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Visite de la présidente de la BERD, Odile Renaud-Basso, les 15 et 16 janvier 2026 en Tunisie

La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Odile Renaud-Basso, effectue une visite officielle en Tunisie les 15 et 16 janvier 2026. Elle y rencontrera des hauts responsables gouvernementaux, dont le président de la République Kaïs Saïed , la cheffe du gouvernement Sarra Zaafarani Zenzri et le ministre de l’Économie et de la Planification Samir Abdelhafidh, également gouverneur de la BERD pour la Tunisie, ainsi que des représentants du secteur public et privé, des institutions financières internationales et des partenaires commerciaux.

Les échanges porteront sur des priorités partagées, telles que le financement du secteur privé pour libérer des opportunités économiques, les investissements durables dans l’énergie et les infrastructures, et l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques. Lors de cette visite, la présidente signera de nouveaux engagements d’investissement de la BERD, ainsi que des accords de subventions financés par l’Union européenne et d’autres donateurs.

Odile Renaud-Basso, accompagnée de Nodira Mansurova, responsable des opérations de la BERD en Tunisie, et d’une délégation de haut niveau, a déclaré : « Je suis ravie de me rendre en Tunisie pour renforcer notre partenariat de longue date. Nous restons engagés à promouvoir une croissance inclusive, créatrice d’emplois pour les jeunes et les populations vulnérables, en appuyant le secteur privé comme moteur du développement. Nous accompagnons aussi la Tunisie dans sa transition vers une économie verte, résiliente et durable.  »

Depuis le début de ses activités en Tunisie en 2011, la BERD a investi 2,781 milliards d’euros dans 83 projets, dont 26% dans le secteur privé, pour un portefeuille actuel de 1,143 milliard d’euros.

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Moez Soussi: « Si les coûts des énergies fossiles baissent, c’est au détriment de la rentabilité des projets »

Dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales, les cours du pétrole affichent une tendance baissière structurelle depuis la mi-2025. Pour la Tunisie, cette évolution offre un répit budgétaire à court terme grâce à des prix inférieurs aux prévisions, mais risque de freiner la transition énergétique à moyen-long terme.

L’économiste Moez Soussi a souligné, à l’issue de l’événement organisé par la Conect ce mercredi 14 janvier 2026, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com: « Nous observons avec beaucoup d’attention les développements sur la scène internationale, notamment les tensions géopolitiques actuelles. Les États-Unis, qui dominent désormais les principales sources d’énergie fossile, semblent particulièrement attentifs à la situation au Venezuela, un pays parmi les premiers détenteurs de réserves pétrolières mondiales. Une intervention directe pour maîtriser ces ressources n’aurait rien d’anodin : elle pourrait entraîner un changement systémique majeur sur l’offre internationale de pétrole ».

Et de poursuivre: « Aujourd’hui, 14 janvier 2026, nous confirmons une tendance baissière des cours du pétrole, après un pic enregistré vers le milieu de l’année 2025. Les causes principales de cette baisse structurelle résident dans le ralentissement de la croissance mondiale, qui freine la demande. L’OPEP+ n’a pas opté pour une réduction de l’offre, sous la pression des États-Unis ».

Résultat des courses : les prix actuels sont cléments et ne compromettent pas les équilibres des finances publiques tunisiennes.

Il ajoute à cet effet : « Pour la troisième année consécutive, le cours du pétrole reste inférieur aux prévisions de la loi de finances. Ce qui constitue une bouffée d’oxygène. Cela dégage une marge pour les subventions énergétiques. Cependant, à moyen et long terme, cette situation pourrait entraver la transition énergétique. En effet, si le coût de l’énergie fossile diminue et devient plus tolérable, tandis que celui des énergies renouvelables reste élevé, l’écart se creuse au détriment des nouveaux projets et de leur rentabilité ».

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Robert Lehrbaumer : « Chaque concert est un moment unique de ma vie »

Pianiste autrichien prodige, Robert Lehrbaumer sera présent en Tunisie pour la première fois jeudi 15 janvier 2026 après-midi, à la Cité de la culture, salle de l’Opéra. De ses débuts à neuf ans sous la baguette de Robert Stolz à ses conseils aux jeunes talents, il livre ses souvenirs, sa passion et son appel à la culture. « Venez profiter de ces chefs-d’œuvre virtuoses ! ». Interview:

L’Économiste Maghrébin: Quels souvenirs gardez-vous de vos premiers concerts à l’âge de neuf ans en Autriche, Allemagne et Suisse ? Comment cette expérience a-t-elle façonné votre approche du piano ?

Robert Lehrbaumer : J’en garde d’excellents souvenirs. Elle m’a encouragé à envisager une carrière musicale : inspirante, amusante, avec l’enthousiasme du public. J’ai compris que je pouvais offrir du plaisir à travers la musique. Ce fut une étape décisive.

Quelle expérience vous a le plus marqué ?

C’est difficile, tant elles m’ont influencé. D’abord mes débuts au piano enfant, mais aussi le Chœur des Garçons Mozart de Vienne, où j’étais soprano la plus aiguë. J’y chantais en soliste dans les opéras de Vienne et d’ailleurs, plongeant tôt dans ce monde. J’ai partagé la scène avec des stars comme Robert Stolz – successeur de Johann Strauss en opérette –, qui dirigeait en personne. Un immense honneur ! J’ai tourné dans des films, enregistré des vinyles (avant les CD) et apparu en TV. Tout m’a mené naturellement à devenir jeune professionnel.

