Vendredi, les Vingt-Sept se sont alignés sur la position plus protectrice du Parlement européen afin de prévoir des mécanismes de sauvegarde en cas de déstabilisation des marchés.

Mais ces efforts n’ont pas suffi à calmer la fronde. En France, dans un contexte d’instabilité politique, Emmanuel Macron a jugé l’accord « pas acceptable en l’état ». La pression est pourtant montée, la droite menaçant de faire tomber le gouvernement en cas de soutien au traité.

Malgré l’opposition officielle de Paris, l’extrême droite a annoncé le dépôt de deux motions de censure, à l’Assemblée nationale et au Parlement européen, idem pour la gauche radicale, sans grande chance de succès.

L’Union européenne s’apprête ainsi à signer un accord commercial majeur contre l’avis de sa première puissance agricole, une situation presque inédite. « Certes, la France a obtenu quelques avancées pour les agriculteurs, mais c’est un échec diplomatique et tactique », tranche, sous couvert d’anonymat, un ancien ministre français.

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CAN 2025 (1/4 de finale) : où regarder Mali-Sénégal et Maroc-Cameroun ?

Les  quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations – CAN Maroc 2025 – débutent ce vendredi 9 janvier 2026, avec deux affiches alléchantes.

La première rencontre met aux prises les Aigles du Mali – tombeurs d’autres Aigles au tour précédent – aux Lions de la Teranga (Sénégal) à partir de 17h00 (heure de Tunisie).

Sur le papier, les seconds sont donnés favoris, mais conscients de cette donne, les Maliens voudront sans doute démentir ce pronostic.

Le match sera à suivre à partir de 17h00 (heure de Tunisie), sur les antennes africaines de RFI et sur BeIN Sports (arabe) et BeIN France.

Notre pronostic : victoire du Sénégal 3-1

La seconde affiche opposera deux autres Lions. En effet, les Lions de l’Atlas (Maroc) vont tenter de mettre fin à la domination des Camerounais qu’ils n’ont jamais battus en Coupe d’Afrique des Nations.

Le match sera à suivre à partir de 20h00 (heure de Tunisie), sur les antennes africaines de RFI et sur BeIN Sports (arabe) et BeIN France.

Notre pronostic : victoire du Maroc 2-1

À souligner pour ceux qui ne connaissent pas trop le football africain que seul le Mali parmi les huit pays qualifiés aux 8es n’a jamais remporté de CAN.

L’article CAN 2025 (1/4 de finale) : où regarder Mali-Sénégal et Maroc-Cameroun ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

LF 2026 en Tunisie et en Algérie : deux budgets, deux visions de l’État et de l’économie

Les lois de finances 2026 de l’Algérie et de la Tunisie illustrent de manière frappante les trajectoires économiques divergentes des deux pays du Maghreb. Confrontés à des défis communs – pressions sociales, incertitudes géopolitiques, ralentissement mondial -, Alger et Tunis y répondent par des choix budgétaires profondément différents, révélateurs de leurs modèles économiques respectifs et de leurs marges de manœuvre financières.

Alors, nous avons fourni à ChatGPT les données essentielles des deux lois de finances pour l’exercice 2026 et nous lui avons demandé de faire une analyse comparée. Le rendu est on ne peut plus éloquent.

 

Tout d’abord, ce machin comme l’aurait appelé De Gaulle, qu’on le veuille ou pas “intelligent“, fait état d’“une différence d’échelle qui conditionne l’action publique“ dans les deux pays.

Ainsi, le premier élément de comparaison est sans équivoque : l’ampleur des budgets. Dans ce cadre, l’Algérie a adopté pour 2026 l’un des budgets les plus élevés de son histoire (17 636 milliards DA, ou 135 milliards de dollars américains), avec un niveau de dépenses publiques qui dépasse largement celui des exercices précédents. Cette capacité financière repose essentiellement sur les revenus des hydrocarbures, qui continuent d’offrir à l’État algérien un espace budgétaire significatif.

À l’inverse, la Tunisie évolue dans un cadre beaucoup plus contraint. Son budget de l’État, nettement inférieur en volume (79,6 milliards de dinars, soit environ 22,8 milliards de dollars américains) reflète une économie aux ressources limitées et fortement dépendante de la mobilisation fiscale. « Cette différence d’échelle n’est pas anodine : elle détermine la capacité de chaque État à investir, à soutenir la croissance ou à amortir les chocs sociaux », explique-t-on.

 

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Recettes publiques : rente énergétique contre effort fiscal

Les lois de finances 2026 des deux pays confirment l’opposition structurelle entre les deux modèles de financement public. En Algérie, malgré les discours récurrents sur la diversification économique, les hydrocarbures demeurent le pilier central des recettes budgétaires. Le budget repose implicitement sur des hypothèses de prix du pétrole et du gaz suffisamment favorables pour soutenir un niveau élevé de dépenses. Les recettes hors hydrocarbures progressent, mais restent insuffisantes pour modifier en profondeur la structure budgétaire du pays.

En Tunisie, l’absence de rente naturelle impose une autre logique. La fiscalité interne représente l’essentiel des ressources de l’État, avec une pression accrue sur les ménages et les entreprises. La loi de finances 2026 confirme cette tendance, au risque d’alourdir le coût de l’activité économique dans un contexte de croissance déjà fragile. D’où l’inquiétude notamment dans les milieux professionnels.