Première visite en Tunisie : qu’est-ce qui vous attire dans la scène musicale locale ? D’autres concerts au Maghreb ?

Peu de temps libre en voyages pros, je l’avoue. Fasciné par les mosaïques du musée de Bardo et les inscriptions romaines, je n’ai pas exploré la musique tunisienne. Mais les répétitions à l’opéra m’ont profondément impressionné. J’espère en découvrir plus !

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes pianistes mêlant classique et modernité (jazz, blues) ?

C’est possible ! Mon conseil ? Aucun imposé. Classique, jazz, pop : suivez votre voix intérieure, votre cœur. Je guide sans dicter,  professeur de piano, orgue, direction et composition, j’accompagne tous les chemins, du classique à la pop. Choisissez votre voie.

Comment adaptez-vous votre programme pour le public tunisien ?

Pas d’adaptation stricte, mais une sélection dédiée à la musique du Nouvel An viennois. Je recrée l’ambiance des bals à l’opéra tunisien : ouverture festive de CHOPIN, valses de Chopin, Schubert et Johann Strauss. J’espère que vous apprécierez !

Routine de préparation pour un solo de 1h30 ?

Chaque concert est unique : je vise une expérience inoubliable pour le public.

Le mot de la fin

Merci pour cette interview : la culture mérite sa place aujourd’hui. Venez ! Ma sélection promeut le classique par ses virtuosités. Plaisir maximal garanti.

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Aslan Berjeb : « L’investisseur public, locomotive de l’investissement, peut aspirer à plus »

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a réuni un public record d’adhérents et de non-adhérents lors de sa journée d’information dédiée à la loi de finances 2026. Objectif : démêler les mesures fiscales sociales et les ambiguïtés persistantes, tout en alertant sur un investissement public trop modeste à 8% du budget de l’État, loin des standards régionaux.

Aslan Berjeb, président de la Conect, a déclaré en exclusivité à L’Économiste Maghrébin que le rôle essentiel de la Confédération est de toujours communiquer sur la loi de finances. Et de souligner : « Nous avons enregistré une présence record, entre adhérents et non-adhérents. Je tiens à les remercier pour cela. L’objectif est de clarifier la loi de finances, en particulier au niveau des mesures fiscales ».

Il est tout aussi important de revenir sur la partie comptable de la loi de finances 2026, même si elle semble ne pas relever directement des opérateurs économiques. Évoquant le taux d’investissement public, qui constitue 8% du budget de l’État, Aslan Berjeb a précisé : « En 2025, il s’élevait à 5,4 milliards de dinars ; en 2026, il passe à 6,3 milliards de dinars, soit une augmentation de 0,9 milliard. Cela représente très peu, seulement 8% du budget de l’État, comparé à d’autres pays qui sont loin devant, avec 15 à 20%. Je pense ici à l’Égypte, au Maroc et à l’Algérie. Ce qui signifie que si l’on veut lancer un message rassurant aux opérateurs économiques et considérer l’investisseur public comme la locomotive de l’investissement, je pense qu’on peut aspirer à plus. J’espère que les équilibres budgétaires le permettront lors des prochaines lois de finances ».

Pour revenir aux mesures fiscales, il souligne : « Il s’agit d’une loi de finances éminemment sociale. C’est aussi une loi où certains textes restent ambigus en termes d’applicabilité et d’application. J’en cite quelques-uns, de manière non exhaustive : la voiture familiale, le compte en devises et la facture électronique. Ce sont des textes qui nécessitent absolument des notes communes pour, d’une part, les comprendre et, d’autre part, les appliquer de manière très claire. Et d’ailleurs, pour la facture électronique, on attend incessamment un texte officiel ».

Et de conclure :  » Je comprends parfaitement le dernier communiqué du ministère des Finances, qui tranquillise certes les opérateurs économiques, mais qui nécessite une clarification à travers un texte officiel, une source de droit ».

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Facturation électronique-Conect : 66% des entreprises ne sont pas prêtes

Depuis l’annonce du communiqué du ministère des Finances, la CONECT lance le débat sur la facturation électronique imposée par les lois de finances, lors de la journée du mercredi 14 janvier 2026 à Tunis. 

A cet effet, Mehdi Bhouri, membre du bureau national exécutif de la CONECT, tire la sonnette d’alarme sur la mise en œuvre imminente de la facturation électronique, issue des lois de finances.

Dans une enquête de terrain menée du 6 au 12 janvier auprès d’une soixantaine d’entreprises des secteurs des services, de l’industrie et du commerce, la Conect a révélé un secteur économique pris au dépourvu.

Un calendrier juridique en gestation depuis 2016, mais une préparation défaillante. A cet effet, la CONECT a multiplié les analyses pour anticiper cette réforme : une étude du calendrier juridique lancé, une comparaison des expériences de plus de 80 pays, et cette enquête « flash » qui dresse un portrait alarmant. 

Résultat : 66% des entreprises ne sont pas prêtes et n’ont entamé aucune adaptation, craignant des risques immédiats comme l’arrêt de leur facturation. 

Pire, 83% jugent leur niveau d’information faible ou moyen, et 67% anticipent un impact critique sur leurs activités, entre sanctions et dysfonctionnements techniques.

Le manque d’information émerge comme l’obstacle numéro un, cité par 74% des répondants. « Ce n’est pas un recensement exhaustif, mais un sondage rapide pour prendre le pouls des entreprises », précise Mehdi Bhouri.

Il appelle à un soutien à la numérisation, mais appelle à la prudence. En d’autres termes, si  la CONECT plébiscite la numérisation pour plus de transparence et de justice fiscale, elle met en garde contre une précipitation fatale. 

Les études comparatives l’attestent : les pays ayant imposé la facturation électronique sans infrastructures solides ni accompagnement ont connu des échecs retentissants. 

« Le facteur psychologique est clé : la peur paralyse les acteurs économiques », insiste l’intervenant.Mehdi Bhouri salue la flexibilité actuelle des autorités fiscales, mais il appelle  le ministère des Finances à publier sans tarder une  note explicative.  Enfin, il appelle à  détailler les étapes progressives de l’application, pour apaiser les craintes des entreprises.

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Facture électronique – Mehdi Bhouri : « La CONECT propose le report et la coexistence des formats »

Depuis l’annonce de la présidence de la République et du ministère des Finances, qui a été publié, l’après-midi du mardi 13 janvier 2026, dans un communiqué concernant la facture électronique et les demandes de flexibilité, Mehdi Bhouri, membre du bureau exécutif national de la Conect, a réagi positivement à l’introduction du terme « flexibilité » dans les communiqués officiels, tout en soulignant que son interprétation exacte reste à définir.

Dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, il lance un appel aux autorités pour une note explicative détaillée précisant les modalités de mise en place. Selon une étude réalisée par la Conect, il propose plusieurs recommandations et solutions de flexibilité, notamment :

  • Un report de l’obligation : un délai de six mois pour permettre aux entreprises de mieux se préparer, assorti d’un moratoire sur les sanctions ou d’une suspension immédiate de leur application.                                                            
  • La coexistence des formats : une période de « concomitance » entre factures papier (ou classiques) et factures électroniques.

Lire aussi — Le ministère des Finances assouplit l’application de la facturation électronique obligatoire

  • Une progressivité selon la taille : une introduction secteur par secteur ou par taille d’entreprise, pour tenir compte des capacités des petites structures face à des coûts jugés significatifs (comme 190 millimes par facture).
  • Une phase pilote : un programme volontaire avec accompagnement renforcé pendant le moratoire, afin que les plateformes publiques absorbent le flux de données et assurent une transition fluide pour le secteur privé.

En somme, ces mesures ont pour objectif de lever les ambiguïtés ainsi que l’intérêt de favoriser une adoption progressive de la facture électronique.

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Rapport BM – Abdelkader Boudrigua : « Optimisme pour la résilience tunisienne, un potentiel à saisir »

Le rapport de la Banque mondiale (BM) anticipe une inflation mondiale en baisse à 2,6 % en 2026. Quelle lecture en tirer au regard des tensions géopolitiques persistantes ?

Rencontré lors de l’événement organisé par la CONECT sur la loi de finances 2026 et les questions macroéconomiques, Abdelkader Boudrigua, académicien et enseignant universitaire, a accordé une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin.

Ainsi, il analyse le rapport de la Banque mondiale, qui prévoit une inflation mondiale à 2,6 % en 2026 malgré les tensions géopolitiques. Il déclare : « On le sait depuis avril, avec les mesures américaines en matière de politique tarifaire et commerciale sous forme de tensions géopolitiques. Nous craignions un impact sur la croissance mondiale et les prix internationaux. Mais depuis octobre, il apparaît que la résilience mondiale est bien plus forte car la croissance s’est maintenue et l’inflation également. »

Lire aussi — BM : l’inflation mondiale devrait baisser à 2,6 % en 2026

Et de poursuivre : « On va continuer à avoir ce cycle de tendance baissière, au moins de stabilité des prix à l’international. Ce qui nous intéresse, ce sont les prix des matières premières, métaux précieux et produits énergétiques. Ce sera dans la maîtrise, avec un impact favorable sur les prix importés, l’inflation importée. Cela peut être consolidé par une reprise de l’investissement local, si on met en place un climat de confiance. »

Et de conclure : « Des signes de stabilisation émergent aujourd’hui, avec une rotation vers l’entreprise et l’efficacité. La prise de conscience politique de l’intérêt de ces économies est réelle. Nous espérons que cela perdure en 2026 pour sortir enfin du tunnel. Cela nécessite un environnement qui inspire confiance et incite les entreprises à investir. Car sans confiance, il n’y aurait pas d’investissement. Ainsi naîtra un cercle vertueux nous permettant de nous en sortir progressivement. Cela fait cinq à six ans, voire 12 ans depuis la phase 2011-2018. Mais je reste optimiste, parce que les opérateurs tunisiens sont résilients. Et nous avons un potentiel à ne pas manquer plus longtemps, sous peine qu’il ne soit trop tard.« 

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BM: l’inflation mondiale devrait baisser à 2,6% en 2026

La Banque mondiale a publié ce mardi 13 janvier 2026 son dernier rapport Global Economic Prospects (GEP), accompagné de la note régionale dédiée au Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). 

Selon le rapport GEP, l’économie mondiale fait preuve d’une résilience supérieure aux attentes malgré les tensions commerciales persistantes et les incertitudes politiques. Ce qui fait que la croissance devrait légèrement fléchir à 2,6% en 2026 avant de remonter à 2,7% en 2027, signalant une stabilisation sur les deux prochaines années.