Dépenses : volontarisme algérien, rigidité tunisienne

Un autre point de différence se voit au niveau des dépenses, où les contrastes sont tout aussi marqués. En effet, l’Algérie maintient une “approche volontariste et expansionniste“. Les transferts sociaux, les subventions, les programmes de logement, les investissements publics et les dépenses de souveraineté occupent une place centrale. L’État continue d’assumer un rôle moteur dans l’économie, misant sur la dépense publique pour soutenir la demande interne et préserver la stabilité sociale.

Par contre, la Tunisie fait face à une forte rigidité de ses dépenses publiques. La masse salariale de la fonction publique, les dépenses sociales et le service de la dette absorbent une part importante du budget. L’investissement public reste limité, souvent relégué au second plan. La loi de finances 2026 apparaît ainsi davantage comme un exercice de gestion des contraintes que comme un véritable outil de transformation économique, a-t-on lu récemment dans un article chez nos confrères de L’Economiste Maghrébin.

Déficit et modes de financement : deux vulnérabilités distinctes

Les deux pays affichent des déficits budgétaires, mais leur nature diffère profondément. En Algérie, le déficit demeure élevé en valeur absolue, mais il reste relativement soutenable grâce à un endettement public modéré et à des financements majoritairement internes. Le principal risque est externe : une baisse durable des prix des hydrocarbures pourrait rapidement fragiliser l’équilibre budgétaire.

En Tunisie, le déficit est plus problématique au regard des capacités économiques du pays. Son financement repose sur une combinaison d’endettement intérieur, d’emprunts extérieurs et, fait notable, de recours au financement direct de la Banque centrale. Cette option, bien que présentée comme exceptionnelle, soulève des interrogations sur les risques inflationnistes et la soutenabilité macroéconomique à moyen terme.

Deux visions de l’État et de l’économie

Au-delà des chiffres, les lois de finances 2026 – tunisienne et algérienne – traduisent deux conceptions distinctes du rôle de l’État.

L’Algérie privilégie un “État-protecteur et investisseur, utilisant la dépense publique comme levier de stabilité sociale et de croissance. Ce choix permet de préserver la cohésion sociale, mais reporte à plus tard certaines réformes structurelles, notamment en matière de diversification productive et d’efficacité de la dépense.

La Tunisie s’inscrit dans une logique plus défensive, celle d’un État sous contrainte, cherchant à maintenir ses fonctions essentielles dans un contexte de ressources limitées. Cette loi de finances a également une forte teinte sociale si on se rapporte au total du budget. Cette approche limite les déséquilibres immédiats, mais réduit la capacité de l’économie à générer une croissance suffisante pour desserrer l’étau budgétaire. Pourtant, il est ici aussi question d’État social, l’essence même d’un État protecteur…

Une comparaison révélatrice des défis à venir

La lecture croisée des lois de finances 2026 de l’Algérie et de la Tunisie, opérée par l’IA, met en évidence deux trajectoires budgétaires asymétriques. L’Algérie dispose encore d’un coussin financier qui lui permet de retarder certaines décisions structurelles, mais reste vulnérable aux chocs externes. La Tunisie, quant à elle, fait face à une urgence différente : restaurer la croissance et la confiance pour éviter l’enfermement dans un cycle de déficits et d’endettement.

Dans les deux cas, la loi de finances 2026 apparaît moins comme une réponse définitive que comme un moment charnière, révélant les limites actuelles des modèles économiques et les choix stratégiques qui s’imposeront dans les années à venir.

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Pharmacies–CNAM : bras de fer autour du tiers payant

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) a mis en garde les propriétaires de pharmacies privées contre la poursuite de l’application du régime du « tiers payant » en l’absence de tout cadre juridique, après l’expiration, le 31 décembre 2025, de la convention sectorielle liant la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) au Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT).

Dans un communiqué publié jeudi 8 janvier 2026, le Conseil a averti qu’il se réserve le droit de « recourir à tous les moyens juridiques pour défendre la loi et l’éthique de la profession », soulignant l’illégalité de toute relation contractuelle en dehors d’une convention formellement établie.

Le CNOPT a rappelé que la loi n°71 de 2004 relative au régime d’assurance maladie, notamment son article 11, stipule que les relations entre les prestataires de services de santé et la CNAM doivent être encadrées par une convention-cadre et des conventions sectorielles conclues avec les représentants des professionnels de santé.

Tout en réaffirmant son attachement au régime d’assurance maladie en tant qu’acquis social majeur, le Conseil a appelé l’ensemble des parties concernées à œuvrer à des solutions durables à cette crise. Il a notamment insisté sur la nécessité de régler les créances dues aux pharmaciens et d’ouvrir un dialogue sérieux avec les représentants de la profession, dans l’intérêt général.

Cette prise de position intervient alors que la CNAM a décidé, depuis octobre dernier, de poursuivre l’application du régime du tiers payant de manière directe avec les pharmacies privées, invoquant la nécessité d’assurer la continuité de l’approvisionnement des assurés sociaux en médicaments.

De son côté, le SPOT avait annoncé, dans un communiqué publié le 5 janvier, la fin de la convention le liant à la CNAM, dénonçant des retards de paiement dépassant 185 jours, une situation ayant entraîné la fermeture de plusieurs pharmacies et l’épuisement des capacités financières du secteur.

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