Il s’agit d’une révision à la hausse par rapport aux projections de juin, portée en grande partie par une performance américaine plus forte qu’anticipé, qui représente environ les deux tiers de l’ajustement pour 2026.

Il convient de rappeler que dans les années 2020 s’annoncent comme la décennie de la plus faible croissance mondiale depuis les années 1960. Cette mollesse creuse les écarts de niveau de vie à travers le monde : fin 2025, les revenus par habitant dépassaient les niveaux de 2019 dans presque toutes les économies avancées, mais restaient inférieurs dans une économie en développement sur quatre.

Si la croissance de 2025 a bénéficié d’un regain des échanges en anticipation de changements politiques et d’une réorganisation des chaînes d’approvisionnement, cet élan devrait s’estomper en 2026 avec le ralentissement du commerce et de la demande intérieure, atténué toutefois par un assouplissement des conditions financières et une expansion budgétaire dans les grandes économies.

Par ailleurs, l’inflation mondiale devrait baisser à 2,6% en 2026, grâce à un apaisement des marchés du travail et des prix de l’énergie. « Année après année, le moteur de croissance de l’économie mondiale s’affaiblit, tandis que sa résilience face aux chocs politiques se renforce », note Inderjit Gill, économiste en chef de la Banque mondiale.

Les économies émergentes et avancées doivent prioriser l’investissement privé, la libéralisation du commerce, la maîtrise des dépenses publiques et les avancées en technologies et éducation pour éviter la stagnation.

Qu’en est-il de la croissance des économies en développement? 

La croissance des économies en développement ralentira à 4% en 2026 contre 4,2% l’an dernier, avant de remonter légèrement à 4,1% en 2027, soutenue par l’apaisement des frictions commerciales, la stabilité des matières premières, un meilleur financement et des flux d’investissement accrus.

Les pays à faible revenu affichent de meilleures perspectives avec une croissance moyenne de 5,6% sur 2026-2027, mais les revenus par habitant ne progresseront que de 3% en 2026  en deçà de la moyenne 2000-2019 pour n’équivaloir qu’à 12% de ceux des économies avancées. Cela accentue le défi de la création d’emplois face à 1,2 milliard de jeunes entrant sur le marché du travail cette décennie.

Quelles sont les recommandations? 

Pour stimuler la productivité et les emplois formels, il faut prioriser les infrastructures, le capital humain, les réformes de l’environnement des affaires et la mobilisation de capitaux privés.

Toujours selon le rapport GEP, les pays en développement doivent aussi renforcer la viabilité budgétaire face aux chocs, à la hausse du service de la dette et aux besoins croissants, via des règles budgétaires crédibles limitant déficits, dettes et dépenses. Plus de la moitié les appliquent déjà, améliorant les soldes primaires de 1,4 point de PIB après cinq ans.

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Production de dattes : la Commission nationale trace la voie

La Commission nationale de suivi du Fonds de promotion de la qualité des dattes s’est réunie le 12 janvier 2026. Y participaient des représentants des ministères clés (Finances, Commerce, Industrie, Énergie) et des professionnels du secteur. 

Les chiffres sont historiques pour 2025/2026, avec une production estimée à 404 000 tonnes (+16,3 % vs 347 000 t l’an passé). Ils dépassent pour la première fois les 400 000 t. Notons que la répartition s’établit entre 347 000 t de Deglet Nour (+18,3 %) et 57 000 t de Matloug.

En outre, la réunion a passé en revue les progrès des programmes du Fonds. Ceux-ci sont axés sur : l’amélioration de la qualité; la valorisation; la compétitivité sur les marchés intérieur/extérieur; et le soutien financier et technique aux acteurs.

Le ministre de l’Agriculture a insisté sur le rôle stratégique des dattes dans l’économie nationale. Tout en appelant à optimiser les ressources pour la qualité, le stockage, le conditionnement, la promotion et les normes sanitaires et environnementales. Il prône de la coordination, une gouvernance transparente et la résolution des défis sur le terrain pour une pérennité régionale.

Parmi les recommandations, on note également une stratégie globale anti-changements climatiques (recherche, diversification, valeur ajoutée, réduction pertes). Il en va de même de la vision à moyen terme (Ramadan inclus) avec l’instauration de réunions bisannuelles, un budget 2026 renforcé, une promotion claire, plus de chambres froides et la révision du décret du Fonds.

Autrement dit, l’objectif est de conforter la position des dattes tunisiennes sur la scène mondiale.

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Rapport IGDP 2024 : irrégularités massives

Le rapport annuel 2024 de l’Instance générale de surveillance des dépenses publiques (IGDP), plus précisément sa deuxième partie consacrée au rapport des travaux de contrôle et publiée en septembre 2025, dresse un constat alarmant de la gouvernance des finances publiques.

Au-delà des chiffres, ce rapport met en lumière des dysfonctionnements systémiques. Lesquels sapent l’efficacité de la dépense publique. Et ce, dans un contexte économique déjà fragilisé par une dette écrasante et une croissance en berne.

L’objectif est clair : renforcer la transparence, rationaliser la dépense, responsabiliser les gestionnaires publics et promouvoir une gouvernance moderne, adaptée aux contraintes budgétaires post-pandémie et aux exigences des réformes structurelles.

Quelles sont les irrégularités ?

Le premier axe du rapport passe en revue les irrégularités les plus fréquentes détectées lors des contrôles préalables, classées selon leur gravité et leur récurrence. Les administrations centrales, les municipalités et les directions régionales concentrent à elles seules 70 % des cas. Révélant ainsi une décentralisation mal encadrée et des pratiques loin des standards de bonne gestion.

Parmi les dérives relevées, la classification erronée des marchés publics figure en bonne place. Des prestations de services, comme la maintenance électrique, sont systématiquement requalifiées en « travaux publics » pour échapper aux procédures simplifiées, en violation de l’arrêté n°1039-2014.

À Tunis, la consultation pour la maintenance des tunnels routiers, d’un montant de 170 000 dinars, a ainsi été rejetée pour mauvaise catégorisation.

Autre pratique répandue : le fractionnement des achats. Cette technique permet de contourner les seuils légaux imposant le recours à l’appel d’offres, en contradiction avec les articles 5 et 9 de l’arrêté 1039. Elle fragilise la transparence du processus de commande publique et ouvre la voie à des choix discrétionnaires.

Les spécifications techniques orientées constituent un autre biais. Des cahiers des charges rédigés sur mesure – jusqu’à la précision des dimensions de bureaux (0,77 x 0,92 m) – limitent la concurrence à un seul fournisseur potentiel.
À Jendouba, 18 entreprises ont retiré les dossiers d’appel d’offres, mais un seul opérateur, manifestement « calibré », a pu réellement soumissionner.

Le rapport pointe également le non-respect du contrôle préalable, pourtant consacré par l’article 88 du Code des dépenses publiques. Des engagements sont pris après exécution des opérations.

À Kasserine, le paiement de dettes anciennes pour un montant de 119 000 dinars s’est fait en faisant fi de cette obligation fondamentale de contrôle.

S’ajoutent à cela des avantages indus, comme le cumul illégal de véhicules de fonction et d’indemnités kilométriques, en violation de l’arrêté de 1991, ou encore l’octroi de logements meublés non prévus par les textes.
À Kairouan, un délégué a perçu 6 240 dinars au titre d’hébergement, sans aucun fondement légal.

Le rapport signale enfin des paiements sans contrepartie réelle : salaires versés pour des postes fictifs – telle cette enseignante en détachement rémunérée pendant dix mois – et heures supplémentaires non justifiées.
Ces irrégularités, souvent localisées au niveau des structures déconcentrées, représentent des pertes estimées à plusieurs millions de dinars par an.

Qualifiées de « faibles à graves », ces dérives se répètent dans 60 % des cas au niveau décentralisé. Elles grèvent la capacité d’investissement public, ralentissent la mise en œuvre des projets et nourrissent la défiance des citoyens envers l’action de l’État.

Des audits ciblés sur les secteurs sensibles

Le deuxième axe du rapport synthétise les résultats des missions menées par le département Inspection–Audit–Évaluation de l’IGDP. Ces missions ont été ciblées selon des critères de risque et d’impact, en particulier dans les domaines des subventions sociales, de la santé et des infrastructures.

Les subventions agricoles et sociales constituent un champ critique. Les audits menés au niveau des directions régionales de Béja et de Monastir ont mis à jour des irrégularités dans la gestion des aides destinées à la « création d’emplois ».

Retards dans la tenue des comités, absence de suivi trimestriel des projets, insuffisance de contrôle sur l’utilisation des fonds : au final, près de 70 % des projets financés dans le cadre du programme « Ressources de subsistance » se soldent par des échecs.

Au-delà de ces exemples, l’IGDP constate un déficit chronique de digitalisation et de contrôle interne dans plusieurs secteurs sensibles. Les pertes potentielles sont estimées entre 10 et 20 % des budgets sectoriels, en raison de fuites, de mauvaise gestion ou d’inefficience.

Une feuille de route pour réformer la dépense publique

Face à ce constat, l’Instance formule 50 recommandations opérationnelles. Elles s’articulent autour de trois leviers majeurs :

  • L’accélération de la numérisation, avec l’extension des plateformes d’e-procurement à l’ensemble des acheteurs publics.
  • La montée en compétence des agents, via des modules de formation ciblés, notamment sur la lutte contre le fractionnement des marchés et le respect des procédures.
  • Le renforcement des contrôles internes, fondés sur une approche de gestion des risques (risk management) adaptée à chaque secteur.

L’IGDP plaide également pour la publication annuelle d’évaluations budgétaires et la mise en place d’une cartographie des risques partagée entre les différentes institutions publiques.

Si elles étaient appliquées de manière rigoureuse, ces mesures pourraient générer des économies estimées entre 5 et 7  % des dépenses publiques, évaluées à environ 50 milliards de dinars en 2024. Un enjeu majeur, à l’heure où chaque dinar mal dépensé se traduit par moins de services publics, moins d’investissement et davantage de tensions sociales.

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Crise des dattes : sécheresse et stress hydrique menacent la production

Le secteur des dattes représente un pilier économique majeur, avec une production qui devrait atteindre à 404 000 tonnes pour la saison 2025-2026. Sauf qu’à l’heure actuelle la production n’a atteint que 300 000 mille tonnes, au dessous de la production estimée. 

Malgré ce secteur mondialement connu en exportations, la filière des dattes fait face à des défis climatiques persistants. Avec une baisse récente des exportations et des problèmes structurels de stockage et de commercialisation. 

Les producteurs subissent des impacts climatiques (sécheresse, faible pluviométrie) aggravant la qualité et les pertes post-récolte. Les prix fluctuent et on assiste à une incapacité à couvrir les coûts depuis quelques années; et ce, en raison du stress hydrique. 

Joint par téléphone, Ibrahim Khalifa, président du bureau régional de la CONECT, dresse un état des lieux de la crise que connaît le secteur. 

Entre les tensions sur la ressource en eau et les failles logistiques, les difficultés d’exportations ont fait plonger la production sous les prévisions. Ainsi, elles sont passées de 400 000 tonnes espérées à seulement 300 000-344 000 tonnes réalisées. Notre interlocuteur constate donc que cette baisse pèse lourdement sur les revenus des agriculteurs des oasis. 

Une chose est sûre, le changement climatique y est pour quelque chose, car il a provoqué un déficit hydrique sévère. En effet, les cycles d’irrigation d’un palmier ne devraient pas dépasser sept à huit jours. Or, ils atteignent 10 à 15 jours, avec des débits trop faibles, affaiblissant les palmiers et altérant les fruits. Ce qui a pour conséquence des dattes ternes, déshydratées et bradées à vil prix.

En outre, un autre élément important réside dans les pannes récurrentes des puits. Ils sont entretenus par des associations démunies, qui coupent l’eau en pleine canicule pendant un à deux mois, compromettant ainsi toute la récolte. Cela s’explique par cinq années de sécheresse qui placent la région en zone critique. A cet égard, notons que l’agriculture absorbe 80 % de l’eau disponible.

Par ailleurs, Ibrahim Khelifa insiste sur le  manque de liquidités bloquant les ventes sur pied et un stockage défaillant. Il milite pour des pompages solaires subventionnés, allégeant les factures énergétiques exorbitantes et libérant les forages individuels, prohibés à ce jour. Il précise dans ce contexte : « En tant qu’agriculteurs, nous avons soumis en mars 2025 au ministère de l’Agriculture des solutions pouvant relancer la production des dattes via l’utilisation des pompages solaires. Il faut dire que cela a suscité de l’intérêt, mais il n’y a eu aucun suivi. Alors qu’une telle solution aura un impact potentiel non seulement sur la qualité, mais aussi sur les volumes. »

Un autre frein : les difficultés d’exportation

Les envois vers le Maroc, principal client (17 à 29 % du total), sont bloqués par des quotas et licences imposés dès décembre. Résultat : 25 000 à 35 000 tonnes sont immobilisées avant le Ramadan. Des rumeurs de mesures de rétorsion tunisiennes et des tensions entre les deux pays font grossir les stocks invendus.

De plus, l’Union européenne (44% des exportations), l’Afrique et l’Asie concurrencent l’Algérie, l’Égypte et l’Arabie saoudite. Les expéditions de la saison 2024-2025 ont baissé de 6 %; malgré une légère hausse des prix (6,55 à 6,62 DT/kg). Enfin, notre interlocuteur lance un appel au corps diplomatique et au CEPEX afin de débloquer la situation via une diplomatie plus réactionnelle.

En somme, sans action immédiate, ces stocks invendus risquent de faire plonger les prix et de menacer des milliers d’emplois dans le secteur des dattes. D’où l’urgence à réagir!

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Synda Ben Khelil : « L’art est une joie pour toujours »

Du 10 au 31 janvier 2026, la Galerie Kalysté à la Soukra ouvre ses portes à « Zombies philosophiques », une exposition audacieuse signée Selima Tria.

Le vernissage a réuni l’artiste et Synda Ben Khelil, propriétaire et galeriste de Kalysté. Leur rencontre, née il y a quelques années, repose sur l’art. 

Croisée lors du premier jour de l’exposition, Synda Ben Khelil voit ses artistes comme une « deuxième famille » avec laquelle elle entretient des liens durables basés sur le respect et la complicité. Elle sélectionne rigoureusement les talents, comme Selima Tria pour l’exposition « Zombies philosophiques », en visitant leurs ateliers et en les accompagnant dans le long terme. Et ce, tout en guidant diplomatiquement les jeunes artistes sensibles qui se cherchent encore.

Elle loue l’ouverture des jeunes peintres tunisiens au monde, alignés sur les standards internationaux grâce à Internet, loin du « folklore » de l’École de Tunis. Pourtant, cet élan créatif se heurte à un mur administratif : elle dénonce vivement le manque de soutien du ministère de la Culture, où une loi archaïque considère les œuvres comme « patrimoine de l’État », interdisant les ventes à l’étranger lors d’expositions officielles, forçant des contournements coûteux ou inutiles.

Tout comme elle rappelle qu’il n’y a eu aucune visite ministérielle depuis 2001. Tandis que le CEPEX est exclu des participations aux foires et aux salons à l’étranger. Elle note également l’absence du 1 % obligatoire consacré à l’art dans les budgets publics et la stagnation du marché local.  Car en l’absence de musée, il est impossible que le public s’imprègne de l’art.

Malgré ces difficultés, et notamment un marché plus dur qu’il y a 20 ans, des charges élevées, une élite acheteuse limitée, elle conclut optimiste par la citation de John Keats : « L’art est une joie pour toujours. »

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Afreximbank finance l’entrée de Levene Energy

Afreximbank a accordé un crédit de 64 millions de dollars à Levene Energy Development Limited pour financer son investissement de 30 % dans Axxela Limited, leader des infrastructures gazière et électrique en Afrique de l’Ouest.

Cette opération marque une diversification stratégique de Levene, passant du négoce pétrolier vers des revenus stables issus d’actifs infrastructurels au Nigeria, et soutient la transition énergétique régionale via l’accès accru au gaz naturel.

Haytham Elmaayergi, vice-président exécutif d’Afreximbank, a salué cette transaction comme alignée sur les priorités de la banque : promotion du commerce intra-africain, industrialisation et investissements privés dans les infrastructures critiques pour renforcer la sécurité énergétique et les chaînes de valeur pétrolières et gazières.

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Facturation électronique et amnistie: ce que change la loi de finances 2026, selon l’IACE

Autour du thème “Loi de finances 2026: analyse économique et mesures fiscales”, les membres de l’IACE et plusieurs experts se sont retrouvés, mardi 6 janvier 2026, au siège de l’Institut arabe des chefs d’entreprises. Au menu de cette rencontre: décortiquer le budget de l’État, en mesurer les risques et interroger la cohérence des choix fiscaux.

L’objectif était d’identifier les risques et d’évaluer la cohérence des mesures fiscales avec les priorités économiques et sociales du pays. Les débats ont principalement porté sur la modernisation de l’appareil fiscal, l’amnistie fiscale et la problématique de la soutenabilité budgétaire.

Un axe majeur de modernisation concerne la généralisation de la facturation électronique. Les experts, dont Fayçal Derbel, Mohamed Triki et Noureddine Friaa, ont rappelé que le cadre légal de l’e-facturation existait déjà, mais qu’il restait largement inappliqué. À partir du 1er janvier 2026, l’obligation devient effective et s’accompagne d’un régime de sanctions plus strict. Des amendes sont prévues par facture non conforme ou non transmise via le système électronique, ainsi qu’une amende globale en cas de non‑respect généralisé des obligations. Cette réforme s’appliquera progressivement à l’ensemble des entreprises prestataires de services et aux commerçants, y compris dans les régions de l’intérieur, avec l’ambition d’élargir l’assiette fiscale et de mieux tracer les transactions.

Les intervenants ont insisté sur la complexité opérationnelle de cette transition numérique: choix des solutions informatiques, intégration des formats, certification des systèmes, adaptation des procédures internes. Ils ont souligné que des prestataires privés sont en mesure d’accompagner les entreprises, mais que la réussite de la réforme dépendra aussi du soutien de l’administration et de la capacité des acteurs économiques, notamment les petites structures, à s’approprier ces outils.

La loi de finances revient également sur la question sensible des paiements en espèces, en particulier pour l’acquisition de voitures et de biens immobiliers.

L’ancienne réglementation imposait la mention obligatoire du mode de paiement dans les contrats dépassant un certain seuil. Dans les faits, de nombreux acteurs contournaient la règle en sous‑évaluant les montants ou en recourant massivement au cash. Les nouvelles dispositions visent à assouplir certaines exigences formelles pour limiter les blocages au moment de l’enregistrement, tout en maintenant la vigilance sur les risques fiscaux liés à l’usage du cash. Les entreprises restent exposées à des sanctions, allant des amendes au rejet de déductions fiscales.

Un autre volet important de la loi de finances 2026 concerne l’amnistie fiscale et la régularisation volontaire. Dans la continuité des dispositifs précédents, ce mécanisme offre aux contribuables la possibilité de régulariser des déclarations non déposées ou incomplètes, des contrats non enregistrés, ou encore des revenus et dividendes non déclarés.

Les discussions ont également porté sur la domiciliation et le rapatriement des recettes d’exportation. Historiquement, le délai de rapatriement des devises est passé de 30 à 60 puis 120 jours.

Les parlementaires proposent d’assouplir ce cadre en privilégiant la preuve bancaire (avis de crédit, messages Swift, etc.) plutôt qu’une approche strictement douanière, et en autorisant une utilisation plus large des comptes en devises ou en dinars convertibles auprès des institutions financières locales.

Selon le directeur exécutif de l’IACE, Majdi Hassen, les entreprises privées, pourtant au cœur de la création de richesse, n’assurent que 53% des recettes fiscales de l’État. La Direction générale des impôts recense environ 103 000 entreprises actives et déclarées, contre près de 800 000 structures informelles non recensées, ce qui limite fortement la diversification et la progression des recettes.

Pour l’IACE, l’ensemble de ces constats plaide pour une meilleure cohérence entre politiques fiscales, objectifs de modernisation économique et attentes sociétales.

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Tech Revolution Africa 2026 : 5 000 innovateurs à Lagos pour révolutionner l’écosystème africain

La deuxième édition de Tech Revolution Africa aura lieu les 30 et 31 janvier 2026 au Landmark Event Centre de Lagos, au Nigeria.

Le rendez-vous le plus incontournable devra ainsi réunir plus de 5 000 participants, entrepreneurs, investisseurs et décideurs ainsi que 150 entreprises innovantes.

Fondée par les visionnaires nigérians Glory Olamigoke et David Ogebe, cette grand-messe continentale de la tech proposera plus de 40 sessions immersives, couvrant l’innovation technologique, le financement des start-up, les stratégies de scaling et les politiques publiques favorables à l’écosystème numérique africain.

L’événement s’annonce comme un catalyseur majeur pour l’Afrique, avec des keynotes inspirantes, des ateliers pratiques, des pitchs de start-up et des networking sessions pour tisser des partenariats transcontinentaux.

Dans un contexte où le continent accélère sa transformation digitale, Tech Revolution Africa vise à positionner Lagos comme hub incontournable, reliant talents locaux et capitaux globaux pour propulser l’entrepreneuriat africain vers de nouveaux horizons.

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Tuniform, l’alternative MENA aux géants du web pour les talents créatifs

Tuniform est une plateforme numérique tunisienne lancée en 2023 à Tabarka par Yacine Aridhi, visant à monétiser les créateurs de contenu locaux en les plaçant au centre de la valeur. Telle est l’annonce du site Ecofin.

Elle connecte créateurs et fans via une inscription simple (Google ou e-mail), permettant la création d’espaces personnalisés pour du contenu exclusif comme publications, guides ou e-books.

Contrairement aux réseaux sociaux globaux, qui rendent la monétisation indirecte ou inadaptée aux marchés émergents (devises locales, paiements, réglementations), Tuniform offre une alternative régionale sans commissions ni frais cachés : les créateurs gardent 100 % de leurs revenus d’abonnements.

Adaptée à la génération Z en Tunisie, MENA et Afrique, elle stimule l’entrepreneuriat créatif par une expérience fluide, culturellement pertinente, favorisant engagement communautaire et autonomie. L’ambition : devenir leader de l’économie des créateurs dans les marchés émergents

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UGTT en crise : Kacem Afaya appelle à un sursaut interne

Kacem Afaya, ancien dirigeant syndical, a analysé la crise profonde que traverse l’UGTT, à la veille de réunions clés. A savoir : la commission administrative du 14 janvier qui devrait déclarer caduque la grève générale pour absence de préavis signé par Noureddine Taboubi. De même qu’elle doit examiner la démission de ce dernier; le 17 janvier faisant office de date limite. M. Afaya estime que l’article 219 du règlement intérieur est ambigu sur les délais et les instances de validation, favorisant ainsi un congrès « non électif » inédit et illégitime. C’est ce qu’il révèle, ce lundi 12 janvier 2026, sur les ondes de Jawhara fm.

Il appelle à une sortie de crise. Et ce, via un sursaut interne et une commission conjointe regroupant la direction et l’opposition. L’objectif étant d’auditer les congrès défaillants, d’assainir les structures et de gérer la transition, sans candidature future pour ses membres. Dans ce contexte, il exhorte les dirigeants de la centrale syndicale à l’autocritique et insiste : la solution est syndicale et non politique.

Par ailleurs, notons que cette crise interne menace l’équilibre social. A ce propos, il convient de rappeler que l’UGTT a toujours résisté historiquement au pouvoir « grâce à sa crédibilité qu’elle a perdue aujourd’hui ».

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L’ Afrique en forte croissance, la Tunisie plombée par la dette

Au total, huit pays d’Afrique de l’Ouest (entre autres Sénégal, Guinée, Liberia, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Niger) et cinq pays d’Afrique de l’Est (dont Éthiopie, Ouganda, Tanzanie, Rwanda), sans oublier la Libye au Nord et le Mozambique au Sud, devraient caracoler en tête de la croissance africaine. Ces deux régions resteront les plus dynamiques du continent, d’après Ecofin.

Pour comprendre cette hausse de croissance, il faut voir les chantiers d’infrastructures qui fleurissent, des villes qui grandissent à vue d’œil. Il s’agit en effet d’un boom numérique, notamment via des investissements étrangers qui s’élargissent et un ancrage plus fort dans l’économie mondiale. En Afrique de l’Ouest, on ajoute à cela des projets géants dans le pétrole, le gaz, les énergies vertes et les mines, pour un développement durable.

Freins en Afrique du Sud et défis de la dette

L’Afrique du Sud devrait limiter sa croissance à 1,5-3%, plombée par des taux d’intérêt élevés et des droits de douane américains de 30% sur ses exportations, bien qu’une accélération légère soit attendue au second semestre.

Par ailleurs, le continent peine à stabiliser sa dette critique, exposée aux chocs mondiaux (financement, commodities, changes).

Le surendettement risque de s’empirer, ce qui pousse à des mesures dures : budgets serrés, austérité, ouverture des échanges et ventes d’entreprises publiques. L’Éthiopie, le Mozambique, la Tunisie et la Zambie sont en première ligne.

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De Belvédère à l’avenue Habib Bourguiba : mobilisation pour les libertés publiques

Plusieurs associations et partis politiques se sont réunis ce samedi 10 janvier 2026 à la Place de Pasteur lors d’une marche pacifique appelant aux libertés publiques. Le coup d’envoi de cette mobilisation a été donné à 15h place Pasteur, pour une mobilisation citoyenne défendant libertés et égalité.

Aujourd’hui, plus d’une centaine de citoyens ont scandé des slogans réclamant la liberté d’expression, l’indépendance de la justice, la libération de détenus politiques et civils, ainsi que l’amélioration des conditions économiques et sociales. ​

Cette mobilisation, initiée par la campagne de soutien à l’ancien juge et avocat Ahmed Souab (regroupant activistes des droits humains et civils), a été rejointe par plusieurs partis d’opposition, organisations et associations tunisiennes de droits humains, dont le PDL qui avait appelé à y participer via un communiqué.

Présent à la marche, Hichem Ajbouni, membre du Courant Démocrate, a déclaré aux médias que cette action citoyenne visait à mettre fin à l’injustice, s’inscrivant dans la continuité des mobilisations précédentes. Il a souligné que « l’injustice touche l’ensemble de la société » et affirmé l’unité des citoyens, politiciens et société civile, sans slogans partisans. Il a également remercié ironiquement les autorités au pouvoir d’avoir « regroupé l’opposition ».

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